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Les sénateurs socialistes laissent ratifier le MES

Posté par jacques LAUPIES le 29 février 2012

 

 En s’abstenant, les socialistes, qui ont pourtant la majorité au Sénat, ont laissé le champ libre à la droite et à Sarkozy qui ont pu ratifier en paix leur Mécanisme Européen de Stabilité.

Seuls Pierre-Yves Collombat, Marie-Noëlle Lienemann (PS) et Jean-Pierre Chevènement (RDSE) se sont prononcés contre. C’est encore pire qu’à l’Assemblée Nationale, où une quinzaine de députés avaient pris position contre. Les socialistes ont clairement laissé le pouvoir à la droite, qui a pu valider les deux textes, celui autorisant la création du MES et celui qui en précise les détails. Le Mécanisme Européen de Stabilité remplacera le FESF, certainement à partir de juillet, et se voit doté d’une capacité d’action de 500 milliards d’euros. Pour l’utiliser, il faudra que les pays se plient au nouveau traité Merkel-Sarkozy, c’est-à-dire qu’ils acceptent la Règle d’or et l’austérité imposée.

  • Les sénateurs socialistes ont ignoré les appels de la gauche et des Verts. Comme celui de Michelle Demessine (PCF) :

« A nos yeux, le grand danger de ce traité que le chef de l’Etat signera au nom de la France, est d’être un nouvel instrument antidémocratique pour imposer, sous couvert de discipline budgétaire, la loi des marchés financiers aux Etats et aux peuples d’Europe.

Ce traité, concocté entre la Chancelière et le Président de la République, aggrave encore les quelques dispositions sur la gouvernance économique et le semblant de solidarité européenne, contenues dans son prédécesseur de 2005. Le peuple français l’avait rejeté par référendum, le Chef de l’Etat le lui avait alors imposé par la voie parlementaire. Aujourd’hui nous refuserons le nouveau scénario qui s’annonce.

C’est dès maintenant que nous dénonçons le danger d’une signature du Chef de l’Etat. Nous refusons ce traité car il est profondément antidémocratique et contraire à l’intérêt national puisqu’il s’agit de limiter la souveraineté budgétaire des Etats et de leur dicter leurs politiques économique et sociale.

De surcroît c’est de lui que procèdent tous les plans d’austérité qui sont imposés aux pays en difficulté en échange de financements pour tenter de payer leurs dettes. »

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Parrainages : « La transparence des parrainages est la moindre des choses »

Posté par jacques LAUPIES le 28 février 2012

 

Le Conseil constitutionnel a rejeté, cet après-midi, la demande de Marine Le Pen, Corine Lepage et Christine Boutin de rétablir l’anonymat des 500 parrainages d’élus nécessaires pour concourir à l’élection présidentielle. Le PCF se félicite de cette décision qui évite de rajouter de l’opacité à un système présidentiel déjà très contestable. La transparence des parrainages est la moindre des choses. Cette république monarchiste est en fin de course et ce n’est pas d’un simple toilettage du dispositif électoral présidentiel dont nous avons besoin. L’oligarchie doit cesser de gouverner. Pour restaurer une démocratie véritable, le Front de gauche propose la construction d’une 6ème république. Le 18 mars, le PCF et ses partenaires du Front de gauche organiseront une grande mobilisation populaire place de la bastille pour faire grandir cette exigence.

 

Début de commentaire

 

Changer la constitution est un grand chantier auquel devraient se préparer les partis politiques qui ont la prétention de l’ouvrir !  Ce n’est pas une mince affaire et cela pose la question de l’instauration d’une démocratie réelle mais également l’ efficacité de cette dernière.  Il faudra pour cela tirer les enseignements des insuffisances constatées dans les fonctionnements des dernières Républiques. Ce qui doit semble-t-il impliquer que  les Partis Politiques constituent le fondement et la garantie de cette démocratie. Il est inquiétant de voir les médias peser considérablement sur les choix électoraux de l’ensemble des citoyens et même de ceux qui sont organisés politiquement.

 L’opinion (pour ne pas dire l’éducation populaire et politique) ne peut se construire que sur la base d’une laïcité permettant à chaque courant de pensée de s’exprimer à égalité de droits. C’est entre la parole de chacun et l’expression collective du parti qu’il choisit – ou décide de constituer – que doit s’élaborer la proposition politique et non pas entre la parole de chacun, souvent aliénée par la pression médiatique, et un homme (ou une femme) présenté comme pouvant régler les problèmes auquel est confronté un pays ou un territoire.

(à suivre)

 

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Le Front de Gauche en campagne contre le MES

Posté par jacques LAUPIES le 28 février 2012

lu dans l’Humanité

 Le Sénat est un des derniers remparts contre l’adoption du Mécanisme Européen de Stabilité et du nouveau Traité constitutionalisant l’austérité. Le Front de Gauche lance un ultime appel aux sénateurs PS, afin qu’ils prennent une vraie position de gauche, ce mardi, lors du vote.

Car à l’Assemblée Nationale la semaine dernière, les députés PS se sont abstenus dans leur majorité. Ce mardi, si les sénateurs PS s’abstiennent alors qu’ils ont la majorité, ce serait comme « laisser les clefs du Sénat à la droite et à Sarkozy », ainsi que l’exprime Eric Coquerel, le conseiller spécial de Jean-Luc Mélenchon. « Avec le Mécanisme Européen de Stabilité et le Traité qu’il a engendré avec Mme Merkel, Nicolas Sarkozy a inventé une machine infernale. Même battu en mai prochain il peut en effet voir sa politique se poursuivre à travers ces deux textes indissolublement liés. Tout y est : austérité, perte de souveraineté des parlements nationaux et européens, règle d’or etc… C’est le Traité de Lisbonne en pire. »

Le Front de Gauche appelle ainsi les sénateurs socialistes à se joindre aux groupes du Front de Gauche et d’Europe-Ecologie pour voter « Non ». Plusieurs élus locaux PCF et du Parti de Gauche s’adressent directement à leurs collègues dans les départements. Comme Philippe Camo, Secrétaire départemental du PCF, qui « appelle solennellement les sénateurs et sénatrices de l’Essonne, notamment ceux se réclamant de la gauche, à s’opposer mardi à la Haute Assemblée, au projet de loi autorisant à ratifier le mécanisme européen de stabilité. » Un texte qui permettrait de mettre « en place un carcan d’austérité, pour faire payer la crise aux peuples, et contraindre les Etats, les collectivités à une saignée des dépenses publiques. »

Si malgré tout, les députés socialistes s’abstiennent, le dernier recours serait de saisir le Conseil constitutionnel. Pour cela, l’accord de soixante parlementaires est nécessaire. Les députés et sénateurs du Parti communiste et du Parti de gauche ont donc adressé, mercredi, un courrier à leurs collègues de gauche pour les inviter à cosigner leur saisine. Ce qui est possible, selon Eric Coquerel : « Si, comme on peut l’espérer les sénateurs EE-LV et MRC acceptent de saisir le Conseil avec leurs collègues du Front de Gauche, il suffira de 25 socialistes pour le rendre possible. »

Et cette saisine du Conseil constitutionnel se justifie : «Pour bénéficier du mécanisme européen de stabilité, explique dans la lettre des parlementaires de gauche, les États devront se mettre sous la tutelle budgétaire de Bruxelles », or «la Constitution de la France établit la souveraineté du peuple et de ses représentants en matière de politique budgétaire». Et de conclure : «La contradiction est donc manifeste. »

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Grèce: une autre gauche est possible

Posté par jacques LAUPIES le 27 février 2012

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    Grèce: une autre gauche est possible dans POLITIQUE l19-2

  • Un sondage sème la panique au sommet de l’Europe: la Grèce est en train de basculer à gauche. Totalement révoltés par les conditions imposées par l’Europe, les Grecs sont en train de renverser la table. Ils délaissent les partis politiques traditionnels qui ont voté le programme d’austérité au Parlement pour aller vers les partis qui refusent l’accord européen. Selon un sondage du 15 février, le parti de la gauche démocratique fait une percée spectaculaire, à 18 %. A ses côtés, le parti communiste grec (KKE) et la coalition de gauche radicale (Syriza) sont à respectivement 12 % et 12,5 %. Au total, ces trois partis de gauche, qui ont refusé de cautionner le programme de la Troïka, recueillent 42,5 %. En face, la nouvelle démocratie (droite) stagne avec 31 %, tandis que le Pasok (socialiste) s’effondre avec moins de 8 %. Conséquence, la grande démocrate Angela Merkel est intervenue auprès du gouvernement grec pour faire repousser les élections législatives prévus en avril… aux calendes grecques, cela va de soi.

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Réponse au commentaire d’un ami sur Facebook

Posté par jacques LAUPIES le 24 février 2012

Voir ses réponses à mon article de ce matin

http://www.facebook.com/jacques.laupies/posts/353530408012306

 

  • Tu as oublié travail. Et le triptyque pétainiste était au complet. Cette résurgence, ce repli sur la famille, la patrie, constitue un retour en arrière que ma foi le n’aurais pas cru possible il y a de cela quelques années. Non pas que je dénie la famille ni la patrie mais j’en ai seulement une vision différente. L’attachement à ses origines, à sa terre natale ne signifie pas que ces deux entités sont déterminantes dans notre avenir, dans la réponse à nos aspirations et puisse être le lieu où se fonde les réponses dont l’humanité à besoin.
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  • Pour continuer, je dirai que si la famille et la patrie constituent le lieu ou nous apprenons, ou nous aimons, ou nous protégeons, elles sont soumises à des systèmes économiques et sociaux bien plus vastes et qui de nos jours couvrent la planète entière. Des rapports qu’entretiennent les humains dans ces systèmes autant que des systèmes eux même nous dépendons. Le problème est que lorsque ces systèmes sont fondés sur l’exploitation des uns par les autres au simple fait que certains n’ont que leur travail a vendre et d’autres les moyens de l’acheter il en résulte une contradiction qui aboutit à ce que nous observons avec la mondialisation capitaliste.

A savoir que nous vivons une époque ou la recherche du travail pas cher se fait avec l’extraction des richesses produites et leur transformation  en capital financier mobile à souhait pour assurer les profits maximum partout ou cela est possible dans le monde.

L’objectif de l’économie est certes de produire et de distribuer des marchandises en suscitant les désirs des consommateurs, en les provoquant même, sans se soucier de leurs véritables besoins. Ce qui a pour conséquence un gaspillage planétaire ou non seulement l’indispensable n’est pas assuré (eau, nourriture, santé, éducation, etc.) mais ou avec toute sortes d’instrumentalisation politique et religieuse parfois, on en vient à user le la force pour s’octroyer les richesses de la planète.

Il n’y a donc qu’une solution donner non seulement aux peuples isolés les uns des autres mais à chacun d’eux rassemblés dans les institutions internationales le contrôle de ce mécanisme d’exploitation et d’en faire un mécanisme de coopération en combattant vigoureusement toute tentative de mise en opposition des nations ou des ethnies qui les constituent

Vaste programme me diras-tu mais la France cinquième puissance mondiale peut jouer un rôle dans cette démarche pacifique, d’abord en rétablissant plus de justice sociale sur son propre territoire, en exigeant des réponses publiques d’intérêt général, en un mot en réduisant le pouvoir de la finance et des grands groupes industriels sous contrôle d’actionnaires qui accumulent sans vergogne des fortunes considérables et, ce qui est bien plus grave à cet effet, déstructurent l’économie.

Ce n’est certainement pas Marine Le Pen qu’il faut aller chercher pour combattre cela, elle qui fonde son action politique sur le repli national (totalement irréaliste) et la mise en opposition des différentes catégories de travailleurs (immigrés) comme son pendant actuel, Nicolas Sarkosy, et n’avance aucune proposition conséquente sur les salaires les retraites. Our ce qui est des services publics et du contrôle des banques… Cherche, tu ne trouveras pas !

Je n’entrerai pas dans le débat des qualités personnelles et morales des deux candidats qui se sont affrontés hier soir à la télé. Chacun véhicule une culture, et là comme ailleurs les origines de classe ont une incidence sur leur manière de s’exprimer. J’avoue cependant que sans être un béni oui-oui de Mélenchon sa verve m’inspire plus de confiance que l’attitude pseudo méprisante, face à lui, de la candidate quasi muette qu’il a eu devant lui. Sans doute plus facile pour elle de se taire sur une question plutôt embarrassante !

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Des paroles et des actes…avec Marine Le Pen

Posté par jacques LAUPIES le 24 février 2012

Evidemment  j’ai regarde l’émission  de Pujadas avec Marine Le Pen.  Un tel débat aura satisfait ses partisans puisqu’elle est restée sur un discours des apparences avec évidemment une large place pour dénoncer l’immigration, qui serait responsable de tous nos maux comme serait responsable non pas l’Europe du fric, mais l’Europe tout court.

Ses contradicteurs de droite n’ont pas manqué de lui rappeler qu’ils la considéraient trop intransigeante. De Guainot,  conseiller de Sarkosy, lui reprochant son refus des compromis  à Giesbert  qui a repris tous les faux arguments justifiant la politique du Président, pour apporter une contradiction de droite à la candidate d’extrême droite.

Rien de nouveau pour qui connait le FN et les discours de ses dirigeants lorsqu’ils sont  conduits  à transposer en propositions concrètes le contenu de ces discours. Dans une émission qui s’intitule « les paroles et les actes » il serait normal que les animateurs et intervenants tentent  de mettre en difficulté tous ces politiques qui préfèrent la  rhétorique à  la mise en œuvre de ce qu’elle  suggère.

Cela pour la simple raison qu’entre effectivement la parole  et les actes il y toujours une sorte de décalage dont la mise en concordance ne peut échapper à ce qu’édicte le  proverbe « Comme on connait ses saints on les adore »

Comment croire un seul instant que les dirigeants du FN puissent être inspirés par la justice sociale !

Tout ce beau monde du plateau ne se devait plus se sentir tellement à l’aise quand Mélenchon est venu le démontrer , sur quelques questions très précises, arguments à l’appui (déclarations ou votes du F N dans des assemblées élues)

Cela tranchait avec le débat artificiel qui avait précédé ou tout fut fait pour dresser les différentes catégories de la population les unes contre les autres. Les accents  d’un patriotisme de la candidate ont peiné à masquer des positions  de classe affirmées dans le programme du FN.

Marine Le Pen  savait qu’entrer en débat  avec Mélenchon était suicidaire aussi a-t-elle  tenté, à ses risques et périls, d’éviter cet écueil.  Que la droite sarkozienne  trouve son compte à la mettre en difficulté dans cette émission peut se comprendre dans la mesure où le Président sortant est au plus bas dans les sondages et à besoin d’une fraction l’électorat que le FN entraine dans une voie de garage.

Le revers de la médaille pour la droite est que, ce faisant,  elle donne plus de crédibilité à une véritable  opposition de gauche, en clarifiant le positionnement du Front de Gauche. Il  n’est ainsi plus guère possible de mettre en parallèle  ces deux « extrêmes » et de tenter de les faire se rejoindre dans l’opinion. Puis après tout c’est aussi une façon de disputer à Hollande la première place dans un premier tour ouvrant ainsi, pour elle, une dynamique de rassemblement de l’extrême droite au centre.

Mais tous ces calculs peuvent être déjoués si nous arrivons à faire pénétrer dans la population et plus particulièrement dans sa composante ouvrière que seul le Front de gauche offre une réelle cohérence entre ses paroles et ses actes. Il suffit pour cela de suivre l’activité de ses élus notamment aux parlements français et européens.

C’est en cela que le vote pour les candidats du Front de Gauche s’impose dès le premier tour.

Marine Le Pen groggy

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Jean-Marie Le Pen à nouveau condamné pour ses propos sur l’Occupation

Posté par jacques LAUPIES le 20 février 2012

(Texte paru dans le blog de l’Humanité)

 Le fondateur et président d’honneur du Front national a été condamné jeudi à trois mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende pour « complicité d’apologie de crimes de guerre et de contestation de crimes contre l’humanité », en raison de propos sur la Seconde Guerre mondiale.

Il était rejugé par la cour d’appel de Paris après une cassation en 2011 d’un premier arrêt identique de 2009, sur un problème technique de recevabilité de plainte. Jean-Marie Le Pen va à nouveau se pourvoir en cassation, a annoncé son avocat, Me Wallerand de Saint-Just.

L’association SOS Racisme, tout en exprimant sa satisfaction, se dit dans un communiqué « choquée que ce multi-délinquant conserve son statut de président d’honneur du FN qui n’a de cesse de vendre une vitrine républicaine ». « Le Front national honorerait-il cette idéologie haineuse que Marine Le Pen essaie, tant bien que mal, de cacher ? », se demande l’association.

Le président du FN, qui demandait sa relaxe, assure que les propos en question étaient tirés d’une discussion à bâtons rompus qui n’avait pas vocation à être publiée. Jean-Marie Le Pen avait estimé, dans une interview publiée en janvier 2005 par l’hebdomadaire d’extrême droite Rivarol, que l’occupation allemande de la France entre 1940 et 1944 n’avait « pas été particulièrement inhumaine, même s’il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550.000 kilomètres carrés« . Il racontait un épisode où la Gestapo avait joué, selon lui, un rôle positif en empêchant un officier allemand de faire fusiller des civils en représailles d’un attentat. « C’est la Gestapo de Lille, avertie par la SNCF, qui arriva aussitôt à deux voitures pour arrêter le massacre. On pourrait multiplier les anecdotes de ce type », disait Jean-Marie Le Pen.

COMMENTAIRE

Ceci bien entendu n’empêche que dans notre bonne ville de Tarascon 40 % d’électeurs puissent au deuxième tour des élections régionales voter pour la liste conduite par J.M. Le Pen : des jeunes parfois, qui ont l’excuse de ne pas savoir ce qui s’est passé pendant la seconde guerre mondiale ou de ne le savoir que par un enseignement tronqué, des adultes  en activité qui, depuis bientôt trente ans, se sentent les oubliés du système ou perdent leur statut de classe moyenne sombrant dans une vision simpliste et erronée des causes de leur « déqualification » (notamment dans une approche superficielle des conséquences des phénomènes de l’immigration), des retraités qu’une vie entière tournée vers des espoirs, déçus, replongent dans un pétainisme latent.

Le pétainisme : forme de  metastase de ce cancer séculaire qui ronge la France, épisodiquement tournée vers un passé présenté comme un renouveau, alors qu’il porte les stigmates de l’ancien régime.

Dans leur discours patriotique les privilégies prétendent défendre la nation et l’enterrent chaque fois qu’ils craignent pour leurs privilèges. Ils nous parlent Valmy* et ils sont Coblence**.

« Seul ce qui ne cesse de nous faire souffrir reste dans la mémoire »  a écrit Nietzsche. Nous n’avons pas les mêmes souffrances et fatalement pas la même mémoire !

Rappel historique

* Après la prise des Tuileries et la chute de la monarchie le 10 août, les coalisés sous les ordres du duc de Brunswick (Prusse) projette d’envahir la France et de gagner Paris pour venir en aide à Louis XVI. Après de multiples revers, l’armée française s’appuie sur son dernier rempart situé à Valmy. L’armée du Nord a rejoint l’armée du Centre et Danton demandait « De l’audace, toujours de l’audace et encore de l’audace ! ». Un formidable élan patriotique poussait la France. Les Français se placèrent sur un plateau face à un moulin. Face à eux une armée prussienne qui est déjà affaibli par la dysenterie, ces derniers ouvrent le feu. Mais face à eux l’artillerie de l’ingénieur français Gribeauval est la meilleure d’Europe, elle riposte violemment. L’infanterie prussienne tente de gravir la colline sous le crachin de pluie. Le général Kellermann enlève son chapeau à panache tricolore le place au-dessus de son sabre et crie : « Vive la Nation ! », et les patriotes enthousiastes répètent ces mots à mesure que la canonnade repousse les Prussiens. Les premières notes de « La Marseillaise » retentissent sur les tambours, les Prussiens reculent et fuient. Même si il n’y a eu seulement 500 morts dans la bataille, la victoire française est prestigieuse. La République est sauvée et la Prusse s’en retourne à la frontière. Le célèbre écrivain Goethe qui a assisté à la bataille avait écrit : « D’aujourd’hui et de ce lieu date une ère nouvelle dans l’histoire du monde ; vous pourrez dire que vous y étiez ! ».

La bataille de Valmy, 20 Septembre 1792 - par Jean-Baptiste MAUZAISSE 1835 (Musée Fabre)

 

* Coblence fut un point de chute pour nombre de nobles qui désertèrent le royaume de France lors de la Révolution de 1789. Les émigrants arrivèrent dans la ville avec à leur tête les comtes d’Artois et de Provence, frères de Louis XVI. De là, ils organisèrent une contre-révolution en sollicitant l’aide armée des royaumes voisins.

 

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Collard la girouette

Posté par jacques LAUPIES le 19 février 2012

 

J’écoute Collard. Bon je le trouve nul ! Enfin son discours politique me parait complètement incohérent, hésitant et embarrassé, fait d’arguments qui ne résisteraient pas à une contradiction un tant soit peu intelligente. Que fait-il là ? Un ornement du FN ?

 Après l’avoir entendu je serais de le nommer « cet individu » tant il parait inconsistant, ignorant, approximatif, hâbleur parfois, etc.

Avocat il en a la culture fourre tout ! Au stade intellectuel où il en est, il aurait été bienvenu qu’il reste dans le cadre de l’exercice de sa profession. Il me rappelle, cet autre, qui se déclare soutien de Sarkosy après avoir été ministre de Jospin. Allègre vous l’aurez reconnu est sans doute un scientifique respectable mais que signifient ses analyses politiques ? Il y a eu Besson, Kouchner et même Frédéric Mitterrand. Il n’y a pas très longtemps Tapie. Des personnages qui se vantent des bienfaits de la République laïque mais qui en perdent les fondements en rejoignant les discours de ses fossoyeurs !

 Comment pouvoir discuter, interviewer de tels bonhommes. Je plains les journalistes d’autant que lorsqu’il s’agit de l’extrême droite la tâche est si difficile qu’elle se heurte à des gens qui usent de l’apparence avec tout ce qu’elle peut comporter de faux qu’ils rendent encore plus fausse en la commentant

Que des Partis, du PS à l’UMP sans oublier le MODEM de Bayrou, puissent à un moment donné avoir hébergé, promotionné de tels personnages du style de Collard est des plus inquiétants. Plus même il est des plus préoccupants que ces personnages gravitent dans des milieux qui vont de l’intégrisme catholique à la franc-maçonnerie, de la droite extrême à la gauche réformiste et, vice versa, aussi aisément que l’on change de veste quand change le climat.

 De tous temps le besoin de pouvoir de reconnaissance oblige à des opportunismes plus ou moins excessifs. Les dirigeants de certains partis le savent. Ils savent qu’il est des hommes et des femmes vulnérables, sensibles à la manipulation qui les déshabille de leurs valeurs d’origine, de leurs convictions, lesquelles passent ainsi dans leur inconscient pouvant à jamais s’y réfugier. Des hommes et des femmes qui n’entendent plus rien dans un processus nouveau ou leur égo ne s’alimente de tout ce qui peut compenser leur souffrance et leur mal vivre. Ce sont les mêmes qui osent prétendre que la fidélité en une pensée dans ce qu’elle a d’essentiel, est marque d’archaïsme.

 Que ces gens qui aspirent et prétendent parfois au pouvoir politique puissent entrainer de simples citoyens dans toutes leurs circonvolutions est franchement un signe du désarroi que porte notre société.

 La tentation est grande et comme disent les religieux : Dieu nous en préserve ! Pour d’autres, comme moi, ce serait plutôt l’humanité nous en garde !

 Modeste militant, assistant chaque jour, en regardant la télé, à une campagne pour les présidentielles qui se traduit pas des tables rondes de journalistes, politologues, experts de tous poils dissertant à longueur de journée sur le supposé sang froid d’un Hollande enfariné et la fougue d’un Sarkosy pleins de tics, je ressens un profond dégoût de cette gent qui intoxique, qui trompe et qui le sait…

 Mélenchon a dit qu’ils s’en aillent tous, il a parlé de faire le ménage. Oui encore faut-il qu’il utilise de bons balais. Le peuple a suffisamment de ressources pour écrémer de ces parasites la société que l’on nous impose. Que ce soit dans le monde du travail, dans sa jeunesse et même dans ceux qui ont droit au repos dont on oublie souvent l’utilité sociale qui évite bien des problèmes aux actifs.

 Voter pour Mélenchon et, ne l’oublions pas, aux législatives, pour les candidats du Front de Gauche ouvrira sans doute une nouvelle ère pour notre société. Mais le combat ne s’arrêtera pas là !

 Le chantier s’annonce préoccupant tant sont nombreuses les girouettes ! Et il s’en trouve hélas dans tous les camps !

 

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Pierre Laurent sur LCP

Posté par jacques LAUPIES le 18 février 2012

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PEINE DE MORT

Posté par jacques LAUPIES le 17 février 2012

Je ne suis pas contre la peine de mort par charité, par compassion. Je ne suis pas contre la prison pour les mêmes raisons.
Je suis contre toute atteinte à la vie, contre toutes les aliénations que nous subissons parce que l’être humain n’est pas l’animal que l’on dresse ou que l’on tue lorsqu’il transgresse des lois qui n’ont qu’un lien très relatif avec les comportements d’une époque ou d’un milieu social. Il est mon propre reflet comme je suis le sien et en lui je sais qu’il y a toutes les générosités, tous les égoïsmes, dont l’espèce a hérité et qui se confondent en une unité humaniste dont il n’est pas possible de détruire la moindre parcelle.
Des lors que l’on accepte cette destruction, si infime soit-elle dans l’universalité humaine, on hypothèque sa progression.
S’il faut trouver une solution aux dérives que sont l’irrespect, la violence, le crime, le génocide, elle ne peut exister que dans une vaste entreprise de solidarité et de partage dans la lutte pour la vie (une lutte que matérialise le travail de l’homme) Je ne vois d’autres réponse a cette question que l’amélioration harmonieuse des conditions matérielles de vie et en parallèle, comme inhérente à celle-ci un considérable effort culturel.
Toute autre voie n’est que celle que dicte l’ignorance et la peur qu’elle génère.

Je pense sans doute par opportunisme mais l’opportunisme est aussi une forme de prise en compte des réalités. Le tout étant de prendre en compte les réalités dans leur apparence autant que dans leur existence.

Henri Vallon

 
A méditer par ceux qui de quel bord qu’ils fussent croient encore à la loi du talion. Tout homme politique, donc supposé prétendre à légiférer sur la question, et qui ne se prononcerait pas clairement  sur l’abolition  ou qui en soutiendrait d’autres dans leur sanguinaire désir de justice,  est et sera systématiquement privé de mon respectet d’un soutien sous quelque forme que ce soit.

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