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1 b – La nécessité d’un Parti Révolutionnaire (suite)

Posté par jacques LAUPIES le 28 février 2011

Je complète ce qui a précèdé : un article écrit en 2008 sur “la nécessité du Parti Révolutionnaire”

La plupart des Révolutions sont mises à mal par les tendances bien naturelles au climat anarchique résultant de la révolte de tout un peuple qui a “faim” et manque de liberté. Ce qui se passe actuellement dans les pays arabes en est bien la démonstration sauf peut être que les mouvements religieux permettent le maintien d’une certaine cohérence dans la combattivité avec des valeurs de solidarité dont ils sont porteurs. Cela n’a rien à voir avec l’intervention des intégrismes religieux qui tres souvent sont exploités par les pouvoirs des classes dominantes.

Mais évidemment demeurent les intérêts de classe ou de catégorie et il faut bien savoir que les travailleurs “indépendants” et les salariés ne font pas la même analyse pas plus que ne la font les différentes catégories de salariés ou d’inactifs tels les étudiants ou les retraités ou encore un sous-prolétariat avec son cortège d’exclus. Prendre tout cela en compte ne peut être fait que par une organisation politique responsable présente dans tous les milieux et sur tous les terrains y compris en capacité de dialoguer avec des fractions de la bourgeoisie dont toutes ne sont pas insensibles à l’établissement de nouveaux rapports sociaux.

Souvent elles ont leur représentation politique et il est pour le moins stupide de ne pas voir, lorsqu’il s’agit de se débarasser des classes dominantes les plus privilégiées, ce qu’il ^peut en coûter de ne pas discuter avec elles.

Un vrai Parti révolutionnaire doit “savoir faire” cela. C’est bien pourquoi il doit exister et être identifié en tant que tel.La France n’est pas le Magrheb ni l’Amérique latine. Mais elle a une histoire. Elle a un rayonnement  que peu de pays ont lorsque l’on évoque l’esprit d’égalité, de fraternité et de liberté dans le monde. Va-t-elle le perdre ou au contraire l’accroitre en régénérant et améliorant ses institutions, son économie et les acquis sociaux acquis de haute lutte PAR SON PEUPLE. Comme cela a été la cas depuis la Révolution Française, elle ne le fera pas sans organisations révolutionnaire.

Alors à tous ceux qui me demandent pourquoi je suis encore communiste, pour qu’elles raisons j’exerce cet engagement au sein du PCF, pour qu’elles raisons, y compris au sein du Front de Gauche je souhaite que ce Parti soit bien identifié, qu’il ait sa propre action je réponds simplement : parce que ce Parti répond le mieux à mon idéal, parce qu’il a contribué à le faire naitre et qu’il est encore le mieux placé pour le perpétrer. En résumé qu’il est encore le Parti Révolutionnaire dont mon pays a besoin. S’il s’avérait un jour que je considère qu’il n’est plus en mesure de jouer ce rôle ou que moi-même je ne puisse jouer le mien, bien entendu je le quitterais.

Mais pour avoir un tel attachement, bien plus que les combats communs, les amitiés (et parfois les inimitiés) que cela fait surgir, il faut aussi s’en soustraire et revenir aux fondements, aux idées, qui elles dépassent souvent l’état des rapports humains issus du quotidien. Se soustraire au concret pour y revenir !

Au travers des intellectuels marxistes des militants et de tous ceux a qui il donne la parole pour débattre ainsi que de la presse marquée par son influence, ces expressions, pour peu qu’elles soient suivies, suffisent à comprendre un attachement. En contre poids à cette fameuse pensée unique (dans sa diversité) il y a celle de la pensée marxiste (elle aussi diverse). Prenons la peine de donner à cette dernière l’importance qu’elle mérite.

Nous verrons ainsi sur quoi fonder nos stratégies révolutionnaires.

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La vraie gauche doit retrouver son influence à Tarascon (Cantonales 7)

Posté par jacques LAUPIES le 26 février 2011

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Ce que je n’ai pas pu dire aux absents, pas plus d’ailleurs qu’aux présents à l’inauguration du local électoral du Front de Gauche.  Une inauguration qui augure des temps nouveaux pour cette ville et les villages concernés.

Je voudrais indiquer la satisfaction des militants communistes de Tarascon et du canton qui ont œuvré pour que soit répercutées à Tarascon les initiatives prises au plan national et qui ont permis la réalisation du FRONT DE GAUCHE. 

Leur souci essentiel était de permettre le rassemblement plus particulièrement dans cette ville  et ce canton ou prédominent les forces de droite.

Non seulement sur le plan municipal mais également sur le plan cantonal cette situation est néfaste car elle donne une crédibilité et un soutien à la politique du gouvernement

Une politique marquée :

Par les atteintes aux acquis sociaux et la mise en cause voir la suppression des services publics.

L’encouragement et le soutien au capitalisme national et international avec de fait la possibilité de s’approprier les richesses et d’en faire un usage spéculatif dans le cadre de la mondialisation libérale.

L’instrumentalisation des institutions à son seul profit.

Comme le font apparaitre  les systèmes électoraux tendant à favoriser le bipartisme : exemple des Présidentielles

Comme c’est le cas de la réforme des collectivités territoriales actuellement en cours qui vise précisément à réduire la représentativité et la participation de la population à la gestion des affaires publiques

Pour nous communistes le renversement de ces politiques passe par des mesures radicales. Permettez-moi d’en énumérer quelques unes qui me tiennent à cœur :

SUR LE PLAN SOCIAL 

1)      - L’augmentation des salaires et en premier lieu du SMIC à   1600€

2)      -  L’interdiction des licenciements boursiers

3)      - Le développement des services publics

4)      - Un plan d’urgence pour le logement (pas de SDF) 

5)      - La gratuité des soins et de l’accès à l’hôpital

6)      – Sécurisation de l’emploi et de la formation

7)      – Dans cet ordre il faut développer l’autonomie financière des catégories en difficultés : jeunesse, chômeurs et personnes âgées 

SUR LE PLAN ECONOMIQUE 

1)      – Relance de l’industrie (aide aux PME notamment)

2)      – Développement de la recherche

3)      – Préservation des ressources naturelles

4)      – Plan de relance des transports

5)      – Aide et soutien au commerce de proximité (affaire LIDL)

6)      – Prix rémunérateurs pour les paysans

7)      – Souveraineté alimentaire (refondant la politique agricole commune)

SUR LE PLAN INSTITUTIONNEL 

1)      – L’avènement d’une 6ème République

2)      – Extension de la démocratie dans  les entreprises en associant les travailleurs à la gestion de celles-ci

3)      – Egalité homme/femme notamment en matière salariale

4)      – Lutte contre les discriminations racistes

5)      – Transformation des médias avec un véritable pluralisme

6)      – Rôle de la France dans le monde permettant la coopération, la         paix et  la solidarité entre les peuples

SUR LE PLAN DES MOYENS 

1)      – Supprimer le bouclier fiscal

2)       - Créer des Pôles financiers contrôlés par l’état ou les collectivités territoriales (régions notamment)

3)      – Refonte de la fiscalité

4)      – Maitrise du marché avec un nouveau mode de développement

Est-on en avançant ces propositions hors les élections cantonales ?

Nous disons non car à Tarascon existent tous les ingrédients qui permettent aux puissances économiques capitalistes de perpétrer, de pérenniser cette politique en prenant encore appui sur des élus la soutenant ?

A droite divers Partis qui sont les paravents locaux  mais aussi exécutants de cette politique

1)      L’UMP de SARKOSY avec le Maire

2)      Une candidature de divers Droite qui est marquée des mêmes origines : celle du Conseiller Général sortant

3)      Le FN qui capte en spéculant sur les phénomènes d’immigration, un pourcentage important de la population et ainsi peut permettre l’élection de l’un des candidats de droite en exerçant un rôle de repoussoir au second tour

A gauche une candidature peu crédible, se réclamant de l’investiture socialiste a pour fonction évidente de favoriser la dispersion de l’électorat du PS en espérant que celui-ci désorienté, déplace ses voix sur le conseiller Général sortant, sur le maire et sur l’extrême droite et en définitive affaiblisse la gauche 

UNE MANŒUVRE QUE LA GAUCHE : ELECTEURS COMMUNISTES, SOUTIENS DU NPA MAIS AUSSI SOCIALISTES  ET REPUBLICAINS, DOIVENT DEJOUER EN PORTANT MASSIVEMENT LEURS VOIX SUR LES CANDIDATURES DU FRONT DE GAUCHE ENNA DUFOUR ET ALAIN DUPRE 

IL NOUS RESTE UN MOIS POUR PROPOSER CELA A LA POPULATION DU CANTON.

POUR CELA NOUS AVONS LE CONTACT DIRECT A MULTIPLIER AVEC ELLE ET N’OUBLIONS PAS L’UTILISATION D’INTERNET QUI EST UN MOYEN TRES EFFICACE.

LA VRAIE GAUCHE DOIT RETROUVER SON INFLUENCE A TARASCON !

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Local de campagne pour le front de Gauche

Posté par jacques LAUPIES le 25 février 2011

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Ce samedi 26 février

à 11 h00

le Front de Gauche inaugure son siège de campagne dans la rue des Halles.

En peu de temps des militants du Parti de Gauche ont rénové un local au prix d’une dépense d’énergie importante.

La population de Tarascon pourra y rencontrer ou prendre contact avec Enna DUFOUR du Parti de Gauche, candidate et le suppléant Alain DUPRE, présenté par le PCF.

Belle initiative du FRONT DE GAUCHE qui se révèle une force importante et déterminante  dans le combat local pour aller vers une politique radicalement différente et opposée aux choix que suggère et qu’applique la majorité de Droite tant localement que nationalement.

 

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Le vent nouveau (Poésie 1)

Posté par jacques LAUPIES le 24 février 2011

Le vent froid souffle sur nos tuiles
Il assèche et réduit le pain
Egarant la foule des villes
Il efface tous les chemins

Les hommes regardent le ciel
Ils voient la terre mutilée
Les abeilles n’ont plus de miel
Les poissons rares en filets

Perdus les êtres se mélangent
Sans choisir l’esprit ni les yeux
Ils ne voient plus ou sont les anges
Soumis à des pères honteux

Je vent glacial brûle leurs ailes
Cloués dans le sol infertile
Leur squelette et leur cerveau frêle
Taisent les espoirs juvéniles

Soudain un vent brulant se lève
Apportant les nuages gros
Qui vont déverser dans leurs rêves
La chaleur du sang des héros

Ce vent porte aussi le sable
Qui vient des infinis déserts
Message de l’insoutenable
Des misères de l’outre mer

Faut-il qu’au pays des lumières
L’on ait besoin de la clarté
Qu’exportent ceux qui sont ces frères
Que nous avons tant humiliés

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Election et (ou) Révolution

Posté par jacques LAUPIES le 23 février 2011

Election et Révolution

Ces derniers jours nous vivons des évènements importants qui nous touchent de près.

Dans mes derniers articles j’ai évoqué l’idée de Révolution qui, s’en doute-t-on vraiment, chemine assez curieusement dans les esprits de notre hexagone. Pas seulement dans les bavardages de journalistes et « intellectuels » de service à la télé qui, les évènements du Maghreb aidant, n’arrêtent pas de disserter sur ces « révoltes » qui pourraient effectivement prennent une tournure de véritables Révolutions.

Quand une jeunesse se sacrifie pour exiger des oligarchies, régnant depuis des décades, qu’elles quittent le pouvoir pour qu’enfin la liberté s’installe dans leur pays, cela bouscule un peu ces théoriciens dont certains d’entre eux n’ont rien vu venir. Il est vrai que la burqua bouche les horizons du regard.

A l’image de nos gouvernants qui pour le peu de prémonition qu’ils ont eu, n’ont trouvé mieux à faire que de proposer leur service à un Dictateur pour réprimer « proprement » les manifestations.

Les médias en général n’ont pas fait preuve de beaucoup plus de perspicacité, sauf probablement les journalistes éclairés qui sur le terrain, dans ces pays, ont pu deviner ce qui se tramait. Mais, excepté le journal l’Humanité,  aucun de ces médias n’a depuis des mois, voire des années, attiré l’attention sur ces régimes ou règnent l’exploitation et la corruption. Peu ont informé substantiellement leurs lecteurs. Sauf peut-être pour Kadhafi le mal aimé…

Pris de court, nos oligarques (il y en a également chez nous) courent après tout ce qui peu dissuader de voir la réalité de ces révolutions et s’efforcent de trouver des raisons de continuer à avoir peur du monde arabe en brandissant le fait religieux et ses menaces intégristes. Et soudain, bizarrement, la plupart des hommes politiques de droite se trouvent en osmose avec le souffle de démocratie qui s’exprime là-bas.

Le gouvernement français envoie en Tunisie par exemple notre Ministre de l’économie pour rattraper l’accumulation de conneries mises sur le dos de notre diplomatie. Il est vrai que pour elle la révolution est un tour à 360° et que donc les espoirs de retrouver les pratiques anciennes de coopération avec les tunisiens sont garanties. A voir ?

Ce dernier mardi matin sur le marché de Tarascon, passant près d’un groupe qui dissertait sur les évènements du Maghreb le mot Révolution était dans toutes les bouches. Au point qu’il m’est venu l’idée de leur dire que les français feraient bien de la faire eux-aussi. L’approbation fut tout aussi spontanée qu’inattendue.

Non loin de là des candidats aux élections cantonales distribuaient aux passants leurs tracts face à l’indifférence de la plupart d’entre eux ? Je n’irai pas jusqu’à dire, ce que les élections vont probablement révéler, qu’au moins  la moitié de cette foule des mardis  (abstentionnistes potentiels), ne croit plus aux vertus du suffrage universel mais nous n’en sommes pas loin !

Deux scènes différentes qui résument l’opinion de beaucoup de nos concitoyens : l’une inspirée par ce qui se passe de l’autre côté de la Méditerranée, l’autre marquée par la résignation et l’indifférence face à ce qui se passe chez nous.

Et étonnamment elles nous amènent à réfléchir sur ce qui est à l’ordre du jour : l’élection ou la Révolution ? Les deux mon capitaine mais sûrement pas l’une sans l’autre !

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Jaurès en conférence en Arles

Posté par jacques LAUPIES le 22 février 2011

Charles Sylvestre, ancien Rédacteur en chef de l’Humanité, tenait une Conférence et présentait son ouvrage sur Jaurès à Arles ce mardi 22 février 2011.

Nous donnons un extrait de cette conférence qui nous à permis de découvrir Jean Jaurès, grand homme politique et de culture, dans ce qui fut son activité de journaliste. Ce court passage nous permet d’apprécier cet  homme d’action sage et prémonitoire, comme l’indique le conférencier. Nous donnerons d’autres extraits dans les jours à venir.

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Contre les manipulateurs : quatre millions sur les Champs !

Posté par jacques LAUPIES le 21 février 2011

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Décidément, en politique, on prend les français pour des cons.

Je m’excuse de la vulgarité de mon langage car je pourrais dire imbéciles, ignares ou, pour être plus modéré, peu perspicaces !

Que l’on considère qu’ils ont des opinions différentes sur la politique nécessaire à notre pays et soient en totale divergences les uns les autres à ce sujet, qu’à la rigueur ils ne sachent vraiment ce qu’il faut faire pour que la situation s’améliore, après tout cela peut se comprendre : les origines sociales, familiales, l’éducation scolaire, le milieu culturel, l’appartenance à telle classe, telle catégorie, les préférences religieuses, l’approche de l’histoire, de la politique, le parcours professionnel voire affectif nous rend si différents qu’il ne faut pas – fort heureusement – espérer l’uniformité et la cohérence totale.

Cela est entendu ! Mais que l’on atteigne, sur le plan politique, le niveau de manipulation des consciences que l’on connait actuellement me  parait effarant, inquiétant.

Il faut être malin pour tenir en main un régime qui mériterait que quatre millions de français campent sur les Champs Elysées et des centaines de milliers sur la Canebière de Marseille ou autres avenues de nos métropoles régionales, pour en finir avec cette société qui met la pauvreté à l’ombre de la richesse comme un grand arbre prend la clarté du soleil et en prive les arbustes qui l’entourent.

Encore que la métaphore ne soit pas très appropriée car l’arbre est soumis à des lois naturelles tout comme l’arbuste et ils ne peuvent compter que sur des hasards dans leur reproduction, ce qui n’est pas le cas de la richesse et la pauvreté qui dépendent bien, globalement et essentiellement, de l’espèce humaine.

Mais la domination, le pouvoir, ne sont jamais le reflet des rapports de force virtuels. Et cela bien entendu à cause des manipulateurs. Il suffit à ces derniers de disposer de quelques moyens appropriés pour détourner l’attention. 

De très gros moyens ! Car la manipulation, surtout celle d’un peuple, prend sa source avec des alliés partageant les mêmes objectifs puis viennent les serviteurs et collaborateurs compétents, et surtout intéressés par le pouvoir et (ou) l’argent, qui vont mettre en œuvre toutes les stratégies de mensonges et de duperies : l’idéologie peut leur être utile ne serait-ce que pour s’associer le concours de ceux qui pensent et théorisent. Ceux-là peuvent fort bien ne recevoir aucune rétribution : quelque gloire ou pouvoir suffiront.

Théâtre, films, livres, n’en finissent pas de nous décrire cela. L’histoire est bourrée de cette diversité de personnages qui la « font » en se remplissant les poches ou qui s’acoquinent entre eux. Même si l’on est convaincu du facteur déterminant que constitue la lutte des classes, et à fortiori à cause de cela, comment ne pas voir que les affrontements qu’elle suscite sont empreints de coups bas et de manipulation par nombre de prétendants à ce combat.

Mais ce n’est pas tant ce qu’empochent les larbins du régime qu’il faut mettre en cause mais bien le régime lui-même. Un ami me racontait que son patron, au lendemain de mai 1968 lui avait dit : « tout ce que vous avez gagné, dans 6 mois on vous l’aura repris ! ».

Mouvement social ou élections qui provoquent  un changement d’hommes au pouvoir ne changent pas nécessairement les rapports sociaux car, et c’est là que les manipulateurs agissent, il suffit d’avoir des conservateurs du système dans les deux camps.

Et c’est relativement facile : il suffit de bien choisir les marionnettes et de les mettre en scène et de jouer ensuite avec les ficelles. J’annonce 26 % à Strauss Khan, 24 à Sarkosy et 19 à Marine Le Pen. La mise en scène, déjà préparée de longue date, est faite pour un duel d’où la bourgeoisie ne peut sortir que victorieuse

Faut-être naïf par exemple pour croire que les militants du PS, de l’UMP et du FN ont décidé de ce rêve de triangulaire au premier tour et du fantasme qui peut en découler au deuxième. Voyons braves gens cela se décide ailleurs.

-          Et les autres, les purs et les durs de la gauche, voyons ! Ils  sont là toute de même ?

-          Mais n’ayez crainte les manipulateurs s’en occupent aussi.

-          Alors y a rien à faire ?

-          Mais si, 4 millions sur les champs Elysée avec le bon programme, du courage et de la fermeté !

-          Vous avez raison. Cela mettrait la droite et les socio-démocrato-libéraux dans leurs petits souliers et la vraie gauche devant ses responsabilités « révolutionnaires »

-          Que oui j’ai raison !

-          Mais c’est irréaliste ?

-          « Citoyens vouliez vous une révolution sans révolution ? » (Robespierre)

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La Révolution c’est quoi ?

Posté par jacques LAUPIES le 19 février 2011

 La Révolution c'est quoi ? dans POLITIQUE egypte-18-2-2011

Je me demande s’il n’y a pas parfois une imposture dans l’usage de ce mot.

La définition du Larousse est la suivante : « Changement brusque et violent dans la structure politique et sociale d’un état qui se produit quand un groupe se révolte contre les autorités en place et prend le pouvoir ».

A part les imbéciles de haute volée qui voudraient y voir autre chose et se servent de la définition que l’on attribue en astronomie ou en physique à ce mot, lesquelles n’ont rien à voir avec celle que nous venons de rappeler, il y a ceux qui voient la révolution au moindre pet sociétal (mot devenu aussi à la mode et qui semble parfois se confondre avec social, plus apparenté à notre sens avec celui de révolution).

Bref 1789 et 1848 pas plus que 1871 en France n’ont rien à voir avec 1936 ou 1968.

Quand une classe en chasse une autre du pouvoir et la remplace en modifiant profondément les rapports sociaux et les structures économiques d’une société, on est en droit de parler de Révolution. Et cela évidemment ne se fait pas en un jour. On peut toujours se demander si la Révolution française est bien achevée, si la Révolution de 1917 en Russie aura une suite après celle de 1989 qui serait du genre contre révolutionnaire, si la Révolution mexicaine du début du siècle a constitué une vraie libération du peuple, si la Révolution chinoise de 1949 s’inverse de nos jours, si en Amérique latine de Bolivar à Hugo Chavez les Révolutions populaires se sont imposées en tant que telles, etc. etc. Mais dans cette diversité ces Révolutions marquent malgré tout, de part leur force et leur ampleur, le départ de sociétés qui vont irrémédiablement se transformer avec de nouvelles règles de fonctionnement.

Quand à la faveur d’un mouvement de masse, violent ou pas, le système est inchangé mais que les classes dominantes cèdent quelques privilèges  (économiques ou politiques) doit-on en profiter pour utiliser et ainsi édulcorer le sens du mot « révolution »?

Je ne le pense pas car ce serait donner une fausse image de ce qu’est la vraie Révolution. Ou alors il faut ajouter un qualificatif qui situe la portée des transformations ! A ce moment là chacun s’y retrouve et l’on peut parler des révolutions de palais (règlement de compte entre dirigeants d’un même gouvernement), de révolution nationale (censée se libérer d’une perte d’indépendance nationale), de révolution féministe (qui change radicalement la position de la femme dans une société), etc.

Marx a mis en évidence avec les concepts de classe et de lutte de classe qui accompagnent les vraies transformations révolutionnaires depuis que l’humanité existe au sens ou les classes exploitées s’emparent du pouvoir d’état pour établir des rapports sociaux nouveaux dans le cadre d‘institutions garantissant leur émancipation.

La révolution française de 1789 a permis a la bourgeoisie de triompher d’une noblesse devenue un obstacle à son développement. On dit communément que c’est une révolution bourgeoise. La commune de Paris devait permettre au peuple de se libérer de l’emprise économique et politique de ces deux classes  collaborant entre elles. Elle avait un caractère prolétarien comme la révolution russe en 1917. Le propre de ces révolutions sociales dans leur phase culminante est l’unité populaire. Cela s’est traduit par des alliances ou se trouvaient côte à côte des couches moyennes, des intellectuels, des paysans, des ouvriers.

Mais les peuples trouvent rarement des réponses immédiates à leurs revendications généralement d’origine  »alimentaire » pour les plus nombreux et souvent très diverses d’une catégorie à l’autre. Logiquement elles sont accompagnées d’aspirations à la démocratie et à la liberté. Tout simplement parce que pour raffermir le processus d’exploitation les dominants ont toujours, quand ils l’ont pu, eu recours au totalitarisme et à l’arbitraire. C’est la conjonction des besoins de « pain et de liberté » qui apparait.

Cela peut conduire à des mouvements sociaux qui n’affectent pas fondamentalement les structures économiques et sociales ! Même si ces mouvements sont de grande ampleur, comme en 1968 en France. Les revendications « matérielles » ont été satisfaite et le signe a été donné pour une libéralisation des moeurs. A noter cependant les libertés syndicales nouvelles qui ont constitué un grand acquis, trop souvent oublié des « historiens ».

Les peuples doivent faire face aux classes possédantes qui généralement cherchent à s’adapter au nouveau rapport des forces politiques pour préserver leur domination.

La classe, dont le rôle est devenu déterminant dans la production et l’économie, ne va s’imposer que si elle dispose d’organisation sur le plan politique. Ne doit-on pas parler pour notre époque de la « classe salariée » (dont évidemment la classe ouvrière demeure un élément important et décisif.

Les organisations corporatistes (ou syndicales) venant en appui indispensable à la fois pour organiser la lutte revendicative et élever la prise de conscience de classe.

Les deux types d’organisation sont nécessaires !

Les actions des populations du monde arabe n’échapperont pas à cette exigence si elles veulent se transformer en de vraies révolutions sociales. Sinon elles risquent bien d’un aménagement des systèmes dictatoriaux en démocratie plus ou moins perméables à la pérennisation des systèmes d’exploitation que veut générer et coordonner le capitalisme mondial.

Au mieux, et ce serait déjà une victoire pour eux, ces peuples se retrouveront sur le modèle des démocraties occidentales ou une vraie révolution reste à faire : celle qui consiste à socialiser les grands moyens de production et d’échange en donnant aux peuples (et non a des castes ou des partis) un droit de regard et de participation.

Alors tous ceux qui parlent « révolution », là bas, devraient penser aussi « Révolution », ici !

Mais peut-être ont-ils besoin d’un grand parti révolutionnaire et ne pas se contenter de cette multitude de contestataires qui s’additionnent  utilement pour la circonstance, dispersés en autant d’organisation qu’il y a parfois d’ambitions individuelles. Car si la gestion de l’économie et des institutions républicaines de demain ont besoin de règles, de lois et d’hommes capables de les appliquer et les faire appliquer, la Révolution dans sa brièveté et parfois sa spontanéité ne saurait échapper au besoin de compétences et d’encadrement.

C’est sans doute  la phase la plus difficile, celle ou l’aspiration à plus de liberté, plus de démocratie rencontre les dangers extrêmes du détournement et du dévoiement avec ceux de nouvelles formes de dictatures.

Quand la flamme d’une révolution s’allume comment faire en sorte qu’elle ne s’éteigne pas et la rendre immédiatement et durablement éclatante ? Question trop souvent irrésolue qui fait que les martyrs sont bafoués et les héros fatigués. Pourtant il faudra bien la résoudre ! Peut-être suffit-il de croire en l’irrésistible marche de l’humanité, en l’espèce qui la constitue. Avant toute chose…

 

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Cantonales : Conférence de presse Front de Gauche

Posté par jacques LAUPIES le 18 février 2011

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Les Perroquets

Posté par jacques LAUPIES le 17 février 2011

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La politique se résumerait-elle en Italie aux frasques du Président du Conseil, en Angleterre au mariage d’un Prince, en France à l’emprisonnement d’une ressortissante française au Mexique ? Quoique en France nous battions les records avec un Ministre de l’ntérieur accusé de propos racistes, des Ministres au mélange de genres entre dépenses publiques et privées, d’un Président qui préfère le Fouquet au Mac Do (on peut le comprendre) et qui a pour épouse une fort belle femme, etc. Ajoutez à cela des « affaires » qui tendent à compromettre un Président de Conseil Général du PS ou des histoires de moeurs qui amusent sur le dos d’un Directeur du FMI (du PS aussi) et la boucle semble bouclée

Le fait divers triomphe et frappe tous azimuts avec en haut de l’affiche les chefs d’état qui s’en mêlent se faisant juge et procureur et parfois accusés. De quoi dégoûter un peu plus les adeptes du « tous pourris ». Parce qu’a force de faire croire qu’en France il n’y a que deux partis, dès que l’un d’eux se trouve confronté à un « dérapage » l’idée fait son chemin. Cela alimentera un peu plus l’abstention et le vote à l’extrême-droite !

La télé qui pourtant nous offre parfois de belles fictions, des émissions littéraires de qualité (même si l’on y retrouve souvent les mêmes) et parfois des reportages éclairants qui dépeignent le monde en ébulition et ses contradictions, cette télé, dès qu’il s’agit d’information politique ne reconnait que les siens : ceux qui ont le fric et le pouvoir, les mêmes dont par ailleurs parfois elle nous montre les exactions et les abus.

Exercice difficile pour ces journalistes dont la plupart nous ignorent, nous pauvres déchets du marxisme léninisme stalinien. A quoi bon nous donner la parole, ils n’en ont pas très envie et se feraient mal voir ! Marchais, peut-être demain Thorez ou Duclos, on veut bien ! L’histoire pour peu qu’on l’arrange pour susciter un faux parrallèle avec le présent, cela peut-être bien utile ! Mais Pierre Laurent, Secrétaire national, Bocquet ou Chassaigne députés et candidats à la candidature du Front de Gauche, et autres intellectuels capable d’enterrer las marionnettes des débats de Calvi, de Chabaud ou autre Durand pour ne parler que des chaines publiques, de ceux la vous ne verrez qu’une image furtive. Et encore…

La jeunesse, qui habituellement ne s’en laisse pas conter, a bien du mal à s’y retrouver. Heureusement il y a internet malgré ses revers de médailles. Internet dont certains commencent à regretter  le formidable impact.

Avec internet et ses sites de rencontres Berlusconi doit leur apparaitre comme un enfant de coeur attardé, à moins que pour les initiés à la psychanalyse ils en viennent à chercher s’il fut bien allaité par quelque généreuse nourrice. De toutes façons la plupart doivent s’en foutre (sans jeu de mots) et ils ont bien raison !

Accès au savoir, accès à l’information (même falsifiée), et surtout moyen de communication et d’échange. Depuis Gutemberg on n’avait surement pas mieux fait.

La preuve : un lamdat comme moi vous dévoile  presque chaque jour ses états d’âmes sans originalité car il sait bien que tout est dit ! Mais pas toujours entendu. Que voulez-vous il faut bien des perroquets pour attirer l’attention. C’est rigolo un perroquet ! Alors pourquoi ne pas en être un petit au plumage ordinaire face aux grands coloriés.

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