65 suppressions d’emplois à l’usine des Conserveries de France…

Posté par jacques LAUPIES le 29 avril 2010

Nous apprenons qu’un projet de fermeture d’un établissement des Conserveries de France va provoquer la suppresion de 65 emplois dont une grande partie affecterait l’usine de Tarascon (Ex OTRA)

Voila qui ne va pas manquer d’aggraver encore les difficultés des travailleurs concernés et indirectement de l’économie locale. Après LINPAC voici une entreprise importante qui licencie. Nous sommes hélas au coeur des conséquences des politiques qui depuis des années visent à faire payer aux salariées la recherche de profits maximum.

Les tenants du pouvoir actuel , avec l’ UMP qui, ne l’oublions pas, dispose du pouvoir municipal et cantonal, s’épuisent à prendre des mesures tendant à réduire le pouvoir d’achat. De la destruction des systèmes de protection sociale au maintien et à la généralisation des bas salaires, la liste des droits refusés ou mis en cause s’allonge : assurance maladie, indemnisation du chomage, retraites, services public, etc.

Au cours des 25 denières années la part de la richesse produite consacrée au social a diminué de 10 % pendant que celle consacrée aux marchés financiers augmentait quasiment dans les mêmes proportions. La fiscalité devient toujours plus injuste et avantage les plus gros revenus.

Malgré les mises en cause, symboliques et cependant bien réelles, de certains grands patrons ou ex-ministre en matières de rémunération, il ne se passe pas un jour sans que l’information donnée par télé et journaux soit envahie par des sujets de nature à faire oublier cette réalité. Le moindre fait divers est grossi mis en avant pour détourner l’opinion et faire peur (burka stigmatisante pour les musulmans, violences à l’école et dans les quartiers culpabiliosante pour les jeunes, violences criminelles les plus sordides, diabolisation et exagération de faits liées aux moeurs et à la vie privée, etc.)

Droite et extrême droit font leur lit de ces peurs. A gauche certains s’en délectent car cela crée un mécontentement qui n’a pas  toujours de motivation profonde et leur assure une alternance sans trop d’obligations (voyez le PS). Pour ceux qui restent, les plus conscients c’est le débat permanent, souvent stérile, peu conscients qu’une isssue est possible pour peu que l’on cesse de couper les cheveux en quatre.

Les communistes dans leur grande majorité savent analyser et agir. Mais ils doivent se faire entendre. Créer des réseaux avec de nouvelles forces (la jeunesse notamment) déplacer leur intervention vers le bas pour rassembler ceux qui veulent agir autant que ceux qui souffrent et son désemparés.

Doit on regarder passivement la perte de 65 emplois, doit on accepter des centaines de jeunes localement sans perspective d’emploi la ou ils sont nés et vivent ?

Jacques LAUPIES

Jacques.laupies@orange.fr

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Le PCF a fait quatre propositions clés pour garantir le financement par répartition.

Posté par jacques LAUPIES le 29 avril 2010

- Une réforme de l’assiette des cotisations patronales visant à dégager des rentrées de cotisations nouvelles en lien avec le développement des emplois et de salaires, de la formation et de la qualification. La relance des emplois, des salaires et d’un nouveau type de croissance feraient rentrer une masse de cotisation supérieure.

- Une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises et des institutions financières aux mêmes taux de cotisations que les salaires. Cela représenterait 12 milliards pour le financement de la sécurité sociale.

- L’emploi est au coeur du financement des retraites. Résorption de la précarité et l’insertion des emplois qualifiés et rémunérés convenablement pour les jeunes. Lutter réellement contre l’éviction des seniors. Sécuriser tout les moments de la vie, de l’entrée des jeunes dans la vie active jusqu’à l’emploi des seniors.

- Suppression des exonérations de cotisations patronales qui ne créent pas d’emploi et tendent à tirer les salaires vers le bas.

Elles vont s’élever en 2009 à 33 milliards d’euros. Il faut rompre avec la logique financière qui est le choix de la politique gouvernementale et mettre l’argent pour le développement économique, le progrès social et la satisfaction des besoins sociaux. Dans les débats organisés par le Parti communiste pour élaborer un projet de société, ce sont des solutions à mettre en discussion auprès des salariés et des retraités.

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Michel Onfray sur la selette

Posté par jacques LAUPIES le 26 avril 2010

25042010

Michel Onfray est un des personnages que j’aime entendre. Je l’ai pas tellement lu mais surtout écouté à la radio. J’ai cru, très modestement, déceler que ce philosophe semblait plus vouloir en découdre avec les penseurs à partir de leur comportement “privé” plus qu’à partir de leur oeuvre et que cela comportait quelque danger dans sa crédibilité d’intellectuel. Ce que confirment certains de ses opposants de circonstance.

Lire intégralement l’oeuvre de Freud et n’en retenir semble-t-il, que le présupposé résultat d’une véritable imposture, est parfaitement son droit. Mais à la place d’Onfray (ne riez pas trop fort !) je m’interrogerais sur l’importance médiatique accordé à son ouvrage, petit pavé dans la mare que beaucoup ont déja visitée.

Je me souviens du temps ou Sartre (qui a contribué à me faire devenir communiste, eh oui !) devenait l’idole d’une bourgeoisie (petite moyenne ou grande, que sais-je !) parce que précisèment offrant une alternative au discrédit de la pensée de droite sans trop se mouiller avec le marxisme et je dirai même en l’ignorant tout à fait.

Gageons qu’un des critiques de Michel Onfray, aussi puissant travailleur que l’est ce dernier, relise son oeuvre avec la même méthode. qu’en dirait-il et que dirait-il de l’homme philosophe.

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Posté par jacques LAUPIES le 16 avril 2010

Posté le vendredi 16 avril 2010 par Jacques LAUPIES

Les jeunes communistes veulent s’ancrer « dans le réel » (texte publiés dans l’Humanité de ce mercredi)

J’ai 74 ans. Je désespère un peu de ne plus voir les jeunes s’engager dans le Parti Communiste, autant que dans la Jc. Sans doute y a-il dans les grandes concentrations urbaines des adhésions mais cela ne saurait me satisfaire. Je veux bien admettre que la jeune génération hérite d’un passé relativement récent ou l’idée communiste a sérieusement été bousculée par l’effondrement du système soviétique à l’extérieur et la confusion née de notre participation, en France, à des gouvernements à dominante social démocrate pour ne pas dire social libérale. Mais pour peu que l’on relise Marx ou même Lénine que certains oublient un peu vite, tout ce qui s’est passé est le fruit d’une âpre lutte des classes.

Que des communistes aient succombé à des excès anti-démocratique ou des attitudes dogmatiques dans le monde, ne peut en rien remettre en cause l’idée communiste qui est au dessus de cela. Certains ont ridiculisé la notion de bilan. S’agissant de la France et des communistes francais, si l’on s’en réfère à notre histoire depuis 1920, nous n’avons pas à rougir du rôle que nous avons joué. Ailleurs dans le monde, tout n’est certainement pas négatif. Alors arrêtons de tuer les »pères »

La jeunesse est capable de comprendre cela, d’avoir une nouvelle vision de la « mise en oeuvre » de nouveaux objectifs communistes. La crise actuelle (et pas si nouvelle que ça ! ) du capitalisme conforte la réponse communiste à cette crise. Maitrise de l’argent et des banques, extension des services publics, avec priorité à l’éducation a la formation à la recherche, contrôle des entreprises, etc. tout cela pour mieux répartir la richesse produite par 95 % de la population à des fins non spéculatives mais a des fins productives et sociales (l’une et l’autre s’alimentant d’elles mêmes) La grande question en définitive est de mobiliser cette jeunesse.

Et personnellement je ne pense pas, comme cela se produit pour l’ensemble de la population que les stratégies et les méthodes en cours sont adaptées. Dans le Parti orientations et programmes paraissent justes mais n’y aurait il pas à rechercher plus de lisibilité et de moyens de communications. Il en va de même pour la JC. Je ne crois pas aux seules vertus d’une jeunesse coupée de l’expérience. Je ne crois pas à celle des générations antérieures dont la dernière est en totale (les 30/50) faillite selon moi sur le plan politique et idéologique.

Il existe dans ce pays des milliers d’hommes et de femmes aguerris, qui ont rencontré les luttes et ce qu’elles donnent de savoirs (tant dans la victoire que dans la défaite) et qui ne communiquent plus réellement. Il existe une jeunesse formée aux techniques de communication de son époque, dotée de savoir bien supérieurs à ceux de ma propre génération. Sans doute la rencontre de ces deux catégories produiraient les meilleurs effets. Mais qui osera jouer cette carte qui nécessité des actions précises ?

Je suggère que la JC, pour commencer, inscrive en tête de ses revendications l’allocation d’autonomie de 1000 € à tous les jeunes en formation (et tous ce qui ne travaillement pas auront l’obligation d’y être) Financement par un impôt sur la fortune et (ou) sur les revenus.

Dans 5 ans seraient réglés bien des problemes relatifs à la délinquance et surtout à la démission générale des jeunes tant en qualité de citoyen que d’être humain tout simplement (bien sur l’état doit accompagner cela de réelles formations y compris dans certains cas avec les ‘entreprises) Je ne développerai pas sur les conséquences positives en matière de développement économique par l’amélioration globale du pouvoir d’achat de la jeunesse.

J’ai trop honte de la réalité à laquelle se trouve confrontée la jeunesse, dotée d’une liberté factice et le moyens de vie dérisoires voires inexistants. En l’état actuel tout le reste ne sera que littérature.

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