• Visiteurs

    Il y a 4 visiteurs en ligne
  • Méta

  • mars 2010
    L Ma Me J V S D
    « fév   avr »
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    293031  
  • Dali

    Dali

  • Tête de liste des communistes

    Européennes

    Pour faire gagner une Europe Sociale et Ecologiste le 26 mai 2019
    Jeunes mobilisez vous pour faire connaitre et défendre la liste des candidats présentés par le PCF

Ferrat tu étais de ceux la

Posté par jacques LAUPIES le 13 mars 2010

Les chanteurs-poètes 

Après les dires des plus grands poètes
Viennent les jours où il n’y a que le chant
Pour pénétrer le lendemain du temps
De la souffrance quand s’éteint la fête

La musique souffle comme le vent
Sur les immenses plaines insipides
Elle donne les mots clairs et limpides
A nos regards détournés ou absents

Peuples égarés dans vos habitudes
Vous tuez dans un noir vieillissement
La dignité de vos luttes d’antan
Le rêve vous devient incertitude

Mais les paroles de géant surgissent
Venant soudain éveiller vos esprits
Couverts de musique dont le génie
Fait que la poésie en nous se glisse

Comment pourriez vous au loin les entendre
Si des chanteurs héritiers des combats
Tel Vian Ferré Brel Brassens ou Ferrat
N’avaient ravivé leurs glorieuses cendres

Ils nous ont rappelé que l’albatros
A de trop grandes ailes sur la terre
Et qu’il lui faut pour vaincre sa misère
Voler dans l’univers près du cosmos

Quand notre vie se trouve solitaire
Ils viennent en s’emparant d’autres rimes
Nous transporter sur les plus hautes cimes
Par dessus tout ce qui en nous désespère

Dans le soir triste ou le matin joyeux
Dans les jours de drame ou de comédie
A l’aube de la mort ou de la vie
Leur chant donne souvent larme à nos yeux

Dans la froideur de ce mars hivernal
Le dernier d’entre ces poètes meurt
Chanteur de nos luttes aux armes de coeur
Chanteur des douleurs d’un vivre banal

Les larmes parait il sont notre plainte
Car celui qui part rappelle la fin
Et nous laisse seul au bord du chemin
Qui conduit à des montagnes hors d’atteinte

Mes larmes seraient elles aussi médiocres
Et fruit d’une pauvre lamentation
Que je puisse oublier l’exaltation
De tes mots faits plus de rouge que d’ocre

Je ne peux le croire

 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus