Edito du bulletin du Blog diffusé sur le marché ce jour

Posté par jacques LAUPIES le 24 avril 2018

 

Edito : Prenons la parole                                 Avril 2018

 

Sur le plan national nous assistons à un développement des luttes sociales qui traduisent une partie d’un mécontentement général dont l’origine est dans une aggravation des conditions de vie des français, notamment des catégories modestes : dégradation des salaires et revenus, des institutions de soins, d’éducation, de transport, de justice, toutes amputées de moyens nécessaires à leur développement notamment en personnel. Le chômage et la précarité persistent tout autant que la déscolarisation. Sans compter les difficultés subies par les collectivités territoriales.

 

Les pouvoir en place est issu d’une élection antidémocratique qui élimine les 4/5 de la population de leur choix initial, concentrant sur deux candidats à l’élection présidentielle dont le vainqueur Macron jouit de toutes les faveurs de la finance, du monde  politique et médiatique qu’elle contrôle.

 

Il suffit d’observer attentivement les grands moyens d’expression télévisés,  publics ou privés, pour deviner les choix politiques que l’on veut nous imposer : les pseudos réformes, toutes anti sociale, pour ne pas dire anti nationales sont, accompagnées de mise en condition de l’opinion avec commentaires et reportages appropriés justifiant la  liquidation des entreprises et service publics (Poste, SNCF, Tribunaux, Hôpitaux et bientôt  Système de retraite) Et les simulacres de débats télévisés ne sont là que pour donner l’illusion d’un pluralisme en réalité grand absent.

 

On pourrait tenir le même raisonnement en matière de politique étrangère ou apparait, malgré les gesticulation du Président Macron avec son « homologue » Trump.le risque de conflits dans lesquels nous n’avons rien à faire et qui présentent un danger pour la paix.

 

Face à ces choix de la bourgeoisie française, des obscurantismes  de toutes sortes se nourrissent de l’incapacité des socialistes, de la droite réformiste et de la droite dite « nationale » ou « patriotique » qui capte les mécontentements et ne nous préparent pas des lendemains qui chantent.

Prenons la parole pour les faire déchanter !  jacques.laupies@orange.fr

 

À Paris, la détermination intacte des cheminots en grève

Lola Ruscio
Mardi, 24 Avril, 2018
L’Humanité
Edito du bulletin du Blog diffusé sur le marché ce jour dans POLITIQUE

Malgré les retenues sur les paies, une centaine de cheminots de la gare de Lyon (Paris) ont voté, hier, à l’unanimité pour la reconduction du mouvement.

Au neuvième jour de la grève, la détermination des cheminots reste intacte. Hier, à l’assemblée générale de la gare de Lyon, à Paris, une centaine de mains se lèvent immédiatement pour voter à l’unanimité la reconduite de la grève jusqu’à ce matin. « Ici, on compte aujourd’hui 87 % de conducteurs et de contrôleurs en grève, et 60 % d’aiguilleurs. La mobilisation se maintient au même niveau depuis le début du mouvement », explique Bérenger Cernon, conducteur de train et secrétaire général de la CGT des cheminots de la gare de Lyon. « La direction raconte que la mobilisation s’essouffle, mais on est toujours présents et c’est le bordel dans les trains », abonde, micro en main, Erik Meyer, secrétaire fédéral de SUD rail.

Des grèves par roulement pour limiter la perte de salaire

Pour autant, si, à la gare de Lyon, le mouvement n’a rien perdu de son ampleur, les difficultés se font sentir pour les grévistes. Les fiches de paie d’avril arrivent et ils vont découvrir le manque à gagner exact de leur participation au conflit. « Ce matin, sur le piquet de grève, des copains nous ont dit que c’était dur de tenir parce que la fin du mois approche », regrette le syndicaliste CGT. Pour limiter la perte de salaire, les cheminots font grève par roulement et se calent sur la méthode innovante du « deux-cinq », le calendrier de grève alternée deux jours sur cinq décidé à la mi-mars par l’intersyndicale et qui permet de ne pas essouffler les troupes.

Certains grévistes reprochent à la « D2I » (la déclaration d’intention individuelle) de pénaliser le mouvement. Depuis la loi sur le service minimum de 2007, les conducteurs, les contrôleurs et le personnel des infrastructures doivent remplir 48 heures à l’avance cette déclaration pour prévenir qu’ils vont cesser le travail. « Pour faire grève lundi, il fallait penser à poser sa D2I samedi, illustre le syndicaliste cégétiste. Il y a des loupés, des gens oublient et laissent passer la date. »

Reste que le sentiment de défaitisme n’est pas à l’ordre du jour. L’annonce du gouvernement, le 16 avril, de la filialisation du transport de marchandises et, deux jours plus tard, de la fin du recrutement au statut de cheminot dès janvier 2020, alors que la « concertation » avec les syndicats n’est pas terminée, a renforcé l’envie des cheminots d’en découdre avec ce projet de loi ferroviaire. Pour Régis Paillaud, délégué du personnel Unsa des conducteurs de train de la gare de Lyon, le gouvernement reste sourd aux attentes des grévistes. « On n’a pas d’autre choix que de continuer le mouvement, on savait de toute façon qu’on n’allait pas gagner en une semaine », développe-t-il.

Hier, à l’appel de la CGT, au moins 400 cheminots ont envahi le siège social de Fret SNCF, basé à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), pour dénoncer la filialisation de cette branche de l’entreprise.

 

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l’Humanité, 114 ans… et un nouvel élan

Posté par jacques LAUPIES le 23 avril 2018

 

patrick le hyaric Directeur de l’Humanité
Mercredi, 18 Avril, 2018
L’Humanité
Photo : Albert Facelly

Photo : Albert Facelly
 

Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité.

Cent quatorze ans jour pour jour après sa naissance et toujours fidèle à sa promesse originelle d’indépendance, l’Humanité doit faire face à de multiples et importantes difficultés. Le lectorat de la presse papier baisse sans cesse. Le développement du numérique s’effectue dans l’incertitude et sans projet économique viable pour l’ensemble de la presse d’information. De grands groupes industriels et financiers ont profité de la grande fragilité de ce secteur pour mettre la main sur l’essentiel des grands médias et de la presse écrite. Dans ce contexte brutal, qui joue à armes inégales et en notre défaveur, l’Humanité continue d’exister grâce à l’abnégation de ses équipes, au soutien de ses lectrices et lecteurs et de ses amis. Nous savons votre engagement répété pour permettre à nos journaux de vivre et d’être lus, à notre Fête de continuer de réunir chaque année des centaines de milliers de personnes. Sans votre soutien, l’Humanité ne serait pas cette voix quotidienne indispensable au pluralisme et donc à la vie démocratique du pays. Grâce à cet engagement, et pour beaucoup d’entre vous à un effort financier qui vous a coûté, nous sommes parvenus ces derniers temps à sortir des situations dangereuses dans lesquelles l’Humanité a été sciemment placée. Nous ne saurons jamais assez vous en remercier.

Depuis sa création par Jean Jaurès, l’Humanité a toujours dû compter sur ses propres forces : celles de ses équipes, de ses lecteurs et amis, réunis dans la même quête d’un monde de justice, de liberté et d’égalité, en assumant l’affrontement avec de puissantes forces d’argent comme avec les forces réactionnaires et conservatrices. Aujourd’hui, l’Humanité fait face à deux défis : trouver les moyens financiers pour faire face à ses besoins immédiats et engager un nouvel élan pour devenir un média multicanal. C’est la condition pour élargir son audience, notamment dans la jeunesse dont l’accès à l’information passe par le numérique, et augmenter ses recettes pour stabiliser sa situation. Nous avons engagé d’importants chantiers pour réussir la relance de nos titres et de notre plateforme. Ils demandent aujourd’hui de nouveaux financements pour voir le jour, que nous refusent pour l’instant les banques.

C’est donc une nouvelle fois vers vous, lectrices, lecteurs et amis, que nous nous tournons pour réaliser ce saut qualitatif : garantir la pérennité de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche et améliorer leurs contenus tout en donnant un souffle radicalement moderne à notre plateforme numérique. Nous affirmons ainsi l’ambition de rayonner d’un éclat nouveau dans un monde obscurci par les violences sociales et la loi scélérate de l’argent roi.

Dans ce paysage, la voix de l’Humanité est indispensable…

L’enjeu du développement numérique est en effet étroitement lié au défi politique et idéologique actuel où s’entremêlent les crises, démocratique, sociale, économique, écologique, avec pour décor une offensive violente des puissances industrielles et financières. Dans son projet de remodelage complet de la France aux canons de la mondialisation capitaliste, le nouveau pouvoir s’adjoint la puissance de feu d’une communication tous azimuts. Les principaux médias sont devenus propriété de grands groupes qui participent du même projet global et inégalitaire de l’ultralibéralisme.

Dans ce paysage, la voix de l’Humanité est indispensable. Indispensable pour donner la parole à celles et ceux qui en sont quotidiennement privés. Indispensable pour rendre visible le monde du travail dissimulé sous la propagande libérale et actionnariale. Indispensable pour défendre les services publics aujourd’hui menacés, non plus un par un, mais dans leur définition même et comme éléments constitutifs de nos sociétés. Indispensable pour mettre en lumière les initiatives de l’ombre et les luttes qui se multiplient pour des travailleurs précaires ou privés d’emploi, des migrants et réfugiés, ou pour donner vie à des alternatives écologiques et sociales. Indispensable pour faire entendre la voix de la justice, de la diplomatie et du désarmement dans un monde hanté par les sirènes de la guerre. Indispensable pour éclairer par des informations justes et exactes les nouveaux chemins d’humanité que défrichent des milliers de nos concitoyens et de militants politiques, syndicaux et associatifs engagés pour la défense de causes universelles. Indispensable, enfin, pour travailler à l’union des forces et des volontés transformatrices.

C’est en ce sens que, à l’occasion du 114e anniversaire de l’Humanité, nous lançons trois mois de mobilisation exceptionnelle rythmés par une amélioration de l’Humanité le 2 mai, une refonte de l’Humanité Dimanche le 31 mai, le lancement d’un nouveau projet numérique dont la première phase sera active le 20 juin, et le lancement de la préparation de la Fête de l’Humanité dès la mi-mai. Pour une information alternative décryptant les stratégies du macronisme afin de mieux le combattre, pour aider les travailleurs et nos concitoyens à faire irruption sur la scène sociale et politique, pour faire émerger un projet neuf de transformation sociale et écologique, pour le désarmement et la paix, nous avons ensemble un énorme et enthousiasmant défi à relever. Allons-y hardiment ! Nous en ferons un premier bilan lors d’une rencontre de mobilisation pour l’Humanité le 25 mai prochain à la Bellevilloise, à Paris.

Le nouvel effort que nous vous demandons doit être appréhendé à la hauteur de ces défis. C’est conscient de notre responsabilité éditoriale et politique que nous souhaitons vous voir contribuer à cette souscription exceptionnelle pour que nous donnions, ensemble, un nouvel élan à l’Humanité. Du fond du cœur, merci.

Faire un don à la souscription exceptionnelle

 
l'Humanité, 114 ans… et un nouvel élan dans POLITIQUE
Directeur de l’Humanité

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Immigration. La gauche avance ses alternatives au projet de loi Collomb

Posté par jacques LAUPIES le 22 avril 2018

Maud Vergnol et Aurélien Soucheyre
Vendredi, 20 Avril, 2018
L’Humanité
L’Assemblée nationale a voté jeudi matin l’extension de la «	réunification familiale	» pour les mineurs réfugiés, qui leur permettra de faire venir leurs frères et sSurs, et non plus seulement leurs parents. Ch. Archambault/AFP<br />

L’Assemblée nationale a voté jeudi matin l’extension de la « réunification familiale » pour les mineurs réfugiés, qui leur permettra de faire venir leurs frères et sSurs, et non plus seulement leurs parents. Ch. Archambault/AFP
 

Pollués par les obsessions de l’extrême droite, les débats sur la loi asile et immigration s’enlisent à l’Assemblée nationale. Dans ce contexte, députés communistes et insoumis avancent des contre-propositions. Le PCF publie un manifeste.

« Pour une France hospitalière et fraternelle, une Europe solidaire ». Le titre du manifeste présenté par le PCF tranche avec la tonalité du débat en cours à l’Assemblée nationale, où le projet de loi asile et immigration de Gérard Collomb a ouvert les vannes aux surenchères de la droite extrême. « S’il faut renforcer les efforts pour s’attaquer aux causes profondes de ces migrations forcées et des tragédies qu’elles entraînent, comment peut-on s’imaginer que la seule réponse serait de construire des murs que l’on voudrait infranchissables… illusion meurtrière ! » s’indigne Pierre Laurent en préambule du manifeste de cinquante pages, qui avance une série de propositions concrètes, travaillées avec les associations, qu’il s’agisse de l’aide au développement ou d’un nouveau dispositif d’accueil des demandeurs d’asile. Le PCF propose par exemple de délivrer des titres de séjour et des « visas humanitaires » avec autorisation de travail au bout de six mois, pour éviter l’exploitation, mais aussi d’assurer l’hébergement d’urgence sans condition de statut et refuser toute ingérence des services de contrôle dans la situation des personnes hébergées, rappelant également les principes de réunification familiale sans condition de ressources et de logement.

Le PCF favorable à une réduction des délais de rétention

Dans l’Hémicycle, le député communiste de Seine-Saint-Denis Stéphane Peu a eu l’occasion de rappeler que « la France doit tenir ses engagements internationaux au sujet des réfugiés et appliquer strictement la convention de Genève ». « Il faut absolument donner les moyens à l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) et à la CNDA (Cour nationale du droit d’asile) de remplir leurs missions et écouter leurs propositions. Nous portons un appel à la régularisation de dizaines de milliers d’étrangers qui construisent leur vie en France depuis des années, qui travaillent ici et qui ne sont pas expulsables, précise Stéphane Peu. Cela a déjà été fait en 1999, en 2004 ».

À l’inverse du projet de loi de la majorité, les députés communistes défendent en effet une réduction des délais de rétention et proposent que les recours dans le cadre d’une demande d’asile soient suspensifs. Mardi, les trois groupes de gauche (GDR, Nouvelle Gauche et FI) avaient tenté, sans succès, d’élargir les droits notamment pour les conjoints de réfugiés avec protection internationale. Sur la rétention des mineurs, Stéphane Peu ne décolère pas : « Face à des députés LREM qui s’interrogent à juste titre sur la décence de cette mesure – on parle quand même de privation de liberté pour des enfants –, le gouvernement propose de créer une commission sur le sujet. Oui, une commission sur la rétention des mineurs ! C’est sidérant ! » Sur ce point, le PCF propose l’interdiction des « tests osseux » et l’accueil de tout mineur sans condition dans un lieu d’hébergement dès son arrivée, accompagné par un travailleur social de l’Aide sociale à l’enfance (ASE).

Mercredi, lors d’une conférence de presse au Palais Bourbon, des députés FI avaient également présenté une série de propositions comme la création d’un « statut de détresse climatique et humanitaire », qui pourrait être accordé à la plupart des 40 000 déboutés du droit d’asile chaque année en France. Au sujet du « désordre des campements organisés par l’État », le député FI du Nord Ugo Bernalicis a défendu la création de « centres humanitaires provisoires dans les zones saturées », ainsi que 10 000 places supplémentaires en structure d’accueil. Communistes et insoumis demandent par ailleurs une renégociation des accords du Touquet, signés en 2003 par Nicolas Sarkozy, le PCF préconisant une « organisation de voies de passage légales, en application de la convention de Genève de 1951, pour les migrants qui ont droit à l’asile ou au rapprochement familial en Grande-Bretagne ». Jeudi matin, avec l’appui des groupes de gauche, l’Assemblée avait voté l’extension de la « réunification familiale » pour les mineurs réfugiés, qui leur permettra de faire venir leurs frères et sœurs, et non plus seulement leurs parents, sous les huées de la droite LR et du FN. Les débats ont été prolongés au moins jusqu’à samedi pour examiner les 1 046 amendements déposés. La loi devrait être votée à la fin du week-end.

Immigration. La gauche avance ses alternatives au projet de loi Collomb dans POLITIQUE
Chef de la rubrique Politique

 

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Cuba : « L’élection de Miguel Diaz-Canel Bermùdez est un message fort envoyé au peuple Cubain » (Pierre Laurent)

Posté par jacques LAUPIES le 21 avril 2018

 

20/04/2018 – PCF
Cuba :

Vous trouverez ci-dessous le courrier que Pierre Laurent a envoyé au Parti communiste cubain suite à l’élection de Miguel Diaz-Canel Bermùdez qui acte la succession de Raùl Castro Ruz à la tête de Cuba.

 

 

« Chers camarades,

Au nom du Parti communiste français, je tiens à saluer l’élection de Miguel Diaz-Canel Bermùdez, qui acte la succession à Raùl Castro Ruz.

Au moment où coïncident le 199è anniversaire de la naissance du Père de la Patrie Carlos Manuel de Céspedes, et celui de la victoire sur l’invasion des mercenaires à Playa Giron, la nomination de Miguel Diaz-Canel Bermudez, non issu de la génération historique, est un message fort envoyé au peuple Cubain, à sa révolution tracée par Fidel Castro et poursuivie par son frère Raùl.

C’est également un acte de confiance aux nouvelles générations cubaines, confirmé par l’élection du nouveau Parlement en mars dernier, où l’on compte 55,8% de nouveaux élus dont 13,2 % de moins de 35 ans et une moyenne d’âge de 49 ans. Une confiance également affirmée avec une représentation de 53,2% de femmes, faisant de Cuba le second Parlement à majorité féminine dans monde.

Ces changements à la tête de l’Etat cubain alimente déjà de nombreux débats, de nombreuses spéculations dans le camp impérialiste afin de discréditer le pouvoir populaire cubain. Mais, à l’heure où l’Amérique latine et Caraïbes connaissent une importante contre-offensive des forces néolibérales, ne lésinant sur aucun moyen pour déstabiliser les forces de gauche et progressistes du continent, nous sommes persuadés que, loin de plonger Cuba dans la nostalgie et l’inquiétude, ce qui prédomine, c’est la volonté affichée d’une révolution restant dans la continuité de son essence, de ses valeurs, de ses principes et de ses projets d’émancipation humaine, de justice, de coopération et de paix.

Nous sommes convaincus que le handicap qui pourrait exister pour une partie de la nouvelle génération de ne pas tirer directement sa légitimité de la révolution, sera vite dépassé, avec certainement un style différent, mais avec cette boussole de garantir les acquis sociaux auxquels la population est attachée, de poursuivre les réformes annoncées de développement social, économique et culturel du pays en préservant l’unité nationale.

Un enjeu sera majeur dans la période qui s’ouvre, celui d’en finir avec un blocus qui étrangle économiquement sur des besoins fondamentaux le pays et les Cubains, qui est une véritable arme pour tenter de porter atteinte à la démocratie et à la souveraineté populaire.

Dans la fidélité des relations d’amitié, de solidarité, d’échange et de volonté de batailles communes qu’entretiennent nos deux partis, nous souhaitons tous nos vœux de réussite et de soutien à la nouvelle équipe en place, dans sa responsabilité de mener à bien la destinée de Cuba, avec les Cubains eux-mêmes.

Restant avec nos élu-e-s à votre disposition pour continuer à ouvrir de nouvelles passerelles pour des accords de réelles coopérations entre nos nations, comme cela a pu être le cas en 2017, avec la France et l’Europe, nous souhaitons bon vent à Cuba et à Miguel Diaz-Canel Bermudez,

Recevez, Chers camarades, nos plus fraternelles salutations. »

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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Mise au point dont nous devons tenir compte…

Posté par jacques LAUPIES le 21 avril 2018

Outre les vidéos produites sur internet qui mettent en cause la véracité d’une attaque chimique par le régime de Bachar El Assad, les explications donnée par Jean Luc Mélenchon qui condamne à juste titre les frappes des occidentaux. donne un éclairage sur les causes réelles.

Personnellement je partage le contenu de son exposé et je vous invite à l’entendre !

Sur ce sujet : les conflits au Moyen Orient comme sur un certain nombre d’autres sujets nombreux sont les accords avec JL Mélenchon il n’est pas inutile de le dire, cela n’empêche en rien de faire état de sérieuses divergences et inquiétudes que l’on peut avoir sur sa stratégie de rassemblement et d’union.

Comme on se doit de le faire à l’intérieur de son parti car la stratégie d’Union est un élément essentiel pour aller au pouvoir.

 

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Réforme de la SNCF : une injonction de l’Europe ?

Posté par jacques LAUPIES le 20 avril 2018

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Cheminote. Une lutte qui redonne de la fierté

Posté par jacques LAUPIES le 20 avril 2018

 

Clotilde Mathieu
Jeudi, 19 Avril, 2018
L’Humanité
Quand elle enfile son «	costume de lumière	», Fabienne prend le nom de «	Pénélope	» la contrôleuse, clin d’Sil à Pénélope Solète incarnée par Chantal Lauby. Sébastien Ortola/REA<br /><br />

Quand elle enfile son « costume de lumière », Fabienne prend le nom de « Pénélope » la contrôleuse, clin d’Sil à Pénélope Solète incarnée par Chantal Lauby. Sébastien Ortola/REA
 

Contrôleuse depuis près de vingt ans, Fabienne est l’un des visages de la bataille des cheminots. Elle témoigne d’un quotidien difficile malgré l’amour du métier.

Fabienne est de celles qui luttent. Syndiquée à la CGT, elle ne compte plus les jours de grève, depuis son embauche en 1999 à la SNCF. « Quand t’es cheminot, tu ne travailles pas pour une entreprise mais pour le plus beau moyen de transport collectif qu’est le train. » Quand elle enfile son « costume de lumière », comme elle l’appelle, Fabienne prend le nom de « Pénélope » la contrôleuse, clin d’œil à Pénélope Solète, la présentatrice des Nuls l’édition, incarnée par l’actrice Chantal Lauby. Une « protection car nous sommes très exposés », explique-t-elle. « Et mon seul moyen de défense, c’est l’humour. » En vingt ans, Pénélope a vu son métier dérailler, après le virage de 2006. « Mon job, c’est d’être garante du bon déroulement du voyage mais il y a toujours quelque chose qui ne va pas, qui provoque une situation d’inconfort, le bar pas chargé, les sièges cassés, l’eau, le savon absents des toilettes, sans compter les retards divers et variés. »

Mère de deux enfants de 14 et 17 ans, elle a dû s’organiser

Pour elle, les « couacs », les pannes géantes, les accidents ne sont pas le fait du hasard. À bord de son TGV, la cheminote gère à la fois sa colère et celle des usagers. Par moments, elle y va la boule au ventre. Surtout les jours où elle est seule à bord, responsable de 500 voyageurs. Les insultes et les agressions, Fabienne a appris à vivre avec. Entre « les militaires qui ne savent pas se tenir, les usagers excédés… Un jour, un homme m’a coincée sur une plateforme, j’en ai même pas parlé à mon collègue, pour moi, ce n’était pas si grave, c’était bien avant #MeToo ou #BalanceTonPorc », raconte Fabienne. Des « anecdotes » de ce style, « on en a toutes », ajoute-t-elle. À cela s’ajoute les 2 découchés dans la semaine et les 22 week-ends (samedi et dimanche compris) par an. « Nos privilèges », ironise-t-elle. Avec un salaire de 2 000 euros net par mois – 1 400 euros de base et 600 de primes pour les « découchés » –, Pénélope a toujours eu le sentiment « d’être payée aux sacrifices de la maison ». Mère de deux enfants de 14 et 17 ans, elle a dû apprendre à s’organiser. Et j’ai la chance d’avoir « ma mère, mes tantes et mes copines », surtout durant les « cinq ans de célibat ». Pour bénéficier d’un repos fixe hebdomadaire, qui plus est le mercredi, elle a dû trouver une solution individuelle, en passant à 90 % de temps de travail. Son programme de roulement court sur six mois. Il est établi en juillet et en décembre. Elle doit trois mois de disponibilité en réserve, où son planning peut changer la veille pour le lendemain. « Et je ne prends que quinze jours de vacances, c’est plus simple avec les enfants. » Mais tout ça n’est rien à côté des obligations de roulement des conducteurs. « Leur vie, je n’en voudrais pas, c’est encore plus de sacrifices. » Outre les incidences sur la vie privée, le métier nécessite « d’être en forme ». « Nous sommes tout le temps debout. Sans oublier qu’il demande un niveau de concentration très élevé, car on vient tout le temps te solliciter quand on fait les procédures. Nous avons des tests médicaux dignes de ceux de pilotes de ligne. Quand je me suis arrêtée, j’en ai bavé pour reprendre la route. »

Le statut, Fabienne y tient autant que Pénélope. Pas pour une question d’argent. Dans une entreprise privée concurrente, « on gagnerait 20 % de plus », affirme-t-elle. « Le statut nous assure de finir à 19 heures les veilles de repos. Sans le statut, nous pourrions finir à 23 heures. Ce qui rallongerait nos rythmes de travail. » Il y a quelques années, la contrôleuse a été contrainte de s’arrêter pour un arrêt maladie pendant un an et demi. « Et mon petit dernier a vraiment apprécié de m’avoir tous les soirs à la maison. »

Lors des journées de grève les 13 et 14 avril, ses collègues au contrôle à Nantes étaient 74 % à cesser le travail, contre 32 % le 3 avril. Un record, se félicite la syndicaliste. « C’est monté progressivement, et là, c’est vraiment énorme, se réjouit-elle. La direction a tellement organisé le sabotage industriel qu’elle n’est plus crédible. » Et de pointer la baisse du niveau de sécurité des voyageurs qu’engendrerait l’ouverture à la concurrence.

Les citoyens viennent lui demander de continuer. « C’est revigorant. »

La grève de deux jours tous les trois jours, l’« arrange bien ». « Sinon, je n’aurai pas tenu trois semaines », estime-t-elle. Même si, avoue-t-elle, elle était dans une « colère rouge » lorsqu’elle a vu une date de fin. « Et après on fera quoi ? » s’interroge la cheminote. « Depuis quelques années, je me trouvais résignée, mais aujourd’hui ce mouvement c’est le contraire. ». Lors de la dernière AG dans le hall de la gare, une avocate qui prenait le train pour Paris est venue prendre plusieurs exemplaires de la Vraie Info pour la diffuser durant le trajet. Lors des distributions de ce numéro spécial édité par la CGT cheminots, Fabienne ne compte plus les citoyens qui viennent ainsi la voir, pour lui demander de continuer. « C’est revigorant. » Parfois, pour se lever à 5 heures tenir le piquet de grève, Fabienne pense à Arthur, un petit garçon auquel elle avait offert une étiquette à doudou alors que le train accusait un énorme retard et qui le soir même lui a envoyé une photo de son nounours.

Journaliste à la rubrique social-économie

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Rencontres utiles ?

Posté par jacques LAUPIES le 19 avril 2018

J’ai eu l’occasion de tenter d’aider  une famille que l’on peut qualifier de très modeste voire frappée de pauvreté, mais en même temps d’une dignité liée à des valeurs imprégnées des discours moralisateurs dominants, comme dans la plupart de ces familles.

Nous avons débattu de ses  difficultés et notamment de celles qu’elle rencontre avec les deux adolescents dont elle a la charge. les parents  oscillent entre culpabilité et résignation face à tous les problèmes qui se posent avec ces enfants : déscolarisation, instabilité du comportement, recherche d’une autonomie en contradiction avec des ressources familiales insuffisantes et donc compromis permanent. Le tout compliqué par le recours aux mensonges voire au « chantage » de la part des enfants qui usent du statut de « famille recomposée »

Au bilan : l’impuissance familiale, l’impuissance de l’éducation nationale, l’impuissance des services sociaux que je ne développerai pas ici mais qui sont incontestables. Nus assistons à une marginalisation, au repli sur soi, au renoncement, causés essentiellement, comme toujours par l’incompréhension des véritables causes de cette dégradation qui frappe des familles et disons le l’équilibre de notre société.

Expliquer cela en quelques minutes relève de l’exploit. Se donner en exemple d’une génération qui a échappé à cette dégradation grâce à une insertion sociale plus rapide, bénéficiant de la liberté que donne un emploi et la garantie de le conserver jusqu’à sa retraite, même s’il a fallu parfois se battre, tout cela ne garantit pas d’être compris. En conclure  qu’il faut mener le combats syndical et politique  à des sans emploi bénéficiant des minimas sociaux ne garantit pas d’être compris par eux !

Cependant il se passe quelque chose et lorsque l’on évoque les luttes des uns et des autres, des cheminots notamment il y a un courant de sympathie. Et si l’utilité n’est pas automatiquement établie du soutien actif aux « gréviste » elle se dessine.

Plus trouble lorsque sont évoquées les frappes en Syrie pourtant non sans lien avec l’avenir que l’on promet aux jeunes. La télé qui, globalement tente, non sans mal, d’accréditer les thèses de Macron et sa suite ne facilite pas notre tâche.

Je ne suis pas sur que ma conclusion qui consiste à rappeler que le peuple peut tout en luttant contre les vrais coupables – et leurs commis – qui accaparent les richesses et le surtravail ait porté ses fruits mais bon le pire serait de se taire, même lorsque l’on a tendance à trop parler…

« La lutte des cheminots est la nôtre »

Jeudi, 19 Avril, 2018
L’Humanité
Rencontres utiles ? dans POLITIQUE

Le succès fulgurant d’une cagnotte de soutien lancée par des artistes et intellectuels commme Etienne Balibar, Laurent Binet, Dominique Cabrera, Antoine Comte, Didier Daeninckx, Robert Guédiguian, Bernard Lavilliers, Luc Leclerc du Sablon, Corinne Masiero, Gérard Mordillat, Jean-Marc Salmon, Jacques Tardi… Les paroles des citoyens usagers, des rencontres avec d’autres salariés en lutte… Le pouls d’un mouvement inédit.

Un « crowdfunding » inédit. Une collecte qui, passé le premier effet de surprise, révèle « des trésors de générosité », comme le dira l’un des organisateurs, et une prise de conscience de l’enjeu que représente la bataille des cheminots, le service public.

Lancée le 9 avril dernier sur le blog Mediapart du sociologue Jean-Marc Salmon, soutenue par une trentaine d’intellectuels, d’écrivains, d’artistes, la cagnotte, baptisée « Solidarité avec les cheminots grévistes », vient de franchir la barre des 800 000 euros versés par plus de 22 000 contributeurs.

Lundi dernier, à la bourse du travail de Paris, sous l’œil goguenard de Jean Jaurès dont le buste trône au fond de la salle, syndicalistes et intellectuels se sont retrouvés une première fois depuis le lancement de cette initiative. Les quatre responsables des fédérations cheminotes, mais aussi Philippe Martinez et Bernard Thibault étaient là, aux côtés du philosophe Étienne Balibar, de l’écrivain Didier Daeninckx, du cinéaste et écrivain Gérard Mordillat et de la cinéaste Dominique Cabrera. « Cette cagnotte montre un vrai soutien de l’opinion publique et des usagers et contribue à casser ce sentiment d’isolement et de fatalisme que peuvent éprouver certains cheminots », dit Laurent Brun, secrétaire de la CGT cheminots. Même sentiment chez Roger Dillenseger, secrétaire de l’Unsa ferroviaire, pour qui cette cagnotte « met en évidence la solidarité nationale C’est d’autant plus intéressant que des intellectuels portent cette initiative ». « Après des semaines de “cheminot bashing”, c’est la traduction d’un soutien populaire », ajoute Erik Meyer, secrétaire de SUD rail tandis que, pour Philippe Martinez, « cette cagnotte, c’est le symbole de cette bataille contre la division ».

 

 

Solidarité. La cagnotte fait sa pelote pour la défense du service public

Marie-José Sirach
Jeudi, 19 Avril, 2018
L’Humanité
Photo : Cyril Entzmann/Divergence

Photo : Cyril Entzmann/Divergence
 

« Solidarité avec les cheminots grévistes » : la formule prend corps et vigueur. À l’instar des initiateurs de la cagnotte lancée via Internet, réunis, lundi soir, avec des syndicalistes cheminots à Paris, des initiatives se multiplient dans tout le pays.

Un « crowdfunding » inédit. Une collecte qui, passé le premier effet de surprise, révèle « des trésors de générosité », comme le dira l’un des organisateurs, et une prise de conscience de l’enjeu que représente la bataille des cheminots, le service public.

Lancée le 9 avril dernier sur le blog Mediapart du sociologue Jean-Marc Salmon, soutenue par une trentaine d’intellectuels, d’écrivains, d’artistes, la cagnotte, baptisée « Solidarité avec les cheminots grévistes », vient de franchir la barre des 800 000 euros versés par plus de 22 000 contributeurs.

Lundi dernier, à la bourse du travail de Paris, sous l’œil goguenard de Jean Jaurès dont le buste trône au fond de la salle, syndicalistes et intellectuels se sont retrouvés une première fois depuis le lancement de cette initiative. Les quatre responsables des fédérations cheminotes, mais aussi Philippe Martinez et Bernard Thibault étaient là, aux côtés du philosophe Étienne Balibar, de l’écrivain Didier Daeninckx, du cinéaste et écrivain Gérard Mordillat et de la cinéaste Dominique Cabrera. « Cette cagnotte montre un vrai soutien de l’opinion publique et des usagers et contribue à casser ce sentiment d’isolement et de fatalisme que peuvent éprouver certains cheminots », dit Laurent Brun, secrétaire de la CGT cheminots. Même sentiment chez Roger Dillenseger, secrétaire de l’Unsa ferroviaire, pour qui cette cagnotte « met en évidence la solidarité nationale C’est d’autant plus intéressant que des intellectuels portent cette initiative ». « Après des semaines de “cheminot bashing”, c’est la traduction d’un soutien populaire », ajoute Erik Meyer, secrétaire de SUD rail tandis que, pour Philippe Martinez, « cette cagnotte, c’est le symbole de cette bataille contre la division ».

Ceux qui m’aiment prendront le train… de la réforme, a lancé, crânement, Emmanuel Macron. Il semble que celui-ci reste à quai. Et que nombreux sont ceux qui préfèrent prendre le train de la contestation, de la révolte. Pas une révolte épidermique. Plutôt une prise de conscience que ce qui se trame dans la coulisse du pouvoir, ce qui l’anime, n’est rien d’autre qu’une volonté de casser le service public, tous les services publics : transport, santé, éducation, culture. Réformer, réformer, entend-on sur tous les tons. Traduisez, au choix, par : démanteler, déstructurer, privatiser… « Les cheminots sont en première ligne pour la défense du service public. Nous sommes derrière, à leurs côtés, avec eux », dit Jean-Marc Salmon, qui n’en revient pas « des trésors de générosité » de tous ceux qui participent à cette cagnotte. « On pensait que le “chacun pour soi” avait gagné, les témoignages sont une expression de fraternité. Ils disent une intelligence collective qui (re)donne confiance. »

Storytelling macroniste

Une intelligence collective qui raconte une autre histoire que ce mauvais storytelling macroniste. L’attachement au service public des trains raconte un territoire. « Les rails qui sillonnent notre pays sont comme les veines qui irriguent notre corps ou les rides de notre visage qui rime avec paysage », lance le cinéaste Luc Leclerc du Sablon. On pense au mouvement des intermittents en 2003, taxés par le Medef de « privilégiés qui vivent sur le dos des travailleurs ». Les spectateurs du Festival d’Avignon, alors annulé, étaient « pris en otage ». Mêmes formules, même violence. Hier, les spectateurs. Aujourd’hui, les usagers du train. Là, le patronat. Ici, des actionnaires en embuscade qui attendent le feu vert de la « libéralisation du rail », c’est mieux que privatisation, pour leur seul profit. Alors on tire à vue sur les droits sociaux, les acquis sociaux. On les dénigre. On tente la division entre celui qui gagne 1 600 euros et celui qui en gagne 2 200. Entre celui qui a un boulot et celui qui n’en a pas…

L’autre soir, à la bourse du travail, Dominique Cabrera a lu un long poème sur le voyage. Évidemment, on pense à Renoir, au groupe Octobre, au Front populaire. Comme on pense à Sartre devant les usines Billancourt, en 1971. À Pierre Bourdieu à la gare de Lyon, en 1995. Sans nostalgie. « À chaque moment de l’histoire ouvrière, on peut parler d’une rencontre entre le monde des travailleurs et les écrivains. N’y voyez aucune nostalgie, mais une nécessité. Les cheminots ont besoin des écrivains pour briser les idées reçues et vice versa, les écrivains ont besoin des cheminots ! » raconte Didier Daeninckx. « Nous avons lancé un appel à d’autres écrivains en leur demandant de donner un texte pour évoquer le monde du rail en toute liberté. Une trentaine d’entre eux ont spontanément répondu. Les éditions Don Quichotte, que dirige le romancier Jean-Marie Laclavetine vont les publier. Tardi en a dessiné la couverture… » On pense à la phrase de Truffaut, « un film avance, il avance comme un train dans la nuit » et ça dit le mouvement. Le corps et la pensée en mouvement. Pour résister. « Les cheminots sont en première ligne. S’ils perdent, tout s’écroule », nous confie Gérard Mordillat pour qui « cette cagnotte, ça vaut tous les sondages bidon du JDD » ! Bernard Thibault ne dit pas autre chose : « Ce n’est pas un hasard, ni la première fois, que le gouvernement attaque ainsi les cheminots. S’il obtient leurs “scalps” comme il dit, c’est la voie ouverte pour d’autres. »

Une cagnotte de résistance

En 1995, on parlait de grève par procuration. Dans quel monde veut-on vivre ? se demande-t-on en 2018. Ça ressemblerait à quoi, un pays privatisé de la tête aux pieds, de l’éducation à la SNCF, en passant par la santé ? Les exemples ne manquent pas, en Grande-Bretagne, en Allemagne où les premiers touchés par la privatisation des chemins de fer furent les salariés et les usagers qui ont vu les tarifs exploser. Comme le rappelait, l’autre soir, Didier Aubert, secrétaire de la CFDT cheminots : « C’est une réforme violente et historique. Le gouvernement ne veut pas négocier et joue le pourrissement et la radicalisation de l’action. » Mais l’aspiration à la justice n’a pas dit son dernier mot. Laurent Brun se fait le porte-voix de beaucoup d’hommes et de femmes qui « en ont marre, dès lors que l’on parle transport, éducation, santé, culture, de s’entendre rétorquer : combien ça coûte » ? La soirée touche à sa fin. De l’idée d’« une cagnotte de résistance » à celle de l’unité, syndicale et citoyenne, « condition incontournable pour la réussite du mouvement », beaucoup de choses ont été dites, beaucoup restent à faire. Ce n’est qu’un débat, continuons le combat…

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Macron baratine mais…

Posté par jacques LAUPIES le 18 avril 2018

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Macron à Strasbourg : « Somnambule quand même » (PCF)

Mardi, 17 Avril, 2018
Humanite.fr

Communiqué du Parti communiste français.

Le Président vient de s’exprimer devant le Parlement européen affirmant son refus d’appartenir à « une génération de somnambules ». Mais tout dans son discours est dangereux pour la paix, la démocratie et la coopération des peuples européens. Il ne suffit pas d’appartenir à une nouvelle génération pour avoir des idées neuves.

La forme était choyée. Les mots de « souveraineté », « démocratie », « protection », utilisés jusqu’à l’overdose. Mais les propositions concrètes consistent à poursuivre l’agenda néolibéral de ses prédécesseurs : orthodoxie budgétaire, poursuite des libéralisations, dumping social, remilitarisation du continent. Et je ne parle pas du simulacre de démocratie dont le verrouillage des conventions citoyennes en France est symptomatique. Tous les ingrédients sont là pour aggraver le rejet de cette Union européenne par les peuples, et pour nous emmener dans de nouvelles tourmentes.

Pour rendre leur souverainetés aux peuples, pour protéger les travailleurs.ses et les secteurs stratégiques, il faut rompre avec la primauté accordée aux intérêts des marchés sur les intérêts populaires. Ces derniers s’expriment avec fracas dans les facs, les hôpitaux et les EHPADs, à la SNCF, sur les barrages hydrauliques, dans la 4e vague féministe, dans la solidarité avec les migrants.

Pour combattre la politique de Macron, en France comme en Europe, le PCF appelle à l’unité des forces progressistes dans la rue et à travers une plateforme et une liste issues des luttes aux élections européennes.

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Cinquante ans après

Posté par jacques LAUPIES le 17 avril 2018

On a tendance à l’oublier, les évènements de mai 1968 eurent une expression  allant au delà des frontières de notre pays.

Par contre la dimension qu’ils prirent en France a évidemment un lien avec les luttes sociales et revendicatives en gestation et la forte présence de la CGT. Sans omettre au sein de cette dernière de militants communistes aguerris. Une dimension extraordinaire qui associa les aspirations de la jeunesse étudiante à celle du monde du travail et plus particulièrement ouvrier.

Une jeunesse qui voyait, au travers de différents courants d’extrême gauche la possibilité de révolution imprégnée sans doute de beaucoup de romantisme  et d’objectifs de libération des mœurs. Probablement influencée par les milieux intellectuels plus accessible au monde étudiant.

La classe ouvrière, quant à elle, fortement organisée dans de grandes entreprises,  avec sa composante de jeunes générations réclamant de nouveaux droits dans une conjoncture économique favorable ayant avant tout une motivation revendicative.

Le décalage était bien réel du point de vue de chacune de ces deux composantes mais il ne faut certainement pas déconsidérer le rôle qu’on pu jouer d’autres couches sociales moins impliquée économiquement influencées par le courant gaulliste et plus réservées mais silencieuses, hors de l’affrontement et dont le comportement électoral pesa ensuite pour réduire les possibilités de changement.

Affichant d’abord une certaine indifférence, allant jusqu’à faire preuve d’opportunisme, se plaçant aux côtés des jeunes  – de « leurs » jeunes – victimes d’une répression féroce et ensuite d’une crainte, pour ne pas dire une peur, d’être eux mêmes rejetés par ces travailleurs dont l’apparition devenait plus marquante.

Tous les mouvements sociaux sont confrontés à ces comportements ou se mêlent aspirations révolutionnaires, réformismes et conservatismes momentanément  opportunistes.

L’issue transformatrice et progressiste  dépend des rapports de forces qu’incarnent ces différentes aspirations.

Il ne faut donc pas s’étonner que la grande   bourgeoisie avec son pouvoir en place s’efforce de les utiliser, de les instrumentaliser pour neutraliser à son profit.

Cinquante ans après 1968, le contexte a changé mais le fond du problème demeure. Notre société a un besoin urgent de renouveau, comme d’ailleurs le reste de la planète. Au delà des questions sociétales et sociales est posé le problème de l’établissement de rapports humains basés sur la coopération, la solidarité et, ce n’est pas nouveau, d’en finir avec la domination d’une poignée de détenteurs des richesses produites.

Il ne s’agit pas seulement d’engager des luttes défensives mais d’envisager l’établissement de la propriété sociale des géants de la finance, de l’industrie ou, pour le moins, de contrôler rigoureusement leur activité.

Mais rien ne se décrète et tout se construit dans la lutte des peuples elle même en interaction avec leur conscience

 

Mobilisation. Marseille, laboratoire de l’unité ?

Christophe Deroubaix
Lundi, 16 Avril, 2018
L’Humanité
Samedi, à Marseille, des milliers de personnes ont entamé la marche «	Stop à Macron	» depuis le Vieux-Port. Ian Hanning/Rea<br /><br /><br /><br /><br />

Samedi, à Marseille, des milliers de personnes ont entamé la marche « Stop à Macron » depuis le Vieux-Port. Ian Hanning/Rea
 

La manifestation de samedi, qui rassemblait responsables syndicaux, politiques et associatifs, a réuni 58 000 personnes. Une première en France.

«This guy is good. » Histoire de bien se faire comprendre, il joint le geste à la parole, brandit le pouce de sa main gauche et pointe l’index de sa main droite vers la photo de l’homme bien en question : Emmanuel Macron. La manifestante qui tient en main le tract « Un an de Macron, ça suffit ! Mobilisons-nous » apparaît décontenancée : il lui semblait que le « STOP » rouge opposé au président de la République était suffisamment éloquent. De toute façon, elle n’a manifestement pas assez de compétences en anglais pour se lancer dans une grande conversation. Hasard des flux, un samedi après-midi, sur le Vieux-Port de Marseille. Le touriste, originaire d’Asie du Sud-Est, retourne à l’admiration de l’Hermione, frégate française du XVIIIe siècle à quai pour quelques jours. La dame quadragénaire blonde se dirige, avec son fils, vers le début de la Canebière, point de départ de la manifestation. Ils se joindront à des dizaines de milliers de personnes (58 000, selon les organisateurs) qui ont bien compris le thème du jour.

« Marseille, capitale du “non” à Macron », avait titré le matin même le quotidien la Marseillaise. Elle l’a été. Marseille, laboratoire des convergences ? Personne ne peut prédire s’il en sortira un antidote nouveau, voire miracle, mais il est certain qu’il s’est passé quelque chose de particulier, samedi, dans la deuxième ville de France. Derrière la banderole du cortège de tête étaient rassemblés des responsables syndicaux (CGT, FSU, Unef), politiques (FI, PCF, NPA) et associatifs. Au moment où la tête de la manifestation s’ébranle, des applaudissements l’accompagnent. Initiateur du rassemblement, Olivier Mateu, secrétaire de l’union départementale CGT, en avait expliqué, le 5 avril, le sens en ces termes : « On ne dit pas : on va s’organiser pour que les cheminots tiennent le plus longtemps possible. On dit : on fait tout pour que l’on y aille tous le plus vite possible. » Est-ce à la hauteur de ce qu’il espérait ? « Il semble que cela va y contribuer, répond-il à l’Humanité. C’est l’une des étapes. Il faut maintenant continuer, la mobilisation pour le 19 et le 24. »

« On n’oubliera jamais que le bonheur est dans l’action »

À ses côtés se trouvent deux anciens candidats à l’élection présidentielle de 2017. « J’ai trouvé que l’initiative prise par les syndicats méritait d’être soutenue, commente Jean-Luc Mélenchon (FI) devant l’habituelle nuée de caméras et de micros. C’est quelque chose d’exemplaire et je souhaite que cela soit reproduit dans tout le pays. » Philippe Poutou (NPA) souhaite également que le « modèle » marseillais essaime : « Cette manif montre l’importance de l’unité. On voit bien qu’il y a une volonté en bas. Il faudrait que ça se fasse partout. Il faut dire clairement que l’on est dans un mouvement politique avec, d’un côté, les salariés, de l’autre, le gouvernement. » Le député communiste Pierre Dharréville se montre, lui, plus prudent : « On fait toujours les choses de façon un peu singulière à Marseille, mais je me garderai bien de donner des leçons au reste du pays. »

À Marseille, en effet, les choses sont toujours un peu singulières. À Marseille, on manifeste avec des fumigènes. Comme au stade Vélodrome. Et l’on ne peut s’empêcher de penser au refrain de la chanson Comme un fumigène des Oai Star (formés par quelques membres du Massilia Sound System) :

« Comme un fumigène

Hissé à bout de bras

Comme un fumigène

Une fumée brillera

On fera des chansons

Qui parleront de toi

On mettra tout à fond

On fera rentrer les fracas

Comme un fumigène

Qui brûle dans la rue

Comme un fumigène

On est doué pour le chahut

On fera des minots

Qui auront ton prénom

On n’oubliera jamais que le bonheur

est dans l’action. »

À Marseille, si les policiers délogent les étudiants dans les facs, les agents du port interviendront. C’est ce qu’a annoncé Pascal Galéoté, secrétaire du syndicat CGT du port : un préavis de grève a été déposé. « En tant que salariés de ce pays, on ne peut pas rester spectateurs », explique le syndicaliste, qui estime que la manifestation du jour doit servir de « référence » partout.

À Marseille, le hasard des flux est permanent. Place Castellane, point d’arrivée du défilé, des manifestants, attablés aux terrasses des cafés, sont bientôt rejoints par les supporters du match de rugby Toulon-Montpellier, qui vient de se terminer au Vélodrome. L’occasion pour quelques cheminots de chambrer une poignée d’adeptes du « pilou-pilou ». « Alors, vous êtes d’accord avec votre président ? » Mourad Boudjellal avait accusé la grève d’avoir « tué la billetterie » du match. Ils étaient pourtant 40 000. Jo en faisait partie. Il accompagnait ses petits-neveux. Mais il aurait pu tout aussi bien faire partie des 58 000 du match contre Macron : « J’ai voté pour lui pour faire barrage à l’autre. » Mais le jeune retraité ne digère pas l’augmentation de la CSG : « Franchement, il m’a pris pour un con. » À Marseille, on dit des choses politiques parfois aussi de cette façon.

correspondant à Marseille

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