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Le coup de pouce du SMIC : « un sévère coup de froid »

Posté par jacques LAUPIES le 26 juin 2012

Le coup de pouce du SMIC qui avait été promis se révèle être un premier et sévère coup de froid pour toutes celles et ceux qui attendaient autre chose qu’une valorisation à peine supérieure à celles des années précédentes.
Face à la crise et aux politiques d’austérité, en réponse aux attentes populaires pour une amélioration concrète des conditions de vie, le gouvernement avait, avec une vraie hausse du salaire minimum, la possibilité d’agir efficacement dans trois directions.

La première porte sur la question salariale. Elle est au cœur, depuis le 6 mai, du changement attendu en terme de justice sociale. La seconde s’inscrit dans l’indispensable rupture avec l’austérité qui nourrit la crise à l’échelle européenne en brisant la croissance que le Président de la république appelle pourtant de ses vœux. La troisième s’inscrit dans la nécessite d’en finir avec les dogmes néo-libéraux qui font du « cout du travail » la cause des déficits commerciaux de la France. En réalité, ce sont les « coûts en capital » qui minent l’efficacité productive: en 2010, les charges d’intérêts payés aux banques et les dividendes versées aux actionnaires par les sociétés ont atteint 309 milliards d’euros.

Augmentation légale déduite, les smicards pourront s’offrir une place de cinéma à tarif réduit pour rêver à une autre vie.

Les calculs les plus savants ne feront en rien disparaitre une réalité : le salaire minimum est une grande conquête sociale qui, après 5 années de Sarkozysme, méritait bien autre chose que ce 2% qui apparait aujourd’hui comme un renoncement.

Une hausse du SMIC à 1700 euros brut est parfaitement soutenable à condition, comme le proposent le PCF et ses partenaires du Front de gauche, d’instaurer un salaire maximum dans les entreprises publiques et privées et de réduire l’écart entre le plus bas et le plus haut salaire de manière à ne pas dépasser.

COMMENTAIRE

Jacques Laupies

Décidément la justice sociale peine à émerger dans cette foutue société ou se cotoient des richesses provocantes et des pauvretés exaspérantes. Donner 6 € de plus chaque mois à des foyers qui au fil des jours sont conduits à supporter des augmentations que bizarrement les statistiques d’évolution des prix, semblent superbement ignorer, relève de l’insulte.

Je suis de ceux qui font leur marché hebdomadairement. Il ne me semble pas que les fruits et légumes que nos diététiciens nous recommandent de consommer, autant que les produits laitiers et les viandes bénéficient de la même modération de hausse que le SMIC. Du côté des loyers, du gaz, de l’électricité, des carburants on sait ce qu’il en est.

Je me demande comment les techniciens de l’Insee et tous ceux qui fixent les règles de calculs de nos consommations peuvent aboutir à cette conclusion que les prix évoluent de ce quelque pour cent et demi qui pousserait la générosité patronale à en accepter un demi de plus.

Madame PARISOT, Messieurs les Ministre et Gouvernement en charge de décider, pour qui nous prenez- nous ?

Ah ils doivent bien rigoler tous les bourges, et même les bobos, qui dans une seule de leur sortie se tapent un gueuleton de 50 à 500 € par tête en famille le WE, se paient une paire de godasses de 150 à 1500 €, un costard ou une robette de 500 à 5000 €, un appart dans le 16eme, le 17ème ou ailleurs entre 3000 et 30000 €.

Ah ils devraient bien trouver comme des c… en lisant cela – si seulement ils le lisaient – ceux qui à la veille des élections me disaient :  »les patrons ne pourront pas supporter le héritages SMIC à 1700 € » et en conséquence je voterai socialiste ou ces autres qui pensaient que voter FN allait les sortir de leur RSA (vu qu’on allait virer les travailleurs Roumains qui viennent lui piquer son travail à lui fils d’immigré magrhébin), ou cet autre retraité qui doit tout ce qu’il a aux luttes sociales de 36, de 46 ou de 68, désolé à la pensée que le départ de Sarkozy  allait ruiner la France

(Eh oui ! Il y en a quand même presque un sur deux – votant - qui a continué à croire en lui, passe pour ces « petits riches » qui consomment les héritages familiaux et se prennent pour les grands riches qui consomment le travail des autres, mais être retraité à 1500 € par mois, ce n’est tout de même pas le Pérou !)

Mais tout ce monde, qu’appauvrit autant le fait divers appeurant et médiatisé que les savantes paroles de l’imbécilité servile (ou de l’intérêt) de journalistes et autres « intellectuels fabriqués » et dépendants du fric, et le ramolissement idéologique général qui en découle, tout ce monde se prépare à de dures épreuves dont la moindre pourrait bien être l’autodestruction d’une économie mutilée et la pire, si l’on n’y prend garde, l’utilisation extrême de la destruction guerrières.

Dire que j’écris ça en vacances…Je vous le dis, Messieurs les décideurs, vous pouvez vous les mettre quelque part vos 6 euros de coup de pouce ! 22 € au total ? Pas étonnant que Parisot jubile. Et encore ? Elle trouve que ça fait trop cher pour les entreprises qui ainsi vendront moins et fermeront plus.

 

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