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    Européennes

    Le nouveau monde :
    D'un coté, on prétend "responsabiliser" les gens modestes en augmentant le prix du #carburant.
    De l'autre, on déresponsabilise les riches en baissant leurs impôts sans rien leur demander en échange.
    Moins tu as, plus tu donnes.
    Plus tu as, moins tu donnes.

Voir autrement la politique

Posté par jacques LAUPIES le 30 juin 2012

Serions nous en train de perdre nos illusions ? Pour ce qui me concerne je ne m’en faisais guère. Pour le Parti auquel j’adhère, je pense qu’il en était de même.

Non vraiment les illusions je les ai trouvées autour de moi dans cette campagne électorale ou 90% de mes concitoyens ont voté  pour d’autres candidats que celui du Front de Gauche (au premier tour de la présidentielle)

Ces 10 % représentent dans ma ville 700 voix qui ne se laissent pas berner par la pensée unique dont on se rend bien compte qu’elle domine le débat idéologique et politique ! Si l’on y ajoute les 2 % de l’extrême gauche on voit bien que la pensée « révolutionnaire » n’est pas dominante. Disons au mieux elle se maintient

33 % ont rejeté Sarkozy en votant pour plus extrêmes que lui, indigestes à une immigration qui les déboussole complètement, avec évidemment ce plus de pseudo social quil croyaient trouver dans les propositions du FN.

Les fidèles du Président sortant et la variante centriste totalisant 30 %.

Quant au Président élu il a obtenu presque 21 % ! C’est sans doute de là que vont surgir les désillusions !

Un peu plus d’un tarasconnais sur dix s’est exprimé et  a approuvé des  propositions qui constituent, selon nous, la seule solution pour combattre une crise qui n’est pas conjoncturelle mais bien celle d’un système qui depuis la révolution française est politiquement remis en cause et dont les républicains* de gauche et quelques autres ont démontré les mécanismes qui lui sont inhérants (joint inséparablement)

Donc un peu plus de cinq  sur dix ont affirmé à leur façon un désir de changement en votant soit FN , soit socialiste ?

Un peu moins de quatre sur dix ont estimé que cinq ans de sarkozisme étaient un moindre mal.

Deux sur dix inscrits ont préféré ne pas se prononcer. Ils seront  à la législative cinq !

Traduits en termes politiques ces résultats donnent à la gauche un tiers des voix et deux tiers à la droite ! Mais va-t-on continuer à raisonner ainsi ? Coller un étiquette à un groupe d’électeur c’est considérer à priori (ce qui semble se confirmer actuellement) que ces électeurs ont choisi définitivement une appartenance dans laquelle nous devrions définitivement les ranger.

Ce serait considérer que l’on doit éluder (effacer) les intérêts de classe ou de catégories au bénéfice d’un  choix dicté la plupart du temps par une médiatisation orchestrée d’en haut.

Je ne prendrai qu’un exemple, celui de la population d’origine immigrée et de celle que certains veulent à tout prix lui opposer et que l’on baptise parfois improprement de « souche »

L’une et l’autre sont traversées par des courants de pensée qui ont à voir avec leur appartenance sociologique. L’une et l’autre comprennent des ouvriers et des employés aux statuts différents, l’une et l’autre comprennent des retraités complétement démunis et des retraités plus à l’aise, l’une et l’autre comprennent des commerçants et des artisans, des locataires mais aussi des bailleurs, des religieux et des non religieux, etc.

Certes la population d’origine immigrée est soumise à l’exclusion et aux revenus moindres que des familles intégrées depuis des années. Certes elle subit une exploitation qui la met en opposition avec des couches moyennes (notamment dans le milieu agricole et le batiment). Mais elle voit se développer également des comportements liés à la « réussite » de quelques uns qui ne sont pas sans générer des prises de parti parfois étonnantes.

On retrouve, sans doute à un autre niveau de revenus, les mêmes problématiques parmi la population « de souche »

Il n’empêche que les opposer demeure un artifice qui les éloigne de la prise de conscience de classe. C’est là tout le travail auquel se livre le FN et la droite en général.

Et c’est parce que nous restons parfois sur une position purement défensive à partir de valeurs purement « humanistes », voire comme on nous en accuse « angéliques » que nous sommes jugés déconnectés de la réalité par ceux là mêmes qui souffrent de la crise ! D’autant que nous employons volontiers un vocabulaire qui ne peut être compris que par ceux qui maitrisent parfaitement l’histoire.

Remettre le débat sur la notion de classe, sur celle de catégories de classe, ou pour le moins nous déterminer sur ces critères, pourrait peut être nous amener à faire autrement de la politique que par la stigmatisation de l’autre catégorisé arbitrairement à partir de ses origines.

 

* Ce n’est pas d’aujourd’hui  que ces républicains s’affrontent sur la nature d’indispensables transformations à réaliser  pour permettre une durable et juste répartition des richesses. Ils ont eu, parfois ensembles, à affronter des courants politiques apparentés à l’ancien régime (L’Ancien Régime est le nom donné à la période de l’histoire de France allant de la Renaissance à la Révolution française, qui marque la fin du royaume de France et l’avènement de la République française (xvie - xviiie siècle).

Mais ces républicains n’ont évidemment pas cessé de s’affronter entre eux en fonction des intérêts  de chacune des classes dont ils se prévalaient (ouvertement ou non) La bourgeoisie triomphante du 19ème siècle et le prolétariat naissant ont, depuis deux cents ans, été au coeur de ces affrontements. Ce n’est donc pas d’aujourd’hui qu’émergent tous les conséquences politiques  de cette lutte. En particulier les idéologies ultra conservatrices portées par des partis qui savent s’adapter face aux défaillances des systèmes républicains, quitte à se réclamer de la république !

Sauf qu’au fil des années ce que l’on appelait le prolétariat s’est transformé au même titre qu’ont évolué, en nombre et en positionnement social, les différentes catégories de la bourgeoisie. Le rapport entre salariés et non salariés s’est carrément inversé au point que l’on peut considérer que ces derniers, et notamment les plus riches, sont extrêmement minoritaires bien que captant les richesses et les utilisant à des fins de profits toujours plus grands.

Objectivement les travailleurs salariés ont intérêt à ce que la production devenue sociale  soit maitrisée par eux et que, pour le moins, ils puissent l’orienter en fonction des besoins de la société tout entière.

D’ou la nécessité d’en finir progressivement avec la propriété privée des grands moyens de production et d’échange qui permet à une classe non seulement de s’enrichir sur le dos des peuples mais d’avoir les moyens de pérenniser son pouvoir en manipulant les esprits.

D’ou également la nécessité de doter la société d’institutions garantissant le pouvoir du peuple et le contrôle de ses représentants élus démocratiquement (ce qui n’est pas tout à fait le cas actuellement)

L'actu

 

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Hamon veut promouvoir les Scop par la loi

Posté par jacques LAUPIES le 29 juin 2012

Mots clés : solidaire,           entreprise,           scop,           sociale,           benoît hamon,      

 C’est un geste important, porté par le ministre chargé de l’Economie sociale et solidaire, Benoît Hamon, pour la promotion des coopératives. Pour lui, les Scop sont un moyen de lutter contre les fermetures d’entreprises, fautes de repreneurs.

Le ministre délégué chargé de l’Economie sociale et solidaire, Benoît Hamon a annoncé jeudi qu’il comptait faire inscrire dans une loi le droit préférentiel de reprise d’une entreprise par ses salariés, lors de la visite du Groupe Chèque Déjeuner, une coopérative fondée en 1964 et qui compte plus de 2000 salariés. Le ministre y voit un moyen de « lutter contre 200000 suppressions d’emplois par an, liées à des fermetures d’entreprises qui s’éteignent fautes de repreneurs ». « Le statut coopératif pourrait être un instrument supplémentaire pour favoriser ces reprises », a-t-il insisté.

C’est que beaucoup des entreprises qui ferment sont saines, mais n’intéressent pas les investisseurs financiers faute de rentabilité suffisante. Mais elles pourraient être reprises par les salariés. Benoit Hamon a cité des TPE de 15 à 20 salariés, comme des imprimeries, dont le bénéfice représente 3 à 4% du chiffre d’affaires, à l’image de l’imprimerie d’Hélio-Corbeil qui a gagné son statut de Scop récemment.
Le ministre a annoncé qu’un article pourrait figurer dans le projet de loi sur les licenciements abusifs, le projet de loi de finances ou la loi sur l’économie sociale et solidaire. Plus généralement, il a annoncé souhaiter « une autre économie », regrettant que le modèle capitaliste serve encore de référence. Devant des représentants de la coopérative, le ministre s’est réjoui d’être dans une entreprise qui « incarne un modèle économique différent », preuve qu’il est faux de penser « qu’il n’y a pas d’alternative au modèle capitaliste de l’économie ».

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, avait fortement défendu les Scop pendant la campagne présidentielle :  « Le mouvement coopératif est de ce point de vue le plus avancé et le plus intéressant car c’est celui qui porte des valeurs à contre-courant du modèle libéral, mettant en avant la primauté de l’homme sur le capital et l’égalité entre 
les sociétaires. (…) Les Scop sont un outil formidable pour lutter contre les délocalisations. (…) L’économie sociale est un levier d’espoir pour les salariés 
et les citoyens de ce pays. »

COMMENTAIRE

J’ai toujours été surpris de la réserve que l’on retrouve, à gauche, à l’égard de l’économie sociale (Mutuelles, Coopératives et Associations) Pourtant ces systèmes s’inscrivent, pour peu qu’on les affine, dans une alternative possible au capitalisme. Tout simplement parce que le surtravail appartient à la collectivité, qu’il s’agisse de celle que constitue les salariés d’une coopérative ouvrière (producteurs), les sociétaires d’une Mutuelle complémentaire maladie ou d’assurance, les adhérents d’une association prestataire de service en conformité avec les principes de non lucrativité.

Si leur gestion peut poser des problèmes d’exercice de démocratie, de pouvoirs réels des adhérents ou des sociétaires, lesquels génèrent des attitudes que l’on peut retrouver dans le secteur libéral, ces structures demeurent non distributrice de dividendes et soumises malgré tout à des contrôles tant des adhérents que des pouvoirs publics ce qui est une garantie face aux dérives ou conduisent les décisions motivées par les profits des actionnaires.

Bien que secteur important de l’économie, notamment en France, elles sont cependant tributaires des Banques tant pour l’obtention de crédits que pour la gestion de leur patrimoine financier et évidemment des marchés (tant financiers, que de la consommation)

Il leur est donc parfois difficile de rivaliser avec le secteur capitaliste qui dispose de moyens considérables (économiques mais aussi politiques) pour les neutraliser par des pratiques de dumping contre les produits et les services qu’elles proposent.

Militant mutualiste et associatif  j’ai connu cela dans le secteur de la santé et du tourisme. La plupart du temps il ne nous restait que le volontarisme pour tenter d’imposer nos projets et nous nous heurtions à toutes sortes d’oppositions ou de refus des organismes financiers autant que des collectivités locales qui ne souscrivaient pas à notre démarche et en craignaient les incidences politiques (parfois même des attitudes internes liées au manque de coordination, à la constitution d’entités repliées sur elles-mêmes, s’y ajoutaient)

Et bien entendu il ne faut pas exclure de ce fait l’impossibilité de recourir à des compétences raisonnables au niveau des personnels et de l’encadrement qui chacun le sait ont un coût et exigent une certaine vigilance de la part des élus, lesquels nécessiteraient parfois que s’exrece plus fortement sur eux la vigilance des adhérents.

Mais la n’est pas l’essentiel. L’économie sociale reste fondamentalement une forme souple et élaborée pour combattre le libéralisme qui par nature glisse dans l’abus et l’outrance dans la gestion économique.

Alors Monsieur le Ministre Hamon, bon courage à vous aussi

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A deux pas de chez nous, en Cévennes...

Ainsi a-t-on vu

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Sommet européen : lettre de Pierre Laurent au président de la République : « Ne signez pas ! »

Posté par jacques LAUPIES le 28 juin 2012

Mots clés : union européenne,           Banques,           angela merkel,           croissance,           europe,           pierre laurent,           austérité,

Monsieur le président de la République,

Le sommet européen des 28 et 29 juin auquel vous vous apprêtez à participer est d’une extrême importance. L’Union européenne, toujours dans la tourmente, « doit être réorientée », comme vous l’avez souligné dans votre campagne électorale. L’élaboration de mesures nouvelles, rompant avec les logiques d’austérité qui s’avèrent chaque jour plus injustes et plus désastreuses, demeure un impératif pour sortir durablement de la crise.

C’est aussi le premier sommet où vous engagerez la parole et la politique de la France. Il s’agit maintenant de traduire, dans les actes, le changement pour lequel les Français vous ont élu.

À l’occasion de votre discours le 22 janvier au Bourget, vous avez pris l’engagement de « renégocier le traité européen, issu de l’accord du 9 décembre », c’est-à-dire le traité élaboré par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Cinq mois plus tard, le respect de cet engagement paraît plus nécessaire que jamais.

Les Français ont décidé de tourner la page de la politique de Nicolas Sarkozy. Il serait donc incompréhensible que nos politiques budgétaires continuent à être dictées par ce traité, et pire, qu’elles soient soumises à un contrôle accru de Bruxelles au mépris de la démocratie parlementaire et de la souveraineté populaire.

Nos concitoyens ont déjà été floués après leur « non » au TCE en 2005. Aujourd’hui, le maintien en l’état du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) serait un nouveau déni de démocratie.

Ensuite, et surtout, les développements de la crise au sein de l’UE montrent qu’aucun assainissement de la situation financière des États membres ne sera obtenu en s’entêtant dans la voie actuelle.

Sans une politique de relance construite sur de nouveaux modèles de développement, sans dégager nos grands choix d’investissements de la dépendance et des injonctions de rentabilité des marchés financiers, la sortie de crise fuira comme la ligne d’horizon au fur et à mesure des prétendues avancées de la coordination économique européenne. Celles-ci, au contraire, tendent à transformer l’Europe en champ clos dominé par les grands groupes, comme l’ont souhaité dans une récente tribune les PDG de Telecom Italia, Axa et Siemens.

Ce qui se profile à l’ouverture du sommet européen nous inquiète au plus haut point.

Le pacte budgétaire, ou TSCG, sortirait intact du Sommet. Il serait le seul texte considéré comme contraignant, et donc, avec les Mécanismes européens de stabilité qui conditionnent l’octroi de fonds au respect des injonctions du traité budgétaire, le seul soumis à ratification des États.

À la demande d’Angela Merkel, le « pacte de croissance » que vous avez souhaité lui adjoindre ne figurerait que dans un protocole annexé aux conclusions du Sommet. Il n’aurait aucune valeur de contrainte et sa portée réelle serait en tout point contredite par les mesures imposées par le Pacte budgétaire. Cela ne conduirait probablement qu’à un nouveau gâchis de fonds. Le carcan de l’austérité serait resserré, rien ne serait changé sur les points décisifs, ni la mutualisation de la dette, ni le rôle de la Banque centrale européenne (BCE). L’Union bancaire dont il est question ne changerait rien aux critères actuels du crédit. En France, l’investissement public de l’État, comme celui des collectivités locales, serait étouffé.

Si tout cela se confirmait, vous devez la vérité aux Français. Rien ne vous oblige à entériner de telles conclusions.

Je comprends parfaitement, monsieur le président, qu’un changement d’orientation des politiques européennes ne se décrète pas. Il se négocie. Et la chancelière Merkel résiste à cette réorientation, et marchande même, en contrepartie de la moindre concession, une part de domination plus grande encore. La France n’est pas obligée de céder.

Nous ne sommes pas les seuls, au Parti communiste français, au Front de gauche, à nous inquiéter.

Quatre dirigeants d’organisations de jeunes socialistes en Europe (de France, d’Autriche, d’Espagne et d’Allemagne) vous ont demandé solennellement, dans une tribune publiée il y a une semaine, de rejeter ce pacte budgétaire. Pour leur part, Bernadette Ségol et Ignacio Fernandez Toxo, deux principaux responsables de la Confédération européenne des syndicats (CES), ont à leur tour mis en garde sur « le contenu de la croissance et les moyens de la relancer », sur la dégradation des conditions sociales dans l’Union et sur la mise en péril du cadre démocratique européen, soulignant explicitement : « Nous ne croyons pas que les réformes structurelles du marché de l’emploi créent de l’emploi et encore moins de la croissance. »

Je vous le demande par conséquent : ne signez pas les conclusions du sommet si elles devaient en rester là. Rendez publiques ces décisions et ouvrez le débat dans le pays et en Europe sur ses limites. Ne forcez pas le train de la ratification du Pacte budgétaire au Parlement français, comme a décidé de le faire Angela Merkel devant le Bundestag dès le 29 juin.

Sinon, vous le savez, nous ne ratifierons pas ce texte. Nous appellerons tous les parlementaires de gauche à en faire de même. Nous inviterons les Français à manifester leur opposition à une ratification contraire à votre propre engagement de renégociation.

Une autre voie est possible. Nous proposons que la France prenne l’initiative d’« Etats généraux de la refondation européenne » pour porter, notamment :

la réorientation du statut et des missions de la BCE, pour moduler le refinancement des banques privées afin d’encourager les investissements qui programment plus d’emplois et de formation, et de pénaliser les crédits aux spéculateurs, 

la création d’une banque publique européenne axée sur le développement social, écologique et solidaire, financée par la création monétaire de la BCE, la taxe sur les transactions financières et une part du budget communautaire, et chargée de soutenir l’essor des services publics, d’investissements publics socialement efficaces et de projets industriels novateurs et créateurs d’emplois,
la relance par l’élévation des standards sociaux et écologiques en Europe. »

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français,

COMMENTAIRE

Jacques Laupies

Outre le reférendum sur la constitution européenne qui a provoqué le rejet des français dont Sarkosy n’a tenu aucun compte, voilà maintenant un Président socialiste mis au pied du mur de l’Europe de la finance. Le détruira-t-il pour favoriser l’ouverture vers une Europe sociale ou les moyens seraient mis pour le développement et la croissance ?

On en doute un peu ! Mais ce Président qui ne veut rien changer à ses objectifs électoraux dont certains d’ailleurs énonçaient malgré tout un changement de cap européen se trouve confronté à un partenaire allemand qui évidemment soutient la poursuite d’une politique libérale et n’a que faire de la solidarité avec les peuples victimes cette politique.

On retrouve là l’éternel choix à faire entre ceux qui exploitent  et des exploités que l’on divise à l’échelle internationale comme l’on divise dans une entreprise pour s’assurer de nouveaux profits.

(a suivre)

Paris, le 27 juin 2012.

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Chassaigne: «Nous attendons des mesures fortes en matière de répartition des richesses»

Posté par jacques LAUPIES le 27 juin 2012

Budget

Mots clés : salaires, pouvoir d’achat,           pcf,           pouvoir d’achat,           smic,           andré chassaigne,

André Chassaigne (PCF), président du groupe GDR 
à l’Assemblée nationale.

 

Dans l’Humanité de ce mercredi, André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme et président du groupe GDR 
à l’Assemblée nationale, estime très insuffisants les 2% d’augmentation du Smic au 1er juillet et attend beaucoup de la prochaine conférence sociale.

« Le signe donné par une augmentation si limitée du Smic à 2 %, mais équivalente en réalité à 0,6 % si l’on tient compte de l’inflation depuis la dernière augmentation, n’est pas suffisant. Je crois que quand on qualifie ce coup de pouce de « pichenette », le terme est juste. Je mets au regard de cette augmentation la réalité du quotidien, celui des travailleurs pauvres. »

Chassaigne: «Nous attendons des mesures fortes en matière de répartition des richesses» dans POLITIQUE 2012-06-27chassaigne-portrait

Il suffit d’échanger avec le Secours catholique, les Restos du cœur, le Secours populaire, où des salariés au Smic nous disent aujourd’hui qu’ils n’ont pas assez de revenus pour vivre décemment. Ça doit être terrible pour eux. Ce n’est pas au niveau des espoirs qu’ils ont aujourd’hui ! Il faudra prendre des mesures pour une nouvelle répartition des richesses qui permette véritablement de développer le pouvoir d’achat, de maintenir les services publics plutôt que d’aller vers une sorte de nouvelle RGPP contre laquelle nous avons lutté.

Ce que nous attendons, c’est d’abord le résultat de la conférence sociale. Il sera important de mesurer ce qui en émergera en termes de propositions qui devront être déclinées en textes législatifs. Si la posture politique est celle d’une simple résignation, ce ne sera pas satisfaisant. Nous attendons des mesures fortes en matière de répartition des richesses, avec une politique de fiscalité audacieuse, qui s’attaque aux plus gros revenus.

Les sommes colossales qui désertent la rémunération du travail au profit de celle des actionnaires doivent être mises à contribution. Et il faut encore s’attaquer aux traités européens, notamment celui de Merkel et Sarkozy qui aboutit à l’austérité et non à une politique qui réponde aux besoins des gens.

COMMENTAIRE

Cher camarade Chassaigne

Bon courage

 

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Le coup de pouce du SMIC : « un sévère coup de froid »

Posté par jacques LAUPIES le 26 juin 2012

Le coup de pouce du SMIC qui avait été promis se révèle être un premier et sévère coup de froid pour toutes celles et ceux qui attendaient autre chose qu’une valorisation à peine supérieure à celles des années précédentes.
Face à la crise et aux politiques d’austérité, en réponse aux attentes populaires pour une amélioration concrète des conditions de vie, le gouvernement avait, avec une vraie hausse du salaire minimum, la possibilité d’agir efficacement dans trois directions.

La première porte sur la question salariale. Elle est au cœur, depuis le 6 mai, du changement attendu en terme de justice sociale. La seconde s’inscrit dans l’indispensable rupture avec l’austérité qui nourrit la crise à l’échelle européenne en brisant la croissance que le Président de la république appelle pourtant de ses vœux. La troisième s’inscrit dans la nécessite d’en finir avec les dogmes néo-libéraux qui font du « cout du travail » la cause des déficits commerciaux de la France. En réalité, ce sont les « coûts en capital » qui minent l’efficacité productive: en 2010, les charges d’intérêts payés aux banques et les dividendes versées aux actionnaires par les sociétés ont atteint 309 milliards d’euros.

Augmentation légale déduite, les smicards pourront s’offrir une place de cinéma à tarif réduit pour rêver à une autre vie.

Les calculs les plus savants ne feront en rien disparaitre une réalité : le salaire minimum est une grande conquête sociale qui, après 5 années de Sarkozysme, méritait bien autre chose que ce 2% qui apparait aujourd’hui comme un renoncement.

Une hausse du SMIC à 1700 euros brut est parfaitement soutenable à condition, comme le proposent le PCF et ses partenaires du Front de gauche, d’instaurer un salaire maximum dans les entreprises publiques et privées et de réduire l’écart entre le plus bas et le plus haut salaire de manière à ne pas dépasser.

COMMENTAIRE

Jacques Laupies

Décidément la justice sociale peine à émerger dans cette foutue société ou se cotoient des richesses provocantes et des pauvretés exaspérantes. Donner 6 € de plus chaque mois à des foyers qui au fil des jours sont conduits à supporter des augmentations que bizarrement les statistiques d’évolution des prix, semblent superbement ignorer, relève de l’insulte.

Je suis de ceux qui font leur marché hebdomadairement. Il ne me semble pas que les fruits et légumes que nos diététiciens nous recommandent de consommer, autant que les produits laitiers et les viandes bénéficient de la même modération de hausse que le SMIC. Du côté des loyers, du gaz, de l’électricité, des carburants on sait ce qu’il en est.

Je me demande comment les techniciens de l’Insee et tous ceux qui fixent les règles de calculs de nos consommations peuvent aboutir à cette conclusion que les prix évoluent de ce quelque pour cent et demi qui pousserait la générosité patronale à en accepter un demi de plus.

Madame PARISOT, Messieurs les Ministre et Gouvernement en charge de décider, pour qui nous prenez- nous ?

Ah ils doivent bien rigoler tous les bourges, et même les bobos, qui dans une seule de leur sortie se tapent un gueuleton de 50 à 500 € par tête en famille le WE, se paient une paire de godasses de 150 à 1500 €, un costard ou une robette de 500 à 5000 €, un appart dans le 16eme, le 17ème ou ailleurs entre 3000 et 30000 €.

Ah ils devraient bien trouver comme des c… en lisant cela – si seulement ils le lisaient – ceux qui à la veille des élections me disaient :  »les patrons ne pourront pas supporter le héritages SMIC à 1700 € » et en conséquence je voterai socialiste ou ces autres qui pensaient que voter FN allait les sortir de leur RSA (vu qu’on allait virer les travailleurs Roumains qui viennent lui piquer son travail à lui fils d’immigré magrhébin), ou cet autre retraité qui doit tout ce qu’il a aux luttes sociales de 36, de 46 ou de 68, désolé à la pensée que le départ de Sarkozy  allait ruiner la France

(Eh oui ! Il y en a quand même presque un sur deux – votant - qui a continué à croire en lui, passe pour ces « petits riches » qui consomment les héritages familiaux et se prennent pour les grands riches qui consomment le travail des autres, mais être retraité à 1500 € par mois, ce n’est tout de même pas le Pérou !)

Mais tout ce monde, qu’appauvrit autant le fait divers appeurant et médiatisé que les savantes paroles de l’imbécilité servile (ou de l’intérêt) de journalistes et autres « intellectuels fabriqués » et dépendants du fric, et le ramolissement idéologique général qui en découle, tout ce monde se prépare à de dures épreuves dont la moindre pourrait bien être l’autodestruction d’une économie mutilée et la pire, si l’on n’y prend garde, l’utilisation extrême de la destruction guerrières.

Dire que j’écris ça en vacances…Je vous le dis, Messieurs les décideurs, vous pouvez vous les mettre quelque part vos 6 euros de coup de pouce ! 22 € au total ? Pas étonnant que Parisot jubile. Et encore ? Elle trouve que ça fait trop cher pour les entreprises qui ainsi vendront moins et fermeront plus.

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