Facebook, apéros, pots, jeunesse, etc.

Posté par jacques LAUPIES le 24 mai 2010

De quoi ont ils peur ? Nos prefets et leurs Ministres ?

Les interdits pleuvent sur les rassemblements « apéro » ! Je n’ai pas d’attrait particulier pour ce type de manifestation. Pour au moins deux raisons : d’abord je me méfie des réactions incontrôlées des foules, ensuite l’alcool n’est pas ma tasse de thé.

Cela étant l’attitude des pouvoirs publics dans cette affaire me parait préoccupante car les démonstrations de force, plutôt dissuasives au demeurant, me semblent être comme une répétition générale pour parer à une quelconque manifestation populaire. Les lendemains de match de foot de très haut niveau ne bénéficient pas d’autant d’actes préventif contre tout désordre. encore que là également, il y matière à ballon d’essai, si j’ose dire…

Imaginez que l’on appelle les jeunes à venir manifester contre les truandages des banques, les dévastations que connait l’enseignement tant au niveau des moyens qui lui sont accordés, les massacres des systèmes de retraite et de l’assurance maladie ou tout simplement contre la cause de tout cela : la recherche du profit maximum qui conduit à la spéculation financière au détriment des investissements productifs et sociaux.

Imaginez que de surcroit ils s’approprient les propositions du PCF sur ces questions que les médias dissimulent tout simplement en n’en parlant pas ! On peut toujours réver…

Finalement, comme ils ne sont pas plus cons que ceux de ma génération, même avec une bouteille de Coca, ou ce qui serait encore mieux une eau minérale, ils seraient bien capables d’envahir les champs élysées ou quelques canebieres provinciales.

Alors bonjour les dégats…Politiques bien sur ! De quoi donner des boutons  à MAM et à son petit frère. Même DSK ne verrait pas cela d’un bon oeil.

Surtout ne m’accusez pas d’avoir donné cette idée subversive à cette jeunesse qui franchement par manque de pot tourne autour de lui !

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Strauss-Kahn prend la porte à droite

Posté par jacques LAUPIES le 24 mai 2010

 

Applaudi par la droite, Dominique Strauss-Kahn remet en cause la retraite à soixante ans… mais pas les marchés financiers.

Par Patrick Apel-Muller

C’est le baiser qui tue. Le ministre du Budget a applaudi hier aux propos du directeur du FMI soutenant le report de l’âge de la retraite et s’exclamant : « Si on vit cent ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à soixante ans ! » François Baroin, trop content de dénoncer « les gros mensonges » des défenseurs de cette conquête sociale qu’il a jugés « tellement irresponsables qu’ils ne sont pas dignes d’être un parti de gouvernement », a quasiment proposé un ban d’honneur : « Je pense que tous ceux qui nous écoutent peuvent se dire, ,Äò,Äò tiens, Strauss-Kahn, il est intelligent  » . » Provoquer une telle ferveur chez un homme qui vient de rallier la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy devrait alerter ceux qui, à gauche, caressent le rêve d’une candidature de l’ancien responsable socialiste. En revanche, le président de la République ne doit pas regretter d’avoir appuyé sa candidature à la tête de la principale institution financière internationale.

Á ce poste, DSK se montre d’une sagesse exemplaire pour qui voit dans les marchés financiers les meilleurs moteurs de la marche du monde. Au plus gros de la crise financière, il a réclamé l’engagement massif des fonds publics pour garantir les banques, soutenir les fonds pourris, assurer des perfusions massives de liquidités. Une fois que les budgets nationaux eurent transformé en déficits publics les pertes privées, le FMI se retourne vers les peuples en leur enjoignant de payer l’addition des folies de la Bourse et des grands actionnaires. Pour voler, disait en substance Bertold Brecht dans l’Opéra de Quat’sous, mieux vaut devenir banquier qu’en dévaliser un.

L’air bonasse, craignant les « projets ambitieux qui ne sont pas crédibles », Dominique Strauss-Kahn n’en est pas moins l’un des grands ordonnateurs de la saignée qui fait défaillir la Grèce et des plans d’austérité européens. Les hommes en noir du FMI ont débarqué à Athènes comme à Bucarest, à Vilnius comme hier à Buenos Aires pour tailler dans les services, les budgets sociaux, les salaires ou les retraites. Là où ils passent, les marchés financiers se surpassent et les économies trépassent. Combien de pays ces recettes ont-elles mis à genoux ? Les institutions financières internationales affichent toujours les meilleures intentions – de quels effets ont été suivies les proclamations régulatrices des grands de ce monde ? -, mais leurs critères sont à ce point libéraux qu’elles sèment à foison sur leur passage misère et chômage. Mais DSK reste serein : « La crise peut être un mal pour un bien. » Sans doute pense-t-il au futur sort des fonctionnaires grecs, aux retraités espagnols et aux chômeurs portugais. N’était-ce pas hier la journée mondiale contre l’obésité qui ne connaît sans doute pas de meilleur remède que se serrer la ceinture.

Alors que les pays émergents contestent le fonctionnement du FMI, que l’utilisation du crédit au service de la croissance et de l’épanouissement humain devient une revendication, le directeur du FMI se contente d’accompagner la mondialisation capitaliste et de prêcher la mise en cause d’acquis sociaux aussi considérables que la retraite à soixante ans. Hélas, il emprunte « la porte à droite ».

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DSK, en appui de Sarkozy

Posté par jacques LAUPIES le 22 mai 2010

Dominique Strauss-Kahn part en guerre contre le « dogme » de la retraite à soixante ans, ce qui constitue un soutien appuyé au président français au lendemain de son discours annonçant une hyper austérité. Une position conforme à politique du FMI… qui n’a jamais aidé les peuples.

Parlait-il seulement comme directeur général du Fonds monétaire international, ou également comme figure du Parti socialiste ? Au-delà de ces subtilités, les déclarations de Dominique Strauss-Kahn, jeudi soir sur le plateau de France 2, en plein débat sur la réforme des retraites, ont suscité gêne et confusion parmi ses amis politiques. Estimant que l’âge légal de soixante ans est un « dogme », Dominique Strauss-Kahn s’était exclamé : « Si on vit cent ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à soixante ans. »

Le directeur général du FMI apportait ainsi un soutien de poids à Nicolas Sarkozy. Embarrassé , le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis s’est perdu dans un curieux distinguo entre le dirigeant du FMI « qui parle de l’avenir » et le PS « qui parle du moment présent »… La réplique du dirigeant communiste Pierre Laurent était cinglante : « DSK met ses pas dans ceux des libéraux de tous poils qui n’ont qu’une obsession : en finir de près ou de loin avec les droits sociaux du plus grand nombre pour donner des gages aux marchés financiers. » Et Pierre Laurent d’ajouter : « Parler de dogme peut prêter à sourire de la part du principal représentant d’une institution qui n’a qu’une religion : l’austérité pour les peuples et le carnet de chèque pour les banques. »

Le régime spartiate imposé à la Grèce tend à montrer que DSK s’est moulé dans la tradition de cette institution, dont les Africains et les Argentins, après la crise de 2001, gardent le souvenir pénible des plans d’ajustement ravageurs (…)

La suite dans l’Humanité du samedi 22 mai 2010

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Ce soir est tout jour !

Posté par jacques LAUPIES le 20 mai 2010

Finkielkraut et Badiou débattant sur un plateau de télévision voilà ce dont je rêvais. Dominique Taddei nous a fait ce cadeau jeudi soir dans son emission « Ce soir ou jamais » Enfin un débat à la hauteur des enjeux idéologiques et donc politique de notre temps. Si j’ai beaucoup d’admiration pour la pensée d’Alain Badiou  j’ai apprécié Alain Fienkelkraut qui, en participant à un vrai débat comme il y en a peu à la télévision  de cette qualité, a sans doute permis à des dizaine de milliers de personnes de mesurer quelles sont les questions qu’il faut se poser fondamentalement pour comprendre les antagonismes véritables  de notre époque.

Evidemment Alain Badiou a brillamment développé  tout ce qui personnellement me tient à coeur : une vision globale et actuelle du capitalisme (qu’il qualifie de pathologie de notre temps comme l’ont été le servage ou l’esclavagisme antérieurement à lui) J’ai retrouvé chez Fienkelkraut l’essentiel de l’argumentation de l’exrême droite et franchement cela m’a conforté dans mon opposition à cette dernière. Laquelle d’ailleurs n’a pas que le visage Lépeniste ! 

Je sais parfaitement que l’on appréhende toujours ce genre de débat dans l’attente d’y retrouver les arguments favorables à sa propre pensée et que donc il y a toujours du « préconçu » dans notre analyse. Mais un tel débat ne se prête pas si facilement que cela à favoriser les a priori idéologiques. Les thèmes évoqués dans la discussion ont un tel lien avec le réel qu’il est aisé de saisir l’apparente complexité des arguments de chacun des intervenants et, surtout lorsque l’on est marxiste, d’y trouver un véritable réconfort.

Tant pis sans doute pour Fienkelkraut. Le livre qu’ils ont co-écrit mérite sans nul doute notre attention.

Pour quelles raisons la vidéo du débat n’est-elle pas disponible ?

 

 

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Aux armes citoyens…

Posté par jacques LAUPIES le 19 mai 2010

A ceux qui opposent en seule réaction contre la fantastique organisation mise en place par le capitalisme mondial le retour à la nation et pour certains la sortie de l’Europe je dis non et cela me vaut l’objection de l’adhésion au PCF qui béatement accepterait la fatale intégration aux systèmes économiques et politiques actuels.

 Serait-il incompatible d’être attaché à la liberté individuelle, à la famille voire à la nation et revendiquer des gouvernances internationales voire mondiale ? Des gouvernances régulatrices des marchés et des économies, arbitre des affrontements politiques, y compris quand ils prennent un tour religieux et parfois conflictuels ? Est-ce utopique ? Est_il utopique d’espérer que cette gouvernance offre enfin la possibilité de garantir les droits sociaux la ou ils existent et de les créer la ou ils n’existent pas ?

Car après tout ce n’est qu’un problème de choix : ou la maitrise et la répartition des richesses ou la liberté de circulation des capitaux ! Et les richesses sont le fruit du travail aliéné ! Donc la réponse est dans la libération du travail et celle-ci ne peut passer que par la socialisation des moyens de production. En un mot la réponse est dans la coopération et la solidarité institutionalisée (n’ayez crainte de dire dans le communisme) à chacun des niveau d’une organisation mondiale des peuples dans une action vers cet objectif.

Mais cela suppose pour y parvenir la reconnaissance de l’existence de classes à tous ces niveaux et de leur nécessaire affrontement pour avancer. Tant que celle qui exploite les autres n’aura pas disparu l’inégalité, avec son cortège de violence, sera l’inévitable règle.

Mais ce n’est pas en pleurnichant dans les pantoufles de l’identité nationale, en nombrilisant toutes nos colères et en pestant contre nos frères de classe : le rémiste français immigrés ou pas, le fonctionnaire grec, l’ouvrier iranien, irakien, américain ou chinois, le paysan français, sénégalais ou afghan que nous solutionnerons. C’est bien en combattant ceux qui les assujétissent, les seigneurs des banques et des multinationales, parés tantôt d’un démocratie soumise à l’argent, tantôt d’extrémisme terroriste ou pas généralement soumis au fric aussi ! Ou même des « bons sentiments » socio-démocrato-libéraux !

Nous aurions tout intérêt à dire à ces peuples: « Que faisons nous ensemble pour que ça change ? » « Qu’est-ce que nous proposons face à la gangrène libérale réformiste ou conservatrice ? Cela c’est possible avec une France revenant aux vraies valeurs de la république, à ses traditions révolutionnaires économiques et sociales ! Encore faut-il en finir avec les pratiques politiques qui ignorent la potentialité populaire et s’enferment dans des castes qui, parfois sans le dire, se hissent au rang de l’élitisme et de la parade dans une société médiatisée à outrance.

Certains leaders d’Amérique latine semblent avoir mis un terme à cette coupure d’avec leur peuple, en osmose avec lui pour museler l’impérialisme US. Je voudrais y voir de plus près mais cela m’intéresse…D’autres, en chine notamment, semblent pousser le développemnt du capitalisme à son extrême degré de développement pour mieux le transformer, cela m’interroge et je ne hurlerai pas avec les loups…

En France on tergiverse : l’opposition c’est tous ensembles séparément ! On voit ce que cela donne ! Les maitres des beaux quartiers parisiens, de Megève à Nice, de Biarritz à La Baule, rigolent de cette débandade…

Alors à quand ceux qui feront de l’Assemblée Nationale la Convention, de Matignon le Comité de Salut Public, de l’Elysée une maison du peuple bardée de grilles infranchissables aux puissants et perméables à la justice et à la raison ?

C’est pas demain la veille me direz-vous ! Qui sait ? Ils sont plus nombreux qu’on ne le croit à comprendre ce qui ne va pas.

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Communiqué du PCF

Posté par jacques LAUPIES le 19 mai 2010

L’Europe a encore trouvé 750 milliards pour stabiliser la zone euro. Certes, la création de ce fonds d’entraide et de solidarité, en contournant les mauvais traité de Maastricht et de Lisbonne, est un tournant dans la construction européenne. Mais pour quel usage ? Nicolas Sarkozy et Angela merkel le justifie par leur volonté « de redonner confiance aux marchés » !

Concrètement, les 110 milliards prêtés à la Grèce serviront à honorer les intérêts des financiers qui ont spéculé contre ce pays. C’est le peuple grec qui paiera l’addition avec la baisse prévue des salaires, les privatisations, le recul de l’âge du départ à la retraite… En France, pour protéger ces mêmes requins, le gouvernement de Nicolas Sarkozy veut faire payer l’allongement de la durée de la vie aux françaises et aux français, en les faisant travailler plus longtemps et, de fait, en réduisant les pensions. C’est assez ! Le Parti communiste présentera mercredi 19 mai son plan d’urgence pour les peuples européens contre la finance

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Et la Burqua

Posté par jacques LAUPIES le 16 mai 2010

http://pcf.fr/spip.php?article4792

Ce lien vous renvoie à une intervention du Député communiste Alain Bocquet sur la Burqua mais nous resistons pas à citer comme le fait cet article Jean-Marie Rouard de l’acadamie française :

« Et voilà, c’est reparti. Sous aucun prétexte les Français n’auraient voulu rater cette occasion de s’étriper à propos d’un faux problème hissé à la hauteur d’un drame national (…) A la place des hommes éminents qui nous gouvernent, je me serais posé deux questions.

D’abord, n’est-on pas en train, avec notre trop-plein de réglementations sur les moeurs, sur l’habillement, de ressembler à ceux que nous avons le dessein de combattre, ces extrémistes islamiques qui légifèrent à tire-larigot sur tous les détails de la vie quotidienne ? Ensuite, cette question va-t-elle contribuer à pacifier ou à exciter un débat public déjà électrique, pour ne pas dire explosif ? (…) Alors, qu’on ne nous parle pas de la dignité de la femme ! Les deux milles porteuses de burqa, en France, sont des otages de la politique. Elles ne sont qu’un enjeu dérisoire où les droits de la femme comptent peu, mais où comptent beaucoup, en revanche, les élections de 2012, voire de 2017. »

Cette chronique n’est pas parue dans l’Humanité-Dimanche, mais dans Paris-Match sous la plume de Jean-Marie Rouart, de l’Académie française.

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Un plan au secours de l’Europe ou des marchés ?

Posté par jacques LAUPIES le 14 mai 2010

Comme toujours , beaucoup de personnes, pleines d’à priori , et il y en a, à gauche et même à l’extrême gauche, s’en prennent à ceux qui tout en reconnaissant l’Europe veulent la transformer plutôt que la quitter, comme si le problème était structurel et non politique. Je suis de ceux qui en un temps étaient réticents à la construction européenne. Mais au regard de ce qui se passe dans le monde sur le plan économique je pense qu’il faut mener triplement la lutte pour d’autres rapports sociaux : au niveau mondial, au niveau européen, au niveau national.

Bien sur cela passe avant tout par la lutte au niveau national qui elle-même suppose des actions décentralisées, notamment au niveau des régions, pour le contrôle des banques (nationalisation ou autres) des entreprises, bref de l’économie. 

La France si elle change le système (on dit aujourd’hui si elle dépasse le capitalisme !) pôurra influer avec l’appui des forces progressistes européennes pour que les soutiens aux autres peuples n’entent pas en contradiction avec nos intérêts nationaux.

Et cela nous en avons les moyens au lieu de nous livrer en permanence à des discussions de café du commerce sur les soi disant renoncement du PCF. Je reste libre dans ce Parti comme le sont je l’espère tous ses membres mais je n’entends pas céder à la critique permanente contre les dirigeants communistes, sous pression de la bourgeoisie et de ses valets, par des personnes dont l’analyse me semble figée et qui de surcroit me font le procès de l’archaîsme.

Ci dessous l’article paru dans l’HUMANITE dont la lecture est plus que nécessaire actuellement.

Un mécanisme de soutien des finances publiques de 750 milliards d’euros. Une accélération des mesures d’austérité est annoncée. La BCE va racheter des titres de dettes. Le FMI est associé. Les Bourses s’envolent. Le besoin d’une véritable transformation de la construction européenne grandit.

Lundi, après les places asiatiques, les Bourses européennes se sont envolées : Wall Street a ouvert en hausse, l’euro a repris des couleurs face au dollar. Les taux des obligations d’État grecques à dix ans se sont sensiblement détendus. Ces réactions interviennent à la suite de la publication, par les ministres des Finances de la zone euro, dans la nuit de dimanche à lundi, de ce qu’ils ont appelé un « mécanisme de stabilisation européen ». Ce dispositif est articulé autour de deux volets. En premier lieu, des prêts de la Commission européenne pouvant aller jusqu’à 60 milliards d’euros pour les pays de la zone euro en difficulté, accompagnés de contreparties sévères. A cette fin, la Commission empruntera sur les marchés. En second lieu, un système de prêts et garanties pouvant aller jusqu’à 440 milliards d’euros est mis sur pied. Une société spéciale empruntera sur les marchés avec une garantie apportée par les États de la zone euro proportionnellement à leur participation dans le capital de la Banque centrale européenne. La France apportera une garantie de 88 milliards d’euros qui, selon la ministre des Finances, n’alourdira la dette française que si elle est effectivement utilisée. Le FMI, pour sa part, pourrait apporter une participation supplémentaire de 250 milliards d’euros et ce « à travers ses lignes de crédit habituelles » selon le communiqué final des ministres.

Parallèlement à ce mécanisme, la Banque centrale européenne, en « toute indépendance », spontanément en quelque sorte, a annoncé « des interventions sur le marché obligataire privé et public de la zone euro » sans préciser immédiatement leur forme. On apprenait, dans l’après-midi d’hier, que la banque centrale allemande, la Bundesbank, et la Banque de France avaient commencé à acheter des obligations d’État européens. La plupart des grandes banques centrales (États-Unis, Japon, Canada, Grande-Bretagne, Suisse, etc.) ont annoncé, dans la nuit de dimanche à lundi, des mesures concertées afin d’alimenter les marchés et les banques -et particulièrement celles de la zone euro- en liquidités, essentiellement en dollars.

En outre, les ministres des Finances sont tombés d’accord pour dire que « les projets de consolidation budgétaire et de réforme fiscale seront accélérés là où c’est justifié », Lisbonne et Madrid ont promis des mesures d’économies supplémentaires pour réduire leurs déficits en 2010 et en 2011, et les présenteront lors de la prochaine réunion des ministres européens des Finances, le 18 mai. Mais ce durcissement va bien au-delà de l’Espagne et du Portugal. Les chefs d’État ou de gouvernement de la zone euro, lors de la réunion préalable à celle de leurs ministres des Finances, qu’ils ont tenue vendredi 7 mai, ont en effet à la fois avalisé le prétendu plan d’aide à la Grèce avec son cortège de mesures draconiennes et déclaré que « l’assainissement des finances publiques est une priorité pour chacun d’entre nous, et nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour atteindre nos objectifs budgétaires ». Ils ont affirmé être « tous prêts à prendre les mesures nécessaires pour accélérer l’assainissement ». Ce point a été particulièrement réclamé par la chancelière allemande, Angela Merkel.

Ces mesures de « secours » de la zone euro risquent plutôt d’enfoncer encore davantage celle-ci dans la crise. Elles ne visent pas, en effet, à consolider et développer la dépense publique. Leur objectif est d’éviter un effondrement des titres publics de la zone euro qui aurait un effet en cascade sur tous les systèmes bancaires et financiers de la planète, y compris aux États-Unis (ce qui explique les interventions répétées du président Obama dans le débat), sur tous les porteurs de titres de dettes publiques européens. Par ailleurs, des deux côtés de l’Atlantique, on craint que ne se renouvelle la situation de 2008 avec une paralysie du marché interbancaire, chaque banque ayant peur de prêter aux autres, craignant qu’accablées de titres européens de mauvaise qualité, ces dernières ne puissent la rembourser.

Par ailleurs, ces mesures sont contradictoires. Elles visent à soulager les budgets publics mais elles vont accroître l’endettement des États auprès des marchés financiers. La contradiction est d’autant plus explosive que les plans d’austérité adoptés vont anémier encore plus une croissance déjà fragile.

Pierre Ivorra

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Politique et générations

Posté par jacques LAUPIES le 12 mai 2010

Toute la génération qui a suivi la mienne - j’ai 74 ans - a souffert durement  du capitalisme dans notre pays (et de  ce qui lui est inhérent, des crises qui ne cessent de se renouveler et de s’aggraver depuis les années 80). Cette génération, je crois la connaitre car je me suis senti en charge d’elle dans bon nombre de domaines. Globalement, ce qui ne veut pas dire que je me sente individuellement responsable ni coupable, nous n’avons pas pu contenir l’agressivité d’un système qui n’a, au fond, de loi que celle du profit pour ceux qui sont en position de le réaliser. Cela par incapacité à traduire dans les faits une analyse, que je continue à considérer juste, des propositions souvent très pertinentes que nous n’avons pu appliquer vraiment.

Echec stratégique dans une bataille déja inégale contre la force baptisée classe dominante. J’utilise souvent la métaphore militaire car la dureté des affrontements économiques, sociaux et culturels y trouve toujours une correspondance. Un affrontement que l’on analyse souvent en ne mesurant pas les atouts dont dispose la vieille société a transformer par rapport à ceux des courant révolutionnaires : atouts économiques condidérables mais également force de la tradition sur le plan idéologique avec l’arsenal de la pensée idéaliste qu’elle véhicule (dans les domaines politiques, philosophique ou religieux) 

L’age à au moins un mérite, pour qui sait se servir de sa mémoire, de rappeler que rien de bien neuf n’existe dans les conséquences de cette crise, des phénomènes qui depuis plus d’un siècle l’accompagnent : exploitation accrue du prolétariat (salariés en général) en progression démographique constante dont une partie est maintenue en réserve de main d’oeuvre, au chômage, spoliation et disparition d’une petite bourgeoisie artisanale et commerçante, de la petite paysannerie, le tout se traduisant par des épiphénomènes bien connus :  immigration non maitrisée, violence et insécurité générale dans l’ensemble de la société, tendance au repliement sur soi quand ce n’est pas un soutien au racisme et à la xénophobie dans d’inquiétantes proportions.

 Certains de ceux qui constituent l’intelligentsia de notre pays veulent nous faire croire, à bout d’arguments pour justifier le système, que cela provient de quelques dérapages de banquiers peu scrupuleux et de traders ambitieux, de chefs d’entreprises trop gourmands. Bref que de toutes façons il en sera toujours ainsi à cause de la nature humaine ! Ce qui bien entendu sous tend de mettre en cause les idées républicaines, socialistes et communistes qui par définition ne proposerainet pas mieux, selon eux. La chanson n’est pas nouvelle, de thermidor à aujourd’hui.

Cependant le système capitaliste est le seul responsable, Il est porteur de toutes les guerres, et même des conséquenses dramatiques des révolutions. Il a su s’adapter dans l’échec, il a su s’aménager pour perdurer. Il a récupéré les noms des trois idéologies qui s’entrelacent étroitement pour les séparer : la république n’a de valeur que dans son expression bourgeoise, le socialisme se confond avec social libéralisme ou social démocratie. Ils constituent tous deux les éléments du bipartisme trompeur, axé sur une alternance de mécontentements. Le bipartisme est l’astuce qui tend à créer deux courants politiques qui n’ont plus rien à voir avec leur contenu d’origine en les parant d’appellations prestigieuses : Démocrates et Républicains aux USA, Travaillistes et Conservateurs en Angleterre, Socio-démocrates et Démocrates Chrétiens en Allemagne. Quant à la  troisème « idéologie » : le communisme on s’efforce de lui donner l’image de la pensée totalitaire. il faut toujours diaboliser l’adversaire. surtout quand celui ci détient une réponse crédible.

Ce brin de considérations qui évidemment ne m’appartiennent pas sont pourtant vérifiables et portée par tout ceux qui à sont restés attachés aux valeurs de gauche

Plus même, ce sera notre petite fierté : notre génération de militants communistes avait prédit que si on laissait faire la droite dite traditionnelle, puis la gauche social démocrate à la remorque de laquelle nous n’avons pas tardé à être,  demain nous irions insensiblement mais douloureusement vers un monde inégal. Et chacun sait ou conduit l’inégalité : à la violence dont la guerre est l’expression la plus abjecte.

La jeunesse d’aujourd’hui, autre génération ne demande pas assez des comptes, ou lorsqu’elle le fait, en demande à tout le monde, y compris à nous qui n’avons pas à rougir de notre action passée. Cette jeunesse paie le prix fort et va payer encore plus avec ce que lui préparent les « papas et mamans » qu’ils soient sarkosystement libéraux, royalement ou strausskhaniens socialistes, benditement écologiste, lepenistement de droite extrême. Et parfois je me demande ce que leur prépare tous les « papas et mamans » de ces variantes groupusculaires qui se disputent la gloire de la révolution française à la commune en attendant le temps des cerises.

Mais que l’on se rassure je m’interroge aussi sur les buffettement communistes et les frontistes de gauche qui inquiètent tout ce beau monde avec des projets qui, s’ils étaient médiatisés feraient long feu. Mais ceux-ci n’arrivent pas à récupérer les nostalgiques du grand Parti de la classe ouvrière qui nichaient au temps des trente glorieuses dans une arrière garde prudente plus soucieuse de la lutte des places que de celle des classes. Beaucoup sont partis peu glorieusement, déçus d’un ratelier peu propice à l’avenir allant chercher une profession incertaine ou pour la plupart une retraite inefficace politiquement. Personne ne les a vraiment retenus ces héritiers juvéniles de la résistance à l’occupation et peu après aux  luttes pour le bien être social et contre les guerres coloniales. Les plus « purs » d’entre eux n’ayant de cesse de trouver des lieux de contestation leur permettant d’exprimer déception, rancune et justification de leur fuite inconsciemment honteuse. Et que dire de ceux souvent sympathisants communistes qui se sont fait piéger par la démagogie (et les mensonges) de l’extrême droite ?

Compte tenu des renouvellements procréatifs que j’évalue arbitrairement à 25  ans  je considère qu’un siècle comprend 4 générations ce qui me ramene à estimer arbitrairement qu’ à 75 ans j’entre dans la première, que les 50/75 sont de la deuxième, les 25/50 de la troisème et les 0/25 de la quatrième. Pour moi je peux découper ainsi mon siècle passé en quatre périodes : 1935/60 -1960/85 - 1985/2010 et 2010. J’aurais quelque regret à ne pas évoquer 1910/1935 ces années 1910/19358 en avant première, parce qu’après tout elles sont en moi !

(à suivre)

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Extrapolations

Posté par jacques LAUPIES le 11 mai 2010

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Pièce exposée au musée arts premiers à Paris (dans le cadre d’une exposition concernant le Mexique)

Il s’avère comme nous le disions hier que Dieu n’était pas le seul à savoir qui était l’auteur de la profanation des tombes du cimetière St Lazare à Tarascon. Apparemment nous avions raison ! 

Ce serait un jeune adolescent de 14 ans. Ce qui évidemment donne un sens un peu différent à l’acte accompli. Sans doute nous dira-t-on ce qui a bien pu motiver ce jeune garçon qui, en tout état de cause, de part son âge, a plus besoin d’être protégé que de se voir exposé a des sanctions qui  aggraveraient probablement sa position et celle de sa famille.  Il n’empêche que la dimension prise par cette affaire s’inscrit bien dans un climat qui engrange les utilisations politiques que nous avons évoquées par ailleurs.  Il appartient à ceux qui ont à charge ce dossier d’en tirer les conclusions.

Reconnaissons cependant que la précipitation n’est pas de mise…

Le hasard de la projection sur France 2,  dimanche soir, d’un film pourrait les inspirer dans leur jugement, même si les faits évidemment plus tragiques qu’il relate, et au centre duquel se trouve un jeune du même âge, se situent ailleurs dans des contextes sociaux et culturel très différents (l’intrigue nous met en présence d’américains, de mexicains, de japonais et de marocains et évoque assez bien les relations dites Nord-Sud) 

Mais quand prendra-t-on conscience que quelles que soient les cultures, les lieux, nous sommes tous semblables et que l’inégalité (qu’elle soit entre nations ou entre individus) est la cause de bien des souffrances et non pas nos coutumes et nos religions.

L’humanité est présente partout. Elle s’est forgée au fil des millénaires et sa progression douloureuse mais aussi exaltante doit nous conduire à la débarasser de la cause principale de ses erreurs et de ses insuffisances : l’aliénation du travail des uns au profit des autres !

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