La campagne du Front de gauche pour 2012 est lancée

Posté par jacques LAUPIES le 30 juin 2011

PolitiqueLa campagne du Front de gauche pour 2012 est lancée dans POLITIQUE humanitefr le 30 Juin 2011

 

 

Entre 4000 et 5000 personnes ont assisté ce mercredi soir au coup d’envoi de la campagne présidentielle du Front de gauche. Une campagne collective et combative lancée d’un lieu symbolique – la Place Stalingrad, près du métro Jaurès, à Paris – comme un salut fraternel adressé aux manifestants de Grèce, d’Espagne, de Tunisie ou d’Egypte.

Tour à tour Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, Martine Billard, Co-présidente du PG, Christian Picquet, Président de la Gauche Unitaire, Laurent Jallamion (République et socialisme), Danielle Obono (Convergences et alternative) et Clémentine Autain (FASE), ont pris la parole. Ce fut ensuite au tour de Jean-luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche à la présidentielle, qui synthétise: « Nous ne sommes pas réunis pour rassembler un candidat, mais une force collective ».

Il a rendu hommage aux communistes qui ont « rendu possible notre union, notre programme populaire partagé, notre candidature commune à l’élection présidentielle et aux législatives », en votant pour sa candidature le 18 juin dernier. Dans la foule d’hommes et de femmmes de tout âge qui applaudissent, plusieurs drapeaux communistes du PCF s’agitent.

2011-06-30fg-meeting1 dans POLITIQUE

La deuxième « dédicace » de l’eurodéputé est allée à Xavier Mathieu, syndicaliste CGT qui avait refusé de se soumettre à un prélèvement d’ADN, relaxé ce mercredi, ce qui montre que « l’action syndicale pour protéger son gagne-pain n’est pas un crime, c’est un droit!’ ». Taclant « le tohu-bohu » à gauche (visant le PS et Europe-écologie Les Verts), fustigeant le Front national qui entre autres « propose de renoncer à notre grandeur », l’eurodéputé du Front de gauche assure: « Nous sommes le pôle de stabilité et d’union ».

En faveur d’ »une nouvelle révolution citoyenne », il égrenne ensuite les principaux axes du programme: « partage des richesses » avec l’instauration d’un « salaire maximum (grand succès dans le public), « planification écologique », titularisation des précaires de la fonction publique, ou encore constitution d’une « VIe République ».

Peu avant lui, Pierre Laurent (PCF) avait assuré que le FG entrait « en campagne, pour chasser la droite », « pour débarrasser la France du Front national », « pour construire l’espoir » et pour ne pas se laisser voler le débat démocratique ».

A consulter: notre dossier Mélenchon est désigné candidat pour 2012

A lire: Jean-Luc Mélenchon: « Notre objectif sera de montrer que le peuple peut reprendre le pouvoir »

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Pourquoi nous sommes différents ?

Posté par jacques LAUPIES le 29 juin 2011

Nous allons entrer de plein pied dans la campagne de la Présidentielle. Les communistes ont choisi leur candidat Jean Luc Mélenchon et il importe que tous leurs efforts, par delà des appréciations différentes, soient consacrés à son succès sous l’égide du Front de Gauche.

Il faut se libérer de certaines réticences qui peuvent encore apparaitre parmi nos sympathisants et que ne manqueront pas d’entretenir tous les adversaires de la gauche radicale.

Comment le faire ?

Surement pas avec un angélisme et un discours empreint d’un engouement irréfléchi. Notre détermination ne peut tolérer la facilité de l’attitude épique. Au contraire elle doit reposer sur une analyse crédible que nous nous efforcerons de traduire et de communiquer face à l’artillerie lourde des adversaires et parfois des alliés réels ou potentiels.

Une stratégie cela peut s’expliquer par les contradictions qu’elle porte en elle !

http://atoucoeur.fr/conscience-de-classe-ou-conscience-de-soi/

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Vol au dessus d’un nid de coucou

Posté par jacques LAUPIES le 28 juin 2011

 

J’ai revu le film de Milos Forman avec évidemment beaucoup d’intérêt. Lorsqu’il est sorti  en 1975 je ne pouvais l’appréhender comme je viens de le faire un tiers de siècle plus tard. Mais en définitive hors les conclusions politiques que j’aurais pu en tirer et qui m’avaient partiellement échappé, j’y avais retrouvé les dangers que font peser sur nous tous les pouvoirs que peuvent s’octroyer les individus à qui la société confie des tâches à priori nobles et utiles.

 

Je dois dire que ce film ne mérite pas que l’on en fasse un instrument de condamnation de tel ou tel régime. La société soviétique  autant que la société américaine de l’époque pouvaient y trouver une mise en cause impitoyable. Et aujourd’hui, bien qu’il n’y paraisse peut être moins, notre société française n’est évidemment pas épargnée,  pas plus certainement que bien d’autres dans le monde, des méfaits de la stigmatisation, de la mise à l’écart de ses ressortissants au moyen de l’instrumentalisation de la folie.

 

Le seul moyen de se prémunir de ce phénomène est l’extension de la connaissance et une vigilance accrue de tous : à commencer par ceux en qui la société donne la tache de garantir notre santé psychique, notre équilibre, dans un monde plongé dans le désordre et l’anarchie économique d‘où résultent les exclusions.

 

La tentation de faire un bouc émissaire de celui qui peut apparaitre comme gênant, dérangeant, demeure à la portée de tous ceux qui souffrent de frustrations et croient trouver dans l’ordre et le pouvoir un soulagement.

 

Voila un film qui touche au plus près et dénonce ce que l’humanité peut encore avoir d’imparfait… et de dangereux !

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

13 h 15 le Dimanche…

Posté par jacques LAUPIES le 26 juin 2011

Je regarde l’émission « 13 h 15  le dimanche » animée par le Play- boy Laurent De!ahousse et à laquelle participe Laurent Fabius en tant qu’invité.  Tous les ingrédients de la pensée dominante m’apparaissent au point d’en ressentir un profond dégout.

Déjà la présence de Fabius me rappelle que la plaie ouverte par l’affaire Strauss Kahn est en pleine tentative de réparation dans la mesure où il y a mobilisation pour remplacer, autant que faire se peut, ce chantre du libéralisme à la mode social démocrate. Martine Aubry  étant toute désignée pour  cela de part ses origines et sa proximité d’un courant toujours présent au PS et qui a toujours entendu les sirènes de la collaboration de classe.

Je ne me hasarderai pas à dire que les autres candidats du PS (entre autres François Hollande) diffèrent radicalement de cette tendance et peuvent–être plus ouvert à une politique radicalement de gauche. Les insuffisances programmatiques des uns et des autres me démentiraient.

Mais le comportement des médias laisse cependant supposer que la bourgeoisie a fait son choix au mieux de ses intérêts.

Autre volet de l’émission qui en atteste : le défilé de ces « analystes » bien pensants, aussi surs d’eux-mêmes que le seront dans quelques mois  les constats que l’on pourra faire de leur vision stupidite sur les conséquences de l’affaire Strauss Kahn, de l’assassinat de Ben Laden ou de la guerre en Lybie.

Pour la circonstance voila qu’émerge un philosophe savant (en apparence ils le sont tous) un journaliste percutant (en apparence aussi) et les habitués (généralement chefs de rédaction dans nos quotidiens nationaux). Tous serviles ou rois de l’autocensure.

Bref demi-heure d’intox à une heure de grande écoute. Un condensé de ce que nous voyons et entendons à longueur d’émissions de débats dont certaines d’entre elles (très rares) sont impitoyablement effacées à l’approche de l’élection présidentielle, remplacées par de nouvelles médiocrités.

Et l’on s’étonne que ma voisine se plaigne de ne pouvoir vivre avec 800 € par mois et en rende responsable « tous ces gens à qui l’on donne et qui n’ont jamais travaillé ». Une voisine qui pense à coup sur comme l’a dit en substance le journaliste invité « finalement il n’y a que Marine Le Pen qui apporte des réponses ».

Faux mais combien de millions auront retenu cette petite phrase « innocente » de bobo opposé à l’extrême droite et qui lui prépare un lit douillet. Assez pour permettre de faire élire un PS ou un UMP et continuer le massacre économique et social de la nation dont ils se réclament tous …

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Les problèmes philosophiques nous permettent de mieux penser notre condition

Posté par jacques LAUPIES le 25 juin 2011

Benoît Schneckenburger, Professeur de philosophie au lycée turgot à Paris et à l’université Paris-VIII.

Il n’y a certes pas de sujets de dissertation au baccalauréat proprement d’actualité, mais leurs problèmes philosophiques nous permettent de mieux penser notre condition. Une vérité scientifique peut-elle être dangereuse, se demandaient hier les candidats au bac des séries ES. Dangereuse pour qui ? Dangereuse pour quoi ? Contre tous les obscurantismes, 
la science, qui s’appelait aussi à ses débuts philosophie, s’est d’abord présentée comme ce qui nous permet d’échapper à la crainte née de l’ignorance. Épicure nous apprend qu’il faut connaître les phénomènes de la nature pour ne plus en avoir peur. Tout le siècle des Lumières s’érige contre l’obscurantisme de ceux qui veulent encore profiter de leur pouvoir fondé sur l’ignorance. Aujourd’hui, le rejet de Darwin continue d’animer bien des fanatismes. Il doit être défendu.

Faut-il pour autant vénérer la science ? L’évolution de la science en technoscience, science instrumentale selon le mot de Bachelard, pose de nouveaux problèmes. La science s’engage désormais directement dans la pratique. Elle est celle qui, depuis Descartes, a le projet de nous rendre « comme maître et possesseur de la nature. » Tout est dans le « comme ». Comme connaissance, il ne faut pas en avoir peur, mais comme pratique, toute la question est celle de savoir si on peut la contrôler. C’est là le rôle d’une éthique, mieux d’une politique publique qui, s’agissant des OGM ou des nanotechnologies, saura lui attribuer des fins en fonction de choix discutés démocratiquement.

Croire en effet qu’il suffirait de laisser faire le marché en matière de recherche, c’est croire naïvement que la science 
se donne librement ses objets. 
En réalité, les technosciences industrielles sont liées au calcul de la rentabilité immédiate sans prendre en compte 
les fins morales. Nous dépensons 
sans doute plus pour les technologies 
de nos téléphones portables que 
pour guérir le paludisme. La rationalité technique et économique ne suffit 
donc pas pour être raisonnable.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

1234
 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus