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Débat primaires : le Front de gauche veut tirer le débat à gauche et vers le haut !

Posté par jacques LAUPIES le 29 septembre 2011

Hier les candidats à la primaire socialiste débattaient. Mais aucun des candidats n’a osé s’engager clairement pour l’augmentation du SMIC. La vérité, c’est que la relance économique ne pourra se faire que s’il y a augmentation des salaires et donc du SMIC. Le nombre de travailleurs pauvres augmente toujours et aujourd’hui le SMIC ne permet pas aux hommes et aux femmes de vivre dignement. Pendant que des actionnaires se gavent de dividendes, les travailleurs n’en peuvent plus. Le Front de gauche propose la revalorisation du SMIC à 1700 € brut, la réévaluation globale des salaires, des pensions et des traitements ainsi que l’instauration d’un salaire maximum. L’écart entre le plus bas et le plus haut salaire ne pourra pas dépasser 1 à 20.

Sur l’immigration encore, les candidats à la primaire socialiste ne sont pas à la hauteur. En se prononçant, dans le meilleur des cas, pour une « immigration au cas par cas », les candidats bottent en touche. Tous les hommes et toutes les femmes qui travaillent et vivent en France doivent bénéficier des mêmes droits sociaux que les français. Le Front de gauche se prononce pour le droit de vote des résidents étrangers, le retour à la carte unique de 10 ans et le droit au regroupement familial. Nous régulariserons les sans-papiers et décriminaliserons le séjour irrégulier. Tous les étrangers qui souhaitent acquérir la nationalité française doivent avoir droit à la naturalisation au delà de 5 ans de résidence. Le Front de gauche veut mener des politiques refusant de ghettoïser la société, qui ne soient pas guidées par l’obsession du refoulement des étrangers.

Hier, aucun des candidats n’a proposé de solutions qui rompent vraiment avec la logique de l’argent et des marchés financiers. Le PCF n’affichera pas de préférence. Il a son candidat : le Front de gauche ! Avec son candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, et son programme, « L’humain d’abord », le Front de gauche appelle les citoyens à s’emparer du débat politique et à imposer les mesures prioritaires de la gauche pour 2012. Le Front de gauche veut tirer le débat à gauche et vers le haut !

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Douillet ministre des sports…

Posté par jacques LAUPIES le 27 septembre 2011

« un pur exercice de communication politique »

Je ne connais évidemment pas ce champion en recherche de notoriété politique.

Après tout comme citoyen il a bien le droit de prétendre à des fonctions ministérielles. Reste qu’il est pris dans la galère sarkozienne qui au fil des ans s’est servi de ce ministère plus pour faire de la communication que pour apporter aux sportifs ce qu’ils sont en droit d’attendre de l’état : des structures et des moyens pour rendre la pratique du sport la plus populaire possible et non un vaste marché ou parfois la débilité de certains supporters cotoie l’indécence du culte excessif du champion.

  »Si t’es pas le premier, t’es un con » semble être la devise de nombre de squatters de stade et de dirigeants affairistes et parfois simples bénévoles, ce qui est un comble. Le haut-niveau est nécessaire et indispensable et, fort heureusement, il reste un exemple pour la jeunesse, souvent empreint de la modestie des champions. Mais il y a cette masse de jeunes qui grâce à la pratique sportive dans des milliers de clubs en sont la base essentielle. C’est à elle qu’il faut penser !

L’ex champion de judo à qui l’on prête des propos misogynes et homophobes (l’un va souvent avec l’autre) a toute la configuration d’un sportif chez qui prime un individualisme exacerbé mais après tout, peut-être, les quelques mois que lui promet le calendrier politique national en fera-t-il autre chose qu’un élément de communication au service d’une droite un peu mal en point ?

On peut toujours rêver !

Communiqué du PCF :

Douillet ministre des sports : « un pur exercice de communication politique »

Roselyne Bachelot, Bernard Laporte, Rama Yade, Chantal Jouanno et maintenant David Douillet… Soit 5 ministres en moins de 5 ans. Voilà le nouveau « tournez manège » des ministères qui montre à quel point le Président de la République dé-considère le sport. Cette nomination est en réalité un pur exercice de communication politique. Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, le ministère des Sports est un bateau qui coule, sabordé successivement par ses derniers capitaines. La tendance reste à la disparition pure et simple du Ministère des sports. L’ancien député David Douillet avait d’ailleurs remit l’an dernier au président de la république un rapport intitulé « L’attractivité de la France pour l’organisation de grands événements sportifs ». L’orientation sport-business du nouveau ministre en charge des sports ne présage rien de bon pour le sport français et les valeurs qu’il est censé véhiculer. Dans son programme, l’Humain d’abord, le Front de gauche propose de redonner au ministère de la jeunesse et des sports les moyens qui lui sont nécessaire avec ses services déconcentrés et ses établissements publics. Il faut rétablir un centre régional d’éducation populaire et de sport par région et porter le budget du ministère à 1% du budget national.

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Les dix stratégies de manipulation de masses

Posté par jacques LAUPIES le 22 septembre 2011

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Je n’ai évidemment pas la prétention de me situer au niveau de ce linguiste célèbre, mais le texte qui suit correspond tellement à ce que je ressens en regardant assez assiduement la télé que je voudrais pouvoir le remercier de cette analyse de la manipulation médiatique qui, en tous points, traduit ce que je pense depuis pas mal de temps.

Comment faire comprendre à mon entourage, dont certains sont littéralement piégés par la plupart de ces « stratégies » qu’évoque Chomsky et acceptent l’extrémisme politique de droite (et parfois de gauche) qui porte nos indignations et nos révoltes dans des voies de garage. Précisément appuyé par ces méthodes, certes déja anciennes mais qui engendrent avec la révolution des techniques nouvelles de communication un effet de masse désastreux.

En définitive l’aboutissement dans les extrémismes, ou la soumission à la pensée dominante, ont pour origine des pouvoirs en place qui ne cessent d’utiliser l’ensemble de ces statégies.

Noam Chomsky Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité. Image : the last minute PRESSENZA Boston, 21/09/10

 

1/ La stratégie de la distraction Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

 

3/ La stratégie de la dégradation Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

 

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? «Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celle d’une personne de 12 ans». Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles»

 

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

 

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

 

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

 

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

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Exécuté aux Etats-Unis, Troy Davis a clamé son innocence jusqu’au bout

Posté par jacques LAUPIES le 22 septembre 2011

Exécuté aux Etats-Unis, Troy Davis a clamé son innocence jusqu'au bout

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Troy Davis, devenu un symbole de la lutte contre la peine capitale, a été exécuté mercredi aux Etats-Unis après avoir clamé son innocence jusqu’au bout, mais sans pouvoir remporter son ultime marathon judiciaire.

Juste avant l’injection mortelle au pénitencier de Jackson (Géorgie, sud-est), cet Afro-américain de 42 ans a répété qu’il n’était pour rien dans la mort du policier blanc pour laquelle il a été condamné en 1991.

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Troy Davis doit vivre

Posté par jacques LAUPIES le 21 septembre 2011

Le comité des grâces de Géorgie vient de refuser de surseoir à l’exécution de Troy. C’est une nouvelle effroyable pour tous les démocrates, tous les humanistes du monde. Notre émotion et nos pensées vont d’abord à Troy et à ses proches.

Il reste 24 heures pour empêcher l’horreur. Le comité des grâces peut encore revenir sur sa décision.

La mobilisation planétaire autour de Troy reflète les doutes persistants sur sa culpabilité. Troy risque d’être exécuté en l’absence de toute preuve matérielle et alors que sept des neuf principaux témoins sont depuis revenus sur leur déclaration initiale en invoquant des pressions policières.

En tuant Troy, c’est l’Humanité civilisée qui serait atteinte.

Nous en conjurons Larry Chisolm, procureur du District, les autorités georgiennes, les autorités fédérales, et le Président Barack Obama : ne laissez pas commettre pas l’irréparable.

Troy Davis doit vivre dans POLITIQUE troy

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Le mythe « Jésus »

Posté par jacques LAUPIES le 20 septembre 2011

Le mythe Jésus
Invention des hommes rêvant
Ou homme d’invention qui rêve
Il est devenu dominant
Sur une croix de bois qu’on lève

Son corps décharné se dépeint
D’un regard plein de compassion
Donnant espoir à ceux qui ont faim
Et pardonnant tous les lions

Depuis deux mille ans et des mois
Des foules entières l’adorent
Et ceux qui deviennent des proies
Et quelques uns qui les dévorent

De Jésus il est passé Christ
De Christ il est devenu Loi
Utile à tous les arrivistes
En berçant les peuples de foi

Bien d’autres nommés par un Dieu
Qui nait des frayeurs séculaires
Sont devenus comme un enjeu
Pour que soient remplacés les pères

A la notable différence
De Moïse ou de Mahomet
Il n’a aucune ressemblance
Avec des rois ou des guerriers

Un mérite dont ne font cas
Les empereurs de la richesse
Les illuminés sans état
Et les pécheurs en confesse

Jésus qui portait l’espérance
D’un paradis dans ce désert
Revient aux peuples qui s’élancent
Pour le bâtir sur cette terre

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Hello Pujadas, hello Delahousse pensez à moi !

Posté par jacques LAUPIES le 18 septembre 2011

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Le Front de Gauche est en campagne. Donc le Parti communiste aussi, comme ses alliés.

 Ce constat banal en apparence implique cependant que tous ceux qui aspirent à un vrai changement dans notre pays se mobilisent et en particulier les communistes dont on sait évidemment qu’ils ne seront pas les derniers pour cela et doivent se mobiliser :

-          pour agir partout ou il y a à défendre pied à pied des droits sociaux, des emplois, des libertés collectives ou individuelles.

-          pour assurer  une forte présence de la gauche radicale (et pour nous il ne faut pas se tromper et bien discerner la crédibilité du FRONT DE GAUCHE) dans ces élections présidentielles malgré le squat des médias auxquels se livrent  les rêveurs du bipartisme dont on ne m’ôtera pas de l’idée que les primaires socialistes contribuent à la mise en place.

Ce qui a fait de la France économique, sociale et culturelle ce qu’elle est, et que nos gouvernants s’emploient à détruire, disparaitrait tout simplement – avec le bipartisme – en ramenant deux camps gérant en alternance un capitalisme à s’affronter sur les bases consensuelles au système, où seraient déterminants non pas les idées des classes et catégorie des collectifs (partis) qui en sont l’expression mais deux conglomérats  où se confondraient  conservateurs ou réformistes de tous poils,  se différenciant par la mise en avant d’hommes ou de femme souvent guignolesques. Ainsi serait effacé le rôle des partis et l’intervention populaire qu’ils peuvent incarner au plus bas de l’échelle sociale au profit de celle qu’on nous propose au sommet et qui ressemble plus à choisir un politique comme on choisit une voiture ou un fromage.

Je pèse mes mots en disant cela car le spectacle affligeant que nous offrent bon nombre d’hommes  ou de femmes politiques de ce pays est bien une réalité : ils vont tour à tour, y compris en étalant leur vie privée, serrer des mains, donner des coups de chapeaux pour se vendre sur des scènes, des plateaux, des parcours ou sont plus nombreux le photographe que le public, aux côtés de gens du spectacle pour la plupart eux aussi plus préoccupés par leur image de marque que d’exprimer des opinions (quand ils savent et peuvent le faire) . Et, quant ils le font, pour un certain nombre, cela relève souvent d’une naïveté pitoyable.

Je sais, vous allez me dire il faut être présent là ou le peuple vient se divertir car c’est la qu’on le trouve (héritiers que nous serions des romains dans l’arène). Sans doute mais à condition que le divertissement (souvent médiocre) n’abrite lui aussi une forme d’endormissement politique que peuvent pratiquer  quelques uns. Et puis, même si la politique est présente partout, il doit y avoir des lieux, une organisation pour cela. On peut rire de tout mais il y a des lieux aussi pour cela.

Je l’ai déjà dit la première émission sur les primaires, sauf qu’elle ne concerne qu’un parti qui devrait ainsi voir amputer son droit de télévision, ne m’a pas déçu dans sa forme. Ce qui a été dit est autre chose et chacun peut en juger. Le problème est que tous les partis disposent de cette facilité et de ce temps qui lui est consacré.

Très pointilleux sur la part qui revient au Front de Gauche qui n’a pas bénéficié d’expression lors de primaires, puisque n’en organisant pas (bien qu’un vote ignoré des médias ait eu lieu et eut pu susciter des échanges devant les français curieux de politique) je suggère qu’il dispose à une heure équivalente d’un plateau ou les différentes sensibilités du Front de Gauche pourraient débattre d’un programme qui lui, à l’avantage de la cohérence, et dont on parle peu ou pas du tout.

Hello Pujadas pense à moi ! Je n’en peux plus de payer mes impôts pour que soient ignorée, agacée et  parfois agressée ma sensibilité politique.

Hello Delahousse  pense à moi toi qui as le culot d’interroger, au journal télévisé de treize heures ce dimanche, pendant deux minutes Pierre Laurent à la première fête de France alors que tu consacres quasiment une heure à la Secrétaire nationale des verts.

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Prendre le train en marche

Posté par jacques LAUPIES le 16 septembre 2011

 Débat des primaires PS: des nuances plutôt que des différences

Comme beaucoup de français j’ai suivi le débat organisé sur la chaine publique entre les différents candidats socialistes aux primaires du Parti qui avaient, sans doute pour atteindre une crédibilité de gauche plus large, fait appel à la candidature du pâle radical  Baylet.

Comme il se doit, dès le lendemain, les commentateurs toujours triés sur le volet, sont venus nous apporter des appréciations dont certaines semblaient avoir été préparées d’avance. Ainsi un jeune nouveau du commentaire politique est apparu dans l’émission Télé matin, parmi les soumis de William Leymergie, nous dire tout le bien qu’il pensait de François Hollande.

Un François Hollande présenté comme le meilleur, le plus conséquent. Comme je l’ai trouvé plutôt en dessous de la moyenne, pour ne pas dire plus,  je me suis demandé ce qui lui valait tant d’éloges. Je plaisante car je connais la réponse : depuis que Dominique Strauss Kahn a mis un feu et que ses amis ont choisi Hollande comme pompier, ce dernier fait dans le mi figue  mi raisin pour rallier les partisans du social libéralisme tout en ratissant large, notamment chez les écolos, avec une position farfelue sur le nucléaire dont Martine Aubry  n’a pas manqué de relever l’inconséquence (n’en déplaise à notre jeune journaliste du matin !)

Une telle position d’un candidat présidentiable intéresse le bourgeois, c’est évident  !

Walls, toujours égal à lui-même, a bien tenu son rôle de jeune loup des tendances semblables à celles de celui que son mentor Rocard  considère comme un malade et devant lequel il entendait s’effacer : l’éternel Strauss Kahn.

Ah ! La social-démocratie n’a pas fini de me faire rigoler, si tant est que l’on puisse en rire.

Comme je l’ai souvent dit ici, chacun de ses représentants s’efforce de prendre un train en marche pour nous faire croire ensuite qu’il va en être le conducteur. Mais un train ça suit des rails et un tracé établi par quelques aiguilleurs eux-mêmes dépendant d’un chef de circulation. Le conducteur accélère, freine ou s’arrête en fonction des signaux (c’est le cheminot retraité qui vous parle).

Même Montebourg est de ceux-là, bien plus percutant cependant que Ségolène qui a de la peine à trouver une rame à hauteur de ses ambitions. Oui Montebourg semble avoir choisi le train le plus  attrayant qui soit, celui du mécontentement populaire qui se dessine à l’égard  de la finance et à l’égard des pratiques politiques. Il en faut bien un au PS. Bien que ne me faisant aucune illusion sur les discours qui, me semble-t-il, devraient caractériser un « bon et vrai » socialiste je ne pourrais, si je devais faire un choix à ces primaires, que voter pour lui.

Etant bien entendu qu’il me serait  plus agréable de le voir au second tour que les autres.  Non pas pour sa belle gueule, il en a une, mais pour ses propositions. Car vous vous en doutez bien, après avoir assimilé et accepté la candidature Mélenchon, je ne me perdrais pas dans un autre choix.

Que retirer de ce débat ? Contrairement à ce que peuvent penser certains de mes amis politiquement motivés, communistes, syndicalistes, militants associatifs, je considère qu’il a fait forcément émerger des questions que se posent les français. Le seul problème est qu’ils avaient en face d’eux toute l’ambigüité d’une gauche « trop modérée » qui voudrait bien gouverner seule avec pour seule ambition de gérer au mieux les contradictions d’un système qu’il faudra bien abattre un jour.

Rares seront les commentateurs qui oseront mettre en avant le sérieux des propositions communistes  que l’on va retrouver dans la candidature Mélenchon face à ce flou social démocrate.

Alors amis, comme je vous le disais hier, ne faite plus dans la dentelle, engagez vous. Seule votre voix, largement répandue autour de vous, peut contrer les mascarades médiatiques aux quelles on vous habitue.

Je  préconise un réseau autour de ce blog ! Qu’en pensez-vous ?

http://www.pcf.fr/

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Présidentielle, quel choix ?

Posté par jacques LAUPIES le 15 septembre 2011

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On n’arrache pas les racines des convictions de chacun par des coups de binettes  médiatiques. Sans doute mais cela contribue cependant à affaiblir les racines qui portent en nous  le feuillage des idées.

Sinon à quoi serviraient  les efforts déployés par la classe dominante pour détruire nos logiques de pensées notamment par des diversions, des manipulations qui commencent à l’école, pénètrent les médias, et usent abondamment d’ésotérisme en toutes choses.

Il y a cependant pour fortifier les sols de nos pensées des engrais irrésistibles. En politique cela s’appelle la réalité économique et sociale. C’est elle qui devrait assurer une belle floraison. Tout dépend évidemment de l’usage qu’on en fait.

Le débat ou simulacre de débat enclenché pour les élections présidentielles en est un exemple. D’abord décrire la situation comme résultante d’une crise profonde que personne n’est en mesure de contrôler (sorte de fatalité) et avancer les solutions conformes aux intérêts de la classe ou la catégorie sociale que l’on est censé représenter afin d’en obtenir le soutien électoral.  A ce jeu là il est évident que la démagogie triomphe t qu’elle se double de prudentes réserves (marquées par des omissions concernant les véritables intentions) Dans ce cadre préétabli de la pensée unique trois propositions politiques importantes sont à noter :

La première, celle que nous subissons actuellement consiste à aggraver cette situation c’est-à-dire faire de la « crise » un instrument d’accentuation de la spoliation du travail  à l’avantage du capital. On privilégie les détenteurs de richesses et on fait payer sous  diverses formes le plus grand nombre en prenant soin de ménager les apparences

La seconde, qui ne se différencie pas fondamentalement de la première, consiste à maintenir les choses en l’état en  refusant toute transformation du système en profondeur et, pour passer le cap de la crise jugée inéluctable, de réguler  l’accumulation de richesse et de réguler l’appauvrissement d’une grande partie de la population.

La troisième, totalement irréaliste, à enfermer notre peuple dans sa coquille nationale sans projet économique et social de nature à inverser les rapports économiques et sociaux et qui risquerait, si elle était appliquée d’être en élément supplémentaire de souffrance et de récession de cette nation qu’elle  prétend mettre au dessus de tout.

Ces trois propositions ont essentiellement pour nom : UMP ET SES VARIANTES EXTERNES, PS ET SES VARIANTES INTERNES, FRONT NATIONAL ET SA RECOMPOSITION.

A entendre les éditorialistes bien en cour à la télé il n’y aurait rien d’autre. LE FRONT DE GAUCHE connais-pas ! Même le NPA de Besancenot (non candidat) tombe ans l’oubli jusqu’à ce que le besoin d’effacer Mélenchon se manifeste. Et pourtant ce dernier est bien le seul à porter des valeurs de gauche républicaine et sociale :

 Mise en cause des effets des trois politiques qui précèdent en préconisant  le contrôle de la richesse produite (maitrise politique des collectivités à tous les niveaux : Europe, nation, région notamment, dans le secteur bancaire et financier) ;  relance de l’économie par l’amélioration du pouvoir d’achat des retraites, salaires et minimas sociaux ;  renforcement du service public  d‘éducation, de santé, de protection sociale, de sécurité des biens et des personnes ;  socialisation de secteurs économiques répondant aux besoins vitaux pour la population (eau, énergie, logement, etc.)Le tout reposant sur une modification constitutionnelle (VIème République)  Parce qu’elle fait appel à des notions d’économie, d’histoire de culture politique et même de concepts philosophiques expliquant l’homme dans son effort d’humanisation cette dernière proposition risque bien de ne pas pénétrer les masses populaires et tout est fait par ses adversaires pour la rendre peu crédible et inopérante.

On le voit nous sommes dans une bataille d’idée livrée dans un espace brouillé ou la voix de la raison se perd dans le brouhaha hurlant de la déraison.

Comme je l’indiquais à deux jeunes syndicalistes pris dans un combat difficile pour sauver leur emploi : Qu’attendez-vous pour créer les conditions de la traduction politique de vos aspirations par un engagement dans ce Parti que vous respectez, dont vous reconnaissez l’efficacité historique et présente. Ce parti a choisi un candidat, l’heure n’est pas à tergiverser et faire dans la dentelle, elle est venue pour qu’à gauche s’exprime massivement  la volonté de changement que nécessairement vos luttes devront accompagner.Ce Parti s’appelle communiste !

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L’opposition à Guérini se révèle à Marseille

Posté par jacques LAUPIES le 8 septembre 2011

Des ténors locaux, dont Patrick Mennucci, ont ouvertement 
critiqué le fonctionnement de la fédération PS des Bouches-du-Rhône. Marseille, correspondant.

La fédération socialiste des Bouches-du-Rhône n’est plus un bloc monolithique. C’est officiel depuis une réunion de la direction fédérale, en fin de semaine dernière, où des ténors locaux ont, pour la première fois, exprimé bien haut leur désaccord avec Jean-Noël Guérini, l’homme fort du PS local. Les oppositions étaient connues, elles sont désormais déclarées. Patrick Mennucci, maire du premier secteur de Marseille, Eugène Caselli, président de la communauté urbaine de Marseille, Sylvie Andrieux, députée de Marseille et Marie-Arlette Carlotti, conseillère générale réélue haut la main le 27 mars, ont ainsi refusé de cautionner le fonctionnement de la fédération, jeudi dernier, à l’occasion de la réunion du bureau fédéral.

Il devait y être question de la succession du premier secrétaire fédéral, Jean-Noël Guérini. Ce dernier avait lâché du lest, après un scrutin cantonal marqué par la perte de deux sièges dès le premier tour pour le PS, en annonçant qu’il cesserait de cumuler les fonctions de président de la fédération et de président du conseil général. Mais, pour assurer l’intérim, dans l’attente du verdict des urnes, il a placé l’un de ses proches, Jean-David Ciot, à la tête de la fédération. Les personnalités citées plus haut ont choisi de s’abstenir.

Dès le lendemain, dans le quotidien la Provence, Patrick Mennucci, ancien bras droit de Jean-Noël Guérini durant la campagne municipale de 2008, a sonné la charge. Morceaux choisis : « Le message délivré par notre fédération est limpide : rien ne change » ; « Comment parler de rénovation quand on explique que rien ne change et que le système continue ? » ; « C’est ce système clientéliste qu’il faut changer. Il est devenu un outil de domination politique » ; « On est au paroxysme du pouvoir personnel. »

Christophe Deroubaix (l’HUMANITE)

L’opposition à Guérini se révèle à Marseille  dans POLITIQUE gu

COMMENTAIRE

Quoiqu’il advienne des suites juridiques de cette affaire  en l’état actuel, comme toujours, la présomption d’innocence doit primer ,d’autant qu’une garde à vue n’est pas une mise en examen et qu’une mise en examen n’autorise pas de suppositions déplacées de quiconque s’interesse au sujet.

 Nous ne pouvons nous en tenir qu’aux incidences politiques locales. Les socialistes de Tarascon ne nous ont jamais apparu, du moins pour ceux qui ont officiellement représentaient cette Section, particulièrement animés d’un esprit unitaire. Leur Fédération Départementale, même au temps de Deferre, a toujours privilégiés des alliances avec la droite ou avec des personnalités connues pour leur attachement à droite.

Cela n’a pas empéché qu’un certain nombre de militants se sont démarqués de cette pratique cependant ancrée localement.  Au lieu de rassembler les socialistes, une  stratégie de préférence pour une fraction de la droite se poursuit. Elle a été encouragée par l’investiture aux dernières élections cantonales d’un ancien membre du PCF, Jean rené Soler qui, par dépit de ne pas avoir reçu l’investitue de ce dernier Parti, est allé naviguer avec un courant floue d’extrême gauche, a tenté une intrusion dans le Parti de Gauche pour finir sous l’égide de la rose du PS.

De telles pratiques, initiées par une Fédération conduite par Jean Noël Guérini n’ont, dira-t-on, rien à voir avec l’affaire qui le concerne. Dont acte. Mais n’est ce pas de cela qu’il faudrait parler ? Car la gauche ne peut progresser, si à Tarascon comme aillleurs, ne s’instaure de nouvelles pratiques politiques ou le choix des dirigeants ou des candidats se fait hors des pressions économiques, du clientélisme , des alliances opportunistes en tenant les électeurs éloignés des solutions possibles à la crise.

La gauche doit se rassembler, avoir un véritable programme de transformation sociale. C’est pour cela qu’inlassablement les communistes en appellent au rassemblement autour d’eux et du Front de Gauche pour aboutir à ce Front Populaire qui peut rallier les bonnes volontés à gauche, donc avec les socialistes mais au dela y compris ceux qui s’égarent dans des extémismes paralysants.

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