Moins de députés, plus de démocratie ? Le face à face De Rugy/Chassaigne

Posté par jacques LAUPIES le 23 juin 2018

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En prison les grands voleurs de la France et leurs exécutants !

Posté par jacques LAUPIES le 22 juin 2018

 

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Il y a différentes façons de truander les peuples, y compris la pire d’entre elles qui consiste à leur faire croire que l’on défend leur intérêt sous couvert de démocratie, de liberté, d’égalité et de fraternité.

C’est à cette manière que nous avons actuellement à faire. Sans doute pensez vous qu’elle n’est pas nouvelle puisque vous êtes nombreux, de génération en génération, à considérer que le mensonge est permanent et accompagne les promesses non tenues. Bref que le « tous pourris » est la seule réponse à vos déceptions.

Il y a dans cette attitude ce double risque de considérer que dans notre pays il n’est pas possible de progresser à cause d’un blocage  par une sorte de corruption généralisée mais en même temps celui de considérer que notre peuple et des hommes politiques choisis par lui n’auraient pas, dans le passé, accompli leur mission. et fait ainsi la démonstration que par la lutte des progrès sont possible.

La France selon une estimation récemment diffusée par les médias est le pays qui intervient le plus fortement dans les aides sociales. Elle en est pour autant une nation riche qui a disposé et dispose encore de services publics performants.

La mise en cause actuellement engagée des services publics et des aides sociales (en réalité des droits sociaux) la liquidation annoncée ce jour de certaines entreprises publiques (française des jeux, aéroports) et le la livraison  du ferroviaire à la concurrence après EDF et la Poste, font que l’état se prive et prive le peuple de services et d’entreprises rentables au prétexte de se procurer de l’argent pour payer une dette dont il porte l’entière responsabilité.

Cela n’est rien moins qu’une fantastique escroquerie, l’organisation  d’un vol  du patrimoine des français pour la réalisation et la défense desquels  certains de nos ainés ont sacrifié leur vie ou, pour le moins, ont mené de durs combats politiques et sociaux.

Allons nous laisser faire cela ?

 

 

 

 

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Médias. Défendre le pluralisme en Europe contre les géants du Net !

Mercredi, 20 Juin, 2018

Le Parlement européen examine, à partir de ce mercredi, la directive dite « droits d’auteur ». Il y a urgence à ce qu’elle soit amendée pour permettre que les « Gafam » rémunèrent enfin les contenus de la presse écrite qu’ils pillent actuellement sans contrepartie. Par Patrick Le Hyaric, Directeur de l’Humanité. 

Lire aussi : Première victoire pour la défense face aux Géant numérique du pluralisme de la presse

Les grands groupes numériques à base nord-américaine – Google, Facebook, Amazon… – utilisent sans rémunération aucune les articles de la presse écrite pour alimenter leurs « réseaux ». C’est à partir de la circulation de ces articles pillés qu’ils accroissent leurs audiences, qui, elles-mêmes, servent à collecter d’énormes recettes publicitaires. Ils n’en rétrocèdent pas le moindre centime aux journaux et médias qui créent ces contenus au prix d’importants coûts dont sont donc exonérées ces multinationales du numérique. Elles font croire que les « contenus » sont gratuits pour capter une manne publicitaire de plus en plus importante qui est retirée de l’économie des journaux aggravant encore leurs difficultés. Ajoutons que ces géants du Net échappent à l’impôt grâce à une Union européenne refusant de progresser vers une harmonisation fiscale sur les sociétés. Ils accumulent des profits en vendant les données personnelles de milliards de citoyens convertis en consommateurs.

Il y a donc urgence d’obtenir une législation européenne afin de les obliger à rémunérer le travail de création qu’aujourd’hui ils pillent. C’est ce qui est entamé au Parlement européen avec la directive dite « droits d’auteur » qui est examinée, ce mercredi 20 juin, au sein de sa commission des Affaires juridiques et qui devrait venir en séance pour le vote le 4 juillet prochain.

La création dans l’UE représente la somme de 536 milliards d’euros par an

L’enjeu est énorme ! En effet, la création dans l’Union européenne représente la somme de 536 milliards d’euros par an, et plus de personnes travaillent dans l’industrie culturelle que dans les secteurs de l’automobile et des télécoms réunis.

Le débat au Parlement européen vise à créer les conditions pour que cette « valeur » cesse d’être pillée, la diversité culturelle et le pluralisme préservés, le travail de création défendu. C’est le sens de l’idée de créer un droit d’auteur, dit « droit voisin » (directive copyright), qui obligera les multinationales du numérique à rétrocéder aux journaux et aux médias la part de valeur qu’ils créent en circulant sur les réseaux. Enjeu de justice, c’est aussi un enjeu pour le pluralisme à un moment où ce pillage des contenus réduit à la fois le nombre de lecteurs de journaux et les recettes publicitaires contribuant ainsi à les étouffer. Ceci a pour conséquences un manque de moyens pour les investissements du futur et la réduction des équipes rédactionnelles, menaçant du même coup le droit à une information de qualité et pluraliste.

Des enjeux trop souvent cachés derrière « la liberté d’informer »

Le projet de directive doit aussi inclure l’enjeu de sécurité dans les contenus et celui de l’imposition des grands groupes dans les pays où ils réalisent leurs profits. Il doit aussi protéger le secteur de l’édition menacé par le concept d’« exception pédagogique », qui permettrait aux écoles et universités de copier tout ou partie des œuvres à moindre coût sans rémunération des auteurs. L’argument selon lequel on favoriserait ainsi l’accès à la connaissance n’est que le long et faux nez de l’assèchement de la diversité et de la qualité des ressources éducatives à la disposition des enseignants, pour imposer, peut-être dans un avenir proche, des programmes mondiaux uniques « made in Google ».

Nul ne peut se désintéresser ou se laisser détourner de ces enjeux trop souvent cachés derrière « la liberté d’informer » qui n’est que la liberté des multinationales de faire de l’argent sur le dos des créateurs et des journalistes. Le pluralisme, la diversité culturelle et les contenus de l’enseignement appellent à s’en mêler.

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Face-à-face. Dérive monarchique ou meilleur « efficacité » du Parlement ?

Posté par jacques LAUPIES le 21 juin 2018

 

 

Jeudi, 21 Juin, 2018

Le président de l’Assemblée nationale défend la réforme institutionnelle voulue par Emmanuel Macron. Le chef de file des députés communistes pourfend le présidentialisme absolu et prône une VIe République. Rencontre entre André Chassaigne et François de Rugy.

Trente pour cent de parlementaires en moins, restriction du droit d’amendement, proportionnelle à dose homéopathique… Le projet de réforme institutionnelle voulu par Emmanuel Macron arrive le 10 juillet sur les bancs de l’Assemblée nationale. Loin de répondre aux urgences démocratiques, il aggraverait le présidentialisme et la crise politique. Devant le Congrès, le 9 juillet, le président de la République devrait annoncer s’il compte convoquer un référendum pour consulter les Français sur l’avenir de leurs institutions. Alors que la droite sénatoriale négocie son soutien à la réforme, les parlementaires de gauche, communistes en tête, alertent sur les dérives d’une monarchie présidentielle à bout de souffle et défendent une VIe République, apte « à redonner le pouvoir au peuple ». François de Rugy, président de l’Assemblée nationale, et André Chassaigne, président du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR), ont accepté d’en débattre.

Parmi les mesures emblématiques avancées dans le projet de réforme institutionnelle, figure la baisse de 30 % du nombre de parlementaires. Plus de démocratie avec moins de parlementaires, n’est-ce pas contradictoire ?

François de Rugy Cette proposition possède deux vertus. C’est d’abord un signal fort qui est envoyé : le système politique français est capable de se réformer par lui-même. On ne peut pas toujours dire aux Français, aux collectivités locales, aux entreprises ou aux associations « réformez-vous », et quand il s’agit du système politique, le renvoyer à plus tard. L’autre intérêt, dans le cadre d’une maîtrise des dépenses publiques, c’est d’augmenter les moyens de l’Assemblée nationale pour permettre de meilleurs travaux avant l’adoption des lois, mais aussi l’évaluation et le contrôle de l’efficacité des politiques publiques. Pour ne pas augmenter les dépenses globales, cette baisse de 30 % permettra de faire des économies que je propose de redéployer intégralement pour renforcer les moyens collectifs de l’Assemblée et individuels des députés.

André Chassaigne Je suis vent debout contre cette proposition, car elle aboutira à des députés hors-sol, avec des circonscriptions énormes, multipliant les difficultés pour être au contact des populations. Cette proposition, qui surfe sur le climat antiparlementariste, priverait les députés de contact humain avec les citoyens, les condamnera à une approche technocratique, loin des aspirations populaires. Un député ne contrôle pas seulement l’application de la loi, n’est pas seulement celui qui la fabrique, mais aussi celui qui est en harmonie avec le peuple et en est le porte-voix. Cette réduction aura des conséquences terribles, accentuant le fossé entre le peuple et ses représentants. D’autant qu’il n’y a aucune justification valable avancée par l’exécutif, y compris dans ce que je viens d’entendre. Avec cette réforme, la France deviendrait le pays qui aurait le moins de députés par nombre d’habitants !

La séquence électorale de 2017 a rappelé combien la crise démocratique est profonde, à quels objectifs politiques doit répondre cette réforme institutionnelle ?

François de Rugy Lorsque j’ai été élu président de l’Assemblée nationale, je l’ai rappelé dans mon discours : n’oublions pas les résultats des élections de 2017 ! La démocratie française est malade de ses extrêmes et de l’abstention. Il faut effectivement retisser de la confiance. Moi, je n’ai pas de baguette magique, le fossé ne va pas d’un seul coup disparaître. Mais c’est notre devoir de ne pas se résoudre à cette défiance. Il y a quelques années, j’avais fait une proposition personnelle d’instaurer le vote obligatoire, car cela permettrait de redonner du sens au suffrage universel. Elle n’a pas été retenue. D’autres enjeux portent sur le fonctionnement de nos institutions. Je suis persuadé qu’un Parlement respecté par les Français, qui ne suscite pas d’antiparlementarisme, c’est un Parlement efficace, qui pose les débats politiques, qui permette que tous les groupes puissent faire des propositions, mais surtout qui puisse examiner les textes dans un délai raisonnable, les adopter et s’assurer qu’ils entrent en vigueur sans qu’il s’écoule un tel laps de temps que finalement les gens n’y croient plus. À l’Assemblée nationale, il existe huit commissions thématiques pour traiter de tous les sujets. Je propose qu’elles soient plus nombreuses. Dans beaucoup d’autre pays, il en existe plus pour permettre un champ de travail plus limité, et donc plus pertinent, plus spécialisé.

André Chassaigne, vous défendez l’idée d’une VIe République. Le projet de réforme présenté par l’exécutif vous semble-t-il à la hauteur de la crise démocratique ?

André Chassaigne Absolument pas. Cette réforme accentuera le présidentialisme de la Ve. Tout est fait pour renforcer le pouvoir exécutif. C’est d’une extrême gravité, car cela affaiblira assurément la représentation nationale. C’est pourquoi nous allons porter toute une série d’amendements qui proposent de renverser la machine. Par exemple, un référendum d’initiative citoyenne pour donner plus de pouvoir au peuple. Nous souhaitons également inscrire dans le marbre de la Constitution l’exigence, le caractère incontournable du dialogue social, particulièrement malmené par le pouvoir en place.

En tant que président de l’Assemblée, êtes-vous satisfait du rôle que joue actuellement l’Assemblée ?

François de Rugy Je ne suis pas satisfait du fonctionnement des institutions de la Ve République. Depuis que je suis député, je constate la prééminence, en effet, de l’exécutif sur le législatif. Cela se traduit très concrètement dans la détermination de l’ordre du jour du Parlement par l’exécutif. Lorsque je rencontre des homologues étrangers, ils nous regardent avec des yeux ronds. Pour autant, il faut permettre à une majorité de gouverner. Aux États-Unis par exemple, le Parlement a beaucoup de pouvoir, avec des situations de blocage où, parfois, les budgets ne sont pas votés et les fonctionnaires ne sont plus payés. Je ne veux pas cela en France. Il faut qu’une majorité élue puisse mettre en œuvre son programme. Car c’est aussi un enjeu démocratique. Si on ne peut plus agir, les Français se détourneront encore plus de la politique. Beaucoup d’abstentionnistes trouvent qu’il n’y pas de résultats, « que ça ne sert plus à rien ». Donc il faut bien garantir une capacité à agir, tout en permettant que le Parlement soit plus autonome dans ses capacités d’initiative législative, de contrôle et d’évaluation.

André Chassaigne, vous affirmez que l’Assemblée réalise en ce moment du travail bâclé…

André Chassaigne Je n’ai jamais eu autant de difficulté à faire vivre la participation citoyenne dans ma circonscription. Une accumulation de textes nous arrive dans une rapidité extrême, au point qu’on ne peut plus les mettre en débat avec les habitants, comme on a pu le faire auparavant. Mesurons bien : en trois mois : les lois asile-immigration, agriculture-alimentation, Elan sur le logement, la formation professionnelle… Cette accumulation crée les pires difficultés pour travailler sérieusement, au point qu’il faut instaurer un temps législatif programmé, qui limite les interventions. Il faut taper du poing sur la table auprès du gouvernement qui nous étouffe avec l’ordre du jour. Et je constate qu’avec cette réforme, le gouvernement disposera de plus de moyens encore pour imposer son ordre du jour et mordre sur le temps des députés. Le projet accentuera le phénomène, et la démocratie n’en sortira pas gagnante.

François de Rugy  Enfin, il existe une dérive ! Mille amendements sur la loi asile et immigration, 2 000 sur la loi agriculture et alimentation, 3 000 sur la loi logement… J’ai consulté le bilan de Philippe Séguin en 1993 sur les premiers mois de la législature : ils avaient adopté 46 textes avec moins de 100 amendements par texte. Il s’agit donc d’une responsabilité partagée avec l’exécutif. Sans doute le gouvernement impose-t-il trop de textes dans un laps de temps trop court, et c’est pour cela que je plaide pour un programme législatif prévisionnel.

Sur la loi asile et immigration, par exemple, est-ce si incongru que le Parlement débatte trois jours ?

François de Rugy Soixante-trois heures de débat… on a fini un dimanche soir dans les pires conditions. Comparons avec les autres démocraties. La Grande-Bretagne a discuté d’une loi sur la sortie de l’Union européenne : douze heures de débats, 15 amendements. Et le débat démocratique a eu lieu.

André Chassaigne Cette avalanche relève d’une stratégie du choc de l’exécutif, pour paralyser l’opposition, taper vite et fort…

François de Rugy  Le programme législatif de 1981 était extrêmement chargé lui aussi, car il y existait une volonté de changement rapide…

André Chassaigne Que, cinq semaines de suite, on passe des textes d’une telle importance, ce n’est pas sérieux ! Concernant les amendements, le groupe GDR, sur la loi Elan sur le logement, par exemple, nous n’avons proposé aucun amendement d’obstruction, toujours constructifs. Je n’en dirais pas autant des députés LREM, qui cherchent à exister. Il y dix ans, j’avais réussi à faire passer un amendement sur les OGM, qui n’avait pas été voté en commission. C’est ça la richesse du débat parlementaire. Demain, avec votre réforme, ce ne sera plus possible.

Emmanuel Macron doit-il convoquer un référendum sur cette réforme constitutionnelle ?

André Chassaigne Évidemment. D’ailleurs l’article 89 de la Constitution le stipule. Nous défendons depuis le début la convocation d’un référendum qui permettrait un grand débat public. Et puis, on a pu constater dans le passé que les référendums donnaient des résultats différents de ceux que le gouvernement attendait.

François de Rugy  Le référendum, il faut le réserver à des grandes occasions… Est-ce nécessaire de mobiliser toute la logistique d’un référendum sur cette réforme ? C’est à soupeser, mais pourquoi pas ? Avec cette réserve : tant que le vote obligatoire n’existe pas, le risque est que seule une minorité décide Comme en 2000 avec l’instauration du quinquennat.

 

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Droits de douane américains. Comment doit réagir l’Europe ?

Posté par jacques LAUPIES le 20 juin 2018

 

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A quelques mois des élections européennes il n’est pas inutile de dire ce que l’on pense de l’Europe et de son devenir.

Je crois avoir ici même rappelé mon attachement à l’Europe plus sans doute par  pragmatisme que par idéologie..

L’idéologie me renvoie vers le long terme et mon espérance pour une mondialisation ou règnerait la fin de l’aliénation du travail et ou les rapports sociaux seraient fondés sur le partage, la coopération au sein des nations et entre les nations effaçant toutes velléités entre les êtres humains.

L’objectif demeure et pour moi il s’appelle : communisme !

Mais bien que les conditions matérielles (développement des forces productives) existent les consciences ne sont pas encore au niveau nécessaire et majoritaire pour renverser l’ordre capitaliste lequel en fait se fonde sur l’exploitation du travail,  l’anarchie de la production que provoque l’absence de planification de l’économie pour répondre aux besoins humains réels les plus élémentaires (nourriture, logement, santé, éducation, liberté; etc.)

Alors considérer dans un monde de plus en plus soumis à la domination de ce capitalisme qui aboutit à donner la puissances à des groupes, des oligarchies, manipulant les états et donc les peuples et vice versa, la nation est le seul lieux ou peut se mener le combat qui est un combat de classe, me parait aberrant. 

Le capitalisme nous entraine vers la constitution de blocs nécessairement antagoniques entre eux, au moins sur le plan économique, mais hélas avec des conséquences politiques qu’à leur niveau l’on ne peut ignorer.

Le retour à la nation ne peut conduire qu’au nationalisme réducteur  mais également destructeur !

Nous devons faire le pas vers les regroupements qui s’opèrent  même s’ils poursuivent des objectifs visant à asseoir et protéger le libéralisme, non pas pour le soutenir, mais pour le combattre dans la mesure ou des formes de démocratie le permettent ou au sein desquels la pression sociale peut s’exercer.

Le mot d’ordre de notre combat devrait être : nous voulons une autre Europe comme nous voulons une autre Amérique, une autre Afrique, une autre Asie…Pour cela nous devons affirmer notre démarche communiste et donc nous associer à toutes les forces se réclamant d’un véritable humanisme !

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Le Foot : Sport ou jeu du cirque ?

Posté par jacques LAUPIES le 19 juin 2018

Thomas Lemar lors de la rencontre entre la France et l'Italie à Nice

Comme l’auteur de l’article qui suit je déteste la tournure que prend la pratique du foot comme d’ailleurs de nombreux autres sports qui deviennent dépendants du fric, sont détournés de leur effet salutaire ou la compétition n’est plus affaire de participation mais de stupide exploitation : si tu gagnes tu deviens le Dieu, si tu perds t’es un bon à rien. Pour un but marqué toute la marmaille de la presse infantilise les foules, vilipende un joueur, un entraineur.

Et cela évidemment ne m’empêche pas de regarder les matchs, imprégné de ce foot qui comme aujourd’hui (heureusement) s’inscrit  naturellement des l’enfance dans notre besoin de jeu. De là à se laisser prendre à la compétition qui génère  des spectateurs hystériques, des supporters fanatiques de leur équipe d’amateurs  ou de professionnels il y a un pas à ne pas franchir. Bref ou, au delà toutes les pires expressions de chauvinisme, parfois de violence viennent perturber le caractère ludique, le besoin de se dépasser.

Dès l’enfance nous sommes marqués par les pratiques sportives, culturelles dominantes dans notre région, ce que ne manquent pas d’exploiter, d’entretenir des intérêts particuliers, des médias, pour mieux canaliser les désirs de rencontre, d’affrontement, de manifestation, d’exhibition même, d’affirmation d’exister.

En fait on a beau aimer le foot il faut constater qu’entre les mais de l’argent il devient un bel instrument de diversion et comme dans de nombreux autres sports user modéremment des enthousiasmes excessifs qu’il suscite.

 

 

Le footebol, cet opium du peuple ?

Oui, je vais l’avouer, je vais enfin l’avouer… Oui, j’ai eu « largo tiempo » mauvaise conscience… C’est comme si l’on confondait (je l’ai longtemps fait) le franquisme et la corrida, Franco et Manolete (mort à Linares, et devenu un mythe, encore trop souvent sali)… Une chose est la réalité, le contexte, et une autre son instrumentalisation…

Oui, je ne me cache plus… Après l’avoir analysé sous tous les corners, sous tous les coups de pieds arrêtés, après analyse toujours en cours, oui je vais l’avouer toute honte bue, j’aime le footebol, ce footebol de mon enfance, aujourd’hui devenu une industrie, glauque, désenchantée, mais aussi friquée que les multinationales, un business de milliardaires, un spectacle où quasiment tous les dés sont pipés… où la FIFA fiffe.

Et malgré tous les malgrés, le foot, opium du peuple, le foot, après la griserie, nous ramène souvent à la politique. En 1934, Mussolini utilisa le Mundial pour sa propagande. Lorsqu’en 1978 le Mundial eu lieu en Argentine, les militaires torturaient sous les stades, et cela se savait… Mais, regardez cette équipe de France, majoritairement noire de peau. Qu’elle est belle cette France métissée. Qu’il est beau de « tourner au mélange »… Cependant, il est vrai qu’il vaut mieux s’appeler Zidane, Katar Airways, que Mouloud, manœuvre sur un grand chantier… Quoi que… je n’arrive pas à digérer l’exclusion de Karim Benzéma. On l’a poussé à prendre la clé des champs alors qu’il est le meilleur avant-centre au monde. Prénom ? Cette affaire « m’obsesionne », me déchire.

Oui je l’avoue : la plupart de mes copains « intellos de gauche », méprisent le foot avec fondement mais un brin de mépris aristo ; ils méprisent ce « machin » pour le peuple des illettrés et même de « ceux qui ont quelques bases… »… Nous, les intellos, nous sommes sommés de haïr cette grande messe lobotomisiaque, infantilisante, populaire… Populaire ? « Et surtout ne me parle pas d’identité, de marqueurs identitaires »

« Sí, lo confieso ». Je l’avoue. J’aime le foot, lucidement, comme l’aimait, avec tripes et raison, le grand, le très grand écrivain uruguayen Eduardo Galeano. L’Uruguay, le Brésil, l’Argentine, pays d’irrationnelles passions footesques, d’authentique culte du ballon rond. Le peuple a fait main basse sur chaque ballon, sur tout ce qui tourne, le peuple exulte mais vote Lula… J’aime ce jeu qui n’est beau que collectif, cette fête populaire tonique, cette révolution paupérisante, du vocabulaire, « du coté » rabâché mille fois, ces affiches Gazprom qui nous rappellent qu’avant la Russie il y eut l’URSS, l’omniprésence des cas taris, les interminables débriefings qui se mordent la queue, les millions de sélectionneurs amateurs et… connaisseurs à la fois, qui s’empaillent un verre de pastis à la main, ces bars qui revivent, qui créent du lien l’espace d’un mois, j’aime l’esprit d’équipe, ce « collectif », cet « ensemble » dont on a tant besoin, politiquement, socialement. J’aime le travail et les horaires qui, pendant un mois, tournent autour d’un ballon. J’aime ce cri libérateur et aliéné à la fois : Gooooooooool !!

La messe n’est jamais dite. Il n’y a pas de messie suprême… Les peuples, et un ballon.

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Honte à l’Europe, honte à la France

Posté par jacques LAUPIES le 18 juin 2018

Un passé si proche vers un avenir incertainHonte à l'Europe, honte à la France  dans POLITIQUE Ico-esclavage_1

 

S’il arrivait que la jeune génération et celles qui vont suivre soient confrontées au cours de ce siècle à des conflits généralisés à l’initiative de centaines de millions d’affamés africains embrigadés par des forces contrôlées par quelques fous, sous l’égide de quelque fascisme émergeant , à qui devraient-ils demander des comptes ?

A ceux qui prônent l’assistance et le droit, l’échange et la coopération avec ces peuples désemparés, en souffrance ou à ceux qui n’ont de cesse de vouloir imposer leur libéralisme exploiteur, et veulent les contraindre par la force à en accepter les règles et à en subir les souffrances.

Le bourgeois, au besoin le petit bourgeois français, qui depuis la révolution française ont pillé ou accepté la spoliation de de vastes territoires, »esclavasigés » colonisés puis abandonnés au sous-développement et souvent à la corruption ont une responsabilité écrasante dans ce qui n’est que la première vague passive d’une révolte en gestation.

Honte à ceux qui en Europe et en France nous préparent cet avenir. 

 Bravo à ceux qui résistent au nom d’une civilisation occidentale qu’ils s’inspirent des valeurs chrétiennes dans ce qu’elles portent d’action charitable ou de combat pour le droit !

Bravo à ceux qui au nom du partage et de la fin du système d’exploitation parlent  de communisme ou simplement d’intérêt général dans ce qu’ils portent d’action pour l’égalité !

Ils réhabilitent tous la fraternité bafouée par les marchands ! 

 

 

Valencia aux exilés : « bienvenue chez vous ! »

Aquarius
émilien urbach
Lundi, 18 Juin, 2018
L’Humanité
Hier, à Valence, l’émotion était forte pour les 630 réfugiés abandonnés par les dirigeants européens. Karpov/SOS Méditerranée/AFP<br /><br />

Hier, à Valence, l’émotion était forte pour les 630 réfugiés abandonnés par les dirigeants européens. Karpov/SOS Méditerranée/AFP
 

Ce dimanche, à Valence en Espagne, des milliers de citoyens se sont rassemblés pour accueillir les réfugiés abandonnés en mer par les dirigeants d’une Europe xénophobe et meurtrière.

Au soleil levant, elles dansent, chantent et s’enlacent les yeux rivés sur les rivages ibériques qui se dessinent sur l’horizon. C’est la première scène filmée et publiée sur les réseaux sociaux, hier matin à l’approche des côtes espagnoles, par l’équipage de l’Aquarius. Rescapées, avec plus de 600 autres exilés africains, d’une journée entière passée sur un canot pneumatique à la dérive, ces femmes ont été prises en charge par les sauveteurs de SOS Méditerranée, il y a plus d’une semaine. Avant de pouvoir enfin poser le pied sur une terre hospitalière, elles ont dû attendre et naviguer plus de 1 500 kilomètres, à bord du navire de l’ONG, empêché dimanche dernier d’accoster en Italie par le ministre de l’Intérieur xénophobe, Matteo Salvini. Parmi ces femmes africaines en liesse qui, pendant plus d’une semaine, ont dû faire face à une mer parfois démontée, certaines sont enceintes, d’autres souffrent de brûlures : toutes viennent de connaître l’enfer libyen.

À terre, près 2 000 citoyens espagnols solidaires se sont rassemblés sur le port de Valence pour accueillir ces 630 réfugiés épuisés et proposer leurs services aux associations pour traduire, soigner, nourrir, habiller leurs hôtes sauvés des eaux. « Bienvenue chez vous ! » pouvait-on lire en plusieurs langues sur une banderole accrochée à proximité du lieu d’amarrage.

« Des centaines de personnes vous attendent pour prendre soin de vous ! lance aux exilés prêts à descendre du navire l’un des bénévoles de SOS Méditerranée, juste avant l’accostage. Mais le débarquement va prendre plusieurs heures. Il va falloir encore être patient. »

Les opérations de « triage » ont en effet commencé dès 6 h 30, à l’arrivée du navire de la marine italienne, le Dattilo, transportant une partie des 630 personnes secourues. Après l’accueil sanitaire, les dispositifs d’identification et d’enregistrement ont immédiatement été mis en œuvre selon les protocoles voulus par les architectes de l’Europe forteresse : prises d’empreintes, entretiens, fichage…

Le coup de force des Italiens et l’émotion qu’il a suscitée donnent un caractère particulier à ce débarquement. Et cela n’a pas échappé à Emmanuel Macron, qui après plusieurs jours d’un mutisme criminel a proposé par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, de venir en aide à l’Espagne en accueillant les exilés « qui répondraient aux critères du droit d’asile après examen de leur situation ». Une annonce qui cache mal l’hypocrisie du président de la République française, déclarant vendredi après-midi : « Quand un bateau arrivera dans nos eaux, nous en aurons la charge » alors que, la nuit précédente, l’Aquarius passait à moins de 4 milles marins des côtes corses sans pouvoir y accoster. Hypocrisie encore du chef de l’État dénonçant « le cynisme et l’irresponsabilité » des dirigeants italiens, mardi, pour finalement recevoir le président du Conseil des ministres Giuseppe Conte, jeudi, appelant à ce que « la France et l’Italie travaillent ensemble, main dans la main, pour porter des initiatives et apporter des réponses ». Des réponses auxquelles souscrivent déjà les dirigeants européens les plus réactionnaires et consistant à externaliser les politiques migratoires de l’Union européenne (UE) vers des contrées où on bafoue allègrement les droits de l’homme. Hypocrisie à laquelle les dirigeants européens nous ont déjà habitués, à l’image du processus de « relocalisation » adopté en septembre 2015, qui prévoyait de répartir, avant l’automne 2017, 160 000 demandeurs d’asile entre les 28 États membres de l’UE pour n’accueillir finalement que 27 000 personnes.

« L’inaction des États de l’UE a fait plus de 13 000  morts depuis 2014 »

C’est dans cette même logique donc que la France accueillera quelques dizaines de personnes, parmi les 630 exilés victimes de l’inique décision italienne de dimanche dernier, tout en fermant les yeux sur les 200 corps repêchés le lendemain, au large des côtes libyennes, et sur les centaines d’autres personnes qui quotidiennement embarquent sur les mêmes canots de fortune. Dans le même temps, toujours au pays des droits de l’homme, la loi asile-immigration, dont débattront les sénateurs à partir de mardi, tout comme les circulaires du ministère de l’Intérieur à l’intention des préfets renforcent l’arsenal répressif à l’égard des étrangers, notamment des demandeurs d’asile « dublinés », alors même que les accords de Dublin, qui obligent les exilés à demander la protection internationale dans le premier pays de l’UE par lequel ils transitent, sont justement à la source du coup de force de l’extrême droite au pouvoir en Italie.

Hier, à Valence, le calvaire maritime des 630 réfugiés abandonnés par les dirigeants italiens a pris fin, laissant s’exprimer un formidable élan populaire de solidarité. Ceux qui leur ont tendu la main en mer ont cependant tenu à envoyer un message très clair : « L’inaction des États européens est criminelle, ont dénoncé les responsables de SOS Méditerranée. Elle a fait plus de 13 000  morts en Méditerranée depuis 2014, alors que, face à la tragédie de Lampedusa en 2013, les dirigeants de l’UE s’étaient insurgés : “Plus jamais !” L’Europe porte ces morts sur sa conscience. » Médecins sans frontières, en charge des actes médicaux à bord de l’Aquarius, ne s’est pas privé d’enfoncer le clou, accusant pour sa part « les gouvernements européens de marchander des vies humaines » et d’entraver les actions humanitaires « par la multiplication d’obstacles bureaucratiques, de mesures d’intimidation et des procédures judiciaires ».

Une fois ces clarifications apportées, l’équipage de l’Aquarius devait reconditionner le navire pour retourner au plus vite sur la zone de sauvetage, au large de la Libye… Assuré du soutien renouvelé de milliers de citoyens européens.

Journaliste

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Comment démolir Jupiter ?

Posté par jacques LAUPIES le 17 juin 2018

Représentation de Jupiter au musée du Prado, à Madrid.

 

Macron perd en popularité !

C’est le moins qui puisse lui arriver mais lui et ses comparses s’en foutent. La seule opposition véritable – celle des communistes – est si affaiblie qu’elle ne l’incommode que très relativement, quant à la fraction de « gauche » qui a soutenu le Président elle vire complètement dans le social libéralisme qui n’a plus rien de social.

Il y a, dit-on, la France insoumise et quelques socialistes et autres écologistes bien plus préoccupés de faire la pige aux communistes que de se perdre dans un hypothétique rassemblement – pour l’heure – que des communistes (pas tous) réclament !

Les médias nous parlent également de cette opposition naissante au sein du parti présidentiel (LREM) On peut douter qu’il faille attendre beaucoup de contestation de ces « paillasses » qui ont accepté de prendre le train de Macron en marche.

Bref la seule inquiétude que pourrait avoir cet authentique représentant du patronat et des milieux financiers vient actuellement de la lutte concrète des travailleurs et d’une opinion qui lui est de plus en plus défavorable, des organisations syndicales comme la CGT confrontée cependant à la déviation dite réformiste et force d’appoint du pouvoir.

Reste à traduire cela politiquement pour que ledit Jupiter mette de l’eau dans son vin avant qu’il n’ait achevé sa mission destructrice !

Cela ne peut se faire que dans la recréation d’un grand parti révolutionnaire (donc populaire) afin que son action et sa réflexion  lui évite les pièges si bien décrits dans « la ferme des animaux ». Œuvre que j’ai cependant toujours considérée comme ayant une finalité plutôt réactionnaire et traduisant la trouille social démocrate !

Je viens de prendre connaissance de la proposition de base commune du Conseil !national du PCF. A priori ce document contient évidemment une juste analyse de la société et du monde qui nous entoure. Mais j’ai tellement entendu de beau discours et d’impuissance à les mettre en œuvre que j’ose espérer que cela ne restera pas que des mots.

Cela pose la question de la qualité de l’outil PCF et sans doute le Congrès devrait mieux préciser son affutage  et la qualité de ceux qui vont devoir le faire fonctionner…

 

Retraites, le nouveau chantier de démolition

diego chauvet
Jeudi, 14 Juin, 2018
Humanité Dimanche
Photo Eric Feferberg/Pool/Rea.

Photo Eric Feferberg/Pool/Rea.

Le coup d’envoi de la future réforme des retraites vient d’être donné. L’objectif du gouvernement : remplacer le système actuel, basé sur la répartition, par une capitalisation à peine déguisée. à la clé, des pensions toujours plus basses.

Après le Code du travail, les cotisations sociales, l’ISF ou encore la SNCF, le gouvernement vient de donner le coup d’envoi de son prochain grand chantier de démolition sociale : sa réforme des retraites. C’est le 31 mai que le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, a lancé une « première expédition citoyenne dans le futur de notre système de retraite ». Une réunion de 20 « citoyens », en fait, au ministère des Solidarités et de la Santé, en présence du haut-commissaire et un intitulé alléchant : « En 2040, tous égaux dans le nouveau système de retraite ». Dans la foulée, le gouvernement a ouvert un site Internet (1) au moyen duquel il annonce donc lancer une grande consultation des Français dans la perspective d’un futur projet de loi prévu à l’horizon fin 2019-début 2020. Et le ton est donné, puisqu’il s’agit, dans la présentation qu’il en fait, d’instaurer l’égalité pour tous dans un nouveau système de retraite qui viendrait de surcroît régler les problèmes de financement.

La méthode est donc en soi biaisée. On trouve dans les questions qui sont débattues lors des « expéditions citoyennes » des idées avec lesquelles on ne pourrait qu’être d’accord (l’égalité) et des préoccupations futuristes éliminant notamment les syndicats, représentants des salariés et des retraités… voire toute décision politique : « Quelles seront les conséquences à moyen terme si une intelligence artificielle décidait tous les cinq ans du niveau des pensions en fonction de l’espérance de vie moyenne actualisée et de la croissance du pays ? » peut-on lire dans le résumé des sujets en débat le 31 mai dernier. Ainsi, donc, le simple fait de poser cette question permettrait de dessiner une solution qui viendrait à bout de toutes les revendications. L’intelligence artificielle, solution miracle pour le Medef !

Nous vendre le modèle suédois
Plus sérieusement, Emmanuel Macron tente de nous vendre une réforme en s’inspirant, dit-il, du modèle suédois… Il s’agit de la retraite par points. Exit les trimestres de cotisation, on compterait désormais les droits à la retraite en euros sonnants et trébuchants : accumulés tout au long de la carrière, ils formeraient à la fin un capital qui serait donc reversé sous forme de rente. La retraite par points n’est rien d’autre qu’une forme de retraite par capitalisation. Là encore, le gouvernement nous tend un miroir aux alouettes. Si les retraites ne sont plus calculées en fonction des trimestres cotisés, l’âge légal de départ pourrait lui-même disparaître… « Que se passerait-il dans vingt ans si chacun pouvait décider de partir à la retraite quand il le souhaite ? » interroge le site officiel de la consultation en ligne. En somme, il suffirait de compter ses points, et si on estime en avoir assez, choisir de partir un peu plus tôt que prévu. Mais l’âge légal de 62 ans restera en vigueur, et le Medef veille à ce que l’on rende le mécanisme suffisamment dissuasif, en mettant en place de nouvelles décotes, pour pousser les salariés à travailler plus longtemps, soit à s’aligner sur les 65-67 ans en vigueur dans d’autres pays européens.

Evincer les syndicats
En attendant un contenu qui va être appelé à se préciser dans les mois qui viennent, la méthode choisie par le gouvernement relève déjà en soi de la manipulation. Avec cette consultation en ligne et les quelques dates « d’expéditions citoyennes » à venir, il s’agit d’une véritable opération d’enfumage des citoyens et de contournement des syndicats. Avec cette méthode, le gouvernement cherche à faire croire qu’il pourrait obtenir l’assentiment des « Français », qu’il opposerait ainsi aux organisations syndicales qui ne manqueraient pas de s’élever contre cette réforme. Cette apparence « démocratique » n’est qu’un nouvel avatar de la stratégie utilisée par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne de 2012. L’ex-président s’en était alors violemment pris aux « corps intermédiaires qui font écran entre l’État et le peuple ».

(1) Sur https ://participez.reforme-retraite.gouv.fr/projects

Journaliste à l’Humanité Dimanche

 

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Quand sommeille le chat

Posté par jacques LAUPIES le 16 juin 2018

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Le chat sommeille ou dort
Apres la pastorale
La neuvième s’exhale
Le printemps est dehors
 
Dans la maison il reste
Carré dans un fauteuil
Alors qu’il est au seuil
D’une porte entrouverte
 
Il voit dans l’encoignure
Tantôt l’or des étoiles
Tantôt la brume en voile
Mais pas le temps qui dure
 
Les jours passent trop vite
Et  sa jeunesse vit
Dans un corps rabougri
Ou l’esprit se délite
 
Les sources de l’amour
Baignent les jeunes fleurs
Et n’offrent leur fraicheur
Qu’aux arbustes en cour
 
Au loin le cri des doux
Appelle à des alertes
Mais c’est en pure perte
Quand s’agressent.des fous

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Quand le gouvernement cessera-t-il de s’attaquer à ces droits sociaux fondamentaux ?

Posté par jacques LAUPIES le 16 juin 2018

 

Pensions de reversion

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Par / 12 juin 2018

Quand le gouvernement cessera-t-il de s’attaquer à ces droits sociaux fondamentaux ?

Je vous remercie, monsieur le président.

Madame la ministre des solidarités et de la santé, depuis un an, le gouvernement auquel vous appartenez mène une véritable guerre contre les salariés, les retraités, les familles, les jeunes. De la diminution des APL à la hausse de la CSG, vous brisez le caractère solidaire de notre système social au profit d’une vision libérale du chacun pour soi, laissant le champ libre aux appétits des grands groupes privés.

C’est précisément dans cette logique que les premières pistes de votre future réforme des retraites évoquent toutes l’objectif de proportionnalité entre les cotisations versées et les pensions versées, sans aucune prise en compte des accidents de la vie et des situations particulières qui sont pourtant au fondement du système de protection sociale à la française.

Le document de travail du haut-commissaire chargé de la réforme des retraites, M. Jean-Paul Delevoye, fait peser en ce sens de lourdes menaces sur les pensions de réversion qui permettent aujourd’hui à presque quatre millions de personnes déjà touchées par la suppression de la demi-part fiscale de garder la tête hors de l’eau, et à la solidarité nationale de s’exprimer à l’égard de celles et de ceux qui sont dans l’épreuve.

Madame la ministre, il s’agit pourtant du fruit des cotisations de leurs maris le plus souvent, ou de leurs épouses décédées.

Ces pensions de réversion permettent par ailleurs de compenser en partie les inégalités salariales entre les femmes et les hommes.

Madame la ministre, ma question est simple : quand le Gouvernement cessera-t-il de s’attaquer à ces droits sociaux fondamentaux ? (Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste et sur quelques travées du groupe socialiste et républicain.)

M. le président. La parole est à Mme la ministre des solidarités et de la santé.

Mme Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé. Madame la sénatrice Céline Brulin, vous faites au Gouvernement un procès d’intention. Aujourd’hui, la réforme des retraites est en cours de concertation avec l’ensemble des organisations syndicales.

La méthode choisie – permettez-moi d’y insister –, découle du constat suivant, connu de tous les Français : notre système de retraite est illisible, inéquitable, et les jeunes ne croient plus qu’ils auront accès à la retraite. Nous sommes donc confrontés à un problème de solidarité intergénérationnelle.

Face à ce constat, le Président de la République a souhaité proposer aux Français une réforme des retraites visant à rendre notre système plus lisible, plus compréhensible, plus équitable et à redonner confiance à notre jeunesse dans le système des retraites.

Jean-Paul Delevoye, que nous avons nommé haut-commissaire chargé de la réforme des retraites, consulte depuis six mois la totalité des organisations syndicales et prend en compte toutes les contributions.

M. Pierre-Yves Collombat. Nous savons tout cela !

Mme Éliane Assassi. Et les pensions de réversion ?

Mme Agnès Buzyn, ministre. Nous en sommes à la première phase de la concertation, qui, je le rappelle, porte sur trois sujets, dont celui qui concerne les droits contributifs et non-contributifs, c’est-à-dire la part de la solidarité dans la réforme des retraites.

Aujourd’hui, la part de la solidarité dans les retraites et les pensions de retraites est de l’ordre de 20 % et il est prévu de maintenir ce ratio. C’est le souhait exprimé par l’ensemble des organisations syndicales.

Le document dont vous faites état est un document de travail (Exclamations sur quelques travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste.) qui fait aujourd’hui l’objet de consultations et sur lequel nous attendons le retour de l’ensemble des organisations afin de poursuivre la coconstruction de cette réforme si importante pour les Français. (Applaudissements sur des travées du groupe La République En Marche. – MM. Didier Guillaume et Jean-Marc Gabouty applaudissent également.)

Mme Éliane Assassi. Vous n’avez pas répondu à la question !

M. le président. La parole est à Mme Céline Brulin, pour la réplique.

Mme Céline Brulin. Madame la ministre, loin de nous l’idée de faire des procès d’intention. Toutefois, comme on le dit chez nous, chat échaudé craint l’eau froide. Or nous avons vu sur différents sujets ce que vous entendiez par concertation – je pense tout particulièrement aux retraités agricoles, à qui vous refusez avec obstination une retraite équivalant à 85 % du SMIC.(Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste et du groupe socialiste et républicain, ainsi que sur des travées du groupe Union Centriste et du groupe Les Républicains.)

Voilà pour le moins une redistribution qui serait urgente ! (Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste, ainsi que sur quelques travées du groupe socialiste et républicain et du groupe Les Républicains.)

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Allez les cheminots ! Allez…

Posté par jacques LAUPIES le 15 juin 2018

 

Vous me direz : c’est facile d’encourager les cheminots tranquillement devant son ordinateur » Je vous répondrai on fait ce qu’on peut.

Après tout si parmi les quelques centaines de lecteurs de ce blog il en est qui pourraient échapper à la vision objective de ce conflit, ce sera toujours ça de gagné et cela ne m’aura couté que quelques minutes de retard dans ma marche quotidienne…

 

Réforme ferroviaire. Le train de la grève ne marque pas l’arrêt au terminus parlementaire

Marion d’Allard
Vendredi, 15 Juin, 2018
L’Humanité
Les ordonnances concernent la réalisation de l’ouv erture à la concurrence et la question épineuse de la gestion des gares. Régis Duvignau/Reuters<br /><br /><br /><br />

es ordonnances concernent la réalisation de l’ouv erture à la concurrence et la question épineuse de la gestion des gares. Régis Duvignau/Reuters
 

Alors que le Sénat a entériné jeudi le pacte ferroviaire, l’intersyndicale appelle les cheminots à poursuivre la grève. Ils entendent peser face au patronat de la branche sur la rédaction de la convention collective et face à la direction SNCF sur l’accord d’entreprise.

Le gouvernement et ses relais parlementaires le répètent à l’envi : la loi est votée, la réforme va s’appliquer, la grève doit s’arrêter. Mais face aux incantations de l’exécutif, les syndicats conservent la constance des arguments de fond. Ainsi mercredi, au sortir d’une réunion intersyndicale, les quatre organisations représentatives à la SNCF à l’origine, dans l’unité et depuis le 22 mars dernier, du plus long conflit de l’histoire récente de l’entreprise publique, ont une nouvelle fois appelé l’ensemble des cheminots « à maintenir la pression sur les prochaines séquences de grève », avec, en point d’orgue, « une grosse journée d’action » le 28 juin (dernier jour de grève du calendrier prédéfini au printemps).

Mais rien, pour l’heure, ne permet de dire que la grève ne perdurera pas au-delà de cette date. La CGT, syndicat majoritaire, a d’ailleurs déjà évoqué une poursuite de la mobilisation. SUD rail également. « Nous ne nous faisons pas d’illusions sur une mobilisation continue durant l’été, mais nous appellerons à des actions précises et à des grèves à certaines dates clés », note érik Meyer, secrétaire fédéral de SUD rail. Face à un gouvernement qui « joue le jeu irresponsable du pourrissement », dénonce Laurent Brun, secrétaire général de la CGT cheminots, les syndicats ne comptent donc pas baisser la garde. Et ce malgré l’adoption définitive de la réforme par le Parlement jeudi, avec l’approbation du Sénat, par 245 voix pour et 83 contre, du texte de compromis de la commission mixte paritaire issue des deux assemblées. Un acte qui parachève le marathon parlementaire du projet gouvernemental, après le vote similaire des députés, la veille.

« 80 % du projet de loi restent à écrire »

La combativité des syndicats est renforcée par les résultats de la Vot’action, soigneusement éludée dans les discours de la direction et du gouvernement, mais à l’occasion de laquelle 95 % des cheminots se sont déclarés opposés au pacte ferroviaire porté par le gouvernement et la direction de la SNCF. « Comment, dès lors, imposer à des cheminots qui la contestent la mise en œuvre de cette réforme ? » interrogeait Laurent Brun il y a quelques jours. D’autant qu’avec la méthode des ordonnances choisie par le gouvernement et qui a très largement participé à crisper le dialogue, « 80 % du projet de loi reste à écrire », précise Jocelyn Portalier, secrétaire fédéral de la CGT cheminots. Loin d’être cantonnées aux simples « aspects techniques de la réforme », comme voudrait le faire croire Élisabeth Borne, ministre des Transports, ces ordonnances concernent la réalisation de l’ouverture à la concurrence (notamment tout le volet sur le transfert du matériel roulant), la négociation collective, les contrats de performance, le tarif des péages ferroviaires et l’organisation interne de la SNCF, avec en particulier la question épineuse de la gestion des gares. Des ordonnances auxquelles s’ajoutent « neuf décrets d’application » accolés à la loi et devant préciser, entre autres, le « statut des sociétés par action, le mode de calcul des salariés transférés (en cas de reprise d’une ligne par une entreprise privée – NDLR) » ou encore « les conditions de maintien des droits à la retraite en cas de transfert » et la politique de tarification sociale, rappelle la CGT.

Une nouvelle phase de la bataille des cheminots

Des sujets de fond que les syndicats comptent bien poser sur la table de la réunion tripartite de vendredi. Arrachée à Édouard Philippe par la mobilisation, cette rencontre qui réunit, sous l’égide du ministère, les syndicats et le patronat de la branche ferroviaire, marque la nouvelle phase de la bataille des cheminots. Entamées en 2014 après que la loi du 4 août a créé une branche ferroviaire qui n’existait pas jusque-là, les négociations de la convention collective doivent se poursuivre sur au moins dix-huit mois. L’enjeu est de taille. Car l’abandon du recrutement de cheminots au statut à compter du 1er janvier 2020 – désormais inscrit dans la loi – concentre le socle des droits sociaux de tous les cheminots (du privé comme de l’entreprise publique) dans le cadre de la branche. Et pour les syndicats, pas question de laisser le gouvernement tenir en la matière un rôle de simple observateur. « L’État doit prendre ses responsabilités », martèle la CGT. « Il faut qu’on sorte (de cette réunion tripartite) avec une note d’intention du ministère des Transports (…) sur une volonté de créer une convention collective attractive et de haut niveau », a pour sa part déclaré Roger Dillenseger, secrétaire général de l’Unsa ferroviaire. Quant à la CFDT cheminots, son secrétaire général Didier Aubert l’a rappelé cette semaine, « la fin des recrutements au statut doit être transformée en garanties sociales de haut niveau pour toute la branche ». L’engagement d’« une extension des droits à l’ensemble des salariés de la branche », poursuit le syndicaliste, demeurant une condition sine qua non « pour entrevoir le début de l’issue du conflit ».

Continuer de combattre la réforme en agissant sur les décrets d’application et le contenu des ordonnances, ouvrir de véritables négociations au niveau de la branche et peser en interne sur l’élaboration de l’accord d’entreprise : pour les cheminots, la bataille se mène plus que jamais sur tous les fronts. « Ce gouvernement est l’un des plus durs que nous avons connu ces dernières années », constate la CGT. Et parce que « les slogans ne suffisent pas, poursuit le syndicat, nous devons maintenir la pression sans faillir ».

La maintenance sabordée au nom de la concurrence

Une fois la SNCF ouverte à la concurrence, que deviennent les trains et les ateliers de maintenance ? Loin d’être anecdotique, cette question a fait l’objet d’un « deal entre sénateurs de droite et gouvernement » et « a été tranchée par le dogme libéral », s’insurge la CGT. Ainsi, la réforme prévoit la transformation de la maintenance – aujourd’hui intégrée à la filière matériel, sous maîtrise nationale – en « un marché indépendant ». Une aubaine pour les constructeurs comme Alstom ou Bombardier, qui réclament de longue date des contrats de maintenance, bien plus rentables que la construction. Mais au-delà des questions de sécurité que cela soulève, « ce sont 12 900 cheminots qui risquent d’être “sortis” de l’entreprise », dénonce la CGT, qui plaide pour le retour à « une maintenance intégrée ».

journaliste

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