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Marcel Ginoux s’en va

Posté par jacques LAUPIES le 30 octobre 2010

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Nombreux ceux qui sont venus rendre hommage à Marcel Ginoux dont le Maire de Noves puis Louis Minetti Sénateur communiste honoraire et Pierre Dhareville Secrétaire de la Fédération du PCF

 

J’ai déjà eu l’occasion, hélas, de parler de Camarades disparus. Marcel Ginoux était pour moi un Camarade que j’ai cotoyé surtout dans les premières années d’une activité qui a fait que je n’ai pas entretenu de relations militantes continues avec lui. Cependant je ne peux oublier son regard clair et chaleureux que j’ai rencontré trop rarement. A la fois interrogateur et convaincant. 

Mais malgré cela je voudrais dire une dernière fois de Marcel Ginoux et à d’autres qui,comme moi le tenaient en grande estime, qu’il fut de ceux qui me rappellent l’admiration que je ressens à l’égard de cette génération de communistes qui précéda la mienne. Il fut de ceux qui suscitèrent en moi le plus grand respect par l’exemple qu’ils me donnaient.  

Je dis cela parce qu’à cette génération l’on adresse parfois des reproches que certains historiens ou autres intellectuels et « créateurs » tendent à accentuer dans leurs écrits, dans leurs discours ou dans leur œuvres. Les communistes auraient été empétrés dans les contradictions du pacte germano soviétique, résistant sur le tard, imbu d’opportunisme politique au lendemain de la libération, voire assoiffé de pouvoir et de vengeance.

Et bien entendu on les qualifie systématiquement de staliniens ne sachant ou ne voulant pas savoir ce que signifiait dans le contexte de la guerre et de l’après guerre, un attachement à l’image que donnait l’Union Soviétique : liquidation de l’oligarchie tsariste, victoire déterminante contre le fascisme et ne l’oublions pas, rempart contre l’impérialisme capitaliste mondial !  Certains vont penser que le décès d’un militant n’est pas propice aux réflexions auxquelles je me livre. 

Mais c’est précisément parce qu’il a assumé avec coeur et intelligence des fonctions d’élus au plus près de la population de sa ville, toujours présent là ou il fallait lutter pour défendre des catégories sociales menacées dans leur intérêts économiques et souvent en voie de disparaitre en tant que telles, qu’il faut évoquer ce douloureux évènement que constitue son décès et rappeler ce qu’il était comme l’ont fait ceux qui lui ont rendu hommage. 

Parce que cet homme comme tant d’autres citoyens français a pris de risquer sa vie pour délivrer la France occupée et en finir avec le nazisme en s’engageant dans les forces françaises libres. Il a  ensuite œuvré avec abnégation au combat politique pour répondre à son aspiration à une société plus juste.  Oui il est vrai que par delà la tristesse que j’ai pu éprouver devant ce cercueil qui méritait au plus haut point qu’on le couvrit d’un drapeau tricolore ressurgit cette inquiétude de l’oubli, non pas seulement des hommes d’une génération, mais de ce que nous devons à cette génération ! 

Me voici, après leur combat qui pénétra mon enfance, révolté devant les amalgames auxquels se livrent des politiques, des hommes de médias et autres .  Même masqués de grands airs de démocratie, de liberté, voire des droits de l’homme ils bafouent les grands principes « rousseauériste » de la révolution autant que des étapes considérablement progressistes du Front Populaire et celles qui suivirent la résistance.

Même s’il faut évidemment condamner avec fermeté toutes les fautes et bien plus, cela va de soi, les crimes impardonnables commis au nom de l’idéal communiste, dans d’autres pays dont l’histoire a toujours une particularité, il faut aussi réhabiliter, donner en exemple tous ces militants, ces combattants lesquels en dépit de la domination économique d’une classe impitoyable et non exempte des pires atrocités, lui ont résisté. 

En France dans les périodes les plus sombres de l’occupation allemande et dans les années qui ont suivi, des communistes, et Marcel Ginoux fut de ceux là, ont apporté dans par leurs pensée et leurs actes, bien plus que ne l’ont fait d’autres souvent prisonniers d’appartenances politiques trop exposées à la domination de l’argent. Le danger est toujours présent et Marcel, j’en suis sûr parce qu’il fit preuve d’opiniâtreté dans le désir de communiquer son idéal, en était parfaitement conscient. 

Un certain académicien, Gabriel de Broglie a écrit « l’histoire ne se répète pas mais ses rendez-vous se ressemblent » Cela me convient assez bien et une vie d’homme peut le prouver si tant est qu’on ait la sagesse de la comprendre.

  Je suis de ceux qui ne disent pas adieu ni au revoir à un défunt. Mais la mémoire est là. Elle est notre richesse pour aller de l’avant. Elle se transmet

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Communistes avec le Front de Gauche mardi sur le marché de Tarascon

Posté par jacques LAUPIES le 27 octobre 2010

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Mardi 2 novembre adhérents de Tarascon du PCF et du Parti de Gauche seront sur le marché sous la bannière du Front de Gauche pour organiser la solidarité avec les grévistes en lutte pour défendre les droits à la retraite contre la réforme envisagée par Sarkosy et les partis qui le soutiennent.

Le vote du parlement contre la volonté populaire ne doit pas ralentir la pression pour le retrait et la non application d’une loi faite une fois de plus pour exonérer les plus riches (banques et grandes sociétes aux énormes profits) de la solidarité nationale.

oui une retraite à 60 ans à taux plein c’est possible !

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Vaccin contre la grippe sarkozienne

Posté par jacques LAUPIES le 22 octobre 2010

On sent chaque jour la tentation des médias, à l’instar du pouvoir, de réduire la portée du mouvement contre la réforme des retraites. Ils se précipitent sur toute reprise du travail, toute manifestation sensée être de moindre importance que la précédente, pour s’en réjouir. Peine perdue car si même des salariés estiment qu’il faut arrêter ou suspendre leur action, le gouvernement et la droite ont perdu la bataille.

Si Madame Bettencourt peut, comme elle le dit, s’offrir les fantasmes d’une femme de ce monde qui exploite l’autre celui des salariés, ces derniers doivent gérer un quotidien ou ils doivent se nourrir et se loger.

Honte à ceux qui rigolent en douce, derrière leur façade de compassion,du bon tour qu’ils tentent de jouer à tout un peuple (Il n’est pas difficile d’imaginer ce que peuvent penser les amateurs de diners au Fouquet)

Honte à la violence terrible de cette bourgeoisie qui est prête au pire face à la colère de ceux qui souffrent. Ces derniers ont le mérite de garder leur dignité mais – et cela est acquis – ils n’oublieront pas !

La guerre n’est ni perdue ni finie dans cette lutte de classe qui dure depuis des siècles et se radicalise (quoiqu’on en pense dans les salons bobos) malgré les avancées de la science et des techniques qui ont encore peine a faire disparaitre les obscurantismes.

Elle sera gagnée quand se lèveront unanimes les 95 % de la population qui seuls, ensembles seront capable d’inverser le processus meurtrier engagé par quelques multinationales et leur armada de commis sur les plans idéologiques, politiques, économiques. Et s’il n’y a sur le thème des retraites que deux français sur trois pour dire non le pas est déjà considérable et constitue un vaccin efficace contre la grippe sarkoziènne et même celle que certains voudraient strausskasienne.

Rien n’est fini !

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Pour un Front de Gauche cohérent, élargi et organisé

Posté par jacques LAUPIES le 22 octobre 2010

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Une action engagée par l’ensemble des organisations syndicales doit trouver la traduction politique de ses objectifs

Le Front de Gauche qui regroupe les organisations locales du Parti Communiste Français et du Parti de Gauche ont ce jeudi 21 octobre présenté Une charte élaborée en commun en vue de préciser ce que représente le Front de Gauche. Nous la publions ci dessous.

Nous notons que dans cette charte sont spécifiées les grandes ligne de ce que doit être une coordination locale qui engage ceux qui l’acceptent (Partis, Syndicats, Associations, personnalités) à travailler dans une commission permanente de coordination. Bien entendu cela ne saurait limiter sa participation à des initiatives prises avec d’autres forces politiques syndicales ou associatives.

La population, en cette période de lutte pour la défenses des acquis sociaux et leur amélioration, a nécessairement besoin d’une traduction politique du mouvement social sur des orientations claires pour un changement radical de politique en matière économique et sociale, dans le domaine des intitutions, dans la conception de l’Europe.

La Section du  Parti Communiste de Tarascon dans le cadre de son engagement et de sa spécificité apportera toute son aide au developpement unitaire et bien entendu elle appelle à son renforcement par l’adhésion, en particulier celle des jeunes, salariés ou sans emploi, frappés durement par une crise qui n’épargne qu’une minorité : celle des actionnaires des grandes société et tous leurs commis.

La lutte des classes prend une dimension nouvelle : dans notre pays elle met en opposition tout un peuple à quelques privilégiés qui siègent ou gravitent dans les hautes sphères de la grande bourgeoisie, décidant de tout en manipulant les hommes politiques à son service.

Cela dit ses opposants, victimes de sa politique, doivent avoir la sagesse de la reflexion, de l’organisation et de l’action.

J.L.

CHARTE DE LA COORDINATION LOCALE DU FRONT DE GAUCHE  La crise résulte de la gestion ultra libérale de notre pays. Aucun des problèmes auxquels sont confrontés la grande majorité des français : emploi, revenus  (salaires, retraites, revenus agricoles du petit commerce et de l’artisanat) scolarité, services publics, etc. ne pourra être réglé dans le cadre de la politique actuelle Le Front de Gauche s’inscrit dans une ligne politique en rupture avec la politique du gouvernement actuel : celle du capitalisme (notamment avec la financiarisation de l’économie) 

Parti Communiste, Parti  de Gauche, Gauche Unitaire se sont mis d’accord au plan national en constituant le Front de Gauche sur un certain nombre de points incontournables dans un programme politique de véritable changement.  L’objectif du Front de Gauche local (canton de Tarascon) est de donner la parole à tous et en même temps de parler d’une seule voix des décisions prises par les différentes composantes de ce  Front en commun. A ce propos il convient de rappeler que le Front de Gauche doit pouvoir rassembler tous ceux qui en acceptent les orientations fondamentales : 

- Rompre avec une économie libérale en contrôlant les entreprises multinationales et les banques (création de pôles financiers public) 

- Revoir la répartition des richesses (revalorisation des salaires, rétablissement des droits sociaux, développement des services publics, aide à l’investissement productif, fiscalité plus juste, etc.) 

- Action pour rétablir les équilibres écologiques (aller vers de nouvelles logiques de consommation et  de production, préservant la nature et l’individu des motivations uniquement axées sur le profit financier) 

- Rompre avec la logique du traité de Lisbonne et des politiques d’austérité mises en œuvre par les gouvernements de l’Europe libérale 

- Transformation des institutions permettant de fonder une 6ème République démocratique et sociale.  Rétablir la souveraineté populaire.

Le Front de Gauche selon la conception locale que nous en avons ne peut devenir uniquement un lieu de débat. Il doit permettre de surcroit des prises de décisions démocratiques qui engagent chaque partenaire. Il doit se prémunir contre toute adhésion  de circonstances pouvant se réclamer de lui et visant des objectifs non assumés par la coordination. 

Pour les questions qui demeurent en discussion et peuvent faire l’objet de divergences chacun dans et avec son organisation politique, syndicale ou associative peut évidemment soutenir son point de vue et éventuellement, sur tel ou tel sujet, exprimer ce qu’il souhaiterait voir devenir une préoccupation commune au sein du Front de Gauche pour aboutir au consensus.  

Deux exemples d’actualité sont significatifs  :

L’action et le soutien pour défendre et améliorer le système de retraites

Le choix des candidatures aux élections concernant la territorialité sur laquelle intervient la coordination locale 

Un tel fonctionnement ne peut donc exister sans que les partis et organisations qui le souhaitent puisse s’intégrer et participer aux travaux d’une commission de coordination permanente, organisant et régulant les initiatives politiques communes. Pour les Partis ou organisation qui souhaitent s’associer a une action spécifique (soutien à des travailleurs en lutte, défense des chômeurs, des sans papiers, etc.) sans nécessairement participer à cette commission.  

Le Front de Gauche pourra apparaitre dans ses initiatives de la manière suivantes selon le cas: 

Initiatives prises par le Front de Gauche : FRONT DE GAUCHE (PCF, PG, GU, Partis, Associations, Syndicats, personnalités, élus, etc.)

Initiatives prises par le Front de Gauche et d’autres partenaires non adhérents : “

FRONT DE GAUCHE (PCF, PG, GU, Partis, Associations, Syndicats) + AUTRES (Partis, Associations, Syndicats,  personnalité, élus, et.) 

Les partis ayant adopté le principe d’adhésion permanente au sein du Front de Gauche peuvent également dans toutes leurs initiatives utiliser le logo du Front de Gauche 

Le Front de Gauche constitue un mouvement et donc n’enregistre pas d’adhésion individuelle. Il appartient aux organisations politiques locales de procéder à ces recrutements. La population sera régulièrement tenue informée des ralliements au Front de Gauche d’organisations locales, politiques, syndicales ou associatives dont 2 responsables participeront de droit à la Commission de Coordination Permanente. 

Nous adressons un appel à tous les Partis Politiques, Syndicats, Associations et personnes qui se retrouvent globalement dans les objectifs du Front de Gauche afin qu’ils le rejoignent. 

Informations sur le blog du Front de Gauche :

http://frontdegauchetarascon13.unblog.fr 

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Manifestation contre le projet gouvernemental concernant les retraites et Front de Gauche

Posté par jacques LAUPIES le 17 octobre 2010

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Il est indéniable, par delà les chiffres de participation à la manifestation, que celle qui a eu lieu ce samedi 16 octobre à Arles était aussi importante que la précédente.

De plus il faut tenir compte que tous les salariés des villes environnantes ne se déplacent pas comme ils pourraient le faire sur leur propre localité et cela réduit sans doute les possibilités de participation. Une question que devraient se poser les responsables locaux de l’organisation de ces manifestations qui doivent se poursuivre et gagner en ampleur de manière la plus décentralisée.

.Autre question non moins importante comment prolonger ce mouvement dans la vie politique de notre pays sur des bases de véritables changements dont évidemment l’essentiel repose sur le maintien et le développement de la protection sociale par une meilleure répartition de la richesse nationale ce qui implique entre autre une fiscalité nouvelle et le droit de regard des salariés sur les choix de production et la production elle-même. En finir avec la financiarisation de l’économie, destructrice de nos forces productives (industrie, agriculture , recherche et formation, capacités de travail, etc.)

Ces questions sont posées comme elles étaient posées à la veille du grand mouvement social de 1968 et il a fallu 13 ans pour qu’une tentative de renversement du processus  de remise en cause soit enclenché et confirme la réponse certaines revendications telle la retraite à 60 ans et encore plus d’une décade pour obtenir les 35 h. Si évidemment mai 1968 a permis un pas considérable  en matière de droits syndicaux, d’augmentation de salaires (jusqu’à 30 %), de nouveaux droits par l’intermédiaire des conventions collectives, le patronat savait qu’il avait la possibilité de reprendre cela car maitre de l’économie et de la finance. Et il l’a fait, notamment avec le pouvoir d’achat réduit et tente encore de le faire de manière brutale, remettant en cause jusqu’aux acquis de l’après guerre (sécurité sociale dont les prestations ne sont que du salaire différé)

La lutte des classes ne s’arrête pas à un mouvement social aussi puissant soit-il, ni à une élection. C’est un combat permanent dans lequel s’impose la neutralisation de l’adversaire.

Dans celui qui oppose le capital et le travail le capital dispose d’énormes moyens : l’état, les médias, les partis qu’il contrôle directement ou qu’il tente d’instrumentaliser en donnant du poids aux courants libéraux ou social libéraux aux extrémismes de droite comme de gauche.

Le peuple (dont plus de 90 % est constitués par des salariés) dispose quant à lui des luttes sociales et cherche ses vrais représentants dans les élections. Parfois, sous l’effet du dépit que lui inspire les pratiques politiciennes, voire la corruption, une masse importante se réfugie dans l’abstention.

Mais, et nous le vivons actuellement, il arrive que la réalité détermine une prise de conscience de la malfaisance du capitalisme et de ses commis. Alors éclate le conflit ! Mais un conflit social n’a de sens que s’il se prolonge par l’action politique sur des objectifs clairement exprimés tant sur le retrait des mesures aggravantes que sur les causes profondes qui en sont à l’origine.

Alors on entre dans une phase ou chacun doit faire valoir ses aspirations et ses exigences aux politiques lesquels bien entendu ne peuvent rester insensibles aux pressions populaires. C’est à ce moment là qu’il convient d’être vigilant. Depuis la révolution française l’expérience a mille fois été faite que certains Partis sous l’influence de la classe dominante savent faire preuve d’opportunisme quand gronde la colère populaire.

Le chemin vers une émancipation par des changements substanciels et prétendant à l’irréversible passe par la mobilisation éclairée et permanente, le débat le plus large possible et l’organisation de la communication de ses conclusions. Cela ne peut se faire sans une structuration des forces de progrès et leur coordination.

Le Front de Gauche est une tentative pour cela !

 

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CONFERENCE DE PRESSE DU FRONT DE GAUCHE

Posté par jacques LAUPIES le 14 octobre 2010

Les représentants locaux du Parti communiste et du Parti de gauche se sont rencontrés à Tarascon  afin d’examiner comment promouvoir dans le Canton de Tarascon un développement du FRONT DE GAUCHE.

Le Front de Gauche créé au plan national essentiellement à l’initiative de ces deux Partis a été rejoint par la Gauche Unitaire courant politique issu du NPA. Bien entendu s’associent à ce mouvement de manière ponctuelles (élections ou actions du mouvement social) d’autres organismes  (associations, clubs, partis, syndicats, etc.) qui se retrouvent sur des positions communes sur des questions d’ordre politique ou en soutien à des revendications.

C’est dans cet esprit que les deux organisations locales de ces Partis ont décidé la tenue d’une conférence de presse la jeudi 21 octobre à 16 h 00 à la Brasserie du Palais 45 rue des Halles à TARASCON.

 

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Le Nobel qui tombe bien !

Posté par jacques LAUPIES le 11 octobre 2010

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Sans aucun lien avec le texte ci dessous…

Je ne soutiendrai évidemment pas le gouvernement chinois qui emprisonne un intellectuel, devenu héros mondial du monde dit libre parce qu’il vient de recevoir un prix Nobel. Mais je me garderai bien de me rallier à tous ces fumistes qui crient leur indignation (du Daili Lama à des chefs d’états qui feraient bien de balayer devant leur porte). Aux Etats Unis on ne se contente pas de punir de mort les criminels mais parfois des innocents, ce qui évidemment rend la société qui les engendre ou, en tous cas, a sa part de responsabilité dans leurs actes, criminelle à son tour. 

Cela est arrivé hélas et la menace pèse encore à l’égard d’un certain Abu Jamal dont rien ne prouve qu’il est coupable du crime dont on l’accuse.

Mais on n’est pas là pour compter les ignonimies de certains états à l’égard de leurs opposants. Les Chinois feraient bien, selon moi, minuscule poussière, dans le désert de l’humanité, de réfléchir sérieusement au fait que l’on ne met pas en prison le porteur d’une idée même si elle est génante, même si elle est fausse. C’est le meilleur moyen de le valoriser  parmi ceux qui n’ont pas le loisir de voir au delà de leur écran de télé qui est devenu le bout de leur nez.

Les mêmes qui une décade passée, trouveront exagérés et inhumains les régimes qui se sont restaurés grâce notamment au tapages faits par des démocrates de rencontre ou des libertaires d’un soir sur des dissidences venant à propos. Souvenez vous de Sakharov. Il avait sans doute raison sur bien des points mais l’usage fait de sa dissidence par les « pouvoirs capitalistes occidentaux » (et surtout la publicité faite à ce propos par eux) devraient laisser rêveurs les observateurs de l’évolution de la société russe.

Une société – j’ai été hélas de ceux qui tardivement ont constaté que sa transformation était nécessaire - aurait mérité autre chose que de ressembler de plus en plus à celles qui ont contribué à sa chute, où se sont installés chomage, corruption, délinquance dont évidemment profite la nouvelle classe bourgeoise en train de se gaver.

Le capitalisme chinois, fortement étatisé, est une menace pour le capitalisme financier et industriel des pays occidentaux. Les règles économiques mettent les chinois en concurrence de manière préoccupante avec les autres pays de la planète sans que ces derniers puissent influer ou exercer le contrôle politique essentiellement acquis et maintenu par les communistes chinois de manière autoritaire chez eux. Le peuple chinois aurait il à gagner à cette soi disant démocratisation réclamée par des dissidents soigneusement inventés et (ou) soutenus par les Etas Unis ?

La question mérite d’être posée mais j’avoue personnellement que je n’y crois pas ! J’ai mille raisons de ne pas apprécier les interdits de la société chinoise mais j’en ai une bonne et éprouvée, de croire que les sociétés occidentales n’ont pas de leçons à donner : l’état des plus démunis chez nous ainsi que la pauvreté dans le monde dit « libéral » !

Aux chinois de se déterminer et de se débarasser de ceux qui sont tentés de se constituer en caste pour exploiter un peuple dont la richesse, comme celle de tous les peuples, est avant tout créée par sa force de travail. Une force de travail très convoitée tellement elle serait source de profits pour nos généreux défenseurs des droits de l’homme siegant des buildings de Manathan, de la Défense ou se distrayant dans quelques paradis fiscaux.

L’ennui pour eux c’est qu’il existe des traces idéologiques un tantinet marxisantes dans le système actuel chinois ! Cela leur est insupportable d’autant que si pour leur malheur la société chinoise devenait un fondement de la transition vers le communisme au sens vrai du terme, le maintien de leurs privilèges en serait sérieusement affecté. Mais qui peut le dire…

 

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Avec Sarko l’histoire se répéterait-elle ?

Posté par jacques LAUPIES le 9 octobre 2010

L’Humanité de ce vendredi 8 octobre a consacré plusieurs articles aux mesures antisémites du gouvernement de Vichy et, plus particulièrement, à l’attitude de Pétain qui n’eut pas du tout besoin de la contrainte de l’occupant pour exceller dans la répression de la population juive, à forte composante immigrée dans l’entre deux guerres. Si évidemment aujourd’hui on ne déporte plus les immigrés dans des camps d’extermination la logique de l’argumentation justifiant leur stigmatisation est la même.

Comme le confirme ce qu’indique un article paru également dans ce journal et signé de Robert Badinter la mise à l’index des juifs relevait d’un long processus entamé bien avant la guerre.

Pour en avoir rencontré dans notre bonne ville de Tarascon nous savons qu’il existe encore des nostalgiques de ce passé peu reluisant pour notre pays. Mais il est bien plus grave de voir une fraction de la population et même des responsables politiques soutenir un Besson et son mentor dans une politique qui en de nombreux  points rappelle ce passé de par l’analyse qu’ils font rejoignant en cela le Front National.

Il est lamentable de se disputer un électorat en faisant de la surenchère à l’expulsion ou à la mise à l’index des travailleurs issus de l’immigration dont on sait bien qu’à l’origine ils étaient indispensables à notre économie.

Pas de compromis avec ces apprentis sorciers que nous ne confondrons jamais avec une population globalement excédéee par les conséquences de la crise économique et sociale. Mais attention le vers est dans le fruit !

Je vous invite à prendre connaissance de l’article que je reproduis ci-dessous.

Jacques LAUPIES

Un document réduit en miettes le mythe de Pétain protecteur des Juifs

Le maréchal Philippe Pétain a durci de sa main le document original de l’Etat français établissant un statut des juifs en octobre 1940, annonce dimanche l’avocat Serge Klarsfeld. Ce document inédit a été récemment découvert et authentifié avant d’être remis au Mémorial de la Shoah à Paris par un donateur anonyme, a précisé à Reuters le fondateur de l’Association des Fils et Filles des Déportés juifs de France. »On ne savait pas jusque-là que Philippe Pétain avait annoté ce texte du 3 octobre 1940 et qu’il l’avait aggravé », dit-il.

Les annotations du chef du régime de Vichy, faites au crayon, « remanient profondément » la nature d’un texte déjà « extrêmement antisémite ». Selon l’avocat, il ne fait aucune doute que l’écriture est bien celle de Philippe Pétain. « L’écriture de Pétain est très personnelle », explique-t-il.

Pour Serge Klarsfeld, « maintenant, on a la preuve décisive que le statut des juifs relève de sa volonté personnelle. »

Le projet initial prévoyait d’épargner « les descendants de juifs nés français ou naturalisés avant 1860″, mais le maréchal a décidé de rayer cette mention. En conséquence, « ce sont désormais tous les juifs qui sont visés, qu’ils soient étrangers ou français ». De même, Philippe Pétain aurait décidé « d’élargir considérablement » le champ d’exclusion des juifs, la justice et l’enseignement leur étant désormais totalement fermés.

Aux yeux de Serge Klarsfeld, le principal argument des défenseurs de Pétain consistant à dire que le maréchal avait protégé les juifs françaistombe avec la découverte » de ce document.

Cinq pages confidentielles

Le projet de loi « portant statut des Juifs », les excluant d’un grand nombre de professions, est un texte de cinq pages dactylographiées comportant la mention « document confidentiel », annoté au crayon par Pétain.   Ce projet de loi a été débattu lors du Conseil des ministres du 1er octobre 1940 puis adopté le 3 octobre.

A la main le chef du régime de Vichy a complété la liste des tribunaux et juridictions d’où sont exclus les Juifs et ajoute aux mandats qui leur sont interdits les sièges dans « toute assemblée issue de l’élection ». Sous sa plume, les Juifs ne peuvent pas non plus exercer la fonction d’ »inspecteur des colonies ».

- Il élargit à « tous les membres du corps enseignant » l’interdiction pour les Juifs d’exercer, alors que les rédacteurs du statut avaient prévu cette interdiction pour les recteurs, inspecteurs, proviseurs et directeurs d’établissements primaires et secondaires.

- Le projet initial prévoyait une mesure d’exception: « être descendant de Juifs nés français ou naturalisés avant 1860″. Pétain raye cette phrase.

- Enfin, il conclut ces mesures anti-juives en demandant que « les motifs qui les justifient » soient publiés au Journal officiel.

Le maréchal Pétain rectifie également les numéros des paragraphes. L’article 3 devient le paragraphe 6 de l’article 2, les numéros des autres articles avançant ainsi d’un rang jusqu’au 9è. Pour Me Arno Klarsfeld, ce souci du détail démontre que le maréchal, alors âgé de 84 ans, « n’était pas gâteux », contrairement à ce que ses défenseurs ont parfois affirmé.

La cinquième feuille du projet indique le lieu de sa rédaction et la fonction de ses rédacteurs: « fait à Vichy, par le maréchal de France, chef de l’Etat, le vice-président du Conseil » et huit autres ministres. Il n’y a ni date, ni noms, ni signatures. Mais la version promulguée au Journal Officiel le 18 octobre 1940 comporte tous les ajouts du maréchal Pétain, y compris « les motifs » justifiant les mesures.

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De l’Empire « national » à l’Empire « multinational »

Posté par jacques LAUPIES le 4 octobre 2010

Après l’Empereur Napoléon, le grand par ses conquêtes, moins élevé en taille que son neveu dit le petit, nous héritons, camouflé en républicain d’un général d’un Empire qui n’est plus le nôtre. Après la révolution, la bourgeoisie française sut trouver celui qui transforma l’Europe selon ses besoins de domination politique et donc économique. Inversez cause et effet  et vous aurez l’explication plus rationnelle car naïfs sont ceux qui imaginent les orientations politiques indépendantes des intérêts de classe et donc de la lutte des classes. 

Grand ou petit les bonapartistes, au prix du sang des soldats pour le fondateur et pour le second surtout des ouvriers et les paysans firent triompher la bourgeoisie nationale, non sans se livrer à de très importants compromis avec une noblesse, très incommodée par les discours républicains et, qui sous des formes idéologiques différentes au fil des époques, fit réapparaitre ses prétentions ultra réactionnaire. 

Certes notre Président (Général sans uniforme) élu,  même mal, n’est pas empereur et il n’a pas, en apparence, d’ambition de conquérant excepté semble-il la conquête de l’électorat de quelques millions de français pour solidifier les siens dans l’accroissement des profits de leurs banques et de leurs entreprises. La bourgeoisie du 18eme siècle en accord avec le développement des forces productives exigeait de nouveaux rapports sociaux. Ce fut un progrès qu’elle les obtint même si cela fut douloureux pour les masses populaires. Elle eut pour cela des chefs prestigieux comme l’impose toute révolution. 

Aujourd’hui ses généraux et ses hommes politiques faute de vaincre  à Austerlitz où de périr en héros dans quelque autre bataille glorieuse, préfèrent chasser l’ennemi Tzigane qui envahirait nos villes et le fils du Sarrasin qui envahirait nos campagnes et nos usines (ce qu’il en reste) pour suppléer la défaillance des Bretons ou des auvergnats autrefois immigrés provinciaux lesquels, pour une bonne part, souscrivent d’ailleurs pour certains à la xénophobie ambiante. 

La classe dominante se maintient au pouvoir par l’effet de peur généralisée que suscitent les faits divers crapuleux, ou se mêlent violence et sexe. Leur champ de bataille est le quotidien le plus nauséabond et leurs armes les images provocatrices. 

Le bon peuple se réjouissait des victoires de généraux parfois assassins sous la bannière de la nation conquérante. Waterloo n’arrêta pas l’engouement populaire et l’évocation des conquêtes napoléoniennes et les guerres  coloniales furent acceptées  même avec leurs issues désastreuses. C’était « l’heureuse époque » de la construction de l’empire que la République s’employa à poursuivre et à développer ce qui nous valut entre autre de « prétendus valeureux officiers  » guerriers triomphants aux quatre coins du globe : de Bugeaud en Algérie à Lyautey au Maroc par exemple. 

Puis vint le temps de la guerre de partage ou les soi-disant héros et défenseurs de la patrie se révélèrent plus soucieux de leurs intérêts de classe que de celui de la nation. Le vingtième siècle donna le « pire » de tous : Pétain. 

Certes il y eut les glorieux soldats du combat anti hitlérien. Un temps se confondit l’intérêt  populaire et celui d’une fraction « patriotique » de la bourgeoisie. Ce fut De Gaulle qui pour le bonheur de la nation française trouva comme il le dit lui-même le rouge à l’intérieur et le noir à l’extérieur, soumis à cette nécessité de rassembler les résistants ou qu’ils se trouvent. Dernière utilisation « tolérable » de l’empire. 

Plus tard lorsque cet « empire » s’effondra à l’issue de désastreuses guerres coloniales la République fit des vaincus des héros : untel à Dien Bien Phu, tel autre à Alger ! Même les tortionnaires furent honorés. 

Certains diront que c’est grâce à cet empire que notre pays resta une puissance mondiale ! Que l’on nous permette d’en douter car même les miettes du festin réalisé par la colonisation ne profitèrent guère au bon peuple de France. Heureusement les luttes sociales furent là pour rappeler que le monde du travail méritait autre chose que les restes des acquis par la canonnière. Pas plus qu’aujourd’hui la main basse mise sur les richesses pétrolières et autres exploitations de matières premières sous des formes dites néocolonialistes ne contribuent à notre bien être. Voir ou vont les profits de Total et autre Aréva ou qui font actualité en ce moment. 

Les multinationales exploitent, à l’extérieur comme à l’intérieur. Et les peuples d’ici ou d’ailleurs n’y trouvent pas leur compte. Bien au contraire car les interventions répétées au nom de la démocratie (quel culot !) ne font que radicaliser les rapports avec d’autres peuples qui sont assez grands pour savoir ce qu’ils ont à faire avec les régimes dictatoriaux et, en tous cas, doivent faire eux mêmes leur expérience des dégâts causés par des politiques corrompus, souvent sous l’effet de nos propres pratiques corruptrices. 

(à suivre) 

 

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