Les Européennes ne les oublions pas ?

Posté par jacques LAUPIES le 17 avril 2009

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Les commodes amnésies du petit milieu patronal

Posté par jacques LAUPIES le 9 avril 2009

UIMM. Alors que le Parisien a révélé une double affaire, un compte suisse et une « réserve » de 100 millions d’euros, personne, au MEDEF, n’est au courant…

Ils ne savent rien. Rien de rien. Laurence Parisot, présidente du MEDEF, n’en a, promet-elle, jamais entendu parler. Frédéric Saint-Geours, dirigeant de l’UIMM, n’en connaissait pas, jure-t-il, l’existence. Même Denis Gautier-Sauvagnac, son prédécesseur à la tête de la principale fédération patronale, mis en examen pour « abus de confiance » dans l’affaire des retraits d’argent en liquide sur les comptes de l’UIMM, se paie le luxe de faire dire, par le biais de son avocat, qu’il en ignorait absolument tout et qu’il ne s’en explique pas la raison d’être.

Les commodes amnésies du petit milieu patronal sauvagnac

Chez PSA, l’un des acteurs les plus importants des organisations professionnelles de la métallurgie et, on s’en souvient, bien placé au palmarès des ultimes bénéficiaires de la caisse « antigrève » de l’UIMM Le constructeur automobile a reconnu avoir touché, à l’issue du long conflit social à Aulnay en 2007, 550 000 euros du fonds dit d’« entraide professionnelle des industries de la métallurgie » (EPIM). Lire « À Aulnay, l’UIMM a financé la fermeté de PSA », dans l’Humanité du 8 avril 2008., on « tombe des nues », paraît-il. Révélée, mardi, par le Parisien, la double affaire du compte suisse et du magot de plus de 100 millions d’euros de « réserves », détenus par Groupe des industries métallurgiques de la région parisienne (GIM), la chambre territoriale de l’UIMM en Île-de-France, relance le grand bal des amnésiques du petit milieu patronal.

À Neuilly, l’UIMM roule sur l’or

Après le déclenchement du scandale, fin 2007, l’UIMM a dû admettre qu’elle disposait de plus de 600 millions d’euros de trésorerie, émanant, selon elle, des excédents de sa caisse « antigrève ». Et aujourd’hui, d’après les informations de nos confrères, confirmées depuis par Étienne Bernard, le président du GIM depuis 2004, cette structure territoriale de l’UIMM, sise dans un immeuble cossu de Neuilly-sur-Seine et comptant parmi ses adhérents quelques-unes des plus grandes entreprises industrielles françaises implantées en Île-de-France (Renault, PSA, Dassault, EADS, Areva, Thales, Safran, IBM, etc.), bénéficie de fonds propres évalués à 112 millions d’euros. Ce qui équivaut, pour cette « simple » déclinaison locale d’une « banale » fédération patronale, à une trésorerie plus de trois fois supérieure au budget annuel de fonctionnement déclaré par le MEDEF lui-même…

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Autre élément de ces révélations, les barons de la métallurgie de la région parisienne, réunis au sein du GIM, ont, admettent-ils aujourd’hui, tablé sur le secret bancaire en Suisse. Selon eux, au printemps 1968, dans le contexte pour le moins agité des grèves ouvrières et du mouvement étudiant, une opération confidentielle aurait conduit les têtes pensantes du GIM à « mettre suffisamment d’argent à l’abri pour pouvoir repartir de zéro, là-bas (à Genève, en Suisse – NDLR), si la maison tombait en France ». Et ce n’est qu’à la fin de l’année dernière que le GIM se serait décidé à clôturer ce compte secret en Suisse. D’après Étienne Bernard, interrogé mardi par le Parisien, il n’était plus doté que de 3 millions d’euros et il « n’a fait l’objet d’aucun mouvement, ni dépôt ni retrait, depuis au moins dix ans ». Dans l’édition d’hier, Jean-Loup Giros, président d’honneur du GIM et ancien trésorier de la Fédération des industries mécaniques (FIM), affirme, « faute d’avoir réussi à convaincre Étienne Bernard de la nécessité de rapatrier ces fonds », avoir pris seul ses responsabilités à l’hiver 2008 : « J’ai moi-même rapatrié l’argent déposé en Suisse en novembre dernier », lance-t-il. Au passage, Jean-Loup Giros admet sans fard en avoir transporté une partie en liquide.

Le patronat pas sorti de sa « préhistoire » ?

Derrière les grandes manœuvres dans le patronat, où, entre les partisans de Laurence Parisot et les défenseurs de Denis Gautier-Sauvagnac, les couteaux sont tirés et où ça larde encore dans tous les sens, la technique est parfaitement rodée, d’un côté comme de l’autre : les montants dans les caisses donnent le tournis, mais restent un mystère total. D’où viennent les fonds ? Où sont-ils passés ? À quoi ont-ils servi pendant des décennies ? Combien de comptes en Suisse ou au Luxembourg peut-on encore s’attendre à découvrir ? Personne ne dit rien, et ceux qui parlent tentent de minimiser la portée du scandale. « Allons, allons, tournons la page », nous encouragent en substance les patrons des patrons qui évoquent la « préhistoire » du mouvement. « Je ne sais rien de ce qui s’est passé avant, lance Étienne Bernard. Je ne vais pas interroger les morts ! » Pour Jean-Loup Giros, c’est encore plus simple : le compte du GIM en Suisse dont on parle aujourd’hui n’a tout simplement « servi à rien » : « Jamais, depuis sa création, ce compte n’a été actif. » Et quoi qu’il en soit, ajoute-t-il, « rien de tout cela n’était illégal ». Les héritiers des instigateurs des « caisses noires » du patronat ont-ils la mémoire qui flanche ? Ils prétendent aujourd’hui que l’argent accumulé sur leurs comptes dissimulés a servi aux « missions traditionnelles » de l’UIMM et de ses déclinaisons locales : avec ces fonds, il s’agit, selon Étienne Bernard, d’« aider nos adhérents », de « les conseiller ». Le problème, pour ce patronat dans l’embarras, c’est que ce ne sont pas les morts qui parlent, mais les livres d’histoire et les archives de presse, y compris récentes…Dans l’ADN de l’organisation patronale

Depuis sa création, en 1920, le GIM, à l’instar de l’UIMM qui l’englobe et sur laquelle il pèse, « aide » ses adhérents, leur « conseille » de rester fermes face aux revendications salariales et active ses « réseaux » parlementaires pour faire la loi. Dès l’origine, Étienne Villey, l’un des hommes clés du patronat de la métallurgie, théorise le regroupement des entreprises comme le meilleur moyen de juguler les grèves ouvrières, l’émergence d’un syndicalisme combatif et, en particulier, du Parti communiste. Des « caisses d’assurance » contre les grèves et le chômage forcé sont mises en place ; des actions de propagande « antibolcheviques » sont lancées à destination des ouvriers ; face à un patron tenté de céder aux exigences ouvrières, l’Union se charge de rappeler la nécessaire solidarité patronale. Cette conception de l’action patronale a été hégémonique pendant près d’un siècle dans les rangs du patronat : elle a conduit, par exemple, le GIM et l’UIMM à financer directement les activités des « réseaux Albertini », une officine qui, dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, a recyclé de nombreux pétainistes pro-nazis, puis dans les années soixante-dix, les chiens fous de l’extrême droite comme Alain Madelin ou Hervé Novelli, dans l’action contre le « péril rouge », avec fichage des militants syndicaux, travail de « contre-propagande » et opérations barbouzardes… Le compte du GIM en Suisse, créé selon la version officielle au printemps 1968 par Claude Ventre (le successeur d’Étienne Villey à la tête de la chambre territoriale de l’UIMM), s’inscrit manifestement dans le même climat. Tout comme la caisse « antigrève » de l’UIMM, constituée officiellement en 1972, sous la houlette de François Ceyrac… Mais au MEDEF, à l’UIMM et au GIM, personne ne sait rien. Rien de rien.

Thomas Lemahieu

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Avec les travailleurs en lutte

Posté par jacques LAUPIES le 2 avril 2009

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