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Depardieu

Posté par jacques LAUPIES le 30 décembre 2011

J’ai  toujours admiré cet acteur et je continue encore bien sur.

Mais l’usage que l’on a fait de lui dans le « Raspoutine » qu’il nous a té donné de voir à la télé ne m’a pas pour autant convaincu  de la qualité de ce téléfilm.

J’ai, sans trop pouvoir l’expliquer, eu l’impression que le film a été fait à la va vite. Dommage car le sujet à traiter au travers de ce personnage ambigu,  méritait bien plus que cela !

Je trouve que les scénaristes et les milieux journalistiques en vogue prennent beaucoup de liberté en nous présentant les rois, les empereurs et les tsars sous des aspects sympathiques et  humanisés à outrance. De Louis XVI  aux Romanov pour ne prendre que ceux qui ont subi les conséquences d’une révolution, leurs récentes mise à l’écran en atteste.

Il semblerait que nous avons affaire à des monarques innocents dépassés par les évènements et absolument pas en prise avec la réalité sociale économique et politique de leur temps. Toutes ces « biographies » sont empreintes d’une mièvrerie désespérante et tendent  à déresponsabiliser ces  personnages à l’égard des souffrances endurées par leurs peuples.

Et quand j’entends un certains Stéphane Berg commenter les affres supportés par le roi d’Espagne ou la Reine d’Angleterre, ce petit bonhomme, qui parait pourtant intelligent et cultivé, au premier abord, me fait de la peine dans son obstination à édulcorer le cynisme de ces monarques en leur attribuant toutes sortes de qualités charismatiques.

Signe des temps auxquels sont soumises  les jeunes cervelles de nos enfants.

Pour en revenir à Depardieu lequel entre la publicité faire autour de ses forts et  compréhensibles besoins à satisfaire dans une bouteille quand il s’est vu privé du lieu prévu dans un avion a cet effet , et ses intentions de vote plutôt discordante avec son personnage, il ferait bien d’avoir plus d’exigence professionnelle avec la notoriété dont il dispose.

Mais ces comportements d’acteurs, de metteur en, de réalisateurs, de journalistes ou d’historiens à la petite semaine font partie précisément de ces temps qui nous mènent je ne sais trop à quelle catastrophe.

Mais heureusement qu’ils sont là car ils nous donnent au moins prétexte à dire ?

Comme disait ma grand-mère un  peu lasse à mon grand-père silencieux et qui surement n’en pensait pas moins : » je ne serai pas la pour voir ce qui va arriver ! « 

 Raspoutine diablement inspirant

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Corée du Nord

Posté par jacques LAUPIES le 29 décembre 2011

 

Funérailles d’un autre siècle pour Kim Jong Il

Evidemment  assister à ce cérémonial d’un autre temps pratiqué pour les obsèques d’un dirigeant communiste (où qui se disait communiste) crée parmi les communistes une sorte de malaise. En tout cas c’est un peu  ce que je ressens.

Discutant hier avec un jeune étudiant en psychologie je lui faisais part de toutes les réserves qu’appellent  ces régimes pro-staliniens. J’ai été étonné par une des remarques qu’il m’a faite indiquant qu’il fallait aussi prendre en compte la situation dans laquelle, tant socialement que culturellement se trouvent  certains peuples qui ont ces comportements qui nous étonnent.

Il essayait de comprendre cela plutôt que de jeter l’anathème sur un régime qu’au demeurant il n’approuvait pas sur un grand nombre d’aspect tout comme moi.

Et sans doute ses remarques étaient fondées car non seulement il nous est difficile de comprendre qu’au nom de la Dictature du Prolétariat qui en soi n’est pas nécessairement toujours condamnable dans la mesure où elle permet que, dans les circonstances exceptionnelles d’une transition révolutionnaire, on puisse instaurer des régimes autoritaires policiers et disons le quasiment monarchiques.

Pour un communiste cela dépasse l’entendement mais plutôt que de se lamenter unilatéralement sur ces faits il faut aussi parfois prendre en compte non seulement les situations intérieures mais aussi extérieures à ces pays qui conduisent à pareille situation.

Le monde capitaliste, sauf durant la courte période de la deuxième guerre mondiale n’a pas fait de cadeau aux pays ayant choisi une option socialiste avec des Partis se réclamant du « marxisme » Et encore là on a pu constater que certains n’ont pas hésité à choisir l’option fascisante au niveau  d’une certaine grande bourgeoisie internationale.  Certains même ont misé sur le fascisme hitlérien pour abattre les jeunes républiques soviétiques et les mouvements communistes de leur propre pays.

Ils ont souvent, avec une agressivité permanente et soutenue, obligé des pays d’un niveau économique bien moindre que la plupart des pays occidentaux, à se prémunir avec des défenses couteuses qui ont hypothéqué leur développement  économique, politique et social, on pourrait même ajouter culturel.

De telles conditions n’ont pas favorisé le développement de la démocratie et ont favorisé des pratiques totalitaires permettant l’appropriation du pouvoir par des castes d’apparatchiks dont évidemment l’on s’est bien rendu compte après la chute du mur et l’effondrement du régime soviétique, qu’ils avaient des points communs avec les dirigeants de l’économie capitaliste et ont su, y compris manipuler les pouvoirs politiques qu’ils ont mis en place (ou qui les a mis en place eux !) Et l’on ne me fera pas croire que tous les communistes étaient dans cette démarche…

C’est bien pour cela que la démocratie ne peut être exclue de la construction d’une république sociale. Mais attention de ne pas tomber dans un angélisme qui éloigne de la vigilance nécessaire face à l’individualisme, les concepts du  « droit naturel », la culture libérale qui pénètre les masses tant dites moyennes que les plus pauvres, les réflexes alternatifs extrêmes quand  surviennent des difficultés d’ordre économique.

Même la classe ouvrière considérée comme révolutionnaire et n’ayant rien à perdre dans le changement des rapports sociaux d’exploitations en rapports de coopération peut se voir divisée et dévoyée dans la contre révolution, séduite par des diversions nationalistes, religieuses voire sectaires et dogmatiques concernant la construction d’une société nouvelle prétendument communiste.

Ce ne sont pas les livres qui m’amènent à ces considérations mais tout simplement un vécu que les jeunes parfois, et c’est à la fois étonnant et rassurant, semblent  percevoir. Et l’histoire ne nous dément pas si on la regarde bien en face.

C’était le cas de « mon » étudiant.

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Le Printemps (Aragon, mai 1940)

Posté par jacques LAUPIES le 28 décembre 2011

Extraits

Ô frontaliers Ô frontaliers vos nostalgies

Comme les canaux vont vers la terre étrangère

La France ici finit ici nait la Belgique

Un ciel ne change pas où les drapeaux changèrent

……………………………………………………………………..

Rendez-moi rendez-moi mon ciel et ma musique

Ma femme sans qui rien n’a chanson ni couleur

Sans qui mai n’est pour moi qu’un désert physique

Le soleil qu’une insulte et l’ombre une douleur

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Le coquins, les couillons et la révolution

Posté par jacques LAUPIES le 27 décembre 2011

 
 
Pas trop le temps d’écrire en ce moment !

 Il y aurait cependant tant de chose à rappeler qui justifierait un article ! Pourtant il y a matière à raconter : le chômage qui grandit, les restos du cœur qui n’en peuvent plus, l’autre qui massacre son peuple, les américains qui préparent les élections présidentielles eux-aussi, les règlements de comptes à Marseille, que sais-je encore ?

 Une idée me vient cependant en ouvrant l’ordinateur et en regardant la date : nous sommes le 27 décembre. Il reste quelques jours pour s’inscrire sur les listes électorales. Evidemment tout ce que je viens d’évoquer a plus ou moins, plutôt plus que moins, à voir avec l’exercice du droit de vote. Et pourtant il n’empêche que beaucoup n’y croient pas, à ce droit, et quand ils y croient  font preuve de négligence en « oubliant » d’aller se faire inscrire.

 Alors que faire devant cette irresponsabilité citoyenne ? Bien répéter que le peuple a deux moyens pour se faire entendre : la démocratie et à défaut la révolution. Dans les deux cas il risque, c’est évident, la manipulation par les coquins qui rodent dans la mouvance de ces deux possibilités. Mais le pire est bien de ne rien faire car les coquins tranquilles cela n’a pas de retenue pour « coquiner » et s’acoquiner.

 Alors il faut bien leur faire peur, les obliger à venir faire des promesses ! 

 Les coquins savent s’adapter aux situations.

Il n’est que de regarder la télévision pour s’en rendre compte. Bien sur il y a les coquins sincères  et puis les malhonnêtes. Un coquin sincère est un idéaliste (au sens moral pas philosophique), tellement idéaliste qu’on finit par ne pas le croire. Cela souvent à cause du malhonnête, tellement malhonnête que, même si on doute de lui, il nous fait douter de tout le monde !

Ah c’est compliqué tout ça ! Tellement compliqué qu’il vaut mieux s’abstenir pour ne pas se tromper ! Ben oui mais alors les coquins, qui n’en demandent pas mieux, se frottent les mains : la masse des couillonnés qui votent diminuant ils vont pouvoir faire ce qui leur plait.

Démonstration : si la moitié des couillonnés s’expriment et qu’il y a par exemple 6 candidats bien soutenus en communication : un d’extrême droite, un de droite, un du centre, un social démocrate (dit de gauche) un de  gauche (la vraie) et  les divers (de droite et de gauche)

En prenant appui sur la configuration « sondagistique »  mais avec seulement 50 % de votants, le premier crédité de 18 % ne représente que 9 % de français, le second crédité de 22 % n’en représente que 11 %, le troisième  7 %, le quatrième 13 %, le cinquième 5 % et les divers 5 %¨. En gros ce sont les chiffres qui concernent les candidatures de Le Pen à Poutou . Autrement dit, au mieux, la France serait gouvernée par un homme qui représente  13 % de français.

S’il y a 75 % de votants elle sera gouvernée par un homme qui représente au mieux environ 20 % de français.

Même un système à la proportionnelle, me direz-vous,  ne peut faire un élu représentant sur sa personne une majorité. De Gaulle, avec le système actuel qu’il a instauré à sa mesure, lui-même n’y est pas parvenu. Il est évident que les élections de ce fait autorisent les plus grandes couillonnades. Et les coquins ne s’en privent pas.

Faut faire avec. Mais que c’est désagréable de vivre avec des couillons et des coquins !

Pour que cela s’améliore inscrivez-vous sur les listes électorales pour atteindre au moins les 75 % de votants ! Car en définitive celui qui demain gouvernera avec 20 % de suffrages (bien à lui ou presque car il est aussi le candidat de coalitions internes (PS) et externes (UMP) ne pourra pas ignorer les 15 % de français qui lui manquent pour avoir sa majorité de 50 % des votants. A moins que, cela s’est déjà vu, que les coquins lui fassent la main pour avoir un extrême en face de lui.

De quoi, devant pareille perspective, préférer que finalement avec 10 % on puisse sortir de ce bourbier électoral. Après tout cela ne ferait en gros que 4,5 millions de personne dans la rue. Moins couillons et moins coquins que les autres sans doute ! Avec une bonne grève générale (décidée en bas mais bien organisée) porteuse de revendications économico-politico-institutionnelles et un rassemblement structuré pour organiser tout ça, on aurait peut-être quelques chances de rafraichir la république et de la rendre plus sociale.

On peut toujours rêver !

 

Fichier:French presidential election, 2007 1st.svg - Wikipedia Orange

Résultats du premier tour de la dernière couillonnade. Edifiant. Mais ne vous découragez pas. Votez Mélenchon pour que la couillonnade soit moins grande !

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Vaclav Havel

Posté par jacques LAUPIES le 24 décembre 2011

 

 

 

Décès de Vaclav Havel : réaction de Pierre Laurent

J’ai pour la première fois découvert Vaclav Havel, et du coup Pierre Arditi, lorsque fut joué au festival  d’Avignon une pièce dans laquelle il dénonçait tout ce que peuvent produire, dans une société, les allégeances à tous pouvoirs,  avec les comportements ridicules et snobinards, mais aussi tristes et dangereux, que cela peut générer parmi ceux qui se prétendent être l’intelligentzia de ce pouvoir.

 Cela m’avait frappé et bien entendu toute attribution de l’inspiration de l’auteur à son expérience tchécoslovaque m’interpellait, bien que je n’eus pas de peine à imaginer la portée universelle de la critique d’une réalité sociétale qui là, semblait s’appliquer à un régime avec lequel nous avions pris nos distances.

 J’avais déjà, avec ma propre expérience pu évaluer,  tant à l’interne qu’à l’externe de mon engagement politique, que certains  de ceux que je fréquentais alors  auraient pu se retrouver à travers l’ambiguïté des personnages de cette pièce qu’il me faut absolument retrouver et relire sinon revoir !

 Cela n’a guère changé et longtemps encore la société des hommes produira les éternels lèche-bottes  qui hantent tous les pouvoirs du plus infime au plus puissant.

 Cette vision un peu brève et sommaire que j’ai pu avoir d’un homme de théâtre devenu homme d’état, à elle seule, a suscité ma réflexion fondée sur beaucoup d’inculture hélas.

 Lorsque le régime tchécoslovaque s’est effondré et qu’il fut fait appel à lui je me suis dis, à peopos de Vaclav Havel, encore un qui s’est fait récupérer par le libéralisme, voire le nationalisme, ce qui n’a jamais été ma tasse de thé. C’était je le concède une analyse un peu étriquée car vraisemblablement,  si cet intellectuel fut un peu dépassé par ces nationalismes qui germent encore en Europe centrale, il avait d’autres perspectives que celle de la séparation d’avec la Slovaquie. Et qui sait peut-être aussi celle d’une main mise occidentale aussi brutale sur son pays ?

 On lui a attribué tous les mérites de la « Révolution de Velours ». Soit mais c’est faire je suppose peu de cas de nombre de communistes qui ont dû lui faciliter la tâche. Et une fois de plus nos commentateurs de télé qui ne font pas dans le détail se garderont bien de nous le rappeler.

 Et de nous rappeler également que ce qui s’en suit en Tchéquie comme en Russie et ailleurs dans les pays « libérés » de l’est, peut laisser sceptique quant aux conséquences sociales de cette « libération » Témoin, cette guide que j’ai rencontrée lors d’un dernier voyage dans ce pays, laquelle « bouffait » du communiste à tous propos et ne cessait de me dire :  «  l’embêtant  c’est que mes enfants ne peuvent partir en vacances car c’est trop cher, que les loyers deviennent inabordables et qu’en plus la jeunesse a accès à la drogue et au chômage » Idem pour cet ouvrier d’un grande usine qui  disait que depuis la Révolution son sort n’avait guère changé, bien au contraire. Chacun de nous porte inconscioemment ses contradictions…

Seul ravi de la situation un Monsieur qui, dans une petite ville de Bohème,  rénovait le château de ses ancêtres dépouillés par la république socialiste instaurée après 1945. Je ne sais avec  quel argent il finançait les travaux entreprenait pour développer l’attrait touristique de ce lieu. Ayant pu constater par ailleurs que des affairistes douteux, y compris en France, usaient de leurs relations pour en nouer d’autres dans le milieu touristique avec des sociétés basées dans les pays de l’est, je pouvais imaginer qu’il y avait bien quelque part des financements occultes à la base de ces initiatives. Fermons la parenthèse !

 On peut ne pas vouloir d’un régime socialiste qui, devenu policier, frappait y compris des communistes (London) mais il faut faire attention de ne pas aller, sous ce prétexte, se jeter dans les bras des gardiens du capitalisme mondial. Lequel se confond par ailleurs comme le démontrait une émission de LCP avec les milieux maffieux.

 Ma sympathique guide qu’exaspérait la dégradation des églises et divers édifices religieux et l’ouvrier de la cristallerie, plutôt résigné, ne semblaient  tirer grand enseignement de tout ça.

Bref l’histoire apprend moins à vivre que la réalité. Quelques générations suffiront peut-être à les éveiller et à  trouver des voies nouvelles…Mais le temps presse là bas et ici ! Notre sort est liée.

Vaclav Havel avaient je le suppose bien compris tout cela. Mais, en tout cas, comme Valésa et Gorbatchev  il ne constituera  jamais pour moi, avec tout le respect que je dois au dramaturge, à l’homme épris de démocratie et de liberté, un symbole révolutionnaire. Je laisse cette appréciation aux bobos de tous poils qui hantent nos médias et parfois nos villes.

L’homme de culture prend souvent un risque quant il s’engage dans un combat politique : celui d’être instrumentalisé. Bien difficile de faire autrement !

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Génocide arménien. Est-ce un début dans la condamnation des massacres de populations ?

Posté par jacques LAUPIES le 23 décembre 2011

http://www.humanite.fr/node/439669?x

 Comme beaucoup je me suis interrogé sur la nécessité ou pas de légiférer sur un génocide commis dans le monde.

 La loi prenant le pas sur l’histoire peut-elle le faire sans l’histoire ? Sûrement pas. Mais on sait que l’histoire ne s’écrit pas aussi facilement que cela et qu’entrer dans ce processus  de condamnation de faits historiques peut évidemment, en fonction des pouvoirs politiques en place, provoquer des inégalités de traitement de faits semblables que la loi va ignorer.

 Certains ne seront-ils pas tentés de faire d’autres lois condamnant d’autres faits (massacres de populations révoltées du temps du colonialisme : Madagascar, Tunisie, Algérie, Indochine). Certains autres ne vont-ils pas être tentés d’ignorer les exactions commises sur lesquelles  s’est fondée l’existence de leur nation (Indiens d’Amérique, peuples africains ravagés par l’esclavage et la mort qui en fut la conséquence pour des centaines de milliers)

 Du goulag au Cambodge ceux qui se sont réclamés du communisme ne méritent-ils pas qu’on les assimile à tous ceux qui, au nom d’un état ou d’une classe,  se sont conduits en véritables criminels.

 On aura tôt fait de créer l’amalgame ! Chacun pourra tirer parti de ces condamnations et bien entendu cela ira de pair avec les moyens médiatiques plus ou moins complaisants qui le soutiendront. Donc dans une inégalité de perception par les peuples !

 Le goulag qui visait à l’élimination d’une classe mais pas d’une race est bien une sinistre tâche (marque qui salit) pour des milliers de communistes sincères. Peut-il être comparé à la solution finale dont le terme même définit la portée ?

 C’est ce que ne manquent pas de faire tous ceux qui aujourd’hui veulent mettre en cause l’idée communiste qui n’avait rien à voir avec cela mais qui s’en apparente au vu des conséquences.

 La démarche d’Atatürk  fondateur de la république turque fondée sur les principes de laïcité dont le système prévaut encore en Turquie n’est pas responsable du génocide mais ne veut pas en reconnaitre la réalité. Il y a sans doute des raisons de politique intérieure à cela que l’on peut comprendre sans pour autant excuser le fait de ne pas vouloir assumer une page noire de l’histoire de cette nation. Qu’il existe chez eux (comme chez nous) des nostalgiques  de ces méthodes exécrables et inqualifiables n’est pas une excuse, bien au contraire !

 De ce point de vue nous n’avons, en tant que nation, pas trop de leçon à donner aux autres car la férocité de nos classes dirigeantes a conduit moult gouvernement à tolérer des actes qui parfois avaient des  allures génocidaires. La barrière entre l’appel  à l’extermination d’une race et le massacre d’innocents (femmes et enfants) de l’adversaire jugés terroriste ou rebelle requiert une subtilité nauséabonde à laquelle se sont adonnés certains français dans les époques troublées de la deuxième guerre mondiale ou des guerres coloniales.

 Que les turcs nous fichent cela à la figure n’a, à mon sens, rien de surprenant. Cela ne les autorise pas à  fermer les yeux sur une sombre page de leur histoire. D’autant que les responsables politiques de notre époque n’ont pas à culpabiliser sur ce qu’on fait leurs ainés.

 Mais pour cela il faudrait que les enjeux économiques et politiques de notre temps fussent débarrassés de ce vilain petit canard qu’est la lutte des classe qui autorise, pour faire gagner son camp,  toute sorte de manipulation des faits historiques, depuis la récupération du bon comme la condamnation du mauvais. Bref à la carte ! Et pour que le canard disparaisse il faut bien réduire le capitalisme, pas physiquement  les capitalistes,  entendez bien…

Très bref raccourcis historiques de la Turquie du siècle dernier

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mustafa_Kemal_Atat%C3%BCrk

Génocide arménien. Est-ce un début dans la condamnation des massacres de populations ? dans POLITIQUE 170px-Sultan_Hamid

Le 24 avril 1915, le gouvernement Jeunes-Turcs de l’Empire ottoman décide d’en finir avec la minorité arménienne vivant dans l’actuelle Turquie et organise la déportation et le massacre d’Arméniens qui serait chiffré entre 1 200 000 et 1 500 000 Arméniens ottomans13, perpétrant ainsi lepremier génocide du xxe siècle. L’Arménie occidentale est vidée de sa population arménienne natale. Ce génocide n’a jamais été reconnu en tant que tel par la Turquie, dont les lois condamnent ceux qui mentionnent un génocide arménien14. Après l’effondrement de la Russie (1917) et de l’Empire ottoman (1918), les Arméniens parviennent à créer une république indépendante, à l’existence éphémère (1918-1920).

L’instigateur du génocide ci dessus

ci dessous le fondateur de la Turquie moderne qui exerça néammoins des pouvoirs dictatoriaux/

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Atatürk est élu à la présidence de l’Assemblée nationale à deux reprises, le 24 avril 1920 et le 13 août 1923. Il s’agissait alors d’une charge cumulant les fonctions de chef d’État et de gouvernement. Lorsque la République est proclamée le29 octobre 1923, Atatürk en est élu le premier président pour quatre ans, conformément à la constitution.

 

La République turque se construit autour de principes inspirés de la Révolution française. L’unité de la République, lasécularisation, mais aussi l’occidentalisation et la modernisation du pays. En effet, le régime kémaliste au lendemain de la chute de l’Empire ottoman veut recréer une nouvelle identité nationale, étatiste et laïque sur le modèle rigoureusement suivi en tout point de la république française24. Pour ce faire, Mustafa Kemal doit abattre les dernières institutions de l’ancien Empire ottoman. Une de ses premières mesures radicales fut de décréter la suppression des caractères arabes au profit de l’alphabet latin.

 

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Ils étaient couchés

Posté par jacques LAUPIES le 22 décembre 2011

Petit auteur sans rire
Tous les samedis soir
Plaint ses pairs de n’avoir
L’exclusivité d’écrire

Bien sur ce qui est pire
Il croit que son savoir
Lui donne le pouvoir
De juger et de dire

Il me rappelle ce juriste
Qui sûrement sans l’avoir lu
Riait d’un ancien détenu
Avec une hauteur sinistre

Que font ces olibrius
Avec des journalistes
Mêlés à des artistes
De télé détritus

Ce que je ne pardonne
C’est de rendre crétins
Des millions de gamins
De la toile ou ils trônent

Ils savent tous des tas de choses
Sauf peut être qu’ils sont agent
Du monde pourri de l’argent
Que critiquer vraiment ils n’osent

Parfois dans cette cage
Croassent des chanteurs
Qui a défaut de cœur
Saoulent en bavardages

Spectateur qui observe
Perçois-tu seulement
Que ce monde te ment
Caché par une verve

(Conçu au temps ou Zemmour et Naulleau s’érigeaient en critiques)

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Le restaurant

Posté par jacques LAUPIES le 21 décembre 2011

Aucun rapport avec le texte

Les petits bourgeois du dimanche
Viennent se gaver aux terrasses
Des restaurants de cette place
Ou les s d f  font la manche

Ces braves gens font la causette
Entre salades et gâteaux
S’inquiètent des derniers ragots
D’une télévision surfaite

Prolétaires reconvertis
Ils s’adonnent à la critique
Et brandissent partout des triques
Sur un peuple non converti

Du vin ils font un excitant
Pour oublier leur débandade
Après le temps des camarades
Dont ils rient en les fustigeant

Et s’ils gardent quelque rougeur
De l’aube ou ils suivaient le vent
D’une espérance en l’ignorant
Seul leur nez a cette couleur

Après le café noir repus
Gavés il vont asseoir leurs fesses
Dans des toilettes ou ils ne laissent
Qu’un excédent du trop perçu

Ils ne reniflent les odeurs
De ce dépôt qui les soulage
Tant il y a de parfums de cage
Dans leur conversion en seigneurs

Mais à la sortie quoiqu’ils disent
Sont présents tous les miséreux
Espérant qu’un jour plus heureux
Ils auront droit aux tables mises

Je perçois ces dignes ventrus
Si drôles  qu’ils me feraient rire
Si je n’avais goûté le pire
Victime de leurs attendus

Et si toujours l’on me répète
Que la misère est de tous temps
Je dirais qu’importe le temps
Un jour justice sera faite

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Les Collabos de Zemmour

Posté par jacques LAUPIES le 19 décembre 2011

 Certains « idéologues » du FN n’ont de cesse de répéter, ce qui n’est pas sans effet sur un certain nombre de jeunes qui se laissent piéger par sa démagogie, que la gauche a été majoritaire dans la collaboration pendant l’occupation nazie en France.

Plus le mensonge est gros plus il risque d’être avalé. C’est sans doute ce sur quoi mise le militantisme de Marine Le Pen qui a bien compris qu’il fallait plutôt affaiblir la gauche que la droite sarkozienne qu’il lui est cependant nécessaire de conserver dans son collimateur.

Les jeunes générations qui sont évidemment atteintes par ses discours avec la complaisance des médias au service d’une bourgeoisie qui ne verrait sans doute pas d’un mauvais œil qu’elle fut au second tour en présence de l’un des deux favoris ce qui donnerait, au rescapé de la plus trompeuse élection jamais imaginée, une aura bien utile mais complètement  fausse.

Chacun d’eux, même à son corps défendant, se trouverait ainsi sinon complice objectif d’un projet négatif pour notre peuple, du moins prisonnier de cette stratégie qui ne manque certainement pas de hanter les coordonnateurs de la mondialisation capitaliste. Mondialisation qui a besoin d’états et de nations soumises aux impératifs comme l’on dit des « marchés financiers ». Encore une abstraction dans la définition de ce qui n’est en réalité que spéculation pour chercher du travail pas cher.

Alors pour atteindre cet objectif la manipulation est orchestrée par ces puissants, non à l’égard de la dirigeante du FN qui sait fort bien ce qu’elle fait, mais de cette masse d’électeurs et parfois de militants de base, qui croient en son avenir politique immédiat et confondent tout, avalant les couleuvres du révisionnisme historique et politique le plus abject.

Bien sur il y a les promesses, les analyses économiques dont même un communiste pourrait presque approuver la teneur, le sempiternel recours à la stigmatisation de l’immigration, sans omettre, ce qui me parait le plus répugnant un couplet pour réinstaurer la peine de mort en développant la théorie de l’être naturel responsable de tout et en balayant tout déterminisme social dans la constitution du comportement humain.

Eric Zemmour dans une vidéo diffusée par des militants du FN se livre à une falsification qui ne peut-être sans conséquences sur des jeunes, et des moins jeunes hélas. Il tente la confusion, tout simplement, entre la collaboration d’illustres traitres à la nation, parce qu’ils avaient des origines politiques à gauche dans les années 30, avec la gauche tout entière. L’effet pour des esprits simples est assuré. Une dizaines de scélérats expliqueraient la pseudo trahison de dizaines de milliers d’autres : radicaux, socialistes ou communistes ; en oubliant que parmi eux des dizaines de milliers ont été fusillés, torturés et déportés précisément en combattant ceux à qui appartiennent aux familles politiques auxquelles Zemmour tente aujourd’hui de donner un coup de main.

C’est bien là sans doute que l’on peut reconnaitre la faiblesse de ces dirigeants) du FN ou de leurs collabo(rateurs) qui s’enfoncent progressivement (en espérant que ce ne sera pas inéluctable) dans un processus idéologique qui pourtant à déjà fait de nombreuses victimes dans TOUS les camps (au double sens du terme) ou l’on finit par substituer au mensonge, à la haine, la violence meurtrière.

Attention, attention !

Ne nous mettons pas à ce niveau mais patiemment décortiquons et démontrons qu’à l’extrême droite, à la droite dite « patriotique » il y a des loups qui se cachent et sont prêts à mordre. Démontrons aussi la responsabilité de toute cette foutue intelligentzia médiatique qui les combat comme s’il s’agissait de simples épouvantails qu’il suffirait d’enlever pour que les oiseaux reviennent. A noter d’ailleurs qu’ils ne cessent de brandir haut et fort l’épouvantail comme pour lui donner plus d’importance !

C’est un peu plus compliqué que ça, chers amis et camarades ! Rien n’est plus difficile à combattre que la démagogie et la mauvaise foi. Sauf à rappeler notre vécu lorsque l’on en a un.

Dans mon enfance j’ai eu la chance de connaitre des résistants (des plus modestes aux plus exposés), des « neutres » qui préféraient se cacher dans un grenier pour ne pas partir au STO, ce qui n’était pas si mal déjà, des collabos, miliciens ou militants pétainistes convaincus fuyant l’épuration, des suivistes d’un camp ou de l’autre à la libération. Je dois franchement dire  que les premiers étaient clairement engagés à gauche et généralement communistes. Pour les autres je préfère me taire pour ménager certaines susceptibilités car je ne pratique pas l’amalgame.

Il est vrai qu’il y a ceux qui font l’histoire et ceux qui la défont. On sait bien qu’il faut des décades et parfois des siècles pour la réhabiliter. Mai là tout de même…Zemmour pousse un peu trop le bouchon.

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Vote des immigrés « étrangers »

Posté par jacques LAUPIES le 16 décembre 2011

 

Il  faut bien aborder tous les sujets politiques à la veille d’une élection de portée nationale et dont l’importance est évidemment marquée par les pouvoirs qu’elle donne à un homme (ou une femme) demain élu au suffrage universel direct.

 Les candidats, à ce poste devenu quasiment  monarchique tant il s’éloigne en définitive de la majorité populaire,  éprouvent le besoin, avant même le scrutin, de prendre leur distance avec leurs partis sur le terrain.

 C’est une étape vers les promesses qui ne seront pas tenues telles celle que le Président de la République avait faite au sujet du vote des immigrés. Son refus, et celui de la majorité de droite qui double le  FN lequel aurait pu avoir l’exclusivité sur la question, a donc donné lieu à un débat propice à de nouvelles invasions médiatiques du PS et de l’UMP.

 Calvi et son équipe se sont évidemment précipités  sur l’évènement. Cela nous a valu un « Mots Croisés » avec les éternelles vieilles barbes du journalisme et de la politique. Quant aux jeunes invités (une ancienne Ministre tout à fait adaptée à la situation de part ses origines et un avocat toujours aussi nébuleux) ils étaient venus réciter la leçon  apprise pour la circonstance, sans conviction. Bien entendu il y a eu quelques passes d’armes intéressantes.

Je les ai écoutés, cherchant vainement l’intérêt qu’il peut y avoir à refuser à des hommes et des femmes qui travaillent la plupart du temps dans des métiers dont personne ne veut, qui cotisent à la sécurités sociale, paient leurs impôts, s’inquiètent de leur avenir ou de celui de leurs enfants  ont souvent quitté une terre qui n’était plus nourricière, le droit de participer à l’élection d’un conseil municipal  et éventuellement d’y être élu.

 Le fait d’exiger de ces travailleurs, ouvriers, employés, commerçants ou exerçant une profession libérale ou encore intellectuels qu’ils soient naturalisés pour pouvoir voter n’est pas un argument anodin pour beaucoup de gens. Le fait que la réciprocité n’existe pas dans d’autres pays mérite aussi d’être considéré.

 Mais, comme l’ont rappelé les adeptes de ce droit de vote, la France n’est pas à comparer aux autres pays sur la tradition républicaine. Si elle est parfois en retard dans l’extension de cette conquête fondamentale qu’est le suffrage universel (vote des femmes, régime présidentiel) elle a posé le principe, depuis fort longtemps, de la reconnaissance du droit des étrangers installés et travaillant sur notre sol, à bénéficier des mêmes avantages.

 D’autant que globalement la présence immigrée est estimée, par les experts,  économistes et différentes institutions d’évaluation,

 

 Emmanuelle Bonhomme candidate aux élections de députés, entourée des militants cu PCF et du Front de Gauche, en débat avec les tarasconnais.

 Expliquer sans relache que rien n’est fatal, que l’on peut changer de politique. Les médias ne nous sont  pas favorables, donc allons sur le terrain, comme la candidate du Front de Gauche, Emmanuelle Bonhomme, ici qur le marché aux puces de Tarascon, ou souvent des pauvres achètent à d’autres pauvres, venus glaner quelques euros  pour arrondir les fins de mois ! Parti communiste et Parti de Gauche sont la pour soutenir la candidature Mélenchon

 

bénéfique pour notre économie contrairement à ce que prétend le FN et que ne dément pas la droite « classique »

 Au fond le vent d’opposition au vote des étrangers, environ un million et demi de personnes , repose sur des considérations  plus politiques  qu’économiques. Le chantage grotesque à l’invasion culturelle entre comme toute la stratégie de la droite dans la mise en exergue  de problèmes secondaires (les fraudeurs la montée de la violence, etc.) pour masquer l’essentiel : l’échec de sa politique qui place l’état et la nation sous la dépendance des Banques et des multinationales à la recherche du travail pas cher.

 Quand les électeurs auront compris cela il en sera fini des tentatives libérales ou social libérales il en sera fini des scores du FN et de la domination d’un UMP,  les uns et les autres se complétant, dans l’organisation de cette marche en arrière que connait notre pays.

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