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Les 35 heures sont « un acquis social » pour la CGT

Posté par jacques LAUPIES le 31 octobre 2012

Les 35 heures sont

 

Mots clés : marché du travail ,           travail,           social,           emploi,           temps de travail,           cac 40,           cgt,           cfdt,           35 heures,           syndicats,           jean-marc ayrault,           michel sapin,      

Jean-Marc Ayrault a déclenché mardi un tollé jusqu’au sein de son  gouvernement en s’attaquant à la durée légale des 35 heures de travail  par semaine, une question qu’il a jugée non taboue, avant de revenir sur  ses déclarations. Pour Maurad Rabhi, secrétaire confédéral de la CGT chargé de l’emploi : « Les 35 heures sont un acquis social ».

Les 35 heures, « c’est un  acquis social gagné ces dernières années », a fait valoir Maurad Rabhi sur  Europe 1, réagissant à la polémique déclanchée par le Premier ministre sur la durée légale des 35 heures de travail une question qu’il a jugée non taboue. Le syndicaliste de la CGT rappele qu’ »il y a eu beaucoup de contreparties pour les  chefs d’entreprises », comme les exonérations de charges. « Je ne vois pas  pourquoi aujourd’hui, c’est les salariés qui devraient trinquer » a-t-il  ajouté.

Jean-Marc Ayrault a déclenché mardi un tollé jusqu’au sein de son  gouvernement en s’attaquant à la durée légale des 35 heures de travail  par semaine, une question qu’il a jugée non taboue, avant de revenir sur  ses déclarations. Face à un panel de lecteurs du Parisien/Aujourd’hui en France, le  Premier ministre a lancé un pavé dans la mare en estimant que le retour  aux « 39 heures payées 39″ est un thème qui fera « débat ». « Mais pourquoi  pas? Il n’y a pas de sujet tabou. Je ne suis pas dogmatique« ,  ajoutait-il. Jean-Marc Ayrault, qui multiplie depuis plusieurs  semaines les rencontres avec des chefs d’entreprises, relevait en  particulier dans cet entretien que les 35 heures ont « causé plus de  difficultés aux petites entreprises, il ne faut pas le nier ».

Le ministre du Travail, Michel Sapin, n’est  visiblement pas sur la même ligne. Sur RTL, il a immédiatement mis en  garde contre une éventuelle suppression des 35 heures qui doivent selon  lui rester la durée légale du travail de « référence ». « Supprimer les 35 heures, c’est supprimer les  heures supplémentaires, c’est donc travailler plus pour payer moins« ,  prévient le ministre. « Il dit qu’il n’y a pas de tabou (…) mais enfin il  dit qu’il n’est pas favorable à cette mesure », a pour sa part relevé le  ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, pour qui il y « aura  sûrement un débat » sur les 39 heures.

Face aux réactions jusqu’au sein de son  gouvernement, le Premier ministre a dû mardi matin atténuer ses propos en  assurant sur France Info qu’il n’est « pas question de revenir sur les 35  heures parce que ce n’est pas la cause de nos difficultés économiques,  il y en a beaucoup d’autres ». « Un lecteur du Parisien me pose cette question.  Je dis qu’il n’y pas de sujets tabous. Simplement ce n’est pas le point  de vue du gouvernement. Je vous le dis ce matin : il n’est pas question  de revenir sur les 35 heures », a détaillé Jean-Marc Ayrault sur France Info.

  • Lire aussi :

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Sous les RTT, les conditions de travail
La France, supermarché de la flexibilité pour les entreprises

 

COMMENTAIRE

Le bon sens

Naturellement et je suis le premier à le répéter sans cesse il ne faut pas se fier aux apparences.

Cependant en matière de durée du travail il parait tout à fait logique que si chaque français travaille moins cela permet à d’autres de travailler alors qu’ils sont au chômage, que donc un chômeur de moins c’est une économie pour la collectivité (qui n’aura plus à payer ses indemnités) et un gain de pouvoir d’achat supplémentaire pour  qui va ainsi permettre une meilleure consommation laquelle appellera une production plus grande et un commerce plus développé. Sans omettre que la sécurité sociale aura un  cotisant de plus.

Mais voila les patrons ne raisonnent pas ainsi et considèrent qu’il y a plus de profit à tirer en augmentant la durée du travail et bien entendu sans renoncer à l’amélioration de la productivité. Quand les apparences les desservent ils théorisent sur la concurrence de la production étrangère, sur la nécessité se délocaliser pour récupérer les mains-d’oeuvre à bas coûts. Et n’ont que faire des droits sociaux parfois inexistants dans ces pays.

Salaires moindres, durée du travail plus grande et réduction des charges sociales (qui ne sont que du salaire différé puisque ce que l’insuffisance de recette de la sécu implique des remboursements moindres que le salarié devra prendre en charge) conduisent à cette logique et c’est la récession assurée.

Ce raisonnement à court terme du patronat et de ses relais parlementaires et médiatiques nous conduit à la faillite et à celle des patrons, sauf que pour ce qui les concerne ils ont toujours la possibilité de faire  quelques placements financiers pour se mettre à l’abri (là au moins, bien au chaud dans un fauteuil, avec les « loyaux » services de quelque trader, on investit dans le travail pas cher aux quatre coins du monde)

Bien sur mon coiffeur et le maçon qui répare son toit, ne s’en tireront pas aussi bien, mais patrons (tout petits) eux aussi s’identifient aux grands. Si de plus la crise provoque la mode aux longs cheveux ou si les soucis de ses clients aggravent leur calvitie, il ne restera au premier plus qu’à augmenter la coupe (de tifs) de quelques euros pour rattraper des pertes de clientèle. Il pourra, pour faire des économies de maçonnerie, faire appel à un travailleur au noir, ce qui mettra en colère le second, artisan maçon qui, voyant sur le toit un homme aux cheveux bruns et à moustaches, s’engagera rageur dans la « Marine » dépité de subir une invasion qu’il ne comprend pas très bien.

On peut subir les conséquences de la vente à bas coûts de la force du travail, marchandise très bradée de nos jours, en offre trop grande, productrice de cette plus value accaparée par les grands patrons (et autres financiers profiteurs) à l’échelle mondiale, et en oublier que cela résulte d’un système qu’il faut abattre.

De grâce, Monsieur le coiffeur, lisez ou relisez Marx ! Conseillez en la lecture au couvreur ou à son remplaçant.

 

 

 

 

 

 

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Culture à Tarascon et ailleurs…

Posté par jacques LAUPIES le 29 octobre 2012

Dans la ville du Tartarin de Daudet même si certains pensent que les activités culturelles font défaut sont, de temps à autre et assez régulièrement, organisées : des expositions, présentés des spectacles, notamment en période estivale et dès l’automne le théâtre ouvre ses portes.

Il y a de plus une salle de cinéma classée « art et essai » et des associations offrent aux enfants la possibilité de s’initier à la musique, à la danse et peut-être à d’autres activités que j’ignore.

Qui donc s’en plaindrait ? N’étant pas ici, pour chercher des poux aux élus qui ont en charge l’animation de tout cela, comme cela se fait généralement à la veille des élections municipales, on ne peut que les encourager dans cette voie même si cela a un coût, et même si cela nous parait insuffisant.

Simplement je donnerai un point de vue qui ne vaut pas d’ailleurs que pour Tarascon et concerne d’une manière générale à la fois les contenus des actions culturelles et surtout la question essentielle « qui doit pouvoir y accéder ? ».

Car cette question est extrêmement préoccupante. Je discutais hier avec un élu de droite d’une ville voisine qui se disait catastrophé du fait qu’il avait constaté, lorsqu’il était militaire en activité que 27 % des jeunes soumis à des tests pour le service armé étaient quasiment incapable d’écrire correctement (cela remonte à quelques années, mais tout laisse supposer que cette proportion subsiste)

Sans doute cela relève-t-il des insuffisances de notre système éducatif. C’est ce que cet élu pensait et que je pense également mais cela est avant tout du à la situation de pauvreté et de précarité dans lesquelles se trouvent nombre de familles. On a toujours tendance à faire porter à l’éducation nationale des maux qui sont des maux de société auxquels elle ne peut guère échapper.

Sans omettre les dégâts que causent  chez les jeunes un assujettissement à l’audio visuel, un rejet évident de la lecture, une insuffisance notoire de certaines familles qui ne maitrisent pas le français et, quand ce n’est pas le cas, qui ne sont pas particulièrement  armés (et guidés) pour acquérir  la connaissance – par exemple de l’histoire, de la philosophie, de l’économie ou de la psychologie et des sciences – qui les éloignerait d’une carence en matière de soutien culturel à leurs enfants et parfois de vues obscurantistes dans lesquels ils sont eux-mêmes réfugiés.

C’est bien pour cela que certains politiques sont prêts à sortir le fusil lorsqu’on leur parle de culture ! D’autres préfèrent en rire grotesquement ! D’autres enfin s’en font un domaine réservé et élitiste.

On mesure donc l’intérêt qu’il y a, à développer des actions d’éducation populaire toujours émancipatrice. Nous avons les outils pour y parvenir : des associations, des salles d’activité ou de réunions, des moyens budgétaires peuvent-être débloqués sans que la collectivité soit « ruinée ». Mais de volonté politique à cet égard ? J’en doute !

Nous reviendrons sur tout cela qui concerne une jeunesse entre le primaire et la terminale mais au-delà toute une population qui doit trouver son compte dans l’échange, la discussion, hors des médias qui orientent le public vers la facilité pour ne pas dire la médiocrité. Sans que tout soit négatif dans l’offre en reportages, spectacles, de débats. Encore faudrait-il  savoir choisir !

 

Du boulevard à Tarascon ! Une  manière d’accéder au théâtre pour les plus jeunes. Un défoulement pour les plus « grands ». On ne va pas s’en plaindre même si parfois cela ne va pas très loin. Le théâtre est un art majeur et devrait-être accessible (les places ne sont pas données, surtout si l’on y va en famille) Samedi soir « Mon meilleur copain » était à l’affiche avec Dany Brillant, Roland Marchisio,Marianne Duchesne, Juliette Meyniac, Aude Thirion. Nous avons aimé !

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Lettre de Pierre Laurent à Harlem Désir à l’occasion du congrès du PS

Posté par jacques LAUPIES le 27 octobre 2012

Tribune

Mots clés : ps,           pcf,           pierre laurent,           parti socialiste,           front de gauche,

 Une délégation du PCF conduite par Eliane Assassi, présidente du groupe CRC au Sénat a été reçu par Guillaume Bachelay ce samedi midi au congrès du Parti socialiste. A cette occasion cette lettre de Pierre Laurent lui a été remise pour Harlem Désir, le nouveau premier secrétaire du PS. Une réunion PCF-PS devrait se tenir d’ici une quinzaine de jours.

Cher Harlem,
Retenu   à   Paris   ce   week-end   pour   deux   importantes   réunions   du   Parti   de   la   Gauche Européenne   que   je   préside   –   son   conseil   des   présidents   et   une   réunion   exceptionnelle   de parlementaires et élus européens, le « Parlacon » – je ne peux répondre à votre invitation au Congrès.   Eliane  Assassi,   présidente   du   groupe   CRC   au   Sénat   et   membre   de   la   coordination nationale de notre parti, conduira cette délégation, également composée de Francis Parny et Marie-Pierre Vieu, membres de notre exécutif national, et de Pierre Lacaze, secrétaire départemental de la Haute-Garonne.

Votre congrès se déroule, nous en avons conscience, dans un contexte inédit depuis 10 ans : celui de la victoire de la gauche aux élections du printemps 2012 et celui d’une crise exceptionnelle du capitalisme financier, de la zone euro et de l’Union européenne. Le Parti communiste français et ses partenaires du Front de gauche ont, en rassemblant plus de 4 millions de voix, contribué à tourner la page du sarkozysme en France. Reste pour la gauche à tourner celle de cette crise en France et en Europe.

Le redressement de notre nation et la réorientation profonde de l’Union européenne, par une politique de combat contre le capitalisme financier et pour le monde du travail, pour une société de solidarité et de justice sociale, sont l’urgence pour engager une sortie de la crise. L’austérité et toutes les vieilles recettes patronales de compétitivité basées sur l’écrasement du « coût du travail » sont une impasse. Les derniers chiffres, alarmants, du chômage le confirment s’il en était encore besoin.
C’est ce que nous ont dit les Françaises et les Français en votant pour le changement et la rupture avec les années Sarkozy. Il serait désastreux de les décevoir. Les communistes veulent rendre le changement possible et feront tout ce qui peut-être utile au rassemblement et à l’action pour qu’il advienne.

La droite et le grand patronat, sonnés par la défaite de leur champion, sont vite remontés sur le ring. Ils refusent le verdict issu des urnes et mènent une offensive quotidienne qui vise à maintenir les choix gouvernementaux sous la pression constante des marchés financiers, des grands groupes, de leurs exigences de rentabilité, de la Troïka européenne et des lobbies des plus gros actionnaires.
Il nous paraît possible d’y résister et d’engager la France dans la voie du redressement social et productif, écologique et démocratique en s’appuyant sur la volonté populaire de changement, sur la mobilisation des forces sociales, citoyennes, syndicales et politiques disponibles.
Or, comme tu le sais, nous sommes pour le moment inquiets du cours pris par la politique gouvernementale.   La   ratification   du   traité   européen   sans   véritable   renégociation,   l’austérité budgétaire programmée pour l’Etat, la protection sociale comme pour les collectivités locales, le manque de combativité et de vision alternative face aux licenciements boursiers et aux plans massifs de suppressions d’emplois, l’absence d’ambition pour les services publics, la politique industrielle et énergétique, le renoncement au droit de vote des étrangers… tout cela nous préoccupe au plus haut point.

Notre attitude est claire. Notre combat est en totale opposition à la droite et à l’extrême-droite. Avec le Front de gauche, nous avançons d’autres solutions et voulons convaincre la gauche qu’ elles seraient plus efficaces à sortir notre peuple et notre pays de la crise. Nous appuyons tout ce qui va et ira dans le sens du changement voulu par les Français. L’ostracisme   à l’égard de nos propositions n’est pas une bonne méthode, il est même un des problèmes de la situation actuelle. C’est dans cet état d’esprit que travaillent notre parti et nos militants, nos élus à tous niveaux, nos parlementaires.

J’espère que nous aurons l’occasion d’en parler de vive voix, ainsi qu’avec nos camarades d’Europe Ecologie Les Verts.  Nous souhaitons le débat et la confrontation constructive.
Sois assuré, Cher Harlem, de mes salutations fraternelles.

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

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Les nouveaux totalitarismes

Posté par jacques LAUPIES le 27 octobre 2012

Le débat Fillon-Copé à lui seul a été la démonstration de la manipulation politique que subissent les français depuis fort longtemps mais qui atteint les sommets de l’insupportable pour le militant communiste  que je crois être !

Les deux candidats sont venus là pour dire que peu de choses les séparent, que ce soit dans le domaine de la politique économique, la politique européenne  ou sur les stratégies d’alliance à droite. 

Toujours la même et sempiternelle rengaine sur la nécessité de réduire les charges des entreprises pour assurer leur compétitivité,  la soumission à une Europe tributaire des marchés financiers, les mêmes réserves réactionnaires sur les questions sociétales (mariage homosexuel, notamment).  Quant à la stratégie de rapprochement avec le FN, elle  ne pouvait d’évidence  être soutenue par aucun des deux candidats (ce n’est pas le moment). Fillon en donnant des raisons  plus acceptables qu’un Copé qui ne cesse de mettre sur un  même plan Front National et Front de Gauche.

Il a un sacré toupet ce Copé.

 Mais j’aurai tout vu sur le sujet,  car ce matin je trouve dans l’Huma un débat évoquant  l’amalgame fascisme et communisme. Ce débat peut s’avérer nécessaire pour la simple raison que la droite en fait une arme contre le Front de Gauche  mais j’avoue que même si les dirigeants communistes soviétiques se sont laissés allés à une répression violente des classes sociales et catégories  d’opposants, y compris dans leurs propres rangs, je ne supporte pas la moindre comparaison entre les deux idéologies  et les motivations et comportements qu’elles ont suscités.

Je ne comprends pas que des intellectuels  dits de gauche, voire communistes,  se flagellent en permanence sur un tel sujet comme s’il y avait un totalitarisme prémédité dans l’ambition de pouvoir du PCF.  Et qu’il n’exista pas le risque d’une contre révolution, dans l’hypothèse d’une  révolution  « sociale » fut-elle  « citoyenne » et respectueuse du suffrage universel.

Tant que la classe dominante, dans une dimension devenue internationale avec la mondialisation de l’économie, pourra vivre avec l’appui de régimes politiques sous couvert démocratique, comme c’est le cas en France, son totalitarisme (à elle) restera en réserve. Il est vraiment naïf de penser qu’au moindre transfert de sa pratique démocratique en faveur des classes victimes de sa politique elle ne réagira pas avec violence.

La pratique d’un « totalitarisme », auquel pourraient être conduits les communistes, et d’ailleurs pas eux seuls, pour se prémunir de celui de leur adversaire ne traduirait qu’un pas vers le durcissement de la lutte des classes qui, que je sache, n’a pas disparu.

Nous n’avons jamais connu une situation aussi extrême et le bon sens voudrait que l’on ne spécula pas trop sur ce qui en résulterait ou que l’on se livra à des transpositions mécaniques  de ce qui a pu se passer dans certains autres pays qu’il y ait 50 ou 100 ans de cela.

Lénine a pu écrire et agir en préconisant la fermeté révolutionnaire, comme le firent Robespierre et St Just. Il a pu en découler des violences mais elles répondaient à d’autres violences que subissaient les peuples concernés. Il y eut après eux des dictatures, Napoléon ne fut pas un tendre et fit bon marché de la république, Staline fut cruel et fit bon marché de la démocratie.

On peut – et on doit – aspirer à d’autres  formes de transition révolutionnaire qui débouchent généralement sur le fameux totalitarisme. Le passé nous enseigne certaines erreurs ou même fautes à ne pas commettre mais il appartient à une réalité passée elle aussi.

Heureux ce qui bien au chaud, anticipent la réalité de demain.

Celle d’aujourd’hui  est d’ailleurs fort intéressante à observer : une Chine que l’on dit d’un communisme  qui chercherait le stade suprême du capitalisme pour le foutre en l’air, des révolutions arabes, soutenues par les puissances occidentales en dernier ressort qui capotent dans l’obscurantisme religieux, des pays d’Amérique du Sud qui mettent en cause l’impérialisme des USA  à coup d’alliance entre nationaliste, socialistes, communistes et chrétiens usant des possibilités qu’offre le suffrage universel. Cuba qui tient le coup dans une espèce  de dictature du prolétariat !

Et nous et nous et chez nous ?  Il n’y a pas que le totalitarisme politique,  il y a celui qui le prépare l’entretien…dans la démocratie : celui de l’argent et des médias ! et la nous en avons notre dose !

Même si ici même nous les combattons, nous ne sommes qu’un murmure dans la gueulante ! Ces petites voix qui ont toujours existé et existeront toujours à l’ombre des dictatures qui ne disent pas leur nom.

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Congrès du PS: «La gauche doit réussir au pouvoir»

Posté par jacques LAUPIES le 26 octobre 2012

Paru site Humanité

Mots clés : ps,           parti socialiste,           François Hollande,           toulouse,           congrès du ps,           gauche au pouvoir,

 Les militants PS rencontrés à Toulouse à la veille du congrès du Parti socialiste ne sont pas déçus par le gouvernement et se donnent pour rôle de le soutenir. Avec tout de même l’envie d’aller plus loin. Toulouse, correspondance.

Nataly, militante à Toulouse, n’hésite pas : « J’attends de ce congrès que les socialistes se retrouvent ensemble après une période marquée par de nombreux débats. » Inscrite à la section de Cugnaux, en banlieue, Mathilde Maulat a d’autres espoirs : « Parlons du fond. Comment être irréprochable en termes de renouvellement et de parité ? Quelle feuille de route idéologique ? Quelles nouvelles conquêtes ? Il faut aller plus loin sur le numérique, l’écologie, les relations citoyens-police… Ne pas se contenter des 60 propositions de François Hollande. » À la différence de l’avocat Christophe Lèguevaques, qui n’a plus sa carte au PS mais en est resté très proche : « Ce congrès arrive peut-être trop tôt. D’ici deux ans arrivera le temps de la réflexion pour aller plus loin. Pour le moment retroussons-nous les manches. »

Congrès du PS: «La gauche doit réussir au pouvoir» dans POLITIQUE 2012-10-26socialistes-petit

Dans quel état d’esprit sont aujourd’hui les militants PS ? « Ce n’est pas la panacée mais ce n’est pas simple, il faut faire confiance », estime Hervé Sansonnetto. Selon le directeur du Bikini, célèbre salle de concerts, « on espère beaucoup plus de choses d’un gouvernement de gauche que d’un gouvernement de droite, mais celui-ci est plus en mesure de changer la société que le précédent ». Déçue, Nataly ? « Non, le gouvernement est au travail. On attend que les réformes se fassent mais beaucoup de choses ont déjà été faites. » Des « avancées positives », telle l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire, dont se félicite Mathilde Maulat, qui se dit aussi « inquiète » : « Des entreprises ferment. »

« Soutien vigilant »

Alors, quel rôle pour les militants ? « Nous devons soutenir le gouvernement, mais je ne m’interdis pas de m’exprimer », répond Nataly, tandis que Christophe Lèguevaques renchérit : « Je soutiens le président et le premier ministre pour atteindre les objectifs fixés. C’est un soutien vigilant. » Les militants PS ont un double rôle, selon Mathilde Maulat : « Être force de propositions et se trouver sur le terrain pour soutenir le gouvernement. Je veux que l’exercice du pouvoir par la gauche soit réussi. »

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Spécial congrès du Parti socialiste dans l’Humanité ce vendredi

Harlem Désir officialisé premier secrétaire du PS

 

 

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Délire sur les héros fictifs ou réels

Posté par jacques LAUPIES le 25 octobre 2012

La fin justifie les moyens !

Les grands penseurs et acteurs révolutionnaires en politique notamment, sont tous un peu conduits à penser et agir ainsi. Robespierre, Lénine, Mao et bien d’autres en sont des témoignages. Mais bizarrement la littérature « populaire » ne crée pas des héros à leur image.

Tous ceux qui veulent bouleverser les sociétés, et qui accèdent au pouvoir, même grâce au soutien des foules, ne tardent pas à être confrontées aux réactions. Les foules se lassent vite, bien plus que ne le font les putschistes dont la vocation est précisément d’être plus professionnels en la matière et en nombre moindre.

Rares sont les révolutionnaires dont on fait des idoles de l’esprit révolutionnaire. L’histoire en compte peu alors que nous croulons sous le nombre des statues élevées au nom de ceux qui ont servi les ordres établis Dès lors que l’on tente d’en faire le portrait, ils sont caricaturés. De plus ils répondent mal de toute transposition en héros de fiction.

Il faut bien leur substituer, pour combler ce vide, des héros fictifs bien moins dangereux ! Il en y en si peu que l’on se trouve obligé de recourir à des vieilles lunes de la fiction. C’est ainsi que  Robin des bois héros d’un conflit entre féodaux, transformé en voleur pour pauvres contre riches fait l’affaire ! Zorro est souvent appelé au secours devenant, selon  toujours le même scénario un noble défenseur des opprimés.

C’est ainsi qu’il est fait un rappel régulier au  Jean Valjean des Misérables, de stature plus humaine, plein de compassion, magnanime, même avec les Thénardier, sauveur des révolutionnaires, un tantinet amoureux de Cosette. Plus moderne que les deux premiers mais encore trop pénétré d’un christianisme post républicain où la bonté de l’homme serait un héritage divin.

Héros de mon enfance et de mon adolescence,  je leur dois beaucoup pour les avoir idéalisés ces héros du livre et du cinéma, parfois un peu excessivement. Mais c’est le propre des enfants d’être naïf. Cela se lit dans leurs yeux. Plus ou moins longtemps.

Tous ces héros de fiction ont défendu le pauvre en défendant un riche ou au mieux en valorisant la richesse toujours présente à la fin de leur combat. Ils ne sont pas dérangeants sauf peut-être qu’ils rappellent  des injustices bien réelles dont ils seraient les pourfendeurs.

C’est ainsi que devenus adultes nous sommes piégés par  les tentatives de mièvres imitations des Robin et Zorro qui pullulent de nos jours. Chez nous on en sort un tous les cinq ans parmi des dizaines de prétendants (la télé nous en a présenté deux hier soir). Certains veulent-être Zorro, d’autres Robin des bois. Nous sommes soumis à ce choix avant de découvrir, qu’ils n’ont rien de Spartacus, authentique esclave révolté au milieu des esclaves. Mais Spartacus avait-il seulement un vrai programme d’égalité ?

Il se peut que la littérature, le cinéma, nous offrent des personnages bien éloignés de celui que se fabriquent les imposteurs modernes. Je n’en ai point vu encore qui soient les héros chevaleresques d’une cause exaltant le partage et la solidarité, combattant les dragons possédants prêt à tout pour maintenir aggraver leur système d’exploitation, ainsi que toute leur valetaille cupide ou inconsciente.

Un tel héros pourrait-il être loyal pur et sans « vices » ? Les foules qui le soutiendraient auraient-elles la sagesse de ne point l’abandonner à la première faiblesse ? Faudrait-il pour cela qu’elles y trouvent une incarnation de leurs aspirations ? La contestation d’un riche oppresseur serait facile, son identification généralisée le serait  moins et son idéal demeurerait  probablement difficilement traduisible.

Encore vaut-il mieux prendre en exemple ceux qui ont été bien réels. Les jeunes qui de ce point de vue exhibent Ché Guévara à tout propos, ne s’y trompent pas même s’ils n’en connaissent pas toujours les pensées, les espoirs et les actions.

Délire sur les héros fictifs ou réels dans POLITIQUE

Pas fictif du tout lui…

Mais il n’empêche qu’étant très actuel lorsque, en quelque domaine que ce soit,  un homme ou une femme réels transcendent dans la pensée et l’action, le dénigrement sur l’un des aspects de leur vie ou le simple et mortel oubli risquent bien de ne pas l’épargner. Ses adversaires s’y emploieront toujours.

Je vais peu au cinéma, ne lis pas les mangas et ne suis pas consommateur de littérature contemporaine. Je me contente donc du seul héros qui vaille en ce monde, celui qui incarne l’espérance de l’égalité, de la justice, dans le partage de notre contribution à produire sous toutes ses formes dans une invention permanente de rapports de coopération entre les humains. Il s’appelle communisme. Il a souffert, a été mis à mal, mais il résiste. On ne tue pas les idées.

Quant aux hommes qui les produisent…

Fichier:Zorro pencil sketch CVN.jpg

 pas encore arrivé…

 

 

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Le véritable grain de sable

Posté par jacques LAUPIES le 24 octobre 2012

 

Je ne suis pas de ceux qui voient tout en noir ! Il y a plein de belles marques d’humanité dans ce monde. Plein de fraternité et d’amour. Des gens qui ne demandent qu’à vivre en paix. Des gens qui s’émerveillent de cette marche vers plus d’humanité.

Des gens qui aussi ferment les yeux sur les injustices et leurs causes et s’en accommodent, se résignent même.

Car tous ces gens découvrent à la télé, ou dans leur journal local qu’un crime vient d’être commis dans leur quartier, leur région, et dans une prison voisine, que là bas loin de chez eux la guerre, la misère, la violence tuent cent fois plus,  au nom du fric, en prolongement de la politique soumise a des intérêts économiques ou d’une religion que l’on instrumentalise. Mais tant que c’est loin…

Il y a  des gens qui ne font pas le lien entre tout cela et  en déduisent que la société est faite de bons et de méchants. Des bons qu’il faut protéger et des méchants qu’il faut abattre. Tout simplement parce que ces gens finissent par avoir peur.

Une peur qui les habite  de plus en plus au fil du temps qui passe. Du matin au soir insidieusement la peur est là. Les nouvelles du matin au soir dévoilent chaque jour un crime odieux, une fusillade entre voleurs ou entre gendarmes et voleurs, un cataclysme naturel ou pas, des attentats, des coups d’état, etc.

Ils vont en parler en travaillant, en mangeant, en se goinfrant même, en buvant un pastis en groupe, ou un whisky en solitaire (même seul on se parle) Indifférence et intérêt,  humour ou sinistrose,  accompagnent  cette peur. Parfois tout se mêle, se mélange. L’inconscient avale tout ça. Le rêve ou le cauchemar le révèle et finalement on tient le coup. On s’habitue. Plus grave on accepte et on banalise.

Pourquoi cela ? Pourquoi ? Parce que nous ne savons pas par quel processus nous nous sommes humanisés. Bien que  nous sachions avoir emprunté un chemin de socialisation qui permet à notre espèce de dominer les autres espèces et d’exercer un pouvoir de transformation de la nature à cet effet, nous avons maintenu entre nous des rapports conflictuels qui interdisent le plein épanouissement individuel.

Le travail (action pour domestiquer la nature) et son produit, éléments de notre développement, de notre humanisation se sont vu confisqués au fil des âges par les uns au détriment des autres, par le biais de l’appropriation de la terre et de tout ce qui est utile à la production.

L’histoire de l’homme « loup pour l’homme » perdure à cause de cela malgré les incantations des religions, les alertes de certaines philosophies, et de nos jours des scientifiques et de certains politiques.

Cette violence, la plus grande, la plus fondamentale, maintien et encourage celle de nos origines animales et rétablit l’ordre de la peur, de la méfiance, de la haine, que notre intelligence rend parfois plus cruelles, plus démoniaques, parfois même institutionnalisées. Cette violence « planétisée » qu’est l’exploitation du travail contrarie nos fantasmes de solidarité, de paix et même nos rêves d’amour.

Cette violence est le grain de sable dans le rouage du progrès humain. Ce qui fait la puissance et la force du grain de sable c’est qu’on ne le voit que difficilement malgré les dégats qu’il cause…

Le véritable grain de sable dans POLITIQUE p1000556

le canal

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Pourquoi le Front de gauche a voté contre le projet de programmation des finances publiques

Posté par jacques LAUPIES le 24 octobre 2012

 Pourquoi le Front de gauche a voté contre le projet de programmation des finances publiques dans POLITIQUE chass1

 

Politique –   humanitefr dans POLITIQUE le 23 Octobre 2012

ts clés : sécurité sociale,           pcf,           chômage,           budget,           front de gauche,           impôts,           andré chassaigne,           pierre moscovici,           nicolas sansu,      

 André Chassaigne, chef de fil du groupe Front de Gauche à l’Assemblée nationale explique et motive les décisions de son groupe parlementaire de voter contre le projet de programmation des finances publiques et de s’abstenir sur le projet de loi de finances lui-même. « Nos votes sont réfléchis. Nous ne sommes pas sur une posture politique. Nous ne sommes pas dans l’opposition mais dans la construction ». Les deux projets ont été adoptés par la majorité PS, PRG et Verts en fin d’après-midi ce mardi.

Les députés du Front de gauche se sont abstenus lors du vote sur les recettes du budget 2013 et ont « toutes les raisons de voter contre » le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, dans l’état actuel du texte. C’est ce qu’a expliqué ce mardi André Chassaigne. S’ils voteront contre le projet de loi de programmation des finances publiques 2012-2017, les députés du groupe s’abstiendront sur le volet recettes du projet de loi de finances 2013. Ce budget, dans sa première partie, comporte des « avancées extrêmement timides », notamment un début de taxation du capital via une nouvelle fiscalisation des dividendes.
Parmi les « éléments négatifs », il faut citer le refus du dégel du barème et la progressivité insuffisante de l’impôt sur le revenu. Mais aussi le « recul pas  acceptable » sur la taxation des plus-values de cessions d’entreprise  face à la fronde des « pigeons, ces champions de la plus-value à court  terme, au risque de compromettre la mise en œuvre du principe que toute  la gauche appelait de ses vœux, à savoir l’alignement de la taxation du  capital sur celle du travail. »

« Le gouvernement a l’œil rivé sur les 3 % »

Ce mardi à l’Assemblée, avant le vote et pendant les questions au gouvernement, le député PCF Nicolas Sansu a résumé ainsi les profondes réserves du groupe parlementaire : « Il n’est à notre sens pas opportun de s’accrocher à l’objectif de 3% de déficit budgétaire, avec pour conséquence la déprime des dépenses publiques et sociales utiles, et au bout du compte, le risque d’une nouvelle explosion du chômage. »

Autre sujet majeur de mécontentement: le gel de la Dotation globale de fonctionnement (DGF) au bénéfice des collectivités locales, avant une baisse en 2014 et 2015. « Cela représente une baisse de 6 à 7% des recettes sur deux ans. Les effets seront catastrophiques et se répercuteront soit dans une hausse des impôts locaux, soit dans une baisse des prestations », a-t-il prévenu. « Sans compter de nouvelles réductions d’effectifs dans la fonction publique, 2% en moyenne d’ici 2015″.

« Nous n’avons de cesse de tenter de convaincre que c’est la  croissance qui nous permettra de réduire nos déficits, et non  l’inverse. »

Quant au projet de budget de la Sécu, « dans l’état actuel du texte, nous avons toutes les raisons de voter contre ». C’est un budget « d’une extrême gravité, sans rupture avec le gouvernement précédent qui fait courir à la catastrophe, en particulier dans les hôpitaux ». Il a cependant évoqué quelques « points intéressants » comme le remboursement à 100% des interruptions volontaires de grossesse (IVG), la retraite à 60 ans pour les travailleurs de l’amiante ou la lutte contre les fraudes des employeurs.

Enfin sur le volet dépenses du budget, les députés Front de gauche se prononceront « au cas par cas », décidés par exemple à voter pour le budget de la Justice.

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Le passé vue localement et nationalement : quels enseignements ?

Posté par jacques LAUPIES le 22 octobre 2012

Il est un peu loin le temps où la Section de Tarascon du PCF  regroupait plus de 120 militants et où ce parti obtenait environ 30 % des voix sur la ville, le canton. Nous étions dans les années 70.

Ces effectifs allaient de pair avec les résutats électoraux et contrairement à ce que peuvent penser des jeunes et des moins jeunes, ce n’était pas seulement dû à la continuité de l’influence d’après guerre quand le PC obtenait 25 % des suffrages aux élections législatives (localement il en était à 11 %, précisément le score réalisé par le FDG à la Présidentielle). Même si, en 1960, l’esprit de la résistance était présent avec de nombreux militants et sympathisants qui avaientt connu cette période de luttes très difficiles. Certains étant, à cette époque, dans les rangs du PCF, comme par exemple Thérèse Dourguin, Directrice d’Ecole (Jules Ferry), Chamary, Cheminot et ancien déporté, sans omettre tous ceux nombreux qui avaient participé à des actes de soutien aux résistants.

Les résultats obtenus en fin des années 70 découlaient d’un ancrage local et de l’initiative des communistes et de nombreux électeurs socialistes et républicains de progrès dans les luttes. Mais également dans le refus affiché à l’époque par les socialistes de la Fédération des Bouches-du-Rhône, de réaliser l’union. Union qui ne devait s’amorcer qu’après la signature du programme commun en 1972 grace au travail acharné des communistes pour soutenir le programme commun de la gauche !

Ce fut essentiellement le résultat du travail d’une nouvelle génération implantée dans les entreprises.  ou de nombreux salariés, parfois de famille à tradition socialiste ou républicaine se rallièrent à notre démarche (les Felon, Charot, Berger, Thomazo, Dutot, Guigue, Badet, etc.)

Notre génération, qui n’avait connu la période de l’occupation dans l’enfance se trouva être la première à bénéficier des applications du programme du CNR (Conseil National de la Résistance) : la Sécurité Sociale, les Comités d’Entreprise et, faut-il le rappeler, ce qui fut essentiel pour certains d’entre nous, la formation professionnelle et la garantie de l’emploi.

Ce dernier droit  acquis grace au statut des fonctionnaires et des agents des services publics (SNCF, EDF-GDF, CEA, CHARBONNAGES, et autres entreprises nationalisées dans l’automobile, les banques et les assurances). Nous avons ainsi pu être la génération active, relativement sécurisée socialement, des 30 glorieuses des années 50, 60 et 70.

Cela  a placé les ouvriers les plus qualifiés, mais aussi les cadres, au coeur d’une lutte des classes intense, plus évidente à cerner dans des entreprise de grande taille. La classe ouvrière a pu ainsi s’organiser partout ou elle avait une protection relative. Mais ces grandes entreprises étaient  en besoin d’une main-s’oeuvre spécialisée (les OS) qui souvent venaient des campagnes ou des premières immigrations. L’ensemble a donné naissance à  un prolétariat nouveau, solidaire,  dans le bâtiment et les travaux publics, les cimenteries, l’automobile, la sidérurgie, la métallurgie, la pétrochimie, la papier carton, l’agroalimentaire, les produits pharmaceutiques, etc.

Autant de secteurs, publics ou privés, dont les développements furent importants, qui ont contribué ainsi au redressement économique de la France d’après guerre dans nos villes.

Beaucaire et Tarascon furent les témoins de ce développement avec des entreprises nouvelles ou modernisées : la SNCF avec l’électrification du réseau entre Paris Marseille ou Toulouse, l’EDF, Cellulose du Rhône pour la production de pâte à papier (devenue Tembec), les Ciments Français (devenue Calcia),  Otra Rolli devenue les conserveries de France, les Brasseries de la Meuse disparues depuis, Casino, Martini, les construction métalliques du midi, de grands chantiers comme la construction du barrage de Vallabrègues et sa centrale thermique virent le jour, etc. Ces industrialisations ont conduit à améliorer les infrastructures administratives qui furent modernisées par la suite dans les années 80 et 90 avec bien entendu la poursuite de construction de logements, les constructions scolaires, les crêches et équipement socio culturels.

Mais tout cela n’etait pas venu par opération du saint esprit et résultait bien d’une volonté politique nationale, d’orientations économiques élaborées au lendemain de la guerre. Les moyens ? La France a su se les donner et, comme je me suis entendu dire tout récemment par des originaires du Mahgreb, ce n’est ni grace au Plan Marchal (aide américaine) ni au pillage des matières premières dans les colonies que le redressement s’est effectué. Même si ces deux élements ont pu jouer un rôle. Plus négatif que positif pour la nation car la guerre d’Algérie, qui suivait celle d’Indochine (Viet Nam),furent d’un coût désastreux en vies humaines et en financement. Et nous payons toujours les difficultés de coopération entre nos deux pays.

N’en déplaise à nos éditorialistes des plateaux de télévision et de la presse, ou encore à des intellectuels programmés par la grande bourgeoisie, notre développement résultait l’engagement des français et plus particulièrement de la classe ouvrière dans sa  lutte pour son émancipation, dont elle est bien souvent sortie victorieuse. Pas au point d’acquérir le pouvoir mais, pour le moins pour contraindre l’adversaire à reculer et à céder sur certains points. Parce qu’elle était politiquement et syndicalement organisée.

Dans ce combat, il a fallu sur le plan syndical comme sur le plan politique, mener celui de l’unité. Ce que la CGT a su faire sur le plan syndical et le PCF sur le plan politique.

Tout ne s’est pas passé sans douleur et sans erreurs. Fort bien, mais l’essentiel était dans une vision juste de la société avec une analyse relativement juste qui situait bien les enjeux.  et les moyens de les atteindre.

En rappelant cela, je ne veux ni ne prétend convaincre les grands experts de la politique et de l’économie. Ils savent que ce raisonnement qu’évoque un militant d’une génération qui est ou entre dans l’âge, prend appui sur des vérités qu’ils connaissent  mieux que lui.

Non, je veux simplement dire à des jeunes que ma génération a eu la chance de vivre, non sans luttes, non sans déceptions, une période dont je ne mesure qu’aujourd’hui qu’elle pouvait-etre qualifiée d’exaltante. Il a fallu qu’une minorité ose résister contre l’occupant entre 1940 et 1945 contre la trahison pour que nous, qui les avons suivis, souvent minoritaires aussi, puissions démontrer, GRACE A NOTRE ENGAGEMENT SYNDICAL ET POLITIQUE, qu’il ne faut JAMAIS SE CONSIDERER PERDANT ! Soixante huit en fut la démonstration ! Le pouvoir n’est pas que dans les salons dorés de l’Elysée. Et pourtant à l’époque ils étaient fréquenté par un grand français : le Général De Gaulle !

Pour gagner il faut se donner des outils politiques, pas comme le font certains en se franchisant avec une détestable marque de flamme tricolore, que l’on achète parce que l’on nous a fait croire qu’elle nous guérirait de ce mal qui n’existe pas et qui nous viendrait du sud de la méditerrannée. Mais avec une approche historique, je dirais quasi scientifique, de ce qui  détermine  les relations économiques et sociales entre les humains.

La centaine de militants, et les milliers de sympathisants, ouvriers, employés cadres, agriculteurs, petits et moyens commerçants et artisans qui nous accompagnaient dans ces années là. Ils étaient au coeur du combat pour leur bien-être face à un adversaire que leurs ainés désignait sans ambiguïté depuis la moitié du XIXème siècle  : le capitalisme financier et industriel. Cet adversaire demeure.

De l’unité de ce rassemblement il dépendait que cet adversaire soit contrôlé, maitrisé et le plus possible réduit. RIEN N’A CHANGE. LA CONTRADICTION DEMEURE ENTRE EXPLOITES ET EXPLOITEURS DANS UN MONDE QUI CHANGE ECONOMIQUEMENT ET SOCIOLOGIQUEMENT, BOUSCULE PAR LES PROGRES SCIENTIFIQUES ET TECHNIQUES. ELLE N’EST PAS ENTRE TRAVAILLEURS IMMIGRES ET TRAVAILLEURS DITS  DE « SOUCHE ». D’ailleurs n’existe-t-il pas dans une catégorie comme dans l’autre des embryons d’oppositions à caractère de classe dans la mesure ou se constituent des couches sociales s’auto exploitant (commerçants) ou exploitants (petits entrepreneurs, petits propriétaires dans le foncier) Sans omettre cette économie parrallèle que constitue le commerce de la drogue. Le phénomène de classe antagonique n

L’ennemi n’est pas dans nos rangs parce qu’il a une autre religion, une origine africaine ou d’Europe centrale ou encore simplement parce qu’il a un travail quand nous n’en avons pas, une garantie d’emploi alors que la précarité nous guette. Cette diversion n’est pas nouvelle, elle existait avant la révolution française, elle a existé après et tant que nous n’aurons pas établie cette égalité pourtant inscrite au fronton de nos mairies et de nos écoles.

Une classe, faut-t-il le rappeler se définit par le rôle que jouent les êtres humains  dans le processus de production, pas seulement par le niveau de revenu ! Celui qui exploite un ou deux salariés dans sa TPE sera toujours sensible, dès qu’il aura des difficultés, au discours de la droite !

D’ou la nécessité d’un parti qui rassemble  sur des concepts de lutte  radicale contre la haute finance (les marchés financiers) et les groupes qui les ionstrumentalisent.

D’autres qui s’engagent dans des partis réformistes (PS notamment) pensent que  la prise du pouvoir politique leur donnera l’occasion de transformer progressivement la société en régulant le capitalisme.

 Nous ne pouvons les assimiler à ceux qui ouvertement veulent le pouvoir pour être au service du capitalisme mais l’histoire nous a démontré, comme l’actualité le fait, qu’avec cette méthode, qui conduit à des concessions, des compromissions, que le capitalisme prépare le retour politique de ses partis. Simplement parce que le peuple sera décu des réformistes.

Ces réformistes ont cependant vocation à être nos alliés mais il est impératif que cela soit sur des bases de grandes transformations sociales comme cela fut dans le cadre des alliances politiques de 1945 et prévu en 1972.

Le passé prouve que si nous nous imprégnons de cet état d’esprit dans notre ville, les aspirations de la droite et ses extrêmes, qui souhaitent se donner une base politique locale, seront battues

 !L'actu

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Valls infernale (Tract PCF)

Posté par jacques LAUPIES le 21 octobre 2012

Et si on parlait de sécurité autrement qu’en stigmatisant des populations ?

Depuis 10 ans, nous assistons à un glissement dans le débat sécuritaire, brouillant les attentes légitimes des citoyens en matière de sécurité et la stigmatisation de certaines populations, religions rendues coupables de tous les actes délictueux.

  Pouvoirs et médias entretiennent la confusion entre religion et terrorisme. La lutte contre le terrorisme est ainsi devenue la lutte contre les musulmans.

 La sécurité a été le « dada » d’une droite irresponsable, utilisant les inégalités d’une société malade pour attiser la haine, installer un climat d’affrontement identitaire et instaurer  la peur. Par son discours décomplexé, elle a choisi de ne pas résoudre les problèmes en désignant des boucs émissaires de l’insécurité en France : pauvres, étrangers, jeunes non conforme

 Sarkozy a empoisonné la sécurité avec sa loi LOPPSI 2 (peines plancher aux primo délinquants, systématisation des fichages, comparution immédiate des mineurs, déchéance de nationalité…) et a réduit le rôle de la Police nationale à la répression en oubliant la prévention et la dissuasion. A cela s’ajoute la Révision générale des politiques qui a réduit les effectifs :

12 000 postes de policiers et gendarmes ont été supprimés ces 5 dernières années.

 Le changement, on l’attend…

 Malheureusement, il semblerait que Manuel Valls mette ses pas dans ceux de Claude Guéant.

 Le démantèlement des camps de Roms à Marseille par les habitants d’un quartier, s’accompagne d’un climat délétère instauré par un Manuel Valls encourageant ces pratiques. Ce n’est pas digne de celui dont la fonction principale est d’être le garant de l’ordre républicain et cela ne règle rien au problème dans la durée.

 Le ministre de l’intérieur ne prend pas trop de risques en maintenant sa politique dans le chemin qu’a tracé la droite. En refusant la mise en place d’un récépissé anonyme il accepte l’arbitraire des contrôles d’identité qui entretiennent les discrimination et discréditent l’intervention policière.

 La sécurité est un droit universel pour tous

Parler de sécurité ne signifie pas s’arrêter aux derniers chiffres de la délinquance. Cela implique une réflexion intégrant des facteurs urbains, économiques, sociaux. Ce n’est pas par hasard s’il y a plus de violence là ou la misère est plus grande !

 La sécurité passera donc par une politique de l’emploi, des aides sociales, un dialogue renoué entre les forces de l’ordre et les citoyens, un maillage associatif important…

 Il est indispensable de redonner toute sa place à une police de proximité impliquée au quotidien dans les quartiers, capables de lier des liens avec les habitants, les services publics, les commerçants pour redonner une cohérence à l’action publique

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