Pourquoi je rejoins le groupe Communiste au Conseil Régional Nord-Pas de Calais, par Marie-Claude Marchand Conseillère Régionale PS

Posté par jacques LAUPIES le 31 août 2012

Mots clés : europe,           marie-claude marchand,           nord-pas de calais,

 

 

Comme beaucoup d’élus de gauche, verts et socialistes, je suis pour une renégociation du traité européen Merkel-Sarkozy, comme s’y était engagé le candidat François Hollande, reflétant ainsi la volonté des valenciennois qui avaient affirmés en grande majorité leur opposition à cette règlementation européenne en 2005.

Elue du Valenciennois, territoire particulièrement touché par des menaces lourdes de suppressions d’emploi, l’application stricte de ce traité, dans sa rédaction actuelle, amplifierait la concurrence entre tous les salariés d’Europe, comme c’est déjà le cas dans le secteur de l’automobile.

Sur le plan budgétaire national et régional, ce traité serait un carcan financier induisant une politique d’austérité généralisée imposée par Bruxelles.

Les choix budgétaires et  économiques engageant la Nation doivent demeurer une décision issue du dialogue démocratique. Il appartient aux élus de Gauche d’engager ce dialogue.

Aujourd’hui, je ne trouve plus dans le Parti Socialiste cette volonté de permettre à nos concitoyens de débattre et de donner leur avis par référendum sur des sujets aussi cruciaux pour notre démocratie et pour construire notre Europe.

C’est pourquoi, forte de mes convictions et toujours fidèle aux valeurs de gauche, j’ai décidé de rejoindre le groupe Communiste, Parti de Gauche Unitaire au Conseil Régional sous l’étiquette Divers Gauche.

COMMENTAIRE

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Ce sera un dialogue avec un militant de la CGT qui ne voit pas très bien, à mon sens, ce qui se passe. Ou du moins en tire-t-il des conclusions étonnantes.

Puisse l’article ci dessus et bien d’autres évènements au sein même de la majorité présidentielle lui ouvrir les yeux. Nous allons vivre une période qui exige plus que jamais des informations, des explications autres que celles dont nous abreuvent les médias dominants. Nous somme 10 contre 100. Et le dialogue qui suit montre que la diversité existe parmi les 10 mais elle existe aussi parmi les 90 autres. Cela risque de modifier le 10 %.

A la hausse. A la très grande hausse !

La politique n’est pas toujours facile à suivre et l’on peut toujours se tromper. Cela m’arrive souvent. Mais il y a une phrase de Lénine qui dit je crois : « la vérité est révolutionnaire »

Evidemment elle ne se trouve pas aisément – la vérité – et c’est là évidemment que le bât blesse ! Et fait que chacun a la sienne…

La traduction fidèle d’un dialogue est une vérité. Qu’elle fasse du bien ou du mal (notions très floues dans notre civilisation dite occidentale)

(Dialogue que je viens d’avoir sur internet avec un jeune militant syndical)

Je le traduis intégralement sans complaisance (seulement quelques corrections de fautes d’orthographe). Lui a voté Mélenchon comme moi. Son intransigeance avec le PS le marque au point de douter fortement de la démarche du FDG, ou plus exactement de la sincérité de Jean Luc Mélenchon.

S’agit-il d’un cas isolé ? Je ne le pense pas ! En tous cas cela montre  le travail de conviction que doivent faire tous ceux qui croient en la stratégie adoptés avec le Front de Gauche. Cela montre aussi qu’il va falloir opposer une force considérable aux entreprises de démolitions qu’elles viennent du FN, de la droite ou même du courant social Démocrate qui prévaut dans le PS.

Cela montre bien plus encore : une désaffection de la culture politique et la difficulté pour les jeunes de comprendre les stratégies des partis et des dirigeants au travers d’interprétations sur leur véritable rôle et les manipulations faites sur leur parcours politique, leur personnalité.

Une vision  qui se veut libre, critique jusqu’à l’excès, mais qui traduit en fait une méthode de pensée  totalement aliénée par les médias et l’ensemble des idéalismes philosophiques régnant dans  la société.

La révolte est certes présente, mais l’esprit révolutionnaire et toutes les tactiques qu’il nécessite sont encore bien loin. L’adversaire de classe le sait..et il en use.

 

LUI

Bonsoir

Ça va ?

 MOI

Bonsoir

LUI

Ça va ?

MOI

Bien et toi ?

LUI

Ça va merci

Ce matin j’ai vu Florian Phillipo sur France 2

MOI

Oui. Et alors ?

LUI

Tu l’as vu ?

MOI

Non

LUI

Très bon. Autant sur la forme que sur le fond. Enfin j’ai trouvé

MOI

Ben je ne peux pas dire ne l’ayant pas écouté

LUI

je trouve que le FN a trouvé un bon là

MOI

lol

LUI

Sans rire

MOI

Mais ils ont de gens de talent. Il en faut pour couillonner autant de français

LUI

Pourquoi tu pense que le front de gauche ne couillonne pas ? Mélenchon il me gonfle maintenant ce mec !

MOI

Je ne crois pas…

LUI

A faire le tapin pour le PS 

MOI

Ben adhère au FN

LUI

Arrête va, je sais encore faire la part des choses

MOI

Lol

LUI

Mais Mélenchon est une m. Quand est ce que le PCF va enfin le comprendre?

Bref

MOI

http://autonpourprinten.skyrock.com/ (c’est mon blog plus personnel et plus orienté vers la jeunesse)

Écoute-le

LUI

Ça va on connait le gazier va 

MOI

La … (son entreprise)  et la … (son organisation syndicale) ne t’arrangent pas …

LUI

Ceux qui m’arrangent pas c’est que Mélenchon a fait le tapin pour le PS moins de 30 min après le premier tour, qu’il a tapiné 30 ans au PS et que maintenant il fait l’étonné

Ca ne te perturbe pas toi ? Franchement…

MOI

Pas du tout et je n’apprécie pas ton argumentation de charretier

LUI

A ben si cela ne te perturbe pas ma foi…tout va bien écoute ? Quand ce type en auras fini avec le PCF (car c’est là sa véritable raison d’être) on en reparlera.

Bien évidemment tu es quand même je suppose au courant que le logo et le nom « front de gauche » lui appartient (de ces aveux propres il l’a « déposé »)

MOI

Mon approche de la politique est fondée sur des convictions philosophiques et psychologiques qui me prémunissent d’analyses à l’emporte pièce tout en me laissant le sens critique,  je pense …

Mélenchon n’est qu’un homme politique qui a fait un choix auquel je souscris globalement mais je saurais, si cela est nécessaire, prendre mes distances

LUI

Des analyses à l’emporte pièce, pourquoi pas mais enfin 30 ans au PS, c’est sur que il faut 30 ans pour se rendre compte qu’il non rien de « socialiste »

MOI

Pour ce qui est du dépôt du logo je suis au courant et si le PCF n’a pas su (pu) ou voulu le faire avant lui ça le regarde

LUI

Ca résume néanmoins son projet voit- tu ?

MOI

Qu’il en ait pris l’initiative c’est bien normal !

LUI

L’initiative d’enterrer le parti. Le PCF

MOI

Ce n’est pas un logo et une propriété de nom qui changeront les choses. Je ne pense pas que le FN, qui a emprunté le nom du FN crée par des communistes pendant la guerre, doivent son développement à cela

LUI

Non mais le fait que il est présent dans les médias, plus une ribambelle de choses font que le PCF finira par lui être soumis (obligation pour continuer a vivre médiatiquement)

MOI

Il faut reconstruire et on peut le faire en maintenant la notoriété d’un Parti communiste

LUI

A ce moment là ont rigolera bien !

MOI

Les 2¨% de MG Buffet en 2007 doivent nous faire réfléchir sur nos méthodes de communication face au 11 % de Mélenchon même si la « com » est un effet secondaire en politique. Secondaire mais énormément important !

Puisque le pouvoir se maintien avec  la «  com ».

LUI

Moi je te dis nous en reparlerons d’ici là, le PCF aura disparu. Et Mélenchon vous aura bien eu ! Il ne lui reste plus que a placer son « beau monde «  à l’huma et se sera réglé…

MOI

VOUS ?

LUI

Moi  je n’ai pas ma carte. Et je ne me suis jamais prétendu communiste. Même si je me sens proche de vous

MOI

Extrême droite, extrême gauche sont les deux mamelles de l’UMP  et du PS. Bon je vais manger ! Si ca t’intéresse je constitue un rassemblement de sans parti…

Allez à plus

LUI

Des sans parti pour les emmener au PCF ou FG. Petit malin !

MOI

Surement pas

LUI

Allez jacques arrête va !!! Au moins pour diffuser vos idées dans la population…

MOI

C’est mon initiative. Pas celle du PC ni du FDG

LUI

Au fait tu as toujours ta carte au PCF ?

MOI

Peut être pas longtemps on verra

LUI

Si toi aussi tu commence à t’y mettre où va finir ce parti ? lol

MOI

Mais dedans ou dehors ca ne changera rien pour moi ! Moi je suis un adhérent handicapé tu le sais ? Et je n’aime pas ça !

LUI

Par rapport à ton « histoire » ?

MOI

Sans doute mais même avant c’était comme ça ! Mais je ne crache pas dans la soupe.

LUI

Parce que  ce parti a désormais que des mer…Tu m’excuseras

MOI

Ce que je suis (si peu que ce soit) je le dois au PCF ! Dans sa pensée et sa globalité. Et ça restera toujours

Bye c’est  l’heure

 

 

 

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Exposition Camus : soutien à Benjamin Stora

Posté par jacques LAUPIES le 30 août 2012

Exposition Camus : soutien à Benjamin Stora

 Le lamentable feuilleton de l’exposition Camus prévu dans le cadre de Marseille provence 2013 capitale européenne de la culture vient de connaître en cette fin d’été un nouveau rebondissement qui confirme les craintes que j’avais exprimées dès juin dernier. C’est effectivement la personnalité du commissaire de l’exposition, Benjamin Stora qui était en cause puisque voici comme par miracle que le projet est à nouveau sur les rails mais avec Michel Onfray comme commissaire.
C’est une décision qui s’apparente à un acte de censure, une chasse aux sorcières poursuivie avec ténacité par la mairie d’Aix-en-Provence, principale partenaire de MP 2013 pour ce projet.
En effet, Benjamin Stora, après d’autres, est victime des forces occultes qui dans cette ville combattent avec acharnement tous ceux qui ont soutenu le peuple algérien dans son combat pour sa liberté et son indépendance.

D’ailleurs le maire d’Aix-en-Provence a décidé parallèlement d’interdire sur sa commune toutes les manifestations célébrant le 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Le remplacement de Benjamin Stora par Michel Onfray est un acte politique qu’il faut dénoncer. Je me félicite de l’attitude de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti qui a retiré le financement et le logo du ministère pour cette exposition. Je regrette que la direction de MP 2013 ait accepté ce coup de force d’une droite qui confirme sa radicalisation et ses liens avec l’extrême droite en particulier en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. J’apporte mon soutien à Benjamin Stora dont la compétence et l’engagement nous manqueront terriblement pour célébrer Albert Camus qui avait raison d’écrire dans « La peste » que La « bêtise insiste toujours ».

Alain HAYOT
Délégué national du PCF à la culture
Porte parole Front de gauche de l’art et de la culture

COMMENTAIRE

Que Michel Onfray ait la préférence d’un maire de droite dans une opération de censure ne me surprend pas.

J’apprécie beaucoup ce philosophe parce qu’il apporte souvent par sa vision de l’obscurantisme religieux et sa critique de l’idéalisme philosophique en général. J’aime son côté libertaire et l’humour qui le caractérise face à des philosophes de son temps qui n’ont de nouveau qu’une vielle tradition de collaboration camouflée avec les pouvoirs réactionnaires.

Mais je n’apprécie pas du tout la manière dont il s’en prend souvent à des écrivains, des penseurs ou hommes politiques qui ont marqué l’histoire de l’humanité en les discréditant sur des aspects de leur personnalité comme pour règler des comptes… Avec qui je vous le demande  ?

Cela le conduit à la négation de ce qui aujourd’hui s’inscrit dans des démarches de contestation du libéralisme économique, de l’action politique progressiste.

Que la droite aille le chercher, cela va de soi ! Il y a pire sans doute mais je ne m’accommoderais pas non plus de cette complicité dans une opération qui sent à plein nez l’extrémisme droitier.

 

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La politique, les moutons, les chiens et les bergers.

Posté par jacques LAUPIES le 29 août 2012

Il y a deux façons indissociables d’appréhender la réalité politique pour qui est intéressé par elle. La première est de bien entendre ce qui se dit (et se fait) autour de nous qui dépend d’ailleurs beaucoup parfois de la seconde qui consiste à écouter ce qui en font ou en parlent au plus haut niveau de décision. Après il convient bien entendu d’avoir une méthode et des références de réflexion.

Bien entendre veut dire bien écouter et si j’ai, comme bon nombre de mes amis, ou adversaires, me le reprochent, la fâcheuse tendance à sembler ne pas bien écouter,  je n’en reste pas moins sensible, à postériori, à ce que j’ai tout de même pu avoir la patience d’entendre.

Tellement sensible d’ailleurs que très souvent il me vient à l’idée de comparer ceux que j’écoute à des moutons appartenant à quelque troupeau. Pas gentil tout ça ? D’autant que j’ai de plus en plus tendance à envoyer paître les moutons égarés. Fort heureusement le « bon sens » (enfin le mien qui n’est et c’est fort heureux aussi pas toujours celui des autres, chacun faisant le sien) me conduit à plus de modération envers la partie égarée du troupeau qui me parait-être actuellement la plus grande.

Un mouton qu’il suive aveuglément le berger ou qu’il s’écarte de sa route ne le fait généralement pas pour contester l’autorité de ce dernier. Simplement mu par la faim ou la soif il se laisse attirer par quelques herbes ou rafraîchissements qu’il espère trouver ailleurs. A moins que, tout à fait imbécile, aveugle ou repu, il se laisse aller à se vautrer dans l’indifférence.

Je ne peux, grain de sable dans l’océan des pensées, être seul à user de cette métaphore. Il est même possible qu’elle surgisse de mon inconscient bien pauvre. Je le concède.

Bref au stade ou j’en suis je finirais par désespérer de la présence de plus en plus nombreuse des troupeaux qui semblent avoir besoin épisodiquement d’un berger rassurant qui emprunte les sentiers aux herbes maigres et laissent aux animaux sauvage le pillage des terres les plus fertiles. Ce qui peut expliquer le désarroi des moutons qui s’égarent dans la dispute de la maigre pitance ou les conduisent les pâtres modernes.

Mais je vais en revenir à mon propos ! Ce que mon premier réflexe me conduit à faire en écoutant quelques moutons égarés qui, déjà, commencent à se demander à quel berger se vouer, tout prêt qu’ils sont, à choisir (le mot est excessif et je lui préfère « subir ») le futur guide dans les pâturages tolérés et de plus en plus asséchés par les hautes futaies dont s’abreuvent les grands herbivores.

Je me résous à poursuivre la métaphore au risque de n’être pas bien compris ! Tant pis !

Le premier mouton entendu, bien qu’abîmé par le temps s’écarte du troupeau parce qu’il y trouve trop de moutons affamés qui avaleraient « son » herbe impunément.  Ne voyant évidemment pas la laine et la viande que produisent  les plus vaillant des affamés. Il préfère donc, bien que jouissant partiellement de cette production, hurler contre ces ingrats et en appeler à un berger qui les chasseraient du troupeau. Il est vrai que quelques brebis égarées ne donnent pas le bon exemple.

Le deuxième mouton entendu, d’un autre troupeau se plaint des chiens, qui se disputent et désobéissent au berger en exercice. Il loue sa sagesse et le mérite de ce dernier devant tant de désordre.

Le troisième mouton, plus rebelle que les autres, a de la peine à s’accomoder des bergers qu’il trouve inutiles. Il n’est pas du même troupeau que les deux premiers. Il est mouton et chien à la fois et je ne sais s’il broute ou s’il mord.

Et chacun de chercher un autre berger qui lui convienne mieux.

A ce jeu là que les fauves à l’affût observent et impulsent le comportement des moutons ne sont pas sortis du pré. Ils dressent des chiens aboyeurs à cet effet ou simplement muets comme des chiens d’arrêt pour ne pas effrayer le gibier moutonnier.

Mais il faut faire avec les moutons !

Et moi donc je rêve de moutons assez malins pour pénétrer les terres plus fertiles, se les approprier et en gérer les pâturages  en apprenant à devenir des bergers responsables. Je revendique donc aussi un changement de berger. Un berger provisoire…soutenu par des moutons émancipés. Mais vu l’état dans lequel se trouvent les moutons, ce provisoire devra durer un peu, non ?

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Sortir de l’enclos…

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Le Front de Gauche en action

Posté par jacques LAUPIES le 28 août 2012

Pierre Laurent : "Les français veulent savoir, débattre et décider !"

Pierre Laurent : « Les français veulent savoir, débattre et décider ! »

Mots clés : l’humanité,           Sondage,           pcf,           pierre laurent,           front de gauche,           jean-luc mélenchon,           règle d’or,           pétition référendum,

Les Français veulent décider par eux-mêmes de la ratification ou non du Traité européen. C’est le résultat indiscutable du sondage publié par L’Humanité. Pour Pierre Laurent, « ce traité contient un abandon de souveraineté nationale et une régression démocratique qui empêcheront toute réelle politique de changement. »

Dans un communiqué, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, s’appuie sur le résultat du sondage de l’Humanité, montrant qu’à 72 % les Français veulent un référendum, pour interpeler le gouvernement : « François Hollande s’était engagé à renégocier le traité s’il était élu. Ceux qui lui ont donné la victoire ont chassé Sarkozy pour rompre avec sa politique. Les Français ont déjà prouvé qu’ils avaient à cœur et qu’ils étaient en mesure de s’emparer des enjeux européens. Les Français veulent une Europe plus proche. On ne peut pas en même temps leur faire le reproche de ne pas « s’intéresser » à l’Europe et les en empêcher quand ils veulent savoir, débattre et décider. »

 » Un encouragement pour notre campagne »

Ce weekend, le secrétaire national du PCF disait déjà à l’Humanité (Julia Hamlaoui) lors des Estivales citouennes du Front de gauche : « Le résultat de ce sondage prouve que les Français désirent être  consultés et associés à la décision sur le pacte budgétaire européen. Ce  souhait démocratique est d’autant plus justifié que François Hollande  s’était engagé à une renégociation de ce texte qui n’a, en vérité, pas  existé. Il y a dans ce sondage un formidable encouragement à déployer  notre campagne pour un référendum sur ce texte qu’on cache aux Français.  Il n’est plus possible, par exemple, de laisser dire que la règle d’or  n’en fait pas partie, quand des articles explicites contraindront en la  matière les États signataires. Les prochaines semaines seront précieuses  pour faire bouger les lignes dans le pays. »

« Le référendum serait une bouffée d’oxygène » Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche.

« Je ne suis pas surpris par ce sondage. Le peuple français à une   culture du référendum depuis 2005. Depuis cette date, il ressent   l’énorme frustration de sa parole violée. Il a en permanence le souvenir   de ce viol de la démocratie qu’il veut réparer. Les Français ont   compris depuis longtemps que l’Europe se fait par les états-majors et   qu’on ne leur demande jamais leur avis. Le référendum leur apparaît   comme une sorte de bouffée d’oxygène, une possibilité de respiration   dans un univers qui les étouffe. Ce sondage est un appui pour nous, il   crée un environnement et, dans celui-ci, la proposition de manifestation   nationale après la Fête de l’Humanité. » Propos recueillis lors des Estivales citoyennes par Mina Kaci.

 

 

 

 

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Quel Front de Gauche ?

Posté par jacques LAUPIES le 25 août 2012

Jaurais bien aimé participer à  ce rendez-vous du Front de Gauche de samedi à Grenoble. Malheureusement je n’en ai pas trop les moyens financiers. Ce qui prouve qu’il y a un petit problème qu’il conviendrait de régler pour que chacun, lorsque les circonstances matérielles ne le permettent pas,  puisse s’exprimer.

« Faire »  de la politique a un coût et hélas bien des gens en sont privés et y sont de leur poche quand ils veulent apporter leur contribution.

Mais après tout je me trouve fort à l’aise à retrouver localement ce we un certain nombre de personnes qui durant la présidentielle m’ont aidé dans le soutien à la candidature de Jean Luc Mélenchon. Hier vendredi l’un d’eux me dit, étonné du ralentissement de l’activité en août : « alors on ne fait plus de politique », un autre qui n’avait pas toujours très bien compris mes réserves sur le programme Hollande : « il fait n’importe quoi ce Président, mon collègue à 380 € de prime à l’emploi alors qu’il avait plus de 1000 € un troisième trouve : « que rien n’a vraiment changé » sans oublier les commentaires inspirés par la droite : « il ne fait rien pour régler la question syrienne ». J’évoquais celui qui dans la semaine me disait avoir entendu que le forfait hospitalier allait être augmenté sauf pour les profiteurs du CSA

Justes ou injustes ces appréciations ont un résultat c’est qu’elles discréditent le gouvernement socialiste, à quelques cent jours de sa mise en place !  

Et cela pose la question du positionnement du Front de Gauche dont les médias évidemment manipulent les diverses expressions tendant à présenter Mélenchon comme celui qui est est en campagne électorale permanente (en relayant les déclarations de Cohn-Bendit) et enterrent la proposition du PCF pour l’organisation d’un reférendum sur le Pacte Budgétaire Européen.

Mais pour que Front de Gauche se positionne de manière cohérente sur toute ces questions il faut que les partis qui le composent puissent, par delà leur expression particulière, le travail de leurs élus, dépasser leur mode de fonctionnement et de développement actuel et s’engagent dans des concertations permanentes  AU PLUS PRES DES ELECTEURS et de la population en général.

Cela passe par l’INTEGRATION de citoyens déjà engagés (ou décidés à le faire) dans le soutien au programme du Front de Gauche, individuellement ou regroupés dans de nouvelles structures et participant à une VERITABLE COORDINATION STRUCTUREE du Front de Gauche, et pas seulement avec des vues électoralistes.

Cela implique l’organisation de formations militantes propres à chaque composante ou coordonnées car les combats à venir ne peuvent se faire sans une acquisition des « méthodes » (démocratie notamment) et de « valeurs » (mot un peu galvaudé en ce moment) propres à une conception de société plus solidaire.

Voila ce que j’aurais essayé de développer si j’étais allé à Grenoble ! Mais la mise en oeuvre dans mon microcosme concerne après tout veux qui y gravitent et le partagent avec moi.

 

 

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le Front de gauche en reflexion

Posté par jacques LAUPIES le 25 août 2012

rentrée

Mots clés : pcf,           pierre laurent,           front de gauche,           fase,           parti de gauche,           jean-luc mélenchon,           roger martelli,      

Paru dans l’Humanité de vendredi (blog)

La coalition ouvre son université ce weekend. Ces estivales citoyennes se clôtureront dimanche par un meeting. Le Front de gauche est confronté à deux questions essentielles, celle de son positionnement après l’avènement de la gauche au pouvoir et celle de son fonctionnement interne. 

« Ne cassons pas l’espoir », confie Amadou Démé, responsable communiste, à Grigny, dans l’Essonne. « Ne donnons pas le signe que l’on traîne des pieds », met en garde Claude Michel, syndicaliste, sans parti. L’inquiétude qui apparaît ici et là dans les rencontres du Front du gauche révèle l’attachement des militants à poursuivre ensemble la belle aventure du printemps électoral. « Si l’on veut que l’essai de 2012 soit transformé dans les échéances suivantes, il ne faut surtout pas revenir en arrière, souligne Roger Martelli (Fase). Mais vouloir poursuivre n’est pas incompatible avec l’envie de faire évoluer et, s’il le faut, de transformer l’outil. »

Une force qui compte sur la scène politique

Ici et là on se remémore la Bastille noire d’une foule imposante et enthousiaste. On ne se rappelle pas cet événement par nostalgie mais pour mieux se persuader de la force que peut représenter cette alliance née officiellement le 8 mars 2009. Une force qui a rassemblé près de quatre millions de voix à la présidentielle. Une force qui compte désormais sur la scène politique, comme le relève le sondage CSA pour l’Humanité (voir page 3) dans lequel 25 % des personnes interrogées estiment que le Front de gauche défend «le mieux les intérêts des salariés». Une force que ne peut nier le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Une force qui, contrairement aux apparences, s’est mise en réflexion dès le lendemain des résultats électoraux pour analyser les résultats, les siens en particulier, débattre de sa place dans le nouveau paysage politique, avec l’arrivée de la gauche au pouvoir, et de son fonctionnement interne. Toutes les structures du Front de gauche, des comités locaux au conseil national (voir ci-dessous), en passant par la coordination ou les fronts thématiques, ont ainsi cogité avant le repos estival. Une réflexion en interne sans connexion entre ces différents niveaux qui ne suivent pas le schéma pyramidal des partis.

la politique à mener pour changer la société

Débats et propositions sont donc suffisamment avancés à la veille de son université d’été, demain et dimanche, à Grenoble, en Isère, où des milliers de militants sont attendus, où les représentants de ses huit composantes prendront la parole, où des dizaines d’ateliers et de réunions approfondiront deux des questions existentielles auxquelles reste confronté le Front de gauche : son positionnement stratégique face au gouvernement actuel et sa nouvelle manière de fonctionner.

Ces deux questions provoquent une controverse, à la fois passionnée et passionnante. L’ensemble des militants se retrouvent sur la politique qu’il convient de mener pour transformer la société. Mais des divergences apparaissent sur la stratégie à adopter pour tendre vers ce mieux-vivre. Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) souhaite une « autonomie conquérante » ; Pierre Laurent (PCF) une liberté d’action « pour obtenir les inflexions majeures ». Cette divergence des représentants des principales formations de la coalition est mal vécue pour certains militants, angoissés par une supposée rupture. « Nous avons évité jusqu’ici les débats de personnes et de pouvoir. Et là, comme il n’y a plus de campagne électorale, chacun veut vivre sa partition. Pour moi, le Front de gauche, ce n’est ni Mélenchon ni Laurent, c’est les quatre millions d’électeurs », estime Amadou Démé. Mais, pour Janette Habel (sans parti), membre du conseil national, « si l’on admet de regrouper plusieurs courants politiques, nous devons accepter que s’exprime la pluralité des opinions. On doit cohabiter avec ça pour une durée que l’on ne peut prévoir car elle dépendra de la situation politique. On doit tout de même s’entendre sur orientation commune ». En ce sens, une charte stratégique est en cours d’élaboration.

devenir une construction politique inédite

Depuis sa fondation, le Front de gauche a vécu une succession de rendez-vous électoraux : les européennes, les régionales, les cantonales, la présidentielle et enfin les législatives, augmentant son score à chaque scrutin. D’une alliance électorale, il entend devenir une construction politique inédite. La transformation est cependant loin d’être simple. Il faudra innover et « trouver, dans la durée un fonctionnement de plus en plus collégial, même en place des formes de participation qui ne mettent personne sur la touche », souligne Pierre Laurent.

L’élan électoral avait suscité des enthousiasmes et entraîné des milliers d’adhésions, au PCF et au PG et au… Front de gauche, même s’il n’est pas possible statutairement de le faire actuellement. C’est justement l’un des points qui provoquent des réactions. Faut-il ou non créer une carte du Front de gauche ? Appartiendrait-il aux comités locaux de les accueillir ? Et quelle sera la place des sans-parti ? Pour Michèle Riot-Sarcey (membre du conseil national, sans étiquette), « il faut donner aux assemblées citoyennes tout leur statut. Il faut que cesse l’éternelle délégation de pouvoir. Le Front de gauche doit être exemplaire sur la démocratie interne ». Un souci sur lequel veille toute la famille Front de gauche.

Il reste que, pour Jean-Luc Mélenchon, l’alliance est « d’abord une stratégie d’action avant même d’être un cadre formel, une organisation ». Il estime que « c’est en auto-construisant que le Front de gauche se définit ». Le débat est loin de s’achever.

REPÈRES
octobre 2008. Le PCF lance « un appel aux forces politiques et sociales » 
pour une « refondation 
de la construction européenne » à constituer des listes communes 
aux européennes.
7 juin 2009. Aux élections européennes, le Front 
de gauche recueille 6,45 % des voix au plan national.
14 mars 2010. Le Front 
de gauche recueille 6,95 % des voix dans 17 régions sur 22 aux élections régionales.
27 mars 2011. Le Front 
de gauche obtient 8,92 % des voix et 118 élus aux élections cantonales.
1er avril 2011. Les trois composantes (PCF, PG, Gauche unitaire) signent ensemble un « texte 
d’accord du Front 
de gauche pour 
la présidentielle 
et les législatives », qui prévoit la mise en place 
d’un « collectif national » pour animer la campagne.
22 avril 2012. Le candidat du Front de gauche 
à la présidentielle, 
Jean-Luc Mélenchon, recueille 11,11 % des voix.

Au programme des estivales citoyennes

Des milliers de militants sont attendus à l’université d’été qui se tient demain et dimanche. Des ateliers sur l’Europe, l’emploi, la démocratie, l’écologie, les rapports entre les syndicalistes et les politiques, la santé ou encore les droits des femmes et des migrants se déroulent toute la journée de samedi. Un meeting donnant la parole aux neuf organisations qui composent le Front de gauche est programmé dimanche à l’issue des travaux.

Ce même jour, la coalition discutera de son fonctionnement interne, en mettant l’accent sur le devenir des structures existantes, tels que les fronts thématiques, les assemblées citoyennes, le conseil national ou encore les nouvelles formes de militantisme.

Par ailleurs, ce dimanche 
se tiendra le rendez-vous national du bon de soutien 
à la Fête de l’Humanité, 
avec vente de la vignette
et de l’Humanité Dimanche. Un débat sur les médias est également à l’ordre du jour.

 

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L’Europe des peuples nous appelle

Posté par jacques LAUPIES le 24 août 2012

L'Europe des peuples nous appelle dans POLITIQUE unedecouv200

Patrick Le Hyaric démonte dans cet ouvrage la camisole de force dans laquelle les institutions européennes, de concert avec les marchés financiers, tentent d’enfermer les peuples pour longtemps. C’est l’austérité à perpétuité que prévoit le nouveau traité européen coécrit par M.Sarkozy et Mme Merkel.

Celui-ci a deux frères : le paquet de deux règlements qui fait de la Commission la police budgétaire, économique et sociale et le mécanisme européen de stabilité (MES), ce FMI européen. Ce livre les révèle, les décortique, en montre les conséquences terribles pour les peuples : souffrances sociales aggravées, recul considérable de la démocratie, vol de la souveraineté populaire.

Un système ultralibéral et totalitaire serait constitutionnalisé. Ces textes fracturent les idéaux de la République et conduisent à l’implosion de l’idée européenne. Le moment est sérieux et grave. Ce livre est un appel à la résistance et à lancer un processus unitaire de refondation de l’Europe.

Patrick Le Hyaric est directeur de l’Humanité et de l’Humanité-Dimanche. Député au parlement européen, Vice-président du groupe de la Gauche unitaire, Gauche verte nordique.

Exclusif: l’intégralité du traité TSCG, du pacte de croissance et des deux règlements coercitifs votés par le Parlement européen.

Format : 13,5 X 21,5 à la française, dos carré collé,  254 pages

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Á la veille de leurs journées d’été, les Verts affichent déjà leurs divergences

Posté par jacques LAUPIES le 22 août 2012

Á la veille de leurs journées d'été, les Verts affichent déjà leurs divergences dans POLITIQUE verts_3

 

Politique –   humanitefr dans POLITIQUE le 21 Août 2012

 

Paru dans le blog de l’Huma

http://www.humanite.fr/politique/la-veille-de-leurs-journees-dete-les-verts-affichent-deja-leurs-divergences-502555

A  l’occasion de leurs journées d’été qui se tiendront à partir de mercredi à Poitiers, les verts auront à s’interroger sur leur rapport au gouvernement mais aussi sur leur position vis-à-vis du traité budgétaire européen, ce qui promet des débats animés.

« En étant au gouvernement, Europe Ecologie est responsable de la politique du gouvernement ». C’est ce qu’a déclaré Daniel Cohn-Bendit, député Vert au parlement européen, ce mardi sur France 2. Il juge notamment que les verts n’ont pas encore trouvé « la clef » pour être à la fois « au gouvernement et dans la société ». Pas facile en effet pour EELV de trouver le bon positionnement à l’image de Cécile Dufflot, ministre de l’Egalité des territoires et du Logement et ancienne secrétaire nationale de EELV, sur la question des expulsions des roms qui après avoir affirmait que « démanteler des camps (de Roms) sans solutions, c’est mettre les gens dans une précarité encore plus grande » avait dû mettre de l’eau dans son vin.

« Alors si vous voulez être du Mélenchon, faites du Mélenchon »

Autre point de discordance, la question du traité budgétaire européen. Jean-Vincent Placé, président du groupe Verts au Sénat a depuis quelques mois fait savoir sa position. Ce sera un « non fédéraliste ». Il avait estimé que « dire qu’on va voter non à un traité de ce type-là, préparé par Mme Merkel et M. Sarkozy » ne « me paraît pas être une contestation absolue du président de la République qui avait indiqué d’ailleurs dans sa campagne qu’il voulait renégocier ce traité ». Le coprésident du groupe Verts au parlement européen a exprimé son avis sur le positionnement de son camarade Sénateur « vous voulez le beurre et l’argent du beurre ! », « vous voulez être dedans et dans l’opposition ! ». Il a déclaré toujours à ce sujet « Alors si vous voulez être du Mélenchon, faites du Mélenchon », a averti le député européen. « Pendant cinq ans, vous allez raconter toujours la même chose, c’est-à-dire : ça ne suffit pas, ce gouvernement n’est pas de gauche, gna gna gna. Mélenchon est en campagne électorale, pendant cinq ans ! ». Les débats sont donc dès à présent ouverts et promettent d’être énergiques.

 

COMMENTAIRE

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Daniel Cohn-Bendit est égal à lui même. Le révolutionnaire anticapitaliste de 1968 n’en loupe pas une pour  tenter de convertir ses troupes à pénétrer les arcanes du libéralisme y compris sous sa forme social démocrate.

Toujours à l’affût d’alliances électorales il n’arrête pas de tarauder les verts pour les entrainer dans son sillage d’expert en collaboration de classe. La lutte des classes n’étant pas une panacée pour les bobos « révolutionnaires » cela produit toujours quelque effet de préconiser une stratégie qui peut les en éloigner.

Il en faudra toujours quelques uns pour tenir le créneau du « révolutionnaire » complaisant sur la scène politique. Il faut dire que ce rôle lui va, et il déclame à merveille, ce qui rend d’autant douteuses ses convictions.

Un de ses contemporains (Martin Luther King) n’a-t-il pas dit : « Les barricades sont les voix de ceux qu’on n’entend pas ». Lui on l’entend !

 

 

 

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Russie: le PCF condamne ce qui apparait comme un procès politique contre les Pussy Riot

Posté par jacques LAUPIES le 21 août 2012

A Moscou, la condamnation à 2 ans d’incarcération des Pussy Riot suscite de multiples protestations dans le monde au nom de la liberté d’expression et pour la défense d’une jeunesse russe qui supporte de moins en moins un système Poutine fermé et répressif.

Le Parti communiste français condamne ce qui apparait comme un procès politique qui a du mal à se cacher derrière les accusations de « blasphème » et « d’incitation à la haine religieuse ». Il exprime sa consternation devant une peine aussi lourde dont la vocation manifeste est de chercher à freiner un mouvement de protestation populaire et d’aspirations démocratiques qui grandit en Russie.
Ce qui aurait pu rester comme une exhibition contestataire et insolente est devenu une affaire nationale qui pose la question des principes et des pratiques d’un Etat de droit, du respect des libertés et des conditions de la laicité et de la démocratie en Russie.
Parti communiste français
COMMENTAIRE
Naïf que j’étais lorsque je pensais que tout retour en arrière était impossible dans l’URSS des année 60.
Naïf que j’étais de croire que la dictature du prolétariat signifiait la démocratie au sein des classes laborieuses contre les oligarques de la bourgeoisie et leurs soutiens dans des classes moyennes (possédantes)
Naïf que j’étais de croire que les signes de privation de libertés n’étaient que passagers et d’inspiration médiatique de l’impérialisme.
Naïf que j’étais de penser qu’un Parti communiste est à l’abri des corrompus et se doit en permanence de combattre sévèrement les contre-révolutionnaires comme si la révolution appartenait à des tendances et à des groupes, eux, révolutionnaires (ces  « purs » qui ne mettent pas leurs belles idées  au placard dès que le bateau prend l’eau).
Naïf j’oubliais le poids des peuples ! En vertu du principe qu’ils ont besoin d’une avant-garde éclairée ce substituant à eux, qui les éduque et les guide, en l’occurence d’un Parti révolutionnaire suffisant pour cela.
J’oubliais que lui seul, le peuple, peut sauver son pays, à condition de pouvoir s’exprimer autrement que par des votes épisodiques où ne gagnent généralement que ceux qui ont la parole et des pouvoirs, où perdent ceux qui n’ont que leur parole et trop souvent se taisent parce que leurs mots n’ont aucun écho.
Tant de naïveté frise l’imbécilité, j’en conviens ! Une tare dont hélas je ne me guéris pas !  Car  »j’ai la naïveté de croire que… »  le monde changera quand seront réparties les richesses dans l’intérêt général, quand le savoir rationnel triomphera des certitudes délirantes, quand la loi garantira les droits élémentaires tels que ceux de travailler, de se nourrir et se loger, de se soigner et de s’éduquer, de vivre en sécurité, d’accéder aux fonctions politiques économiques et sociales selon les principes démocratiques, de liberté  dans une égalité absolue.
Mais il y a une naïveté dont il faut se prémunir : celle de croire que les hommes et les femmes  peuvent parvenir à ce niveau de partage et de solidarité sans que les exploiteurs et  tricheurs soient écartés avec la plus grande vigilance des multiples lieux de pouvoirs. Contradiction avec ce qui précède me direz-vous ? Non si le contre révolutionnaire est combattu avec les armes de la démocratie avec une grande fermeté.
Peut-on y parvenir sans remettre en cause en permanence ces pouvoirs « réactionnaires » et ce qui les motive essentiellement : l’attrait de la propriété sur les biens et les personnes, considérée comme  un droit naturel ?

 

Il faudra bien y parvenir quitte à soumettre tous les biens et services existants à un droit d’usage inaléniable qu’accorderait la société à ses membres en fonction certes de leur mérite, élément encore nécessaire de stimulation, mais aussi et  surtout de leurs besoins que l’on pourrait mettre à l’abri des incitations purement commerciales.

Un révolution qui se fera nécessairement et dont d’ailleurs on trouve les prémisses dans le comportement de certaines couches de la population. Cette évolution les communistes ne sont pas les seuls à la vouloir…

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Arnaud Montebourg veut en finir avec le « laisser faire » mais se laisse aller

Posté par jacques LAUPIES le 20 août 2012

Dans son intervention à Frangy-en-Bresse, Arnaud Montebourg propose  d’en finir avec le « laisser faire ». Malheureusement, il laisse aller les orientations actuelles qui nourrissent la crise économique et sociale et interdissent toute relance par l’emploi, les salaires, les investissements utiles.  Comment le ministre du Redressement productif peut-il « conduire la France sur la route de la 3° révolution industrielle » sans rupture franche et nette avec les politique d’austérité.

Arnaud Montebourd a semblé bien à la peine pour cette édition de la fête de la rose. Reste les épines avec un mensonge, en voulant laisser croire à une renégociation du traité budgétaire européen, avec un renoncement, en refusant l’adoption d’une loi contre les licenciements boursiers, avec enfin une feuille de route marquée par un manque d’ambition et de vision.

Des réponses à la hauteur des enjeux existent. Il n’y a pas de fatalité. Arnaud Monterbourg trouvera des réponses à son réquisitoire contre la casse industrielle dans les propositions de loi des parlementaires du Front de gauche. La prochaine fete de l’humanité sera le grand rendez-vous politique et social pour toutes celles et ceux qui ne renoncent à rien, qui veulent la réussite d’une politique de gauche, qui, aux effets de tribune, préfèrent l’action et le vrai changement attendu après la défaite de Sarkozy.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

 

 

 

EN GUISE DE COMMENTAIRE

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- Jacques que penses-tu de Hollande ?

- Ben tu le sais bien ! Nous (les communistes du PCF) avons appelé à voter pour lui au second au second tour de la Présidentielle pour battre Sarkosy, et d’ajouter : c’est tout de même mieux que d’avoir Sarkosy !

- Tu crois vraiment ? Tu as entendu ?

- Non je n’ai pas écouté les infos ce matin ? Qu’y a-t-il de nouveau ?

- Il va augmenter le forfait hospitalier. Seuls seront exonérés les titulaires de la CMU et du RSA (je n’ai pas encore vérifié cette information)

- Heureusement qu’il épargne les plus pauvres, c’est bien normal… dis-je.

- C’est encore ceux qui comme nous n’ont jamais cotisé qui vont payer pour les autres !

Evidemment comme toujours arrive l’argumentation extrême droitière. Il n’ose me parler des immigrés (certains ont de la retenue !)

Je rétorque :

- Tu sais ce qu’a dit Mélenchon pendant sa campagne électorale et que personnellement je trouve bien résumé en deux mots ?

- Non !

- Il a dit qu’il avait fait son choix et qu’il préférait faire payer le banquier que l’immigré !

Mon interlocuteur me quitte un peu pressé. Je lui lance avant qu’il ne s’en aille :

- Je ne sais pas pour qui tu as voté mais en tous cas tu me sors là une des critiques favorites du FN quand tu t’en prends aux titulaires de la CMU, ce  qui évidemment laisse entendre que les premiers bénéficiaires en sont les travailleurs immigrés et leur famille.

En fait je n’ai pu vérifier si l’info qui a suscité mon interpellation par cet ami de longue date, était bien réelle. Mais peu importe car nous assistons bien à ce phénomène redouté qui conduit une bonne partie de l’électorat à prendre appui sur toutes les mesures qui frappent des salariés « moyens », sans compter la flambée de certains prix, pour s’engouffrer dans une critique du nouveau Président n’hésitant pas à y inclure ceux qui l’ont soutenu à la présidentielle même avec les réserves que l’on connait.

Phénomàne que ne manqueront pas  d’amplifier ceux qui, comme dans le débat du « C dans l’air » de ce soir  dissertent.  Nos traditionnels « penseurs uniques » aux discussions politiciennes sans fin.

 

 

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