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3/5. Misère, misère… Pas facile d’être chic quand on a beaucoup de fric

Posté par jacques LAUPIES le 30 juillet 2010

Dans les petits papiers de Liliane B.

 

Patrice de Maistre, l’obligé de Liliane B., s’insurge : mais non, quand on retire 500 000 euros en liquide, ce n’est pas pour verser son obole à l’UMP, c’est pour acheter une babiole ! « La maison Bettencourt affiche un train de vie extraordinairement élevé », confesse-t-il.

Cocorico ! Personne ne vous l’a dit jusqu’ici, pourtant c’est bien l’Huma qui a révélé l’affaire Bettencourt… En tout cas, comme l’écrit le quotidien en ce 3 mars 1978, « celle que l’on pourrait appeler l’affaire ­Lemaistre-Bettencourt », un scoop qui voit un milliardaire sermonner une famille de chômeurs d’une cité de Fécamp… Tour à tour et tout à la fois maire de Saint-Maurice-­d’Ételan, conseiller général, président du conseil régional, secrétaire d’État ou ministre, député ou sénateur, André Bettencourt, pétainiste sous Pétain, mendésiste sous Mendès-France, pompidolien sous Pompidou et giscardien sous Giscard, a, malgré son mariage en 1950 avec l’héritière du fondateur de L’Oréal, toujours su rester attentif et fidèle à ses administrés de Seine-Maritime. Ainsi, quand les Lemaistre, un couple et leurs sept enfants, tous sans emploi et ayant pour seul revenu la modeste pension d’invalidité du père, le saisissent parce qu’ils n’arrivent pas à régler en temps voulu le loyer de leur HLM, le richissime mari de Liliane accourt à la rescousse… Avant de leur voler dans les plumes ! Dans son courrier, le grand homme promet qu’il est « intervenu immédiatement » pour « recommander un examen bienveillant » de la situation de ces petites gens. « Cependant, une telle bienveillance ne pourra pas être demandée tous les trois mois, avertit-il, et il faudrait que vous envisagiez un aménagement de votre budget vous permettant de payer votre loyer dans les délais requis. (…) Peut-être pourriez-vous, lorsqu’arrive la pension de votre mari, mettre aussitôt de côté le montant dû à l’OPHLM, cela vous éviterait ce genre d’ennuis. »

Les Bettencourt savent, eux, comment éviter les ennuis d’argent : allons, allons, il suffit de mettre sa fortune de côté, tout placer en sécurité à la banque et protéger son patrimoine. En 1971, l’héritière de L’Oréal avait voulu assurer trois de ses babioles enterrées dans des coffres de la Chase Manhattan Bank et de la BNP de la place Vendôme à Paris. Dans le contrat, les bijoux étaient décrits avec minutie et faisaient l’objet d’une estimation précise : il y avait une « paire de motifs d’oreilles or, brillants navettes, brillants poires » (6 millions de francs), un « collier or et brillants navettes, 89 brillants navettes de 58,57 carats, avec un pendentif brillant couleur naturelle (jonquille) de 97,80 carats » (2,8 millions de francs) et un « collier or et brillants poires » (12 millions de francs). Énorme scandale : le prix des breloques de Liliane Bettencourt équivaut, calcule-t-on, à celui de 2 932 années de travail d’un smicard.

Quelle vulgarité ! Avec les Bettencourt, on ne doit pas évoquer le pèze en public. D’ailleurs, le mot « riche » est formellement interdit – « il est laid », répète souvent la fille d’Eugène Schueller. Dans « la haute », on parle de « fortuné » à la rigueur. « Je ne pense pas que la richesse soit vraiment sa préoccupation numéro un ! » proclame, dans Challenge en 2005, Lindsay Owen-Jones, le PDG de L’Oréal, dans une hagiographie énamourée et, après la chute passagère du cours de l’action L’Oréal, délicatement titrée « Liliane Bettencourt, 11,3 milliards d’euros, un tiers moins riche, deux fois plus heureuse ». Dans le classement du journal américain Forbes, elle est, depuis plus de dix ans, bien arrimée parmi les 20 premières fortunes mondiales. Au 1er mars 2010, son patrimoine déclaré à l’administration française s’élève à 15,6 milliards d’euros. « Nous n’aimons pas beaucoup ce genre de publicité, répondait André Bettencourt à Paris Match en 1988. Nous vivons une époque de violence, cela présente des dangers. Nous préférons rester en retrait. »

En 1967, André Bettencourt envoie un autre courrier aux électeurs de sa circonscription pour leur souhaiter une bonne année. Et une fois de plus, c’est la fête : « Je n’ai sincèrement de peine que pour ceux qui sont dans le besoin, il y en a encore trop ! Et ceci est d’autant plus dur que la richesse des uns vient éclabousser la pauvreté des autres. » Deux septennats plus tard, on retrouve le même, la main sur le portefeuille, dans le bureau de l’un de ses très anciens amis, François Mitterrand, à peine élu à l’Élysée. En 1982, la gauche risque d’adopter le principe de l’impôt sur les grandes fortunes, l’ancêtre de l’ISF. Et Bettencourt est rouge de colère. « Cet impôt était quand même une catastrophe, et nous sommes suffisamment bien ensemble pour que j’aille lui expliquer, chiffres en main, la réalité, racontera-t-il à des journalistes. C’était tellement important pour moi. » D’après la légende, le Sphinx lui aurait rétorqué : « J’en parlerai mais, franchement, Liliane et toi, vous avez quand même de quoi manger. »

Thomas Lemahieu

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Ca va coller ouf !

Posté par jacques LAUPIES le 20 juillet 2010

O surprise il est là le panneau nouveau !

Notre inquiétude sur la disparition des panneaux associatifs ne serait – elle pas fondée ! La mise en place d’un panneau flambant neuf sur le Boulevard Itam, à hauteur de l’ancienne clinique Ste Anne, sans indication particulière, semble le confirmer. ce dont évidemment nous nous félicitons.

Reste à en règlementer l’usage et à faire en sorte qu’il soit réservé aux associations, aux partis politiques ce qui évidemment n’est pas facile à réaliser, compte tenu de l’éxiguité et du petit nombre de ces panneaux souvent envahis par un affichage à caractère commercial. Toute manifestation, spectacle, payant doit donc être exlu de l’usage de ces panneaux qui devraient-être consacrés à l’expression issue du non lucratif.

En tout cas il faudrait que l’utilisateur puisse garantir l’origine à caractère non lucratif de ses informations et en finir avec la tentative d’hégémonie d’afficheurs professionnels qui n’ont de cesse de s’octroyer le monopole de lieux d’affichage qui ne sont aucunement destinés à leurs annonces.

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3 – Dieu et les fils de putes

Posté par jacques LAUPIES le 6 juillet 2010

 

 

 

 

6 07 2010

 

 Est ce parce que je regarde trop les informations télévisées et la plupart des débats  qui se déroulent notamment sur les chaînes publiques ou peut être le simple effet de l’immobilité devant l’écran, source de privation d’activité physique, mais j’ai de plus en plus envie de vomir. 

Les exemples ne manquent pas de cette déliquescence des médias dans ce domaine. Heureusement qu’existent aux heures tardives de diffusions de qualité qui bercent mes insomnies. Mais hélas il ya tout le reste, destiné à un public que le Général De Gaulle aurait qualifié de veaux. 

 Faits divers, scandales qui frappent des Ministres, envahissement de commentaires sur l’effondrement de l’équipe de France et des commentaires mal  élevés des plus élevés que cela suscite, procès de dirigeants d’entreprises ou de leurs commis, sélection arbitraire de dirigeant politiques que l’on veut promouvoir et qui viennent donner une opinion sur tout y compris ce qui ne les regarde pas, etc. 

La politique est partout me disait-on ! Certes elle influe sur tout comme elle est influencée par tout. Si le bœuf est trop cher à cause de la politique agricole, on mange du poulet, ou sans viande, c’est sur. Si l’amour est une valeur mal comprise et en perte de vitesse, on verse dans la démesure de la pornographie qui n’est pas, elle non plus, sans lien avec la politique, le sexe devient consommable comme cette eau naturelle que l’on met en bouteille. Les humains comme toutes les espèces ont besoin de manger et de baiser. Apres cela ils peuvent rire, danser, aller au spectacle. Là ou tout s’aggrave c’est quand les estomacs vides et les couilles pleines le troupeau sublime pour oublier ses frustrations alimentaires ou sexuelles : la pop et le foot sont des souvent prétexte à cela. Eléments de culture ils en deviennent le centre. 

 Le divertissement sain du charme des sons et de celui des corps devient objet de délire au lieu de nous émerveiller, de nous orienter vers la beauté. 

 Par ou commencer pour dire cette constatation générale que l’on nous prend pour des imbéciles ! Il est vrai que les veaux ne sont pas réputés être très contestataires et qu’ils tétent et broutent par instinct. C’est le propre des moutons qui semblent bêler sans trop savoir pourquoi, en général quand ils ont peur. 

Je ne chronomètre pas les infos les plus adulées par ces journalistes qui voudraient nous faire croire à leur objectivité en pleine crise d’auto censure pour les plus honnêtes, en pratique militante pour les plus culottés. Toutefois le pompon de la durée revient très certainement à l’équipe de France au moins championne de quelque chose : les bavures qui font baver. 

Quelle aubaine pour ce journaliste et ses patrons d’avoir su qu’on se traitait d’enculé dans les vestiaires ! S ‘il avait pris soin de pousser ses investigations peut être aurait-il découvert que cette pratique pas très sportive (cqfd) est monnaie courante entre sportif de haut – ou de bas – niveau. 

Etre traité de fils de pute est aussi fréquent dans beaucoup de lieux. Etre invité à aller se faire enculer ne l’est pas moins. On remarquera que les stigmatisations ainsi énoncées, avec leur connotation sexuelle, nous ramènent à la misogynie et à l’homophobie ambiante que  l’intelligentzia de notre société (journaliste en tête) prétend vouloir atténuer. Des années d’efforts à coup d’œuvres cinématographiques, de débats d’intellectuels, de déclarations tonitruantes voire d’exemples pris dans le show business ou dans le monde politique  pour expliquer l’homosexualité et faire des prostitués des victimes honorables, sont mis en cause par un “journaliste” qui fouille dans les poubelles du langage. 

Le recherche de la multiplication des tirages et de l’audimat par tous ces responsables d’édition est évidente. Ils pleurnichant sur le désarroi nos têtes blondes qui, pour la plupart,  sont présentés comme étant indignés et conséquents dans l’analyse de la défaite française.  Comme si précisément le bourrage de crane entretenu par les commentateurs télévisés était étranger à la réaction soi disant très sévère de la jeunesse. 

On aurait voulu la déstabiliser qu’on n’aurait pas fait mieux. Un but de plus marqué par le Dieu tout puissant dans son entreprise de nihilisme des valeurs de solidarité, d’égalité, qu’il substitue à celle de la défense des valeurs éternelles et nobles dont il se réclame. 

 

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