Commentaire sur un remaniement

Posté par jacques LAUPIES le 17 octobre 2018

 

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Enfin du réalisme et il faut que ce soit un philosophe qui nous y rappelle

Posté par jacques LAUPIES le 16 octobre 2018

A la lecture de cette interview et après avoir écouté Raphaël Glucksmann dans l’émission de Ruquier « On n’est pas couché » je me suis senti pleinement concerné. Tout simplement parce que mon vécu est totalement imprégné du constat que fait ce jeune philosophe.

Combien de fois pouvons nous vérifier ce « vide » qui habite les générations qui nous ont suivi (j’ai 82 ans) et j’en compte au moins deux frappées « globalement » d’un néant qu’ils comblent comme ils peuvent. Et celle qui arrive a bien du mal à en sortir !

Il me faut certes  lire ce livre mais quant on est hors des milieux intellectuels, sans pour autant se priver de les entendre et les observer, force est de constater que  ce « vide » s’installe politiquement et sans doute culturellement en général et  frappe durement les milieux populaires. Qu’il s’agissent des plus pauvres et de ce que l’on classe comme des moyens !

Sauf comme l’indique l’adage : la nature a horreur du vide. Et nous allons payer cher la manière dont il est apparemment comblé, si nous ne nous ressaisissons pas ! 

Je crois avoir déja souligné où sont les responsabilités politiques que rappelle clairement l’auteur du livre ! Pas de quoi en tirer gloire nous sommes nombreux à le faire, mais pas assez sans doute en capacité de convaincre.

Le parti, le parti, chers camarades et amis !

 

 

Pour les européennes, Emmanuel Macron compte rejouer le scénario du second tour de la présidentielle. Pascal Rossignol/reuters<br /><br />

Pour les européennes, Emmanuel Macron compte rejouer le scénario du second tour de la présidentielle. Pascal Rossignol/reuters
 

Crise politique. « Personne à gauche ne semble avoir pris au sérieux le tragique de la situation »

Mardi, 16 Octobre, 2018

Il a fait parler de lui cet été, en claquant la porte du Nouveau Magazine littéraire, dont l’actionnaire n’appréciait pas ses critiques du macronisme. Raphaël Glucksmann publie les Enfants du vide (1), un appel au sursaut idéologique. Entretien.

«S i nos aînés ont vécu dans un monde saturé de dogmes et de mythes, nous sommes nés dans une société vide de sens », écrivez-vous. Pourquoi cette approche générationnelle permet-elle, selon vous, d’appréhender la crise politique actuelle ?

Raphaël Glucksmann Les « enfants du vide », c’est nous. C’est cette génération dont les parents ont connu 68, qui ont vécu dans un monde nourri d’idéologies collectives. À gauche, c’était le marxisme, la croyance dans le progrès. Pour eux, l’enjeu fut de s’émanciper de ces dogmes pour penser par eux-mêmes, pour affirmer leur individualité. La grande aventure de la génération de nos parents a été de déboulonner ses propres idoles. Cela a engendré 68, mais aussi la déconstruction des idéologies. Nous avons hérité de ce vide, de l’absence d’idéologie, de structures collectives. Donc ce regard générationnel permet de comprendre une partie de la crise politique actuelle. Moi-même, j’ai évolué. Le contenu de ce livre n’est pas spontané. J’ai commencé par croire que les libertés individuelles étaient l’horizon d’une société libre. Je suis né du bon côté de la barrière sociale, donc ce n’est qu’en sortant de ma propre condition que j’ai pu me délester de mes certitudes.

Cet ouvrage est né d’une rencontre avec un retraité de la sidérurgie en Lorraine qui vous raconte son désarroi face à ses enfants. Il vous dit : « Moi, j’avais le syndicat, j’avais le parti. Eux, ils n’ont rien et ils votent FN. » En quoi ce dialogue est-il emblématique ?

Raphaël Glucksmann J’étais à sec dans mes réponses, comme impuissant. Son interrogation m’a suivi. Face à la percée du FN, on a eu tendance à s’en remettre à l’indignation, à dresser le poing sans arguments véritables. C’est le sidérurgiste lui-même qui avait la réponse : « Nous, on avait le parti et le syndicat. » À aucun moment de sa vie sociale, il ne s’était senti seul. Ses enfants ont beau être plus riches que lui, ils sont tout seuls. On touche là le cœur de la crise des démocraties occidentales. Au-delà des causes économiques, la déstructuration des imaginaires, des corps intermédiaires, de tout ce qui inscrit l’individu dans un cadre collectif offre un terreau fertile à l’extrême droite. Ce vide a créé une société solitaire et anxiogène qui permet l’émergence du chef charismatique ou du tyran. Des individus isolés sont toujours plus susceptibles d’être fascinés par un chef qui vous prive de vos libertés. C’est pour cette raison que le libéralisme ne peut représenter un barrage contre le fascisme. Et que la vague nationale-populiste qui balaie l’Europe échappe aux grilles de lecture habituelles.

Pour que la gauche reprenne des couleurs, il faut comprendre ce qui a échoué, estimez-vous. Vous évoquez à plusieurs reprises ce rapport de Terra Nova de 2011, que vous jugez comme une « capitulation sociale »…

Raphaël Glucksmann Ce rapport n’inventait rien et ne faisait qu’entériner un processus largement entamé : le remplacement, dans le logiciel de la gauche de gouvernement française, de la quête d’égalité entre tous par l’affirmation des droits et des identités de chacun, au moment même où les inégalités explosaient. À la place du poing levé, devait s’élever la main de SOS Racisme. Alors bien sûr qu’il faut lutter contre le racisme, pour la conquête de droits sociétaux, mais cela ne peut pas être substitué à un projet de transformation sociale global. Le rapport de Terra Nova ne disait pas autre chose : abandonner les ouvriers pour les remplacer par une alliance culturelle entre la bourgeoisie cosmopolite et une collection de minorités. On voit aujourd’hui le résultat.

Le « vide » dont il est aussi question dans votre ouvrage, c’est cette ère quasi post-démocratique, où la politique a été confisquée par les intérêts privés. Qui aujourd’hui est en capacité de réhabiliter le politique ?

Raphaël Glucksmann C’est tout le problème. Car le constat fait mal, mais incontestablement, des populistes comme Matteo Salvini reprennent le pouvoir sur le cours des choses. On est obligés de prendre au sérieux ce phénomène. Comme pour le Brexit avec le slogan « Take back control », repris par l’ensemble de l’extrême droite européenne. On oppose quoi à cela ? La définition même d’un peuple, d’une cité, c’est la capacité à prendre le contrôle sur son destin. Aujourd’hui, le constat est terrible, mais ceux qui se prétendent progressistes font beaucoup moins de politique qu’un Matteo Salvini ou même qu’un Trump. Mon cauchemar éveillé, c’est quand j’ai entendu les éditorialistes, au moment de la mise en place du gouvernement italien, supplier les agences de notation d’empêcher la formation de ce gouvernement au nom des libertés ! Faudrait-il se résigner à choisir entre le libéralisme post-démocratique et les démocraties illibérales ?

C’est en tout cas le duel dans lequel Emmanuel Macron compte enfermer le prochain scrutin européen…

Raphaël Glucksmann Il veut rejouer le scénario du second tour de la présidentielle. Ce n’est pas un pari neuf. Mais son « moi ou le chaos » est extrêmement dangereux. Pour les élections européennes, l’enjeu est d’éviter le match entre l’Europe de Juncker et le Frexit. J’ai la conviction profonde que, face aux grands défis climatiques, économiques et sociaux, la bonne échelle, c’est l’Europe. Dans ce contexte, c’est incompréhensible que la gauche parte si divisée. Cela signifie que personne n’a pris au sérieux le tragique de la situation. Mais je ne pense pas que la gauche peut se rassembler dans le geste d’un ralliement à une figure unique, en l’occurrence Jean-Luc Mélenchon. Tout le monde s’est réjoui de la mort des partis, mais ils ont été remplacés par quoi ? Des mouvements au fonctionnement très vertical, qui se croient modernes car affranchis des partis, mais ne sont qu’une parenthèse charismatique de la vie politique. Je suis convaincu que le clivage gauche-droite redeviendra opérant.

Que dit votre départ douloureux du nouveau Magazine littéraire sur le paysage médiatique en France ?

Raphaël Glucksmann J’avais démarré cette aventure avec un projet clair, celui d’un magazine où les gauches se rencontrent et discutent d’idées politiques, sociales, culturelles… La condition, c’était une liberté totale dans la critique du pouvoir. Emmanuel Macron n’était pas mon obsession, loin de là, puisque seuls trois articles sur lui ont été publiés en six mois. Ils ont à chaque fois créé des remous avec l’actionnaire (Claude Perdriel – NDLR). Une phrase que j’ai prononcée dans une émission, « Macron, une promesse d’aube qui très vite s’est transformée en crépuscule », est devenue virale et a déclenché une tornade. J’ai été convoqué et on m’a invité à « assouplir » ma pensée ! Ce que j’ai refusé. Je suis donc parti, avec regret pour l’équipe avec laquelle je travaillais et le projet éditorial que je défendais. Le pouvoir macroniste n’est pas l’ami de la liberté de la presse…

Raphaël Glucksmann

Journaliste et essayiste

(1) Les Enfants du vide. De l’impasse individualiste au réveil citoyen. Raphaël Glucksmann. Allary Éditions. 210 pages. 18,90 euros.
Entretien réalisé par Maud Vergnol

 

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Trouver le bon lien entre objectifs prioritaires, stratégie et moyens

Posté par jacques LAUPIES le 15 octobre 2018

 

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Je ne dirai pas que tout est dit sur les objectifs et le programme à proposer et défendre mais l’essentiel est fait !

Ce qui pose problème et précisément semble être devenu une préoccupation majoritaire est relatif à la stratégie à adopter en matière de rassemblement, à en définir les étapes. Mais encore faut-il que celle-ci soit comprise et acceptée autant que les contenues à défendre.

On ne peut donc faire l’économie de se donner les moyens pour cela, en premier l’organisation du parti, son renforcement pour ce que nous pouvons maitriser et l’utilisation et le recours à une bonne communication pour ce qui relève du système médiatique dont on sait que  nous ne le maitrisons évidemment pas.

Le parti ? Voila la question numéro un et elle ne sera solutionnée que si une mobilisation générale de ses forces actuelles et de ses militants intervient. Ce qui doit aussi impliquer « sa » presse et ses « élus »

Sans cela le reste ne sera que littérature !

 

 

Le conseil national du Parti communiste se réunissait ce week-end, comme ici en 2016. Patrick Nussbaum<br /><br />

Le conseil national du Parti communiste se réunissait ce week-end, comme ici en 2016. Patrick Nussbaum
 

Congrès. Le PCF entre dans le vif des débats

Lundi, 15 Octobre, 2018

Après le vote des communistes sur la « base commune » de leur congrès, leurs dirigeants se sont réunis ce week-end. Européennes, projet, stratégie, direction… tout est mis sur la table.

Une semaine après un vote inédit qui a placé en tête un autre texte que celui proposé par sa direction, le conseil national du PCF, qui se réunissait ce week-end, était attendu au tournant. « La question s’est dédramatisée. Le conseil national s’est déroulé dans une ambiance très constructive, notait hier Pierre Laurent. Il existe une volonté partagée de reconnaître le résultat du vote, de construire un texte d’orientation qui permette de rassembler, d’entendre le message de ceux qui demandent une affirmation plus forte du parti et demandent des changements sur la conduite de nos stratégies. » Le secrétaire national, dans son introduction, a d’ailleurs redit sa « disponibilité » pour un nouveau mandat. « J’insiste sur le besoin de constituer une nouvelle équipe de direction, aucun secrétaire national, ni moi ni un autre, ne pourra faire face aux problèmes auxquels nous sommes confrontés sans », a-t-il précisé.

Il n’est cependant plus le seul candidat. Le député du Nord, Fabien Roussel, l’un des signataires du « Manifeste », devenu « base commune », s’est lui aussi affirmé « disponible ». « Mon nom a été cité. Si mon expérience, mon mandat de député peuvent être utiles, si ça peut rassembler, si ça peut donner l’idée d’un Parti qui bouge, se renouvelle, alors je veux bien me mettre à disposition. Pas pour diviser, pas pour mener une campagne contre Pierre Laurent », a-t-il insisté, demandant à rencontrer ce dernier « pour en discuter ». « Dans notre parti, il n’y a pas d’écurie, pas d’éléphant derrière qui on se range. Il faut sortir tous gagnants », a également ajouté le responsable de la fédération du Nord, réaffirmant que le débat doit d’abord porter sur le fond du projet plutôt que sur le nom.

Le choix est désormais entre les mains des communistes

Mais, parmi les autres soutiens du « Manifeste », les positions ne sont pas unanimes, certains craignant que ne soit ainsi escamoté le débat d’orientation, d’autres plaidant pour que les noms soient en effet sur la table. La question est désormais entre les mains des communistes, qui doivent se réunir en congrès locaux puis départementaux, mais aussi de la « commission des candidatures ». L’objectif de cette dernière, explique Gilles Ravache, l’un de ses animateurs, est de présenter, au moment du congrès, une liste de candidats à la direction (dont le premier nom est en principe celui du secrétaire national) qui permette d’éviter un affrontement entre plusieurs propositions. La possibilité de constituer une « liste alternative » en cas de désaccord restant ouverte. Pour Frédérick Genevée, l’un des initiateurs du texte « Pour un printemps du communisme », « sur les candidats, les choses commencent à s’éclaircir, mais sur les questions de fond, ça n’a pas bougé ». Si chacun a pris acte des résultats du vote (la « commission du texte » a d’ailleurs été modifiée en conséquence avec de nouveaux membres et une codirection), beaucoup estiment que le débat n’est pas clos pour autant. « La question migratoire est un sujet sur lequel il va falloir faire des amendements, le Parti communiste porte la liberté d’installation et de circulation », pointe, par exemple, Cécile Dumas, des Alpes-Maritimes. « Les communistes par leur vote ont souhaité indiquer un cap, ils ont fait un choix politique », estime l’économiste Frédéric Boccara. « Ce texte est amendable sans aucun problème, avec l’objectif de rassembler le plus grand nombre, à condition qu’on ne revienne pas sur ses orientations fondamentales », explique également le député André Chassaigne. De son côté, Pierre Laurent a formulé une série de propositions pour organiser les débats : « Nous avons un nouveau point de départ avec le texte du “Manifeste”. C’est maintenant aux communistes de construire le point d’arrivée que sera le texte d’orientation adopté au congrès », a-t-il déclaré.

Les européennes, « premiers travaux pratiques du congrès »

À la clé, cinq grandes questions « sur lesquelles le débat devrait être approfondi » : la définition du « communisme de notre temps » ; le rassemblement et le rôle du PCF ; la situation politique et la recomposition en cours ; la mondialisation, l’internationalisme et l’Europe ; et enfin les transformations du PCF. Mais, à quelques mois du scrutin, et alors que le PCF est déjà en campagne, les élections européennes représentent les « premiers travaux pratiques du congrès », note la députée européenne Marie-Pierre Vieu. Le texte choisi, s’il insiste sur la nécessité « d’en finir avec la construction européenne actuelle », fait aussi état des différentes propositions en débat, sans trancher. C’est cette « contradiction » qu’a relevée hier Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, à l’occasion d’une séance de travail consacrée à la campagne des européennes. « J’entends qu’on se félicite du contenu du rapport de Ian (Brossat) dans l’orientation qu’il donne. On a intérêt à ce que nos décisions de congrès et notre travail sur le texte soient raccord avec la manière dont il mène campagne. Pour l’instant, ça ne l’est pas. Mais je souhaite qu’on y arrive dans les prochaines semaines. »

Plus tôt, Ian Brossat, chef de file pour le scrutin du 26 mai 2019, avait dessiné dans son rapport les grands axes de la campagne qu’il compte mener. « L’Union européenne ne fait plus rêver personne. Ils nous promettaient la paix, c’est aujourd’hui la guerre qui menace. Ils nous promettaient la prospérité. L’Union européenne, c’est très exactement 87 millions de pauvres… Ils nous promettaient la démocratie. Où est-elle quand quelques multinationales dictent leur loi ? » dénonce-t-il. « Nous sommes la seule force politique de gauche à avoir rejeté tous les traités sans exception qui ont mis en place cette Europe-là », rappelle le chef de file, qui plaide pour « une transformation positive de l’Union européenne ». « La clé de cette transformation est claire, souligne-t-il. Il s’agit, pour nous, d’être le lobby des gens face au lobby de l’argent qu’est aujourd’hui l’UE. »

La « stratégie de rassemblement » toujours en débat

Si une majorité de communistes semblent d’accord avec les quatre grands enjeux de campagne proposés (travail-services publics-argent-enjeux écologiques), la « stratégie de rassemblement » fait encore débat. « Cette campagne va permettre aux communistes de regagner en visibilité. Je suis persuadé qu’on peut dépasser les 5 % », se félicite Pierre Lacaze, secrétaire fédéral de Haute-Garonne. « Dans le contexte politique actuel, l’enjeu est bien plus grand que de se faire plaisir et de se compter ! » lance Bob Injey, des Alpes-Maritimes. « La question essentielle, c’est celle de l’utilité du bulletin de vote qu’on proposera et sa capacité à incarner un espoir, en fonction du rapport de forces politique », estime de son côté Lydia Samarbakhsh, responsable du secteur international.

« Au moment où Macron avance avec sa politique antisociale, où l’extrême droite menace, personne ne comprendrait que nous ne soyons pas capables de nous retrouver autour d’une table », explique Ian Brossat, qui a déjà lancé un appel aux forces de gauche « qui partagent avec (nous) la nécessité d’une autre Europe ». Un courrier leur sera adressé aujourd’hui. Reste à voir si la main tendue sera saisie.

Julia Hamlaoui et Maud Vergnol

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Vague brune : la finance se délecte…

Posté par jacques LAUPIES le 14 octobre 2018

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Ce qui se passe au Brésil, sur le fond, est identique à ce que connaissent les pays européens : une aggravation de la pauvreté et de l’écart grandissant entre les riches et les pauvres.

Des riches toujours plus assoiffés de profits et des pauvres toujours plus manipulés, parce que manipulables, sous l’effet d’une sorte de sentiment de révolte qui les habite et de leur incapacité à mesurer ce que représente une extrême droite. Mais relativement éclairés par la réalité des échecs politiques réformistes de droite (LR-UDI) et de gauche (PS, Ecolos, etc.)

Vus me direz il y a bien plus que cela car, en terme de classe, les couches moyennes non salariées (fait notables les couches moyennes salariées)  jouent un rôle non négligeable autant que les grands propriétaires fonciers sauf que ces derniers ont des motivations économiques tout à fait irréconciliables avec les populations exploitées et tirent les ficelles de la poussée fascisante !

On n’obtient pas 46 % des voix sans que des forces populaires soient entrainées dans la radialisation à droite.

Mais évidemment les grands manipulateurs sont à trouver parmi les milieux financiers, les multinationales qui dominent la planète.

Avec nos particularités française nous subissons le même phénomène et combien de fois ai-je entendu parmi ces catégories dites moyennes ou ces retraités qui pourtant tirent le diable par la queue, sous l’effet de la déception macroniste qu’ils allaient se ranger dans l’abstention ou, peut-être, vers une autre forme de contestation sans trop oser avouer, encore, que cela pourrait avoir la couleur brune…

Bien entendu le camp progressiste résiste, au Brésil  comme chez nous, mais il est éclaté et ce que je considère comme une erreur fatale, le courant marxiste semble n’avoir pas été capable de se doter une force unie cohérente et suffisante pour montrer, quoiqu’il puisse lui en couter électoralement une voie véritablement transformatrice dégagée des embuches réformistes et opportunistes.

 

 

 

Photo Mauro Pimentel/AFP.

Photo Mauro Pimentel/AFP.
Jeudi, 11 Octobre, 2018

Le candidat d’extrême droite recueille 46 % des voix au Brésil. De l’Europe à l’Amérique, le constat est le même : la droite radicale progresse… à la grande joie des riches.

Une nouvelle onde de choc est venue du Brésil. Le candidat de l’extrême droite, Jair Bolsonaro, a récolté, ce 7 octobre, 46 % des voix au premier tour de la présidentielle. Misogyne, raciste, homophobe, nostalgique (1) de la dictature (1964-1985), il a profité d’une crise politique, morale, sociale qui secoue le pays. Ce nouveau « dégagisme » vis-à-vis des partis « traditionnels » profite à l’extrême droite. « Plus généralement, ce premier tour traduit une forme de jacquerie électorale qui vient sanctionner les sortants de tout bord politique », analyse Christophe Ventura (2). Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l’Iris, évoque une « intolérance des nantis à l’égard des plus pauvres, d’abord. C’est la plus solidement enracinée dans un passé construit sur quatre siècles d’esclavage. Ceux que le sociologue Jesse Souza a qualifiés, dans l’un de ses derniers ouvrages, “d’élites du passé”, placés devant le dilemme démocratie ou perpétuation des privilèges, ont choisi. Plutôt l’extrême droite que le retour d’un parti, le PT, qui a fait le choix de la démocratie sociale. D’un PT qui a tant, trop donné aux plus pauvres de 2003 à 2016 ».

Ce scrutin au Brésil fait grossir la liste des pays où droite radicale et extrême droite profitent d’une défiance vis-à-vis des formations traditionnelles. Un « dégagisme » qui se multiplie : États-Unis, Brésil, France, Italie, Suède, Québec, Allemagne, Autriche… Cette vague conservatrice profite de peurs multiples communes à tous ces scrutins : immigration, déclassement social, corruption, inégalités. « L’ébranlement de 2008 et ses répliques ont également bousculé l’ordre politique qui voyait dans la démocratie de marché la forme achevée de l’histoire. La morgue d’une technocratie onctueuse, délocalisée à New York ou à Bruxelles, imposant des mesures impopulaires au nom de l’expertise et de la modernité, a ouvert la voie à des gouvernants tonitruants et conservateurs », constate Serge Halimi (3).

L’élection au Brésil dévoile aussi un vote de classe. Selon le sondeur Ibope, dans le Nordeste, 42 % des électeurs de Jair Bolsonaro sont des personnes jeunes, ayant un niveau de formation élevé et des revenus équivalant à 5 salaires, au minimum. Les électeurs pauvres, noirs, et de formation primaire, ont eux fait le choix de barrer la route à l’ex-capitaine Jair Bolsonaro. D’où la réaction des marchés, qui apprécient le programme économique de Bolsonaro et surtout de son conseiller Paulo Guedes, issu de l’École de Chicago, qui parle de privatisations massives et entend accélérer l’agenda ultralibéral.

Enrichir les riches
Ces droites visent tout autant que les autres à enrichir les riches et non à remettre en cause un système. « Les démagogues ne peuvent pas s’épanouir au milieu d’institutions fonctionnelles, justes et équitables. Menacer la démocratie et les libertés politiques ne devient possible que lorsque la population perd la confiance qui la liait aux institutions », prévient Glenn Greenwald dans « le Monde diplomatique » (4). La dérive autoritaire qui a lieu actuellement en Italie sous l’impulsion de son ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue (extrême droite), est préoccupante. À Riace, en Calabre, le maire, Domenico Lucano, qui a permis de redonner vie à sa commune grâce à l’accueil des réfugiés, a été assigné à résidence. Il est poursuivi pour « aide à l’immigration clandestine » au moment où le gouvernement italien a promu un décret-loi qui remet en question le système d’accueil des migrants. Matteo Salvini, qui vient d’accueillir le 9 octobre la dirigeante du Rassemblement national, Marine Le Pen, s’est félicité de cette arrestation. Cette dernière a rencontré le dirigeant de la Ligue en vue des européennes de 2019, afin de devenir une alternative. « Nous avons les mêmes idées sur la famille, sur la vie, sur la bataille pour la terre, sur l’immigration », a déclaré Salvini.

Macron, le soi-disant rempart
Face à de constat alarmant, Emmanuel Macron entend se présenter comme seule alternative « progressiste » face aux « nationalistes ». Même tonalité de sa ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, qui affirmait : « Il y a aujourd’hui deux tendances politiques en Europe : les progressistes, qui sont pour des solutions coopératives, et les nationalistes, qui sont dans le repli sur soi. » Le chef de file du Parti communiste français aux européennes, Ian Brossat, dénonce ce discours bien commode et bien méprisant qui « disqualifie sans nuance cette objection citoyenne en la rangeant du seul côté du “racisme” et du “repli nationaliste” ». Et d’estimer que « le meilleur moyen de lutter contre l’extrême droite est d’arrimer l’UE à un projet de progrès social. Si l’UE était autre chose qu’une machine à produire de la régression sociale, l’extrême droite ne serait pas aussi forte. Pour la faire reculer, il faut donc marcher sur nos deux pieds : être intransigeant vis-à-vis des discours racistes et assumer un accueil digne des réfugiés et, deuxièmement, porter un projet alternatif pour l’Europe » (5).

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Centralisés sur Marseille ? On n’en veut pas !

Posté par jacques LAUPIES le 13 octobre 2018

 

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Le débat est engagé depuis plusieurs mois dans tout le nord du département, à propos du rattachement à la Métropole marseillaise.

En fait le projet consiste à ce que disparaissent  les prérogatives des communes déjà frappées par des regroupements en communautés d’agglomération. Ce qui, quelles que soient les spéculations que l’on puisse faire sur les conséquences financières que cela pourrait avoir sur les budgets de communes, provoquerait nécessairement une perte de gouvernance pour ces dernières?

Bien qu’il y ait des avis divergents au PS, à droite et chez le macronistes, dans leurs instances départementales et au plan national, leur majorité se prononce pour la réforme et se soumet à la volonté.

Par contre sur le terrain il en va autrement et certains élus sont opposés à l’intégration du pays d’Arles. C’est le cas du Maire de St Remy, Hervé Chérubini  (Socialiste), du Conseiller Départemental Nicolas Koukas (communiste)

Le Maire de Chateaurenard a viré sa veste sur la question et comme le Maire de Tarascon il se rallie à la position de Martine Vassal (LR) laquelle milite pour l’intégration d’Arles dans la Métropole Aix Marseille dont elle est la Présidente.

Quant au Maire d’Arles (Communiste)  comme à la Députée LREM ils font mine de ne pas prendre parti dans cette affaire.

Comme on peut le constater sur cette question fondamentale d’organisation territoriale on va demander à la population de se prononcer là ou les élus sont d’une manière générale opposés à l’intégration où pour le moins nagent dans le flou.

Ailleurs, bien que la presse locale donne de sérieux comptes- rendus, sans pour autant faire apparaître les intentions de la droite et des macronistes qui,  ici comme dans d’autres domaines,  se plient aux exigences d’une grande bourgeoisie nationale, voire européenne, qui veulent avoir la main sur les institutions publiques et donc les collectivités territoriale pour encore une fois mieux se servir au détriment des populations.

Car au prétexte d’économiser des charges d’élus on va éloigner des citoyens ceux qui auront pouvoir de les représenter et de décision.

C’est une atteinte incroyablement grave à la démocratie dont ceux qui s’en font complices devraient avoir demain à rendre compte devant les électeurs. Des électeurs qu’il faut bien entendu sensibiliser ce que devraient faire les partis politiques conscients du danger.

Car, par delà une consultation certes méritoire il faut rappeler à ces électeurs, que lors des prochaines élections (municipales notamment) ils vont avoir à se prononcer sur l’attitude des élus fossoyeurs des prérogatives communales et de tout le secteur nord d’un département déja durement frappé par une excentricité par rapport à la métropole.

Les communistes de Tarascon, et j’en suis sur au delà, auront à cœur de dénoncer ce mauvais coup contre les populations des villes et villages qui s’étendent de la Camargue à la Crau et à la Durance. Un territoire spécifique qui doit se gérer lui même dans le cadre des solidarités républicaines.

 

Jacques LAUPIES, Secrétaire de la Section de Tarascon 13150

 

 

Pcf. Après un vote inédit, un week-end décisif

 

Photo : Julien Jaulin/Hans Lucas.

Photo : Julien Jaulin/Hans Lucas.
 

 

Pcf. Après un vote inédit, un week-end décisif

Vendredi, 12 Octobre, 2018

Le conseil national du Parti communiste doit se réunir ce week-end pour envisager la suite de son congrès après un scrutin qui, pour la première fois de son histoire, a placé en tête un autre texte que celui de sa direction.

Une semaine après un vote inédit, les appels au rassemblement se multiplient au PCF, alors que son premier conseil national post-scrutin doit se tenir ce week-end. « Il nous faut montrer que nous ne sommes pas un parti comme les autres. On est capables d’avoir un exercice démocratique intense avec un résultat qui surprend et au final se retrouver tous ensemble », estime le député du Nord, Fabien Roussel, signataire de « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle », qui est arrivé en tête la semaine dernière et devient donc « la base commune de discussion » des communistes en vue de leur congrès fin novembre. Avec 38 %, le texte de la direction est arrivé deuxième. Pour le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, la réunion du week-end doit « identifier les grandes questions qui permettront de faire évoluer le texte choisi avec l’objectif de rassembler le plus grand nombre après un scrutin très partagé ». Les soutiens de « Pour un printemps du communisme » (12 % des voix) entendent, pour leur part, que la « clarté » soit la règle. « Comme il n’y a pas de majorité absolue, il faut que les questions pendantes soient souverai nement saisies par les communistes », insiste l’historien Frédérick Genevée. L’objectif semble partagé par l’équipe dirigeante. « Pour l’instant, le débat a principalement porté sur une préoccupation quant à l’effacement du parti et sur l’objectif de sa réaffirmation, il faut l’élargir à la complexité de la situation internationale, européenne, l’état de la société, l’évolution du macronisme… » détaille Olivier Dartigolles en vue des congrès locaux et départementaux qui doivent proposer des amendements.

Les enjeux européens, qui seront l’objet d’un échange dimanche matin, sont souvent cités. « Le texte n’a pas vraiment de position et renvoie à une discussion ultérieure. Nous entrons en campagne, il est urgent de creuser ce débat », juge, par exemple, la responsable de la fédération de Seine-Saint-Denis, Nathalie Simonnet. Plus mesurés sur le travail à mener sur la base commune, les soutiens du « manifeste » n’en soulèvent pas moins un certain nombre de débats à conduire. « Le texte affirme une orientation mais il reste à l’enrichir sur un tas de sujets comme l’international, la paix, l’Europe… » estime Fabien Roussel.

Aucune question taboue, y compris celle des directions

Au menu du week-end figure aussi en bonne place la question des futures directions du PCF. D’abord, parce que la commission des candidatures, dont la mission est de proposer une liste au moment du congrès, doit présenter un point d’étape. Mais aussi parce que certains aborderont sans détour la question du secrétaire national : « Nous, nous ne sommes candidats à rien mais certains portent des noms. Il faudrait donc qu’ils soient mis sur la table dès maintenant, afin d’éviter qu’ils ne sortent du chapeau au congrès », juge Frédérick Genevée, en référence à celui de Fabien Roussel qui circule régulièrement. « Je fais partie de ceux qui ne veulent pas d’un parti en tendances, explique le député du Nord. Au PS, ils élisent leur direction en fonction du score de chacun, ce qui est à exclure. Je pars donc du principe que c’est à la direction sortante et à Pierre Laurent de créer les conditions pour que tout se passe bien. » Une question qui n’est pas taboue, y compris pour Pierre Laurent, rappelle Olivier Dartigolles. Mais, attention, prévient le porte-parole, à ne pas en faire « l’alpha et l’oméga ».

Julia Hamlaoui

 

 

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