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Amnistie: une première victoire qui en appelle d’autres (Pierre Laurent)

Posté par jacques LAUPIES le 28 février 2013

TEXTE PUBLIE SUR LE SITE DU PCF

Une première marche a été franchie et elle est un signe d’espoir pour de très nombreux militants qui attendaient ce vote. La proposition de loi du Front de gauche visant à amnistier les faits commis lors de mouvements sociaux et revendicatifs a été adoptée hier à l’issue de son examen en séance publique. C’est une première victoire pour les luttes sociales et associatives. Cette amnistie arrachée au Medef qui hurle déjà à la mort, est un point d’appui pour gagner, toujours en lien aux militants syndicalistes et associatifs, un élargissement de la loi dans les prochaines semaines.

 Enfin, après des années de criminalisation de l’action syndicale, des personnes qui n’ont fait que se battre pour le respect de leur droit pourront reconquérir cette dignité largement piétinée. Après le vote pour le mariage pour tous, c’est une nouvelle démonstration : Quand la gauche travaille et se rassemble sur des valeurs, avec la justice sociale comme boussole, elle peut faire de belles choses.

 La bataille est loin d’être finie. Elle doit se prolonger à l’Assemblée nationale où cette fois aucune personne ne doit être écartée de cette amnistie, qu’elle soit militante écologiste ou associative. Cette bataille à l’issue positive peut être, par effet d’entrainement, une victoire qui en appelle d’autres. Plus que jamais l’heure est à la mobilisation.

 Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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Italie : éclairage

Posté par jacques LAUPIES le 27 février 2013

 Il y a de cela deux jours, au lendemain du scrutin italien je mettais en parallèle l’effet Beppe Grillo en Italie avec celui de Le Pen en France.

En évoquant toute autre manoeuvre que fait la bourgeoisie pour détourner les couches populaires des seules solutions valables pour sortir de la crise : en finir avec la domination des marchés financiers et des politiques d’austérité.

Les libéraux et certains sociaux démocrates ont tellement peur d’être débordés par l’arrivée au pouvoir d’une alliance qui serait porteuse de ces propositions que toute initiative « populiste » de droite ou teintée de gauche les sert et leur permet de renforcer le bipartisme et l’alternance dont évidemment ils sont bénéficiaires en neutralisant ainsi le mécontentement.

Jeu dangereux qui consiste à laisser se propulser des Marine Le Pen et des Beppe Grillo. Si en France, pour la Présidentielle, n’avait émergé le Front de Gauche l’opération aurait réussi à 100 % comme en Italie ou les communistes se sont littéralement fait plumer.

Alors ceux (*) qui tergiversent sur la nécessité de l’Union des forces de gauche sur des programmes permettant de sortir non de l’Europe mais d’y imposer demain les aspirations populaires et de la dégager de la domination des banques privées et de la pression des orientations libérales anglo-saxonnes, ceux là, si on les écoutait nous conduiraient comme je le soulignais dans un récent article dans l’isolement tant espéré par eux.

Cela ne nous empêche pas de soutenir la demande plutôt que de l’étouffer, de mener pied à pied le combat parlementaire, sans compromission, avec le social libéralisme du PS, pour défendre et parfois faire avancer, les acquis sociaux et même les réformes à caractère sociétal.

Le résultat des élections italiennes qui peuvent étonner quand l’on connait l’influence qu’ont eu les communistes dans ce pays sont un élément de plus à verser au dossier des stratégies à adopter pour en finir avec le libéralisme économique : ni la compromission de centre gauche (ou droit) ni un populisme d’extrême gauche réducteur.

Le Front de Gauche a évité cela en conjuguant la capacité de mobilisation d’une gauche plus radicale et notamment (pourquoi ne pas le dire, du potentiel que représentent les militants communistes) et une médiatisation excellement accomplie par le candidat Jean Luc Mélenchon.

Il faut continuer ainsi et aller au dela des forces déja rassemblées.

Pour paraphraser un intellectuel gaulliste, André Malraux, qui s’est un peu perdu dans les discours politiques : le 21 ème siècle sera communiste ou ne sera pas !

(1) – voir le commentaire d’un lecteur de mon blog, entre autre un ami, qui ne cesse de s’indigner contre toute perspective d’alliance avec le PS et ne semble pas être conscient que le rassemblement à gauche n’est ni soumission au PS, ni renoncement à nos objectifs.

Oublie-t-il  que dans sa ville (Arles) comme dans la mienne (Tarascon) des hommes qui se disent plus à gauche que nous n’ont d’autres soucis que de drainer des électeurs de gauche dans des voies garage qui font autant le jeu de la Droite (UMP ou UDI) que du PS  (tendance social-démocrate) et surtout du Front National.

Pourquoi refuserait-on aux populations locales la possibilité de s’offrir une gestion municipale marquée par notre présence et notre influence ? Nombre de socialistes, sympathisants ou adhérents de ce parti, le souhaitent, par dela des appréciations différentes des nôtres sur l’action gouvernementale. Quand elles ne se rejoignent pas…

PARU DANS L’HUMANITE CES DEUX DERNIERS JOURS

Beppe Grillo est-il dangereux pour la démocratie?

Mots clés : italie,           austérité,           silvio berlusconi,           élections italiennes,           beppe grillo,           giovanni favia,      

Le Mouvement 5 étoiles, troisième force du pays avec 25% des voix dans chacune des deux chambres, n’a pas de démocratie interne. Il refuse de se dire antifasciste. Sa démagogie affaiblit le pluralisme politique.

Beppe Grillo, comique génois, a été la révélation de la campagne. C’est lui qui a attiré le plus de monde, vendredi dernier, pour son meeting de clôture. Cent mille personnes étaient rassemblées pour son meeting-spectacle à Rome. Avec 25 % des voix au Sénat à l’heure où nous écrivions ces lignes, son Mouvement 5 étoiles (M5S) devient le troisième parti de la Péninsule.

les coûts de la politique

Difficile à classer que ce mouvement populiste. Au niveau local, il s’empare des thèmes environnementaux. Au niveau national, il appelle à moderniser la démocratie au moyen d’Internet, en facilitant notamment le recours au référendum. Mais Beppe Grillo doit surtout son succès à ses diatribes contre «les coûts de la politique». Dans ses interventions, il vilipende les émoluments des élus, ainsi que le nombre de parlementaires. Il pointe les responsabilités des différents partis dans les scandales financiers. Tout cela pourrait paraître juste. Il n’en est rien. Rassemblant des électeurs de gauche comme de droite, mais lui-même «ni de droite ni de gauche», Grillo est prêt à toutes les compromissions. Lui qui attaque violemment les syndicats a déclaré à des militants d’extrême droite de Casapound, auquel il a dit ouvrir ses listes, que «l’antifascisme n’est pas de (sa) compétence».

À Mira, le maire M5S a viré une assesseure dont la faute est d’être enceinte. Nul mot de réprobation de la part du grand chef. Logique, estime Giovanni Favia, conseiller régional d’Émilie-Romagne, élu dans la liste M5S et exclu pour avoir demandé un fonctionnement plus démocratique du M5S. 
«Il ne peut contrôler l’activité du mouvement au niveau communal. Car, pour cela, il faudrait une organisation démocratique, ce qui n’est pas le cas» Ce mouvement est en effet unique en son genre: il n’existe pas. C’est un logo et un site rempli de publicité, propriétés personnelles de Beppe Grillo.

Agence de communication

Si, au niveau local, le M5S a une véritable vie démocratique, avec des élus qui se confrontent à des assemblées citoyennes, au niveau national la ligne politique est définie par Grillo en lien avec une agence de communication, Casaleggio… au point que certains croient que le patron de celle-ci est «le gourou du gourou». La spécialité de Casaleggio, prévient Favia, maintenant candidat pour la liste de gauche anti-austérité Révolution civile, est «d’influencer l’opinion des personnes par Internet».

Ainsi, le message – délivré lors de one-man-show sur les places de la Péninsule – est calibré et ne souffre aucun contradicteur. Grillo a réussi l’exploit de faire une campagne sans interview aucune. Celle annoncée sur Sky TV a été annulée à la dernière minute jeudi. Plus grave, sa campagne contre les coûts de la politique n’est pas sans effets. Au nom du combat contre les coûts de la politique, les listes qui n’obtiennent pas 4% des suffrages ne verront pas leur campagne remboursée cette année. Ce n’est pas fini. Le M5S a annoncé qu’il souhaite l’interdiction du financement public des partis. Les formations sensibles aux lobbies, ou comptant des riches – tels Beppe Grillo ou Silvio Berlusconi – dans leurs rangs seraient favorisées. Concernant la loi électorale, le programme du M5S est en syntonie avec celui du Parti démocrate, qui veut mettre fin au mode de scrutin proportionnel.

  • A lire aussi:

L’Italie sous la pression des marchés et des tenants de l’austérité

Un nouveau populisme, écolo et branché

Italie : éclairage dans POLITIQUE 2013-02-27beppe-grillo-italie

Beppe Grillo en campagne

 

-   humanite dans POLITIQUE le 27 Février 2013

 

Italie: le programme de Beppe Grillo décrypté

Mots clés : italie,           élections italiennes,           beppe grillo,      

Quel est le contenu du projet Grillo?

 

 

Le Parti populiste pour plus d’écologie et de démocratie directe compte désormais 108 sièges à la Chambre des députés et 54 au Sénat. La troisième formation politique du pays, qui a attiré les électeurs de droite comme de gauche, est au centre des tractations pour la formation d’une nouvelle majorité.

Le Mouvement cinq étoiles (M5S) de Beppe Grillo a obtenu 25,5 % des voix pour l’élection des députés et 23,8 % pour celle des sénateurs. Le M5S récolte les fruits du mécontentement vis-à-vis des politiques austéritaires et du discrédit des partis au pouvoir, incapables de juguler la crise et perçus comme s’accaparant des privilèges. Même si Beppe Grillo estime que « l’antifascisme n’est pas de (sa) responsabilité », difficile de classer ce parti à l’extrême droite.

coûts de la politique

Sa principale revendication est la diminution des coûts de la politique par l’abolition du financement public des partis, l’abolition des départements, le regroupement des petites communes. Le M5S réclame plus de démocratie directe. Cela passe par l’abrogation du quorum pour les référendums. Les citoyens doivent participer, via Internet, aux rencontres publiques ou à l’élaboration des lois. Beppe Grillo se fait également chantre d’un référendum sur la sortie de l’euro, sans 
exprimer sa propre position.

Le cheval de bataille du M5S est la moralisation de la politique. Un parlementaire ne doit pas faire plus de deux mandats, ni exercer une autre profession afin d’éviter les conflits d’intérêts. Les 
citoyens condamnés doivent être inéligibles… Ce qui explique que Beppe Grillo n’ait pas été lui-même candidat, 
car jugé responsable d’un 
accident de la route.

Thèmes écologiques

Outre ce chapitre qui permet de vilipender les autres forces politiques, le M5S est très attentif aux thèmes écologiques, notamment les transports ou les énergies renouvelables. Alors que certains syndicats sont interdits (par la Fiat) de se présenter aux élections de représentants du personnel, on ne trouve aucun nouveau droit pour les salariés dans le programme. Au contraire, dans un discours en janvier, Beppe Grillo demandait : « Éliminons les syndicats qui sont une structure vieille comme les partis. » Les mots ont un sens.

 

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Italie : on n’est pas sorti de l’auberge !

Posté par jacques LAUPIES le 26 février 2013

Les élections italiennes font les unes en ce mardi !

Evidemment la surprise vient d’un candidat qui doit sa réussite en mettant en cause les partis politiques traditionnels de la droite et de la social démocratie à la sauce italienne.

La gauche plus radicale qui comprend des communistes n’émerge pas.

Ces résultats sont la conséquence de l’affaiblissement idéologique qui sévit en Italie et que l’on peut retrouver en France avec la progression du FN. Surgissent ainsi des oppositions de mécontentement exacerbé qui touvent leur expressions dans des partis que l’on a coutume de qualifier  de « populistes ».

Que ce soit un  populisme de gauche ou de droite l’effet est toujours le même : canalisation d’une fraction importante de la population écoeurée par les politiques des partis de droite, du centre et d’une gauche réformiste qui n’a pas le courage de s’en prendre aux marchés financiers.

On peut donc se poser la question  de la difficulté qu’ont les alliances auxquelles participent des communistes, en étant nettement tenues à l’écart. Il n’y a de ce point de vue, qu’on le veuille ou non, la continuité d’un processus qui n’est pas particulier à l’Italie qui est alimenté par la transformation des moyens médiatiques et met au devant de la scène les démagogies « populistes »

Cela étant constaté il faut tout de même se poser la question de l’incapacité à responsabiliser des catégories sociales excédées par ceux qui ont ou ont pu avoir une rôle politique essentiel dans le passé.

Car enfin en Italie comme en France, certes avec de fortes nuances et des histoires bien différentes, se substituent à une conscience de classe  globale, prolétarienne (ensemble des salariés) qui devrait rassembler, des visions catégorielles étriquées qu’exploite évidemment la classe dominante.

Peut-être cela devrait nous faire réfléchir sur les dangers qu’il y a, pour la « vraie gauche », à ne pas disposer des moyens (et peut-être même de la volonté politique) de mettre en place une véritable éducation populaire.

A l’heure ou existe un fatras médiatique où le spontané domine, si l’on prétend faire des élections un des éléments de la transformation révolutionnaire de la société, nous avons à réfléchir comment sensibiliser la classe ouvrière et l’ensemble des salariés à nos propositions !

L’Espagne et la Grèce fort heureusement semblent dégager des forces politiques mobilisatrices sur des thèmes de transformations sociales que défend la gauche anticapitaliste.

Partout se pose le problème des alternances de droite et social-démocratie avec le risque d’émergence des populismes, véritables voie de garages.

 

 

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Après la Grèce, l’Espagne se rebiffe ! A quand la France ?

Posté par jacques LAUPIES le 25 février 2013

Les peuples européens en général et français en particulier n’ont d’autre solution que de se mobiliser s’ils ne veulent pas être les dindons de la farce qu’organisent les gouvernements sociaux démocrates et libéraux de l’Europe. Une farce qui est plus une mystification qu’une plaisanterie.

Un mystification qui laisse désarmées différentes couches de la population. Pourtant le choc est grand et frappe tout le monde y compris ceux qui pourraient avoir espéré être à l’abri du besoin, comme on dit.

Ils n’en ont pour autant pas compris ce qu’il leur arrivait, préférant parfois s’acharner contre tous ceux qui les avaient mis en garde, allant parfois jusqu’à les rendre responsables de leurs maux.

Leur propension à ne pas vouloir admettre qu’ils ont été trompés en leur espérance d’une société, pourtant figée, et qui contenait tous les prémisses de leur future déception. Je ne peux cesser de m’interroger sur ce réflexe qui frise parfois l’ingratitude, lorsque j’entends des personnes de mon entourage ignorer le profit qu’ils ont pu tirer, tout au long de leur vie, des luttes sociales passées et donc des luttes politiques qui les ont accompagnées.

Ne serait-ce pas pour justifier leur indifférence, leur laxisme, leur abandon, leur désertion dans un combat à mener alors qu’il en était encore temps.

C’est ainsi que sombrent parfois les membres de la société qui à force de manquer à leurs devoirs de lutte et de vigilance, se jettent dans les bras armés de leurs adversaires, les uns par faiblesse d’esprit, les autres par lacheté, certains encore par ignorance et naîveté.

Mais un jour il y a l’éveil salutaire, heureusement !

« Marée citoyenne » contre l’austérité et la corruption : le volcan espagnol

Mots clés : union européenne,           indignés,           Banques,           chômage,           espagne,           austérité,           corruption,           séville,           madrid,           mariano rajoy,           barcelone,           juan carlos,           troïka,           iberia,           inaki urdangarin,      

Une chronique de Jean Ortiz. « Ça ne va pas péter… çà pète ». Ainsi s’exprime mon amie Concha, coquille de Séville…  çà gronde… comme un « zapateado » flamenco… les premières secousses d’un « terremoto » (tremblement de terre) social…

Le 23 février 1981, la jeune démocratie (restreinte) espagnole subissait une tentative de coup d’Etat (le « Tejerazo ») encore assez opaque.

32 ans plus tard, fort symboliquement, un 23 février 2013, des centaines de milliers d’Espagnols ont envahi les rues de 80 villes espagnoles. Et ce pour s’opposer à ce que les 300 organisations, associations, citoyennes, sociales…organisatrices, appellent: « un coup d’Etat financier ». Bien vu ! La « gauche d’en bas » dit « basta! » avec une force tempétueuse.

Un ras-de-tempête sans précédents. De Madrid, quatre colonnes immenses se sont déployées et ont « pris » la ville… Au premier rang, Puerta del Sol, Cayo Lara et une foule de militants et dirigeants de Izquierda Unida, du PCE, des syndicats anarchistes, des « Indignés » d’hier et d’aujourd’hui, beaucoup de jeunes (56% sont au chômage), de multiples collectifs, les victimes des expulsions locatives des « hypothèques » après l’explosion de la bulle spéculative immobilière, un arc-en ciel- politique et social (les principaux dirigeants socialistes étaient aux abonnés absents), des « camisetas » multicolores, en révolte, qui enfin convergent : le violet des associations féministes, le bleu des travailleurs « de l’eau », le vert des enseignants, le blanc des personnels de la santé, l’orange des employés des services sociaux, etc et j’en oublie et beaucoup, beaucoup de drapeaux républicains…Une jonction commence à s’opérer entre le mouvement social et la revendication d’une République sociale et fédérale…Attention, danger!

Après la Grèce, l'Espagne se rebiffe ! A quand la France ? dans POLITIQUE

Les deux grandes centrales syndicales sont restées en retrait… mais lorsque la marée monte, monte… Et elle n’exige pas seulement la démission du gouvernement, la fin des « recortes », l’éradication de la corruption, (qui n’épargne pas le roi et la famille royale…comme nous l’écrivons depuis longtemps). La vérité est têtue…

Pour ces millions d’Espagnols, saignés à blanc, et qui refusent les nouvelles saignées à venir, « la dette », « la réduction des déficits », ne sont qu’un prétexte des capitalistes, des classes dominantes, et de la droite, pour en finir avec « l’Etat social », les acquis des luttes, pour casser les résistances, et empocher un maximum de « parné » (« blé »). Il faut chantent-ils, »renverser l’omelette ».

« Je me révolte donc nous sommes » disait Camus. Le vieux monde européen commencerait-il à trembler ?…le capitalisme n’est pas amendable… les Espagnols mettent de plus en plus en cause « le système », et la colère vise les banques, les marchés, les politiques austéritaires, les affameurs de peuples, la BCE, le FMI, et même la monarchie…

« Ecoutez! Si on allume les étoiles, c’est qu’elles sont à quelqu’un nécessaires ». (Vladimir Maïakovski) A quelqu’un? Aux peuples.

  • Lire aussi :

Espagne: marée humaine contre la crise

Espagne: la crise, quelle crise?

De la crise économique à la crise de régime

 

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La lutte ne sera jamais finale ?

Posté par jacques LAUPIES le 24 février 2013

Nous vivons une époque de fantastiques progrès dans tous les domaines. Cela, et c’est heureux, permet d’une manière générale d’offrir aux populations de la planète l’oppportunité de vivre mieux avec la satisfaction de besoins aussi essentiels tels que la nourriture, le logement, la santé, l’éducation, la communication, voire  même les loisirs et la culture. Bien inégalement certes !

Mais il y a l’éternel couac (terme à la mode que je reprends par un mimétisme stupide du langage qui nous envahit). Un couac qui fausse les immenses possibilités qu’offrent les avancées extraordinaires de la science et des techniques.

En musique c’est un son faux. En l’occurence ici il s’agirait plutot de l’instrument qui est faux. cet instrument qui perturbe tout n’est autre que le capitalisme en général et sous sa forme mondialisée bien entendu.

Il n’est pas un secteur de la production ou des services qui ne soit perturbé, malmené, défiguré par des  des méthodes que ne renieraient pas des maffieux.

La maitrise  des finances par le privé et les disparités sociales résultant des inégalités économiques d »un pays à l’autre encouragent ces pratiques.

D’aucuns diront que que la « nature humaine », qui serait prédisposée à la triche, règne partout et qu’il se trouvera toujours des délinquants pour confirmer cette règle. D’autres pensent qu’au contraire l’être humain est naturellement bon et que sa générosité prévaut sur son égoîsme.

On se demande alors à quoi peuvent servir le fatras de lois, dont il a du doter sa vie sociale, que certains passent leur temps à violer ou à contourner. Mais il est vrai que selon la formule célèbre les lois sont émancipatrices. Oui !

A condition qu’elles soient justes ce qui suppose que ceux qui les font soient soucieux de l’intérêt général et donc ne représentent pas des intérêts particuliers.

Ces visions idéalistes de l’être humain, qui serait avant tout prédateur ou au contraire bon naturellement, sont tout aussi stupides l’une que l’autre car il doit sa sociabilisation au travail et à la coopération que seule des règles d’organisation de partage rendent possible. Ces règles impliquent en premier lieu l’équité et l’égalité, impossible dès lors que s’est instaurée la propriété privée  des instruments de production (depuis les terrains de chasse ou de cueillette, jusqu’à celle des usines en passant par celle de la terre nourricière).

 Sachant que cette forme d’organisation a provoqué la spoliation du plus faible, le vol, l’exploitation et alimenté les conflits, les guerres et les génocides, il est bien normal qu’en ait résulté, dans les esprits des idéologies de tricherie et de violence qui pénètrent même les plus acquis à la recherche d’une société meilleure.

Alors comment s’étonner que la corruption soit partout ?  Même parmi ceux qui préconisent le retour à la propriété sociale ! Il y en aura, longtemps encore, qui s’infiltreront pour détourner ou changer les règles et les lois forçant l’égalité et la justice.

Il y aura longtemps encore des peuples manipulés et soumis par des coquins. Mais la marche vers un monde nouveau, peut-être même en passant par une gouvernance mondialisée, où seule prévaudront le partage des richesses du travail, la justice et l’égalité, cette marche est irréversible.

A condition que la lutte continue pour cela !

PARU DANS L’HUMANITE

 Alimentation

Le grand business de la mal-bouffe

Mots clés : agriculture,           sécurité alimentaire,           roumanie,           agroalimentaire,           fraude,           élevage,           nestlé,           findus,           spanghero,           mal-bouffe,

Viande de cheval ou farines animales… Au moment où le Salon de l’agriculture ouvre ses portes, ces deux affaires qui jettent une lumière crue sur les dérives d’une mécanique agroalimentaire happée par les appétits financiers.

Quel est le point commun entre un cheval roumain et un poisson d’élevage ? La réponse n’a rien d’une rigolade et vient polluer l’ambiance, à l’heure où s’ouvre le cinquantième Salon international de l’agriculture (lire repères ci-après). Scandale dit de la viande de cheval ou relance des farines animales : l’actualité, depuis deux semaines, a remis à la carte les questions portant sur notre alimentation, assaisonnées à la sauce suspicion.

Rien à voir, a priori, entre les deux affaires, si ce n’est que l’une et l’autre jettent une lumière crue sur les dérives d’une mécanique agroalimentaire happée par les appétits financiers.

Etiquetage et fraude

La première a éclaté début février en Irlande, après que de la viande de cheval a été détectée dans 29 produits censés être au bœuf. À peine révélée par l’agence l’Agence britannique de sécurité alimentaire, l’histoire embrasait toute l’Europe. La France, d’abord, où l’industriel de surgelés Findus, en testant 18 de ses plats de lasagnes fabriqués par le groupe français Comigel, découvrait que dans onze d’entre eux, entre 60 et 100 % de la viande de bœuf était en fait du cheval. Dès le 9 février, la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) annonçait le retrait des produits non conformes dans sept enseignes de la grande distribution. Des mesures similaires étaient prises dans la foulée en Allemagne, en Bulgarie, à Chypre, ou encore en Espagne où Nestlé, numéro 1 de l’industrie agroalimentaire mondiale, a retiré de la vente deux de ses plats à base de bœuf. Lancées dans la foulée, les enquêtes sont en cours pour déterminer à qui revient la faute mais avancent déjà un coupable: c’est Spanghero, en France, qui, en faussant sciemment l’étiquetage de ses produits, serait à l’origine de la fraude.

La lutte ne sera jamais finale ? dans POLITIQUE spanghero_infog

L’affaire, depuis, se poursuit sous sa tournure judiciaire. « Ce n’est pourtant pas le plus important de l’histoire », relève Jacques Cossart, économiste et secrétaire général du Conseil scientifique d’Attac. « Le plus intéressant, c’est cette mise en évidence du nombre effroyable d’intermédiaires entre le producteur et le consommateur. » Spanghero, basée à Castelnaudary, dans l’Aude, avait acquis la viande surgelée auprès d’un trader chypriote, lequel avait sous-traité la commande à un trader situé aux Pays-Bas, celui-ci s’étant fourni auprès d’un abattoir et d’un atelier de découpe situés en Roumanie, énumérait, dès les premières heures du scandale, Benoît Hamon.

Le beurre de la finance

On comptait, au total, près de 8 intermédiaires. Une chaîne instable, qui ne facilite ni contrôles ni traçabilité. Une chaîne qui, en revanche, garantit à la finance de faire son beurre sur le marché du frais, décortique Jacques Cossart. « La viande ou les légumes n’offrent pas une capacité de stockage comme c’est le cas pour les céréales. » Avec ce type de denrées, impossible de spéculer sur des marchés à terme, comme cela se fait avec le blé ou le riz, où les récoltes sont achetées et revendues en fonction de l’offre et de la demande, provoquant les flambées de prix que l’on connaît. « Cette forme de trading est bien moins importante dans la viande, reprend l’économiste. Ce qui permet les bénéfices, ce sont les marges opérées à chaque maillon de la chaîne. » Elles sont faibles, à chaque fois. « C’est donc en multipliant les intermédiaires que le marché parvient à se nourrir. » Pour multiplier les centimes, chaque intermédiaire compte, lui, sur la quantité de la marchandise. Et les prix sont les plus bas à la source.

Où le lien se dessine avec la farine animale – on dit désormais protéines animales transformées, ou PAT –, dont l’Union européenne vient de réautoriser l’usage dans l’aquaculture et prévoit de le faire, à terme, dans l’élevage de porcs et de volailles. Si elles ont été interdites en 2001 après les deux crises de la vache folle (1996 et 2000), la question de leur réintroduction est dans les tuyaux européens depuis un bon moment déjà. Depuis 2007, la Commission européenne finance, à hauteur de 1,7 million d’euros, des recherches visant à les rendre acceptables sur le marché. Des propositions avaient déjà été avancées en 2009 et 2011, repoussées entre autres pour défaut d’acceptabilité par les populations. En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail avait d’ailleurs rendu des avis défavorables.

Pourquoi de tels efforts pour les réintroduire ? Pour faire face à la flambée des prix des céréales, répond en substance la Commission, quand elle plombe, aujourd’hui, le marché de la viande.

  • A lire aussi:

Scandale alimentaire: après la viande de cheval, le poisson aux Etats-Unis

« Comment la RGPP a tué les contrôles alimentaires »

 

 

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