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François Hollande met l’Education nationale au coeur de son quinquennat

Posté par jacques LAUPIES le 15 mai 2012

Mots clés : francois hollande,      

 A peine installé comme nouveau président de la République, François  Hollande a rendu hommage, ce jeudi après-midi, à Jules Ferry, « grand  ministre de l’instruction publique ». Une manière de faire de l’école  publique et de l’Education nationale la clé de voûte de son action à l’Elysée. Les points forts de son intervention.

Devant plusieurs centaines de collégiens et lycéens, le nouveau  chef de l’Etat, s’est présenté en début d’après-midi, dans le jardin des  Tuileries, à Paris, pour rendre le premier des deux hommages de sa  journée d’entrée en fonction. Avant celui à Marie Curie, François  Hollande a donc salué la mémoire de Jules Ferry. « Les grandes dates, les vraies étapes, ce sont les lois. Je suis venu célébrer deux lois de la République, que nous devons à l’obstination au courage et à la ténacité d’un homme: Jules Ferry. La loi du 16 juin 1881 gratuité, 18 mars 1882 de laïcité. »

  • Ferry le colonialiste

D’entrée, François Hollande tente d’évacuer l’image du Jules Ferry tenant du colonialisme. « En saluant la mémoire de Jules Ferry qui fut un grand ministre de la République, je n’ignore rien de ses égarements politiques, sa défense de la colonisation fut une faute à la morale politique. » Dans son droit d’inventaire un peu court, il préfère retenir « le bâtisseur de cette maison commune qu’est l’école publique. »

  • Les grands principes de l’école

Le président de la République met en lumière l’oeuvre de Jules Ferry pour mieux souligner ce que doit être, selon lui, l’école publique.  « Je salue l’école…

  1. « comme lieu d’émancipation. Le goût d’apprendre, le sens de la curiosité intellectuelle sont des trésors que l’école a vocation à préparer »
  2. « comme lieu de l’égalité, celle des chances, qui ne reconnaît que le mérite, le travail, l’effort »
  3. comme « lieu d’intégration de tous les enfants ». « Cette égalité impose la justice entre les territoires. Comment accepter qu’un enfant est plus de chance de réussir parce qu’il est ici plutôt que là. La justice, c’est la mixité sociale ».
  4. L’école doit faire son travail d’éducation, d’inflexion, pour permettre à la génération qui vient de vivre mieux que nous.
  • Ces prochaines mesures en faveur de l’école

Après avoir rappeler les grands pricnipes qui guident l’école républicaine, François Hollande a réitéré ses engagements de campagne pour l’Education nationale:

  1. « Priorité sera donnée à celles des quartiers populaires« 
  2. « L’école est l’esprit de la République. Je veux qu’elle recouvre tous les moyens de ses missions »
  3. « C’est la raison de mon engagement de recruter 60.000 personnels de l’éducation sur la durée de mon mandat »
  4. Je rétablirai la formation professionnelle des enseignants. Je sais pouvoir compter sur le dévouement, le courage de tous les personnels de l’Education national. C’est vers eux que je me tourne, que j’adresse mes premiers mots de président de la république.

Le président conclut en se proclamant « garant de l’école publique, de l’éducation nationale, de la transmission des connaissances, de l’égalité républicaine ».

COMMENTAIRE
Qui ne se pourrait se réjouir de voir un état qui met au premier plan de ses préoccupations l’école ?
Reste bien sur à faire preuve de l’audace qu’impose l’amélioration de l’éducation nationale.
Pas plus tard qu’hier je discutais avec deux étudiants qui bien qu’issus de familles dites des « classes moyennes » se trouvent dans des difficultés insurmontables dues à divers facteurs : rupture avec les parents et souffrance pour obtenir une autonomie et des conditions matérielles pour étudier.
Symbôles d’une jeunesse mutilée et qui, bien entendu, porte malgré tout en elle tous nos espoirs de la voir oeuvrer dans une société qui a besoin d’elle pour se transformer, ces deux jeunes m’ont rappelé combien le danger est grand si une audacieuse politique de soutien ne leur est pas accordé hors les familles.
Des familles qui pour des raisons diverses et parfois complexes ne peuvent plus assumer les aspects psychologiques de la dépendance économique. Même dans des catégories aisées, petites bourgeoises, la crise fait des ravages, tant sur le plan matériel que moral.
Il en résulte que même dans ces couches la jeunesse est en danger. Une certaine jeunesse dont l’héritage culturel, une enfance plus protégée que d’autres, ne les a pas mis à l’abri d’une perte de « valeurs » et d’un désarroi parfois inquiétant.
Le nouveau pouvoir n’a pas, malgré une différence remarquable par rapport aux précédents dirigeants de notre pays, l’orientation souhaitable pour régler cette question.
Les jeunes doivent savoir que tout dépend avant tout de leur action et je le dis tout clairement, sans ambigüité, de leur engagement poltique au sein des partis révolutionnaires de ce pays dont le PCF.
Pour y donner de leur ardeur et de leur talent mais aussi pour y recevoir l’histoire des luttes sans lesquelles rien de ce qui leur est accordé n’aurait été !
Mais c’est encore si peu, au regard de ce qui est possible et nécessaire !

 

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