Législatives : pas d’accord face au Front national

Posté par jacques LAUPIES le 19 mai 2012

Mots clés : ps,           pcf,           europe écologie les verts,           eelv,           pierre laurent,           parti socialiste,           front de gauche,           parti de gauche,           fn,           jean-luc mélenchon,           législatives 2012,           front national,           martine billard,           front de gauche info,      

Les négociations autour d’une union des forces de gauche face « au risque FN » ont pris fin, hier. Si chacun regrette cet échec, le PCF et le PS restent ouverts à des accords locaux.

Après plus d’une semaine, émaillée parfois de quelques tensions, les négociations nationales ont pris fin, hier, entre le Front de gauche, le PS et Europe Écologie-les Verts, sans avoir pu aboutir. « Nécessaire et possible, cet accord (pour définir des candidats uniques à gauche – NDLR) n’a pourtant malheureusement pas été conclu », a regretté Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, qui y voit « un très mauvais signe pour le rassemblement nécessaire à gauche ». « Si chaque partenaire prend sa part d’effort, l’accord est désormais possible à toute heure », avait-il estimé avec Martine Billard, coprésidente du Parti de gauche, mercredi, dans un communiqué commun, coupant court aux rumeurs de divisions entre leurs deux formations. Pour sa part, le Front de gauche avait formulé des propositions concernant 29 circonscriptions, sur la cinquantaine concernées. Le PG, accusé un temps de « blocage » par Europe Écologie-les Verts, avait pris l’initiative d’une conférence de presse pour faire part de sa disponibilité avec « au minimum une circonscription gagnable ». « La plus facile est la 3e du Val-de-Marne », avait alors estimé Éric Coquerel, en charge des négociations. Mais « en une semaine, nous avons fait une dizaine de propositions différentes, toutes refusées », a-t-il affirmé hier.

Un espoir reste ouvert

Parallèlement, l’ex-candidat commun du FG, Jean-Luc Mélenchon, a prévenu sur LCP : « Certains pourraient, à la faveur de triangulaires, recevoir une prime invraisemblable d’élus supplémentaires, c’est le cas du Parti socialiste. » Fort de ses quatre millions d’électeurs, c’est en vue d’un rééquilibrage tenant compte des dynamiques de la campagne et du poids de chacun que PCF et PG ont mené les négociations. De son côté, Christophe Borgel, en charge des élections pour le Parti socialiste, argue que « les circonscriptions sur lesquelles on nous demande des efforts sont celles où il n’y a pas de risque d’élimination de la gauche, comme l’Hérault, l’Essonne ou le Val-de-Marne ». L’accord aurait dû, pour le FG, porter sur « les circonscriptions où il existe un risque Front national ou d’élimination de la gauche au second tour », soit un périmètre un peu plus large. Au-delà, le Parti socialiste aurait également refusé, in fine, le compromis auquel auraient abouti les discussions de lundi soir accordant quatre circonscriptions au PCF (Romilly, Guingamp, Bergerac et Perpignan, où se présente Louis Aliot) et deux au PG (dans le Jura et le Rhône). « Le PCF a indiqué, explique Pierre Laurent, jusqu’à la dernière minute aux négociateurs et aux dirigeants du PS et d’EELV être disposé à signer le compromis, malgré ses insuffisances pour le Front de gauche. » Toutefois, un espoir reste ouvert. Christophe Borgel comme Pierre Laurent ont indiqué la disponibilité de leur force respective en vue d’accords locaux, « là ole Front de Gauche ù ils s’avéreraient indispensables ».

  • À lire :

Législatives au PCF: « Avec les députés du Front de gauche, à vous de faire la loi », entretien avec Pierre Laurent
Le Front de gauche prêt à barrer la route au FN avec le PS et EELV
Des députés du Front de Gauche pour réussir à gauche (PCF 93)

 

COMMENTAIRE

Jacques Laupies

 

Sur la 16eme ciconscription ou le Front de Gauche présente la candidate SOUTENUE par le PCF Emmanuelle BONHOMME le risque d’un bon score du Front National demeure mais ne peut empécher les deux candidats de gauche (PS et Front de Gauche) de faire un score suffisant pour être présents au deuxième tour où la discipline républicaine devra s’appliquer.

Dans ces conditions l’attitude du PS et de EELV au plan national exige plus que jamais que dès le premier tour et sans ambiguïté Emmanuelle BONHOMME et son suppléant Jean Michel CABIAC deviennent l’expression de la volonté d’union des électeurs de gauche.

Il s’agit évidemment de se prononcer pour un programme qui sera défendu par les députés du Front de Gauche et qui n’a rtien à voir avec les insuffisances de celui du PS.

L’augmentation forte du SMIC, une grande politique du logement et de protection sociale figurent comme premier élément de la croissance dont on nous rabat les oreilles sans dire quels en seront les moyens. Des moyens qui existent dans l’escarcelle des financiers et des multinationales et bon nombre de grandes entrepriseson

Le Front National malgré la gymnastique et la démagogie sociale de ce parti qui ne propose rien dans un langage parfois pseudo révolutionnaire, forme sublime de son imposture, est un piège et une voie de garage pour des gens qui souffrent et qui sont ainsi détournés des vraies solutions entrant dans la tradition du mouvement social français.

Ils doivent se ressaisir et nous les y aiderons malgré les ravages que provoquent les entreprises de division,

- que ce soit entre travailleurs d’origine immigrée et les autres (qui bien souvent le sont également dans une région qui, depuis les roms aujourd’hui – souvent appelés clandestinement par des patrons peu scrupuleux -  jusqu’aux latins du début du siècle dernier ont consolidé la nation),

- que ce soit encore entre salariés et non salariés petits patrons, commerçants ou agriculteuirs, enfermés dans un poujadisme ou l’on ne voit que le bout du nez de son microcosme économique et politique.

 - que ce soit entre salariés dotés d’un emploi et chômeurs où précaires manipulés par l’idéologie dominante, parfois acculés dans la pauvreté qui est source de révolte aveugle et inccontrôlée.

Le Front de Gauche combat le danger que représent la droite extême-droitisée. Il est parfois bien seul mais il sait que le mouvement de l’histoire est avec lui.

Alors à cette élection, ne faites pas dans la dentelle VOTEZ FRONT DE GAUCHE.

Dans la ville de Tarascon par exemple il faut en finir avec une dominante de droite et d’extrême. Cela prendra le temps qu’il faudra mais nous y parviendrons car ici comme ailleurs il ne faut pas laisser le mécontentement  se disperser dans les relais de la droite et les tentations centre gauche du PS.

Il faut donner la parole a la gauche et à tous les républicains authentiques. Aux jeunes privés de formation civique, désarmés par des médias ou des relais politiques faisant dans le clientélisme, il faut apporter formation et éducation politique. En faire de vrais citoyens et cela nous le devons et le pouvons.

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Risque FN / Négociations PS-EELV-FDG : Le Front de gauche est prêt à signer

Posté par jacques LAUPIES le 18 mai 2012

 Depuis maintenant une semaine, des discussions sont engagées entre les partis du Front de gauche, le Parti socialiste et Europe écologie les verts pour désigner des candidatures uniques de la gauche dès le premier tour des élections législatives dans le cadre d’un accord concernant les circonscriptions où il existe un risque Front national ou d’élimination de la gauche au second tour.

Si chaque partenaire prend sa part d’effort, l’accord est désormais possible à toute heure.

Pour y parvenir, le Front de gauche, qui a formulé des propositions concernant 29 circonscriptions, a décidé hier un ultime effort qui fait que l’équilibre de cette répartition fait désormais consensus. Il n’y a donc plus de raison de tarder.

Le Front de gauche est prêt à signer l’accord aujourd’hui. Tout délai et a fortiori tout échec seraient incompréhensibles.

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF,

Martine Billard, co-présidente du Parti de gauche,

COMMENTAIRE

Faire du vote un acte politique clair

 Soit le PS accepte un accord global de désistement au  premier tour du candidat PS ou FDG, prenant en compte notre influence à la   proportionnelle,  qui doit permettre dans  les circonscriptions où la droite et l’extrême droite risquent d’être seules en   confrontation au deuxième tour, l’élection du candidat unique de la gauche.

Soit le PS manœuvre pour s’assurer sur notre dos une   majorité absolue à l’assemblée nationale et réduire ainsi notre influence en   usant du système inique constitutionnel

Si  nous acceptons   cette deuxième hypothèse nous donnons à ce parti ou cohabitent sociaux libéraux   et libéraux sociaux les pleins pouvoirs avec notre aval pour une politique qui   va conduire au mécontentement populaire que les uns et les autres nous allons   payer cher politiquement.

Les mesures annoncées sont certes symboliques d’un   changement de méthode, mais rien n’est garanti sur le fond pour l’avenir. Les   grandes questions demeurent et le peu qui sera fait résulte de notre vigilance Passée et à venir.

Il n’y a donc que la première hypothèse qui soit   incontournable car elle reconnait la gauche dans sa diversité et nous donne des   possibilités  de jouer parlementairement   notre rôle. Quant à une participation au gouvernement du Front de Gauche, elle   ne peut, en l’état être acceptée.

Laissons les verts et le PS se débrouiller au pouvoir avec   une opinion dans l’expectative, même momentanément bercée par des médias qui   jouent toujours le rôle de « l’opium du peuple ». La  population,  même lorsqu’elle vote PS ou à droite va chercher d’autres voies.

Faisons en sorte qu’elle emrunte celle que nous avons proposée

En tant qu’électeur et militant je ne serais pas complice de concurrents déloyaux.

 

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Le Front de gauche adresse ses félicitations « exigeantes » à Jean-Marc Ayrault

Posté par jacques LAUPIES le 16 mai 2012

Mots clés : social,           pcf,           pierre laurent,           front de gauche,           entreprises,           parti de gauche,           jean-luc mélenchon,           François Hollande,           jean-marc ayrault,           présidentielle 2012,           front de gauche info,    

Pierre Laurent comme Jean-Luc Mélenchon ont appelé le nouveau Premier ministre à faire progresser le progrès social et le droit des salariés contre la finance.

Saluant la nomination de Jean-Marc Ayrault, Pierre Laurent rappelle dans un communiqué à destination du nouveau chef du gouvernement que « les urgences du pays sont grandes. Dans l’attente d’élections législatives dont l’issue sera déterminante, l’action du gouvernement que formera Jean-Marc Ayrault devra s’y attaquer sans attendre. » Le chef de file des communistes a demandé à agir pour « la réorientation indispensable de la construction européenne. Chaque mesure qui ira dans le sens de plus de solidarité et de progrès social trouvera notre soutien. Nous serons tout aussi exigeants et déterminés chaque fois que ce ne sera pas le cas », prévient-il.

« Stopper l’hémorragie industrielle »

Même exigence de la part de Jean-Luc Mélenchon. En campagne pour les législatives à Hénin-Beaumont, le candidat du Front de gauche à la présidentielle 2012 souhaite « bon vent, bon courage et bon succès » au Premier ministre.

Mais dans une lettre ouverte à ce dernier, il attire son « attention sur la situation intolérable d’une vingtaine d’entreprises emblématiques et de leurs salariés », citant notamment ArcelorMittal, Sodimédical, PSA Aulnay, Fralib, Arkéma ou Petroplus. « Certaines décisions peuvent immédiatement être prises par simple décret ou par l’action du gouvernement pour résoudre ces situations d’urgence. Notamment pour faire appliquer les décisions de justice rendues en faveur des salariés », poursuit le confondateur du Parti de gauche.

Plus globalement, il appelle Jean-Marc Ayrault à « stopper l’hémorragie industrielle » « par loi » grâce notamment à « l’interdiction des licenciements boursiers et suppressions d’emplois dans les entreprises bénéficiaires » ou « la création d’un droit de veto des élus du personnel en cas de fermeture ou délocalisation et l’obligation d’examiner les propositions des salariés ».

Jean-Luc Mélenchon plaide aussi pour « l’instauration de visas sociaux et écologiques aux frontières pour empêcher le dumping social ou environnemental« , « la mise en place de « plans écologiques de filières industrielles »" et « la protection des sous-traitants par la responsabilisation des entreprises donneurs d’ordre ». « Enfin, monsieur le Premier ministre, écrit-il, je vous demande solennellement d’intervenir pour faire cesser les poursuites engagées par le précédent gouvernement contre de nombreux syndicalistes comme Xavier Mathieu ou les agents « robins des bois » d’EDF et de GDF ».

COMMENTAIRE

Si le Front de Gauche et ses composantes se sont prononcés pour battre Sarkosy et donc faire élire Hollande c’est que la Social Démocratie (globalement le PS) se distingue tout de même de la droite dans ses choix et orientations. Et surtout qu’elle est plus sensible à la pression populaire et aux couches qui en constituent les forces vives.

Cela étant elle est, comme en témoigne l’histoire, souvent instrumentalisée par la grande bourgeoisie industrielle et financière qui la pénètre, elle est sous influence permanente des classes ou catégories dominantes. On trouve parmi ces dernières des professions libérales ou petits patrons (TPME et PME) mais aussi mais aussi des salariés (souvent cadres et auxiliaires divers tant dans l’entreprise privée que dans la fonction publique)

Cela ne suffirait pas à la placer en tête des compétitipons électorales si son idéologie axée sur la collaboration de classe plus que sur la lutte des classes n’allait séduire des millions de salariés (ouvriers et employés notamment) qui sont en perte de conscience de classe. Comme le fait la droite libérale (au plan économique) elle réussit à gagner un soutien populaire dans la mesure ou la situation économique, politique maintient toutes ces catégories, autant que faire se peut, dans une situation acceptable.

Cela suppose malgré tout lorsque la détérioration des conditions de vie (considérées dans un cadre historique donné) se dégradent d’avoir des espaces de voies de garage pour canaliser ceux que le désespoir ou les ambitions refoulées conduisent à condamner les politiques libérales ou social démocrate. Ainsi se trouve mis en réserve une masse qui se trouve neutralisée mais contrôlable (pas toujours l’histoire l’a prouvé)

Inutile de préciser que les replis sur soi offrent un terrain facile pour cela et que le Front National joue à merveille ce rôle d’organisation du détournement.

Alors, me direz vous, la situation est bloquée puisqu’en fait plus de 80 % de la population est en quelque sorte « endormie » par cette réalité sociologique et idéologique.

Ce serait bien mal mesurer ce que représente les 20 % restant ! Ce 20 % qui, lorsque la France est menacée de récessions, d’aggravation des injustices qui elles frappent tout un peuple, a deux atouts essentiels : une présence organisée de partis et organisationns  syndicales dans les couches les plus actives de la population et surtout une approche théorique du mouvement de l’histoire fondé précisèment sur une lutte des classes inévitable, sur la nécessité de mettre en accord la socialisation de la production et les nouveaux rapports sociaux qu’elle nécessite.

 Autrement dit en finir avec la propriété privée des grands moyens de production et d’échange pour que s’organise la répartition  équitable des richesses ! Cela s’appelle en terme républicain placer l’intérêt général avant l’intérêt de quelques particuliers privilégiés.

La contradiction existant entre propriété privée et travail social ne peut être ignorée de personne. Surtout pas des socialistes pour peu qu’on le leur rappelle de temps en temps ! Avec beaucoup, beaucoup de monde…

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François Hollande met l’Education nationale au coeur de son quinquennat

Posté par jacques LAUPIES le 15 mai 2012

Mots clés : francois hollande,      

 A peine installé comme nouveau président de la République, François  Hollande a rendu hommage, ce jeudi après-midi, à Jules Ferry, « grand  ministre de l’instruction publique ». Une manière de faire de l’école  publique et de l’Education nationale la clé de voûte de son action à l’Elysée. Les points forts de son intervention.

Devant plusieurs centaines de collégiens et lycéens, le nouveau  chef de l’Etat, s’est présenté en début d’après-midi, dans le jardin des  Tuileries, à Paris, pour rendre le premier des deux hommages de sa  journée d’entrée en fonction. Avant celui à Marie Curie, François  Hollande a donc salué la mémoire de Jules Ferry. « Les grandes dates, les vraies étapes, ce sont les lois. Je suis venu célébrer deux lois de la République, que nous devons à l’obstination au courage et à la ténacité d’un homme: Jules Ferry. La loi du 16 juin 1881 gratuité, 18 mars 1882 de laïcité. »

  • Ferry le colonialiste

D’entrée, François Hollande tente d’évacuer l’image du Jules Ferry tenant du colonialisme. « En saluant la mémoire de Jules Ferry qui fut un grand ministre de la République, je n’ignore rien de ses égarements politiques, sa défense de la colonisation fut une faute à la morale politique. » Dans son droit d’inventaire un peu court, il préfère retenir « le bâtisseur de cette maison commune qu’est l’école publique. »

  • Les grands principes de l’école

Le président de la République met en lumière l’oeuvre de Jules Ferry pour mieux souligner ce que doit être, selon lui, l’école publique.  « Je salue l’école…

  1. « comme lieu d’émancipation. Le goût d’apprendre, le sens de la curiosité intellectuelle sont des trésors que l’école a vocation à préparer »
  2. « comme lieu de l’égalité, celle des chances, qui ne reconnaît que le mérite, le travail, l’effort »
  3. comme « lieu d’intégration de tous les enfants ». « Cette égalité impose la justice entre les territoires. Comment accepter qu’un enfant est plus de chance de réussir parce qu’il est ici plutôt que là. La justice, c’est la mixité sociale ».
  4. L’école doit faire son travail d’éducation, d’inflexion, pour permettre à la génération qui vient de vivre mieux que nous.
  • Ces prochaines mesures en faveur de l’école

Après avoir rappeler les grands pricnipes qui guident l’école républicaine, François Hollande a réitéré ses engagements de campagne pour l’Education nationale:

  1. « Priorité sera donnée à celles des quartiers populaires« 
  2. « L’école est l’esprit de la République. Je veux qu’elle recouvre tous les moyens de ses missions »
  3. « C’est la raison de mon engagement de recruter 60.000 personnels de l’éducation sur la durée de mon mandat »
  4. Je rétablirai la formation professionnelle des enseignants. Je sais pouvoir compter sur le dévouement, le courage de tous les personnels de l’Education national. C’est vers eux que je me tourne, que j’adresse mes premiers mots de président de la république.

Le président conclut en se proclamant « garant de l’école publique, de l’éducation nationale, de la transmission des connaissances, de l’égalité républicaine ».

COMMENTAIRE
Qui ne se pourrait se réjouir de voir un état qui met au premier plan de ses préoccupations l’école ?
Reste bien sur à faire preuve de l’audace qu’impose l’amélioration de l’éducation nationale.
Pas plus tard qu’hier je discutais avec deux étudiants qui bien qu’issus de familles dites des « classes moyennes » se trouvent dans des difficultés insurmontables dues à divers facteurs : rupture avec les parents et souffrance pour obtenir une autonomie et des conditions matérielles pour étudier.
Symbôles d’une jeunesse mutilée et qui, bien entendu, porte malgré tout en elle tous nos espoirs de la voir oeuvrer dans une société qui a besoin d’elle pour se transformer, ces deux jeunes m’ont rappelé combien le danger est grand si une audacieuse politique de soutien ne leur est pas accordé hors les familles.
Des familles qui pour des raisons diverses et parfois complexes ne peuvent plus assumer les aspects psychologiques de la dépendance économique. Même dans des catégories aisées, petites bourgeoises, la crise fait des ravages, tant sur le plan matériel que moral.
Il en résulte que même dans ces couches la jeunesse est en danger. Une certaine jeunesse dont l’héritage culturel, une enfance plus protégée que d’autres, ne les a pas mis à l’abri d’une perte de « valeurs » et d’un désarroi parfois inquiétant.
Le nouveau pouvoir n’a pas, malgré une différence remarquable par rapport aux précédents dirigeants de notre pays, l’orientation souhaitable pour régler cette question.
Les jeunes doivent savoir que tout dépend avant tout de leur action et je le dis tout clairement, sans ambigüité, de leur engagement poltique au sein des partis révolutionnaires de ce pays dont le PCF.
Pour y donner de leur ardeur et de leur talent mais aussi pour y recevoir l’histoire des luttes sans lesquelles rien de ce qui leur est accordé n’aurait été !
Mais c’est encore si peu, au regard de ce qui est possible et nécessaire !

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Mélenchon : « comme je suis fier d’être aujourd’hui le candidat des communistes du Pas de Calais »

Posté par jacques LAUPIES le 12 mai 2012

Jean-Luc Mélenchon a officialisé sa candidatures aux législatives de la 11e circonscription du Pas de Calais, aux côté d’Hervé Poly, le premier secrétaire fédéral du PCF du département. Une candidature symbolique, qui vise à affronter frontalement Marine Le Pen sur fond de souffrance sociale.

Mélenchon : C’est à Hénin-Beaumont qu’Hervé Poly et Jean-Luc Mélenchon ont présenté leur candidature commune aux législatives. Ville dans laquelle Marine Le Pen avait déjà été candidate aux législatives de 2007 et où la candidate du FN a recueilli 31 % des voix au premier tour des présidentielles. Mais au second tour, François Hollande s’y est largement imposé à plus de 60 %, Jean Luc Mélenchon y avait frôle les 15 %. Une terre à gauche, ce qu’a rappelé Hervé Poly (en photo à droite) : « Cette terre est à gauche, elle a vue des députés communistes, des députés socialistes, elle verra demain un député du Front de gauche, c’est notre volonté ! »
Le premier secrétaire fédéral du parti communiste a accueilli Jean-Luc Mélenchon dans la circonscription et a assuré que sa candidature avait été un choix démocratique. Il a ainsi déclaré que « les camarades sont unis derrière le nouveau candidat. C’est le meilleur des candidats. C’est une chance dans ce pays minier, dans ce pays de solidarités. »

  • Extraits de la déclaration de candidature de Mélenchon :

« Je pense que nous mesurons tous le caractère extraordinaire de ce que nous allons entreprendre ensemble. En ayant reçu tant de gestes de fraternité, j’ai bien compris que vous m’accueillez pour la bataille qui s’annonce. Mais une bataille menée avec la raison, les arguments ; il n’y aura pas de bataille de chien.
[…] Nous sommes pour l’instant la deuxième force de gauche. Mais pour ce qui est de la clarté des perspective et de la force des idées, nous sommes la première.
Ce pays a été martyrisé par le libéralisme, il n’y a pas d’autres mots. Quelques soit les efforts de vos élus locaux, la solution est nationale et internationale. La loi peut rendre impossible que les patrons voyous saccagent le tissu industriel. La loi peut les punir. Dans la bataille que nous allons mener vont se confronter deux visions de la sortie de crise. Comme en Europe. Je ne viens pas faire semblant que je vais sortir de ma musette des emplois, des usines. Non, nous allons demander à chacun de répondre à cette question : le problème c’est les immigrés ou les banquiers ? C’est les immigrés qui ferment les usines ? Non. Si vous voulez vous interdire les licenciements boursiers, votez Mélenchon et Poly.
[...]
La bataille face au Front National est indispensable. On me dit : vous en faites une fixation, une affaire personnelle. Mais c’est une affaire collective ! Le glissement de la droite vers l’extrême droite, je ne l’ai pas inventé. Quand on en attaque un on attaque l’autre. Et oui je viens mener bataille contre la droite, car je suis la gauche. Je mets au défie madame Le Pen. Mais avec des arguments, ayant un débat. Car nous misons sur l’intelligence et le cœur de chacun. Rue par rue, porte par porte, nous allons nous y mettre, dans toute la circonscription.
Et je demande aux socialistes de mettre de côté les batailles locales, les querelles, les tricheries aux élections… Il faut lancer une rénovation pour rassembler chaque conscience de gauche. Quiconque vote pour nous ne s’engage pour rien d’autre que pour l’Humain d’abord.
Je veux aussi vous dire que c’est une fierté, un orgueil pour moi d’avoir été votre candidat aux présidentielles. Et comme je suis fier aujourd’hui d’être le candidat des communistes du Pas de Calais. Nous ne sommes pas ici sur les terres de Madame Le Pen. Ici c’est la gauche, c’est le drapeau rouge, la résistance. »

COMMENTAIRE

Je l’ai déjà indique en d’autres circonstances, dès que la candidature de Jean Luc Mélenchon à été évoquée, je trouve cette initiative de bonne augure.

C’est une oeuvre de salubrité politique que le candidat du Front de Gauche, soutenu par le PCF local, aille livrer bataille contre le FN au niveau de sa dirigeante nationale.

Que l’on appréhende le FN sous son angle le plus détestable de l’exploitation du phénomène de l’immigration, voire de ses thèses les plus extrémistes que s’efforce de camoufler la fille de celui qui a bâti ce parti, ou que l’on s’en tienne à son  imposture républicaine et sociale, ce Parti demeure comme tous les partis dit de « droite nationale » un outil que tôt ou tard, si ce n’est déjà le cas, la grande bourgeoisie capitaliste utilisera pour tenter de perpétrer sa domination.

La recomposition de la droite est en marche malgré les déclarations de celle qui se dit libérale (au sens politique du terme) et refuse tout en s’alignant sur les thèmes favoris du FN, de se compromettre prématurément et officiellement.

Il faut tout faire pour stopper ce processus qui n’est pas sans quelques risques demain pour la démocratie et une politique axée sur le partage  réel des richesses.

Il n’y a rien à attendre de ce monde  qui cultive des formes de poujadisme et de populisme (avec les droites le mot prend toute la valeurs qu’eux-même veulent bien lui attribuer)

Que  parmi les couches dites  moyennes, frappées par la crise mais aussi en manque de reconnaissance, le FN trouve des adeptes est déja préoccupant mais, que de surcroit, il se trouve dans la classe ouvrière des sympathies est un non sens qu’il faut combattre. Et je ne parle pas du comportement de certaines catégories, de ceux  que Marx appelait le « lumpen prolétariat » que la misère aveugle au point d’être piégées par la démagogie de ce parti qui n’est ni patriotique, ni national et encore moins social.

Mais affirmer cela n’est évidemment pas une démonstration. C’est en cela que le choix de Mélenchon et des communistes sera utile et doit permettre de clarifier et de dévoiler ce qu’est le FN. Car ce qui gène le FN, ce n’est pas seulement la vigueur de l’engagement de Mélenchon et du Front de Gauche à le combattre mais des arguments et une pédagogie très percutante dans la dénonciation de l’imposture de ce qui n’est en fait qu’une réserve politique pour la grande bourgeoisie.

Un choix qui doit nous aider localement, non pas en invectivant, non pas en ignorant, cet adversaire,  mais en expliquant sur quoi il se fonde réellement !

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Ma voisine, la Reine d’Angleterre, Calvi et ses boys, Syriza et nous…

Posté par jacques LAUPIES le 8 mai 2012

Une  voisine  m’a dit : « Hollande finalement a l’air d’être un brave type » Elle a voté Marine Le Pen  et s’est abstenue au deuxième tour ! Elle reste perplexe devant l’attitude de la Reine d’Angleterre qui refuserait de recevoir, m’a-t-elle dit, la compagne du Président qui n’est pas son épouse légitime.

 Si la Reine d’Angleterre en est là, elle qui est au cœur des cocufiages avérés au sein de sa propre famille, il y a vraiment de quoi rigoler de son royal mépris, n’ose suggérer ma voisine. 

 Ma voisine  qui pense que l’ex compagne de notre Président digère mal de ne pas être la première Dame de France.  Allez donc savoir ce qui peut passer dans la tête d’une femme, diront les misogynes, invention de machos,  diront les femmes « libérées »

 Le ton de la préparation des élections législatives  est donné. Pas étonnant que le FN trouve son compte avec une telle hauteur de vue de cette retraitée à 800 € par mois.

  Allons voir ce qu’en disent les commentateurs moins axés sur les analyses people.

 Au lendemain de cette élection les radoteurs des plateaux de télés  dissertent à tout va sur un Président qui leur parait soudainement bien sympathique, rêvant d’Union Nationale parce que le sortant et le nouveau, ont porté ensemble la gerbe au soldat inconnu.

Dans « C dans l’air » Roquette de « Valeurs Actuelles », Grunberg, baptisé « Politologue » auteur d’un livre publié au bon moment,  Revaut d’Allones du « Monde »,  tel autre dont j’oublie le nom, gesticulent autour d’un Calvi qui  persiste à oublier les éditorialistes ou autres spécialistes qui pourraient argumenter en terme de classe. Des origines de la fameuse dette, du rôle des banques et des libéraux européens à leur service, il ne sera pas question.

 Un certain Gougeon,  proche de François Hollande, nous rassure en disant que le nouveau couple Franco-allemand  va bien devoir s’entendre « mieux qu’on ne l’aurait imaginé »

 Les interrogations des téléspectateurs puent la sélection de la rédaction et pour le moins l’intoxication dont ils sont victimes. Certains évoquent  après les législatives l’Union Nationale dans la cohabitation. Sur les élections grecques pas de commentaires. Pensez donc ils ont voté Mélenchon. Pardon je confonds cela s’appelle Syriza.

 Décidément la campagne médiatique continue et de plus belle…

Grèce: Syriza, histoire de la coalition de gauche qui monte

Syriza un nom à retenir

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Rêve de réincarnation

Posté par jacques LAUPIES le 8 mai 2012

Je voudrais mourir doucement

Et entendre souffler ce vent

Qui emporte les airs au loin

Par-dessus les branches des pins

Oublier pour l’éternité

Mes espoirs de fraternité

Etre en paix dans cette nature

Ou passe l’âme  qui ne dure

Fondre dans  l’eau de la rivière

Arroser quelque bonne terre

Et nourrir peut-être un jour

Les grains qui font naitre l’amour

Interrompant  l’éternité

Pour une vraie fraternité

 

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Ma rivière à l’eau si pure

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Jeunes, moins jeunes, lisez cette lettre de l’acteur Philippe Torreton, à Jean Ferrat

Posté par jacques LAUPIES le 7 mai 2012

 
Jean,

J’aimerais te laisser tranquille, au repos dans cette terre choisie. J’aurais aimé que ta voix chaude ne serve maintenant qu’à faire éclore les jeunes pousses plus tôt au printemps, la preuve, j’étais à Entraigues il n’y a pas si longtemps et je n’ai pas souhaité faire le pèlerinage. Le repos c’est sacré !

Pardon te t’emmerder, mais l’heure est grave, Jean. Je ne sais pas si là où tu es tu ne reçois que le Figaro comme dans les hôtels qui ne connaissent pas le débat d’idées , je ne sais pas si tu vois tout, de là haut, ou si tu n’as que les titres d’une presse vendue aux argentiers proche du pouvoir pour te tenir au parfum, mais l’heure est grave!

Jean, écoute-moi, écoute-nous, écoute cette France que tu as si bien chantée, écoute-la craquer, écoute la gémir, cette France qui travaille dur et rentre crevée le soir, celle qui paye et répare sans cesse les erreurs des puissants par son sang et ses petites économies, celle qui meurt au travail, qui s’abîme les poumons, celle qui se blesse, qui subit les méthodes de management, celle qui s’immole devant ses collègues de bureau, celle qui se shoote aux psychotropes, celle à qui on demande sans cesse de faire des efforts alors que ses nerfs sont déjà élimés comme une maigre ficelle, celle qui se fait virer à coups de charters, celle que l’on traque comme d’autres en d’autres temps que tu as chantés, celle qu’on fait circuler à coups de circulaires, celle de ces étudiants affamés ou prostitués, celle de ceux-là qui savent déjà que le meilleur n’est pas pour eux, celle à qui on demande plusieurs fois par jour ses papiers, celle de ces vieux pauvres alors que leurs corps témoignent encore du labeur, celles de ces réfugiés dans leurs propre pays qui vivent dehors et à qui l’on demande par grand froid de ne pas sortir de chez eux, de cette France qui a mal aux dents, qui se réinvente le scorbut et la rougeole, cette France de bigleux trop pauvres pour changer de lunettes, cette France qui pleure quand le ticket de métro augmente, celle qui par manque de superflu arrête l’essentiel…

Jean, rechante quelque chose je t’en prie, toi, qui en voulais à D’Ormesson de déclarer, déjà dans le Figaro, qu’un air de liberté flottait sur Saigon, entends-tu dans cette campagne mugir ce sinistre Guéant qui ose déclarer que toutes les civilisations ne se valent pas? Qui pourrait le chanter maintenant ? Pas le rock français qui s’est vendu à la Première dame de France. Écris nous quelque chose à la gloire de Serge Letchimy qui a osé dire devant le peuple français à quelle famille de pensée appartenait Guéant et tout ceux qui le soutiennent !

Jean, l’huma ne se vend plus aux bouches des métro, c’est Bolloré qui a remporté le marché avec ses gratuits. Maintenant, pour avoir l’info juste, on fait comme les poilus de 14/18 qui ne croyaient plus la propagande, il faut remonter aux sources soi-même, il nous faut fouiller dans les blogs… Tu l’aurais chanté même chez Drucker cette presse insipide, ces journalistes fantoches qui se font mandater par l’Élysée pour avoir l’honneur de poser des questions préparées au Président, tu leurs aurais trouvé des rimes sévères et grivoises avec vendu…

Jean, l’argent est sale, toujours, tu le sais, il est taché entre autre du sang de ces ingénieurs français. La justice avance péniblement grâce au courage de quelques uns, et l’on ose donner des leçons de civilisation au monde…

Jean, l’Allemagne n’est plus qu’à un euro de l’heure du STO, et le chômeur est visé, insulté, soupçonné. La Hongrie retourne en arrière ses voiles noires gonflées par l’haleine fétide des renvois populistes de cette droite « décomplexée ».

Jean, les montagnes saignent, son or blanc dégouline en torrents de boue, l’homme meurt de sa fiente carbonée et irradiée, le poulet n’est plus aux hormones mais aux antibiotiques et nourri au maïs transgénique. Et les écologistes n’en finissent tellement pas de ne pas savoir faire de la politique. Le paysan est mort et ce n’est pas les numéros de cirque du Salon de l’Agriculture qui vont nous prouver le contraire.
Les cowboys aussi faisaient tourner les derniers indiens dans les cirques. Le paysan est un employé de maison chargé de refaire les jardins de l’industrie agroalimentaire. On lui dit de couper il coupe, on lui dit de tuer son cheptel il le tue, on lui dit de s’endetter il s’endette, on lui dit de pulvériser il pulvérise, on lui dit de voter à droite il vote à droite… Finies les jacqueries!

Jean, la Commune n’en finit pas de se faire massacrer chaque jour qui passe. Quand chanterons-nous « le Temps des Cerises » ? Elle voulait le peuple instruit, ici et maintenant on le veut soumis, corvéable, vilipendé quand il perd son emploi, bafoué quand il veut prendre sa retraite, carencé quand il tombe malade… Ici on massacre l’École laïque, on lui préfère le curé, on cherche l’excellence comme on chercherait des pépites de hasards, on traque la délinquance dès la petite enfance mais on se moque du savoir et de la culture partagés…

Jean, je te quitte, pardon de t’avoir dérangé, mais mon pays se perd et comme toi j’aime cette France, je l’aime ruisselante de rage et de fatigue, j’aime sa voix rauque de trop de luttes, je l’aime intransigeante, exigeante, je l’aime quand elle prend la rue ou les armes, quand elle se rend compte de son exploitation, quand elle sent la vérité comme on sent la sueur, quand elle passe les Pyrénées pour soutenir son frère ibérique, quand elle donne d’elle même pour le plus pauvre qu’elle, quand elle s’appelle en 54 par temps d’hiver, ou en 40 à l’approche de l’été. Je l’aime quand elle devient universelle, quand elle bouge avant tout le monde sans savoir si les autres suivront, quand elle ne se compare qu’à elle même et puise sa morale et ses valeurs dans le sacrifice de ses morts…

Jean, je voudrais tellement t’annoncer de bonnes nouvelles au mois de mai…

Je t’embrasse. Philippe Torreton

P.S. : Il y a un copain chanteur du Président de la République qui reprend du service dans la grande entreprise de racolage en tout genre et qui chante à ta manière une chanson en ton honneur. N’écoute pas, c’est à gerber

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A chaud…

Posté par jacques LAUPIES le 6 mai 2012

Je me sens plus à l’aise après le résultat obtenu par François Hollande. Je n’ai jamais été de ceux qui hurlent avec les supporters  exubérants du vainqueur et je trouve lamentable ceux qui pleurnichent  sur le sort du vaincu.

J’ai toujours éprouvé une certaine réserve pour les agités des stades, comme hélas il s’en rencontre pendant et après les  matchs de foot.  La politique ce n’est pas le foot Ball !

Le discours de François Hollande à Tulle tempère, s’il en est  besoin,  mon enthousiasme  et  me ramène à une satisfaction raisonnable de voir la gauche gagner cette élection  à laquelle il ne fut pas l’oublier ont contribué les millions d’électeurs du Front de Gauche.

Il suffit pour modérer son euphorie de rappeler  qu’une élection législative va devoir donner une majorité parlementaire à la gauche et dans cette majorité les élus du Front de Gauche doivent  être fortement représentés pour que les principaux éléments de leur programme soient pris en compte.

Une première étape, consistant à chasser un Président qui incarnait  les intérêts  égoïstes d’une classe, a été franchie. Qui ne s’en féliciterait pas dans la mesure ou il n’a pas ménagé sa peine pour ce résultat.

A présent, ce qui compte c’est de s’attacher à assurer la victoire la plus large possible de candidats du Front de Gauche.

Et ce ne sont pas les bavards de la télé qui vont nous y aider. Cela va dépendre de notre militantisme et de ce point de vue la tâche est immense.  Les agités d’un soir devrait se mettre d’abord cela dans la tête…

 

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Rien n’est gagné…

Posté par jacques LAUPIES le 5 mai 2012

 Les  médias sous des formes diverses, tantôt directes, tantôt noyées dans des débats de journalistes et autres spécialistes consultants de la pensée unique,  continuent à marquer leur préférence pour le camp de la grande bourgeoisie.

 Le spectre de la crise et de la dette est mis en avant pour effrayer le petit bourgeois ou celui qui en a l’esprit, depuis le commerçant ou l’artisan pris dans d’incommensurables difficultés, le cadre ou l’employé habitué à naviguer dans les jupes patronales jusqu’à tous ceux qui n’ont que les yeux pour pleurer avec de maigres retraites ou des minima sociaux.

 Tous souvent piégés par les discours stigmatisant le voisin, un chômeur, un immigré quand ce n’est pas un fonctionnaire protégé dans son emploi, qu’on lui présente en profiteur ou en assisté lui faisant oublier que les plus grands voleurs et pilleurs de la nation sont ceux qui boursicotent sur les marchés financiers, exploitent travailleurs et parfois peuples d’ailleurs.

 Les puissants les riches ont une conscience de classe. Les pauvres et les exploités ne l’ont pas toujours. Sinon la société serait plus juste et différente, plus solidaire, plus sécurisée, plus paisible, plus heureuse.

 Alors une occasion est offerte d’inverser le processus qui aggrave la condition de vie du plus grand nombre et enrichit de manière éhontée une poignée d’individus qui demain, et ils ont commencé, risque bien de nous plonger dans la violence et même des conflits armés.

 Cette occasion se traduit par un vote François Hollande qui peut ouvrir des portes nouvelles si bien entendu le peuple reste mobilisé et exige les réformes qui s’imposent.

 Je ne suis pas de ceux qui trouvent les réponses de la social démocratie de nature à changer le monde dans lequel nous vivons mais il y a un choix républicain à faire.

 Entre Sarkozy, celui qui se plaint d’être comparé à Pétain, alors qu’il a, sous les formes contemporaines, tout l’esprit qui a conduit aux divisions entre français en sacrifiant au nom des intérêts de sa classe l’intérêt national sur l’autel des financiers et autres groupes multinationaux et celui, Hollande, qui prend sa force dans un peuple de gauche exacerbé, mutilé qui réclame un changement, il ne faut pas hésiter.

 Il nous appartiendra nous de FRONT DE GAUCHE de faire en sorte que si victoire il y a, soient entreprises des réformes fondamentales qui éviteront tout retour en arrière et conduiront au contraire vers  une vraie révolution citoyenne.

 Rien n’est encore gagné, alors demain, famille, amis, camarades de combat mobilisez vous  pour faire élire François Hollande.

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