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Union et action ou action et union

Posté par jacques LAUPIES le 22 février 2017

 

Quand on parle union politique en France, comme ailleurs, on ne peut pas dissocier celle-ci des intérêts de classes qui s’affrontent. Essentiellement celles qui disposent du capital et celle qui produit par son travail. Ces forces sont constituées en catégories aux intérêts plus complémentaires qu’opposés mais cela suffit pour tenter de les diviser entre elles et tirer parti de cette division. Il suffit d’y mettre le prix et les  capitalistes savent faire. Depuis des siècles ils exercent la pression sur les pouvoirs politiques que subit ou choisit le peuple.

Il suffit d’observer l’histoire pour constater qu’elle s’est faite à partir d’une lutte de classes qui se sont affrontées en tentant de réunir autour d’elles les différentes composantes susceptibles de s’identifier à elles et dont la conscience n’est souvent pas assez élevées pour discerner quel est le meilleur allié pour s’émanciper,

Le travail de réflexion n’est pas fondé que sur l’intérêt économique.. Il dépend de la tradition avec les idées reçues, de la nature des rapports sociaux établis, de l’éducation dispensée, de l’information, du poids des apparences, de la manipulation et de l’instrumentalisation des idéologies, des religions, etc.

 

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ça va bourgeonner

 

 

Et si le rassemblement qu’exige la défense des intérêts économiques de chaque classe sont indispensables,  tous ces facteurs peuvent le contrarier. En l’état de notre société il devrait y avoir les neuf dixième unis contre un dixième qui possède les richesses produites, crée l’anarchie dans la production, le chaos dans les relations nationales et internationales, et peut nous conduire à la guerre !

Quel intérêt représente pour le peuple ceux qui tentent de diviser comme le fait le FN, d’exiger plus de sacrifices comme le fait Fillon ? Aucun mais objectivement ils se rapprochent et préparent le pouvoir dont la grande bourgeoisie aura peut-être besoin demain !

Ce temps la n’étant pas venu la tentation  de l’union du  réformisme de droite et de gauche demeure avec ses variantes (Macron, Bayrou, Valls) Hamon se laissera- t-il entrainer dans cette galère ? La base de la gauche authentique forte d’un tiers d’influence électorale observe et sa composante la plus influente constitué par le soutien à Jean Luc Mélenchon est appelée à jouer un rôle déterminant.

Hamon et ses soutiens a, comme Mélenchon et les siens, un rendez-vous avec l’histoire car il peut conforter cette union populaire en marche, la vraie celle qui représente comme le soulignent certains sondages les forces vives de la nation. Mais Hamon, pas plus que Mélenchon ne peuvent prétendre jouer une rôle déterminant pour l’avenir sans que se mette en mouvement les travailleurs de ce pays ! Premier mouvement : le vote, deuxième : l’action !

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  Pour le changement, un pacte pour une nouvelle majorité de gauche

Posté par jacques LAUPIES le 21 février 2017

 

Adresse du Parti communiste au peuple de France

 

Vous êtes des millions à vouloir tourner la page d’un système politique réduit à l’impuissance et rongé par les forces de l’argent. Vous êtes des millions à être en colère contre des politiques dures pour les faibles et faibles contre les puissants, contre toutes les discriminations, contre une finance qui détruit tout dans notre pays, de l’emploi aux relations humains les plus précieuses.

 

Vous voulez pouvoir intervenir et décider sur tout ce qui concerne votre vie, votre travail. Une victoire de la droite ou de l’extrême droite aux élections de 2017 précipiterait le pays vers plus de misère, d’arbitraire et de division. Marine Le Pen veut faire régresser la France en l’entraînant dans le sillage du sinistre Donald Trump. François Fillon veut liquider la Sécurité sociale et tous nos services publics. Emmanuel Macron veut étendre la logique de l’ubérisation libérale à tous les domaines de la vie et du travail. Nous ne voulons pas de ces années noires pour notre pays.

 

C’est pour éviter ce désastre que nous les communistes, nous voulons lors des élections présidentielle et législatives de mai et juin prochains, faire gagner la gauche : une gauche qui reconstruise une grande politique de justice, d’égalité et de paix. Une gauche qui engage une politique de lutte efficace contre le chômage, les inégalités et la pauvreté, de sécurisation de nos vies, de droits nouveaux pour les salariés et les citoyens.

 

Nous ne voulons pas la politique qui nous a tourné le dos ces cinq dernières années en emboîtant le pas aux forces libérales. La gauche que nous voulons, c’est celle qui s’est battue contre la loi Travail, contre le projet de déchéance de nationalité, qui se bat pour l’avenir des services publics, qui peut ouvrir un nouvel avenir de progrès à la jeunesse.

 

Il y a quelques mois, cela paraissait irréaliste. Aujourd’hui, la présence au second tour de l’élection présidentielle d’une candidature porteuse de ces combats et la constitution en juin d’une majorité de gauche et écologiste paraissent à nouveau possibles. C’est ce pourquoi nous nous battons depuis un an : nous n’avons pas présenté de candidat communiste à l’élection présidentielle pour le permettre. Nous soutenons Jean-Luc Mélenchon, dont le programme est le plus proche du nôtre, avec cet objectif.

 

Ce qui doit être au cœur de tout, c’est un pacte de majorité, clair et transparent qui se donne les moyens du changement.

 

Voilà pourquoi nous appelons les candidats et les forces de gauche à intensifier leurs discussions jusqu’à conclure ensemble un pacte de majorité pour gouverner la France.

Nous voulons élire en mai un président de gauche, en juin une majorité de députés de gauche à l’Assemblée nationale, qui appliquera une politique de rupture avec l’austérité. Au sein de cette majorité, élire des députés communistes et du Front de gauche bien plus nombreux qu’en 2012. Et surtout, il faudra rester mobilisés et vigilants avant, pendant et après les élections, comme lors du Front populaire face au grand patronat, à la droite et à l’extrême droite.

 

Nous communistes, nous proposons que ce pacte comporte :

 

une 6e République qui nous sorte du régime présidentiel, avec notamment la proportionnelle à toutes les élections et un statut de l’élu-e, des droits nouveaux pour les salariés dans les entreprises, le droit de vote des étrangers résidant en France, le récépissé contre les contrôles de police au faciès ; la constitutionnalisation du droit à l’avortement.

 

un programme de relance sociale avec l’abrogation de la loi El Khomri et son remplacement par une loi de sécurité de l’emploi et de la formation, l’augmentation des salaires, des minimas sociaux et des pensions, la diminution du temps de travail, la retraite à 60 ans, une nouvelle ambition pour la Sécurité sociale, avec un retour progressif vers un remboursement de tous les soins à 100 %.

 

un plan global d’action pour l’autonomie et l’émancipation de la jeunesse dans tous les domaines : petite enfance, éducation, culture, sports, santé, logement, emploi.

 

la création d’un ministère de plein droit pour l’égalité femmes-hommes et le renforcement des dispositifs contraignants pour l’égalité salariale et professionnelle.

 

la lutte contre toutes les discriminations, qu’elles soient liées à l’origine, à la confession, à l’orientation ou l’identité sexuelle, la maladie ou le handicap.

 

la lutte contre la finance avec un plan d’action contre l’évasion fiscale, une COP fiscale mondiale, la création d’un pôle public bancaire pour changer le rôle du crédit, avec la nationalisation de BNP-Paribas et de la Société générale.

 

un plan de bataille pour la France en Europe avec la remise en cause du traité budgétaire européen et un plan d’investissement financé par la BCE. Il servirait en France à la lutte contre l’exclusion et la pauvreté, à l’investissement massif pour les services publics, au logement pour tous et aux collectivités locales.

 

un plan cohérent de nouvelle industrialisation créant un million d’emplois dans toutes les filières utiles au développement humain s’appuyant sur un effort recherche développement conséquent, de transition écologique avec un mix énergétique renouvelables-nucléaire sous contrôle public, de développement d’un nouveau modèle agricole.

 

Nous proposons à tous les candidats et toutes les forces de gauche de discuter ces propositions. Le Parti communiste demande pour cela à les rencontrer.

 

Dans le même mouvement, nous vous proposons donc à tous, sans attendre le jour ultime du vote, de multiplier les luttes sociales, les rencontres publiques de terrain, les débats sur les réseaux sociaux, de lever un immense forum citoyen pour faire entendre de toutes les manières possibles cette exigence d’union et d’engagement autour d’un pacte capable de changer vraiment la vie.

 

Nous ouvrirons à toutes les forces de gauche notre prochaine rencontre nationale le 28 février à la Bellevilloise à Paris sur le thème : « L’ennemi, c’est toujours la finance ».

 

Nous proposons que se tienne dans les plus brefs délais une grande rencontre de débat public pour un pacte de majorité à gauche avec les candidats et les forces qui les soutiennent. De nombreux citoyens le souhaitent. Pour notre part nous y sommes prêts.

 

À l’heure du dépôt des parrainages pour l’élection présidentielle, il faut avancer vite. Nous appelons également tous nos concitoyens à se mêler sans attendre des élections législatives. L’heure est à la mobilisation partout. Là aussi, les communistes et leurs candidats appellent au rassemblement pour ga
rantir les moyens du changement espéré par nos concitoyens.

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Il ya l’arbre, il y a la forêt

Posté par jacques LAUPIES le 21 février 2017

 

Ce qui est désolant dans la situation actuelle est que les électeurs sont suspendus à des petites phrases, à des commentaires d’éternels parasites  qui hantent les plateaux de télévision et pour les plus motivés à des négociations de sommet entre candidats qui laisseraient supposer que les partis politiques n’existent plus.

Il n’en est évidemment rien et les candidats ne sont en définitive que des porte paroles, plus ou moins conscients de leur dépendance d’un appareil politique lui même obligé d’être attentif à ce que pensent les adhérents et au delà un électorat virtuel.

Gare à eux et donc à la démocratie si les responsables politiques mis au devant de la scène tentent de faire croire, ou croient, qu’ils pourront longtemps amuser la galerie en trouvant toutes sortes de prétextes pour ratisser plus large en n’apportant pas de réponse aux attentes réelles de la population. Le jeu qui consiste, à quelques jours de la date du scrutin, à spéculer sur les sondages, à porter le débat sur la personnalisation, à comploter contre celui qui les dérange et n’est pas nécessairement l’adversaire mais est parfois l’allié potentiel. ce jeu est mortifère pour les valeurs républicaines.

Pour ce qui concerne un observateur attentif du spectacle il est pourtant aisé de comprendre ce qui se passe : la crise chronique sur le plan économique qu’engendre le capitalisme dans une phase de financiarisation de l’économie, d’une aggravation des contradictions dues à l’accaparement par des puissantes oligarchies à l’échelle mondiale au détriment des peuples se traduit, en fonction des spécificités nationales, par un rejet des pouvoirs en place.

Il en résulte des crises politiques qui conduisent les tenants du systèmes à manœuvre pour pérenniser leur domination : se doter d’une représentation politique, plus ou moins directe en tentant d’instituer des régimes adaptés à leur besoin et cela en fonction de la capacité de réaction des peuples.

Tout le cirque auquel nous assistons se résume à ceci :

- instrumentaliser des catégories sociales partant  de leurs difficultés en attisant les peurs et en usant de démagogie (FN/LE PEN) s’inscrire obstinément  dans plus d’austérité en rétribuant le capital au détriment du travail (LR/FILLON) même démarche en spéculant sur un pseudo rejet droite/gauche (MACRON) Ce sont des rôles dévolus à des variantes de la droite.

- dévoyer la social démocratie et tenter de la détourner de toute politique sociale (basée sur l’effet de la demande sur l’économie) en utilisant les courants socio libéraux au sein du PS (incarnés par HOLLANDE/VALLS)  et en récupérant le courant se réclamant de gauche incarné par HAMON en tentant d’isoler les partisans de transformations profondes (PCF qui soutient MELENCHON) 

Tout le reste (affaires et tripotages divers) n’est que l’arbre qui cache la forêt.

C’est pourquoi les communistes se doivent plus que jamais de faire connaître leur projet et sensibiliser les populations, en particulier ces français qui n’on pas encore choisi leur candidat et peuvent être tentés par l’abstention. Et mettre en garde sur les risques d’absence de rassemblement à gauche !

 

Présidentielle. À gauche, chaud et froid sur le rassemblement

 

Julia Hamlaoui
Lundi, 20 Février, 2017
L’Humanité
 
Le 17 février, à Lisbonne (Portugal), Benoît Hamon a affirmé être «	le mieux placé pour faire gagner la gauche	». Photo : Leong/AFP<br /><br /><br />
 
 
Le 17 février, à Lisbonne (Portugal), Benoît Hamon a affirmé être « le mieux placé pour faire gagner la gauche ». Photo : Leong/AFP

Après le vote des écologistes et la lettre de Jean-Luc Mélenchon en fin de semaine, le ton entre les candidats de gauche s’est un peu durci, ce week-end.

Depuis trois semaines, chaud et froid soufflent sur un possible rassemblement de la gauche. Après plusieurs appels en ce sens et des invitations mutuelles, les rencontres se précisent entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et ­Yannick Jadot sans que soient clairement définis les contours d’un éventuel rapprochement.

Entre les deux premiers candidat, malgré un coup de fil vendredi et l’annonce d’une possible rencontre en fin de semaine, le climat s’est refroidi de quelques degrés ce week-end. « Je suis le mieux placé pour faire gagner la gauche. Je continuerai à être l’architecte, le maçon d’une union de la gauche. Si d’aucuns veulent s’y soustraire, soit », a déclaré le candidat socialiste lors d’un déplacement au Portugal, ajoutant qu’il « ne court après personne ». La veille, sur BFMTV, le candidat de la France insoumise estimait que « c’est un peu fort de café qu’on vienne (lui) demander de remplumer des gens qui ont tout perdu, à cause de leur politique ».

L’émergence d’une « dynamique populaire »

Et d’ajouter : « Donc, je n’ai pas l’intention d’aller m’accrocher à un corbillard. » Les proches de Benoît Hamon sont alors montés au créneau. « Jean-Luc Mélenchon cherche tous les prétextes, il est dans la stratégie de l’évitement », a notamment commenté Pascal Cherki. Mais, du côté de la France insoumise, on renvoie la balle. Son porte-parole, Alexis Corbière, a précisé, hier, que les critiques de son candidat « ne sont pas tournées contre Benoît Hamon, mais vers le PS au gouvernement, dont il doit s’émanciper. Personne ne découvre que Jean-Luc Mélenchon est fort en colère contre la politique du quinquennat. Cela sert de prétexte ; en fait, Benoît Hamon ne veut pas discuter ». La porte n’est, semble-t-il, pas encore close. Mais « il y a besoin de garanties pour qu’une éventuelle dynamique populaire » s’enclenche, insiste Alexis Corbière. C’est le sens de la lettre rendue publique vendredi et adressée au candidat PS. « Nous ne pouvons avoir la naïveté de te croire sur parole, alors même que tu es et restes le candidat d’un parti et d’élus majoritairement hostiles à l’orientation que tu défends », y écrit Jean-Luc Mélenchon, lui demandant de s’engager à ne passer « aucun accord avec Emmanuel Macron », « à abolir les mesures emblématiques » du quinquennat et à mettre « à l’écart des prochaines élections notamment des ministres ».

Les Verts pour le rapprochement

Sixième République, partage des richesses, sortie du nucléaire, rupture avec la politique européenne et sortie de l’Otan s’ajoutent à la liste. « Les 21 conditions de Jean-Luc ­Mélenchon à Benoît Hamon chargent à ce point la mule qu’elles ne laissent pas beaucoup de chance à l’unité », a réagi sur Twitter le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis.

Une sortie qui a suscité une réaction cinglante du côté d’EELV : « Tu pourrais apporter une contribution utile pour ‘‘laisser plus de chance à l’unité’’ : ton silence », a taclé son secrétaire national, David Cormand. Consultés en fin de semaine dernière, 89,70 % des quelque 10 000 sympathisants écologistes qui ont voté se sont dits favorables à un rapprochement entre les trois candidats.

Une démarche à laquelle pourrait recourir Jean-Luc Mélenchon : « S’il existe une possibilité que la trame essentielle de ce qui a regroupé (les partisans de FI – NDLR) puisse aussi fédérer des partis politiques de la gauche traditionnelle, a-t-il écrit vendredi, je suis prêt à consulter les 250 000 personnes qui se sont personnellement engagées à mes côtés sur la proposition qui leur serait faite. »

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Et si les sans dents se rebiffaient ?

Posté par jacques LAUPIES le 20 février 2017

 

 

Puisque l’Humanité m’en donne l’occasion je  peux témoigner du scandale que constitue la minable prise en charge par la Sécurité Sociale des soins et prothèses dentaires. Ancien Président d’une Mutuelle affiliée à une Fédération engagée totalement dans la défense de la Sécurité Sociale, nous parlions à l’époque de la menace d’une  médecine à deux niveaux.

 

Nous y voici arrivés depuis déjà plusieurs années. Je ne pensais pas que je serais un jour victime de cette évolution négative. Me voici à quatre vingt ans passés privé de dent. Sans doute la première raison est que je n’ai pas usé des possibilités qu’auraient pu m’offrir une vraie politique de prévention en la matière. Et si j’ai pu faire moi-même  preuve de négligence  je pense très sincèrement que je n’ai jamais rencontré une réelle incitation à prévenir ! Pire même, j’ai subi tout jeune apprenti les méfait de véritables arracheurs de dents qui installés dans les années 50 dans des wagons équipés sans doute par la caisse de prévoyance de la SNCF, avec de jeunes dentistes débutants, vous enlevait une dent pour une simple carie. Incroyable mais pourtant vrai.

 

La médecine militaire ne faisait guère mieux et vous voilà la trentaine arrivant privé de quelques molaires. Ma suite ne fut pas meilleure on soignait, on vous affligeait de belles couronnes d’acier à courte vie. Puis cela a été le temps des soins plus « sophistiqués » qui m’ont conduit à devoir constater que les prises en charge se réduisaient au fur et à mesure que les techniques s’amélioraient jusqu’au jour où la situation devenue catastrophique les professionnels m’ont proposé de tout enlever.

 

Bien que non dupe de leur généreux diagnostic j’ai accepté un appareillage que je ne supporte pas. Pour en arriver à ce constat qu’il me faudrait investir dans la mise en place d’implants pour maintenir l’appareil en question ! Solution peu conforme pour ne pas dire pas du tout conforme à mon budget.

 

Je peux dévoiler aisément cet aspect de ma vie privée qui me prive de dents. Je m’adapte et comme il se doit je me tourne en citoyen à très courte vue vers nos Ministres. Doté de lunettes remboursées essentiellement par ma mutuelle car évidemment je ne me hasarde pas à traficoter quelque deal avec mon très sympathique opticien qui me comble.

 

A propos ? Quel candidat et parti politique propose de rembourser les soins et prothèses dentaires à 100 %

 

Cherchez peut-être vous trouverez !

 

Et si vous ne trouvez pas interpellez ! A ma connaissance les candidats ne sont pas sans dents et assurés de pouvoir se soigner le moment venu. Raison de plus pour leur rafraichir la mémoire.

 

Assurément, au risque d’être taxé de populiste, celui qui promettrait la gratuité  aurait un vif succès auprès des électeurs sans dents. Même s’il est difficile à ces derniers de prendre le mors au dent, dans la confusion entretenue et médiatiquement orientée de la campagne électorale !

 

Soins dentaires, le reste-à-charge c’est trop !

 

CONVENTION ASSURANCE MALADIE/DENTISTES
Daniel Roucous
Vendredi, 17 Février, 2017

La sécu, les mutuelles et les dentistes n’arrivent pas à s’entendre pour faire payer moins chers les soins dentaires. Voici pourquoi et comment diminuer le reste-à-charge.

Qu’est-ce qui se passe entre la sécu et les chirurgiens-dentistes ?

L’UNCAM (union nationale des caisses d’assurance maladie), les chirurgiens dentistes et l’UNOCAM (union nationale des complémentaires santé) négocient la future convention nationale CPAM/Chrirugiens-dentistes.

La sécurité sociale (UNCAM) propose aux chirurgiens-dentistes une hausse des tarifs des soins les plus courants (caries, détartrage, reconstitution de dents etc.) en échange d’un plafonnement des prix des couronnes, bridges et prothèses.

Pas d’accord, les chirurgiens-dentistes ont quitté la table de la dernière négociation conventionnelle du 19 janvier

Leurs syndicats estiment dans un communiqué que ces propositions de tarification-sécu sont « déconnectés parce qu’ils ne tiennent pas compte des innovations techniques et plus onéreuses ». Ils n’acceptent pas non plus qu’un règlement arbitral se substitue à la convention en cas d’échec des négociations. En conséquence, ils appellent à une manifestation le 3 mars.

C’est également pour cette raison que les étudiants en chirurgie dentaire sont en grève depuis le 13 janvier. Ils considèrent selon une dépêche AFP qu’une telle proposition de l’UNCAM « ne nous donne pas les moyens d’appliquer ce que l’on apprend depuis six ans à l’université. » Cependant, conscients que les coûts des soins dentaires, des prothèses, bridges et couronnes sont un frein pour les patients, ils demandent « un vrai investissement dans les soins de prévention ».

A propos de la prévention,  l’UNOCAM (mutuelles), premier financeur des soins dentaires, s’est donnée pour but, lors de ces négociations conventionnelles, « d’améliorer son accès ainsi que la qualité des soins ». Pour atteindre cet objectif, elle estime que « les partenaires conventionnels (sécu, mutuelles et dentistes) doivent rééquilibrer le modèle économique de l’activité dentaire, entre prévention et soins conservateurs et chirurgicaux d’une part et prothétiques et d’implantologie d’autre part. » Elle désapprouve également la nomination d’un arbitre pour imposer une convention nationale.

 

Et les patients dans tout ça ?

Les tarifs prohibitifs des couronnes,  bridges,  prothèses dentaires et implants ajoutés au dépassement d’honoraires ont pour effet de priver de soins de plus en plus de patients ou de les envoyer vers des centres low cost voire se faire soigner à l’étranger parce que c’est moins cher.

Surtout que la sécu rembourse peu comme nous le précions dans notre article « soins dentaires, combien remboursent la sécu et les mutuelles ? »

On peut aussi s’interroger sur le fait que ces tarifs engendrent des inégalités territoriales. Exemple : le tarif moyen d’une couronne varie de 327 à 686 euros en Province contre 369 à 1 090 euros à Paris.

Certes les mutuelles compensent la faible prise en charge de l’assurance maladie en remboursant, en tout ou partie, le reste à charge. Mais il faut avoir une mutuelle haut de gamme et donc coûteuse pour être bien remboursé. Ce qui n’est pas le cas des mutuelles d’entreprise puisque le minimum prévu par la loi est fixé à  125% du tarif conventionnel de l’assurance maladie ! Et bien évidemment tout dépend de la mutuelle souscrite comme l’atteste, encore une fois, cet exemple de remboursement d’une couronne dentaire

De toute façon,  ce sont les patients qui cotisent et donc financent les mutuelles et tous n’en ont pas !

Question : les mutuelles sont-elles en train de compenser l’écart entre la faible prise en charge par l’assurance maladie dont le taux moyen est passé de 36% il y a 10 ans à 33% aujourd’hui et les coûteux soins et honoraires des dentistes ?

 

Le reste à charge en question ?

Le reste-a-charge  des soins dentaires vient d’être chiffré à 1 920 euros en moyenne par le CISS (Collectif inter-associatif sur la santé).

Dans un manifeste des droits des malades, ce collectif interpelle les candidats aux Présidentielles « que préconisez-vous pour réduire le reste-à-charge? » notamment des soins dentaires. Il se fait l’écho des patients et leur suggère quelques propositions.

Cet important reste à charge du patient est confirmé par un rapport de la DREES-Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques qui atteste que si le reste à charge des assurés sociaux a légèrement diminué, ce n’est pas le cas pour les soins dentaires.

Rappelons quand même que la Cour des comptes a épinglé les tarifs pratiqués par les chirurgiens dentistes au  chapitre VIi du rapport 2016 relatif aux soins bucco-dentaires

Dans son rapport annuel 2017 qui montre du doigt le train de vie de leur Ordre national, elle leur demande  de « retrouver le sens de leurs missions de service public » et leur rappelle les obligations auxquelles ils sont tenus par leur code de déontologie : « Le chirurgien-dentiste doit toujours déterminer le montant de ses honoraires avec tact et mesure. »

Egalement les devoirs auxquels ils sont tenus en matière de médecine sociale à l’égard des plus démunis notamment les titulaires de la CMU-C

 

Quelles conséquences pour les assurés sociaux ?

17,5% des assurés sociaux  renoncent aux soins dentaires de base, 68% renoncent à la pose d’une couronne, d’un bridge ou d’un implant… soit 4,7 millions de personnes. Et encore, tous ces chiffres extraits du rapport de la Cour des comptes datent de 2012.

De plus en plus d’assurés sociaux se tournent vers l’un des 700 centres dentaires « low cost ». Ce qui n’est pas toujours sans risque comme nous l’avions écrit dans nos colones victimes-de-dentexia-les-sans-dents-refusent-de-rester-sans-voix

Autre pratique pour se soigner moins cher : le « tourisme dentaire » dont les principales destinations sont l’Espagne, la Hongrie et le Portugal comme indiqué dans ce TABLEAU

Ce d’autant que c’est remboursé par la sécurité sociale et par les mutuelles dans certaines conditions que nous rappelons ici soins-dentaires à l’étranger-comment-se-les-faire-rembourser ?

Ces soins low cost (en France comme à l’étranger) concernent surtout les implants, inabordables en France et non remboursés sauf par certaines mutuelles.

 

Existe-t-il des solutions pour une meilleure prise en charge ?

Vous l’avez lu ci-avant, la sécurité sociale propose un plafonnement des tarifs des prothèses, couronnes et bridges. But : rendre les soins plus abordables et lutter contre le renoncement. Mais son taux moyen de prise en charge a baissé de 36 à 33% et il reste faible.

Les patients ont également des attentes sur un certain nombre de soins encore « hors nomenclature » et donc non pris en charge. Il s’agit de soins de prévention comme la parodontie pour éviter que les gencives se détériorent, engendrant la nécessité de soins lourds comme les implants dont les tarifs sont inabordables.

Autres recommandations préconisées par la Cour des comptes :

- « plafonner par la voie législative les tarifs des actes prothétiques les plus fréquents,

- mettre en place un conventionnement sélectif des chirurgiens dentistes comme le permet la loi de financement pour 2016 (non appliquée NDLR),

- publier sans délai le décret fixant, dans les contrats responsables, des plafonds aux tarifs pris en charge par les organismes d’assurance complémentaire en matière de soins bucco-dentaires,

- réorganiser les financements entre l’assurance maladie et les complémentaires santé, les premières finançant à 100% un suivi annuel obligatoire et les soins conservateurs associés, les secondes prenant à charge le financement des soins prothétiques au premier euro. »

Sans oublier les propositions du CISS indiquées ci-avant.

 

Complément d’information

- convention actuelle CPAM/Chirurgiens dentistes

- campagne présidentielle et témoignages de 66 millions d’impatients sur le reste-à-charge des soins

- rapport d ela commission des affaires sociales du Sénat sur les relations conventionnelles Assurance maladie et professions de santé

- soins-dentaires-combien-la-secu-et-les-mutuelles-les-remboursent ?

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De la tradition

Posté par jacques LAUPIES le 19 février 2017

 

ils s’amusent…

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dans une Camargue touristique…

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toute une tradition qui fait presque l’unanimité…et c’est bien !

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qu’est ce que tu nous emmerde avec tes photos…

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m’ont mis à l’écart, pas bon d’être un âne

Toute ressemblance avec ce qui suit est fortuite…

 

Difficiles à digérer ces « pètent plus haut que leur cul »

 

Je ne me suis jamais  fait à tous ceux qui se la pètent et qui font les beaux (ou les belles) qui ornent les magazine  people ou qui ont droit à la condescendance  des chaines de télévisions, même publiques, qui nous les présentent comme un volet nécessaire de nos sociétés puisqu’issus de la « bonne ».

En bref ces parasites qui parfois même sont imités par des sous bourgeois qui se pavanent dans  tous ces lieux où les humanoïdes trainent leur savate pour afficher leur pseudo marginale indépendance dont « le regardez moi » tend plutôt à me faire rire qu’à vouloir leur botter les fesses.

De ces espèces là on n’a pas fini d’en trouver et ce n’est pas demain la veille que le snobisme disparaitra dans toutes les strates sociales. Serions nous ainsi faits qu’il nous faille à tout moment s’héroïser et paraître aux yeux de nos semblables.

Que ce soit dans les sphères de pouvoir et de recherche de pouvoir ou les milieux rampants et écrasés des exploités et des pires marginaux.

A quand une vraie sociale ou notre différence deviendra naturelle et solidaire en toute simplicité ? C’est pas pour demain si j’en crois le comportement de nos chères têtes blondes qui voient peu à peu leur angélisme se couvrir de l’orage de l’envie sous la pression des modes et des marques qui ont sévèrement mouillé leurs ainés !

 

 

 

Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains… Toujours un oeil vif sur l’Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien…
Jean Ortiz
Samedi, 18 Février, 2017 – 12:47

Le gendre du roi Juan Carlos premier, et bof du nouveau, Felipe 6, dormira en Prison…

… s’il ne prend pas le large avant !

 
L’infante Cristina de Bourbon ne dormira pas, elle, en prison. En dictature ou en « démocratie », les Bourbons s’en sortent toujours bien. Ouf ! Absolument ABSOUTE ! Moins de frais d’hiver. Une infante, sœur du roi, cela dort dans des draps de soi -payés par autrui- et odorants. Les « cárceles » (prisons) ne peuvent se les payer.
Lorsqu’elles ont réglé le chauffage, la tambouille, il ne reste que les lèvres pour baver. Une monarchie doit tenir son rang. La prison, c’est un peu certes comme des « restaurants de l’âme », mais les cellules individuelles y sont rares. Imagine-t-on Doña Cristina partageant sa nouvelle demeure avec une pasionaria, militante républicaine andalouse des « sans terre » ?
A se crêper les poils des dessous de bras. L’immaculée sainte Cristina croupissant dans une cellule trois étoiles ? Inconcevable. Il en faudrait au minimum cinq. Qu’ils tapissent et assainissent d’abord pour que cela ne sente plus la pisse. Et puis, les places sont chères et la liste d’attente longue. Priorité aux prioritaires, aux sans toit , aux SDF, la monarchie a du coeur. Les derniers y seront les premiers. Charité oblige. D’abord les « sudacas » (latinos), les migrants, les « chorizos » (petits délinquants), les militants victimes de la « loi bâillon », des syndicalistes, notre camarade Andrés Bodalo, un leader du SAT (Syndicat des travailleurs andalous), quelques Basques…
La prison, c’est  pour les gens biens, les gens de peu, les nécessiteux. Ils méritent des résidences aux petits oignons comme tout un chacun. De plus, les prisons aujourd’hui sont silencieuses ; on n’y entend plus crier comme jadis.
 
Au terme de huit mois d’un procès injuste, à charge, médiatisé par les « rouges », la belle fille de Juan Carlos premier a été innocentée dans « l’affaire de l’Institut NÓOS » par le Tribunal de las Palmas. Il y a eu comme un os. Son mari IÑAKI URDANGARRIN détournait depuis 11 ans des millions d’argent public , mais elle n’était au courant de rien. Pauvrine ! L’argent tombait du ciel. Ou des heures sup… Elle vient d’être innocentée par le Tribunal de Las Palmas. Une infante jugée par un palmipède. ABSOUTE avec bagages. On va même dit-on lui rembourser 400.000 euros déposés en caution. C’est quand même la première fois qu’un membre de la famille royale pose ses fesses comme n’importe quel justiciable sur les bancs peu confortables d’un tribunal. Et çà, c’est plutôt « cojonudo » (couillu) et encourageant.
 
Le mari de sainte Cristina, une célébrité sportive, mais ROTURIER, a écopé de six ans et trois mois de tôle, pas ondulée du tout, pour avoir, à travers son Institut bidon Nóos, pompé à Las Palmas, Valence Madrid, 6,2 millions d’euros de commissions, surfacturations, fausses factures… Son associé Diego Torres a écopé de 8 ans et six mois. Il y a roturier et roturier.
 
La famille royale a cherché pour le gendre ripoux une « prison tranquille ». Elle l’a trouvée à Badajoz (où les franquistes massacrèrent des centaines de républicains dans les arènes), près de la frontière portugaise, pour  que son altesse peu sereine puisse s’installer, y tisser, comme Pénélope, en attendant le retour du roturier. Dans l’adversité, la monarchie abandonne les réflexes de classe et sait se montrer « classe ».
L’ancien roi éléphantophobe, contraint d’abdiquer il y a deux ans et demi, pour corruption rappelons-le, a tenté de se rendre utile aux plus pauvres. L’avocat de l’associé d’Iñaki, Diego Torres, maître Manuel Gonzalez Peeters, a déclaré que «  rien ne se faisait sans l’autorisation et la bénédiction de la Maison Royale ». Alors ? Béni soit le roi. Il aurait même offert deux millions d’euros à Virgilia Lopez Negrete, avocate d’un groupuscule facho, « Mains propres », pour qu’elle retire la plainte déposée par ces nostalgiques du franquisme.
Le nouveau roi Felipe 6, clean, moderne, avenant, flanqué de la fort svelte reine Leticia Ortiz, a paraît-il entrepris de ravaler la façade, de nettoyer les écuries royales. Vaste programme. Lui il sent bon, il est vertueux…
 
On s’en tape le coquillard. Il est grand temps que cette monarchie illégitime, parasite, dégage !! Place à un processus constituant, à une République sociale, fédérale, plurinationale, participative…

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Regard sur la semaine avec Patrick Le Hyaric

Posté par jacques LAUPIES le 18 février 2017

Lors de ce rendez vous hebdomadaire nous soumettons plusieurs sujets marquants de la semaine au directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric, afin de recueillir ses réactions et analyses. Au sommaire de l’édition du vendredi 17 février : justice pour Théo, la colonisation en Palestine, le CETA, la grippe aviaire et Renaud invité de la fête de l’Humanité en septembre. Crédits photo AFP.

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Mélenchon défend le protectionnisme solidaire

Julia Hamlaoui
Vendredi, 17 Février, 2017
L’Humanité

Libre-échange. Quelques heures après l’adoption du Ceta, le candidat, en meeting à Strasbourg, a décliné ses propositions pour en finir avec l’aggravation de la dérégulation.

Depuis le 2e tour de la primaire du PS, la question est ouverte : la gauche peut-elle se retrouver pour constituer une majorité en 2017 ? En meeting à Strasbourg, mercredi soir, Jean-Luc Mélenchon a apporté une nouvelle pierre au débat en proposant, un brin ironique sur le silence de son téléphone, une « rencontre vendredi, samedi, dimanche de la semaine prochaine » au candidat socialiste, Benoît Hamon. Tout en se disant « prêt à faire confiance », le candidat de la France insoumise a averti : « On ne me refera pas une deuxième fois le coup du discours du Bourget. On ne me dira pas une deuxième fois qu’on renégociera le traité européen pour ensuite l’accepter. »

« Tout travail mal payé que vous acceptez à un bout de l’univers vous revient en pleine figure »

Devant 4 500 personnes, selon les organisateurs, c’est sur un autre traité, celui de libre-échange avec le Canada (Ceta), que Jean-Luc Mélenchon a braqué les projecteurs lors de son discours strasbourgeois. Quelques heures après s’être opposé, aux côtés des parlementaires européens de son groupe, à son adoption, le candidat a développé ses propositions pour y opposer une autre logique.

« La doctrine du libre-échange nous paraît fondamentalement contraire aux objectifs que nous nous sommes donnés : produire nous-mêmes sur place tout ce que nous savons faire, pour éviter de tout déménager en permanence, et mettre à la disposition des (pays) qui ne les connaissent pas les techniques propres de production », a-t-il expliqué, évoquant les « 400 000 paysans » nécessaires à la relocalisation de l’agriculture ou encore son objectif d’atteindre les 100 % d’énergie renouvelable « le plus vite possible ».

Revendiquant un plan d’ensemble « cohérent », Mélenchon a décliné un « protectionnisme solidaire » qui est, selon lui, un moyen de rétablir une « justice sociale et écologique » contre « l’aggravation du modèle de dérégulation » défendu par François Fillon, Emmanuel Macron et une partie du PS, a-t-il pris soin de rappeler. « Si nous taxons à l’entrée de notre pays les marchandises en fonction des kilomètres qu’elles ont accomplis, on récupère dans le prix ce que cela a réellement coûté en destruction (de l’environnement et des vies locales – NDLR). » « Tout travail mal payé, déqualifié ou mal traité que vous acceptez à un bout de l’univers vous revient en pleine figure », a insisté le député européen, citant les estimations selon lesquelles le Ceta induit la perte de « 430 000 emplois en Europe et 45 000 en France ».

Pour garantir le respect de critères vertueux, outre une taxe kilométrique, le candidat propose des « visas sociaux et environnementaux », mais aussi l’organisation de débouchés sur le marché pour les productions locales et respectueuses de l’environnement (via les cantines scolaires, notamment) et l’utilisation par l’État de son « droit de réquisition ».

« Nous ne laisserons plus partir les productions uniques », a-t-il martelé, exemple d’usines comme celle d’Ecopla à l’appui. Dénonçant « les tribunaux d’exception » au service des « très puissants » prévus par le Ceta, Jean-Luc Mélenchon en a appelé à la « révolution citoyenne ». « Le pouvoir est de plus en plus dans les mains des multinationales et des banques, l’idée est de renverser la situation pour que les citoyens aient tout le pouvoir », a-t-il argué, rappelant sa proposition d’Assemblée constituante pour « redéfinir la règle du jeu », la Constitution. En attendant,

Jean-Luc Mélenchon a invité ses soutiens à réussir une « démonstration de force », le 18 mars, à l’occasion du défilé prévu à Paris de la place de la Bastille à celle de la République.

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Union à gauche : vite et bien !

Posté par jacques LAUPIES le 17 février 2017

 

Plutôt dérangée par ses divisions et l’affaire Fillon la droite semble vouloir déplacer ses espoirs vers Macron. Ce dernier, non avec un programme précis mais par des effets de déclarations « soupoudrantes » tente de rassembler dans un centre qu’il veut ni de droite, ni de gauche (mais cependant bien de droite) un potentiel suffisant pour être le candidat d’opposition à Marine Le Pen considérée comme placée en tête du scrutin du premier tour.

Si l’entente HAMON, JADOT et MELENCHON se réalise la donne va changer et celui qui représentera la gauche authentique avec un projet commun pourrait bien être demain le Président de la République du changement.

Pour cela il faut s’arracher à l’opération Hamon orchestrée par les multinationales et à laquelle se prêtent les socio libéraux qui ont hier gouverné, y compris avec Valls et Macron avec Hollande pour guide ! Hamon et ses soutiens sont ils prêts à le faire ? Cela serait très réaliste car le constat est fait sur le terrain que des électeurs socialistes sont fortement sollicités pour voter Macron par les réseaux droitiers de ce parti même si par ailleurs des appels du pied sont faits, notamment en Arles pour soutenir une candidature issue de ce parti.

Une candidature dont on ne sait si elle se ralliera à une politique d’Union de la gauche authentique et qui ne doit en aucun cas troubler l’expression des propositions du PCF.

Au plan national comme l’a dit Hamon à propos de Macron il est pour le moins trouble de le voir « courir plusieurs lièvres électoraux »

Espérons que les partis politiques concernés PCF, Verts et PS vont « aider » à une entente solide autour d’une candidature unique !

Si tant est que la voix des communistes locaux puisse être entendue, ils en appellent les électeurs socialistes à ne pas écouter le chant des vieilles sirènes social démocrates et se tourner vers le renouveau à gauche, sans pour autant perdre leurs valeurs de vrais socialistes attachés comme nous à Jaurès.

Ils réaffirment leur appui au travail inlassable des exécutifs nationaux pour rassembler toutes les forces de gauche.

 

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Beaucoup d’internationalisme…

Posté par jacques LAUPIES le 17 février 2017

Chats

Ces petites émotions qui font aimer la vie…A vous de choisir mais celui de droite a des adeptes. La mère se porte bien elle est toute jeune !

 

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Voir plus grand, voir plus loin, nous aide à voir plus près

 

 

La célèbre phrase de Jaurès « Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie; beaucoup d’internationalisme y ramène » nous conduit à évoquer régulièrement les problèmes internationaux.

Nous sommes effectivement guettés par une évolution vers les replis nationalistes qui naissent ici et là dans le monde, notamment depuis l »effondrement de l’Union Soviétique laquelle malgré ses dysfonctionnements, ses faiblesses dans le domaine de la démocratie, pesait dans les relations internationales. Les interventions impérialistes des Etats-Unis et autres pays occidentaux existaient certes, en Asie, en Afrique  et Amérique latine mais, avec le soutien de l’URSS aux pays menacés, il n’était pour elles pas possible de les porter  à des niveaux tels qu’on les a observés au Moyen orient, en Irak notamment.

Bien évidemment la présence d’un équilibre fondé sur l’existence  de  deux blocs ne peut-être satisfaisante. Seule l’intervention des forces de paix au niveau des états et des fédérations d’états, mobilisant les peuples contre toute tentative de recherche de solutions aux conflits économiques et politiques peut nous protéger des folies guerrières que génère un monde ou règne ce cancer qui en est l’origine : l’exploitation de l’homme par l’homme.

C’est pour cela qu’il importe de mettre un terme à la domination d’une poignée d’individus sur l’immense majorité des populations.

Ce combat doit se mener à tous les niveaux depuis celui de la nation jusqu’à celui de la planète entière.

Une démarche contraire à celle que préconisent  évidemment les forces conservatrices favorables au libéralisme économique qui donne tout son sens à cet autres citation de Jaurès : « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage » Et c’est pour cela que ce système n’hésitera pas à préférer les nationalismes qui constituent un ultime recours pour la défense des privilégies et exploiteurs de ce monde.

 

 

 

Un plan machiavélique de Donald Trump pour le Moyen-Orient

Pierre Barbancey
Jeudi, 16 Février, 2017
L’Humanité

palestine/israël. La nouvelle stratégie américaine est tout entière dirigée contre l’Iran. Pour cela, le président veut entamer une nouvelle étape dans les relations entre Israël et des pays sunnites, dont l’Arabie saoudite, qui sont au beau fixe. Une paix qui se ferait au détriment des Palestiniens.

Benyamin Netanyahou ne pouvait espérer mieux. Il savait qu’en se rendant à Washington pour sa première visite officielle aux États-Unis depuis l’élection de Donald Trump, le tapis rouge allait être déroulé. Mais ce qui s’est produit a dépassé toutes ses attentes. Confirmant et amplifiant des déclarations faites la veille par un responsable de la Maison-Blanche -« La paix est l’objectif, que cela soit sous la forme d’une solution à deux États si c’est ce que les parties veulent, ou quelque chose d’autre si les parties le veulent » -,  Trump a asséné, hier, aux côtés du premier ministre israélien, comme un tweet vivant : « La solution à deux États n’est pas la seule possible » ; les Palestiniens doivent se débarrasser « de la haine » ; les Nations unies ont traité Israël de manière « très injuste » et il a promis de ne jamais laisser l’Iran obtenir l’arme nucléaire. Enfin, coup de grâce de Trump : « Le partenariat entre nos deux pays bâti sur nos valeurs communes a fait progresser la cause de la liberté humaine, de la dignité et de la paix » !

La déclaration américaine peut paraître étrange et même, comme l’a dit la dirigeante palestinienne Hanane Achraoui, membre du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), elle n’a « aucun sens ». De fait, que signifie le « quelque chose d’autre » comme substitution à la solution à deux États ? Si l’on s’en tient simplement à la formule, impossible d’imaginer autre chose que la solution à un État. Or, vu les accointances de Donald Trump et de tous ceux qui l’entourent avec Israël (y compris dans les financements et des dons à des colonies israéliennes), on peut être certain d’une chose : à leurs yeux, il y aura toujours un État nommé Israël. L’entité palestinienne, elle, est peut-être à voir sous un autre angle.

À force de considérer la nouvelle administration américaine en général, et le président en particulier, comme des gens sans vision et sans connaissances des questions internationales, on en oublie de regarder ce qu’ils font concrètement. Lénine disait déjà qu’il ne fallait pas sous-estimer l’adversaire. Il avait raison. Les déclarations américaines ne sortent pas d’un chapeau, elles ne sont pas faites à l’emporte-pièce et ne doivent rien au hasard.

Les États-Unis « ne dicteront pas les termes de ce que sera la paix »

Depuis plusieurs semaines maintenant, des contacts sont pris, des entretiens ont lieu, des rencontres se déroulent dans des salons feutrés aux États-Unis. Elles ont toutes comme protagonistes des membres de l’administration américaine et des représentants, y compris au plus haut niveau, de pays arabes. En l’espèce, les déclarations les plus importantes de Trump concernent son aversion pour l’Iran et sa volonté de contrer son hégémonie régionale. La nomination de Michael Flynn au poste de conseiller à la sécurité (contraint à la démission pour cause d’accointances révélées avec la Russie) portait cette marque. Pour arriver à ses fins, le locataire de la Maison-Blanche a besoin des pays sunnites de la région. À savoir notamment l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, l’Égypte, la Jordanie. Autant de pays qui – ô surprise ! – ne figurent pas sur la liste officielle du Travel Ban, qui interdit aux ressortissants de plusieurs pays arabes (dont l’Irak ou la Syrie) de se rendre aux États-Unis.

Et pour mieux donner des gages aux pays arabes alliés, Donald Trump a pris soin d’opérer de subtiles marches arrière. Ainsi, il n’est plus franchement question de déménager l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, qui risquerait de mettre en mauvaise posture les pouvoirs collaborateurs. C’est d’autant plus simple que le premier ministre israélien n’en a pas vraiment besoin, ayant annexé la partie orientale de Jérusalem et y poursuivant la colonisation et l’éviction des Palestiniens sans craindre la moindre sanction. De même, si le nouveau président américain a prévenu, vendredi, dans un journal israélien que l’expansion des colonies n’était « pas bonne pour la paix », ce n’est pas tant pour contrarier Netanyahou que pour donner du grain à moudre à l’Arabie saoudite, chef de file de la lutte contre l’Iran. Israël peut d’autant plus comprendre cela que ses relations avec les pays sunnites, Arabie saoudite en tête, n’ont jamais été aussi bonnes. Point commun : la haine de l’Iran.

On a donc bel et bien affaire à une nouvelle stratégie mise en place par Washington en concertation avec Tel-Aviv et les principales capitales arabes sunnites (à l’exception de celles déjà citées). Nouvelle stratégie qui prend le contre-pied de ce que l’on appelait auparavant le « inside out ». Il s’agissait alors de régler le conflit israélo-palestinien et ensuite de normaliser les relations entre Israël et les pays arabes. On veut maintenant faire l’inverse : « outside in ». Dennis Ross, ancien négociateur de paix américain au Moyen-Orient sous plusieurs présidents, dont Obama, explique ainsi dans le New York Times : « La ­logique du “outside in” est là parce que les Palestiniens sont si faibles et si divisés – et parce qu’il y a une nouvelle et tacite relation entre les pays arabes sunnites et Israël – qu’il y a l’espoir que les Arabes soient prêts à faire plus. » En ce sens, on comprend mieux la déclaration du responsable de la Maison-Blanche qui affirme : « Nous ne dicterons pas les termes de ce que sera la paix », le mot paix s’adressant aux pays arabes. Ces derniers, qui se veulent les grands défenseurs de la cause palestinienne, ont d’ailleurs plus de paroles que d’actions à leur actif.

Les aspirations des Palestiniens bafouées, voire étouffées

Même ce qu’on appelle l’« initiative saoudienne », formulée en 2002 et approuvée par le sommet des chefs d’État de la Ligue arabe réunis à Beyrouth cette année-là, et qui offrait une normalisation des relations avec Israël en échange de la fin de l’occupation, n’a jamais été réellement défendue et encore moins mise en œuvre. Et pour que les choses soient bien claires, la Maison-Blanche insiste : « La paix est l’objectif, que cela soit sous la forme d’une solution à deux États si c’est ce que les parties veulent, ou quelque chose d’autre si les parties le veulent. »

Une paix qui se ferait sur le dos du peuple palestinien, dont les véritables aspirations seraient bafouées, voire étouffées. Une paix qui, alors, n’en aurait que le nom. Les Palestiniens ont montré, depuis soixante-dix ans maintenant, qu’ils n’entendaient pas se laisser déposséder de leurs droits.

Pour le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, Il n’y a pas d’autre plan que la solution à deux États

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a défendu hier une solution à deux États du conflit israélo-palestinien, prenant le contre-pied de Washington qui dit ne pas vouloir insister sur une telle solution. « Il y avait un accord total » sur le fait que toute résolution du conflit israélo-palestinien nécessite « une solution à deux États et que tout doit être fait pour préserver cette possibilité », a affirmé Guterres au Caire, à l’issue de sa rencontre avec le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi. Pour lui, « il n’y a pas de plan B à la situation entre les Palestiniens et les Israéliens ».

grand reporter

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Séminaire : Construire la paix, déconstruire la guerre

Posté par jacques LAUPIES le 16 février 2017

Je communique cette information à mes lecteurs d’Ile de France qui pourraient être intéressés

 

Séminaire dirigé par Fabienne Pourre, membre du bureau de la fondation Gabriel Péri.

La fondation Gabriel Péri a le plaisir de recevoir Roland Nivet, porte-parole national du Mouvement de la Paix, pour la prochaine audition de son nouveau séminaire « Construire la paix, déconstruire la guerre ».

La séance sera animée par Fabienne Pourre, coordinatrice du séminaire et membre du bureau de la fondation Gabriel Péri.

Jeudi 9 mars 2017 de 18h à 20h
Salle Turquoise, accès au rez-de-chaussée de la Tour Essor
14 rue Scandicci – 93500 Pantin
M° Hoche ou Porte de Pantin
T3b Delphine Seyrig

Merci de confirmer votre présence par mail à clemoing@gabrielperi.fr

 

Présentation du séminaire :

La réalité de la Guerre a resurgi dans notre quotidien.  L’idée et le mot ont repris place dans le discours et le récit du monde. Ils éclatent dans le « Nous sommes en Guerre » quand l’impensable de la terreur tue maintenant et ici Surtout quand ces actes de guerre se veulent prolongement d’affrontements militaires dans l’Orient proche, et mêlent violence et revendication religieuse. Cette réalité bouleverse les consciences quand les populations meurtries forcent les portes d’une Europe tétanisée pour demander refuge et protection. L’esprit de guerre s’insinue dans les failles de nos incertitudes quand, à l’extrême violence au Moyen-Orient ou en Afrique, font écho les discours sur  la menace de l’Autre.

Nous ne sommes pas certains que le monde soit plus dangereux qu’entre les deux Guerres mondiales, qu’il y a trente ans ou plus, aux pics de crises de la Guerre froide. A plusieurs reprises la tentation de la guerre a été écartée,  comme avec l‘accord sur le nucléaire iranien. Les échecs des interventions militaires en Afghanistan et en Irak en 2003 ont fait réfléchir sur les impasses dramatiques de l’usage dominateur de la force.

Nous savons pourtant que l’esprit de confrontation, les discours de guerre peuvent retrouver en ces temps de crise une forme de légitimité. La crise ukrainienne reste maitrisée, mais on entend des bruits de botte au cœur du continent européen. Les instruments de la guerre s’accumulent en Asie. Ils se modernisent dans tous les espaces, maritimes, spatiaux, dans le cyber espace.

Il nous faut donc reparler de la Paix. Reparler du désarmement. Remettre à l’ordre du jour la réduction des armements, remettre en question l’arme nucléaire. Dénoncer comme hier le scandale des dépenses d’armement quand les urgences sociales, environnementales, comme sources essentielles d’insécurité, appellent une réorientation massive des budgets pour l’investissement utile et  pour le co-développement.

Il nous faut donc reparler de Paix dans un monde nouveau, au mouvement chaotique. Un monde où se confrontent racines des conflits (économiques, idéologiques, sociales) et effort pour plus d’humanité. Un monde où coexistent la Paix et la Guerre. Un monde en recherche de solutions et d’espérance.

L’action pour la paix est et sera politique. Elle est et sera citoyenne. Elle est et sera culturelle. Il s’agit de « Résister à l’esprit de guerre » comme dit Edgar Morin, jusque dans « l’enfermement dans un système clos et illusoire de perceptions et d’idées sur le monde extérieur et sur soi-même ». Il s’agit de repenser la Paix, pour la remettre au centre des droits humains et du mouvement émancipateur et faire de sa défense un levier de la transformation progressiste.

En organisant ce séminaire nous proposons de  travailler à repenser la Paix et à déconstruire le discours sur la guerre, démasquer et délégitimer sa banalisation.

Espace de réflexion et de travail ouvert aux militants et aux chercheurs ce séminaire débouchera sur un colloque à Paris début 2018.

 

Fondation Gabriel Péri 

 14 rue Scandicci 
93500 Pantin 
France
www.gabrielperi.fr
Mél :fondation@gabrielperi.fr
Abonnement à la liste :liste-subscribe@listes.gabrielperi.fr
Désabonnement : liste-unsubscribe@listes.gabrielperi.fr

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Fillon est mal, demain les agriculteurs et l’économie française aussi

Posté par jacques LAUPIES le 16 février 2017

On tente de démolir Fillon. Bien ! il a fauté et le doute n’existe plus. Mais tous ses amis politiques au parlement européen sacrifient les intérêts de l’économie française et notamment celle des agriculteurs et au delà des consommateurs que nous sommes tous.

C’est la une très grande faute dont on parle moins.

CETA : le Parlement européen défend un libre-échange dévastateur

La lutte contre le CETA a donné lieu à une très fort mobilisation citoyenne et politique. Quelques minutes après le vote en faveur du CETA, suivez le décryptage avec trois députés européens, en direct du Parlement européen de Strasbourg, Michèle Rivasi (Verts-ALE) , Eric Andrieu ( Socialistes et Démocrates ) et Patrick Le Hyaric (GUE-GVN). Un débat animé par Jean-Jacques Régibier.

Le parlement Européen adopte le CETA : « Amplifions la mobilisation pour faire échec à sa ratification nationale » (Pierre Laurent)

 

Par 408 voix pour, 254 voix contre et 33 abstentions, le parlement européen vient d’adopter le traité de libre-échange conclu entre l’UE et le Canada (ou CETA) qui de fait va entrer en vigueur de manière provisoire avant toute ratification des parlements nationaux.

Jusqu’au bout, les députés du groupe GUE-NGL se sont battus avec les nombreuses organisations et manifestants contre l’adoption de ce texte qui nie les droits de douanes pour plus de 90% de produits agricoles canadiens arrivant sur le marché européen, qui déréglemente les protections environnementales, les droits sociaux ou encore l’alimentation. Ce texte soumettra nos collectivités locales à appliquer les procédures du CETA dans de nombreux domaines comme l’ouverture des marchés publics, l’ouverture de leurs services locaux ou encore sur la réglementation des activités des entreprises canadiennes sur leur sol.

 

De plus, par des accords bilatéraux que Donald Trump pourra conclure au nom des Etats-Unis avec le Canada, s’ouvrira des passerelles pour continuer à commercer avec l’Europe sous les conditions du CETA, tout en poursuivant son discours d’apparat contre le Traité Transatlantique (TAFTA).

 

En ce sens, le CETA se révèle comme un véritable cheval de Troie, ouvrant la voie royale à une nouvelle génération de traités commerciaux qui nient les souverainetés nationales en dessaisissant les gouvernements et parlements de leur libre administration dans l’intérêt général, comprenant des dispositions d’arbitrage, de coopération réglementaire ou encore de libéralisation des services par voie de liste négative, ou d’ouverture de nos marchés publics à davantage d’entreprises étrangères. 

 

Plus que jamais la mobilisation doit s’amplifier pour faire échec à sa ratification nationale.

La semaine dernière, sur proposition des députés communistes et du FDG, une résolution a été adoptée à l’Assemblée Nationale exigeant une consultation d’urgence du parlement avant la mise en œuvre provisoire du CETA prévu le 1er mars et d’autre part de soumettre sa ratification à la volonté populaire par l’organisation d’un référendum.

Le PCF et ses élus vont continuer de rassembler autour de cette exigence de référendum faisant appel à l’intelligence collective des citoyens, à la fois pour mesurer le contenu réel du CETA et d’ouvrir le débat nécessaire sur une régulation de la mondialisation économique, commerciale, sociale, culturelle et environnementale à contrario de la priorisation de la concurrence effrénée sur les droits les plus fondamentaux, qui détruit nos sociétés et notre planète.

L’Assemblée adopte une résolution du Front de gauche demandant un référendum sur le CETA

 

L’Assemblée nationale a adopté jeudi 2 février une résolution des députés du Front de gauche demandant l’organisation d’un référendum au sujet de l’autorisation de ratification de l’accord de libre-échange UE-Canada.

Marc Dolez a rappelé la portée de ce traité.

Comme l’ensemble de ceux qui l’ont précédé, cet accord de libre-échange vise à supprimer les barrières tarifaires dans les échanges de biens et de services. Il inclut également de nombreuses dispositions relatives à la libéralisation des marchés publics et des investissements, à la protection de la propriété intellectuelle – dont les indications géographiques protégées –, ainsi qu’à l’harmonisation des normes, sans oublier la création d’un mécanisme de règlement des différends entre les investisseurs et les États. Sa portée est si large qu’il peut être comparé au partenariat transatlantique de commerce et d’investissement avec les États-Unis, appelé plus couramment TAFTA.

Rappelons que le CETA devrait entrer en application provisoire et partielle dès que le Parlement européen (15 février) et celui du Canada l’auront ratifié et que ce n’est qu’après qu’il est prévu de consulter les parlement nationaux de l’UE pour rendre le traité définitif.

 

Pour lire l’exposé des motifs et la proposition de résolution

 

cliquer ici

 

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