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Quand Jean-Marc Ayrault peine à convaincre (analyse) (et commentaire)

Posté par jacques LAUPIES le 29 septembre 2012

Mots clés : emploi,           chômage,           tva,           budget,           arcelormittal,           sanofi ,           traité de lisbonne,           csg,           François Hollande,           france 2,           jean-marc ayrault,           gouvernement,           florange,           traité européen,           politique budgétaire,           pacte budgétaire européen,

 

Pour Jean-Paul Piérot, rédacteur en chef del’Humanité, Jean-Marc Ayrault, qui a annoncé « une nouvelle cure de  rigueur » pour 2013, a « peiné à rassurer les salariés » sur le front de l’emploi et « a trahi le plus d’embarras lorsqu’il lui fallu plaider pour le vote par le parlement du traité budgétaire européen », jeudi soir sur France 2.

La première  émission Des paroles et des actes sur France  2 à laquelle participait le premier ministre Jean-Marc Ayrault intervenait dans un contexte d’intense actualité politique, sociale et économique qui nourrit l’inquiétude de millions de familles modestes et du monde du travail. Face à la hausse continue depuis seize mois du chômage qui affecte, a reconnu le chef du gouvernement, quelque cinq millions de personnes, à l’annonce de plans sociaux chez PSA ou SANOFI pour lesquels l’action du gouvernement semble se limiter à la protestation verbale, Jean-Marc Ayrault aura peiné à rassurer les salariés.

« Tout faire » pour l’emploi

Il a fustigé les menaces de fermeture des hauts fourneaux de Florange par Arcelor Mittal, mais s’est borné à indiquer que l’Etat chercherait un repreneur et « prendrait ses responsabilités » Ces bonnes intentions affichées risquent d’être accueillies avec une légitime prudence  par les sidérurgistes lorrains qui se rappellent qu’une semblable détermination avait été exprimée par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg à propos de la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay. Sur le front de l’emploi,  le Premier ministre a déclaré qu’il « ferait tout » pour commencer à inverser la courbe du chômage d’ici  un an, comme l’a annoncé récemment François Hollande sur TF1.

Pas de hausse de la TVA et de la CSG

Le budget 2013, dont les grandes lignes doivent être dévoilées ce vendredi, sera marqué du sceau de « l’effort dans la justice ». Manière d’annoncer sans le dire une nouvelle cure de  rigueur au nom de la volonté martelée par Jean-Marc Ayrault de « dire stop à la dérive  de la dette et des déficits » A propos d’éventuelles hausses de la TVA et de la CSG, il a exclu de telles décisions dans le budget 2013. Le Premier ministre n’a pas écarté que des efforts  puissent être demandés aux retraités à partir d’un certain niveau de pension pour financer les dépenses générées par la dépendance avec l’allongement de la durée de la vie.

« Tout ce qui compte, c’est le reste »

Sans doute le Pemier ministre a trahi le plus d’embarras lorsqu’il lui fallu plaider pour le vote par le parlement du traité budgétaire européen. Dur de trouver des vertus à un texte qui a été négocié par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Pour la première fois, il a reconnu que ce traité n’avait pas fait l’objet réellement de renégociation, ajoutant : « Mais ce qui compte, c’est tout ce qui va avec: le paquet croissance, le paquet perspective pour enfin faire que l’Europe ne soit pas seulement une zone de libre échange ».

Enfin, c’était une gageure impossible de se montrer convaincant en rejetant le recours au référendum, exactement comme l’avait fait Nicolas Sarkozy en 2008 avec le traité de Lisbonne. Jean-Marc Ayrault a plaidé pour un vote positif au parlement pour soutenir François Hollande et accusé les adversaires du traité austéritaire de vouloir en fait la sortie de l’euro. Ce qui est pour le moins une contre vérité.

COMMENTAIRE

L’UNION EST UN COMBAT (Slogan du PCF des années soixante)

Jacques Laupies

 

Difficile pour un militant communiste qui a appelé à voter Hollande, même en disant haut et fort que c’était pour battre Sarkosy, de devoir passer son temps à mettre en garde contre l’insuffisance de la politique gouvernementale qui débouche nécessairement sur l’amalgame avec l’ancien Président.

On s’entend dire : « alors c’est pareil qu’avec la droite », « au moins avec la droite on sait à qui l’on a à faire, là c’est l’illusion permanente », etc. Quand le peuple est mécontent il y a toujours une fraction qui oscille d’un camp à l’autre ! Le tort cependant serait de croire, sauf dans de grandes périodes révolutionnaires, que le bouleversement va être massif. Car s’il risque de l’être et menace la classe dominante, celle-ci sait fort bien trouver des voies de garage pour cette fraction qui prenant trop d’importance et risquerait de provoquer une sorte de révolution dans la mesure où, nombreuse, elle ne peut plus être contenue.

Tant que ces offres de voie de garage du type FN, voire d’une extrême gauche bornée, peuvent appaiser et réduire la pression du changement nécessaire et du système économique conservateur (en l’occurence du capitalisme) et des rapports sociaux qu’il engendre (rapport d’exploitation plus aigues, plus inhumains, basés sur la mise en exergue et l’utilisation de toutes les différences de classes, de catégories, d’origines etniques, etc.) tant que ces offres existent, la diversion est possible et le conservatisme prend appui sur des réflexes électoraux d »apparence modérés ! Quitte à recourir la aussi à des offres nouvelles du même type (opération Bayrou que je compare toujours à celle de Lecanuet qui dansles années 60  tentait la récupération centriste face aux difficultés du gaullisme et à la pression communiste)

Mais même affaiblies les droites ont leurs fidèles, tout comme la social démocratie, qui se cramponnent l’une et l’autre, par tradition parfois quasi familiale. La première très coopérante avec la bourgeoisie dont elle est l’émanation, l’autre plus réservée, dans cette coopération (on appelait cela collaboration de classe) eu égard aux petites exigences de sa base électorale. Et ça marche !

La droite dite « traditionnelle » ou « libérale » (qualificatifs très approximatifs) lance le bouchon du libéralisme économique le plus loin possible (rappel à Sarkosy) jusqu’où l’extrême droite à sa portée, la gauche social démocrate (Hollande) lance le bouchon de la collaboration de classe jusqu’où l’extrême gauche a sa portée.

S’il y a danger d’aller au delà de la limite, par exemple en organisant un référendum sur l’Europe, les deux joueurs préfèrent ne pas la dépasser, et s’arranger entre eux !

L’offre en la circonstance permet de retrouver les fidèles de chaque camp qui n’en sont plus à une couleuvre près. Car j’en reviens à l’électorat qui nous sert des « vous voyez bien que la crise oblige à des sacrifices » argument Copé ou Fillon où encore « il faudra du temps, l’héritage est lourd, trop lourd » argument d’Ayrault et ses ministres qui a tout de même sa part de réalité.

Et les médias se régalent autour de ces deux arguments ! Les plateaux de télévisions nous en rabatent les oreilles au point que toute autre analyse est effacée, jugée dépassée et inopérante !

Pour nous le PS n’est pas l’UMP (comme le prétend le FN mais jusqu’à quand pourra-t-il le dire, courtisé par ce dernier ?)  mais on peut faire mauvais usage de leur différence pour maintenir la domination capitaliste, ce sur quoi nous mettons en garde les électeurs socialistes.

J’en rencontre tous les jours qui me disent : « tu avais raison » ou,  moins culpabilisés qui s’associent à ce qu’ils croient-être une déception partagée avec celle que bien à tort ils me prêtent. On ne peut-etre déçu que si l’on n’a pas prévu ou envisagé !

Faut il les mettre à nouveau en garde, ces électeurs, contre des irréductibles dirigeants, comme il y en a dans tous les camps, qui vont inlassablement justifier l’injustifiable pour demain, à une prochaine élection locale par exemple, en prenant avec la droite un train à petite vitesse où à l’inverse en les embarquant  dans une fusée sol air (sic), tentant une fois de plus de les éloigner de toute démarche constructive d’union de la gauche ?

Mieux vaut poser la question avant l’endormissement que de l’expliquer après le réveil douloureux…

 

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André Chassaigne demande l’organisation d’un référendum devant l’Assemblée Nationale

Posté par jacques LAUPIES le 27 septembre 2012


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André Chassaigne demande un référendum sur le... par CN-PCF

 

 

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Des organisations syndicales contre le traité européen

Posté par jacques LAUPIES le 25 septembre 2012

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Les organisations CGT, FSU, Solidaires et UNEF réaffirment ensemble leur opposition à la ratification du Traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance qu’elles jugent économiquement inefficace et socialement injuste.

Si ce Traité devait être ratifié, il institutionnaliserait de fait l’austérité et enfoncerait les Etats dans une crise durable. Ce Traité pèserait de manière négative sur leurs politiques et leurs programmations budgétaires. Il aurait des conséquences lourdes sur l’emploi, le pouvoir d’achat, les services publics… pour l’ensemble des salariés, des jeunes, des retraités et privés d’emploi, et particulièrement pour les femmes.

Le Traité continuerait et accentuerait la logique des indicateurs absurdes hérités du Pacte de stabilité et de croissance de 1997 (limitation à 3% du déficit et 60% de la dette) sans tenir compte des cycles économiques et de la crise actuelle.

L’austérité n’est pas la solution face à la crise. Il faut sortir de la logique de réduction des dépenses publiques et trouver de nouvelles recettes pour des investissements productifs et socialement utiles. L’alternative à ce TSCG repose donc notamment sur la redistribution des richesses et une réforme fiscale d’ampleur.

A l’opposé de ce Traité, l’Europe a besoin d’une nouvelle politique économique et sociale, créatrice d’emplois de qualité et favorisant le pouvoir d’achat. Une Europe fondée sur la démocratie, les solidarités, la justice sociale et le souci de la transition écologique.

Aucun débat démocratique n’a eu lieu avec les citoyens.

Les organisations CGT, FSU, Solidaires, UNEF demandent aux parlementaires de ne pas voter ce Traité.

Elles poursuivront la campagne, et notamment celle initiée par le Collectif audit citoyen de la dette, pour alerter et mobiliser sur les dangers de ce Traité et porter d’autres alternatives.

Le 21 septembre 2012

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VITEMBALE manifeste en marchant

Posté par jacques LAUPIES le 24 septembre 2012

Ce lundi une manifestation qui interroge s’est déroulée à Tarascon et Beaucaire, sous forme d’une marche organisée par le Directeur de l’Usine Vitembale (Zac de Tarascon) lequel a défilé en tête du cortège avec à ses côtés Charles Fabre, Maire de Tarascon (UMP) et Lucien Limousin, Conseiller Général (Divers droite). Le personnel et quelques élus, Conseillers municipaux, derrière…Le tout sur le thème d’un crédit bail non assumé qui mettrait en péril l’entreprise.

On peut comprendre l’inquiétude du personnel qui se voit ainsi menacé dans son emploi au prétexte que les financiers (la société de Crédit Bail) ne voudrait pas consentir de délais dans un retard de paiement. De surcroit la maison mère de VITEMBAL, à Remoulin serait frappée et les 300  emplois également menacés.

Tout cela mériterait, pour être crédible, évidemment des informations dont nous ne disposons pas.

Dans le cortège seuls les drapeaux de la CFTC et de la CGC marquaient la présence d’organisations syndicales. La CGT n’ayant, dit-on, pas souhaité s’associer à cette marche dirigée et organisée par le patron. Les élus de droite à ses côtés. Parmi les élus des Conseillers municipaux de droite mais aussi de gauche.

Evidemment en tant que communiste nous apportons notre soutien aux travailleurs. Cependant nous attirons leur attention sur le fait que ceux là même qui organisaient cette manifestation ont quelques responsabilités économiques ou politiques dans la situation faite aux salariés et aux entreprises de cette dimension.

Il est regrettable que le pouvoir socialiste actuel ne prennent pas les mesures qui s’imposent pour redresser la situation (la première étant de relancer le pouvoir d’achat avec des augmentation de salaires dont le SMIC, la seconde de s’en prendre de manière radicale aux gros patrons mais aussi effectivement au secteur financier et bancaire qui pratique des taux d’intérês excessifs et ne fonde pas son action sur le développement productif)

La droite, soyons en sûr ne manquera pas une occasion de tirer profit de la situation, quitte à porter des banderoles et de se fendre en déclarations démagogiques. Une droite qui depuis des décades a mis les états, les collectivités et même les PME sous la coupe de la domination des marchés financiers. Un peu comme les pompiers pyromanes…

Cela peut marcher avec d’autres, pas avec nous…

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Les manifestants sur le pont de Beaucaire

 

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Mon mai (s)

Posté par jacques LAUPIES le 24 septembre 2012

Les présentations de livres relatant la vision (de leurs auteurs) sur les évènements de soixante huit vont bon train. Et ce n’est probablement pas pas fini. Nous allons assister à des présentations fantaisistes d’autant que beaucoup d’auteurs n’étaient même pas nés lors de leur déroulement. Même auréolés de leur titre d’historien beaucoup d’entre eux n’échappent pas à cette tentation d’interprétation préméditée ou l’on va chercher toutes sortes d’arguments pour étayer une thèse préconçue. Un peu comme ces policiers qui convaincus de tenir le coupable vont rejeter tout ce qui innocente et mettre en exergue tout ce qui peut être un élément de culpabilité.

Lorsque l’on a pris le parti d’expliquer les limites  et la portée de ce qui fut un extraordinaire mouvement social alliant, hélas souvent de manière trop distincte, une jeunesse étudiante et une classe ouvrière en pleine force de l’âge, il faudrait avoir la difficile rigueur du chercheur et en même temps celle du témoin impliqué. Ce qui avouons le est extrêmement difficile à concilier.

Personnellement je n’ai été qu’un témoin à un très modeste niveau : celui d’une ville de dix mille habitants d’ou étaient absents les étudiants, ce qui déjà limite la portée de l’analyse que j’ai pu faire pendant et après le mouvement. Mais en même temps cela est un démenti total à toute contestation de ce formidable élan qui s’est emparé du monde du travail, dans une ville ou le monde salarié était très divers. Donc ce n’était ni la Sorbonne, ni Renault qui s’énervait à Tarascon.

La France dans sa diversité faisait plus qu’éternuer et les symptômes locaux de la maladie dont elle souffrait (toujours l’injustice sociale) appelaient à des remèdes dont le Président De Gaulle, prisonnier d’une grande bourgeoisie, peut-être malgré lui, ne voulait pas se servir. Le premier d’entre eux étant une meilleure répartition des richesses. Eh oui les choses n’ont guère changé depuis sauf que la résistance au mal est devenu plus difficile.

Ouvriers de la Cellulose (aujourd’hui TEMBEC) pour la plupart fils d’agriculteurs, ou agriculteurs eux mêmes partageant le travail en trois fois  huit heures avec celui du lopin de terre, jeunes ouvriers et techniciens venus parfois d’autres départements pour répondre aux besoins  de main d’oeuvre des nouvelles usines implantées localement ou dans les entreprises publiques (cheminots, agents EDF, Poste, personnels communaux, hospitaliers, etc.) se trouvèrent dans un même élan aux côtés des employées du commerce de Monoprix, des travailleurs du chantier de Vallabrègues – ou la maind’oeuvre immigrée était fortement présente – aux côtés des enseignants. Une totale fraternisation s’intaura dura plus de trois semaines entre quelque deux mille salariés aidés et organisés dans leur action essentiellement par la CGT.

Secrétaire de l’Union locale, j’animais le Comité de Grève interprofessionnel qui quotidiennement faisait le point de la situation et organisait les actions sur la base de revendications précises, parfois élaborées en hâte mais avec sérieux. La plupart des personnels des entreprises en grève avaient des cahiers revendicatifs établis depuis des mois et certains, je peux en témoigner les avaient soumis à leurs employeurs. Rien ne nous avait surpris et le petit noyau de responsable de l’Union Locale tout au long de l’année 1967 pressentait la venue d’un tel mouvement. Je dois dire très franchement que personnellement je l’attendais.

Nous attendions que l’Union Départementale dont un responsable était venu me voir quelques jours avant le début des arrêts de travail nous donne le feu vert car nous sentions bien que la colère grandissait contre la répression du mouvement étudiant et que les revendications étaient présentes et à forte capacité mobilisatrice.

Cheminot, je pris avec quelques responsables (Charles Dupuy, André Charot, Jean Claude Ricard, Berger, Tourtet, Didelot, Biagetti, etc.) l’initiative du premier arrêt de travail en gare de Tarascon avec occupation des locaux. Ce furent les agents de la manoeuvre et du service de la voie qui décidèrent d’arrêter et d’occuper le PRS (Poste de commande des itinéraires) Peu de temps après Francis Pichon  accompagné des Vallès, Téna, Ferraud, Thomas et autres organisaient l’occupation de l’usine.

Rapidement le mouvement s’est étendu avec la grève et, fait très important, la structuration syndicale partout ou nous faisioons en sorte qu’elle soit déclenchée. Henri Martinez, qui me succéda plus tard au Secrétariat de l’Union Locale le fit dans le magasin Monoprix (actuel Super U). Le personnel du magasin Anselme (route de Maillane) se dota aussi peu de temps apès d’une section syndicale. Les enseignants du primaire avec Marcel Badet, les profs du lycée avec Jean Marc Astruc et Robert Sénicourt organisés au sein du SNI et du SNES localement se joignirent à nous, les Hospitaliers avec Louis Felon. Les employés municipaux avec Fernand Piccato.

Le personnel de l’usine OTRA-ROLLI avec Jésus Guardiola mena également d’importantes luttes tout comme évidemment l’EDF avec Yves Yague, ainsi que le travailleurs du BTP sur le chantier du barrage de Vallabègues avec des jeunes et en particulier de nombreux travailleurs immigrés.

Je ne cite que quelques noms qui évidemment sont gravés dans ma mémoire, mais il y en a beaucoup d’autres que je n’ai pas oublié et qui ne m’en voudront pas de ne pas tous les citer. Nous étions environ 1500 et dans une ville aux traditions plutôt rurales cela secouait un peu le cocotier. Même si le Syndicat des Exploitants Agricoles vint apporter son soutien aux grévistes.

Et les résultats (ce qui est le plus important à signaler) furent là avec augmentation des salaires, garanties sociales de toutes sorte avec révision de conventions collectives dans un sens favorable aux salariés. Et enfin reconnaissance de la Section Syndicale d’Entreprise. Ce que ne devraient pas oublier ceux qui en bénéficient encore dans les entreprises.

Rien à voir avec ce que nous racontent certains. Il est vrai que cela fut possible aussi avec la présence de militants qui bien que jeunes s’inscrivaient dans une CGT formatrice et n’étaient pas sans recevoir l’aide et l’exemple de militants aguerris, dotés d’une formation politique, ce qui leur fit garder raison face à toutes les provocations.

Voila un petit rappel qui n’a pas vocation à placer en donneuse de leçons toute une génération qui a bénéficié d’un contexte particulier, en plein coeur des trente glorieuses où les travailleurs se trouvaient avec l’emploi assuré dans de meilleures conditions pour revendiquer et se battre en conséquence.

Cependant il fajt toujours étudier le passé pour comprendre le présent…

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Syrie : rapport accablant pour toutes les parties (article paru dans l’Humanité et qui conforte le commentaire)

Posté par jacques LAUPIES le 23 septembre 2012

PRE COMMENTAIRE

Averti par un ami de la déclaration de Jacques Fath, responsable de politique internationale au PCF, je me suis précipité sur le compte rendu que fait l’Humanité d’une rencontre,  lors de sa fête, entre lui, Pascal Boniface et Shadi Abu El Fakher.
Je constate en effet que mon camarade et ami militant syndical a de bonnes sources ! De là évidemment à mettre en cause le PCF il n’y a qu’un pas qu’il franchit facilement quand l’occasion lui en est donnée. Mais je le pardonne espérant que ses intentions sont bonnes !
Mais l’affaire est suffisamment grave pour que je reste sans répondre à sa critique qui m’implique en tant que membre du PCF !
Que lui répondre ? Sinon que je ne partage pas le point de vue de Jacques Fath qui, pour être poli, aurait du se taire, s’il est autorisé à traduire la position des communistes.
Car je ne pense pas que la majorité des communistes peuvent raisonner comme lui !
S’il a estimé que le départ  de Bachar Al Assad s’imposait il est un peu dans le court car, dans le conflit syrien qui tourne à la guerre civile, il y a deux camps qui s’affontent et pour savoir lequel est le plus démocratique, laïque ou social et porteur des valeurs républicaines il faut être ailleurs que dans les pensées dominantes dont on nous rabat les oreilles sur le sujet.
 
Et dans ce cas, on ne prend pas parti pour les « semeurs de guerres » affublés du titre de « soutiens à des révolutionnaires »  tout à fait déterminés à tirer parti du conflit et que sont effectivement les membres de l’OTAN, les saoudiens et autres extrémistes dont on dirait que l’on ne se rend pas compte de ce qu’ils nous préparent au lendemain d’une révolution. Si on finit par s’en rendre compte…
Mais après ! Souvenez de l’Iran et du départ du Shah et plus près de nous du printemps des autres pays arabes. Curieusement la seule révolution qui n’a eu leur appui qu’après coup  (tunisienne) intégrait des forces populaires progressistes. Mais depuis les diplomaties fonctionnent pour nous faire oublier ça !
Déjà couillonnés les russes et les chinois émettent des réserves sur toute intervention et s’y opposent. Le plus à plaindre est le peuple syrien, laissons lui le dernier mot !
LE TEXTE DE L’HUMA
Bref  comme le souligne le communiqué ci dessous, qu’avons nous à faire en prenant parti dans un sens ou dans l’autre ?
Seule l’ONU pourrait tenter une solution négocier et peut-etre l’imposer  ! Mais c’est une autre paire de manches
Mots clés : syrie,           onu,           Bachar al-Assad,           droits de l’homme,      

 

Pris entre deux feux, près de 500 000 Syriens ont fui leur lieu 
de résidence ou (et) se sont réfugiés dans les pays voisins.

Genève, correspondance. La Commission d’enquête indépendante des Nations unies pour la Syrie a présenté, lundi, son rapport final sur la situation du pays devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU avant son envoi au Conseil de sécurité qui pourrait saisir la Cour pénale internationale. Selon son président, Paulo Pinheiro, « les attaques indiscriminées, aériennes et d’artillerie, du régime contre les zones résidentielles et les populations civiles sont désormais quotidiennes dans certaines régions du pays (Alep, Lattaquié, Idlib, Homs ou sur certains quartiers de Damas) ». La Commission estime avoir réuni assez de preuves pour affirmer que « les forces gouvernementales et leurs miliciens, les Shabiha, ont commis des crimes de guerre, des violations claires en matière des droits de l’homme et même des crimes contre l’humanité ».

Dans son rapport, la commission relève de tout aussi « claires violations des droits de l’homme et des crimes de guerre (tortures, exécutions extrajudiciaires, etc.) commis du côté des combattants antigouvernementaux » de l’Armée syrienne libre dont, souligne-t-elle, « les membres ont jusqu’ici refusé de porter des uniformes ou des insignes permettant de les distinguer des civils ». Les enquêteurs de l’ONU pointent aussi « la présence croissante en Syrie de djihadistes étrangers ». Lundi toujours, l’ONG américaine Human Rights Watch a de son côté publié un autre rapport alarmant confirmant les conclusions de la commission onusienne quant aux crimes de guerre et violations des droits de l’homme commis par les insurgés. L’ONG demande instamment aux pays « soutenant l’opposition syrienne » d’exiger de sa part « un engagement ferme pour le respect des normes du droit international humanitaire ».

Ramine Abadie

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Et si la République célébrait enfin l’anniversaire de sa naissance ?

Posté par jacques LAUPIES le 22 septembre 2012

Michel Biard, Professeur à l’université de Rouen, président de la Société des études robespierristes.

 

Le 14 juillet 1789 est la date symbolique de la Révolution. Elle n’a pourtant rien à voir avec l’avènement de la République, qui eut lieu le 22 septembre 1792, quand la Convention nationale, chargée de rédiger une nouvelle constitution, abolit la royauté et instaura la République. Pourquoi un tel oubli ?

En ces premières années du XXIe siècle, de nombreux débats ont eu pour enjeux, réels ou prétendus, des questions liées à l’histoire, à tel point qu’un projet de Maison de l’histoire de France a même vu le jour sous le précédent quinquennat, tandis que diverses questions dites « mémorielles » agitaient la scène médiatique. Dans notre pays apparemment si soucieux de mémoire, aucune date ne marque dans le calendrier le jour de naissance de la République et aucune célébration officielle nationale ne rend hommage aux hommes qui abolirent la monarchie il y a deux cent vingt ans de cela. Pire, à l’exception des plus jeunes de nos concitoyen-ne-s, chacun-e se souvient que le bicentenaire de la Révolution française s’est pour l’essentiel concentré sur l’année 1989. Les lundi et mardi 21 et 22 septembre 1992, tous nos médias, toutes tendances politiques confondues, n’ont eu d’attention que pour les résultats du scrutin dominical tout juste connus… rien de moins que le référendum donnant une très courte majorité au « oui de la France à Maastricht » (titre du Monde, le 22). Difficile dans ces conditions de lutter pour celles et ceux qui, alors rassemblés à Paris à l’initiative du professeur Michel Vovelle, célébraient par un grand colloque international les deux cents ans de la République.

Deux décennies se sont depuis écoulées sans que le constat soit modifié. Certes, des initiatives nombreuses célèbrent chaque année cette date anniversaire, mais l’État persiste à l’oublier. On objectera que la nation fête avec soin le 14 juillet comme un événement fondateur, mais encore convient-il de rappeler ici qu’il ne s’agit pas du 14 juillet 1789 (jugé trop « violent ») mais du 14 juillet 1790. Ce jour-là, la Révolution se mit en scène elle-même pour donner, à Paris et dans toute la France, l’image d’une révolution achevée dans la concorde et d’une nation rassemblée autour du roi des Français. Notre République célèbre donc une fête de la monarchie et ignore la date de sa naissance ! Mais au fait, de quelle date s’agit-il ?

Après l’assaut contre les Tuileries, le 10 août 1792, et le renversement de la monarchie, une nouvelle Assemblée fut élue, pour la première fois au suffrage universel masculin (quoique encore indirect). Prenant le nom de Convention nationale, elle avait pour mission de rédiger une nouvelle constitution. Réunie de manière encore informelle le 20 septembre, alors que la précédente Assemblée se séparait, elle vota le 21, sur proposition de deux de ses membres (Collot d’Herbois et l’abbé Grégoire), un décret très court mais lourd de sens : « La Convention nationale décrète que la royauté est abolie en France. » Pour autant, la forme du nouveau régime ne fut pas mise en débat et il fallut donc attendre l’ouverture de la séance du 22 pour que ce dernier apparaisse. Encore n’est-ce qu’à travers une proposition symbolique, celle de Billaud-Varenne, qui demanda à « (…) dater les actes (… de) l’an premier de la République française », et ce « à compter de la journée d’hier (…) ». La Première République française vit toutefois le jour ce 22 septembre 1792, car le décret aussitôt voté remplaça la référence au 21, proposée par Billaud-Varenne, par l’adverbe « dorénavant ». Au sens strict, la Première République ne fut donc pas proclamée et ne fut même pas un objet de débats tant son évidence s’imposait.

De fait, elle naquit le 21, de droit le 22, néanmoins aucune de ces deux dates ne figure aujourd’hui dans notre calendrier. On s’en doute, le souvenir de la période la plus radicale de la Révolution et surtout celui de la Terreur nuisent à l’image de la Convention nationale et de son œuvre. Toutefois, si l’affaire était aussi simple, il conviendrait donc de débaptiser nombre de nos places et artères qui portent des noms de conventionnels, de supprimer plusieurs institutions prestigieuses nées des initiatives de la Convention, sans oublier de retirer du Panthéon les restes de Carnot, Condorcet et… Grégoire. Entendons-nous bien, nul ne prétend ignorer les violences de ces années, mais réduire à celles-ci la période 1792-1795 relève au mieux de l’ignorance, au pire d’une volonté d’extirper jusqu’à la moindre radicelle des si nombreux héritages révolutionnaires qui fondent encore notre démocratie et plus encore les idéaux gravés sur les frontons de nos édifices publics.

Les 20 et 21 septembre 2012, en hommage à la Convention nationale et à la République, se tiendra à Paris un grand colloque international réunissant des historien-ne-s soucieux-ses de rappeler ces héritages, mais aussi de débattre des réalités de cet automne 1792. À l’issue du colloque, organisé par quatre universités (Clermont-Ferrand, Lille, III, Paris, I, Rouen) et par la Société des études robespierristes, se déroulera, à l’initiative de cette dernière, une cérémonie devant le Panthéon. Tous les citoyen-ne-s sont invité-e-s à participer à cet événement place du Panthéon le vendredi 21 septembre, à 17 heures.

société robespierriste  La Société des études robespierristes, fondée en 1907 par Albert Mathiez, reconnue d’utilité publique en 1935, consacre ses activités à l’étude de la période révolutionnaire (entendue au sens large). Elle rassemble des chercheurs dont les travaux portent sur la Révolution française, mais accueille également tous les citoyen-ne-s que celle-ci passionne et/ou qui entendent en défendre les héritages. Présente dans le champ scientifique par ses publications et sa revue, les Annales historiques de la Révolution française, elle se conçoit aussi comme une société de pensée, ainsi que l’ont voulu ses fondateurs. En 2011, elle a, avec d’autres, organisé une souscription nationale qui a permis aux Archives nationales d’acquérir des manuscrits de Robespierre mis en vente publique et alors sur le point d’être dispersés.

Michel Biard

Commentaire

Cela peut paraitre étonnant, mais notre ville, comme je l’ai souligné maintes fois, dispose, au travers des noms de ses rues, d’un témoignage très fort de l’attachement qu’ont au, dans le passé, les édiles locaux, envers la République. En atteste une importante présence des grands noms liés la Révolution Française : Robespierre, Danton, Ledru Rollin, Lucipia, Marat (dont le nom à honteusement disparu d’une rue à cause quelques imbéciles et devrait réapparaitre un jour) et de nombreux autres noms évoquant la chute de la royauté (Révolution, Jeu de Paume, Liberté, République, etc.)

De plus s’y ajoutent une quantité importante de noms de savants, hommes politiques, écrivains, qui marquèrent le 19ème siècle par leurs combats pour défendre la République et souvent même une République plus sociale : Raspail, Jaures, Victor Hugo, Emille Zola, Monge, Garibaldi, Auguste Blanqui, Proudhon, Eugène Pelletan, etc. Même si quelques uns d’entre eux eurent un engagement plus modéré : Jules Ferry, Aristide Briand, Gambetta, etc.

De grands hommes qui, sous l’occupation nazie, ont marqué la Résistance, et donc une lutte sans merci pour défendre la République, de De Gaulle à Jean Moulin en passant par le communiste Pierre Sémard figurent sur nos plaques de rues, boulevards ou avenues.

Mais il en manque beaucoup ! Et pour les jeunes qui ne savent souvent pas qui sont ces illustres personnages qui marquent une adresse, un groupe scolaire, un équipement sportif ou culturel, il serait intéressant d’en ajouter et éventuellement de spécifier leur date de naissance de mort et leur qualité.

Il y a encore des noms évocateurs du combat républicain qui auraient leur place depuis que Voltaire, Rousseau, Diderot, qui fort heureusement sont commémorés et ont été des initiateurs de cette grande révolution. Une République qu’il convient de parfaire, en un temps ou elle est tout de même un peu mise à mal.

Pourquoi pas la rue du 21 septembre 1792, le Boulevard Saint Just ou encore l’Avenue Arthur Rimbaud, la place Baudelaire.

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REVE DE JEUNESSE, UTOPIE, CONSTAT

Posté par jacques LAUPIES le 21 septembre 2012

Lorsque je rêvais tout jeune de me satisfaire du vêtements à la Mao, de l’option possible pour le restaurant collectif peu couteux et mieux adapté au besoin de convivialité, familiale ou amicale, des transports en commun démultipliés et gratuits, du logement locatif, garanti et gratuit, mais aussi échangeable à loisir, géré par la commune et entretenu par elle et par des locataires responsables parce que responsabilisés, tout comme quand j’imaginais l’extension et la collectivisation des travaux ménagers, la conception des usines et des commerces répondant à un apport production-consommation planifié nationalement mais sous l’autorité de pouvoirs ou seraient judicieusement harmonisées entre centralisation et décentralisation, d’un droit à la santé, à l’éducation et à la formation, aux loisirs, aux vacances et aux voyages offert à tous également, étais-je tombé sur la tête ?

Lorsque je croyais qu’ainsi, mariage ou pas la vie à deux serait plus facile débarrassés que nous serions de ces emmerdements ou tracas quotidien qui tuent l’amour (ma génération pré soixante huitarde ne parlait guère de vie à trois, ni de libertinage et encore moins de mariage homosexuel) étais-je à contre courant des phénomènes qui secouent aujourd’hui, souvent au détriment des enfants la difficulté à assurer une mono parentalité pourtant justifiée. Etais-je à contre courant de cette liberté, certes un peu galvaudée, dénigrée, dénaturée, de vivre sa sexualité ?

Lorsque je croyais qu’avec un salaire dont je ne pensais pas qu’il doive être nécessairement élevé et hiérarchisé, eu égard aux services collectifs essentiels reçus de la société. Un salaire pour la culture et des loisirs en fait, un salaire de liberté…Déjà je me faisais traiter de collectivistes, d’utopistes, de partisan d’un égalitarisme dégradant, de soviétique et j’en passe.

Du capitaliste à l’anarchiste, l’un exploiteur, l’autre exploité – dont l’histoire a prouvé que certains ne rechignaient pas à devenir exploiteurs, comme d’ailleurs tout individu qui se trouve dans un contexte favorable à cette déviance, vieille comme l’humanité, à moins qu’il ne sombre dans des marginalités moins angoissantes – de l’un à l’autre, en passant par le mi-figue mi-raisin social libéral ou démocrate, ou le stalinien matraqueur et docile distributeur de bonheur malgré nous auquel j’ai pu croire, où même le révolutionnaire peinard qui me fatigue, j’ai subi la méfiance et quelques flèches bien placées. Des flèches qui ne ferment pas votre gueule mais qui bouchent les oreilles des autres lorsque vous l’ouvrez !

Je me suis intégré comme on dit. J’ai fait avec le système, me fondant dans sa logique, avec modération tout de même. Sans ivresse. En gardant quelque lucidité d’un non renoncement, ni à mes aspirations individuelles, ni à un combat social qui doit les enrichir et permettre leur épanouissement.

Mais o combien sont lointaines mes petites utopies de jeunesse. Infondées, quasiment instinctives, sans fondement intellectuel, j’ai plaisir à les retrouver dans quelques lectures mais aussi, ce qui est plus rassurant, dans une réalité qui me rappelle à elles.

Un seul point me tracasse ! Trois quart de siècle d’erreurs, de rendez-vous manqués, d’actions oubliées et non reconnues, de défaites assumées face à un adversaire impitoyable, malin, protecteur de ses égoïsmes, massacreur de tout ce qui peut-être hérité d’un utopisme trop réel pour ne pas l’atteindre, face à cet adversaire, invisible et occulte mais doté d’une armée d’instruments et de larbins, il y a des millions de vies dont l’oubli, la dilution dans une histoire globalisée obligatoirement déformée, sont assurées. Et la mienne n’y échappera pas.

Qui doit s’en plaindre ? Surement pas celui qui la perdra un jour !

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Petit pêcheur deviendra grand...bonne chance

 

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Le maïs OGM de Monsanto, véritable poison, selon une étude inédite

Posté par jacques LAUPIES le 21 septembre 2012

  • Le maïs OGM de Monsanto, véritable poison, selon une étude inédite dans POLITIQUE mais

Mots clés : ogm,           environnement,           agriculture,           monsanto,      

 Un maïs OGM de Monsanto soupçonné de toxicité. Selon une étude française et présentée par ses auteurs comme une « première mondiale », des rats nourris avec ce maïs génétiquement modifié meurent plus jeunes et souffrent plus souvent de cancers que les autres.

« Les résultats sont alarmants. On observe par exemple deux à trois fois  plus de mortalité chez les femelles traitées. Il y a deux à trois fois  plus de tumeurs chez les rats traités des deux sexes », a expliqué Gilles-Eric Seralini, professeur à l’Université de Caen, qui a  dirigé l’étude. Deux cents rats ont été alimentés pendant deux ans maximum soit avec un maïs OGM NK603 seul, soit avec ce maïs OGM traité au Roundup, soit avec du maïs non OGM traité au Roundup, herbicide le plus utilisé au monde. Ces deux produits sont la propriété du groupe américain Monsanto. Le maïs était introduit au sein d’un régime équilibré dans des proportions représentatives du régime alimentaire américain. « Les résultats révèlent des mortalités bien plus  rapides et plus fortes au cours de la consommation de chacun des deux  produits« , résume le chercheur, qui fait ou a fait partie de commissions  officielles sur les OGM dans 30 pays. « Le premier mâle nourri aux OGM  meurt un an avant le premier témoin. Le première femelle huit mois  avant. Au 17e mois, on observe cinq fois plus de mâles nourris avec 11%  de maïs (OGM) morts », détaille-t-il.

Côté tumeurs, elles apparaissant jusqu’à 600 jours  avant chez les mâles (au niveau de la peau et des reins) et en moyenne  94 jours avant pour les femelles (au niveau des glandes mammaires). Les chercheurs ont constaté que 93% des tumeurs des  femelles étaient mammaires tandis que la majorité des mâles sont morts  de problèmes hépatiques ou rénaux.

Des tumeurs plus grosses  que des balles de ping-pong

L’article de Food and Chemical Toxicology montre des rats femelles de laboratoire avec des tumeurs plus grosses  que des balles de ping-pong. « A la dose la plus faible de Roundup, qui  correspond à ce qu’on peut trouver dans l’eau en Bretagne au moment des  épandages de ce produit, on observe 2,5 fois plus de tumeurs mammaires« ,  souligne le professeur. Les OGM agricoles sont modifiés pour tolérer ou produire des pesticides: 100% des OGM cultivés à grande échelle en 2011 sont des plantes à pesticides, a souligné M. Séralini.

Les meilleurs tests qu’on peut avoir avant d’aller tester chez l’homme

« Pour la première fois au monde, un OGM  et un pesticide ont été évalués pour leur impact sur la santé plus  longuement que les agences sanitaires, les gouvernements et les  industriels ne l’ont fait », a affirmé le professeur. Selon lui, le NK603 n’avait jusqu’alors été testé que sur une période de trois mois. Quelques OGM ont déjà été testés à trois ans, mais jamais avec des analyses aussi approfondies. C’est la première fois, selon M. Séralini, que le  Roundup est testé sur le long terme. Jusqu’à présent, seul le principe  actif du Roundup sans ses adjuvants avait été testé plus de six mois. « Ce sont les meilleurs tests qu’on peut avoir avant d’aller tester chez l’homme », a dit le chercheur.

L’étude a été financée par la fondation Ceres,  financées notamment par une cinquantaine d’entreprises parfois dans  l’alimentaire qui ne produisent pas d’OGM, et la Fondation Charles Leopold Meyer pour le progrès pour l’homme. Les fonds sont gérés par le Comité de recherche et  d’information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN), dont M.  Séralini préside le conseil scientifique et dont le conseil  d’administration a été présidé par Corinne Lepage, ancienne ministre de  l’Environnement.

COMMENTAIRE

1 – LES MOYENS POUR CHOISIR NOS CONSOMMATIONS

L’actualité est en permanence soumise à des débats sur des sujets concernant l’environnement, l’alimentation, la santé ou encore les moeurs. Ne parlons pas des faits divers qui sont l’échappatoire numéro un des journalistes, de nos élites et en premier lieu des gouvernants.

Loin de nous l’idée de considérer que ces problèmes quasi quotidiennement soulevés sont sans importance. , Bien respirer, bien bouffer, bien aimer, sont évidemment nos préoccupation à tous ! Ou en tous cas devraient l’être.

Mais cela implique la liberté de pouvoir consommer en connaissance de cause, dans le respect d’autrui, loin des dogmes (religieux ou autres). Que nous ayons besoin pour cela d’être instruit par l’école, informé par les médias et éduqués en permanence par l’accès à la culture est tout aussi évident.

Que se passe-t-il si cela ne se fait pas ! Que se passe-il si nous n’avons pas les moyens d’accéder à ces « outils » ou s’ils fonctionnent mal ou encore s’ils sont manipulés ? Inutile d’épiloguer la dessus ! C’est simple : on aboutit à une société ou prime l’imbécilité (faiblesse d’esprit voire sottise)  sur l’intelligence, faculté de connaitre, de comprendre, de concevoir (non pas en battant des records de petits savoirs comme le suggèrent les jeux télévisés). Cette suprématie de l’ignorance sur la connaissance conduit tout droit au triomphe de l’égoïsme sur la solidarité, de la cupidité sur le partage.

On me rétorquera, à juste titre, qu’il faut pour cela confronter les idées et que personne n’a le droit de s’octroyer des qualités d’intelligence à seule vue de son savoir (qui lui est propre et particulier, spécifique, même s’il a sa source dans un environnement social élaboré). D’où la nécessité de débattre, d’où la nécessité de choisir des personnes compétentes pour cela.

Nos professeurs d’école et de lycée, nos agrégés, nos journalistes, si tant est qu’ils soient à la hauteur des sujets traités, peuvent-ils suffire à nous éclairer ? Quant aux politiques, globalement expression de classes et de catégories sociales (pas les plus modestes hélas) et des intérêts de ces dernières peuvent-ils être crédibles ? Soumis aux compromis permanents, à la pression d’un mode de vie plus protégé, ils ne vont que rarement chercher les racines du mal et les détruire. Même les plus sincères et les mieux intentionnés sont menacés d’opportunisme en recherchant l’électeur.

Que reste-t-il finalement pour nous éclairer en toute objectivité sur nos consommations ? Nous  pourrions dire les scientifiques, les chercheurs placés en situation d’indépendance…ou peut-être nous-mêmes, réunis, qui sommes au coeur d’une masse d’actions et de savoirs dont chaque vie est une expression. Deux extrêmes de l’humanité qui se rencontrent rarement et se font bouffer par des intermédiaires, utiles certes, mais qui ont tendance à oublier qu’ils sont là pour servir deux autres extrêmes, tellement liés, la théorie et la pratique.

C’est ainsi que depuis des années nous digérons les OGM après avoir subi la fumée des usines et des automobiles, le CO2 ou la puanteur des usines, sans oublier l’amiante (et autres substances dont nous ignorons l’existence) et  qui a tué, tue encore, et toutes les petites saloperies qu’engendre la fabrication exponentielle de babioles dont nous pourrions fort bien nous passer.

Les nocivités de ces pollutions et autres nuisances sont, pour la plupart  depuis longtemps connues des scientifiques et nous les subissons suffisamment nombreux pour être en alerte. Et si certains pensent que leur révélation est récente et qu’il aura fallu quelques quarterons d’écolos pour en prendre conscience ils se trompent lourdement car la facture payée par les travailleurs de l’industrie ne date pas d’aujourd’hui. Mais évidemment comme ils étaient seuls à en crever, et à en vivre, cela était, comme toujours, leur contribution à un progrès dont le résultat ne leur appartenait pas

Aujourd’hui, les intermédiaires de la formation et de la communication  que nous évoquions plus haut, s’en mêlent, non pas toujours avec de bonnes intentions correctrices, mais parce qu’ils doivent nous faire peur. Les uns pour défendre le principe de risques à prendre pour protéger leur gamelle, les autres par principe de précaution qui, nouvelle donne, hante les milieux décisionnels souvent d’ailleurs pour protéger d’autres gamelles.

Et on en débat, et on en discute ! Ne nous en plaignons pas trop, cela nous donne l’occasion d’apporter notre point de vue qui se résume à ce que disait un commentateur sur un plateau de télévision en matière de politique énérgétique : n’arrêtons pas le progrès et lorsque les technologies présentent des risques prenons le temps de chercher à les rendre totalement sures.

Nous pourrions ajouter : et réfléchissons sur d’autres modes de consommation et de production…et sur la place de notre espèces dans ces nouveaus processus à inventer.

Soyons un peu utopique, cela nous aidera. A demain pour la suite !

 

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NON A LA RATIFICATION DU TRAITE EUROPEEN EXIGENCE D’UN REFERENDUM

Posté par jacques LAUPIES le 18 septembre 2012

Une large majorité de la population sait quelles menaces contient le Traité sur la Stabilité la Coordination, et la Gouvernance (TSCG) ou Traité Merkel-Sarkosy : logique d’austérité, perte de souveraineté, déni de démocratie grâce à la fameuse « REGLE D’OR ».

Par exemple concernant la France, pour appliquer la « règle d’or » sur les déficits publics il faudrait amputer les dépenses structurelles de l’Etat, des collectivités locales, de la sécurité sociale, l’éducation…de 60 milliards d’euros.

La politique budgétaire et économique de la France serait soumise à l’approbation du Conseil de l’Union Européenne, sous le contrôle des autres états, NON ELU PAR LES PEUPLES. Et si la France ne se soumettait pas aux exigences du conseil de l’Union Européenne, elle serait fortement pénalisée.

Un peuple qui pour sortir de la crise et de l’austérité voterait pour un gouvernement avec un programme social et anticapitaliste se verrait déposséder de son vote et son gouvernement serait pieds et poings liés, soumis aux exigences du Conseil de l’Union européenne NON ELU PAR LES PEUPLES ;

Contre les exigences issues de ce traité les peuples ne pourraient s’exprimer que par référendum, SI LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET SON GOUVERNEMENT LE SOUHAITENT.

Mais en France la MAJORITE SOCIAL LIBERALE du gouvernement HOLLANDE-AYRAULT n’en veut pas et envisage de faire ratifier RAPIDEMENT le Traité par le parlement, sans débat, dès le début du mois d’octobre grâce à la majorité qui pourrait se constituer entre PS et UMP.

IL FAUT DONC SE MOBILISER POUR IMPOSER UN REFERENDUM AFIN QUE LES FRANÇAIS PUISSENT SE PRONONCER  POUR OU CONTRE LE TRAITE EUROPEEN DE COORDINATION ET DE GOUVERNANCE.

POUR CELA LE FRONT DE GAUCHE DE TARASCON (PARTI COMMUNISTE FRANCAIS, PARTI DE GAUCHE) APPELLE A UNE REUNION PUBLIQUE.

LE  25 SEPTEMBRE 2012 A 18 H 30             

SIEGE DU FRONT DE GAUCHE 17, RUE DES HALLES A  TARASCON

 

PREPARONS ENSEMBLE LA MARCHE DU 30 SEPTEMBRE A PARIS

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