Mis en valeur par les Bleus, les petits clubs espèrent profiter de la victoire au Mondial

Posté par jacques LAUPIES le 17 juillet 2018

Kylian Mbappé a invité, le 27 juin, des jeunes de sa commune de Bondy à Istra durant la coupe du monde. Franck Fife/AFP<br /><br />

Kylian Mbappé a invité, le 27 juin, des jeunes de sa commune de Bondy à Istra durant la coupe du monde. Franck Fife/AFP
Mardi, 17 Juillet, 2018

Le succès au Mondial a mis en lumière le travail de formation des clubs amateurs. Mais la diminution des dotations publiques fragilise ces structures.

Le plaisir, c’est d’abord ce que retiennent tous les acteurs du mouvement sportif à propos du parcours des Bleus. Une joie d’autant plus grande que la Coupe du monde de football a été soulevée par un groupe de joueurs qui ont constamment mis en valeur, durant leur épopée russe, leur attachement au foot des clubs dont ils sont issus. Soudainement sortis de l’ombre, ces éducateurs, entraîneurs, salariés ou bénévoles, acteurs essentiels du sport français, espèrent désormais qu’on leur rende la pareille.

Pour Jean-Pierre Karaquillo, la reconnaissance du travail effectué par ces structures associatives est déjà au rendez-vous. Un premier gain de cette Coupe du monde. « Quelque chose d’important s’est passé, décode le cofondateur du Centre de droit et d’économie du sport de Limoges, établissement de référence dans le sport français. Que la victoire apporte de la joie, c’est formidable. Mais ce qui a touché les gens, c’est le comportement éducatif des Bleus, leur esprit citoyen. C’est le fruit du travail de François Blaquart, l’ancien directeur technique national. Il a eu l’intelligence de relancer la préformation en disant qu’il ne suffisait plus de savoir jouer au ballon, mais que les enfants retenus devaient avoir reçu une éducation civique. C’est la formation française qui a gagné et je pense que cet exemple peut irriguer les autres disciplines sportives. » Autre gain déjà engrangé par le mouvement sportif, la reconnaissance des valeurs mises en pratique dans les clubs. Jean-Philippe Acensi, président de l’Association pour l’éducation par le sport (Apels), s’en fait le plus chaleureux écho : « Voir une équipe constituée de 70 % de joueurs issus des quartiers, c’est extraordinaire. Pour le sport, la diversité est une valeur forte sur laquelle le pays peut s’engager, d’autant plus que cette valeur est fortement mise à mal dans d’autres pays d’Europe gouvernés par l’extrême droite. Le Mondial a montré qu’il n’y a pas d’autres équipes comme la nôtre et que le sport français sait faire gagner cette diversité. Deschamps l’a fait avec les Bleus. Mais il y a plein d’autres petits Deschamps partout en France. Avec leurs éducateurs, les associations constituent une formidable école dans les quartiers. C’est miraculeux de voir autant de joueurs issus de ces quartiers devenir les meilleurs au monde, alors même que les clubs qui y œuvrent vivent dans une grande précarité et que personne ne reconnaît vraiment le travail réalisé par tous ces éducateurs. On a là des structures qui méritent qu’on s’y intéresse. »

plus de 16 millions de licenciés sont accueillis

Car ce socle du sport français donne des signes de faiblesse. Côté pile, plus de 16 millions de licenciés sont accueillis chaque année dans les 180 000 clubs des fédérations (multi)sportives et affinitaires. Côté face, pratiquement autant de personnes déclarent avoir une pratique physique hors club. Signe que les besoins ne sont pas forcément en adéquation avec les moyens mis en œuvre par les associations. D’autant que ces moyens sont plus que moyens. « Pour le moment, le secteur ne va pas si mal, estime David Cluzeau, délégué général des Employeurs d’avenir, fédération des associations qui emploient 110 000 salariés dans la branche sport. Mais nous avons pris de plein fouet la suppression des contrats aidés, qui ne vont pas aider les associations à accueillir les nouveaux licenciés attendus après la Coupe du monde. Les crédits de l’État ont eux aussi diminué, notamment ceux relevant de la politique de la ville. Comme les dotations des collectivités locales, qui sont les principaux financeurs du sport français. Tout cela n’aide pas à la vitalité des clubs. »

Les jeux olympiques de 2024, vrai horizon du sport français

« Comment ne pas faire de parallèle entre cette belle victoire et la baisse des financements publics pour le sport de proximité ? se demande aussi la Fédération sportive et gymnique du travail. Dans certains départements, (notre fédération) pourtant fortement implantée dans les quartiers “politique de la ville”, subit en 2018 une coupe de 40 % de ses crédits du CNDS (Centre national pour le développement du sport) ! Le budget des sports, en cours de discussion au Parlement, n’est pas annoncé à la hausse, alors même que le gouvernement a porté la candidature de la France aux jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. L’austérité budgétaire ne parviendra pourtant pas à rompre la force d’un sport associatif au service de la population, qui peut légitimement revendiquer sa petite contribution au triomphe de ce 15 juillet 2018. »

Si la Coupe du monde apporte un supplément de lumière et de médiatisation au mouvement sportif, son vrai horizon est celui des Jeux de 2024. Là, il est bien question d’« héritage » laissé par le passage en France de cet événement planétaire. Or, là non plus les nouvelles ne sont pas si bonnes, selon le secrétaire national du syndicat Snep-FSU, Benoît Hubert : « Une nouvelle gouvernance du sport français devrait se mettre en place, avec une agence du sport chargée de gérer le sport de haut niveau d’un côté, le sport pour tous de l’autre, et le ministère des Sports, qui ne se contente plus que des contrôles. On adapte le modèle britannique, qui a eu des résultats lors des JO de Londres de 2012. Mais depuis, le sport pour tous et le sport scolaire sont en train de s’effondrer. » Dans ce contexte, pas sûr que les clubs qui ont fait émerger les Kylian Mbappé et Paul Pogba puissent assurer la relève.

Stéphane Guérard

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Ben content qu’ils aient gagné !

Posté par jacques LAUPIES le 16 juillet 2018

DSC_0479- à chacun sa coupe   DSC_0472-un air féroce après la victoire...  DSC_0485-1-trois Président(e)s  Mbappe etc

DSC_0478-photo troublre mais il est beau quand même  DSC_0481-joueur croate

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Au hasard du 14 juillet à Tarascon

Posté par jacques LAUPIES le 15 juillet 2018

DSC_0423 - l'ambiance à la fête

une ambiance de fête…

DSC_0428-Bandido je crois  DSC_0429-Cherchez le taureau...

Cherchez le taureau, vous ne le voyez pas ? Pourtant il y est ! Mais le photographe est prudent !

DSC_0444-La France va gagner...

A la Boucherie on est persuadé que la France va gagner…

 

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Existons pour faire exister le changement !

Posté par jacques LAUPIES le 15 juillet 2018

 

Cette élection doit-être l’occasion d’affirmer la vision qu’ont les communistes pour une Europe au service des peuples et non des oligarchies financières et économiques, de rappeler que la lutte des classes se conduit à tous les niveaux  d’organisation  institutionnelle du pays et des unions de pays  auxquelles il appartient : donc celui de la nation, celui de l’Europe, mais aussi celui de la planète entière. L’internationalisme ne saurait être relégué aux oubliettes !

Cette lutte est inséparable de celle pour la démocratie, pour l’extension des libertés individuelles et collectives, pour le progrès social, 

Nous n’avons pas à attendre les autres mais à créer le conditions pour qu’ils se rapprochent au plus près de nos objectifs.

Existons mais pour exister tous les communistes doivent s’imprégner de cette idée qu’il faut nourrir son corps et son esprit, donc son parti, s’unir avant que d’aller porter un message au peuple qui ne le voit plus mais qui saura vite le trouver s’il est visible  ! 

 

 

 

 

 

 

Après la reconnaissance du principe de fraternité par le Conseil constitutionnel, Ian Brossat a rencontré Cédric Herrou mercredi pour «saluer (cette) victoire».

Après la reconnaissance du principe de fraternité par le Conseil constitutionnel, Ian Brossat a rencontré Cédric Herrou mercredi pour «saluer (cette) victoire».
 

Ian Brossat « En Europe, les libéraux font le lit des fachos »

Vendredi, 13 Juillet, 2018

Immigration. Le chef de file du PCF pour le scrutin européen, Ian Brossat, s’est rendu cette semaine dans la vallée de la Roya. « Nous avons un devoir d’hospitalité », insiste-t-il après y avoir rencontré des migrants et ceux qui se battent à leurs côtés.

Vous vous êtes rendu dans la vallée de la Roya et avez rencontré Cédric Herrou mercredi. Pourquoi une telle initiative ?

Ian Brossat Il s’agissait de saluer la victoire remportée par la question prioritaire de constitutionnalité de Cédric Herrou, grâce à laquelle le principe de fraternité vient d’être reconnu comme constitutionnel. En outre, la question des réfugiés sera importante dans cette campagne. Aujourd’hui, beaucoup sont tétanisés par la montée de l’extrême droite en Europe et n’osent plus défendre un accueil digne. S’il ne reste qu’une liste pour tenir la dragée haute aux populistes et aux xénophobes, ce sera la nôtre.

Que retenez-vous de ces rencontres et de ce que vous avez vu dans la vallée ?

Ian Brossat D’abord, le dispositif policier colossal qui y est déployé. Nous avons été contrôlés avant de pouvoir entrer chez Cédric Herrou. Ce dispositif coûte chaque jour 50 000 euros aux contribuables. C’est exorbitant. Imaginons l’accueil que cela permettrait de financer. Ce qui m’a frappé également, c’est la détermination de ceux qui se battent pour accueillir les réfugiés dans un contexte si difficile. Enfin, pour faire peur, on ne traite cette question qu’en termes de stocks et de flux. Or, en réalité, ce sont des hommes, des femmes, parfois des mineurs qui fuient la guerre, la misère. Les réfugiés que j’ai croisés ont fui des situations absolument monstrueuses et aspirent à reconstruire leur vie, pour une part en France. Nous avons un devoir d’hospitalité.

« Plateformes de débarquement », « centres contrôlés »… Que pensez-vous des conclusions du sommet européen de la fin juin ?

Ian Brossat Ce sommet est une honte pour l’Europe et pour la France. Emmanuel Macron s’est aligné sur les positions de l’extrême droite italienne. Depuis 2000, 15 milliards d’euros ont été investis pour renforcer les frontières extérieures de l’Union européenne. Mais ceux qui fuient ces pays en guerre ou sous le joug de dictatures sanguinaires finissent toujours par trouver les chemins qui permettent de partir. Et, trop occupés à tenter de les empêcher d’entrer, on ne se mobilise pas sur la question de l’accueil. C’est un échec sur toute la ligne, construit avec la complicité de la France. Il faut donc porter d’autres exigences. Quand on permet à ces hommes et femmes d’avoir un toit sur la tête et un accompagnement social, personne n’a ce sentiment de chaos sur lequel joue le ouvernement.

Qu’opposez-vous à la formule « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde » utilisée pour justifier ce type de politique ?

Ian Brossat Remettons un peu de rationalité dans le débat. Depuis 2015 et la « crise migratoire », qui est en réalité une crise de l’accueil, l’ensemble des pays de l’Union européenne ont vu arriver 3 millions de demandeurs d’asile, soit l’équivalent de 0,6 % de la population. Depuis le début de 2018, ce sont 41 000 personnes qui sont arrivées par la Méditerranée. On est très très loin d’une « submersion » comme voudrait nous le faire croire l’extrême droite ou comme certains, dont Gérard Collomb, le répètent à l’envi. L’écrasante majorité des réfugiés est aujourd’hui accueillie par des pays du Sud. Nous sommes non seulement très loin d’« accueillir toute la misère du monde » mais nous n’y prenons même pas la part que nous devrions.

Alors que les gouvernements d’extrême droite se multiplient en Europe, peut-il y avoir une solution à l’échelle du continent ?

Ian Brossat Dans l’immédiat, la France doit être beaucoup plus ferme à l’égard des pays qui refusent l’accueil et ouvrir ses ports aux bateaux humanitaires. Les dirigeants européens sont capables de taper du poing sur la table quand il s’agit de défendre la finance, comme cela a été le cas en Grèce, et ils feignent l’impuissance lorsqu’il s’agit d’imposer le respect des droits fondamentaux. Les libéraux ont fait le lit des fachos avec une politique qui conduit à ce que désormais 10 % des actifs vivent sous le seuil de pauvreté, contre 7 % il y a dix ans. Le discours de Macron au Congrès lundi, selon lequel le débat se joue entre progressistes proeuropéens et nationalistes, est très dangereux. Il jette dans les bras de l’extrême droite tous ceux qui contestent l’Union européenne libérale. C’est pourquoi nous voulons mettre à l’ordre du jour, lors des élections, une Union européenne qui porte les aspirations des peuples.

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C’est Jean qui rit et Jean qui pleure

Posté par jacques LAUPIES le 14 juillet 2018

Que d’encre et de mots pour cette coup et du monde qui galvanise les français. Tout simplement parce que peut-être ils vont la gagner  cette  coupe.

Enfin il est plus juste de dire cette équipe qui a réussi à faire naître une ferveur populaire, que  bien de courants  politiques  rêveraient d’avoir en soutien.

Mais bon la récupération, à défaut, peut permettre de donner l’impression qu’ils sont pour quelques chose dans ce parcours déjà prestigieux.

Evidemment on ne peut pas rester indifférent à des défilés sur les Champs Elysées  où se côtoient des jeunesses de toutes conditions sociales, y compris celle plutôt bourgeoise du 16ème qui va côtoyer les sauvageons du 93.

Certains, disons de ma tendance politique, se contiennent ou pas, pour dire qu’il est bien dommage qu’ils ne soient pas aussi  enthousiastes et envahissants, pour manifester en faveur de la défense de l’emploi, des salaires, de l’école et de l’université, du statut des cheminots, contre la  mise en cause des services publics !

D’autres vous dirons que cela n’a rien à voir, que l’effet n’est que passager, comme l’a d’ailleurs été dans un autre domaine plus sérieux et plus dramatique la réaction « je suis Charlie », mais  que tout « rentre dans l’ordre » le temps d’un engouement ou d’une protestation…

Je veux bien !

En attendant les « opportunistes » sont là qui se saisissent de la liesse populaire et l’on a beau me dire que l’on ne peut mésestimer,  ce qui au fond ne serait qu’un défoulement significatif d’un besoin de fraternité, de partage d’un instant ou l’on oublie tout le reste, je trouve bien triste cette joie hystérisée dans le cadre d’un spectacle ! 

D’autant qu’à la fin, de l’autre côté, il y a toujours un vaincu qui voit sa foule « pleurer » dans la défaite. 

Come on dit « C’est Jean qui rit et Jean qui pleure »

Mais le spectacle lui, je ne le manquerai pas demain !

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La notion de « race » enfin effacée de la constitution

Posté par jacques LAUPIES le 13 juillet 2018

La notion de

Photo Philippe LOPEZ/AFP
Jeudi, 12 Juillet, 2018

l’Assemblée nationale a supprimé jeudi à l’unanimité le mot « race » de l’article 1er de la Loi fondamentale et a également interdit toute « distinction de sexe »

Rares sont les amendements autant plébiscités au Palais Bourbon. À l’unanimité, les députés de tous bords ont adopté la suppression du mot «race» dans l’article 1er de la Constitution. Autre point positif concernant la lutte pour l’égalité femme-homme, l’article premier de la norme suprême interdira également toute «distinction de sexe».

«La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction de sexe, d’origine ou de religion», peut-on désormais lire dans le chapitre qui définit les valeurs fondamentales de la République. 

L’article 1er de la Constitution sera normalement modifié dans les jours à venir. Lors d’un déplacement en Bretagne fin juin, le ministre de l’Écologie, Nicolas Hulot, avait annoncé que la «protection de l’environnement» devrait également figurer dans ce chapitre. Sous réserve bien sûr que la révision constitutionnelle aboutisse.

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En Avignon : le théâtre plaide pour les « genres »

Posté par jacques LAUPIES le 12 juillet 2018

Aborder avec le théâtre, le cinéma, la reconnaissance des malfaisances qui frappent les lesbiennes, gays et transsexuels – pour ne citer que quelques variétés bien repérées -  n’est pas  superflu pour tenter d’éveiller les consciences au respect que l’on doit à la différence.

D’autant que les  » pauvres types » généralement constitués en bande et cultivant l’homophobie agissent ça et là, souvent sous l’effet d’alcool et de drogue et pire parfois en toute lucidité. Malheureusement ceux la ne fréquentent généralement pas le théâtre, le cinéma d’auteur, même pas les chaines de télé intelligente.

Quant aux autres, souvent interrogatifs et muets sur le sujet – les normaux – ils sont encore foule !

Y a du boulot mes camarades… Qui n’êtes pas dans la foule !

 

Enfin être libre, se sentir libre dans son corps. Les acteurs redonnent tout son sens au mot courage. C. Raynaud de Lage/Hans Lucas<br />

Enfin être libre, se sentir libre dans son corps. Les acteurs redonnent tout son sens au mot courage. C. Raynaud de Lage/Hans Lucas
 

Avignon. Masculin, féminin, est-ce une fille ou un garçon ?

Jeudi, 12 Juillet, 2018

Olivier Py l’avait annoncé. La question du genre traverserait la programmation. Le spectacle bouleversant de Didier Ruiz l’évoque avec une grande délicatesse. Entretien avec le metteur en scène.

Ils sont sept. Sept hommes et femmes. Tous trans. Face public, ils s’avancent. Leur silhouette se découpe sur de grands voiles blancs tendus comme un écrin pour recueillir leurs paroles. Ils racontent, se livrent, avec pudeur mais sans détour, simplement. On est touché de plein fouet par la sagesse de ces êtres, fruit d’un long cheminement intérieur, de ce combat, silencieux, parfois solitaire, pour affronter le regard des autres. Enfin être libre, se sentir libre dans son corps. Ils redonnent tout son sens au mot courage. Alors on refait ce chemin avec eux. On le poursuit, après. Le théâtre de Didier Ruiz est des plus singuliers. Jamais tapageur ni démonstratif. Il est un théâtre de l’écoute, du respect, de la dignité. Trans est plus fort qu’un manifeste. Il est un acte fort qui nous oblige à repenser les êtres au-delà de l’apparence.

Comment diriger des personnes qui sont acteurs de leur propre histoire ?

Didier Ruiz Il faut les écouter et prendre le temps. Quand vous procédez de la sorte, vous avez fait les trois quarts du boulot. Il suffit de bien regarder à qui vous parlez, et tout devient évident. Vous pouvez alors aller de l’avant.

Une grande sérénité se dégage du spectacle, vous n’avez pas été tenté de politiser la pièce de manière plus virulente ?

Didier Ruiz La question m’a traversé l’esprit. C’est vrai que Clara, la plus âgée des protagonistes, est militante dans une association transgenre. J’ai pensé que l’acte politique était naturellement inclus dans l’œuvre. Ce n’était pas la peine d’en rajouter dans le slogan.

Qu’est-ce que cette simplicité apporte au propos ?

Didier Ruiz Le message politique passe d’autant mieux qu’il est diffus dans l’ensemble. Ce qu’ils nous disent, c’est : « Regardez-moi. Regardez qui je suis. N’essayez pas de savoir ce que j’ai dans ma culotte. Je vais très bien, mon corps m’appartient et je suis libre. Soyez-le à votre tour ! »

Le décor, très sobre, s’est imposé de suite ou avez-vous tenté des scénographies plus fournies ?

Didier Ruiz Ça s’est imposé de suite. Quand j’ai rencontré ces personnages, j’ai pensé à l’Olympe. Mais quelle image pour le mont Olympe ? Je n’en sais rien, d’autant que personne ne l’a jamais vu. Mais il y avait l’idée d’être dans un endroit au-dessus de la Terre, près du ciel, avec ce quelque chose qui les rapprocherait de la divinité. Ces gens sont tellement apaisés qu’on se dit qu’ils ne sont pas de cette Terre.

Est-ce une manière d’en faire des héros d’aujourd’hui ?

Didier Ruiz Absolument. Pour moi, ce sont des héros dans la mesure où leurs actes sont parfaitement en accord avec leurs convictions. C’est comme ça qu’ils ont atteint la liberté. Dans ma vie, j’ai rarement rencontré des gens aussi libres.

Le titre de la pièce, Trans (més enllà) , signifie « au-delà » en catalan. Qu’y a-t-il concrètement au-delà de trans ?

Didier Ruiz Si je devais aujourd’hui changer de titre, je l’inverserais. D’abord « au-delà » et « trans » après. Pour moi, la question de trans vient ensuite. L’idée est de nous amener au-delà du réel, au-delà de l’amour, au-delà de nos représentations…

Vous n’avez pas été tenté de romancer leurs propos ?

Didier Ruiz Jamais. Leur histoire est déjà tellement incroyable… Ce que nous dit Clara est vrai, je l’ai vécu en direct : c’est sa femme qui l’aide à choisir ses vêtements, qui lui prête des soutiens-gorge. Aujourd’hui, après s’être séparées un temps, elles revivent ensemble et Clara m’a confié que sa femme aussi « a fait une transition puisqu’elle vit désormais avec une lesbienne ». J’en suis encore bouleversé. Dans quel film peut-on voir ça ?

Pour les spectateurs qui n’auraient pas vu Une longue peine , votre précédent spectacle, comment expliqueriez-vous le lien avec Trans  ?

Didier Ruiz. Il y a une continuité évidente puisque le procédé est le même, via le témoignage, le centre d’intérêt aussi, via l’enfermement. Là où ça diffère, c’est dans la représentation.

L’avez-vous construit par opposition ?

Didier Ruiz Non, mais comme un pendant. L’idée du diptyque est juste puisque c’est la suite de l’histoire mais sur l’autre panneau. Un diptyque contemporain, ça peut jouer sur l’opposition. Donc ce terme me p

Le retour du primitif, pour se ­défouler, laisser libre cours à sa haine, sa haine de soi, de ce qu’on est, de ce qu’on n’est pas. Christophe Raynaud de Lage/Hanslucas<br />

Le retour du primitif, pour se ­défouler, laisser libre cours à sa haine, sa haine de soi, de ce qu’on est, de ce qu’on n’est pas. Christophe Raynaud de Lage/Hanslucas
 

Avignon. Que s’est-il passé à Liège, ce soir d’avril 2012 ?

Mercredi, 11 Juillet, 2018

À partir d’un fait divers d’une rare violence, le meurtre d’un jeune homosexuel dans cette ville de Wallonie, le Suisse Milo Rau met en scène une tragédie contemporaine avec la Reprise. Histoire(s) du théâtre (I).

Liège. Avril 2012. Devant un bar gay du centre-ville, une voiture s’arrête. À son bord, quatre jeunes gens. Ils viennent de fêter l’anniversaire de l’un d’eux. Ils roulent sans but, alcoolisés, la musique à plein tube. À l’Open Bar, on fête un autre anniversaire. La voiture s’arrête devant. Le conducteur drague une fille. Ihsane Jarfi s’avance. Les hommes veulent « des femmes ». Il leur suggère de se rendre à tel endroit. Les occupants du véhicule lui demandent de les accompagner. Ihsane accepte. Pourquoi ? On ne le saura jamais. À peine installé, que se sont-ils dit ? Qu’est-ce qui a déclenché cette folie meurtrière ? Les mots « sucer une grosse bite » ? Les premiers coups pleuvent. La voiture marque un arrêt. Les meurtriers déplacent le corps dans le coffre. Ihsane est toujours vivant. Là encore, il prend des coups. La voiture repart, roule. S’arrête, en dehors de la ville. Ils extirpent Ihsane du coffre, le jettent à terre, s’acharnent sur lui, le déshabillent, le laissent nu, face contre terre, sous une pluie glaciale. Ihsane agonisera pendant plusieurs heures. Un promeneur découvrira son corps dix jours plus tard.

Où mettre la distance, entre choc émotionnel et réflexion ?

Milo Rau est suisse. Sociologue, ancien journaliste, il a parcouru le monde et travaille comme metteur en scène dans pas mal d’endroits. Théâtre, cinéma, il est sur tous les fronts et conjugue image, son, écriture dramaturgique et travail sur le plateau sans effets de manches, toujours à l’économie. Sobriété, rigueur. Vider la scène du superflu, de tout ce qui viendrait brouiller l’attention, la concentration. Milo Rau, qui dirige dorénavant le NTGent, théâtre national belge de Gand, part du « réel » – si tant est que le réel existe –, d’une histoire et la remet sur le métier avec la Reprise. Histoire(s) du théâtre (I). Le processus créatif commence dès les premières recherches documentaires, les rencontres, échanges. Que ce soit sur le Rwanda, les Pussy Riot ou l’affaire Dutroux, Milo Rau procède ainsi. Mais, passé ce cap, cette première étape, comment traiter d’un tel sujet – d’un génocide ou d’un fait divers contemporain qui a fait la une des journaux – sur un plateau de théâtre ? Où mettre la distance, entre choc émotionnel, voyeurisme et réflexion, compréhension, analyse ? Comment la banalité du tragique – ou le tragique banalisé dans nos sociétés contemporaines – peut-elle provoquer, dépasser la catharsis ? Milo Rau répond par le théâtre : il devient un lieu d’expérimentation aussi bien pour les acteurs que pour les spectateurs. Ce n’est pas une question d’égalité. Acteurs et spectateurs n’occupent pas la même place, mais un même espace. Les uns jouent – tout est fait pour nous le rappeler ; les autres ­regardent, observent, attendent. Milo Rau ne nous prend pas par la main, il nous montre un chemin qui ne file jamais droit. D’abord, celui emprunté par les acteurs professionnels et amateurs. Ils se présentent : premier signe de civilité dans un monde où on ne se connaît pas, où on s’ignore par crainte, par mépris. On sait d’où ils parlent. L’un, Johan Leysen, va jouer un court extrait de Hamlet. Merveilleux moment. Une autre, Suzy Cocco, jeune retraitée, va tenter de répondre à l’impossible : « Pourquoi le théâtre ? » On rit. Qui pour répondre à une telle question… Celui-ci, Fabian Leenders, est DJ. Il a exercé maints petits boulots, jeunesse mouvementée, désespérément mouvementée – alcool, drogue… Plus tard, il rencontrera au parloir l’un des meurtriers d’Ihsane. Mêmes parcours, mêmes vies banales, cabossées. Il aurait pu être à sa place. Prise de conscience vertigineuse. Mais il n’a pas tué, lui. Il lui raconte le projet. « Tu as de la chance de faire cette pièce, c’est une bonne opportunité. Profites-en ! » lui dit le meurtrier.

Un théâtre d’utilité publique qui transforme le spectateur

Tom Adjibi a joué dans des films des frères Dardenne. Fou rire dans la salle. Fabian a fait figurant et Suzy silhouette chez les Dardenne, à croire qu’ils sont les premiers employeurs de Liège. Liège, justement. Capitale de la sidérurgie, elle a subi de plein fouet les fermetures des usines. Ville et population dévastées. Combien de générations sur le carreau ? Les meurtriers d’Ihsane sont aussi le fruit de cette histoire. Plus de repères. La vie, la mort, l’alcool, la dope. Fracture économique, sociale, culturelle. Plus rien ne fait sens. Retour à l’être primitif. On cogne sur les plus faibles : femmes, enfants, étrangers, homosexuels. Ihsane était homosexuel. C’est pas « normal » d’être pédé. On peut taper dessus. Pour se ­défouler, s’amuser un peu, laisser libre cours à sa haine, sa haine de soi, de ce qu’on est, de ce qu’on n’est pas, des rêves qu’on ne rêve plus…

Voilà le théâtre de Milo Rau. Pas assez de place pour tout ce qu’on pourrait écrire, encore et encore. Sur l’interaction – cet équilibre subtil – entre plateau et vidéo. Son théâtre est d’utilité publique. On n’est pas la même personne en quittant la salle. On en sort transformé.

La Reprise. Histoire(s) du théâtre (I), de Milo Rau, gymnase du lycée Aubanel, à 18 heures, jusqu’au 14 juillet.

laît.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Diptyque

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La tromperie venue du fond des âges…

Posté par jacques LAUPIES le 11 juillet 2018

En politique chaque parti, pour ne pas dire chaque classe ou catégorie de classe à ses idéologues, ses économistes, ses dirigeants.
Les peuples face à tous ces éléments, d’une manière générale dans les pays développés, sont partagés en deux camps a peu près égaux : conservateurs et progressistes. Ce qui signifie que l’extrême minorité qui domine « gagne » à elle les consciences ou réussit à les plonger dans l’indifférence, l’égarement politique et parfois la révolte stérile.
La moitié favorable à cette minorité dominante ne peut-être ralliée à elle qu’en s’identifiant à sa position, en mimant ses comportements, en adorant les maitres et les dieux consacrés par elle , en adoptant des valeurs qui sont, le mérite, la réussite individuelle opposées sans vergogne à la médiocrité, à l’échec personnel octroyés à ceux qui n’ont rien.
Il faut éloigner les peuples, autant que faire se peut, des valeurs de coopération, de solidarité, de partage. Cela est d’autant plus facile que l’humanité, bien que ne réussissant dans sa construction que par le triomphe de ces dernières valeurs, se développe sur cette terrible méprise qui à conduit à ignorer que seule la force de travail était créatrice de valeur,  qu’elle générait une plus value dont l’essentiel est empoché par celui qui s’est octroyé la propriété fut ce par la spoliation ou par héritage ! Une propriété dont un certain Proudhon disait qu’elle était le vol !
Mai bon je ne suis guère compétent pour développer  et de plus il est tard ! Alors je vous renvoie à ce site si vous voulez en savoir plus sur la tromperie dont le Alain Minc dont il est question dans l’article sélectionné est orfèvre en la matière.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Théorie_de_la_valeur_(marxisme)
Alain Minc. Photo : Lionel Bonaventure/AFP

Alain Minc. Photo : Lionel Bonaventure/AFP

Trop fort

Mardi, 10 Juillet, 2018

Le billet de Maurice Ulrich. Comment fait-on des réformes en France ? 

Comment fait-on des réformes en France ? Alain Minc, actuellement membre du comité stratégique du groupe Bolloré, essayiste, éditorialiste, sarkozyste et désormais, selon ses propres termes, juppéo-macronien, a son idée sur la question. Et donc, dit-il dans un entretien publié par Libération, « pour faire des réformes, il faut avoir un penchant autoritaire. Sinon, on se heurte à une résistance venue des profondeurs de l’État, le deep state comme dit Trump (…) Pour la surmonter, il faut une main de fer ». Dans son juppéo-macrono-trumpisme, il revendique aussi le macronisme comme une forme de bonapartisme : « C’est ainsi qu’on fait des réformes en France. Napoléon III (le Petit) avait imposé de cette manière le libre-échange. De Gaulle le marché commun, Mitterrand le grand marché et l’euro. » Certes, mais il aura sans doute échappé à Alain Minc que d’autres réformes – les congés payés, la Sécurité sociale, les 40 heures – l’ont été tout autrement avec, si l’on peut dire, un penchant populaire. 1936, 1945 et le CNR, Mai 68… D’accord, mais n’allons pas confondre réformes et… réformes. Il est trop fort, Alain Minc

 

 

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Macron : ni Bonaparte, ni Napoléon, encore moins De Gaulle !

Posté par jacques LAUPIES le 10 juillet 2018

Sans doute, de tous les méfaits politiques dont se rend coupable le Président de la République et, bien que cela ne semble pas émouvoir outre mesure – pour l’instant – les parlementaires de droite, du centre, voire d’extrême droite, certains se disant de gauche, la modification macronienne envisagée de la constitution serait un acte des plus dangereux pour l’avenir de notre pays. 

C’est le signe du désarroi des milieux financiers et économiques, d’une classe privilégiée qui ne cesse de s’enrichir et veut se donner encore plus de possibilités de le faire demain. Pour cela, pour briser les résistances il lui faut plus de pouvoir à l’heure ou la mondialisation lui dicte de réduire la part donnée aux peuples et à ceux qui travaillent ou devraient pouvoir travailler.

Mais nous ne sommes pas au temps ou l’anti communisme aidant, la bourgeoisie de notre pays, profitait de la montée des fascismes en Europe et isolait les forces de progrès pour se préparer à entrer dans la collaboration. Encore que…

Les données économiques, les rapports de force politiques sont différents mais les visées absolutistes se reproduisent.

Le capital instrumentalise les libéraux, les  sociaux libéraux, les sociaux démocrates voire les nationaux et souverainistes.

Il fait tout pour éviter de prévisibles prises de conscience , lesquelles pointent déjà le nez dans la droite traditionnelle, parmi les centristes ceux qui se réclament d’un gaullisme renvoyé aux oubliettes.

Macron n’a pas gagné ! Il n’est pas Bonaparte et a bien peu de chance de devenir Napoléon ! Quant à De Gaulle même la Vème République de ce dernier ne lui suffit pas !

Mais il appartient au peuple d’en faire la démonstration

 

 

 

 

«	Emmanuel Macron veut rétrécir la souveraineté populaire	», explique André Chassaigne, chef de file des députés communistes. Julien Jaulin/Hanslucas<br /><br />

« Emmanuel Macron veut rétrécir la souveraineté populaire », explique André Chassaigne, chef de file des députés communistes. Julien Jaulin/Hanslucas
 

« Macron devant les parlementaires réunis, c’est l’inverse de 1789 »

Lundi, 9 Juillet, 2018

Députés et sénateurs PCF prêtent aujourd’hui un nouveau serment du Jeu de paume, pour alerter contre les dérives de la monarchie présidentielle.

La séparation des pouvoirs est née le 20 juin 1789, salle du Jeu de paume, à Versailles. C’est là que plus de 300 députés, la plupart membres du Tiers État, ont décidé que la souveraineté populaire devait s’incarner collectivement, au lieu d’être accaparée par le roi. « Nous sommes aujourd’hui dans un mouvement de l’histoire inverse à celui de 1789. Emmanuel Macron veut rétrécir la souveraineté populaire. Sa réforme constitutionnelle prépare un présidentialisme exacerbé et une République monarchique inacceptables. C’est pourquoi nous voulons prêter un nouveau serment », explique André Chassaigne, chef de file des députés communistes.

C’est ce que feront aujourd’hui les parlementaires PCF, à 13 heures, devant la salle du Jeu de paume. « Nous dénonçons le contenu de la révision de nos institutions dont l’examen démarre demain à l’Assemblée nationale. Ce projet est antidémocratique sur le fond, puisqu’il vise à affaiblir le Parlement, et sur la forme, puisque le texte est discuté en plein été, sans aucun grand débat public », s’alarme Éliane Assassi, présidente du groupe communiste, républicain, ­citoyen et écologiste au Sénat.

La nécessité d’« une nouvelle République »

Après ce serment, la plupart des parlementaires PCF devraient se rendre au Congrès, qu’ils avaient boycotté l’an dernier. « Il y a de quoi faire pareil cette année, mais nous avons décidé de porter la parole de ce serment au Congrès, pour alerter au maximum », précise André Chassaigne. « Chacun est libre de venir ou non. être ou ne pas être au Congrès n’est pas l’alpha et l’oméga de l’opposition à Macron. Ce qui compte, c’est de réussir l’initiative de 13 heures et le serment. C’est cela l’essentiel », note Éliane Assassi, qui sera présente, aux côtés du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, lequel ­s’exprimera pour le groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste.

Totalement opposés eux aussi à la réforme institutionnelle de Macron, les députés insoumis ont choisi de boycotter la journée, comme l’an passé. « Le roi jupitérien vient, parle, et s’en va, à l’occasion d’une mascarade qui ne vise qu’à réaffirmer la soumission du Parlement à l’exécutif. La grande messe du nouveau chanoine de Latran, très peu pour nous », tance le député FI Ugo Bernalicis. « L’an passé, on protestait contre le symbole du Congrès, et contre un mépris envers le premier ministre qui devait faire son discours de politique générale le lendemain. Un an après, c’est pire : on a eu les ordonnances, des tensions permanentes sur le fonctionnement de l’Assemblée, et surtout, dès demain, l’arrivée d’une réforme qui vise à renforcer les pires travers de la Ve République », ajoute Clémentine Autain. La France insoumise organisera à cette occasion une « manifestation en ligne » avec le hashtag #MacronMonarc. Avantage pour Jean-Luc Mélenchon, « on appuie à un endroit et on se trouve comptabilisé ».

Comme les communistes, qui s’engagent dans leur serment à « agir, propositions à l’appui, pour une nouvelle République, exiger la consultation par référendum de notre peuple à l’issue du débat au Parlement », les insoumis préparent des actions cet été. « Cette réforme de Macron, c’est donner trop de pouvoir à un seul type. C’est dangereux. On a besoin d’une VIe République et d’une implication citoyenne permanente », mesure Ugo Bernalicis. « Il y a une déception des citoyens vis-à-vis de la politique. Macron, au lieu de renouer le dialogue, en profite pour supprimer un tiers des parlementaires et ligoter le Parlement. Notre devoir est d’alerter là-dessus », pointe Clémentine Autain.

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Congrès. Les parlementaires communistes au Jeu de Paume contre la

Posté par jacques LAUPIES le 10 juillet 2018

 

 

Le Serment du Jeu de paume par David.

Le Serment du Jeu de paume par David.

« monarchie présidentielle »

Lundi, 9 Juillet, 2018
Un serment symbolique contre la « monarchie présidentielle »: les parlementaires communistes se sont rassemblés lundi devant la salle du Jeu de Paume peu avant le début du Congrès à Versailles.
« Notre présence est extrêmement symbolique. Le président de la République a décidé d’instituer une journée annuelle, la journée de Versailles », et voudrait que les parlementaires mettent « en musique » ses « directives », a déclaré le secrétaire national du PCF et sénateur Pierre Laurent, entouré des parlementaires communistes, devant ce haut lieu de la Révolution française dans lequel les députés avaient juré le 20 juin 1789 de ne pas se séparer avant d’avoir donné à la France une Constitution. S’opposant à la « loi du Prince », M. Laurent a affirmé que les parlementaires communistes étaient là pour « exiger que le peuple de notre pays soit consulté » sur la réforme des institutions via un référendum, promettant « une immense bataille » pour obtenir une telle consultation.
« N’oublions pas que le Serment du Jeu de Paume c’était, de la part de 300 députés des Etats généraux, l’affirmation d’une exigence de souveraineté populaire et d’une exigence de séparation des pouvoirs entre le monarque et les députés, c’était ça en 1789″, a rappelé, le chef de file des députés communistes André Chassaigne.
« Et aujourd’hui, la dimension de notre serment est très comparable puisqu’on est entré dans une phase de remise en cause très importante de la souveraineté populaire » et d’ »attaque » contre la séparation des pouvoirs », a-t-il ajouté. Les parlementaires communistes, qui avaient boycotté le Congrès l’an dernier, ont décidé cette fois d’y porter la « parole populaire », a ajouté l’élu du Puy-de-Dôme. Son homologue au Sénat Eliane Assassi a ensuite lu le texte du serment des parlementaires dénonçant notamment en Emmanuel Macron un « président des riches », qui agit « de plus en plus comme un monarque méprisant le peuple ».
 

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