Joyeuses Pâques

Posté par jacques LAUPIES le 31 mars 2013

Pâques pour moi  cela n’a jamais trop été les cloches, les oeufs et tout le bazar de la tradition semi religieuse qu’évidemment je respecte mais qui m’a toujours été étrangère.

Mais les traditions ont la vie dure et elles ont tout de même un avantage car souvent elles permettent aux familles de se réunir, d’oublier un peu les soucis quotidiens souvent avec le bonheur des enfants de se retrouver, petits et grands.

Les fêtes chrétiennes, comme toutes les fêtes religieuses sont souvent des moments de joie et de paix, y compris pour les non croyants qui, à défaut de remercier Dieu de leur apporter quelques instants de partage en famille, peuvent se féliciter que les humains surmontent pendant quelques instants privilégiés les contradictions parfois douloureuses du monde dans lequel nous vivons !

Le symbôle (pour ce qui me concerne ce n’est qu’un symbôle) d’un Christ ressucité, retourné à la vie et ainsi offrant une incarnation de Dieu à visage humain, était sans doute nécessaire pour tous ceux qui voulaient que l’homme ne soit pas ce loup pour l’homme. La volonté de combattre les passions humaines que constituent ses inclinations à la cupidité, aux désirs « dérèglés », en s’inspirant d’une exemplarité divine, en se réfugiant dans la spiritualité, est le message constant des religieux.

On le retrouve dans toutes les religions monothéistes dont d’évidence l’objet est de soumettre l’homme à une puissance qui de part sa ressemblance avec lui, ses qualités plus supposées que démontrées, le rend inférieur, coupable et donc vulnérable. Plus apte, par la crainte, à s’humaniser.

Quelle belle occasion pour les puissants, les possédants, d’entretenir, de développer à l’encontre de ces prisonniers d’une foi que ces derniers croient libératrice, l’emprisonnement de vies entières. Une occasion qu’ils ne ratent pas depuis deux à trois millénaires en structurant une armée de prêtres, aux uniformes différents, chargée de diffuser une croyance en une parole de Dieu mais qui n’est qu’une parole d’hommes avertis des souffrances que provoquent l’ignorance. Et savent fort bien s’en servir…

Car les humains sont en souffrance face à la dure lutte qu’ils doivent mener pour vivre et pour certains, l’immense majorité, survivre. Certes ils ont besoin de règles dans leurs rapports. L’état de déséquilibre devant la l’accès à la satisfaction de leurs besoins implique une solidarité organisée en droits et en devoirs mais pas une solidarité d’inspiration divine qui résulterait d’une invite à modérer leur comportement individuel d’être social !

La promesse de l’au-delà et après tout l’existence d’un mystère sur nos origines n’implique pas que se substitue à ce qui devrait plus relever de la science psychanalytique, une armée de religieux qui non seulement peuvent freiner l’émancipation humaine mais parfois même organisent des régressions qui prennent appui sur des discours sans fondement qui s’adressent aux plus vulnérables et plus particulièrement aux enfants.

Quand je vois des enfants, à l’âge du catéchisme, défiler contre le mariage homosexuel , entrer à la Mosquée de ma ville pour y acquérir cette conviction qu Dieu est tout puissant et, comme je l’ai vu à Paris ou en Israël, les communautés juives encadrer dans des cérémonies d’un autre age de jeunes esprits, je me dis que la laïcité n’est pas au bout de ses peines pour que la raison s’impose à l’obscurantisme.

Fort heureusement la science et les immenses progrès technologiques en matière de communication laissent espérer que les prophètes de tous poils, fussent-ils parés de bonté et de miséricorde, ne pourront réfreiner cette spiritualité rationnelle qui viendra des humains eux-mêmes.

A la vue du « ramdam » fait autour d’un pape aux origines plutôt conservatrices, dit-on, et des foules béates,  on peut cependant être perplexe sur les intentions de nos envoyés spéciaux épatés par l’humilité et la modestie du nouveau souverain pontife. Hélas, plus accessible à notre culture forgée en deux mille ans de prêche naïve et de débats sophistiqués, les plus crédules reçoivent cela comme une vérité révélée oubliant que d’autres foules en font autant, susceptibles à la moindre étincelle d’en découdre avec eux. Et si cela ne concernait que les religions ? Même les idéologies présumées athéistes s’entourent parfois de rituels inquiétants.

 Alors de grâce, qu’est ce qui pousse les médias, aux heures de grande écoute, à nous abreuver de l’exhibition de ces rites aussi nombreux et de manquer si souvent d’exposés sur la pensée matérialiste qui n’est pas moins spirituelle que les héritages platoniciens si commode pour l’idéalisme religieux ? Parfois cela a du bon et met en évidence les supercheries, mais cela nécessiterait  de prudentes explications et un recours à des historiens, philosophes et journalistes plus observateurs qu’acteurs !

Ils veulent sans doute nos Pâques ultra joyeuses ! Merci.

 

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Chypre : et nous ?

Posté par jacques LAUPIES le 30 mars 2013

 

Rien de comparable, diront certains, entre Chypre, et la France !

Que si, car il s’agit  pour ce pays de subir les conséquences de la politique libérale européenne à la Sarkosy-Merkel que n’ébranle pas nos dirigeants sociaux démocrates français dont la timidité en paroles et en actes devient de la complaisance, si ce n’est de la complicité, avec le monde de la finance.

La situation d’endettement des états ne pourra être réglée si l’on ne maîtrise pas REELLEMENT au niveau public la finance et si l’on ne peut disposer des moyens de réaliser des investissement, et publics, et privés, dans ce que l’on a baptisé l’économie réelle qui n’est ni plus ni moins que celle où se fait l’investissement productif. C’est à dire dans les appareils de production en équipement, en salaire, en recherche et en formation.

Régler la dette par l’austérité c’est diminuer le pouvoir d’achat en s’en prenant aux salaires, aux retraites, aux services publics. Cela a pour conséquence de réduire encore plus la consommation et les recettes fiscales. Et donc fait perdurer et aggrave la dette.

Nos énarques de gouvernants le savent bien ! Il ne faut pas les prendre pour des imbéciles. Mais voila pour inverser la tendance il faut changer le système et au besoin récupérer l’argent des intérêts abusifs versés aux banques qui nous mettent en danger en permanence en spéculant sur les marchés à la recherche de travail pas cher !

Cela, ça demande ce que l’on appelle le courage politique mais encore faut il en avoir et la volonté ne pas craindre de frapper dans le porte-monnaie des profiteurs du système. Même les déclarations incantatoires de l’extrême droite ne sont que fumée.

D’ailleurs nous-même, simples citoyens, ne sommes nous pas en deça de ce qu’il faudrait faire en nous laissant amuser par des débats sur des mesures fiscales sans grand effet sur les inégalités, des réductions de salaires de PDG, des stigmatisations d’acteurs et autres footballeurs.

Ne serait-il pas plus simple de dire :

Natonalisation des banques et contrôle démocratique à tous les niveaux de leur gestion, taxation de tout mouvement financier quitte à décourager les plus spéculatifs. Salaires hierarchisés de 1 à 20 (c’est déja trop) Impôt sur les bénéfices des entreprises avec un pourcentage dégressif en fonction des investissement productif, notamment des  embauches.

Socialisation et mise sous contrôle public de toutes les grandes entreprises avec contrôle effectif des salariés, des usagers et droit de regard des collectivités locales.

Cela s’appellerait marcher vers le socialisme. J’ai l’impression parfois qu’il ne faut pas s’appeler socialiste pour cela. C’est pour cette raison que j’insiste si souvent sur l’utilisation du mot « communiste » même s’il s’agit d’une perspective pour demain.

J.L.

 

CI-DESSOUS DECLARATION PARUE SUR LE SITE DU PCF

 

A l’occasion de sa réunion à Athènes, le 27 Mars 2013, la Présidence du Parti de la gauche européenne (PGE) a souhaité exprimer sa solidarité avec le peuple chypriote et avec sa lutte contre l’imposition d’un plan d’austérité.
Les évolutions à Chypre signalent une nouvelle phase de l’Union européenne, caractérisée par une escalade de la violence et de l’autoritarisme néo-libéral contre la démocratie et les souverainetés populaires. Chypre n’est pas un cas « à part », ce nouveau plan concerne probablement tous les Etats surendettés de la zone euro. Le NON du Parlement chypriote, qui contraste avec l’attitude soumise de la droite du Président Anastasiades, a été brutalement attaqué par l’UE et la troïka, qui ont même exigé que le plan B soit adopté sans vote parlementaire.

La décision de l’Eurogroupe sur Chypre est catastrophique, tant au plan social qu’économique : les prévisions parlent d’une « adaptation violente » du peuple chypriote à la misère par des mesures qui conduiront à la perte de 20% du PIB chypriote en six mois!

La passion soudaine des dirigeants de l’UE, pour la lutte contre le blanchiment d’argent est d’une hypocrisie remarquable. S’ils voulaient vraiment lutter contre le blanchiment d’argent et la fraude fiscale, ils auraient du accepter les propositions répétées de la gauche européenne et des mouvements sociaux pour la suppression des paradis fiscaux et des sociétés offshore, ainsi que la mise en place de taxes sur la circulation des capitaux.

Les conséquences de l’offensive néolibérale, soit disant « européiste », pousse en réalité les gens vers le chauvinisme, l’extrémisme de droite et le populisme anti-politique. La gauche européenne est fermement opposée à la destruction de l’Europe par la direction de l’UE et les gouvernements néolibéraux nationaux. Elle va intensifier sa lutte pour la formation d’un front social et politique européen de résistance et alternative. Le NON du Parlement chypriote crée déjà une rupture face à la vieille rengaine selon laquelle il n’y a pas d’alternative. La lutte pour la restauration de la démocratie, de la justice sociale et de la souveraineté populaire doit désormais s’intensifier. En ce sens, le PGE soutient la demande de la population chypriote de décider si elle souhaite être soumise à ce plan de destruction ou non, par le biais d’un référendum

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Dans l’HUMA :Intervention de François Hollande : le décryptage en 5 points

Posté par jacques LAUPIES le 29 mars 2013

 

 Dans l'HUMA :Intervention de François Hollande : le décryptage en 5 points dans POLITIQUE hollande_7

 

Politique -           humanite dans POLITIQUE le 29 Mars 2013

Elysée

Mots clés : emploi,                           austérité,                           François Hollande,                           fiscalité,                           traité européen,                           bilan hollande,                           pacte de compétitivité,                      

 

 

Hier soir sur France 2, le président de la République a  confirmé le cap austéritaire que les Français contestent  majoritairement. Voici les cinq raisons du décrochage d’avec les classes  populaires décryptées par la rédaction de l’Humanité.

1. L’emploi au cœur 
des préoccupations des Français

François Hollande en avait fait une promesse de campagne, il a réaffirmé son objectif d’inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année. Les Français ne s’y trompent pas. Déçus à 81 % par la politique gouvernementale en matière de lutte contre le chômage, ils ne sont que 15 % à se déclarer satisfaits des mesures prises en faveur de l’emploi (contrats de génération, emplois d’avenir, crédit d’impôt, mesures de compétitivité…), selon un sondage LH2 pour le Nouvel Observateur. Le mois de février a enregistré la 22e hausse consécutive du chômage. Selon les chiffres du ministère du Travail, 18 400 chômeurs de plus en catégorie A (qui n’ont pas travaillé du tout) ont été recensés, soit une hausse de 0,6 % sur un mois. Un total de 3 187 700 chômeurs en France métropolitaine (10,2 % de la population active au sens du Bureau international du travail), qui frise le record de 3 195 500, établi en 1997. Malgré la confiance affichée du pouvoir, la conjoncture économique ne permet guerre l’optimisme. Car si seule une reprise de la croissance permettrait, comme en 1997, de voir baisser les chiffres du chômage, les prévisionnistes tablent non seulement sur une croissance française quasi nulle pour 2013 mais également sur une hausse du chômage pour les deux prochaines années. Parallèlement, l’Insee a indiqué mercredi une diminution du pouvoir d’achat des Français de l’ordre de 0,4 % en moyenne sur l’année 2012. Un recul record depuis près de trente ans, qui n’augure rien de bon en matière de croissance, et donc d’emploi. Les objectifs gouvernementaux en matière de chômage semblent pour le moins irréalisables.

2. Pacte de compétitivité, flexibilité tournent le dos aux attentes

S’il est un domaine où les attentes de changement étaient pressantes, et où la déception est grande, c’est bien celui-ci : le redressement de l’industrie. La très symbolique mise en place d’un ministère du Redressement productif, le volontarisme affiché par son titulaire au verbe haut n’ont pas longtemps fait illusion. Quoi qu’en dise Arnaud Montebourg, on compte bien plus de dossiers d’entreprises menacées ou sacrifiées sur l’autel de la rentabilité financière, sur lesquels le gouvernement a montré son impuissance, que l’inverse. Le cas d’ArcelorMittal, dont le compte a été réglé via un accord gouvernement-Mittal, contre l’avis des syndicats, et après que Montebourg ait fait miroiter l’espoir d’une nationalisation, restera comme un marqueur négatif du quinquennat, à l’image de la trahison par Sarkozy des sidérurgistes de Gandrange. Le pacte de compétitivité et l’octroi de 20 milliards d’aides publiques aux entreprises sous forme de crédit d’impôt, sans contrepartie, sont encore plus lourd de sens. Il s’inscrit dans le droit fil des politiques d’exonération de charges et de cadeaux fiscaux menées par les précédents gouvernements de droite, alors qu’elles n’ont, en rien, prouvé leur efficacité contre la désindustrialisation et les pertes d’emplois. Le projet de loi transposant l’accord de flexibilisation de l’emploi (ANI) signé par le patronat et des syndicats minoritaires est l’autre grand symbole du renoncement de l’équipe Hollande-Ayrault. Contrairement à l’objectif de sécurisation de l’emploi initialement affiché par le gouvernement, ce projet n’apporte, en effet, satisfaction réellement qu’au patronat, en facilitant les licenciements.

3. Sur l’impôt, le président 
manque encore de crédit

« La réforme fiscale est (…) l’acte premier, la condition préalable à la formation d’un cercle vertueux. » Le candidat à l’élection présidentielle qui prononça cette phrase visait un triple objectif ambitieux : améliorer les comptes publics, la « compétitivité » des PME et, surtout, la justice sociale. Le candidat disait : « Le temps sera compté, c’est dans les premiers mois d’un quinquennat que beaucoup se joue. » Élu président de la République, François Hollande prendra bien des mesures fiscales : une nouvelle tranche marginale de l’impôt à 45 % pour les revenus les plus importants, une réforme de l’impôt sur la fortune, un alignement partiel de la fiscalité du capital sur celle du travail… Mais, dans le même temps, 20 milliards d’euros de crédit d’impôt étaient offerts aux entreprises sans condition, au prétexte d’un manque de compétitivité, et une TVA dite sociale était réinstaurée pour compenser le manque à gagner. Enfin, la plus symbolique des mesures, une taxe annoncée à 75 % sur les plus hauts revenus a été retoquée par le Conseil constitutionnel, et sa deuxième version transformée en son contraire, c’est-à-dire en un nouveau bouclier fiscal, par le Conseil d’État. La réforme fiscale a déjà eu lieu, se félicitait pourtant face à Jean-Luc Mélenchon, sur France 2, l’ex-ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, le 7 janvier. Ce dernier ayant dû démissionner du gouvernement, son successeur à Bercy reprendra-t-il le dossier là où il a été laissé pour impulser, enfin, la grande réforme redistributive attendue à gauche ?

4. L’austérité budgétaire 
plombe la croissance et le moral

Le 31 août 2012, trois mois à peine après la victoire de la gauche, « le changement, c’est maintenant » du candidat Hollande est déjà loin. À Châlons-en-Champagne, le président de la République annonce le tournant de la rigueur, autrement dit l’austérité. L’objectif affiché, « réduire à zéro les déficits en 2017 et relancer la compétitivité ». Pour ce faire, l’objectif pour Hollande est de « réaliser, sur cinq ans, 60 milliards d’euros d’économies dans les dépenses publiques ». Une purge jamais vue sous la Ve République. Cette politique d’austérité se traduit non seulement dans le budget de l’État dès 2013, avec des coupes sombres dans nombre de ministères (Affaires sociales, Santé, Transports, Culture… et même dans ceux jugés prioritaires comme l’Éducation), mais aussi dans les finances des collectivités territoriales. Moins 4,5 milliards d’euros de dotations d’État d’ici 2015 pour ces dernières avec, à la clé, une remise en cause des services publics de proximité et, alors qu’elles réalisent 70 % des investissements publics, une diminution de leurs capacités financières. Bien que cette politique d’austérité soit contre-productive, tant du point de vue des déficits que de la relance économique, les prévisions de croissance sont revues à la baisse (atone en 2012, elle pourrait être de 0,2 % en 2013), elles s’opposent à la satisfaction des besoins populaires. Et le gouvernement s’entête avec le projet de réforme des retraites qui pourrait prévoir l’allongement de la durée de cotisation et de nouvelles ponctions sur les pensions, ou la mise en cause des politiques familiales. Et pourtant, nulle part, les politiques d’austérité n’ont permis de sortir de la crise.

5 Le traité européen 
qui ne fut jamais renégocié

« Je proposerai à nos partenaires un pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance pour sortir de la crise et de la spirale d’austérité qui l’aggrave. Je renégocierai le traité européen issu de l’accord du 9 décembre 2011 en privilégiant la croissance et l’emploi, et en réorientant le rôle de la Banque centrale européenne dans cette direction. » Cette phrase d’accroche de la proposition numéro 11 du candidat François Hollande à la présidence de la République permet de saisir immédiatement l’ampleur du décalage avec la réalité de la politique conduite depuis par l’hôte de l’Élysée. Et donc la dimension du malaise de ceux qui avaient voté pour cette réorientation de la construction européenne qui, plus le temps passe, apparaît pourtant si vitale. Loin de « renégocier le traité budgétaire », Paris l’a signé tel quel, se soumettant à des normes qui constituent un cadre coercitif et restrictif supplémentaire. Pour lequel l’annexe en faveur de la croissance sur laquelle l’Élysée a beaucoup communiqué s’est révélée vide et sans autre objet que de faire avaler une potion bien amère à l’opinion. Le plongeon de Hollande, le président, dans la « spirale de l’austérité » si chère à Angela Merkel, n’a eu d’autre effet que d’aggraver la crise. Comme le relevait, à juste titre, Hollande, le candidat. Et comme le prouvent les ultimes prolongements chypriotes du syndrome congénital qui ronge l’euro, l’incroyable saignée que l’on veut administrer une fois encore à tout un peuple, n’obeissant qu’à une seule consigne : garder le cap désigné par les marchés financiers et un capitalisme allemand dominant.

Décryptage réalisé par Marion d’Allard, Yves Housson, Bruno Odent, Adrien Rouchaleou et Max Staat.

 

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Première impression sur la prestation télévisée de Hollande

Posté par jacques LAUPIES le 29 mars 2013

Le Président vient de s’exprimer. Tentant de rassurer il n’a fait que confirmer ce que l’on entend rabacher chaque jour dans les médias : Il faut faire des sacrifices ! Comme si la réduction des pouvoirs d’achat était un facteur de relance ? A peine a-t-il terminé sa prestation télévisée, relativement facilitée par un journaliste qui n’a posé aucune question pouvant le mettre en difficulté, qu’une brochette de béni-oui-oui de la pensée unique ( libérale s’il s’en faut) est arrivée ensuite sur un plateau pour faire la « critique » du Président.

Et le festival commence avec Bayrou dont on se demande à quel titre il est là, compte tenu de la dérouillée reçue aux présidentielles et aux législatives. Moscovici complète par une intervention de soutien au Président comme si ce dernier n’avait pas suffi pour convaincre. Puis Juppé est arrivé, pour reprendre l’éternel couplet de la réduction des dépenses publiques insuffisantes avant que le journaliste du Modem, JF Kahnn vienne nous faitre son numéro de parler sans rien dire avec des airs passionnés.

C’est ensuite le tour de JC Mailly qui très justement s’inquiète de la réduction des dépenses publiques, de la mise en cause des retraites sauf que ce dernier n’aborde pas la question des possibles financements par d’autres voies que celle de l’allongement de la durée des cotisations, dont on peu imaginer qu’elle vise des retraites prises plus tardivement.

Laurent Joffrin trouve le Président courageux. On ne peut guère espérer mieux du « patron » de « Libération ».

La droite se régale.

Phillipot qualifie le Président de « gouverneur de province de la zone euro » et plaint les retraités. On va l’engueler au FN car il n’a pas parlé des immigrés

Borloo à son tour fait son cinéma inconséquent comme s’il était bien placé pour donner des leçons lui, ancien Ministre de Sarkosy qui a largement contribué au désastre économique qui nous frappe.

Un petit numéro de dispute entre les commentateurs laisserait entendre que le Figaro serait là pour défendre les petits retraités et les personnes dépendantes contre le méchant Hollande qui n’oserait pas réduire la dépense publique, ce qui est notoirement, hélas, inexact.

A tel point que l’on se demande sur ce plateau qui est à droite qui est à gauche. Joffrin plaint Hollande qui est victime de l’hostilité des autres chefs d’Etat européens qui seraient un obstacle à sa volonté de transformation…Comme en témoigne l’acceptation du traité au lendemain de son élection, pourrions-nous lui rappeler.

A propos des déclarations sur le mariage pour tous les banalités habituelles entendues ne méritent même pas d’en parler ici.

Delapierre du Parti de Gauche (lui qui a traité Moscovici de Salopard) n’a rien dit, peut-être parce qu’il n’en avait pas eu le loisir dans son intervention, de ce qu’il faudrait faire pour régler la situation.

Personne ne l’a dit d’ailleurs ! Peut-être un communiste l’eut-il fait ? Encore aurait-il fallu que l’on en invita un !

JL

 

Elysée

À la télé, un Hollande rattrapé par la réalité

Mots clés : François Hollande,                           sondages,                           bilan hollande,                           popularité,                      

 

 

Le chef de l’État se livre ce soir sur France 2 à une relance médiatique, tandis que les clignotants économiques persistent à demeurer au rouge et que sa popularité dégringole.

La nervosité est perceptible et le caporalisme pointe. La porte-parole du gouvernement a vivement condamné des « propos assez intolérables » du député de l’aile gauche du PS Pascal Cherki qui, la veille, s’en était pris à François Hollande, l’appelant à « changer de braquet » car il « n’a pas été élu pour conduire le peuple français sur le chemin sans fin de l’austérité et de la rigueur ». « M. Cherki, tance Najat Vallaud-Belkacem, semble avoir oublié que les électeurs qui l’ont envoyé à l’Assemblée nationale l’ont fait pour qu’il fasse un travail de député rigoureux, utile et pas pour qu’il tienne des propos à l’emporte-pièce qui ne le grandissent pas. » Ambiance, à la veille de l’intervention télévisée de François Hollande, alors que tous les clignotants sont au rouge. La courbe du chômage ne s’inverse pas, la crise de la zone euro, « derrière nous » selon le chef de l’État fin 2012, revient par la fenêtre avec Chypre, la réforme fiscale s’évanouit, l’affaire Cahuzac ternit la « République irréprochable » voulue. L’accord compétitivité et la hausse de la TVA, hormis leur mise en œuvre, ressemblent furieusement aux choix sarkozystes.

Même l’indéfectible allié du PRG juge, par la voix de son président Jean-Michel Baylet, que le PS « n’est pas en ordre de bataille », et doit « surtout être solidaire de cette majorité ». Six mois après son dernier rendez-vous télévisuel, le 9 septembre dernier, François Hollande sera donc ce soir sur France 2 pour démontrer, selon Bruno Le Roux, le patron des députés socialistes, « une capacité à prendre la mesure de la situation (…) et en même temps rester serein parce qu’il sait qu’il faut un peu de temps ». Du temps, ou une politique de rechange ? Emmanuel Maurel, animateur de l’aile gauche du parti, déclare au JDD que « sur le fond, Pascal Cherki traduit une forme d’impatience d’un certain nombre de militants socialistes. Mais aussi de doutes par rapport à l’orientation actuelle de la politique gouvernementale ». « Alors même, ajoute-t-il, que j’ai la prétention de croire que nous exprimons un sentiment majoritaire à gauche. » Bruno Le Roux n’est pas de cet avis : « Nous sommes 300 (députés PS), il y en a 35 qui veulent durcir » le texte sur l’ANI. « Il n’y aurait rien de pire qu’un accord où tout le monde saute de joie en se disant “ah il est vraiment à gauche cet accord”, et qu’il soit ensuite inapplicable sur le terrain. » Curieuse rhétorique où il faudrait donc renoncer à être de gauche en période de crise.

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La rançon de l’austérité: baisse historique du pouvoir d’achat

Accord emploi: la pétition du « non-socialiste » contre l’ANI fait boule de neige

 

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Quelle union et quelle stratégie pour en sortir ?

Posté par jacques LAUPIES le 28 mars 2013

 Le débat n’est pas nouveau sur cette question !

Il a même existé et existe encore au sein du PCF. A fortiori il n’est pas surprenant qu’étant donné la composition du Front de Gauche il réapparaisse au sein de ce dernier !

Essayons d’y voir clair. Il n’y a pas d’autres solutions pour ceux qui prétendent vouloir changer radicalement de politique dans notre pays, et en finir avec les deux composantes majoritaires qui se partagent alternativement le pouvoir, que de dégager une majorité. Ou l’on croit que cela est possible et on fait tout pour cela, ou l’on fait semblant d’y croire et on continue dans une voie d’isolement basé sur la contestation permanente en attendant le grand jour, ou le grand soir, comme vous voudrez !

L’extrême gauche et l’extrême droite avec des valeurs et des objectifs totalement opposés peuvent raisonner et raisonnent ainsi.

Cela nécessairement aboutirait a des conflits qui pourraient prendre une tournure violente dont les forces populaires de ce pays feraient les frais car le rapport des forces dans un cas de tension extrême  pourrait bien rester à la classe dominante qui est loin d’être embourbée dans des divisions et des conflits extérieurs comme ce fut le cas dans nombre de révolutions du 20ème siècle. On sait également que cette même classe, appelons-là par son nom « la grande bourgeoisie »,  sait utiliser les extrêmes (à droite notamment) qui ne mettent pas fondamentalement en cause le capîtalisme. Sa seule crainte étant que l’union des forces populaires viennent contrarier ses différentes stratégies de pouvoir (du libéralisme politico-économique à la social démocratie).

Pour qui est attentif au comportement de ces deux tendances, il est clair que l’entente entre les deux (sorte d’union Nationale ne serait pas pour leur déplaire.

Reste donc une stratégie qui semble émerger dans la conquête du pouvoir par un peuple dont évidemment l’immense majorité est salariée. Elle consiste à réaliser cette « révolution citoyenne » dont on parle beaucoup au Front de Gauche et qui se ferait en accédant à la Direction des affaires du pays par des voies démocratiques. Ce qui suppose un rassemblement majoritaire qui pour être acquis pose en soi des questions de stratégies à adopter.

Stratégies qui ne peuvent – être figées et doivent tenir compte des luttes sociales, de la conscience politique des populations, de l’état des rapports de force électoraux, de la réaction des forces conservatrices, le tout étant liés à la situation matérielle des différentes couches de la population et à la façon dont elles perçoivent et analysent les causes de leur situation.

Alors ou en est-on ?

Les forces du changement pour une république sociale plus égalitaire sont encore très minoritaires et leur rassemblement sans doute fragile. Mais il est indispensable ! Que doit-il être et comment le réaliserce ou maintenir ce qui est amorcé ?

L’intéraction entre base, entre des millions de français mécontents, d’une part et un « sommet » incarné par des dirigeants politiques, organisés avec quelques centaines de milliers de militants, est à prendre en compte dans les deux sens. Pour que cette interaction fonctionne et débouche sur des actions massives, électorales ou autres, il faut à un moment donné que les millions de citoyens puissent intervenir en direction de ces quelques dizaines de milliers de stratèges (effectif des responsables des partis politiques) et vice versa.

Mais comme, dans un rassemblement de partis, chacun à sa propre base et ses propres stratèges (dirigeants notamment)  inévitablement ces derniers vont définir des orientations qui sont liés à leur positionnement social ou encore à leur attaches et pratiques politiques passées. Ou encore à leurs psychologies …

On pourrait citer de grands intellectuels de la politique qui ont su fonctionner avec recul et un certain détachement des esprits de chapelle qui animent toujours les groupes fussent-ils constitués de révolutionnaires « patentés ». Ceux  là, qui ont fait des révolutions abouties ou assez marquantes, se comptent avec les doigts de la main.

Le Front de Gauche n’échappera pas à cette nécessité. Lui qui prétend à la révolution citoyenne !

Mais la question ne se pose pas qu’au niveau d’une nation, elle se pose partout où se constituent des Comités « Machin ». Le résultat on le connait : chacun vient autour de la table parle abondamment. On décide ensemble et chacun fait comme bon lui semble. C’est un peu le défaut des mouvements parfois hétéroclites dans leur communauté globale de vue.

A ce défaut, il n’y a qu’un remède, qui peut mettre tout le monde d’accord, c’est que ceux qui ne sont pas autour de la table  prennent le pas sur les divisions.  Encore faut-il qu’ils se forgent une idée pour se prononcer sur les désaccords, les différences entre les différentes composantes. et l’on revient à la case départ : qui fait leur l’opinion ?

Un exemple je rencontre K, R, JC et quelques autres, et je n’invente rien de nos échanges d’idées ! Tous disent à peu près ceci sur la situation politique au militant communiste du Front de Gauche : « Tu avais raison de nous mettre en garde contre le risque d’une élection trop favorable au PS « . Ils font ainsi référence au fameux vote utile en sa faveur » qui à privé les candidats du Front de Gauche d’une présence forte au sein du parlement.

On pourrait penser qu’ils ont « compris » la nécessité de rééquilibrer la gauche.

Détrompons nous : la plupart de ceux que j’ai rencontrés ont tiré la conclusion que la surdité du PS à nos avertissements devait-être sanctionnée, qu’il ne fallait plus voter pour  le PS et,  plus grave, bannir toute alliance électorale avec eux. Réaction que depuis plus de  90 ans nous connaissons après chaque phase de pouvoir exercé par la gauche.

Et la droite revient triomphante et plus exigeantes pour la défense des intérêts que généralement elle représente. Plus grave elle risque de se recomposer avec son extrême qui, comme le prouve les partielles de ces derniers jours, canalisent les mécontents.

Pas joyeuse mon analyse n’est-ce pas ?

Joyeuse ou pas elle démontre bien que nous ne pourrons nous en sortir qu’en expliquant et en rassemblant avec les moyens dont nous disposons. Si chacun fait ce qu’il peut, là ou il est, avec initiative et responsabilité, nous pourrons avancer.

 

 

 

Quelle union et quelle stratégie pour en sortir ? dans POLITIQUE pg_2

 

Politique –   humanite dans POLITIQUE le 22 Mars 2013

Municipales

Les municipales ravivent le débat sur l’orientation du Front de gauche

Mots clés : parti socialiste,           front de gauche,           parti de gauche,           jean-luc mélenchon,           municipales 2014,

La feuille de route signée par ses composantes, le 28 janvier, n’a pas réglé la discussion sur la stratégie à adopter aux municipales, le PG plaidant pour des listes autonomes.

C’est l’un des acquis incontestables du Front de gauche, comme le souligne Jean-Luc Mélenchon : « À chaque étape nous avons été capables de nous doter d’un document d’orientation. » Récemment encore, le 28 janvier, ses composantes ont rendu publics deux documents dans lesquels elles s’accordent sur la stratégie du Front de gauche pour « rassembler et pour construire une alternative de gauche ». Mais les formules couchées sur le papier ne règlent pas les débats au quotidien, comme l’ont montré les échanges sur le vote de la proposition de loi d’amnistie sociale, ou le débat, plus feutré cette fois, mais non moins réel, sur la stratégie en vue des municipales de 2014.

Polémiques normales dans une construction qui revendique sa diversité comme une richesse, ou révélateur de fractures plus profondes menaçant, à terme, tout l’édifice ? Christian Picquet, porte-parole de la Gauche unitaire, y voit le signe, sur son blog, d’« une discussion d’orientation (…) pas complètement réglée », et il redoute que, si ses animateurs n’y prennent garde, le Front de gauche approche « d’une zone de turbulences dangereuses ».

« Dans l’histoire du Front de gauche, des différences se sont toujours exprimées. Au final, c’est la réalité qui tranche », relativise Éric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche, qui y voit surtout l’expression de « nuances dans le degré d’autonomie vis-à-vis du gouvernement », aiguisées « par l’approche des municipales ». Pour lui, cela tient au fait que « le PG n’a pas le même degré d’implication avec la majorité gouvernementale » que le PCF, qui compte des milliers d’élus sortants dans les municipalités. Mais il en fait le pari : « Plus le temps avance, et plus la politique gouvernementale se durcit, plus il sera impossible aux municipales de ne pas partir en listes autonomes » du PS.

« Depuis le début, le Front de gauche se fixe pour ambition d’ouvrir une autre perspective à gauche que la social-démocratie, et de créer le rassemblement le plus large pour cela, en étant partie prenante de majorités chaque fois que c’est possible pour avancer », rappelle de son côté Marie-Pierre Vieu, membre de la coordination nationale du PCF. « C’est évidemment compliqué en ce moment : c’est la première fois que le Front de gauche est confronté à un gouvernement de gauche qui a, en six mois, dépassé nos prévisions les plus pessimistes… » Pour elle, travailler à une nouvelle hégémonie à gauche « ne veut pas dire faire la politique de la terre brûlée en excluant tous les autres ». « Il faut travailler avec d’autres, élaborer des plates-formes pour des rassemblements majoritaires aux municipales : dans certains cas, cela pourra déboucher sur des listes d’unions la plus large, et dans d’autres pas », estime la militante. « Nous avons tiré de l’épisode de la gauche plurielle la leçon que notre participation ne suffisait pas pour changer la politique mise en œuvre, c’est pour cela que nous avons créé le Front de gauche. Mais l’autre risque, c’est celui de faire un NPA bis », met en garde Marie-Pierre Vieu.

« Dans les semaines à venir, dans toutes les grandes villes pour commencer, le PG va localement prendre contact avec ses partenaires du Front de Gauche et tous ceux qui, à gauche, refusent la politique d’austérité du gouvernement, pour avancer sur ces listes », a annoncé ce dimanche le Parti de gauche dans un communiqué qui liste les villes qui « d’ores et déjà » « répondent à cette ambition ».  Sont concernées : Nancy, Reims, Chaumont, Besançon, Dole, Lons-le-Saulnier, Strasbourg, Dijon, Nevers, Mâcon, Rennes, Lorient, Nantes, St-Nazaire, Angers, La-Roche-S/Yon, Cognac, Poitiers, Soissons, St Quentin, Beauvais, Lille, Lisieux, Caen, Cherbourg, Rouen, Limoges, Clermont-Ferrand, Tours, Rodez, Toulouse, Colomiers, Tarbes, Bergerac, Périgueux, Bordeaux, Nimes, Montpellier, Lyon, Villeurbanne, Grenoble, Chambéry, Annecy, Gap, Marseille, Avignon, Toulon, Nice, Cannes, Paris, St-Ouen, St-Denis, Montreuil, Argenteuil, Cergy, Evry, Massy, Corbeil-Essonne, Clichy-la-Garenne-là la grande  bourgeoisie

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Jean Luc Mélenchon

Posté par jacques LAUPIES le 27 mars 2013

On peut ne pas être d’accord en tout et pour tout avec Jean Luc Mélenchon mais son style présente cependant un intérêt : celui de dépoussiérer  le débat politique.

On ne peut en effet en permanence jouer avec les mots en faisant des ronds de jambes et en enfumant des convictions dans de simples sous entendus.

Il faut effectivement parfois, et le plus souvent possible appeler un chat un chat.

Quand on nous dit que la critique du PS trop virulente rappelle l’attitude de l’extrême gauche en Allemagne qui ce faisant a favorisé la venue de Hitler, je trouve cela un peu court.

Ce qui favorise la montée de l’extrême droite ce sont les politiques libérales de la droite et néolibérales de la gauche social-démocrate, tout simplement parce qu’elles aboutissent à une paupérisation généralisée des couches sociales les plus nombreuses. S’ensuit alors un rejet de ces politiques à l’égard desquelles il y aurait grand tort de manifester une quelconque complaisance.

Si l’on prend l’exemple du Front populaire on constate bien que c’est l’attitude combative des communistes et des antifascistes, entrainant la SFIO (Parti socialiste de l’époque) dans la lutte contre les factieux de l’extrême droite française qui ont donné naissance à d’immenses conquêtes sociales qui ont bien plus pesé que n’importe quoi contre cette dernière et les oligarchies financières dont elle fut un instrument.

Par contre les renoncements qui ont suivi, de la non intervention en Espagne à Pétain en passant par Munich, et auxquels nombre de socialistes et de radicaux se sont associés ont certainement plus pesé dans la venue du fascisme que les avertissements verbaux et le langage cru des communistes de 1936.

Cherchez les salopards de l’époque et vous en trouverez aussi.

On peut toujours regretter un qualificatif comme celui de « salopard » inapproprié sans doute à qualifier, sauf peut-être dans son sens de malhonneteté (qui manque à la probité, à l’honneur) encore que, personnellement attentif aux déclarations de Moscovici avant les élections, cet émule de Strauss Kahnn était facilement identifiable. Donc plutôt taxable de valet du capital que de salopard.

Valet ou salopard ? Il y a une nuance ! Quand Fabius préconise la levée de l’embargo en Syrie ? Valet ou Salopard ! La responsabilité des hommes politiques et la classe qu’ils servent à leur façon nécessite parfois un langage vif mais il faut surtout en démontrer le sens.

Des familles ruinées et sans travail, des guerres inutiles pour les peuples avec leur cortège de victimes, cela ne vient pas tout seul. C’est le résultat d’une lutte de classe permanente avec ses formes variantes et multiples. Cela résulte de décisions d’hommes engagés dans un camp ou l’autre.

Les traiter de pourris, de vendus, de traitres de salopards où autres noms d’oiseaux est attribuer à leur personne seule, à leur caractère, un choix politique qui ne me convient pas, contraire à nos intérêts et surtout à ceux que nous représentons.

C’est nous soulager d’une colère justifiée par les conséquences de choix qui peuvent nous conduire à la catastrophe et qui nous révoltent mais cela n’explique rien si l’insulte vise la personne seulement.

Exemples extrêmes des Dictateurs ou hommes d’états qui ont engagés des processus criminels : Hitler n’aurait rien été sans le soutien et la complicité de la bourgeoisie impérialiste allemande. Staline et le goulag n’aurait pas existé sans la révolution prolétarienne libératrice en Russie. Robespierre et Saint Just furent instigateurs de la terreur au nom de la liberté de l’égalité et de la fraternité et des Lumières et Thiers qui fit massacrer dix fois plus de communards que le comité de Salut Public fut l’exécuteur pour le compte d’une classe bourgeoise dont on oublie encore la férocité.

En faire tous des salopards les met en parallèle, simplifie trop l’histoire et permet sa falsification.

Autre conséquence non négligeable les excès de langage, les petites phrases assassines ravissent les médias mais elles créent aussi des clivages ou des amalgames dangereux.

Les forces politiques de la gauche socialiste doivent modifier leur stratégie mais cela résultera plus d’une pression populaire organisée à la base que d’invectiver des dirigeants…

Jean Luc Mélenchon dans POLITIQUE 2013-03-26melenchon

Jean-Luc Mélenchon, en marge de la mobilisation contre l’ANI, le 5 mars 2013

Politique -           humanitefr dans POLITIQUE le 26 Mars 2013

 

Tirs nourris au PS contre « la violence verbale » de Jean-Luc Mélenchon

Mots clés : parti socialiste,                           front de gauche,                           parti de gauche,                           jean-luc mélenchon,

 

 

Plusieurs personnalités du parti socialiste ont appelé ce mardi Jean-Luc Mélenchon à cesser ses attaques contre la politique gouvernementale et mis en cause ses « propos outranciers ».

Ces prises de position interviennent après un week-end de polémiques et une intervention du co-président du Parti de gauche sur France Inter, au cours de  laquelle il a revendiqué un « dru et cru ».

« Apprentis sorciers »

Lors d’un point presse ce mardi matin, l’une des porte-parole du PS, Annick Lepetit, a dénoncé les « apprentis sorciers » qui, de l’UMP concernant le projet de loi sur le mariage pour tous, à Jean-Luc Mélenchon, « jettent de l’huile sur le feu ». Soulignant que le gouvernement et la majorité ne comptaient « pas céder à ces formes d’intimidation qui dénaturent le débat », la porte-parole a précisé qu’elle le disait « aussi pour Jean-Luc Mélenchon et le Parti de Gauche », qui, « en insultant le ministre des Finances et en tenant des propos outranciers ont insulté toute la gauche. »

« Jean-Luc Mélenchon a choisi de s’illustrer par l’invective, la violence verbale, l’intimidation, et la brutalité des propos fait partie de son fonds de commerce. Non seulement il ne s’en excuse pas, mais il le revendique », a déploré Mme Lepetit, se demandant « jusqu’où mène la violence verbale ».

« Donner des leçons »

De son côté, Thierry Mandon, autre porte-parole du groupe PS, a lancé dans les couloirs: « Il s’en est pris au ministre de l’Economie et des Finances, élu et  réélu dans l’une des circonscriptions les plus ouvrières de France.  Quand Jean-Luc Mélenchon aura fait ses preuves au suffrage universel  direct dans une circonscription ouvrière, il pourra donner des leçons de  gauche à ceux qu’il critique. »

« Dans l’opposition »

Sur France 3 mardi, le président du groupe des députés socialistes à l’Assemblée, Bruno Le Roux, classe le cofondateur du Parti de gauche dans l’opposition. « Il n’est pas un allié, il est dans l’opposition depuis plusieurs mois, dans l’opposition la plus dure, la plus caricaturale, qui emploie des termes qui n’ont jamais été employés dans le débat politique à gauche. Il faut que cela cesse. Il faudrait que chacun ait le sens de l’intérêt national plutôt que de l’intérêt partisan. »

Interrogé sur le score élevé de la candidate Front national à la législative partielle dans l’Oise ce dimanche, Julien Dray, ancien leader du courant Gauche socialiste, « ne tire pas un trait d’égalité entre Mélenchon et Le Pen », mais souligne qu’ »on ne combat pas le FN en employant ses instruments. Attention à ne pas diviser la gauche au point, comme dans l’Allemagne des années 1930, de laisser le fascisme s’installer », met-il en garde.

« Manoeuvre »

Ce mardi matin, invité sur France Inter, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « une manoeuvre montée par le Parti socialiste contre moi qui a essayé de m’accuser d’antisémitisme pour faire taire le débat sur sa responsabilité dans l’affaire de Chypre ». Dans cette île, « un parlement national a voté contre des mesures proposées par un comité de l’Eurogroupe et on a décidé de s’asseoir dessus. C’est un événement immense dans la vie de l’Union européenne. »

Vidéo: l’intervention de Jean-Luc Mélenchon sur France-Inter

 

Récusant toute forme d’outrance, le candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012 a mis en cause le traitement de l’information dans les médias, « intéressés à aucun raisonnement, aucun texte du congrès du Parti de  Gauche (…) jusqu’à ce qu’il y ait le mot salopard: vous êtes des  petits amusants, on vous manipule comme des pantins en agitant des  chiffons rouges et vous rappliquez tous ».

« La colère du peuple »

« Il y a 15 jours, vous étiez tous rassemblés autour de la momie d’Hessel, en train d’agiter vos palmes et vos engins à encens: indignez-vous, c’est magnifique! Mais il faut s’indigner dans le langage de la bonne société, il faut dire prout-prout, parler gentiment ». « Ce n’est pas comme ça que s’exprime la colère du peuple, les gens en ont par dessus la tête, ils ont besoin d’avoir des dirigeants qui parlent dru et cru, qui disent les choses comme elles sont », a assuré Jean-Luc Mélenchon.

  • A lire aussi:

D’arrache-pied, l’édito de l’Humanité, par Michel Guilloux

Polémique à gauche: le PS esquive le fond

S.G.mmes

C’est nous soulager d’une colère justifiée par les conséquences de choix qui peuvent nous conduire à la catastrophe et qui nous révoltent mais cela n’explique rien si l’insulte vise la personne seulement.

Exemples extrêmes des Dictateurs ou hommes d’états qui ont engagés des processus criminels. Hitler n’aurait rien été sans le soutien et la complicité de la bourgeoisie impérialiste allemande. Staline n’aurait pas existé sans la révolution prolétarienne en Russie. Robespierre et Saint Just furent instigateurs de la terreur au nom de la liberté de l’égalité et de la fraternité et des Lumières et Thiers qui fit massacrer mille fois plus de communards que le comité de Salut Public fut l’exécuteur pour le compte d’une classe bourgeoise dont on oublie encore la férocité.

En faire des salopards

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas de quoi en faire un fromage cependant !

 

 

 

 

 

2013-03-26melenchon

Jean-Luc Mélenchon, en marge de la mobilisation contre l’ANI, le 5 mars 2013

Politique -           humanitefr le 26 Mars 2013

 

Tirs nourris au PS contre « la violence verbale » de Jean-Luc Mélenchon

Mots clés : parti socialiste,                           front de gauche,                           parti de gauche,                           jean-luc mélenchon,

 

 

Plusieurs personnalités du parti socialiste ont appelé ce mardi Jean-Luc Mélenchon à cesser ses attaques contre la politique gouvernementale et mis en cause ses « propos outranciers ».

Ces prises de position interviennent après un week-end de polémiques et une intervention du co-président du Parti de gauche sur France Inter, au cours de  laquelle il a revendiqué un « dru et cru ».

« Apprentis sorciers »

Lors d’un point presse ce mardi matin, l’une des porte-parole du PS, Annick Lepetit, a dénoncé les « apprentis sorciers » qui, de l’UMP concernant le projet de loi sur le mariage pour tous, à Jean-Luc Mélenchon, « jettent de l’huile sur le feu ». Soulignant que le gouvernement et la majorité ne comptaient « pas céder à ces formes d’intimidation qui dénaturent le débat », la porte-parole a précisé qu’elle le disait « aussi pour Jean-Luc Mélenchon et le Parti de Gauche », qui, « en insultant le ministre des Finances et en tenant des propos outranciers ont insulté toute la gauche. »

« Jean-Luc Mélenchon a choisi de s’illustrer par l’invective, la violence verbale, l’intimidation, et la brutalité des propos fait partie de son fonds de commerce. Non seulement il ne s’en excuse pas, mais il le revendique », a déploré Mme Lepetit, se demandant « jusqu’où mène la violence verbale ».

« Donner des leçons »

De son côté, Thierry Mandon, autre porte-parole du groupe PS, a lancé dans les couloirs: « Il s’en est pris au ministre de l’Economie et des Finances, élu et  réélu dans l’une des circonscriptions les plus ouvrières de France.  Quand Jean-Luc Mélenchon aura fait ses preuves au suffrage universel  direct dans une circonscription ouvrière, il pourra donner des leçons de  gauche à ceux qu’il critique. »

« Dans l’opposition »

Sur France 3 mardi, le président du groupe des députés socialistes à l’Assemblée, Bruno Le Roux, classe le cofondateur du Parti de gauche dans l’opposition. « Il n’est pas un allié, il est dans l’opposition depuis plusieurs mois, dans l’opposition la plus dure, la plus caricaturale, qui emploie des termes qui n’ont jamais été employés dans le débat politique à gauche. Il faut que cela cesse. Il faudrait que chacun ait le sens de l’intérêt national plutôt que de l’intérêt partisan. »

Interrogé sur le score élevé de la candidate Front national à la législative partielle dans l’Oise ce dimanche, Julien Dray, ancien leader du courant Gauche socialiste, « ne tire pas un trait d’égalité entre Mélenchon et Le Pen », mais souligne qu’ »on ne combat pas le FN en employant ses instruments. Attention à ne pas diviser la gauche au point, comme dans l’Allemagne des années 1930, de laisser le fascisme s’installer », met-il en garde.

« Manoeuvre »

Ce mardi matin, invité sur France Inter, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « une manoeuvre montée par le Parti socialiste contre moi qui a essayé de m’accuser d’antisémitisme pour faire taire le débat sur sa responsabilité dans l’affaire de Chypre ». Dans cette île, « un parlement national a voté contre des mesures proposées par un comité de l’Eurogroupe et on a décidé de s’asseoir dessus. C’est un événement immense dans la vie de l’Union européenne. »

Vidéo: l’intervention de Jean-Luc Mélenchon sur France-Inter

 

Récusant toute forme d’outrance, le candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012 a mis en cause le traitement de l’information dans les médias, « intéressés à aucun raisonnement, aucun texte du congrès du Parti de  Gauche (…) jusqu’à ce qu’il y ait le mot salopard: vous êtes des  petits amusants, on vous manipule comme des pantins en agitant des  chiffons rouges et vous rappliquez tous ».

« La colère du peuple »

« Il y a 15 jours, vous étiez tous rassemblés autour de la momie d’Hessel, en train d’agiter vos palmes et vos engins à encens: indignez-vous, c’est magnifique! Mais il faut s’indigner dans le langage de la bonne société, il faut dire prout-prout, parler gentiment ». « Ce n’est pas comme ça que s’exprime la colère du peuple, les gens en ont par dessus la tête, ils ont besoin d’avoir des dirigeants qui parlent dru et cru, qui disent les choses comme elles sont », a assuré Jean-Luc Mélenchon.

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S.G.

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Picasso pour nous tous…

Posté par jacques LAUPIES le 26 mars 2013

 

Picasso pour nous tous... dans POLITIQUE unepicasso

L’Humanité honore par des numéros spéciaux ce que la France a eu et a encore de plus prestigieux  dans le domaine des arts.

C’est une bonne chose dans une période ou il s’en trouve si peu qui soient en prise avec l’esprit révolutionnaire comme le furent par exemple Aragon et Picasso et bien d’autres.

Leur créativité avait nécessairement à voir avec leur vision du monde et l’idée de le transformer.

L’art n’est jamais en dehors des réalités, simplement il les transcende. Toute oeuvre littéraire, picturale, musicale est le fruit d’un conscient mais ausi d’un insconscient qui l’un et l’autre ont à voir avec l’être, l’existant et bien entendu notre façon de le percevoir.

De cette conception nous avons à tirer des enseignements. En premier lieu celui qui doit nous conduire à favoriser la diffusion par dela les modes et les impostures qui bien entendu en art comme en politique viennent perturber les esprits. Non par la censure mais par le débat et l’eplication.

Je n’ai guère compétence à interpréter l’oeuvre de Picasso. Je dirai même que je me sens incompétent en ce domaine mais l’émotion ne s’explique pas toujours confrontée à des formes et des harmonies des couleurs qui la provoque.

Mais notre émotion à des origines, propre à chacun de nous, à ses expériences de vie.

Il parfois inquiétant que la société nous prive de ces expériences acquises dans le travail, la vie sociale, la vie amoureuse, etc. On en voit hélas le résultat dans le comportement de foules entières qui, privées de cet apport s’égarent sur des sentiers passéistes au nom d’espoirs détournés.

Des numéros spéciaux de l’Humanité consacrés à Louis Aragon, déja publié il y a quelques semaines, et cette semaine à Picasso sont à ne pas manquer !

Jacques Laupies

Picasso, l’art et la révolution

Mots clés : art contemporain,                           pablo picasso,                      
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Documents à télécharger : Commander la Sérigraphie d’Hervé Di Rosa -          

 

 

À l’occasion du quarantième anniversaire de la mort du peintre, l’Humanité publie un hors-série exceptionnel avec en cadeau une œuvre originale d’Hervé Di Rosa.

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De l’enfant de Malaga au jeune homme qui débarque au petit matin à Paris où il s’installera pour longtemps, du petit Pablo Ruiz Picasso qui, enfant, repoussait les limites du cadre jusqu’à ce que plus tard, il explose le cadre, y faisant entrer, comme par effraction le hors-champ, comment raconter l’une des œuvres majeures de l’histoire de l’art, une vie aussi remplie, bouillonnante, un engagement aussi tenace face aux tourments, et ils furent nombreux, de son siècle ?

Nous sommes retournés sur les traces de son enfance, dans sa ville natale de Malaga ; nous l’avons suivi à Barcelone, au temps d’une adolescence turbulente qui marque la période de la découverte des grands maîtres, Velázquez, Goya, lorsque sa mère, l’emmène, parfois, au Prado, à Madrid ; nous l’épions à Paris où, d’atelier en atelier, il s’impose, très vite, très jeune, il a à peine vingt-cinq ans, comme un des artistes majeurs de sa génération. A Paris, sa route croise celle des poètes, Apollinaire, Max Jacob, Eluard, Breton, Aragon, Cocteau, les frères Prévert. Chez les Stein et ailleurs, il se lie d’amitié avec Braque. Ensemble, ils comploteront dans leurs ateliers et de leurs conversations enflammées naîtra le cubisme, rompant avec le figuralisme par l’entremise d’une géométrie qui déploie autant d’angles droits que de césures inattendues dans la poésie surréaliste. Avec Matisse, il entretiendra une relation qui teint à la fois de l’admiration et de l émulation.

Picasso est plongé jusqu’au cou dans le grand bain intellectuel qui agite Paris lorsqu’éclate la Guerre d’Espagne. En 1937, la République espagnole lui demande une œuvre pour le pavillon espagnol pour l’exposition internationale qui se déroule à Paris. Il lit dans l’Humanité les reportages des envoyés spéciaux sur le front et découvre alors, horrifié, les photos du massacre de Guernica, la petite ville basque bombardée par l’aviation allemande et italienne. Picasso peint « Guernica » en quelques semaines, dans un compte-à-rebours qui tient à la fois de l’urgence, de la colère et d’une tristesse profonde. Ces personnages figés dans la mort en noir et blanc subjuguent, déconcertent et provoquent une onde de choc universelle.

Après la guerre, Picasso s’installe dans le sud de la France. Il ne retournera jamais dans son pays. Du côté de Vallauris, d’Antibes, Picasso plonge à bras ouvert dans tous les bleus que déclinent un paysage aussi sauvage que celui de son enfance ; ceux de la ; les bleus célestes foudroyants ; le sol y sombra dont il retrouve les sensations, les émotions en fréquentant assidument les arènes de l’arrière-pays.

Picasso ne cesse de peindre, d’inventer, de réinventer pour mieux se rappocher des maîtres de son enfance, pour mieux les transcender. Communiste, il est d’une générosité sans faille à l’égard de ses camarades. Il peint des Unes pour l’Huma, l’Huma-Dimanche, le Patriote… Il est devenu un géant de la peinture, un monstre mais dans son œil bleu, pétille le désir, la vie, l’amour. On en aura jamais fini avec le Mystère Picasso…

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Marie-José Sirach

 

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La nuit était presque là

Posté par jacques LAUPIES le 24 mars 2013

La nuit était presque là  dans POLITIQUE p1000773-e1364083196508-225x300 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La nuit était presque là
Tu t’es arrêté
Perché sur ta bicyclette
Tu as appelé
Celui que l’on appelle peu
Tu lui as dit avec tes yeux noirs
D’autres mots entendus
Il les a crus
Plus que ceux de ta bouche
 
La nuit était presque là
Tu es entré avec ta lumière
Hésitant comme il se doit
Quand s’intensifie la découverte
Tu es entré dans sa tanière
Et des paroles inutiles
Ont dit ta pensée
Et bouleversé la sienne
 
La nuit était presque là
L’escalade du dire
Fut partagée
Car tu désignas un sommet
Qui était par-dessus les nuages
Qu’il voulait aussi dépasser
Le temps s’est arrêté
Non loin de l’apogée
 
La nuit était presque là
Et vous avez décidé
De reprendre l’escalade
Quand la nuit serait là
Tu as quitté sa montagne
Pressé de le revoir
 
Mais dans le gris du soir
Tu as rencontré des oiseaux
Qui se perdent dans  le blanc et le noir
Craignant le rouge crépuscule
Saboteur de tes joies nocturnes
Est-ce leurs cris qui te détournent
Est-ce ta peur naissante
D’une offrande protectrice
 
La nuit est là
Avant le jour sale
Du ciel tu t’éloignes
Croyant le gagner
Mais je crois en ta bonne étoile
 

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Voir les choses en face

Posté par jacques LAUPIES le 23 mars 2013

 

Voir les choses en face dans POLITIQUE

Cet homme a porté des espoirs.  Il n’était pas seul mais parfois un homme seul compte beaucoup !

 

La maitrise des médias par la bourgeoisie et ses valets intellectuels qui n’ont de cesse de nous faire croire que la crise est un fait inéluctable auquel il faut s’adapter, c’est a dire : faire payer ceux qui la subissent à la place de ceux qui l’ont créée et se sont enrichis.

Le Front de Gauche est quasiment le seul rassemblement de partis qui dénoncent inlassablement cette réalité.

Le message a été entendu par un électeur sur dix. C’est encore bien peu et bien insuffisant pour contraindre les privilégiés à abandonner le pouvoir politique sous ses formes les plus camouflées, a être dépossédés de la richesse produite par autrui d’une puissance de parole malfaisante qui trompe, dresse les uns contre les autres donc divise pour mieux régner.

Comment inverser ce rapport de force ? Etre entendus privés de moyens et avec un auditoire ou cohabite l’intelligence et le bon sens avec l’ignorance et la stupidité  les plus incroyables ?

Car à cette population l’on inculque chaque jour des peurs, des doutes, qui la poussent au refoulement plus qu’à l’affrontement lucide de ses inquiétudes, lui faisant de surcroit des discours pseudo libérateurs qui donnent l’illusion chez certains de vivre une émancipation et à d’autres, au contraire, une décadence sociétale.

Les enfants, naturellement et globalement protégés par la famille les institutions éducatives, reçoivent, en fonction de leur milieu, ces contradictions en pleine figure.Ils en transfèrent la souffrance qu’elle fait naitre dans leur monde infantile où surgissent, dans leurs rapports, des beaux sentiments autant que des violences. Ils ne font souvent que répéter les comportements adultes. Ils n’ont d’autres choix que de s’abriter dans le nid familial tant que ne survient pas l’adolescence qui les met en position de préparation d’une insertion sociale. Et si le nid familial est perturbé ils s’en échappent parfois trop tôt.

Mais leur insertion est incertaine ! Le travail présenté comme valorisant et source de cette intégration n’est pas présent au rendez-vous pour beaucoup trop d’entre eux. Ils vont peu à peu intérioser un malaise qu’ils vont exprimer de manière différente selon les milieux, et surtout, selon les premières relations affectives et sociales qui dépendent d’une offre hétérocite de propositions avec des tabous, des tolérances, que dicte la morale, la tradition toujours en retard sur les réalités.

Les modèles de vie traditionnels  : aimer, vivre avec ceux que l’on aime, se marier (pourquoi pas ?) avoir des enfants, vivre en autonomie chez soi, deviennent pour certains inaccessible matériellement.

La révolte s’installe mais elle ne s’exprime pas nécessairement contre les vrais coupables. Elle devient désordonnée et va frapper le copain mieux pourvu, le lambda plus fragilisé, qui peuvent devenir le bouc émissaire de leur frustration. La jeunesse est « naturellement » prédisposée à être courageuse ambitieuse mais elle peut – être veule !

Selon le milieu, l’état de construction de la personne, elle va du repli sur soi à l’association en bande, autre forme de repli mais collectif. Les institutions politiques, sociales, culturelles sont méprisées. C’est le temps perdu qui va perdre. La formation est abandonnée, l’errance commence. L’absence d’utilité sociale jointe au dénuement matériel rend toute offre affective douteuse et toute offre  politique suspecte. Perte de confiance et méfiance s’installent.

Un flot de citoyens oubliés s’oublient de différentes façons qui vont des formes de renoncement à des formes delinquances. De l’étudiant qui abandonne des la première année d’université pour un petit boulot précaire au collégien qui préfère bricoler, sous contrôle de plus grands formés à la magouille, une bonne partie de la jeunesse s’installe dans un mode de vie aléatoire qui vont la conduire à des vies adultes bouleversées.

Ce n’est pas nouveau peut-on penser. N’est ce pas Georges Marchais ce dirigeant charismatique et populaire du PCF qui déclarait des les années 70 que l’on entrait dans une période ou les précarités pourraient s’installer pour des vies entières. Cette déclaration m’est restée en mémoire. Je pourrais en citer de ceux-là, issus de cette jeunesse de l’époque, qui frisent et dépassent la cinquantaire et galèrent avec en plus le poids de vies troublées par la mal bouffe, la fumette et l’alcool, les difficultés de couples, les déceptions et les regrets culpabilisants, les égarements idéologiques ! Sans compter ceux qui ont carrément disparu de ce monde !

Bien sûr que des catégories pompeusement désignées « couches moyennes »  peuvent donner l’illusion de vivre décemment et donner une image qui fait dire à certains « vous voyez bien qu’il y a de l’argent » sauf que ces prétendues couches moyennes se coltinent (souvent insconsciemment) indirectement ou directement ce tiers de la population qui juste de quoi vivre sous le regard rigolard, méprisant ou simplement indifférent d’une classe dominante ultra minoritaire mais entourée par des milliers de « collabos » modernes qui bassent dans les médias.

Mais cette situation résultante de la mauvaise répartition des richesses est aussi la conséquence de multiples aliénations dont les plus déterminantes de toutes sont l’aliénation du travail et la  privation du droit d’intervenir dans les stratégies économiques des entreprises, des diverses institutions et service publics.

Présentée, ce samedi après le journal de 13 heures sur la deuxième chaine, comme étant utopique, une expérience portée par une collectivité locale andalouse, symbolise ce qu’un groupe d’hommes et de femmes déterminés peuvent réaliser, envers et contre toute oppression, afffichant ouvertement l’adversaire à abattre : le capitalisme.

Et si l’on s’en inspirait ?

LU DANS L’HUMA 

Politique –   humanite dans POLITIQUE le 22 Mars 2013

Congrès

Jean-Luc Mélenchon : « C’est une réorientation générale de la politique menée qui est à l’ordre du jour »

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 Alors que le congrès du Parti de gauche ouvre ses portes, son coprésident, Jean-Luc Mélenchon, affirme que l’heure n’est plus à « demander (au pouvoir) “une inflexion” ».

Votre congrès s’ouvre 
à l’issue d’une période qui a mis la majorité gouvernementale à l’épreuve. Ces difficultés pouvaient-elles être évitées ?

Jean-Luc Mélenchon. Hollande va dans le mur parce que sa ligne politique l’y condamne. Il connaît pourtant l’échec du PS au Portugal, en Espagne ou en Grèce. Le désastre est assuré économiquement – avec la politique de l’offre où le coût du travail, et non celui du capital, est montré comme l’adversaire – et avec la méthode politique qui croit pouvoir contourner le rapport de forces : cela revient à un désarmement unilatéral. C’est pourquoi le Front de gauche, durant toute la campagne, a porté la confrontation de deux lignes possibles pour la gauche. Au bout d’un an de pouvoir, on ne peut pas demander une inflexion. Quels aménagements Jean-Marc Ayrault pourrait-il faire avec les 20 milliards offerts aux entreprises, sans contrepartie du plan de compétitivité, et l’ANI ? C’est une réorientation générale qui est à l’ordre du jour avec un changement de gouvernement ! Le Front de gauche est prêt à y pourvoir.

Quelles mesures sont à prendre 
de façon urgente ?

Jean-Luc Mélenchon. Au centre de tout : partager les richesses en faveur du travail, opérer la transition écologique du système de production. Pour cela, il faut frapper le cœur des problèmes, l’Europe. Marquer une rupture sur trois points. D’abord, la relation franco-allemande : totalement déséquilibrée, elle fonctionne à l’avantage exclusif du capitalisme allemand. Ensuite, l’euro. Nous avons toujours défendu l’idée que la monnaie unique pouvait être un point d’appui pour une politique progressiste, mais nous arrivons au point où ce discours devient inopérant du fait de l’obstination des dirigeants européens. Enfin, l’arc méditerranéen. Le moment n’est-il pas venu de nous apercevoir que nous avons un autre centre 
de gravité que l’Allemagne, du côté de la Méditerranée ?

Après quatre années d’existence, quel rôle doit jouer votre parti ?

Jean-Luc Mélenchon. Nous devons être un parti avant-coureur dans les formes de combat. Être une sorte de grand think thank qui met du matériel idéologique à disposition, comme avec la planification écologique, la révolution citoyenne, la règle verte et maintenant, l’écosocialisme. Par ailleurs, les partis du Front de gauche n’ayant su quel rôle me confier après l’élection, je suis à la fois le coprésident du PG – quasiment condamné à le rester – et le patrimoine commun du Front de gauche. Le parti doit gérer cette difficulté. Mais, en peu de temps, il a atteint les objectifs qu’il s’était fixés en se créant : constituer une force crédible en dehors du PS, rendre possible le Front de gauche, crédibiliser une alternative de gouvernement.

Quel bilan tirez-vous 
de la coopération des forces 
du Front de gauche ?

Jean-Luc Mélenchon. C’est un succès. 
Il a été capable de traverser plusieurs élections, de réaliser l’exploit de désigner un candidat commun à l’élection présidentielle avec l’objectif d’ouvrir une brèche à gauche dans le bipartisme, et de se renforcer. Nous avons un document d’orientation unanime ! 
Il y a aussi des faiblesses. Notamment la difficulté à être davantage qu’un cartel. Le Front de gauche n’est pas un label électoral. Nous sommes l’outil d’une stratégie : la révolution citoyenne.

Êtes-vous confiant dans l’avenir de cette construction, au moment où de nouveaux débats apparaissent sur sa position vis-à-vis du gouvernement ?

Jean-Luc Mélenchon. Il faut définitivement guérir notre mouvement des mauvaises habitudes de la polémique sectaire et personnalisante. J’estime qu’il ne faut faire un dogme ni du soutien ni de l’opposition aux socialistes. Notre but n’est pas d’être l’aiguillon du PS ou une force supplétive. Certes, en chemin, il faut prendre tout ce qu’on peut ! Mais ne tournons pas autour du pot : nous sommes candidats au pouvoir. Nous y serons avant dix ans. Pas par le développement mécanique de nos forces électorales, mais parce que la chaîne va rompre en Europe. C’est la leçon des révolutions réelles d’Amérique du Sud et du Bassin méditerranéen. Cela se fera contre la domination du PS sur la gauche.

Le mécontentement profite aujourd’hui peu au Front de gauche. Dans l’Oise, par exemple, les pertes du PS ont permis au FN de 
se qualifier au second tour…

Jean-Luc Mélenchon. Personne n’a gagné de voix dans l’Oise ! C’est le PS qui s’est effondré. C’est un sujet de très grande inquiétude, mais la principale machine à alimenter Mme Le Pen est à l’Élysée. Pour déverrouiller cette situation, nous devons être unis, faire des propositions très concrètes et être ambitieux. Mais tout ne dépend pas de nous. Les députés Verts et socialistes qui ont voté contre le traité européen doivent prendre leurs responsabilités. Ils ne peuvent pas nous refuser leur aide.

  • Lire aussi :

L’écosocialisme comme réponse à la crise
Le Parti de gauche se veut audacieux pour son congrès
Mélenchon venu « donner un coup  de main » aux grévistes d’Aulnay

Entretien réalisé par 
Julia Hamlaoui

 

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Retraites complémentaires: la CGT alerte le gouvernement

Posté par jacques LAUPIES le 22 mars 2013

Mots clés : cgt,           cfdt,           Retraite ,           retraites complémentaires,           les vidéos de l’humanité,           eric aubin,           négociation syndicats-patronat,           50ème congrès de la CGT,

 

 

Toulouse, envoyé spécial. Ce jeudi, la CFDT a annoncé se joindre à la CFTC, FO et au Medef, pour signer l’accord sur les retraites complémentaires. Eric Aubin, secrétaire confédéral CGT en charge des retraites, déplore la baisse du niveau de vie des retraités que ce texte implique et avertit le gouvernement de ne pas appliquer les mêmes mesures au régime général des retraites. Lire la suite…

« Cette décision n’est pas une surprise », commente pour l’Humanité.fr Eric Aubin. Après la CFTC et FO, la CFDT a annoncé ce jeudi son intention de signer l’accord sur les retraites complémentaires.

Pour le secrétaire confédéral CGT, en charge des retraites, l’accord trouvé sur le financement des complémentaires enregistre certes une avancée. « Nous avons obtenu, grâce à l’unité des cinq centrales syndicales, une hausse du taux de cotisation qui permet d’acquérir des droits retraites supplémentaires », relève-t-il. Mais le compte n’y est vraiment pas. En cause : la désindexation, sur l’inflation, du niveau des pensions versées par les complémentaires.  Les revenus des retraités évolueront donc moins vite que le coût de la vie. « Si on a réussi pendant des années à ce que le niveau de vie des retraités et des actifs soit équilibré, aujourd’hui, on va assister à la paupérisation des retraités », regrette Eric Aubin.

Ressources nouvelles

Pour la confédération réunie en congrès à Toulouse cette semaine, « il faut aller plus loin en terme de ressources nouvelles » pour financer les retraites complémentaires.  Son secrétaire confédéral en charge des retraites propose:

  • une modulation des cotisations des employeurs en faveur des entreprises « qui jouent le jeu de l’emploi. Ce qui favoriserait les petites et très petites entreprises »
  • une plus grande contribution des employeurs, via notamment la taxation des revenus financiers des entreprises

Désindexation sur l’inflation

Eric Aubin lance par ailleurs un avertissement au gouvernement, qui a annoncé une négociation sur le financement du régime général des retraites dès cette année. « J’alerte le gouvernement sur une prise de position qui viserait à appliquer cette désindexation au régime général ». Il en va d’une meilleure répartition des richesses. Car « depuis 1993,  souligne Eric Aubin, la part des efforts des salariés et des employeurs est resté le même : 60% pour les premiers, 40% pour les seconds. Il est temps que les employeurs jouent leurs parts des cotisations sociales. »

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