Mélenchon est fou ?

Posté par jacques LAUPIES le 31 mars 2012

Voila que ce retraité que je connais de longue date me déclare tout de go lorsque je le rencontre sans une rue des Halles quasi déserte à 19 h 00.

 -          Et pourquoi est-il fou ? J’ai évidemment quelque idée de la réponse mais bon, faut bien la faire sortir !

-          Tu as vu tout ce qu’il demande ?

-          Bien sur que j’ai entendu, disséqué autant que faire se peut ses propositions et je ne trouve pas qu’il soit fou comme tu le dis

-          Tu te rends compte le SMIC à 1700 € et tous ceux qu’il va faire venir travailler en France…

 Evidemment il fallait s’y attendre ! Ce  « sympathique  personnage »  qui m’agresse ainsi je l’ai bien connu en un temps ou nous luttions ensembles pour la retraite à 60 ans et de meilleurs salaires ou, précisément  au lendemain des grèves de mai 68 nous avions imposé la Mutuelle avec la prise en charge à 100 % des frais de maladie, a du regarder quelques  déclarations à la télé qui mobilise ses commentateurs affolés de voir Mélenchon aussi haut dans les sondages.  Je lui réponds :

 -          Pourquoi le SMIC à 1700 € cela ne t’intéresse pas ?

-          Pour que des employés municipaux qui travaillent un quart d’heure par jour ca ne m’intéresse  pas de payer sans  compter « les autres »

-          Parce que tu penses que le Front de Gauche va te faire payer toi ? Tu n’as pas du bien écouter son fou de candidat ? Pour ceux qui est des fonctionnaires territoriaux, tu iras leur dire ce que tu penses de leurs durée de travail ! Si j’ai bien compris les fonctionnaires sont des fainéants et les « autres » que tu ne nommes pas des parasites. Tu dois donc voter pour Le Pen ?

-          Jamais de la vie !

-          Pour Hollande alors ?

 Silence.  Ca va j’ai compris. Cela confirme cet autre qui m’appelle au téléphone pour me dire :

-          Arrêtez de  taper sur Hollande  il faut battre Sarkosy 

-          D’accord pour battre Sarkosy, lui dis-je,  mais pas pour faire revenir un de ses semblables parce que nous n’aurons  pas répondu à l’attente des français !

 Un journaliste avait dit y a deux jours : « Qu’attend le PS pour faire monter au créneau Montebourg » Mission accomplie, ce dernier vient nous dire que programme du FDG et programme du PS sont semblables. Discutons en alors, même si nous pensons que l’affirmation est un peu exagérée.

  Hier matin un rédacteur du Figaro s’est insurgé  et a jugé inapplicables les propositions de Mélenchon.

Les grandes chaines n’ont d’yeux que pour les terroristes et les faits divers désastreux

Certes la campagne officielle met tous les candidats sur des temps d’antenne égaux mais comme il  il y a encore à faire pour tenter de freiner la poussée mélenchoniste,  les commentateurs zélés de Hollande et Sarkosy n’ont semble-t-il pas les mêmes contraintes.

Par chance tous les électeurs de gauche n’ont pas un épiderme aussi sensible que mes deux interlocuteurs  et puis je sais que le premier peut encore être convaincu de son égarement. Ne m’a-t-il pas dit pour conclure notre discussion : « Oui je sais bien  qu’il faut faire payer les riches, tu crois que moi aussi je ne les ai pas repérés ? ». Quant au second qui depuis des lustres me dit ne plus voter socialistes il a rejoint le camp du soutien au front de Gauche. 

Faudra que je lui propose de prendre le bus pour le prochain meeting de Mélenchon à Marseille le 14 avril, histoire de voir que le candidat du Front de Gauche n’est pas si fou que ça.

 

Inscriptions 35 rue Monge – Téléphone 04 90 96 43 14

 

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D’une chose à l’autre…

Posté par jacques LAUPIES le 28 mars 2012

« Si j’étais le père d’un tel monstre je me tairais dans la honte. » Ce sont les paroles d’Alain Juppé qui s’en prend ainsi au père de Merah. Cet éminent Monsieur qui trempe avec sa classe et son Président dans des guerres en sa qualité de Ministre des Affaires étrangères ou il est probable, comme cela a été le cas, du temps des guerres coloniales, il s’est trouvé complice indirect de multiples exactions qui n’ont probablement pas épargné des enfants.

Mais il est assez curieux en ce monde de voir à quel point on exonère de leur responsabilité meurtrière les chefs d’état et autres instigateurs de guerre que l’on peut qualifier d’injustes, si tant est qu’il y en ait de justes. La guerre a toujours à voir avec des intérêts de certaines castes, rarement de celui des peuples, sauf lorsqu’ils sont agressés et doivent se défendre.

Quand je vois toutes ces personnalités qui viennent nous expliquer leur vision du comportement d’un criminel, qui en arrivent à se disputer sur les compétences des uns et des autres, envahir encore et encore la télé, indignés ou raisonneurs patentés, je me dis que nous sommes mal barrés.

Car enfin avons nous, simples spectateurs tous les vrais éléments de jugement sur le sujet que l’on nous impose, à part qu’il s’agit d’un jeune, produit d’une société dans un contexte donné qui, à lui seul peut, sinon justifier ni excuser son acte abominable mais interroger sur le processus a conduit à l’insoutenable criminalité. Il reste tout de même assez de zones d’ombres à tel point que l’on peut tout de même comprendre qu’un père, son père, exige des explications et déclenche une démarche judiciaire.

Car comme je l’ai dit maintes et maintes fois ici, comme le pensent probablement de nombreux français : a-t-on créé les meilleures conditions pour éviter cette mort qui va autoriser toutes sortes d’interprétations en l’absence de faits que nous ne connaissons pas : y a t il des complicités, y a t il des aveux, quel est le contenu des conversations entre le Raid et le « terroriste présumé » et même s’il y a culpabilité assurée de ce dernier dans l’ensemble de la tuerie, son exécution tait-elle nécessaire !

La remarquable comportement du père de l’une des victimes qui pourtant, douloureusement frappé par ce drame, semble responsable et vouloir appaiser les attitudes extrêmes de vengeance que certains tentent de développer.

Encore une fois tous, bon gré mal gré, sombrent dans des débats provoqués, imposés, manipulés qui ont pour vocation de détourner la campagne électorale des vraies questions que se posent ou ne peuvent, par manque d’éléments, se poser les français.

Le climat instauré dans cette campagne électorale traduit l’effolement des milieux réactionnaires de l’UMP au FN.
Cela se ressent dans les médias.

Bien sur qu’il se dit des choses intéressantes. Je ne prendrais pour exemple la « revue de presse » de Dominique Taddéi de ce soir qui nous a offert un bon débat sur l’affaire de Toulouse, puis sur l’origine de l’abstention et sur le comportement des chefs d’état vis-à-vis de la culture ou encore sur la manière d’appréhender l’art.

Il y a d’évidence deux pratiques possibles pour organiser les débats : s’inscrire de manière répétitive, avec des invités permanents venant présenter de manière hachée, spécialistes souvent engagés qui suintent la transpiration du pouvoir en place ou s’inscrivent dans une forme de pensée unique sur tous les sujets traités ou bien faire appel à des philosophes, écrivains économistes de sensibilités opposées et d’une compétence reconnue, établie.

En résumé une formule de propagande camouflée derrière de douteux savoirs qui proviennent d’un cercle étroit et une formule de manifestation culturelle dont on ressort satisfait, voire avec une curiosité aiguisée.

Des ronces et des fleurs

Le printemps est dans la cité
Il est marqué comme toujours
Du cri des enfants dans les cours
Au soleil qui promet l’été

De la tendresse des couleurs
De la caresse du vent frais
Ils rient sans savoir que d’un trait
La joie peut devenir malheur

Quand le jeu devient trop futile
Grandit l’espérance de soi
Ou chaque vie trace sa voie
Fuyant les terreaux infertiles

Mais il est des terres ou l’ombre
Ne laisse de place qu’aux ronces
Dont se protège quelque nonce
Aux cruelles paroles sombres

Que peut devenir une fleur
Sans ce jardinier attentif
Qui cultive tous les massifs
Pour rendre la sève meilleure

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Voter Front de gauche pour « placer loin derrière » le FN

Posté par jacques LAUPIES le 27 mars 2012

 

 En difficulté dans les sondages, la candidate du Front national a poursuivi ce lundi ses attaques à l’encontre du Front de gauche. Marine Le Pen aux abois valide ainsi involontairement la stratégie de Jean-Luc Mélenchon qui proclamait dimanche, en meeting à la Réunion, « puisque par notre travail nous l’avons repoussé derrière, débarrassez la vie politique de ces malfaisants qui depuis 30 ans pourrissent le débat politique. Placez là loin derrière moi », au premier tour de la présidentielle.

Ce lundi, la candidate FN a ainsi estimé: « Il ne fera pas la moitié des voix que je ferai » le 22 avril. Au cours d’une distribution de tracts devant la Française de Mécanique à Douvrin (Pas-de-Calais), Marine Le Pen a assuré: « Contrairement à lui, je n’ai pas attendu 25 ans dans un siège de sénateur avant de m’intéresser à la classe ouvrière. De toutes façons, l’électorat de M. Mélenchon, ce n’est pas la classe ouvrière, mais un électorat de bobos ».

Mélenchon: « Nous sommes la nouvelle France »

Elle tentait ainsi de répondre à Jean-Luc Mélenchon, qui, en meeting dimanche à La Réunion devant 3.000 personnes, se félicitait de se voir devant Marine Le Pen dans les derniers sondages. « Les circonstances semblent dire que le Front de Gauche aurait atteint cet objectif merveilleux d’avoir ridiculisé le Front national. »

« Puisque par notre travail nous l’avons repoussé derrière, puisque les dangers qui permettaient hier de se faire peur à bon compte avec le vote utile, puisque nous l’avons dégagé du devant de la scène, je vous le demande, débarrassez la vie politique de ces malfaisants qui depuis 30 ans pourrissent le débat politique. Placez là derrière moi, placez là derrière moi, loin derrière, loin derrière. Nous sommes mélangés et heureux de l’être, nous sommes la nouvelle France. »

COMMENTAIRE A CHAUD

Pas trop le temps aujourd’hui car il faut rencontrer des gens.

Il est effectivement nécessaire d’être devant Marine Le Pen. A Tarascon la tâche est encore moins aisée qu’ailleurs étant donné le score fait par le FN aux élections régionales. Il y a des explications à cela et je n’entrerai pas dans le détail mais il est bien évident que cela à un lien avec une population issue de l’immigration importante dans notre ville. Ainsi l’électorat se radicalise à droite alors qu’il n’a de réponse à ses problèmes que dans les propositions d’une radicalisation à Gauche sur la candidature de Jean Luc Mélenchon.

Car en effet, qui répond aux préoccupations de ma boulangère, de mon boucher ou encore de mon dentiste, de cette famille d’origine immigrée en quête de logement et qui se considère lésée, de cet autre qui parce qu’il oppose cette dernière à sa communauté de gitans avec une violence verbale qui en dit long sur l’exacerbation que peut provoquer le discours du Fn ?

Je pourrais citer des dizaines d’exemples de ce type qui expliquent en partie la progression de Jean Luc Mélenchon. LE SEUL A PROPOSER UN PROGRAMME AUDACIEUX ET COHERENT, UN PROGRAMME QUI SATISFAIT ET DONNE UNE REPONSE A CES PREOCCUPATIONS.

Dans les milieux les plus modestes, de toutes origines, lorsque ces propositions arrivent, elles sont bien accueillies. Un sondage révèle que la préoccupation essentielle des français et le pouvoir d’achat. Le SMIC à 1700 € est la première réponse. Ensuite vient l’emploi pour lequel le Front de Gauche avance des propositions solides en liant une politique de réinvestissement dans les entreprises en mettant un terme à la politique de financiarisation qu’elles pratiquent en combattant les délocalisation par une autre orientation de la politique européenne, etc.

Mais il y a l’illusion que veut développer la droite selon laquelle la crise qu’elle provoque elle-même serait insurmontable, qu’il n’y aurait pas les moyens de financer nos propositions sociales. Tromperie ! Mais la richesse n’est pas dans la rue des Halles ou dans la rue Proudhon, encore moins dans les Ferrages où dans Souspiron, même pas dans les résidences d’apparence un peu mieux pourvues, elle est la haut dans les tours de la Défense dans les marinas de la côte d’azur, dans les places financieres de Francfort, de Londres, de New York, de Paris ou tout se decide sur notre dos. Les stratégies cde l’Europe et même la guerre.

Ils spéculent avec notre travail, ils se paient des hommes ou des femmes politiques de paille, des Sarkozy, des Le Pen. Ils pénètrent ainsi les milieux populaires à coups de Juppé, de Bayrou, de Borloo et y compris à gauche ils sèment le trouble, s’emparent dee thèses du social libéralisme et  de la social démocratie, porte de sortie en cas d’échec ! Comment ? tout simplement en maitrisant l’information, avec parfois directement votre argent comme le prouvent de nombreuses affaires !

Et nous pauvres imbéciles nous devrions digérer cela ! Vous le Boulanger, vous le Boucher, vous le médecin, vous la ménagère, vous la retraitée, vous le chômeur, vous les jeunes, vous le libre penseur, vous le franc-maçon, vous le chrétien qui se dévoue pour aider les autres, vous le syndicaliste, vous, même l’élu de droite qui tente de justifier l’injustifiable, vous même qui vous faites envelopper par la fumée du discours d’extrème droite déguisé en discours social, vous tous héritiers de la République, faudrait un peu réagir, comme le font déja presque un français sur 7. C’est pas si mal mais y a du chemin à faire !

LES ROIS, LES PRINCES SONT TOUJOURS VIVANTS. AU FIL DES SIECLES ILS CHANGENT DE COSTUME ET DE LANGAGE. NE SOYONS PAS COMME CERTAINS, LEURS VALETS, CAR ILS NOUS EXPLOITENT TOUJOURS ! LA REPUBLIQUE NOUS APPELLE…REPONDONS LUI AVEC MELENCHON.

 

 

 

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Réponse à un ami qui est au FN (sur un poème de Brasillach)

Posté par jacques LAUPIES le 26 mars 2012

Debout sur le lourd tombereau,
A travers Paris surchauffé,
Au front la pâleur des cachots,
Au coeur le dernier chant d’Orphée,
Tu t’en allais vers l’échafaud,
O mon frère au col dégrafé!

Dans la prison où les eaux suintent
Près de toi, les héros légers
Qui furent Tircis ou Aminte,
Riaient de ceux qui les jugeaient,
Refusaient le cri et la plainte,
Et souriaient aux noirs dangers.

La chandelle jetait aux murs
Leurs ombres comme à la dérive.
Les cartes et les jeux impurs
Animaient les jours qui se suivent,
Toi, tu rêvais d’un sort moins dur
Et chantais les jeunes captives.

Le soleil des îles de Grèce
Rayonnait au ciel pluvieux.
Perçait les fenêtres épaisses,
Et les filles aux beaux cheveux
Nageaient autour de toi sans cesse
Sur les vagues, avec les dieux.

Tu souhaitais dans les nuits noires
Une aube encore pour t’éclairer,
Pour pouvoir attendrir l’histoire
Sur tant de justes massacrés,
Pour embarquer sur ta mémoire
Tant de trésors prêts à sombrer.

Avec les flots de l’aventure,
A travers les jours variés,
Les heures vives ou obscures,
Un siècle et demi a passé.
La saison est encore moins sûre,
Voici le temps d’André Chénier.

Sur la prison fermée et pleine
Un monde encore a disparu.
O soleil noir de notre peine,
Une autre foule est dans la rue,
Comme dans la vieille semaine
Demandant toujours que l’on tue.

Dans la cellule où l’eau suinte
Un autre que toi reste assis,
Dédaigneux des cris et des plaintes,
Evoquant les bonheurs enfuis,
Et ranimant dans son enceinte,
Comme toi, les mers de jadis.

Au revers de quelque rempart,
Au fond des faubourgs de nos villes,
Près des murs dressés quelque part,
Les fusils des gardes mobiles
Abattent au jeu du hasard
Nos frères des guerres civiles.

J’entends dans les noirs corridors
Résonner des pas biens pareils
A ceux que tu entends encor
Jusque dans ton pâle sommeil,
Et comme toi le soir je dors
Avec en moi mon vrai soleil.

Près de nous tous, ressuscité,
Le coeur plein de justes colères,
Dans la nuit on t’entend monter,
Du fond de l’ombre froide et claire,
O frère des sanglants étés,
O sang trop pur des vieilles guerres

Et ceux que l’on mène au poteau,
Dans le petit matin glacé,
Au front la pâleur des cachots,
Au coeur le dernier chant d’Orphée,
Tu leur tends la main sans un mot,
O mon frère au col dégrafé

COMMENTAIRE

Je me demandais si c’était du Celine, du Brasillach voire un autre mais peu importe. Je te connais et je savais bien qu’il y avait un petit piège. Le propre de la poésie est qu’elle a souvent un caractère universel. Mais le poète ne se situe pas nécessairement ainsi. Il a un univers précisément qui est le sien et n’est pas universel. On peut être parfois un salaud et dire appréhender le réel un instant de manière juste et sublime. C’était me semble-t-il le cas de Brasillach et de la plupart des écrivains qui ont collaboré Cela ne rend pas pour autant blanc tous les autres. Mais ceux qui ont résisté avaient cependant, me semble-t-il, un peu (pour ne pas dire beaucoup plus) d’universalité ou d’Humanité, comme tu voudras !

On ne peut justifier sa pensée politique par son talent de poète. Par contre la poésie aide à l’exprimer. Selon moi, en bon matérialiste, il faut partir du réel, même imperceptible, même celui que nous enfermons dans notre inconscient, pour comprendre ce que nous exprimons par la poésie. Cela peut expliquer que des salauds sont poètes !

 Entendons par « salauds » ceux qui ne respectent pas l’humain et attachent à sa hiérarchisation physique ou psychique, à la diversité de ses pensées et de ses comportement qu’il peut avoir, plus d’importance qu’à son unicité d’espèce. Tous les excès sont possibles ainsi. On l’a vu et on le voit hélas encore !

 Les racistes, les xénophobes n’échappent pas à ces excès de part leurs concepts de base. Certains adeptes de la lutte des classes s’y sont fourvoyés aussi au nom d’une fin qui justifierait les moyens. Il y a d’autres chemins pour l’émancipation dans la démarche humaniste…La démocratie la plus large en tout et partout en est surement un ! Encore faut-il pouvoir l’instaurer face à ceux qui s’en réclament et font le contraire !

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A suivre

Posté par jacques LAUPIES le 25 mars 2012

http://www.mediapart.fr/journal/international/150312/kadhafi-sarkozy-nos-nouvelles-revelations

 

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Mélenchon à la troisième place, devant Le Pen et Bayrou (Site Humanité)

Posté par jacques LAUPIES le 24 mars 2012

 

  Un sondage choc, réalisé par BVA entre mercredi soir et hier matin, crédite la candidature de Jean-Luc Mélenchon de 14 % des intentions de vote, passant devant le FN et le Modem. Hollande (PS) reste en tête, au premier et au second tour.

C’est l’événement du jour : selon un sondage BVA réalisé pour RTL et la presse quotidienne régionale, et rendu public ce matin, le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, arrive en troisième position derrière François Hollande et Nicolas Sarkozy, doublant Marine Le Pen et François Bayrou, jusqu’alors installés aux troisième et quatrième places. Il recueille 14 % des intentions de vote, un niveau encore jamais atteint, contre 13 % à la candidate du FN et 12 % à celui du Modem.
D’emblée, trois éléments retiennent l’attention dans cette enquête. Le premier, c’est que le rôle d’épouvantail joué par Marine Le Pen pour rabattre les voix sur les deux candidats en tête, afin de conjurer le spectre d’une répétition du scénario de l’élection du 21 avril 2002 n’est pas fatal. La performance du Front de gauche dans ce sondage constitue en soi un bouleversement du paysage politique, puisque aucun candidat n’était parvenu jusque-là à lui ravir le titre d’outsider. C’est un coup de tonnerre dans la campagne.

  • Scénarios bousculés

Deuxième élément, celui de la pole position toujours occupée par François Hollande, avec 29,5 % des intentions de vote, devant Nicolas Sarkozy (28 %). Un résultat qui ruine tous les argumentaires qui voulaient que la progression de la candidature de Jean-Luc Mélenchon s’effectue forcément au détriment du candidat PS, favorisant le « croisement des courbes » entre ce dernier et son rival de l’UMP. Non seulement il n’en est rien, mais ce sondage confirme ce que tous les autres, sans exception, ont annoncé pour le second tour : à savoir une victoire nette de François Hollande sur le président sortant (54 %, contre 46 %).
Dernier élément, et non des moindres, quoiqu’il faille encore le manier avec beaucoup de prudence : la date de réalisation du sondage, effectué par BVA entre mercredi soir et hier matin. C’est-à-dire une fois le profil du tueur de Toulouse connu. Ce détail n’est pas sans importance, sachant l’onde de choc qu’a produit ce drame et son exploitation politique depuis quarante-huit heures par la droite et l’extrême droite. Une onde qui n’a sans doute pas fini de produire ses effets, sachant que « l’évaluation et les conséquences de ce drame feront aussi désormais partie du débat de la campagne, du débat politique », comme l’a déclaré Pierre Laurent (PCF) à Public Sénat, mercredi. La tendance encourageante à la hausse continue du Front de gauche, qui s’accélère après l’immense succès populaire de la Bastille, demande à être confirmée dans la durée.

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COMMENTAIRE : L’avant du 14 % d’intentions de vote pour Mélenchon et l’après !

 D’évidence le Parti du Président de la République, comme beaucoup d’autres forces politiques en France, digère mal le succès grandissant de Jean Luc Mélenchon dans les sondages qui place ce dernier désormais au troisième rang des prétendants.

 Ce n’est pas, comme je l’ai souvent évoqué ici, la faune des plateaux de télévision, qui y aura le plus contribué. Loin de moi l’idée de généraliser car il ya des journalistes dignes de leur profession dont certains sont plus réalistes que d’autres et en viennent parfois à examiner les faits de cette campagne  avec objectivité et en rendant  justice au candidat du Front de Gauche.

 Bien entendu tout le monde se penche sur sa copie et va tenter d’expliquer  cette progression spectaculaire dont le meeting de la Bastille constitue plus qu’un symbole. Avant d’entendre nos savants politologues l’amateur que je suis  en la matière pourrait, vu d’en bas les aider, si tant est qu’ils daignent m’écouter, et  leur suggérer quelques raisons de cette progression qui je l’espère ne s’arrêtera pas là.

 Contrairement à ce que certains vont tenter de faire et font déjà, je n’opposerai pas la personnalité remarquable de Jean Luc Mélenchon à la mobilisation des militants du Parti Communiste, du Parti de Gauche et de la Gauche Unitaire et autres groupements engagés dans le Front de Gauche.

 Le choix de sa candidature a fait discuter beaucoup de militants et de sympathisants lesquels  ne voyaient pas tous d’un bon œil que soit propulsé candidat un ancien sénateur socialiste qui, à priori, ne représentait qu’une infime fraction en désaccord avec le PS oubliant que beaucoup d’entre ces derniers l’avaient  suivi  lors du référendum sur la constitution européenne. Un référendum qui, rappelons-le,  fut un succès rassemblant sur le NON une large majorité de français.

 Mais ce qui pouvaient émettre des réserves, comme je l’ai fait moi-même, craignaient à la fois la perte de l’identité communiste et que le programme proposé ne soit pas à hauteur des nécessités de transformation dont la société française a besoin. La seule réalité que représentait le risque d’être victime d’un nouveau tassement d’un candidat communiste et d’un nouveau repli sur nous même ne me paraissant pas un argument suffisant pour renoncer à nous affirmer en tant que tel face à un peuple  de plus en plus en souffrance.

 Les faits le prouvent, ce raisonnement qui était aussi le mien n’a pas prévalu et dès lors que la majorité en a décidé ainsi au sein de notre Parti (ce qui n’a rien à voir avec des élections primaires ouvertes à tous les citoyens, lesquelles dans le contexte actuel ne peuvent échapper à la pression extérieure de l’adversaire de classe et des médias) je me suis senti engagé pleinement.

 Je pense qu’il en a été ainsi pour l’immense majorité des communistes. Restaient à convaincre, ceux qui, comme moi et pour des raisons diverses, ne s’étaient pas  prononcés nécessairement en faveur de notre candidat. Il est bien évident qu’avec un crédit de 5 à 6% d’intention de vote le chantier était énorme et que ce ne sont pas les médias qui allaient faciliter le travail. Mais peu à peu ce travail de fourmi, depuis la discussion pied à pied avec d’anciens électeurs communistes, des socialistes  ou des électeurs de ce parti, perplexe devant la timidité des propositions du PS, jusqu’à des actions plus collectives, des diffusions de tracts voire un affichage soutenu, nous avons bien senti que nous répondions bien à une demande d’offre politique.

 Bien entendu un élément déclencheur a été la popularisation de la candidature de Jean Luc Mélenchon, du programme du Front de gauche et de la manière talentueuse dont ce candidat et son équipe traduisent nos aspirations globales. Dans une France malmenée par sa bourgeoisie dont la cupidité la conduit à rendre plus pauvres des millions de français et plus riches une poignée de privilégiés. Ceci par la mise en cause des conquêtes sociales et l’écrasement des salaires, l’exclusion entretenue, le chômage aggravé, etc.

 Bien entendu il y aura eu pour nous servir les « fautes » de l’adversaire, qui en fait relèvent de la logique implacable du capitalisme qui n’a, pour survivre, d’autre possibilité que d’exploiter plus le travail y compris en exportant des capitaux en financiarisant l’économie, en supprimant ou en délocalisant des entreprises et, il faut tout de même le dire, en faisant la guerre.  Les tentatives de justifications ou de diversions effectuées  par les variantes droitières (du centre à l’extrême-droite) le  niveau réduit des propositions du PS, ont également joué en notre faveur.

 La preuve est faite que dans un contexte idéologique favorable à la classe dominante la réalité est là et si l’on sait bien l’appréhender les vraies solutions peuvent émerger.

 Mais il est vrai que cela n’est qu’une étape et qu’il existe un important écart entre les deux forces de gauche qui dans le contexte actuel sont en position, unies, de battre la droite au second tour. Cet écart peut se réduire non pas en mettant systématiquement en polémique les deux pôles d’attraction que constituent les candidatures Mélenchon et Hollande mais en rappelant nos propositions sur chaque thème : économie, social, sociétal, éducation et culture, santé, logement, analyse de la mondialisation et définition d’une  politique de relations internationales.

 Et puis pourquoi ne pas, en parallèle, poursuivre le débat interne sur nos propositions en les affinant, voire en en  élaborant de nouvelles plus précises et cohérentes, mieux chiffrées.  On peut toujours espérer dans une dynamique laissant la part à l’inventivité, à un certain idéalisme moral que le peuple trouvera en lui-même les réponses.

  Ce point de vue n’est pas à négliger mais je lui préfère d’abord des réformes radicales annoncées, précises, allant dans le sens de l’appropriation sociale des grands secteurs de la finance et de l’économie accompagnées, sans complaisance, d’un niveau de démocratie sans doute jamais atteint dans aucun des grands pays dits développés comme le nôtre.

 Mélenchon indiquait hier soir sur « Médiapart » que le savoir faire était du coté de ceux qui font tourner les entreprises autant que le secteur du crédit indiquant en substance que l’on pouvait fort bien se passer des actionnaires et patrons. Peu avant j’ai entendu la même chose venant de militants communistes dans une réunion portant sur l »analyse de la dette.

 Pour en revenir à mon propos sur l’évolution de la campagne et du lien entre action militante et  le considérable travail médiatique de Jean Luc Mélenchon je pense qu’il faut insister sur cette idée que rien ne se fera sans un engagement plus fort, une prise de conscience au niveau de ces millions de gens qui espèrent encore le changement plus pour eux-mêmes que par eux-mêmes.

 IL FAUT QUE CE SOIT PAR EUX-MÊMES AUSSI !

 Il n’est pas nécessaire de prendre une carte de Parti, même si cela revêt pour moi une importance vitale. Toutefois une exigence de débat organisé, libre, large s’impose.

 C’est ce que nous proposons avec quelques amis de réaliser, en espérant que d’autres se jpoindront à nous. Mais nous reviendrons sur cette démarche

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Lu dans l’Humanité

Posté par jacques LAUPIES le 22 mars 2012

- le 22 Mars 2012

Toulouse: mort de Mohamed Merah (chronologie)
Mots clés : toulouse, tuerie de montauban et toulouse, mohamed merah,

Le suspect retranché à Toulouse, Mohamed Merah, soupçonné de sept meurtres, est mort après avoir résisté aux hommes du Raid qui progressaient jeudi dans son appartement, selon la version donnée par la police et Claude Guéant tout de suite après l’assaut. Chronologie des évènements de ce matin.

13h45. Le président Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi des mesures pour réprimer « l’apologie du terrorisme » ou « l’appel à la haine et à la violence ». Ces délits seront « punis pénalement », a affirmé le président dans une allocution télévisée après avoir réuni à l’Elysée le Premier ministre et les ministres concernés.

« Désormais, toute personne qui consultera de manière habituelle des sites internet qui font l’apologie du terrorisme ou qui appellent à la haine et à la violence sera punie pénalement. Toute personne se rendant à l’étranger pour y suivre des travaux d’endoctrinement, des idéologies conduisant au terrorisme, sera punie pénalement », a ajouté Nicolas Sarkozy. En outre, « la propagation et l’apologie d’idéologies extrémistes seront réprimées par un délit figurant au code pénal, avec les moyens qui sont déjà ceux de la lutte antiterroriste ». Des annonces qui n’engagent à pas grand chose, le premier tour des élections présidentielles ayant lieu dans un mois.

13h10. Nicolas Sarkozy va reprendre sa campagne électorale, suspendue lundi avec la tuerie de Toulouse, dès jeudi 18h00 par une réunion publique à Strasbourg, a annoncé son état-major de campagne. Selon son état-major, Nicolas Sarkozy réunira en début d’après-midi son « comité de campagne » à son quartier général du XVe arrondissement de Paris, avant de rallier Strasbourg pour son meeting.

Cette annonce coïncide avec la vaste opération de récupération politique lancée dans les médias par Jean-Fraçois Copé et les membres de la « cellule riposte » du parti présidentiel.

•A lire: Mohamed Merah mort, l’UMP veut capitaliser sur la sécurité
•A lire aussi: Nicolas Sarkozy se donne à voir, de Toulouse à Montauban
13h. « La mort de Mohamed Merah vient mettre un terme à une insupportable angoisse », a expliqué François Hollande lors d’une intervention à son QG de campagne. « Ce tueur, jusqu’au bout, a d’ailleurs montré son extrême dangerosité. Je tiens à saluer le courage et la détermination du Raid et de toutes les forces de sécurité après une opération qui aura duré 30 heures et qui a été éminemment risquée. »

Selon le député de Corrèze, « cette épreuve rappelle que la lutte contre le terrorisme est un combat de tous les instants et ne peut admettre aucun relâchement ni aucune faiblesse. La République est toujours la plus forte, elle l’a montré. Elle sait se dresser sans rien perdre de ses valeurs contre ses pires adversaires. C’est la leçon que nous devons tirer des derniers moments que nous venons de vivre. »

12h50. Le candidat du Front de Gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a exprimé jeudi son « soulagement » après l’assaut contre l’auteur présumé des assassinats de Montauban et Toulouse. Interrogé par la presse en marge d’un déplacement à Villeneuve-Saint-Georges, en proche banlieue parisienne, M. Mélenchon a exprimé « une pensée pour ceux qui travaillent pour nous au péril de leur vie », a-t-il ajouté avant de préciser que « personne ne se réjouira de sa mort » (celle du tueur présumé, ndlr). « Nous pouvons en conclure que cela ne pouvait pas bien finir », a-t-il aussi dit.

Interrogé sur les propos du FN qui s’est interrogé « sur le fait de savoir s’il (le meurtrier présumé) n’aurait pas pu être interpellé plus tôt », le candidat du FG a rétorqué: « il ne faut pas se lancer dans les analyses et enquêtes de comptoir de bistrot. Comme d’habitude Mme Le Pen montre son manque total du sens du bien commun et de la décence, d’abord on doit dire le respect aux policiers et après on va regarder. Peut être qu’il y a des failles », a-t-il ajouté, jugeant que la candidate FN « parle pour ne rien dire », qu’ »on ne peut pas lui confier de responsabilité ».

12h45. Le candidat du MoDem à la présidentielle, François Bayrou, a salué jeudi l’assaut mené par le Raid contre Mohamed Merah, soulignant dans une déclaration à l’AFP qu’ »il fallait que force reste à la loi » et « c’est chose faite ». « L’issue du drame de Toulouse est un soulagement pour tous ceux qui ont vécu cette barbarie et tous ceux qui en ont ressenti le deuil et l’angoisse », a-t-il ajouté.

12h35. Conférence de presse de François Hollande prévue dans lesminutes qui viennent. Nicolas Sarkozy effectuera une allocution télévisé à 13 heures.

12h30. « Ce Monsieur ne m’intéresse pas, il n’est qu’un instrument de mort, il a encore blessé des gens, il faut s’interroger sur ce qui fait qu’un homme rentre dans ce processus, c’est un homme très fanatisé », a expliqué la présidente du Crif Midi-Pyrénées, Nicole Yardeni. « Pour le moment, nous essayons d’organiser dimanche une grande marche pour tous les Toulousains, pas juste pour nous », a ajouté la responsable du conseil représentatif des institutions juives.

12h20. L’avocat de Mohamed Merah critique la stratégie du Raid. Me Christian Etelin, qui était jeudi matin près de l’appartement où le suspect a été tué par le Raid après un siège de 32 heures et une fusillade nourrie, a estimé juste après les faits que cette issue était « le résultat logique de la stratégie adoptée » par la police.

« On l’a enfermé de plus en plus radicalement dans son autisme, dans sa coupure d’avec la réalité, rien n’a été fait pour l’aider à rétablir un lien, un dialogue », a considéré auprès de l’AFP Me Christian Etelin. Selon lui, la stratégie employée « ne pouvait aboutir qu’à le faire se diriger tout droit vers le jusqu’au-boutisme et à vouloir mourir les armes à la main ».
« Je suis à la fois bouleversé par ce qu’il a fait, et par sa mort. J’aurais souhaité qu’on puisse tout faire pour avoir des explications, comprendre comment il a pu s’engager dans un tel processus de déshumanisation (…) c’est une possibilité de connaissance de l’être humain qui nous échappe », a-t-il remarqué.

12h05. Selon Claude Guéant, qui a tenu un point presse quelques minutes après l’assaut final, les policiers du Raid sont entrés par la porte et les fenêtres, dont les volets avaient été enlevés lors de la nuit précédente.

Des moyens techniques vidéos ont été introduits, qui ont inspecté les différentes pièces de l’appartement du tueur présumé de Toulouse et Montauban. « Aucune présence n’avait été decelée dans le salon, ni dans les toilettes. Il restait la salle de bain. C’est en tentant de s’introduire dans la pièce que Mohamed Merah est sorti, en tirant avec violence, avec semble t’il plusieurs armes. Il a tiré des rafales très importantes. Les snipers en face ont tenté de le neutraliser. Les policiers qui étaient dans l’appartement ont tenté de se protéger aussi. Mohamed Merah a sauté par la fenêtre en continuant de tirer. Il a été retrouvé mort », explique le ministre de l’Intérieur.

Midi. Les échanges de tirs– 300 cartouches au total – ont fait trois blessés parmi les policiers, dont un « assez grièvement, » d’après d’autres sources policières. Le suspect était porteur d’une sacoche au contenu indéterminé, selon ces sources.

11h35. Le Raid est entré dans l’appartement vers 10 heures 30. Après près d’une heure de silence, des rafales de tirs très nourries et des détonations ont été entendues pendant cinq minutes jeudi peu après 11 heures 30, près de l’appartement où était retranché depuis 32 heures Mohamed Merah et où les hommes du Raid sont entrés.

COMMENTAIRE

Je crois m’être déja exprimé sur la violence d’où quelle vienne. Mais elle vient pas toute seule. Des conditions économiques, sociales, voire culturelles ou même politiques la génèrent. Qui peut se réjouir de la mort d’un jeune de 23 ans. S’il était issu d’un autre extrême et manipulé le résultat aurait pu être tout aussi atroce. On voit bien dans ce type de criminalité, comme dans toute autre d’ailleurs, qu’il y a un avant pour l’expliquer comme il y aura un après avec peut-être des conséquences encore plus douloureuses.

Hors l’abomination des actes commis par ces hommes, à peine sortis de l’adolescence ou adultes atteints de pathologie, qu’ils soient attachés à une idéologie ou à une autre, il y a un drame humain, un parcours qui peut s’expliquer par la misère sociale ou par la misère psychologique, l’une n’allant généralement pas sans l’autre.

Mais sait-on que criminel pour les uns ils peuvent-être des héros pour les autres. Nait ainsi un dangereux processus d’opposition, de surenchères qui tôt ou tard peut dégénèrer.

Derrière cela il y a l’irresponsabilité de ceux qui se veulent responsables, de ceux qui acceptent la dégradation de l’école, du travail. Cayatte avait fait un film qui s’intitulait : « Nous sommes tous des assassins » faisant le procès de la justice mais posant le problème de la responsabilité collective de la société. C’était en 1949 je crois…

Plus que jamais la question reste à l’ordre du jour. Qu’il soit d’un extrême ou d’un autre un tueur devrait pouvoir être jugé avec un regard sur le monde qui l’entoure mais en général, comme cela s’est produit pour certains dictateurs, on l’exécute avant.

Des policiers risquent leur vie comme ont été victimes des soldats. La mort d’enfants et de jeunes est insupportable. Il ne peut y avaoir de réponse à ces drames terribles que dans un débat ferme et serein sur le thème : « quelle société pour demain ? »

Ceux  qui veulent l’éviter en spéculant sur la division, en créant les conditions de l’affrontement et n’ont de réponse que dans leurs hypocrites allures hautaines, dont la sévérité ou la compassion cache souvent la lacheté, derrière le calcul politique mesquin, je les plains !

J’ai perçu dans cette campagne électorale des regards, des attitudes, des inquiétudes qui m’inspirent le respect ! Qu’elles se multiplient demain nous en auront besoin. L’Humanité avance dans la douleur, mais elle avance malgré tout. Généralement on trouve toujours plus de sympathie à l’égard de ceux qui partagent nos convictions qu’à l’égard des autres. Seulement voilà il est des hauteurs de vues qui ne trompent pas. Encore faut il essayer d’y accéder !

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La fin prévisible

Posté par jacques LAUPIES le 22 mars 2012

J’écoute BFM ! Depuis le début du repérage j’entends les commentaires des journalistes et autres intervenants commandités pour la circonstance.

Je disais à un ami hier : « ou ils vont le tuer ou ils vont conduire à son suicide ». L’histoire nous dira plus tard ce qu’il en est.

Parait qu’il est mort en combattant !

Mesure-t-on les conséquences de la médiatisation de cette dernière tuerie !

Qui saura ce qu’il en est réellement de cette sinistre histoire ?

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Avant le dénouement

Posté par jacques LAUPIES le 22 mars 2012

Ne m’en veuillez pas  braves gens

De souffrir dans ma solitude

De voir que l’on tue des  enfants

Pour  abolir  l’incertitude

De millions d’autres  gamins

Condamnés dans des mondes ou règnent

La crainte  de soif et de faim

Et   d’une mort qui les imprègne

 

Ne m’en veuillez pas  vous soldats

De plaindre vos engagements

Quand  dans la rue on vous abat

Loin des guerres et des rois puissants

Vous avez choisi  pour  grandir

Le chemin  des guerriers  inutiles

Et vous ne mourrez en martyrs

Que pour des maitres imbéciles

 

Ne m’en veuillez pas  braves gens

De vous rappeler  mon dégout

De voir que l’on tue un enfant

Dans un obscur discours de boue

De prétendants faiseurs de loi

Un temps cachés de corbillard

Sinistres prophètes sans foi

Qui prennent des airs pleurnichards

 

Ne m’en veuillez pas citoyens

De vous exprimer ma colère

De voir que  s’abat l’assassin

Qui ne peut survivre et se taire

Dans un univers  où s’oublie

Noyé d’images et  de paroles

Qu’il ne peut y avoir de vie

Pour celui né d’un mauvais rôle

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Debat 6ème République

Posté par jacques LAUPIES le 21 mars 2012

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