Altruisme et (ou) révolution ?

Posté par jacques LAUPIES le 28 mai 2017

Qu’on le veuille ou non un grand trouble règne dans la population tiraillée entre une réalité qui la rappelle aux meilleurs sentiments de fraternité, de solidarité, dont elle est porteuse et des forces qui s’emploient à la faire douter de réponses favorables à ces réflexes  d’humanité et la plongent dans le doute, le scepticisme et parfois des sentiments de mépris et de haine pour l’autre.

Il n’est pas un jour qui se passe sans que je constate ou me soit rapporté des faits très banals  qui en fait marquent cette souffrance, souvent dissimulée, qui frappe chacun de nous mais disparaît dans notre inconscient ou pour le moins semble s’effacer dans un paraître souriant, ironique voire indifférent.

Depuis la dimension du geste de  cette brave dame à l’allure digne (que nous qualifierons arbitrairement de très  petite bourgeoise)  qui s’émeut de voir un SDF sur le trottoir de la plus belle avenue de la ville avec son chat noir tenu en laisse, et entre dans le super U pour acheter des barquettes pour l’animal et quelque canette de bière pour le maître déchu marquant ainsi sa compassion, jusqu’aux actions de grande envergure déployées  par des organismes humanitaires pour sauver les migrants en méditerranée, combien de personnes nous rendent cette dignité que d’aucuns s’emploient à nous faire perdre !

Des milliers, des millions peut – être mais pour le moment rien ne change et « les grands » de ce monde qui représentent des nations puissantes jouent avec leur peuples et les peuples du monde entier laissant perdurer ou incitant les attitudes conflictuelles et guerrières. Tout  ça sur fond de mondialisation (capitaliste) dont les règles sont :  exploitation accrue du travail, mise en concurrence des forces de travail, main mise sur les richesses de la planète directement par multinationales ou par bourgeoisies locale instrumentalisées (et souvent corrompues),  en utilisant les marchés financiers et la libre  circulation des capitaux.

Combien de temps encore devrons nous subir ces mondes différents où l’altruisme peine à effacer les égoïsmes ? Alors même que nous serions, comme l’indiquent des chercheurs, « naturellement » enclins à l’empathie envers les autres ! Dire que cela peut se produire comme le suggère une émission rediffusée cette nuit sur Arte par la méditation ou une modification comportementale basée sur une sorte de contagion de la bienveillance, me parait aller un peu vite en besogne.

Un certain Mathieu Ricard semble faire prospérer ses convictions bouddhistes sur ce concept dont on peu douter qu’il réussisse à permettre d’éliminer les adeptes de la recherche du profit à tout prix qui constituerait, au final,  selon certains, simplement un état d’esprit réversible. Mon œil…

Qu’on me permette de penser que rien ne vaut une bonne révolution socialiste (vraie celle-là) permettant de répartition utile de la richesse produite de manière équitable. 

 

Méditerranée. 10.000 migrants secourus en 4 jours

Lorenzo Clément avec AFP
Samedi, 27 Mai, 2017
Humanite.fr

Plus de 3.400 migrants ont été secourus tandis que 10 ont été retrouvés sans vie lors d’opérations délicates vendredi au large de la Libye, qui portent le total des secours à environ 10.000 personnes en quatre jours, selon les gardes-côtes italiens et libyens.

Aucune embarcation en détresse n’a cependant été signalée samedi matin.

Vendredi, plus de 1.230 personnes ont été récupérées par des navires libyens et reconduits à Tripoli ou à Sawiya, à 50 km plus à l’ouest, tandis que les 2.200 autres l’ont été par des navires militaires ou commerciaux coordonnés par les gardes-côtes italiens et devaient être conduits en Italie. Les gardes-côtes italiens ont aussi fait état de 10 personnes retrouvées mortes lors de ces opérations, sans préciser dans quelles circonstances Beaucoup de migrants se noient en mer, comme les 35 retrouvés morts mercredi quand une grosse vague a jeté des centaines de migrants à l’eau, mais d’autres meurent de froid, de déshydratation ou encore asphyxiés dans les embarcations surchargées.

Si le flux des arrivées en Italie reste important, la vague de ces derniers jours n’a rien d’exceptionnel: fin mai 2016, plus de 13.000 personnes avaient été secourues en 5 jours, tandis que plus d’un millier d’autres avaient trouvé la mort. Tous veulent à tout prix éviter de retourner en Libye, où beaucoup de migrants subissent extorsions, violences, viols, tortures et meurtres. Dans les ports du sud de l’Italie, la journée a été chargée vendredi et les débarquements se poursuivaient samedi.

Le Phoenix de l’ONG maltaise Moas est ainsi arrivé à Crotone (sud) avec à son bord près de 600 migrants et les corps de la plupart des victimes de mercredi. Et tandis qu’un navire de la marine italienne avait vu une jeune Somalienne accoucher d’une petite fille vendredi matin, l’équipe médicale du Phoenix n’a pour sa part pas pu empêcher la fausse couche d’une femme enceinte de six mois qui venait de reconnaître son fils de 7 ans parmi les corps des petits noyés. En raison du sommet du G7 à Taormina, en Sicile, les débarquements ont été interdits toute la semaine dans l’île, ce qui a rallongé de 24 heures le trajet des navires de secours vers l’Italie et retardé leur retour sur la zone des secours, où il a fallu faire appel à de nombreux navires commerciaux. Or ces navires ne sont pas équipés pour les secours, et n’ont pas à bord les vivres, l’eau ou les sanitaires pour transporter des centaines de personnes pendant 48 heures.

Lire aussi : Des dizaines de migrants morts dans un nouveau drame en Méditerranée

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Il y a urgence…à réparer les urgences !

Posté par jacques LAUPIES le 27 mai 2017

 

Ce jeudi une voisine m’a demandé de lui rendre service en amenant son fils accidenté aux urgences à l’hôpital d’Arles à une vingtaine de kilomètres.

Déjà je constate que se pose le problème du déplacement pour les personnes ou les familles ne disposant pas d’un véhicule n’ont d’autre recours, si elle n’ont pas la possibilité de payer un taxi, ou de faire appel à une ambulance, que de s’adresser éventuellement aux services de secours (pompiers, SAMU)

Bref me voilà devant les urgences de l’hôpital Joseph Imbert en Arles ou la réception nous informe qu’il nous faut attendre 5 à 6 heures pour que le jeune garçon qui apparemment s’est démis une hanche puisse être examiné. Surpris d’une telle durée d’attente je me renseigne au guichet d’accueil et l’on me confirme tout en m’indiquant que le blessé peut être examiné par un médecin d’un service médical.

La maman à qui j’indique cette opportunité me rétorque immédiatement qu’elle a déjà eu recours à cette « maison médicale  » interne à l’établissement hospitalier mais qu’elle avait du débourser 80 euros et que présentement elle ne pouvait pas le faire. Du coup elle préfère se rendre sur conseil d’une amie, contactée par téléphone, à la maison médicale de son quartier pour s’assurer de la gravité ou non de l’état du garçon.

Ce que nous avons fait avant la fermeture de cet établissement où un médecin effectuera les prescriptions nécessaires : pour calmer la douleur et ordonner des examens radiologiques. J’y croise une autre maman inquiète pour son fils pris de douleurs intestinale et un patient précisément refoulé des urgences par le délai d’attente. J’en conclus que cette maison médicale a une utilité réelle constitue une réponse à certaines demandes de situations moins graves avec pratique intégrale du tiers payant. Pour quelles raison Tarascon ne pourrait bénéficier de ce type d’offre de soins avec des permanences ?

Autre problème : ce jeudi de l’ascension les pharmacies sont fermées et les radiologues également. Bon la situation ne s’aggravant pas pour l’accidenté nous attendrons le lendemain. Va donc à nouveau se poser le problème du transport de Tarascon à Arles. Mais mon aide s’étant terminée en fin de soirée je ne connaitrai la suite que par une bonne nouvelle : le jeune accidenté l’était sans gravité et se remet plutôt bien s’une mauvaise chute après avoir été à nouveau réexaminé dans la matinée.

ll n’y avait pas urgence ! C’est heureux mais j’avoue que le système de santé actuel n’est pas sans faille et que cela confirme les dangers de la désertification médicale bien réelle, elle aussi ! J’en ai subi les conséquences plusieurs fois comme j’ai pu l’indiquer ici obligé souvent de faire le forcing pour obtenir un rendez-vous chez un spécialistes (otorhino, dermato, cardiologue, etc.)

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La maison de santé déjà « surfréqueentée » ! Les spécialistes ont déserté la cité et les généralistes sont débordés !

Créer des lieux de soins de proximité, équipés et répondant à la demande de manière permanente dans notre ville qui dispose pour cela de locaux appropriés : ancien hôpital notamment !

 

Précarité. La chasse aux bénéficiaires du RSA bat son plein

 

Camille Bauer et Cécile Rousseau
Vendredi, 26 Mai, 2017
L’Humanité

Contrôle des comptes bancaires, chantage au bénévolat… certains départements dirigés par la droite organisent un flicage très serré des plus pauvres, sautant sur le moindre prétexte pour réduire ou supprimer leurs maigres allocations.

Ailleurs, c’est la mesure prônée un temps par l’actuel ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, le contrôle des comptes bancaires des allocataires, qui est choisie. Tout revenu annexe pouvant être retranché du montant des allocations (536,78 euros pour un bénéficiaire célibataire), la moindre économie, le plus petit cadeau, peuvent se retourner contre le bénéficiaire du RSA.

C’est ce qui est arrivé à Régis, mais aussi à Alain Guizou. Ce père célibataire de trois enfants s’est vu retirer un mois de RSA parce qu’il avait eu la mauvaise idée de déclarer les 800 euros que son fils avait gagnés l’été en travaillant dans une colonie de vacances. En principe, demander à quelqu’un au RSA de produire ses relevés de comptes n’est pas légal, la loi stipulant qu’il doit faire une déclaration sur l’honneur, mais cela n’a pas arrêté les départements. « Depuis un an, ça c’est beaucoup durci. On doit justifier absolument tout ce qu’on perçoit et, dans certains cas, on nous demande nos relevés de comptes », confirme François Garnier, du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) à Belfort et Thann (Haut-Rhin).

« Conditionner l’obtention du RSA à des heures de bénévolat contraint »

Même constat en Isère. Depuis le démarrage, en octobre 2016, d’un plan de lutte contre les fraudes, « ils se sont mis à tout éplucher et à chercher la fraude, y compris en demandant des bulletins de salaire ou des relevés de banque », raconte Pierre-Louis Serrero, président de l’association RSA 38. Il n’est pas hostile au principe du contrôle, mais s’indigne du fait qu’il y ait « une suspicion systématique » alors qu’il y aurait, selon une étude de la Caisse nationale des allocations familiales, seulement 2 % de fraudeurs, pour des montants dérisoires, comparés à la fraude fiscale des entreprises.

Le soupçon de « laisser-aller » alimente d’autres types de mesures. « Il y a eu une offensive, l’année dernière, déclenchée par le Haut-Rhin et qui a été depuis suivie par d’autres départements. Ils ont décidé de conditionner l’obtention du RSA à des heures de bénévolat contraint », rappelle Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS). La mesure a été jugée illégale en octobre 2016 par le tribunal administratif. Mais elle a été réintroduite sous la forme d’un « contrat d’engagement réciproque » que le demandeur du RSA est incité à signer et qui comporte l’obligation d’une activité bénévole.

En principe, il s’agit d’une politique incitative. Mais, dans les faits, la marge de manœuvre des allocataires est limitée. « Pour les chômeurs qui signent un contrat d’engagement PPAE (projet personnalisé d’accès à l’emploi – NDLR), le bénévolat peut être inscrit dans le dispositif, on présume donc de l’accord de la personne. Dans le Haut-Rhin, on peut être radié si on refuse d’effectuer ces heures. Dans le Bas-Rhin, on a obtenu l’engagement de ne pas pouvoir radier les personnes qui ne respectent pas ce contrat d’engagement », explique Marc Desplats, responsable du MNCP dans le Grand Est.

À ces mesures, s’ajoute la complexité amenée par la dématérialisation. « Pour les gens les plus éloignés, ça a compliqué les démarches en multipliant les risques d’erreurs et en rendant les recours plus difficiles, faute d’interlocuteurs », estime Jean-Christophe Sarrot, coauteur du livre Pour en finir avec les idées fausses sur les pauvres. L’absence d’Internet à domicile, la difficulté à rédiger ou même à réceptionner un mail, l’incompréhension du langage souvent alambiqué des documents administratifs… autant de raisons qui expliquent un rendez-vous raté ou la mauvaise case cochée par le bénéficiaire. S’y ajoutent des méthodes plus discrètes. « Parfois, des consignes sont tout simplement données aux services sociaux des départements pour qu’ils compliquent la tâche aux demandeurs d’aides sociales », assure Jean-Christophe Sarrot.

« La conséquence, c’est beaucoup de stress et de souffrance »

L’argument derrière ce raidissement est en partie budgétaire. Depuis la crise de 2008, la courbe des allocataires s’est envolée, suivant celle du chômage. Entre 2012 et 2014, leur nombre a crû de 12,5 %, pour atteindre 1,9 million de foyers, selon une étude de la Direction de la recherche des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Parallèlement, l’État n’a cessé de réduire le montant de ses dotations, laissant les départements payer seuls la majorité des coûts. Faute de système de péréquation, « ce sont les départements les plus pauvres qui ont à la fois le plus de chômeurs et le moins de rentrées fiscales », souligne Florent Gueguen.

Mais, si l’argument budgétaire est réel, il sert surtout à mettre en avant un discours de suspicion systématique contre les pauvres, accusés de vivre sur le dos de la collectivité et d’être seuls responsables de leur situation. « Il y a une volonté de caresser l’opinion publique dans le sens du poil sur le thème de ‘‘l’assistanat’’ », estime Florent Gueguen. « On considère que les plus modestes sont a priori malhonnêtes ! » tempête de son côté Pierre-Louis Serrero, qui s’indigne qu’on laisse courir Pénélope Fillon quand un allocataire du RSA devient un paria pour quelques euros non déclarés.

Pour les allocataires, cette suspicion croissante est coûteuse. « La conséquence, c’est beaucoup de stress et de souffrance », souligne Jean-Christophe Sarrot. Déjà obligés de remplir quatre déclarations de revenus par an, les allocataires se sentent infantilisés. Ils soulignent le caractère intrusif de ces nouvelles demandes, qui les obligent à dévoiler toute leur vie. Le moindre courrier devient une source d’angoisse. « On vit du soir au matin dans la peur », résume Alain Guizou. Pas vraiment des conditions idéales pour se reconstruire et chercher un emploi. Pour ceux qui sont radiés ou qui ont vu leurs allocations réduites, c’est rapidement la perte du logement et la descente aux enfers. « In fine, ces gens, nous allons les retrouver dans nos structures d’hébergement d’urgence. Cette approche est une machine à produire de la grande précarité ! » martèle Florent Gueguen.

Écœurés par le système, certains allocataires ont choisi de prendre la tangente, alors que, déjà, plus de 30 % de ceux qui pourraient prétendre au RSA n’en font pas la demande. Daniel fait partie de ceux qui ont jeté l’éponge. Après de multiples galères pour que la CAF accepte le cumul de l’allocation avec ses droits d’auteur et une pension militaire de 56 euros, le compositeur-interprète, artiste protéiforme, a dit stop : « J’ai été victime d’un véritable acharnement. De 2009 à 2016, je me suis retrouvé sur plusieurs périodes de trois mois avec zéro revenu. » Désormais, il vit sur un terrain prêté par un ami, cultive son potager et a installé son atelier en pleine nature, en périphérie de Strasbourg. « Je me suis enfin stabilisé. »

 

 

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Le pari fait sur la division et le renoncement !

Posté par jacques LAUPIES le 26 mai 2017

Dans notre 16ème circonscription vont s’affronter 13 candidats.

Particularité : les instances décisionnelles du PCF (départementales) ne présentent pas de candidat au prétexte qu’elles ont voulu marquer leur volonté unitaire notamment vis à vis de la France Insoumise de Mélenchon qui s’est refusé à un accord départemental et présente des candidats face à des candidatures communistes susceptibles de l’emporter.

Mais il en va autrement sur la circonscription d’Arles-Miramas-Tarascon ou la décision de ne pas présenter de candidature résulte de l’objectif de ne pas remettre en cause des alliances municipales (notamment en Arles) sous l’effet notamment de la pression exercée par  le Parti Socialiste. Position non affichée mais qui relève du secret de polichinelle.

Autre argument à prendre plus sérieusement en compte : faire face au danger que représente la candidature du FN ! Ce qui revient à dire que les candidats qui obtiendront  12,5 % des voix seront en capacité de s’acquitter de cette mission car la candidate dont le parti  obtient des scores records dans la circonscription ne devrait pas connaître cette difficulté.

Un pari donc avec la socialiste Mebarek qui se défausse, sans logos sur son affiche, avec un slogan de rassemblement à gauche, la candidate Monica Michel des Républicains en marche devant probablement lui disputer l’électorat du PS, quant à elle peut bénéficier d’appuis de circonstance, ce qui laisse une marge réduite au candidat des insoumis qui peut avoir quelque peine à retrouver les scores de Jean Luc Mélenchon à la présidentielle. Reste une droite divisée avec Marie Pierre Callet et un sans étiquette François Vignaud qui peut marquer une présence à Tarascon.

Belle occasion manquée pour le Parti Communiste qui à l’appui d’une bataille bien menée fort de ses implantations élues sur Arles et Miramas et sa forte contribution au vote Mélenchon à Tarascon, aurait pu mobiliser une population en manque de perspectives concrètes et de femmes et d’hommes connus pour leurs engagements dans les luttes, les actions municipales et les actions sociales.

La seule raison de leur absence aurait pu être justifiée par des accords de réciprocité entre les différentes forces de gauche au plan  départemental. Ce qui n’était pas, excepté chez les communistes, l’objectif d’aucun des autres possibles.

En conclusion nous recommandons aux électeurs de faire leur choix dans un esprit unitaire en condamnant tous les porteurs des politiques s’inspirant du libéralisme économique source de leurs difficultés !

 

Candidats dans la 16ème circonscription des Bouches-du-Rhône

Tendance Candidat
Ecologiste Alice GREETHAM
Divers François VIGNAUD
Extrême gauche Guy DUBOST
Front National Valérie LAUPIES
Divers Jules-Adrien GRIFFOUL
Divers Catherine SIBERT
Ecologiste Rachid MOKRAN
Debout la France Laura TAMBORINI
Divers Cyrille RAGONET
En marche ! Monica MICHEL
La France insoumise Gérard GERON
Les Républicains Marie-Pierre CALLET
Parti socialiste Nora MEBAREK

 

 

Elections législatives, mode d’emploi à l’attention des citoyen(ne)s et des candidat(e)s

22 mai – 10 juin : campagne électorale
Daniel Roucous
Vendredi, 19 Mai, 2017

Foire aux questions que peuvent se poser les électeurs et électrices, les candidat(e)s, à l’occasion des élections législatives qui auront lieu les 11 et 18 juin.

 

Quand auront lieu les élections législatives ?

Les électeurs ont été officiellement convoqués pour élire leurs député(e)s à l’Assemblée nationale.

Le premier tour aura lieu le dimanche 11 juin de 8 heures à 18 heures (19 heures dans les grandes villes). Le second tour se déroulera le dimanche suivant 18 juin.

 

Qui est électeur (trice) ?

Pour pouvoir voter à ces élections législatives, il faut être électeur (trice) c’est-à-dire :

- être âgé(e) d’au moins 18 ans la veille du 1er tout du scrutin, soit la veille du 11juin,

- être de nationalité française (les citoyen(ne)s de nationalité européenne résidant en France n’ont pas le droit de vote pour ces élections, ceux de nationalité hors union européenne (étrangère) non plus),

- jouir de ses droits civils et politiques

- ETRE INSCRIT(E) SUR LA LISTE ELECTORALE DE LA COMMUNE dans laquelle on réside depuis au moins 6 mois Ou de la commune où on paie ou on est exonéré des impôts locaux depuis au moins 5 ans OU encore de la commune de résidence de son conjoint – article L11 du code électoral

 

Comment s’assurer qu’on est bien inscrit(e) sur les listes électorales ?

Deux preuves attestent de votre inscription sur les listes électorales de votre commune pour pouvoir voter :

  • Vous avez déjà voté pour l’élection présidentielle des 23 avril et 7 mai derniers,
  • Vous êtes en possession d’une carte électorale.

A défaut, rendez vous à votre mairie pour demander à consulter les listes électorales et vérifier que vous êtes bien inscrit(e). Certaines communes disposent d’un téléservice qui permet de vérifier en ligne si on est bien inscrit sur les listes électorales et surtout de connaître son bureau de vote. Ca évite de se déplacer et de faire la queue. Pour cela consultez le site Internet de votre commune comme c’est le cas de :

- Paris sur http://verification-listes-electorales.paris.fr/c04/jsp/site/Portal.jsp?page=amiregistered

- Lyon sur http://www.teleservices.lyon.fr/listes_electorales/

- Nantes sur https://edemarches.nantes.fr/web/guest/ele_v?goto=next

- Grenoble sur https://www.grenoble.fr/225-verification-d-inscription-sur-les-listes-electorales.htm

- Vitry-sur-Seine sur http://www.vitry94.fr/demarches-et-services/election-citoyennete-droits/voter/verifier-votre-inscription-sur-les-listes-electorales/

- Marseille sur https://www.marseilleservices.fr/demarches/jsp/site/Portal.jsp?page=elections&search=electeur

 

Qui peut encore s’inscrire sur une liste électorale ?

Bien que les inscriptions soient closes depuis le 31 décembre 2016, les personnes suivantes ont jusqu’au 1er juin inclus pour s’inscrire sur les listes électorales :

- celles qui ont eu 18 ans ou vont les avoir d’ici le 1er tour (11 juin). En principe s’ils ont été recensés ils sont inscrits d’office, le cas échéant ou dans le doute possibilité de s’inscrire soit par demande en ligne soit en se rendant à la mairie de son domicile. C’est possible aussi par correspondance mais c’est plus long. .- article L11-2 du code électoral

- celles qui ont acquis la nationalité française entre le 1er janvier et le 1er juin 2017

- celles qui ont déménagé dans une autre commune ou un autre arrondissement entre le 1er janvier et le 1er juin 2017.

- celles qui ont été radiées suite à une erreur administrative de la mairie (non mise à jour des listes électorales, non envoi de cartes électorales, changement de bureau d evote sans l’avoir signalé aux électeurs etc.) Lire notre article electeurs-radies-des-listes-electorales-comment-contester-et-sinscrire-pour-voter ?

Si la mairie refuse l’inscription, ne tardez pas à contester cette radiation sur la base de l’article L34 du code électoral, en demandant votre inscription au tribunal d’instance du lieu de votre habitation principale et c’est possible jusqu’au jour du scrutin inclus – articles L25 et L33-1 du code électoral

Par contre si vous n’avez pas signalé votre nouvelle adresse (déménagement) à la mairie, même à l’intérieur de la même commune, vous ne pourrez en principe pas voter cette année 2017. En effet, une fois publiées au 1er mars de l’année en cours, les listes électorales sont définitivement closes pour un an.

Attention si vous ne vous inscrivez pas 10 jours avant le 1er tour des législatives, soit avant le 1er juin inclus, vous ne pourrez pas vous inscrire et donc pas voter pour le 2ème tour

Liens pratiques :

demande d’inscription en ligne

- justificatifs de domicile

- liste des pièces d’identité admises pour s’inscrire et pour voter

 

Est-il encore possible de voter par procuration ?

Bien-sûr ! Notre article vous-etes-absent-malade-infirme-votez-par-procuration vous explique comment faire dès maintenant.

Attention, il existe trois sortes de procurations :

- celles établies pour un seul tour (11 ou 18 juin),

- celles établies pour  les deux tours du scrutin (11 et 18 juin)

- celles établies pour un an (ensemble des élections présidentielle et législatives

2017).

Vérifiez bien car des électeurs n’ont pas pu voter par procuration au 2ème tour de l’élection du Président de la république parce que leurs procurations n’avaient été établies que pour le 1er tour.

Qui peut-être candidat(e) « député(e) » ?

Tout électeur, toute électrice âgé(e)s de 18 ans au moins peuvent être candidat(e)s aux élections législatives. Plusieurs réserves :

- ne pas se trouver en situation d’inéligibilité ni d’incompatibilité

- désigner un(e) suppléant(e) 

- avoir déposé soi-même ou son suppléant (sa suppléante) sa candidature, en préfecture, avant le 19 mai 18 heures pour le 1er tour. Il est bien écrit « déposé », ce qui veut dire qu’aucune déclaration transmise par voie postale, électronique ou télécopie n’est acceptée.

Les candidats accédant au 2ème tour doivent déposer une nouvelle déclaration de candidature avant le 13 juin 18 heures.

- ne pas avoir reçu d’aides financières ou autres de toutes personnes morales, privées comme publiques depuis le premier jour de l’année qui précède le mois de l’élection, soit depuis le 1er juin 2016. Par contre les dons des personnes physiques sont autorisés dans la limite indiquée à l’article L52-8 du code électoral

Ces dons des particuliers aux candidats font l’objet d’une réduction d’impôt de 66%. Notre article dons-aux-associations-la-presse-cotisations-syndicales-quels-avantages-fiscaux ?

- disposer d’un compte de campagne géré par un mandataire qui doit être déposé à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques  http://www.cnccfp.fr au plus tard à 18 heures le 10ème vendredi suivant le premier tour du scrutin. Les candidats trouveront à ce sujet les réponses à leurs questions sur le site  http://www.cnccfp.fr/index.php?art=842%3Cbr%20/%3E

- les candidat(e)s qui seront élu(e)s devront alors faire une déclaration d’intérêts-d’activités et de pratimoine à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique sur http://www.hatvp.fr

Lien pratique :

Mémento-a-l-usage-des-candidats

 

Les candidat(e)s salariés bénéficient-ils d’un congé spécial pour faire campagne ?

Oui ! Tout(e) candidat(e) à un mandat parlementaire bénéficie d’un congé de 20 jours ouvrables pour participer à la campagne électorale qui se déroule du 22 mai au 10 juin minuit.

L’employeur ne peut s’opposer à ces heures d’absence mais n’est pas tenu de les rémunérer sauf si une disposition conventionnelle (convention collective, accord d’entreprise) le prévoit.

Ces règles sont préciser aux articles L3142-79 à L3142-88 du code du travail

A l’inverse, les députés non réélus peuvent demander leur réintégration dans leur ancien emploi – articles D3142-59 à D3142-61 du code du travail

 

Quel est le mode de scrutin de ces élections ?

Il s’agit d’un scrutin uninominal majoritaire à deux tours.

Ainsi est élu au premier tour (11 juin) le candidat ayant obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés à condition qu’ils représentent au moins 25% des électeurs inscrits sur les listes électorales.

A défaut, a lieu un second tour (le 18 juin) avec tous les candidats qui ont obtenu au premier tour un nombre de suffrages au moins égal à 12,5% des électeurs inscrits.

Les candidats élus deviennent députés à l’Assemblée nationale pour 5 ans.

 

Les députés peuvent-ils cumuler plusieurs mandants ?

Oui et non ! C’est la première fois pour ces élections législatives que s’applique la loi du 14 février 2014 sur le cumul des mandats.

Elle interdit le cumul de fonctions exécutives locales (maires, adjoints, présidents et vice-présidents de conseils régionaux, départementaux, intercommunaux etc.) avec le mandat de député (également de sénateur).

Est également interdit le cumul de mandats de député avec celui de sénateur – article LO137 du code électoral – et avec celui de député au Parlement européen – article LO137-1 du code électoral.

Par contre n’est pas interdit le cumul d’un mandat de député avec UN SEUL des mandats électifs suivants :

- conseiller régional,

- conseiller de l’assemblée de Corse,

- conseiller départemental (ex conseiller général),

- conseiller de Paris,

- conseiller de l’assemblée de Guyane,

- conseiller de l’assemblée de Martinique,

- conseiller municipal d’une commune de plus de 1 000 habitants.

Toutes les incompatibilités du mandat de député avec un mandat électif mais aussi une fonction publique ou une profession sont listées aux articles LO137 et suivants du code électoral auxquels s’ajoute le nouvel article LO141-1 du code électoral créé par la loi du 14 février 2014 ci-dessus.

Lien utile : http://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/cumul-mandats-2017/cumul-mandats-pratique-restreinte-compter-2017.html

 

Que doivent faire les candidats élus députés en situation de cumul interdit ?

Le candidat élu député se trouvant en situation de cumul interdit devra démissionner, dans le délai d’un mois après son élection, du mandat local qu’il détient. En clair faire cesser toute incompatibilité – article LO151 du code électoral

Lien utile : note explicative de l’AMF

 

Combien sont rémunérés les députés ?

Pour connaître le salaire et les indemnités perçus par les députés cliquez sur ce lien http://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/role-et-pouvoirs-de-l-assemblee-nationale/le-depute/la-situation-materielle-du-depute

Ils ont également accès à une cagnotte appelée réserve parlementaire mais qui ne leur est pas réservée. Notre article réserve-parlementaire-qui-en-beneficie-et-pour-quoi-faire ?

Attention une note du Président de l’Assemblée nationale rappelle aux élus sortants qui se représentent que l’IRFM (indemnité représentative de frais de mandat) qu’ils ont touchés ne peu absolument pas être utilisée pour couvrir les frais de leur campagne électorale.  

En mars 2013, le Conseil constitutionnel avait épinglé des députés pour avoir financé leur campagne électorale 2012 avec leur IRFM (indemnités représentatives de frais de mandat). Une astuce pour rallonger les comptes de campagnes.

Dans sa décision du 1er mars 2013 le Conseil constitutionnel rappelait que l’IRFM est « versée à titre d’allocation spéciale par l’Assemblée Nationale à tous leurs membres… pour couvrir les dépenses liées à l’exercice de leur mandat et non les frais de campagne électorale. »

Cette indemnité qui se monte quand même à 5 770 euros bruts par mois pour les députés et 6 037,23 euros nets par mois pour les sénateurs, a un objet précis : les frais inhérents à l’exercice des mandats (rémunérations de collaborateur, équipements informatiques etc.).

Le hic est qu’elle n’est contrôlée ni par le fisc ni par le Parlement et pêche par le flou juridique sur sa finalité.

La parité Femmes/Hommes s’applique-t-elle à l’Assemblée Nationale ?

En droit oui, c’est une obligation !

En pratique, notre Assemblée nationale de compte que 26,2% de députées ! Les groupes parlementaires qui ne l’appliquent pas à taux plein (50% de femmes 50% d’hommes) sont financièrement sanctionnés. Et cette sanction va doubler à partir de ces élections en application de la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les hommes et les femmes.

Consultez le guide de la parité du HCE

 

Liens utiles

- circulaire sur l’organisation du scrutin des 11 et 18juin

- le-statut-du-député

- conseils de la CNIL aux candidats en campagne

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Ce qui se passe dans l’arène en ce printemps

Posté par jacques LAUPIES le 25 mai 2017

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Sans l’aide des « tourneurs » difficile d’enlever la cocarde seul, ça c’est pour les « pros »

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Pas content du tout le camarguais mais au bout du compte il se fera piquer la cocarde. Quant aux espagnols ils savourent le bonheur du pré en attendant la corrida… ou l’abattoir. Parait que les animaux pensent. Ben qu’est ce qu’on doit prendre !

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Le public adore et les jeunes s’amusent

 

 

Pour ne pas être pris à  la hussarde…et un peu de réflexion sur les stratégies des uns et des autres.

 

Le passage à la hussarde se fera-t-il ? Les batailles militaires nous apprennent que les passages forcés et rapides  peuvent parfois mal finir pour ceux qui les pratiquent. Il faut pour cela bien apprécier les capacités de réaction de l’adversaire et de ses alliés éventuels.

Nul doute que le Président de la République qui soit dit en passant n’a pas l’allure d’un hussard mais tout de même a le soutien de Gattaz au physique moins  flatteur mais surtout tient le cordon de la Bourse, doit faire preuve d’une certaine prudence dans son intention d’enfoncer les lignes syndicales.

Ceux qui l’ont soutenu représentent moins de 20 % des français  ce que tente de dénier certains de ses généraux qui prétendent, faisant « bon usage » de la constitution et des règles de scrutin, d’en faire un plébiscité u peuple de France.

Si au final, comme moi, et je ne le regrette pas, nombre de français ont fait usage de son bulletin pour renvoyer la « pseudo Madelon » à son rôle de cantinière des poujadiste modèle 2017, cela n’a évidemment rien à voir avec un soutien de ses projets politiques.

Donc la méthode hussarde qui consiste à utiliser la cavalerie légère du Président  peut s’avérer inefficace si elle ne bénéficie pas de la logistique indispensable? Donc essentiellement de l’infanterie et de l’artillerie lourde que pourrait constituer une droite qui tente de se positionner.

Le peuple n’a pas nécessairement fait l’école de guerre, pour comprendre qu’ils est la victime d’une stratégie bien élaborée qui vise à enfoncer sa ligne de défense que  les hussards voudraient  bien enrôler pour leur propre compte. Car évidemment ils ont besoin de la piétaille pour mener à bien l’opération.

A moins que plutôt se considérer comme force d’appoint possible des fameux hussards, ledit peuple réagisse autrement, cesse de se faire manipuler et reste en rang serré,  pour empêcher  les enrôleurs de la droite, du centre et de tout le bazar des recruteurs dits modernes, de  se servir d’eux.

D’autant que populisme de droite et de gauche pénètrent ces rangs. A qu’il serait bien plus facile d’avoir son propre étendard, et de le reconnaître, dans la bataille qui s’annonce. Cela s’appellerait avoir la conscience de ce que l’on est

 

 

 

Code du travail. Face à un Macron évasif sur le fond, les syndicats restent sur le qui-vive

Marion d’Allard et Clotilde Mathieu
Mercredi, 24 Mai, 2017
L’Humanité

Le chef de l’État a rencontré hier les responsables syndicaux et patronaux. L’occasion de confirmer que son projet serait mené par ordonnances à la rentrée. La CGT est déterminée « à se faire entendre ».

« Une prise de contact ». À l’occasion de son « speed dating » avec les responsables des organisations syndicales et patronales, Emmanuel Macron a surtout écouté. Une heure chacun. « Trop court pour vraiment aborder le fond des dossiers », ont regretté les syndicats qui ont défilé toute la journée à l’Élysée. « À ce stade, il ne va pas discuter du contenu précis de la réforme, car dès (aujourd’hui) le premier ministre et la ministre du Travail vont à leur tour recevoir les partenaires sociaux », précise-t-on à l’Élysée. Ces rencontres s’étaleront jusqu’à lundi pour « évoquer les grandes lignes du calendrier et la méthode des discussions ».

En pleine campagne des élections législatives, le président de la République, qui cherche une majorité parlementaire pour faire passer en force ses réformes, marche sur des œufs. « Nous savons quel est notre objectif », a affirmé le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner. « Il faut empêcher tout blocage, mais on n’a pas le droit de bloquer la France quand on n’est pas d’accord avec telle ou telle mesure, surtout quand elle était au cœur du projet présidentiel d’Emmanuel Macron », a-t-il prévenu. « Le ministre a le droit de dire ce qu’il veut, les salariés font ce qu’ils veulent », a réagi le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, qui envisage une mobilisation nationale interprofessionnelle en juin.

Déterminé, le président de la République n’a sans surprise pas reculé à faire passer son projet de casse du Code du travail par ordonnances. Il n’a même pas assuré une « détente » du calendrier, alors qu’à l’unisson, les syndicats ont refusé cette précipitation. Laurent Berger, qui ouvrait le bal, hier, a d’ailleurs tiré le premier : « J’ai insisté pour que les choses ne se passent pas à la hussarde et dans la précipitation, avec le sentiment que tout doit être réglé avant fin août. » Son homologue de la CGT a enfoncé le clou. « J’ai voulu lui faire comprendre que ce n’est pas pendant que les salariés sont en congés qu’il faut s’occuper d’eux », a renchéri Philippe Martinez à la sortie de son entretien, pourtant quasi certain que le calendrier avait l’air « de bouger ».

Trois gros dossiers sur la table

Le président du Medef, Pierre Gattaz, lui, au contraire, a milité pour « aller vite » afin de « déverrouiller le marché du travail ». Emmanuel Macron a finalement communiqué son calendrier au patron de la CPME, « celui d’une grande concertation d’ici l’été, jusqu’à la mi-juin à peu près, une loi d’habilitation durant l’été avec une volonté du président de la République de passer au vote de la ratification des ordonnances courant septembre », a déclaré François Asselin après son entretien à l’Élysée. Les ordonnances seraient donc prises, « a priori », d’ici à la fin de l’été, a indiqué le président de la CPME. « C’est ce que j’ai cru comprendre », a-t-il ajouté.

À l’heure où Emmanuel Macron et Pierre Gattaz veulent aller vite et réformer en profondeur le Code du travail, trois gros dossiers sont sur la table. Le rôle des négociations de branche et d’entreprise, le fonctionnement des institutions représentatives du personnel (IRP) et la question des indemnités prud’homales. Sur ce dernier point, une fois n’est pas coutume, les organisations syndicales parlent d’une même voix, refusant catégoriquement tout plafonnement des indemnités. « Le président sait très bien que nous ne sommes pas d’accord », a précisé Philippe Martinez sur le perron de l’Élysée. Car « comment peut-on déterminer le prix d’un licenciement ? On n’est pas au supermarché ! C’est scandaleux », a poursuivi le secrétaire général de la CGT. Idem pour Laurent Berger, qui a évoqué « un désaccord sur le fond » avec Emmanuel Macron, quand Jean-Claude Mailly a insisté sur l’importance de la notion même de justice. « Il s’agit là de licenciements abusifs et nous avons toujours considéré que c’était aux juges d’apprécier le préjudice et d’avoir le dernier mot », a rappelé le secrétaire général de FO. Côté grand patronat, Pierre Gattaz a une nouvelle fois plaidé pour le plafonnement des indemnités prud’homales en mettant en avant « la peur » des chefs d’entreprise, « qui ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés » en cas de saisine d’un salarié.

Un moratoire sur le compte pénibilité

Point de crispation de la loi El Khomri, l’inversion de la hiérarchie des normes – qui donne la primauté aux accords d’entreprise par rapport aux conventions de branche et à la loi –, qu’Emmanuel Macron entend généraliser au-delà du seul sujet du temps de travail, a été également mise au menu des échanges. Et si la CGT et FO en font une ligne rouge absolue, la CFDT – qui a soutenu la loi travail – est restée pour le moins évasive. « La négociation de branche, c’est l’ADN de Force ouvrière », a déclaré Jean-Claude Mailly tout en estimant que « des marges de manœuvre » existaient sur ce dossier comme dans d’autres. « J’ai donné au président de la République quelques exemples sur l’importance de mener des négociations de branche et ensuite des négociations d’entreprise. Car comment respecter le seuil d’accueil des jeunes diplômés en acceptant qu’un bac + 2 soit payé à tel niveau dans une entreprise X et à tel autre dans une entreprise Y ? » a pour sa part confié Philippe Martinez. Gêné aux entournures, Laurent Berger s’est contenté, face à la presse, d’affirmer, sans jamais évoquer la négociation de branche, qu’« une négociation d’entreprise ne pouvait pas se faire en dehors d’un accord avec une organisation syndicale ». Un point sur lequel le secrétaire général de la CFDT n’a « pas eu le sentiment d’un désaccord » avec Emmanuel Macron. Et pour cause…

Après avoir formulé « plusieurs propositions » parmi lesquelles la hausse du Smic, « qui est dans les prérogatives du gouvernement », ou encore un contrôle des aides publiques et des exonérations, Philippe Martinez a demandé au chef de l’État « qu’une étude, réalisée en commun avec le gouvernement et les organisations syndicales, soit menée sur le mal-travail », qui touche « de plus en plus de salariés et coûte 13 000 euros par an et par salarié aux finances publiques et à la protection sociale ». Une parfaite illustration, selon le secrétaire général de la CGT, du rôle indispensable des CHSCT, alors que le candidat Macron a fait campagne sur la fusion des instances représentatives du personnel – dont les CHSCT – en une instance unique. Un point sur lequel syndicats et patronat ne se sont pas exprimés plus avant.

Reste l’attaque du Medef sur le compte pénibilité, pourtant seule avancée du quinquennat Hollande en matière de droits sociaux. Pierre Gattaz a qualifié la mesure « d’usine à gaz » et insisté hier pour que le gouvernement « la fasse sauter ». Selon François Asselin (CPME), le chef de l’État devrait poser un « moratoire » sur son application, dont les critères seraient « renégociés avec les partenaires sociaux ». À la sortie, le dirigeant patronal a salué une « avancée majeure ». Quant aux salariés, appelés par la CGT « à s’en mêler », ils devront rester, cet été, une oreille collée à l’actualité.

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Législatives. Les communistes appuient 524 candidats

Posté par jacques LAUPIES le 24 mai 2017

 

Julia Hamlaoui
Mardi, 23 Mai, 2017
L’Humanité
Pierre Laurent : « Le PCF entend contribuer à l’élection de députés de gauche capables de s’unir demain face à Macron. » Photo : Bertrand Guay/AFP<br /><br /><br /><br />

Pierre Laurent a annoncé que le parti qu’il dirige vise l’élection d’une vingtaine de députés et que 29 face-à-face avec France insoumise sont évités.

Le PCF a fait ses comptes après la clôture, vendredi, du dépôt des candidatures pour les législatives. Malgré les dissensions avec la France insoumise ces dernières semaines, Pierre Laurent, son secrétaire national, a estimé hier, lors d’une conférence de presse, que de « nombreuses victoires législatives restent à portée de main ». « Il est réaliste de dire que nous pouvons élire, grâce à une intense et conquérante campagne dans les jours à venir, une vingtaine de députés », a-t-il déclaré, fixant pour objectif à sa formation de « contribuer à l’élection de plusieurs dizaines de députés de gauche capables de s’unir demain face à Macron ».

Pour sa part, sur les 577 circonscriptions, le Parti communiste appuie 524 candidatures. Parmi celles-ci, le PCF présente 452 candidats issus de ses rangs et en soutient 72 autres, dont 18 FI, 16 d’Europe Écologie-les Verts, 12 socialistes soutiens de Benoît Hamon et 11 d’Ensemble ! Des soutiens qui sont parfois le fruit d’accords locaux de désistements réciproques, comme avec certains socialistes dans les Yvelines.

Au total, après la rupture des négociations, 29 face-à-face FI-PCF seront tout de même évités, selon le décompte des communistes. Outre les 18 candidats FI soutenus par le PCF, dans 11 circonscriptions, des « communistes en mesure de l’emporter ne se verront pas opposer de candidatures FI », a annoncé Pierre Laurent. Six communistes auraient signé la charte exigée de ses candidats par la FI (dans l’Allier, l’Eure, l’Aveyron, la Seine-Saint-Denis et les Alpes-Maritimes). Mais dans les Hauts-de-Seine, contrairement à ce que nous indiquions dans notre édition d’hier, Yasmine Boudjenah ne l’a pas signée, tout en étant soutenue par FI.

Au-delà de ces exceptions, et après le bon score de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, reste un sentiment de « gâchis » pour Pierre Laurent, qui a à nouveau regretté, hier, « très profondément, le maintien de candidatures FI dans près d’une vingtaine de circonscriptions où se joue l’élection possible d’un député communiste » et a dit son « incompréhension » face au refus « de la main tendue » dans les Bouches-du-Rhône. « L’heure n’est pas à la polémique, a-t-il cependant jugé, mais à la mise en campagne de tous nos candidats. » Et d’annoncer des initiatives le 1er juin sur tout le territoire autour du slogan : « L’été, ça n’est pas fait pour casser le Code du travail. Non aux ordonnances Macron. »

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Conférence de presse de Pierre Laurent/ Elections législatives Paris – 22 mai 2017

Posté par jacques LAUPIES le 23 mai 2017

Commentaire préalable suite à discussion de l’exécutif de la Section PCF de Tarascon

Nous voilà confrontés dans la seizième circonscription du 13, à une situation assez inédite au PCF, surtout s’agissant d’élections législatives : choix de ne pas présenter de candidature, effectué par nos instances départementales, confrontées à une situation concernant essentiellement le département en général mais aussi la ville d’Arles en particulier. Cela dans le souci de créer les meilleures conditions pour que puisse se réaliser un accord avec la France Insoumise. Comme le stipule, en substance, Pierre Laurent dans sa conférence de presse nous n’avons que très partiellement été entendus par le parti de Mélenchon. Ce que nous regrettons.

Il résulte de cette décision que nous n’aurons pas l’opportunité de rassembler sous notre bannière les électeurs qui,  dans la plupart des villes de la circonscription, ont placé le candidat de la France Insoumise (JLM) en seconde ou troisième position derrière le FN. Alors même que nous avons mené à Tarascon en particulier une campagne bien ciblée qui a porté ses fruits, nous sommes conduits à demander à ces électeurs parmi lesquels nombreux sont des électeurs communistes, à faire barrage aux sociaux libéraux de Macron, au candidat LR de Fillon, à une pléiade de candidats de candidats divers droite et à la candidature FN. sans oublier une candidate PS qui parait ne pouvoir bénéficier que d’un soutien de façade de son propre parti.

Depuis plus d’un an les communistes souhaitent une alliance de toute la gauche anti austérité et des forces progressistes représentatives du mouvement social, de l’écologie allant de la gauche du PS à l’extrême gauche. Ils n’ont pas été entendu et devront en tirer les conséquences, mais pour l’heure il faut qu’ils se mobilisent pour que le vote en faveur de Mélenchon garde son unité et trouve une nouvelle cohérence.

Ils doivent pour ce faire retrouver leur élan et se tourner vers les candidatures de leur sensibilité afin de mettre en difficulté les trois forces essentielles : LR-UDI, LRM, FN et autres forces d’obédience libérale.

Le FN se nourrit de l’échec de ces forces dont évidemment le quinquennat Hollande a alimenté la progression !

Alors nous émettons le vœux que tous ceux qui condamnent la politique anti austérité, la soumission aux forces du capital mondialiste, européen et national marquent leur volonté de changement en donnant leur suffrage au candidat de leur choix exprimant cette volonté, comme ils ont déjà pu le faire lors du premier tout de l’élection présidentielle.

L‘essentiel étant de faire en sorte il y ait au parlement des forces d’opposition aux projets néfastes du courant présidentiel, de contenir une droite qui non seulement l’appuiera mais exigera plus de pression sur le monde du travail, de réduire une représentation des forces d’extrême droite le moment venu.

Jacques LAUPIES Secrétaire de Section

Conférence de presse de Pierre Laurent

Le 19 mai s’est donc clos officiellement le dépôt des candidatures aux élections législatives.

524 candidatures seront donc présentées ou soutenues par le PCF-Front de gauche en métropole, comprenant 452 candidatures à parité présentées par notre formation et 72 soutiens.

524 candidatures présentées pour porter la voix des électrices et des électeurs de gauche qui ne veulent pas laisser les mains libres à Emmanuel Macron, à son premier ministre Edouard Philippe, et à la droite, qui veulent pousser plus loin les logiques libérales des deux quinquennats précédents. 524 candidatures pour porter la voix des femmes et des hommes qui ont voté Jean-Luc Mélenchon, qui ont voté Benoît Hamon, qui ont voté Philippe Poutou ou Nathalie Arthaud, et qui veulent demain des députés communistes, Front de gauche, de gauche qui défendront le monde du travail, qui travailleront sans relâche à unir les forces populaires face aux forces coalisées du libéralisme, qui seront des remparts intraitables face au Front national.

Comme vous le savez, et malgré nos appels à l’unité de candidatures dans le maximum de circonscriptions, la direction nationale de France insoumise nous a opposé un refus de principe. Et cela, malgré le désir partagé dans de nombreuses circonscriptions par des membres des groupes d’appui locaux de FI et par les communistes d’aller ensemble à la bataille. Je le regrette profondément. C’est une faute au regard de l’objectif immédiat qui est le nôtre de constituer à l’Assemblée nationale la plus grande force possible face aux candidats du libéralisme, mais aussi au regard de l’avenir d’une gauche nouvelle qu’il convient désormais de réinventer en continuant à rassembler toutes les forces disponibles dans le respect de leur diversité. Nous continuerons de travailler sans relâche à la convergence d’action et de projet de ces forces.

Aujourd’hui, l’heure n’est pas à la polémique, mais à la mise en campagne de tous nos candidats. Les électrices et les électeurs qui nous questionnent ont juste droit à la vérité car elle comptera pour l’avenir. Ce qui s’est passé à Marseille ces jours ci est éloquent. Je veux saluer le geste politique de responsabilité qui a été celui des communistes des Bouches-du-Rhône après l’annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Et je renouvelle leur appel: pourquoi la main tendue des communistes, qui visait à créer les conditions d’une large victoire dans toute la ville, le département et au-delà, n’a-t-elle pas été saisie ? Cela reste pour nous incompréhensible.

Je veux le redire une dernière fois : personne, en tout cas pas nous, ne cherchait à briser la cohérence créée dans l’élan de la campagne présidentielle, bien au contraire, mais chacun pouvait aussi en reconnaître, sans la considérer comme un obstacle, sa diversité. C’était le moindre des respect à l’égard des communistes après leur soutien présidentiel. Pour nous tous qui revendiquons une VIème République, la cohérence d’une élection présidentielle, ce ne peut pas être comme pour d’autres l’abdication temporaire de souveraineté des électeurs au profit d’un Président qui vous dit : vous avez voté, vous avez adopté mon programme, on se reparle dans cinq ans. Nous voulons une majorité agissante, intervenante, pleinement citoyenne. Nous voulons des députés pleinement responsables à tout moment devant le peuple qui les a élus. Le Parti communiste et ses élus ont toujours agi en ce sens, avec liberté d’initiative et esprit constructif.

Tout cela étant dit, l’heure est à la bataille, car de nombreuses victoires législatives restent à portée de mains. Des millions de nos concitoyens souhaitent et espèrent ces victoires. La campagne est donc lancée, et bien lancée. J’étais moi-même hier devant plus de sept cent personnes en Gironde entouré des dix candidats et de leurs suppléants que nous présentons dans ce département.

La liste nationale des candidats que nous présentons rassemble des femmes et des hommes issus du peuple et qui vivent et travaillent comme l’immense majorité de celui-ci. Cette liste comporte aussi, comme je l’ai dit, le soutien à 72 candidatures de personnalités engagées dans le mouvement social à des titres divers et d’autres venus de formations politiques telles que France insoumise, Ensemble, République et Socialisme, EELV ou des soutiens de Benoit Hamon.

Parmi ces personnalités, citons Clémentine Autain, François Ruffin, Zara Boudjemaï, Caroline de Haas, Monique Pinçon-Charlot, Marianne Journiac…

Malgré l’absence d’accord national, il n’y aura pas de concurrence avec FI dans 29 circonscriptions. Des communistes en mesure de l’emporter ne se verront pas opposer de candidatures FI dans 11 circonscriptions. Nous en en félicitons et je veux saluer les militants locaux de la FI qui ont permis ces choix. Pour notre part, nous soutenons des candidatures FI dans 18 circonscriptions, dont celle où se présente Jean-Luc Mélenchon. En revanche, je veux dire que nous regrettons très profondément le maintien de candidatures FI dans près d’une vingtaine de circonscriptions où se joue l’élection possible d’un ou d’une député(e) communiste, sans que FI n’ait en revanche une chance de l’emporter. J’invite les électrices et électeurs de Jean-Luc Mélenchon dans ces circonscriptions à réfléchir à cette situation pour éviter d’offrir par la dispersion de leurs voix au premier tour un député supplémentaire à En Marche, la droite ou le FN.

Tous ces éléments étant connus, je veux dire que nous maintenons des objectifs de conquête clairs :

- Nous voulons contribuer à l’élection de plusieurs dizaines de députés de gauche (PCF-Front de gauche, France insoumise, et autres forces diverses) en métropole comme en outre-mer capables de s’unir demain face à Macron et à ses soutiens de droite. Et c’est possible.

Pour cela, le score de nos candidats au 1er tour sera partout un atout, car il sera un gage de rassemblement efficace au second tour.

- Dans ces objectifs de conquête, nous visons pour notre part la qualification au second tour de nos candidats dans plusieurs dizaines de circonscriptions. Et il est réaliste de dire que nous pouvons élire, grâce à une intense et conquérante campagne dans les jours à venir, plus du double de députés communistes et Front de gauche que dans l’Assemblée précédente, soit une vingtaine de députés. Cet objectif est à portée de main. J’invite les communistes à redoubler d’effrots pour y parvenir. Cela comptera beaucoup pour l’avenir.

En permettant ces victoires, nous ferons entrer réellement la voix du peuple à l’Assemblée nationale car je le rappelle nos candidates et candidats sont le vrai renouveau, celui qui ferait entrer le monde du travail dans l’hémicycle.

40 % de nos candidats ont moins de 50 ans, 20 % moins de 40 ans. 70 % n’ont jamais exercé de mandat électif.

38 % sont des employés, ouvriers ou techniciens, 14 % des cadres, 20 % des fonctionnaires, 25 % des retraités, d’autres encore sont artisans ou étudiants. Ce sont des candidatures à l’image de la France, pas celle des cabinets ministériels et des conseils d’administration. 40 % des nos candidats ont des responsabilités syndicales dans le cadre de leur activité professionnelle et connaissent parfaitement les conditions de vie des salariés de notre pays.

Ces candidats vont d’ailleurs sans attendre se mettre au service du combat qui s’annonce contre le recours aux ordonnances pour casser encore plus le Code du travail et finir le sale boulot de la loi El Khomri.

Pour cela, j’annonce que nous lançerons le 1er juin dans toute la France une campagne nationale avec ce slogan: «  l’été, ça n’est pas fait pour casser le code du Travail – Non aux ordonnances Macron ».

Le 1er juin, j’invite nos candidats et leurs soutiens à prendre dans toute la France des initiatives publiques, spectaculaires et médiatiques, pour crever le mur du silence autour de ce qui se prépare. Nous appellerons dans cette camapgne à élire le maximum de députés qui s’engagent à refuser ces ordonnances et nous appellerons à préparer les conditions d’une bataille estivale d’ampleur pour mettre en échec le coup de force du gouvernement.

« L’été, çà n’est pas fait pour casser le code du Travail » , avec ce mot d’ordre, nous voulons mettre en débat un choix de société : ou l’asservissement au travail et à la précarité à vie, ou une vie digne faite d’un travail reconnu, correctement payé avec un bon salaire, permettant le droit au repos pour tous. Nous serons mobilisés partout, dans les urnes les 11 et 18 juin, mais aussi sur les places des villes, au milieu de nos cités et des nos quartiers, comme sur les plages et les aires de loisirs. Nous ne laisserons pourrir notre été. Nous mettrons en échec les ordonnances Macron.

Enfin, permettez moi un dernier mot devant vous, mesdames et messieurs les journalistes, en vous remerciant de votre présence.

Je veux alerter contre le déni démocratique qui se met en place et qui vise à priver d’accès aux média nos candidats, en reproduisant les temps de parole présidentiels sans tenir compte de la réalité et de la diversité des candidatures pour ces élections législatives. C’est l’extension sans limite du présidentialisme médiatique au mépris de toute règle démocratique pour ces nouvelles élections.

Ainsi, notre parti, qui dispose d’un groupe parlementaire et présente des candidats sur tout le territoire s’apprête à être quasiment interdit d’antenne. J’ai écrit au CSA pour alerter sur ce scandale et je vous demande, mesdames et messieurs les journalistes, de ne pas répondre aux injonctions qui vous demandent en haut lieu d’appliquer des règles de temps de parole contraires à tout respect de la pluralité démocratique. Les électeurs n’ont pas voté pour les élections législatives. Ils ont droit à une information pluraliste jusqu’à la clôture du scrutin, construite à partir de la réalité des forces en présence sur le terrain et non des pronostics sondagiers nationaux qui ne reflètent pas la réalité des circonscriptions. Je suis certain que vous serez sensibles avec moi au respect dû aux électrices et aux électeurs.

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Le projet Macron pour étouffer le Parlement

Posté par jacques LAUPIES le 22 mai 2017

 

Pour les députés, ce sera « Tais-toi et marche ! » si Macron l’emporte

Aurélien Soucheyre
Vendredi, 19 Mai, 2017
L’Humanité
« Ce que Macron prépare, personne n’a jamais osé le faire sous la Ve république », explique le député PS Christian Paul. Photo : Hamilton/REA
« Ce que Macron prépare, personne n’a jamais osé le faire sous la Ve république », explique le député PS Christian Paul. Photo : Hamilton/REA

Le président de la République prépare plusieurs réformes afin d’éviter toute contestation possible à l’Assemblée nationale. Il entend renouer avec les visions gaullienne et bonapartiste qui ont inspiré la Constitution de la Ve République.

Emmanuel Macron va-t-il « moderniser » la démocratie jusqu’à la vider de son sens ? Cela semble bel et bien être son projet s’il parvient à remporter les législatives, pour mieux ligoter le Parlement dans la foulée. « Qu’on se le tienne pour dit : pour le nouveau président de la République, le Parlement est un problème, pas une solution. À ses yeux, il ne faudrait surtout pas qu’il devienne la caisse de résonance des revendications populaires », prévient Éliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat. Si l’ensemble du personnel politique s’accorde sur le besoin de rénovation des institutions, tous ne vont pas dans le même sens. Emmanuel Macron ne s’en cache pas. Une fois au pouvoir, il compte bâillonner le Parlement en supprimant un tiers des députés, en réduisant son temps législatif à trois mois par an, en plus de recourir à des ordonnances. En somme, il souhaite se tailler sur mesure un Parlement aux ordres. Ce projet d’une violence inouïe peut être repoussé les 11 et 18 juin.

Amateur de théâtre, Emmanuel Macron souhaite mettre sur pied un Parlement d’apparat. Adepte d’une Ve République « contemporaine », selon ses propres termes, il vise en réalité à renouer avec l’ADN du coup d’État permanent porté par de Gaulle. « Le gaullisme, le debréisme se caractérisent par une défiance à l’égard du Parlement et une spoliation de ses pouvoirs. Macron veut renforcer le bonapartisme de l’actuelle Constitution », estime Charlotte Girard, spécialiste du droit constitutionnel et coordinatrice du programme « l’Avenir en commun » de la France insoumise. L’actuel président de la République aborde le sujet de façon totalement décomplexée. En 2015, il regrettait, dans un entretien à l’hebdomadaire le 1, le « vide émotionnel, imaginaire, collectif » laissé par « l’absence du roi ». « On a essayé de réinvestir ce vide, d’y placer d’autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste. Le reste du temps, la démocratie française ne remplit pas l’espace », poursuivait-il.

Aujourd’hui, Macron veut supprimer un tiers des députés. La représentation nationale au palais Bourbon passerait alors de 577 élus à 385. « Réduire le nombre d’élus, c’est réduire d’autant le lien avec la population et les territoires. C’est toujours plus éloigner le peuple du pouvoir », dénonce la sénatrice PCF Éliane Assassi. « C’est aussi s’attaquer au pluralisme démocratique, les petites formations politiques seraient les premières touchées », abonde Charlotte Girard. « On peut réduire le nombre de députés. Mais, attention ! Les départements ruraux seront encore une fois les grands perdants en termes de proximité avec leurs élus », prévient le député « Les Républicains » Philippe Gosselin.

Dans un entretien à Mediapart, entre les deux tours de la présidentielle, le candidat Macron expliquait vouloir « donner plus de moyens pour travailler » aux députés conservés. Il est possible de se demander comment, puisqu’il entend réduire drastiquement le temps législatif à trois mois par an, « pour légiférer et porter les lois du gouvernement. (…) Le reste du temps, on doit le consacrer au contrôle parlementaire. » « Trois mois ! Même Debré n’avait pas osé ! Lors de la création de la Ve République, il avait réduit le temps législatif à six mois. Ce temps a depuis constamment été étendu, par paliers, jusqu’en 1995 », s’alarme Charlotte Girard. Aujourd’hui, le Parlement peut légiférer de début octobre à fin juin, et se réunir de juillet à septembre en session extraordinaire.

Il serait impossible de réorienter un projet de loi

Le chef de l’État souhaite en parallèle instaurer la procédure accélérée comme procédure d’examen des lois par défaut. « Réduire le temps accordé aux députés, les solliciter dans l’urgence, c’est aussi une façon de les neutraliser », dénonce Éliane Assassi. « Sous Macron, le Parlement sera une machine à voter, pas à parlementer, à délibérer et à créer la loi. Il sera dépouillé de son potentiel de contradictions et d’enrichissements », mesure Charlotte Girard. Les amendements sont eux aussi visés – donc l’essence même du rôle de parlementaire –, puisque ceux rejetés en commission n’auront pas le droit d’être présentés dans l’Hémicycle. Or, les commissions, en plus d’être généralement contrôlées par l’exécutif, ne rassemblent chacune qu’une part infime des députés et ne sauraient se substituer à la représentation nationale. « Macron veut segmenter le débat. Il sera impossible de réorienter un projet de loi. Il compte aggraver ce qui avait déjà été introduit par Nicolas Sarkozy avec la réforme de 2008 », analyse Charlotte Girard.

Échaudé par un Parlement hostile lors de l’examen des lois Macron et El Khomri, passées en force à coups de 49-3, l’actuel chef de l’État a défendu pendant la campagne le recours aux ordonnances. Comme François Fillon, il considère que son élection vaut autorisation à appliquer son programme par tous les moyens que lui offre la Ve République. Macron est pourtant un président mal élu, avec un taux d’adhésion à son projet historiquement bas au premier tour, doublé d’une victoire à la faveur d’un second tour contre le Front national. Il le sait bien. Les législatives, phagocytées par la présidentielle depuis le quinquennat et l’inversion du calendrier, lui donnent l’occasion d’un hold-up parfait. Le processus d’investiture des candidats En marche !, totalement vertical, vise de plus à faire élire des députés godillots, qui n’auront que faire des mouvements et des luttes sociales qui s’annoncent.

« Une entreprise de soumission du Parlement »

« L’ordonnance suppose une autorisation des députés. Mais elle est profondément antiparlementaire puisqu’elle invite le Parlement à renoncer de lui-même à son propre rôle », constate Charlotte Girard. Si Macron dénonce lui aussi « l’affaiblissement du Parlement », la « dysenterie législative » et défend dans ses discours un « vrai contrôle parlementaire », force est de constater que le remède qu’il propose est pire que le mal. « Rendre plus efficace le Parlement, ce n’est pas le priver de ses prérogatives de délibération », répond Christian Paul, chef de file des frondeurs du PS sous Hollande. « Macron veut lancer une entreprise de soumission du Parlement, poursuit-il. Ce qu’il prépare, personne n’a jamais osé le faire sous la Ve République. Il va falloir résister très collectivement, bien au-delà des rangs de la gauche, pour éviter que l’Assemblée ne se transforme en fan-club. »

35 % des députés sortants ne se représentent pas

Le président de la République, qui ne s’interdit pas un recours au référendum si le Parlement rejette sa réforme, risque d’écœurer davantage les députés, soucieux de leur rôle. « Déjà sous Hollande, des élus, y compris de la majorité, s’étaient  demandé à quoi on pouvait bien servir, alors que l’Assemblée est censée être   un des poumons de la démocratie », raconte le député « LR » Philippe Gosselin. Avec la loi sur le non-cumul, nombreux sont les élus à préférer rester maires plutôt que parlementaires. En tout, plus de 200 députés sortants, de gauche comme  de droite, soit 35 % d’entre eux, ont d’ailleurs renoncé à se représenter en 2017.

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Pierre Dharréville Secrétaire départemental du PCF13 Conférence de presse / Elections législatives Marseille – 19 mai 2017

Posté par jacques LAUPIES le 21 mai 2017

 

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Pierre Dharéville à Tarascon lors de la présentation de son livre sur la laïcité

Mesdames et messieurs,

 

          Nous avons pris connaissance jeudi, au moment-même où s’annonçait un gouvernement de combat contre le monde du travail et les intérêts populaires, de la décision de Jean-Luc Mélenchon de présenter des candidats de son nouveau parti politique dans toutes les circonscriptions de Marseille et dans la quasi-totalité des circonscriptions du département.

          Depuis une semaine, je ne cesse d’entendre l’incompréhension, la sidération, la colère aussi de femmes et d’hommes qui veulent croire en des victoires partagées et qui redoutent désormais un formidable gâchis.

          Le gâchis, c’est cela que nous n’acceptons pas. Et c’est cela qui me conduit à prendre la parole à nouveau aujourd’hui, au moment d’entrer dans le vif de la campagne des élections législatives.

          Je regrette profondément, qu’au lieu d’arriver ici avec la volonté de rassembler les forces disponibles, Jean-Luc Mélenchon donne l’impression de mépriser celles et ceux qui ne l’ont pas attendu pour mener bataille.

          Cet acte n’est pas compris, et mal accepté par tous ceux et toutes celles qui ici, si souvent se rassemblent, agissent sur le terrain, dans la diversité, font la richesse et le foisonnement de cette ville qui n’est pas simplement la France en concentré mais aussi cette ville si singulière dans ce territoire si singulier.

          Ce comportement, beaucoup d’hommes et de femmes ont le sentiment, ils nous le disent, qu’il n’est pas à la hauteur des responsabilités qui nous ont été confiées en commun, ni des espoirs qui ont conduit à se reconnaître dans sa candidature.

          Depuis le soir du premier tour de l’élection présidentielle, nous entendons trop qu’il y a de la déception chez celles et ceux qui ont voté pour lui et qui l’ont soutenu. Car la dynamique du 23 avril déborde largement le cadre d’un Parti et dépasse la personne de Jean-Luc Mélenchon. Cette démarche d’hégémonie, doublée de tentatives de débauchage et de pressions voulant soumettre et faire renier leur engagement à des militants en les obligeant à signer une charte établie par une autre organisation politique que la leur et à se réclamer d’elle devant les autorités, ne produira pas de résultats positifs. Il vaudrait mieux se situer en rassembleur, produire des gestes de reconnaissance et de respect qui sont la marque des grands. Car dans cette course en solitaire se préparent de sérieuses déconvenues.

          Les communistes ne sont pas les seuls, mais ils sont au premier rang de ceux qui reçoivent ce mépris à la figure. Je refuse qu’on nous renvoie dos-à-dos comme étant nous aussi comptables de cette division face aux forces libérales qui elles, sont en train de se coaliser. Les forces de gauche sont éclatées face à cette droite en mouvement et ce n’est jamais sous la forme d’un Parti unique qu’elles ont pu gagner.

          Aussi, je veux simplement rappeler de façon clinique les actes que nous avons produit afin de contribuer à faire grandir une dynamique commune dont il disait lui-même n’être que l’instrument. Nous avons renoncé à présenter un candidat afin de venir conforter une candidature déjà décidée unilatéralement. Nous avons choisi de mener campagne pour cette élection à fonds perdus sans être associés à son organisation. Les élus communistes de notre département ont parrainé la candidature de Jean-Luc Mélenchon dans leur grande majorité, comme cinq années auparavant. Malgré des mots peu amènes, nous avons milité sur tout le territoire, multipliant les rencontres et le travail de terrain que nous étions seuls à pouvoir effectuer. Nous avons retiré notre candidat dans la quatrième circonscription de Marseille dès le lendemain de l’annonce de l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon, le jour de sa première venue. Nous avons également retiré nos candidats dans trois autres circonscriptions pour ouvrir la voie au rassemblement et montrer les possibles.

          La seule boussole qui vaille pour nous, ce n’est pas en soi de viser un score, c’est la passion farouche de victoires populaires, l’ambition viscérale d’être utile dès aujourd’hui le plus fort possible dans la vie quotidienne.

          Si Jean-Luc Mélenchon a pris notre attitude pour de la faiblesse, il s’est trompé. Mais je crois qu’il sait pertinemment que ces actes ont parlé pour nous, qu’ils ont montré la sincérité de notre engagement, qu’ils renvoient des questions : que cherche-t-il ? Pourquoi ne construit-il pas la plus large dynamique possible pour le meilleur résultat aux législatives et pour le meilleur rapport de force ? Considère-t-il qu’aucune autre force que la sienne ne mérite d’exister ?

          L’expérience que nous faisons aujourd’hui de plus près nous pousser à former une hypothèse, l’hypothèse qu’il ne veut pas d’alliés. Et nous, nous ne serons pas des vassaux. Les communistes, ne font pas allégeance, notre histoire dans cette ville et ce département en témoigne. J’en profite pour préciser que les décisions prises ici par les communistes engagent la direction nationale du Parti communiste, ce n’est donc pas la peine de faire comme si nous étions désunis. Et nous considérons, sans renier à chacun sa part, avoir fait oeuvre commune à la Présidentielle. D’ailleurs, comme cela a beaucoup été dit entre les deux tours, les voix n’appartiennent à personne qu’aux citoyennes et citoyens eux-mêmes.

          J’ai entendu hier à la télévision que 7 millions de personnes avaient voté sur un programme non négociable et que cela empêcherait de, je cite « se partager des places ». Ne me situant pas dans l’invective, je voudrais simplement faire à ce propos trois remarques. D’abord, j’ai voté pour Jean-Luc Mélenchon sans partager l’intégralité de son programme, et au risque de le décevoir, c’est sans doute le cas d’un nombre significatif d’électrices et d’électeurs. Deuxièmement, il est crucial de sortir de ce modèle délégataire qui conduit à penser l’élection comme une abdication temporaire de souveraineté par le peuple, où un Président vous dit : vous avez voté, vous avez adopté mon programme, on se reparle dans 5 ans. C’est cela, aussi, la sixième République. Il doit y avoir de la place pour unir des forces qui partagent un socle essentiel sans être d’accord sur tout, en continuant de mener un débat populaire sur un certain nombre de questions. Je n’appelle pas cela des magouilles mais la richesse de la démocratie. Enfin, il ne s’agit nullement de se partager des places, encore moins, j’espère qu’un seul se les accapare, il s’agit simplement de créer les conditions de victoires pour les femmes et les hommes de notre territoire et de notre pays.

          J’ai également entendu hier cette question : « Où y a -t-il un candidat de la France insoumise soutenu par la direction du PC ? » J’ai bien cherché et j’ai trouvé la réponse : A Marseille ! Malgré le fait que la France insoumise n’a pas souhaité d’accord avec nous, alors que nous, nous le souhaitions, contrairement à ce qui se dit.

          Et comme il ne s’agit pas pour moi de tricher, que j’accorde de la valeur à ma propre parole, je dois à la vérité de dire, et je le fais bien volontiers, que la seule chose qui m’ait été annoncée depuis la semaine dernière, sans rapport avec cet acte que nous avons produit, c’est que comme dans deux autres circonscriptions du pays, où le député communiste sortant avait parrainé Jean-Luc Mélenchon, il n’y aurait pas de candidat dans la 13ème : c’est bien, c’est peu, il était temps. Et nous nous emploierons cependant avec plaisir à rassembler toutes les énergies sur place.

          Pourtant, il eut été si facile de se montrer à la hauteur en retirant des candidats ailleurs dans une forme de réponse à notre acte, comme dans la 7ème circonscription, par exemple, où Jean-Marc Coppola incarne l’alternative mieux que quiconque, ou dans la 5ème, où l’ancienne sénatrice communiste Isabelle Pasquet se présente, dans la 10ème, où un syndicaliste gardannais Eric Sordet, porte nos couleurs, ou encore dans la 11ème où un maire qui a parrainé Jean-Luc Mélenchon, André Molino, est candidat. Ne pas le faire, c’est prendre la responsabilité, le risque de sacrifier des victoires, de possibles députés, des points d’appui pour se défendre… C’est contraire aux intérêts populaires. Car l’enjeu n’est pas l’élection d’untel ou d’une telle, c’est d’envoyer le plus grand nombre de parlementaires progressistes à l’Assemblée.

          Malgré ce, nous ne renions pas les actes que nous avons posés. Nous prenons simplement notre peuple à témoin : ce n’est pas ainsi que l’on pourra reconstruire la gauche nécessaire à inventer l’avenir. Ce n’est pas ainsi que l’on pourra créer les dynamiques populaires nécessaires à résister et à changer les choses. Nous avons produit des actes que nous maintenons parce qu’ils peuvent aider à empêcher des catastrophes, parce que nous continuons d’être farouchement opposés à la banalisation du Front national, parce que nous ne cherchons définitivement pas notre petit intérêt. Mais dans les douze circonscriptions où nous aurons des candidats, nous mènerons le combat politique avec force afin de faire vivre les espoirs qui se sont manifestés à la Présidentielle. Nous visons des victoires dans plusieurs circonscriptions.

          Après ce quinquennat calamiteux, devant cette attitude, nous sommes sans doute désormais la force de gauche la plus solide et rassembleuse. Il y aura besoin de nous pour construire l’avenir et faire du neuf à gauche. Les femmes et les hommes de Marseille et de notre département nous connaissent, ils savent notre enracinement, notre sincérité, notre désintéressement, notre combativité, la force de ce que nous avons accompli dans les responsabilités qui nous ont été confiées. Dans la période écoulée, on a voulu faire croire que tout cela n’était plus possible et ces idéaux plus assez modernes, nous avons vu à quelles régressions sociales et démocratiques nous avons ainsi été conduits. Le Parti communiste est encore la force qui peut tenir la gauche debout, sans sectarisme, sans oukases, sans hégémonie. Dans les rudes moments qui se préparent, on ne peut se passer de personne.

          Je suis fier d’appartenir à un parti capable d’un tel esprit de responsabilité. Notre combativité sera indispensable face au projet dévastateur d’Emmanuel Macron, elle devra être la plus forte possible.

          Je regrette profondément cette situation de division de la gauche de transformation sociale.

          L’heure est à engager la bataille contre le gouvernement de droite d’Emmanuel Macron et sa politique. L’heure est à empêcher l’emploi des ordonnances pour dépouiller le code du travail. L’heure est à battre de nouveau le Front national comme notre peuple l’a fait à la Présidentielle, et dans les circonscriptions, si cela était nécessaire, il faudra faire ce travail pour ne pas se retrouver avec des représentants issus de l’extrême droite. L’heure est à amplifier les espoirs qui se sont exprimés au printemps 2016 et à les porter en politique. Dans cette ville et ce département où notre engagement a été fort et où notre influence est conséquente, nous sommes là pour incarner cet espoir. Nous sommes la principale force enracinée, combative et disponible à gauche. J’appelle les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et au-delà, de toute la gauche à nous donner partout, en votant pour nos candidates et candidats la force de donner une grande suite, un nouvel élan à cette dynamique. Je fais le serment que nous respecterons leur vote, en tendant toujours la main vers ceux, différents de nous, avec qui nous pouvons agir. Nous serons là, comme c’est notre obsession depuis toujours pour défendre le monde du travail et les milieux populaires, pour faire grandir les dynamiques d’émancipation humaine.

          C’est cela qui va nous occuper à plein. Je me dis qu’il y aura une reconnaissance, une prime aux généreux, aux rassembleurs, aux grands coeurs. Nous laissons chacun assumer ses responsabilités devant notre peuple, nous avons pris les nôtres. Nous savons que ceux qu’il faut combattre, sont ceux de l’autre camp, ce sont les puissants et la finance, ce sont les forces de la droite et de l’extrême droite. Pour cela, si des mains se tendent, si des ouvertures se font jour, si la lucidité revient dans les jours qui viennent, nous serons toujours au rendez-vous.

          Je souhaite que notre département envoie le plus grand nombre de parlementaires de la gauche de transformation sociale à l’assemblée, parmi lesquels de nombreux communistes. Pour y faire résonner les aspirations populaires, la voix de Marseille et des Bouches-du-Rhône.

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Regard sur l’actualité : nouveau gouvernement, partenariats public-privé, GM&S Industry, Union Européenne, Festival Aubercail

Posté par jacques LAUPIES le 21 mai 2017

 

Au sommaire de l’édition du vendredi 19 mai, Patrick Le Hyaric réagit aux sujets suivants : un nouveau gouvernement très à droite ; la plage de la Baule sous la coupe de Véolia ; GM&S Industry menacé de liquidation, Macron à Berlin ; les accords commerciaux européens soumis à la validation des parlements nationaux et le festival Aubercail.

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On change le sexe pas l’esprit !

Posté par jacques LAUPIES le 20 mai 2017

Je ne regretterai pas PUJADAS

Faudra t il attendre longtemps pour ne pas regretter le départ de la nouvelle venue qui depuis que je visionne assez régulièrement « c à vous » s’est dévoilée bien dans les baskets du pouvoir et certainement pas de gauche, au point de nous le faire comprendre. Ce qui n’est pas très conforme à la déontologie de la profession.

Mais vaï, comme on dit chez nous, on y est habitué !

David Pujadas écarté du JT, sa remplaçante Anne-Sophie Lapix insultée sur Twitter 6/13

« Son mari est un copain de Macron »
Lapix-Ouv© Prisma Media Lapix-OuvJoker de Claire Chazal pour la présentation du JT de TF1, présentatrice sur LCI, Canal+ et M6, Anne-Sophie Lapix a roulé sa bosse avant de prendre les commandes de C à Vous. L’émission de France 5 dans laquelle la journaliste de 45 ans a musclé plus encore son style déjà aguerri par 20 années de journalisme. On se souvient notamment de ses échanges pour le moins tendus avec Florian Philippot et Jean-Luc Mélenchon. Une nature quelque peu offensive mais jamais offensante qu’elle compte bien mettre à profit une fois assise sur le siège du 20h de France 2.Car c’est bien la Basque d’origine qui orchestrera à la rentrée prochaine la grande messe de l’information sur la chaîne publique. Une décision prise par la patronne du groupe France Télévisions, Delphine Ernotte et qui va ainsi mettre fin à 16 ans de présence quasi-quotidienne de David Pujadas à l’antenne. Sommée par les salariés de venir s’expliquer sous peine de ne pas assurer le journal de 13H, Delphine Ernotte a justifié sa décision mercredi midi. « Après 16 ans, il faut une nouvelle incarnation parce qu’on arrive à la fin d’un cycle », a-t-elle ainsi souligné. « On peut continuer à aller plus haut, à innover. Parce que David incarne le 20 Heures depuis 16 ans, c’est normal que je me pose la question de l’incarnation », a-t-elle poursuivi.Une annonce qui a par ailleurs provoqué les réactions ulcérées de nombreux twittos qui ont accusé la journaliste d’avoir bénéficié de l’influence de son époux, Arthur Sadoun, président du groupe Publicis. Une accointance naturel avec les milieux d’affaires qu’avait mise en lumière en avril dernier le site capital.fr. Un article du magazine révélait en effet que la journaliste évolue autant dans le milieu audiovisuel que dans celui du business. « Avec son mari Arthur Sadoun, président de Publicis, elle reçoit régulièrement le Tout-Paris à son domicile. ‘Une fois par mois, ils font un dîner dans leur maison de maître du XVI arrondissement avec des grands patrons et des personnalités des médias’ », rapportait le magazine en citant une source proche du couple.

Un réseau personnel extrêmement puissant qui n’aurait aucunement influencé la décision de Delphine Ernotte ; la dirigeante ayant écarté toute raison politique à ce changement de présentateur annoncé dix jours après l’élection d’Emmanuel Macron: « Franchement, ça n’a absolument aucun rapport. » Certains twittos pensant totalement le contraire.

 

 

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