Appel de la section de Tarascon du PCF

Posté par jacques LAUPIES le 30 avril 2013

ELECTIONS MUNICIPALES A TARASCON

APPEL DE LA SECTION DE TARASCON DU PARTI COMMUNISTE

.Face à  l’implantation des forces de droite dans la ville dont les trois composantes (UMP, UDI et FN) vont se disputer le pouvoir municipal  il est plus que jamais nécessaire que tous les républicains de progrès se rassemblent, notamment ceux qui se situent à gauche.

Ainsi peut se constituer une force déterminante contre la poussée du Front National et de la droite, enregistrée lors des dernières élections législatives et cantonales et, en même temps désavouer une politique prenant localement appui sur le libéralisme économique que représentent dans leur division de façade le Conseiller Général sortant Lucien Limousin et le Maire Charles Fabre. Car ce sont bien les politiques défendues par ces derniers qui sont responsables de la poussée de l’extrême droite tant localement que nationalement.

La gauche et les républicains de progrès recueillent généralement plus du tiers des voix dans cette ville et peuvent donc, prétendre se positionner de manière déterminante, s’ils ont la volonté de rassembler leurs forces dans un premier temps.

Il y va de l’intérêt général d’une population qui doit se défendre, toutes catégories confondues, contre des gestions assumées localement par les formations politiques, qui ne remettent pas en cause les puissances financière et industrielles au plan national ou qui canalisent des mécontentements légitimes. C’est le cas du FN, lequel, prend appui sur l’importance de l’immigration et transforme celle-ci en bouc émissaire de la crise.

Il convient de prendre toutes initiatives pour rassembler les tarasconnais et constituer une liste sur la base d’un programme municipal ou seront pris en compte les problèmes de l’emploi, du logement, de l’eau, de la santé, de l’aide aux personnes âgées, de l’éducation populaire et de la jeunesse.

Les communistes de Tarascon se sont adressés aux partis politiques de gauche, aux organisations syndicales, au mouvement associatif, à tous les républicains afin qu’ils se joignent à eux pour doter Tarascon d’une équipe municipale résolument tournée vers le changement.

Tarascon le 29 avril 2013

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Contact : Cellule PCF centre ville – 35 rue Monge 13150 TARASCON

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Tourneveste et Obtu

Posté par jacques LAUPIES le 30 avril 2013

Tourneveste est un voisin, presque un ami. Depuis des lustres nous discutons ensembles de politique. Tourneveste n’a pas de travail. Pour en trouver il a voté Mitterrand, puis Chirac, puis Sarkosy, puis Hollande. Rien n’y fait !

Il était trop jeune pour voter Giscard en 1974 et bébé pour voter Pompidou.

Il vient de m’annoncer qu’il votera Sarkosy s’il se représente. Tourneveste fait parti de ces gens qui sans le savoir font l’alternance. Il en serait fier s’il connaissait ce pouvoir qui l’habite à son insu.

Tourneveste n’a toujours pas de travail. Il met tous ses espoirs dans ses votes. Il dit que Marine est une folle et que Mélenchon est méchant. Il regarde assidument la télévision, s’indigne d’apprendre que des fous tuent les passants, que des immeubles s’écroulent sur de pauvres ouvrières, et s’estime heureux de ne pas avoir été en Chine pour y subir le dernier tremblement de terres comme il  a eu la chance de ne pas être japonais lors du sunami.

Une autre vrai chance il ne regarde pas trop les débats télévisés. Tous ces mecs qui rabachent toujours la même chose ça le saoule.

Têtu son voisin de palier, lui a un travail. Incertain et mal payé son emploi, mais il en a un ! Tourneveste le désespère, il pense même qu’on ne tirera rien de lui. Têtu dit que Hollande est un traitre, que Sarkosy est l’homme de la finance, que Marine Le Pen est fasciste, que les communistes se font embarquer par Mélenchon.

Tourneveste et Têtu sont cependant l’objet de l’attention des dignes et indignes représentants des chefs d’état adorés un jour, détestés le lendemain et peut-être réadorés le surlendemain ou même détestés quoiqu’il arrive.

Ces représentants observent leurs fantasmes, leurs délires, leur folie.  Ils se posent la question : comment les gagner à ma cause ? Que leur donner ? Du travail, cela va faire des jaloux car il y en a des centaines qui cherchent. De meilleurs salaires, ce n’est pas eux les payeurs et la haut ils ne veulent pas faire la loi pour ça ! Pareil pour le logement ! De  plus en plus difficile la récupoération…

Alors une seule solution les tenir éloignés de la politique, les dégoûter de ces députés qui gagnent trop, de ces ministres tricheurs, et si cela ne suffit pas démolir leurs espoirs en ce qui reste de propre dans ce monde. Mais pour cela il faut salir, inventer des épouvantails, les fabriquer au besoin. Ah ça c’est une idée et si on faisait de Tourneveste et d’Obtu des épouvantails ! Déjà ils pourraient se faire peur entre eux !

 

Rien à voir avec lui…

Paru dans l’Huma

Tourneveste et Obtu dans POLITIQUE hp_1

 

Social-Eco -           humanite dans POLITIQUE le 30 Avril 2013

Fiscalité

Hollande passe du baume fiscal sur les patrons

Mots clés : medef,                           François Hollande,                           patronat,                           fiscalité des entreprises,                           les pigeons,                           amendement pigeons,

Hier, le président de la République a engraissé les « pigeons » en distribuant de nouveaux allégements fiscaux, et vanté les louanges de l’entrepreneuriat dès le plus jeune âge.

Devant un parterre de plus de 300 patrons, François Hollande a lancé, hier, une grande opération séduction sous les dorures de l’Élysée. Un discours, mais surtout des mesures à l’attention de ceux   qui, chaque jour, sont de plus en plus inquiets lorsque la courbe du chômage grimpe indéfiniment et dont les salaires sont à l’arrêt. Mais n’épargnant aucun âge de la vie quant il s’agit de « stimuler l’esprit d’entreprendre ». Ainsi a-t-il annoncé que, de la 6e à la faculté, les enfants auront droit à des enseignements spécifiques et même à des accompagnements « à la création d’entreprise ». Un dispositif « Entrepreneur étudiant » sera aussi créé pour ceux qui montent une entreprise à la sortie de leurs études. Outre les incantations à l’esprit d’entreprendre en forme de flatterie, le président de la République s’est adressé aux patrons, les bras chargés de mesures, dont la plus attendue ou la plus médiatisée restait la réforme de la fiscalité des plus-values de cession.

Des abattements généreux

Les chefs d’entreprise qui vendent leur société ou les actionnaires qui cèdent leurs actions seront désormais taxés sous le barème de l’impôt sur le revenu, mais ils bénéficieront d’un abattement suivant la durée de la détention de leur part. Pour une détention inférieure à deux ans, aucun abattement ne s’appliquera, le prélèvement sera de 44 %. Pour une détention comprise entre deux et huit ans, un abattement de 50 % sera appliqué et pour une détention à plus de huit ans, l’abattement sera de 65 %. Une progressivité pour « inciter les investisseurs à garder leurs actions plus longtemps ». Une proposition qui n’est autre qu’une forme d’allégeance aux « pigeons », ce regroupement de quelques dizaines de PDG de start-up qui, en septembre dernier, avaient envahi la Toile, puis battu le pavé pour protéger leur niche. Ces « pigeons » étaient mécontents que leur pécule se retrouve soumis au barème de l’impôt sur le revenu, ce qui aboutissait à un prélèvement pouvant aller jusqu’à 62 % alors que, sous la droite, ce taux avoisinait 34,5 %.

D’autant que le gouvernement va plus loin encore, quitte à rendre quasi inexistante la taxation des plus-values de cession. À côté de ce régime de droit commun, un régime incitatif s’appliquera aux actionnaires de PME de moins de dix ans, aux personnes partant en retraite, aux « jeunes entreprises innovantes », et aux cessions intrafamiliales. Avec une déduction d’impôt de 50 % entre un an et quatre ans, de 65 % entre quatre ans et huit ans, et de 85 % pour une détention supérieure à huit ans… Et pour les patrons partant en retraite, une ristourne fiscale supplémentaire de 500 000 euros sera appliquée.

Un cadeau sera également attribué aux grands groupes, sous couvert d’« un amortissement fiscal sur cinq ans » à condition… qu’ils prennent une participation dans les jeunes PME innovantes. Alors que la semaine dernière, le gouvernement a refusé l’amnistie aux syndicalistes condamnés sous Sarkozy, hier, le président de la République a enfin décrété un « droit à la seconde chance » pour les patrons ayant déposé le bilan qui se retrouvent fichés à la Banque de France.

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Tiens tiens que disions nous hier…

Posté par jacques LAUPIES le 29 avril 2013

Evidemment nous n’avions rien inventé dans notre précédent article daté du 28 avril. L’article qui suit, paru dans l’Humanité de ce jour, prouve qu’à quelques niveaux qu’ils soient les communistes ont un peu de perspicacité tout de même.

La ficelle est tellement grosse (celle de Bayrou copain de Hollande et de « la patrie en danger » qui pourrait les rapprocher) que même le socialiste le plus naif, et il y en a croyez-moi, n’oserait en l’état, tenter de s’en servir. Par contre il en est quelques uns qui rêvent de nous empaqueter avec.

Mais il est d’autres ficelles moins grosses qui se profilent ce sont les tentatives de division au sein du Front de Gauche. Le petit entracte dont nous a gratifié l’équipe de Pujadas l’autre soir montrant Mélenchon dire en aparté qu’il n’en avait rien à faire de certains communistes, n’est pas à prendre à la légère. Même si celui-ci a relativement tenté de rattraper le coup.

Même si son audience a au cours des 30 dernières années été réduite, le Parti communiste reste une grande force. Force intellectuelle et une grande force d’organisation pour le peuple français. N’en déplaise à ses adversaires autant qu’à ses amis.

Que des communistes, et j’en suis, du moins je le pense, ne veuillent s’en laisser conter par quiconque, même pas par ses dirigeants toujours faillibles comme toute personne issue d’une société porteuse de multiples contradictions, est sans doute une qualité qui n’est pas seulement celle de l’âge. Que l’on a parfois tort d’oublier et l’oubli est une sorte de mépris !

Bref le Parti Communiste, s’il n’existait pas, serait à inventer sauf que son existence démontre qu’il est toujours allé à l’essentiel. Plus encore avant qu’aujourd’hui probablement.

Et s’il n’accroche pas suffisamment parmi les jeunes c’est que la jeunesse a été détournée des luttes politiques plus particulièrement au sein du monde du travail avec les transformations (et parfois la disparition) de nos industries. C’est grave. Et aux jeunes qui me lisent je dis : vous risquez de le payer cher ! Vous le payez déja cher.

Il ya bien quelques soubresauts révolutionnaires parmi les étudiants qui sont régulièrement balladés d’un pseudo homme providentiel à l’autre. Tant que n’est pas vers celle qui porte la flamme, ou l’aigle côtoie le pigeon me direz-vous ?

Alors ? Eh bien il faut espérer que dans la tourmente des images et des mots que véhiculent les techniques nouvelles de communication, dans les traditions familiales porteuses de luttes mémorables du peuple et de sa classe ouvrières, mais surtout dans un syndicalisme, même s’il est parfois dans l’égarement et l’illusion de la compromission, naîtront les prises de conscience de l’appartenance de classe pour porter le plus haut possible les nécessaires compromis sur le chemin de la disparition du capitalisme qui exploite.

 

 

Les mots, les actes. L’éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin

Mots clés : Sondage,                           angela merkel,                           allemagne,                           austérité,                           gouvernement,                           union nationale,                           changement social,

 

 

Au moins une chose est sûre : 
le pouvoir des mots reste 
l’une des forces d’attraction 
de la politique. Passons sur l’ego-histoire, allons à l’essentiel. Depuis deux jours, 
le petit-monde politico-médiacratique s’indigne 
de la nature des débats internes au Parti socialiste concernant les logiques austéritaires en général 
et de l’Allemagne en particulier. En cause : l’utilisation de certains mots, jugés trop crus par la classe dominante.

Ces messieurs de la haute supportent mal qu’on puisse envisager une « confrontation » directe avec le pays d’Angela Merkel pour combattre l’austérité en Europe, comme vient de l’exprimer Claude Bartolone, et comme le propose un projet de résolution du PS. Quelques poids lourds du gouvernement sont ainsi sortis du bois 
pour délivrer la bonne-parole élyséenne et tenter d’apaiser, paraît-il, le courroux de la chancelière.

Dans la langue de Goethe, Jean-Marc Ayrault a ouvert le bal, soulignant que l’amitié franco-allemande
 était « indispensable ». Hier, Michel Sapin et Manuel Valls ont poursuivi la valse au pas cadencé. Pour le premier, l’expression « confrontation » est un « contre-sens ». Pour 
le second, c’est « irresponsable », « démagogique » et « nocif ». Bref, nous pouvons parler de fraternité (et heureusement) mais surtout pas des perspectives sociales ! Circulez, 
plus rien à dire ! Le 17 avril, Angela Merkel félicitait 
le premier ministre français d’avoir déclaré qu’il 
n’y avait « pas d’alternative à (notre) politique » 
et souhaitait à la France le « succès » pour réduire ses déficits. Et il faudrait applaudir ? À ce propos : vous avez voté Hollande ou Merkel au second tour de la présidentielle ? L’hypocrisie a assez duré. La question ne concerne évidemment pas l’amitié avec nos voisins – le mythe du modèle allemand ne résiste d’ailleurs pas à l’examen critique –, mais du rapport de forces, donc du devenir des citoyens de tout un continent enrôlés de force dans des politiques d’austérité qui conduisent à la catastrophe et pour lesquelles l’Allemagne 
a joué un rôle primordial. Le débat traverse désormais le PS ? Réjouissons-nous ! Mais sans naïveté. Il est en effet facile de critiquer Merkel, tout en appliquant les mêmes recettes…

Et pendant ce temps-là ? Non seulement nous sommes invités à ménager notre langage – autrement dit à fermer nos gueules – mais nous devrions, en plus, nous agenouiller devant la perspective d’une union nationale… Selon un sondage, les Français seraient « pour » à 78 %. Mais ne cherchez pas l’erreur. Hier, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, 
a « félicité chaleureusement » Enrico Letta, qui venait 
de prêter serment à la tête du nouveau gouvernement italien de coalition, dont le grand vainqueur n’est autre que le parti de Berlusconi. Voilà à quoi rêvent les libéraux : une union nationale avec François Bayrou à Matignon. Un hold-up démocratique assumé jusqu’au bout ; un vote de gauche avec des solutions de droite. Tant qu’on y est, supprimons les partis politiques, la gauche et la droite, remplaçons tout cela par des « techniciens » de la finance, qui – on leur accordera au moins cette qualité – savent piloter le train-fou de l’économie libéralo-globalisée…

Franchement, il est plus que temps de dire stop au chômage de  masse, à l’atomisation sociale 
et à l’impuissance caractérisée – donc coupable. Le 1er mai comme le 5 mai seront deux moments citoyens pour l’exprimer. Avec des mots : « Changeons de politique ! » Mais aussi par des actes : « Changeons de pied ! » Vite.

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Attention aux manoeuvres de la bourgeoisie

Posté par jacques LAUPIES le 28 avril 2013

A moins d’être aveugle nous constatons que la bourgeoisie fait tout, face à une situation de politique décrédibilisée  du pouvoir actuel, pour préparer une relève avec un gouvernement dit de centre ou même d’union nationale. Bayrou serait pour certains un possible premier ministre et ses apparitions nombreuses à la télé témoignent de cette tentative. Bien entendu cette hypothèse nécessite que le PS dans son ensemble s’y rallie ce qui n’est pas gagné pour le Président et son entourage de sociaux libéraux.

La manœuvre est grossière et elle vise à éviter que la gauche de la gauche se rassemble et exige une autre politique que celle de l’austérité. De l’aile gauche du PS au NPA en passant par le PCF, les verts, le parti de gauche et le Parti Communiste existent cependant assez de force pour que le PS toutes tendances confondues change radicalement des orientations qui vont le précipiter dans une catastrophe dont il ne se relèvera pas demain !

Les patrons et particulièrement les actionnaires des multinationales, les marchés financiers qui espèrent le  retour d’une droite plus dure et plus radicale, ne peuvent voir d’un mauvais œil cette stratégie droitière qui prendrait des apparences de centre gauche (ou droit ce qui revient au même)

Je visionne l’émission « C politique » et comme par hasard Bayrou vient défendre, face à une présentatrice relativement complaisante, sa stratégie tout aussi « austéritaire »  qu’il affiche au nom de « la patrie en danger » et met même en cause les déclarations de Claude Bartolone, Président de l’Assemblée Nationale lequel exige une confrontation avec l’Allemagne pour débattre de ses orientations de rigueur au niveau européen.

On voit donc qu’au PS Bayrou ne fait pas l’unanimité !

« Voisin et ami qui vient me dire après chaque élection que mes conseils t’appelant à voter pour le PCF  ou FDG étaient à suivre, et que tu regrettes de ne pas l’avoir fait, ne te fais pas encore avoir par ce soi-disant vote utile qui se mijote. »

« Bientôt les municipales, tu vas être confronté localement à cette stratégie de centre droit à laquelle certains socialistes n’ont pas renoncé. Il ne s’agit pas de laisser cette idée planer. Que les partis de droite se débrouillent avec leur extrême, nous ce qui nous importe est que la gauche et les progressistes gagnent. »

Il y a à Tarascon des militants de gauche, des élus, des syndicalistes, des responsables associatifs, des jeunes, des retraités aussi, nombreux à être compétents pour défendre un  programme municipal novateur. Mais il y a aussi de nombreux citoyens qui doivent prendre conscience que la politique dans la cité autant que la politique en général, c’set aussi leur affaire. Le moment venu nous choisirons celle ou celui qui sera capable d’animer cette équipe.

Jacques LAUPIES

Attention aux manoeuvres de la bourgeoisie dans POLITIQUE melenchon_12_0

 

Politique -           humanitefr dans POLITIQUE le 28 Avril 2013

 

Mélenchon ne veut pas de « clash » avec Berlin, mais instaurer « un rapport de force tranquille »

Mots clés : union européenne,                           angela merkel,                           europe,                           austérité,                           parti socialiste,                           jean-luc mélenchon,                           france,                           berlin,

Le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a taxé dimanche les socialistes français de « molletisme », en référence à Guy Mollet, face à Angela Merkel, leur reprochant d’aboyer contre la chancelière allemande tout en faisant la même politique.

Les socialistes, « il ne faudrait pas qu’ils inventent un molletisme européen: ils aboient sur Mme Merkel de manière à ce qu’on ne regarde pas trop ce qu’ils sont en train de faire, c’est-à-dire du Merkel en France », a affirmé M. Mélenchon, invité de l’émission 12/13 Dimanche sur France 3.

Le socialiste Guy Mollet, ancien président du conseil sous la IVe République (1956-1957) et secrétaire général de la SFIO de 1946 à 1969, était accusé par ses détracteurs de tenir un discours à gauche tout en menant une politique plutôt à droite, en particulier sur l’Algérie.

Selon Jean-Luc Mélenchon, il ne s’agit pas d’aller au « clash » avec Berlin mais d’instaurer « un rapport de force tranquille ». « Il y a 27 pays dans l’Union européenne, nous sommes la deuxième économie du continent » et « nous sommes au coeur de l’économie de l’Europe du sud et de la façade maghrébine ».
Par conséquent, « je pense qu’il y a moyen de faire comprendre aux Allemands que c’est bon, cette fois ci, ça va, il faut changer de pied ».

Selon lui il faut être « très prudent » car « quand une situation se tend, les blessures se rouvrent sur les vieilles cicatrices. C’est la leçon de l’histoire ». « Il faut donc veiller avec beaucoup de soin à ce que nous faisons avec les Allemands ». « Ils sont 80 millions, ils sont vieillissants et ils sont aux abois. Et nous, nous sommes plus de 65 millions, nous seront bientôt les plus nombreux, nous sommes jeunes et entreprenants. Je crains que le clash n’ait pas lieu entre gens raisonnables mais qu’il parte d’en bas, auquel cas tout serait perdu ».

Plusieurs hauts responsables du parti socialiste avaient appelé à plus de fermeté à l’encontre de la chancelière allemande et de la droite européenne en général, qui imposent des politiques d’austérité nocives en Europe. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait dû monter au créneau samedi pour tempérer des propos virulents du PS tenus notamment dans un texte préparé en vue d’une convention du parti sur l’Europe à la mi-juin.

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Il vient d’avoir 19 ans…

Posté par jacques LAUPIES le 28 avril 2013

Il a dix neuf ans. Un stage rémunéré par un organisme social à hauteur de 360 euros et cela pour trois mois. Il est hébergé dans une famille d’accueil qui semble l’entourer au-delà de la mission qui lui a été confiée. Ses réactions d’adolescent ou de post adolescent demeurent. De la résignation apparait derrière une révolte exprimée et provocante. Les études ne l’intéressent pas mais il a de l’intelligence, beaucoup d’intelligence. Il ne la met pas où il faudrait. Il fume des joints à tire larigot. Cela n’arrange rien, cela même doit tout aggraver dans sa socialisation comme on dit.

Déjà quelques actes qui frôlent la délinquance ! Essentiellement pour payer le shit ! Pas question d’arrêter ça mais il nie que cela le perturbe ! Logique qui le conduit à se procurer coûte que coûte cette saloperie dont la légalisation fait débat parmi des adultes. Educateurs, médecins, psychanalyste, journalistes, hommes politiques, juges et policiers, lambda, tout le monde en parle mais la merde est toujours là. Pas encore institutionnalisée comme l’alcool et le tabac mais cela ne saurait tarder…Tout est possible quand les causes ne sont pas suffisamment combattues !

Il est sur un chemin infernal dont probablement essaie de le sortir quelques personnes prises d’affection pour lui. Il est beau, un regard doux qui dit-il cache sa méchanceté. On ne peut pas croire, on ne voudrait pas croire à une violence qui le taraude. Ils sont des milliers dans mon pays, de son âge, dans cette situation.

En Afrique, ou en Inde, ou en Chine peut-être, ou quelque part en Amérique, ils sont des millions en danger de suicide ou d’exterminations de toutes sortes. Et s’ils en réchappent ils vieilliront de mal bouffe, bouffis à vingt cinq ans, écrasés à trente, et pour les plus chanceux trimballés d’un emploi à un autre avec une famille qui a de fortes chances d’éclater au bout de quelques années, reproductrices d’une catégorie qu’autrefois on appelait le « lumpenprolétariat ». Par miracle l’un d’entre eux, par ci par là en réchappera et servira de modèle du « s’en sortir quand on le veut »

On continuera autant que faire se pourra à détruire avec des guerres si nécessaire (c’est plus radical pour ne pas trop s’encombrer),  mais là c’est l’auto destruction organisée, durable qui fait peur mais aussi  rassure,  les insérés à petit ou moyen salaire qui consomment pour que la machine à broyer tourne. La machine capitaliste qui écrase sous ses oripeaux flamboyants de vitrines à dévaliser avec un porte feuille bien garni ou une barre à mine bien solide, de clowns pour amuser une galerie à distraire de sa courte vue pour la rendre encore plus courte.

Et nous sommes là à observer le spectacle mille fois présenté, décrit, tellement que de peur de tomber dans la banalité on finirait par ne pas oser en parler.

Ben voilà je le fais ! Car parmi les gamins qui jouent avec un ballon dans ma rue, pour certains l’avenir est là. Et ça c’est insupportable !

la prochaine révolution ne sera pas bourgeoise avec quelques ouvriers, elle sera ouvrière même s'il y a quelques bobos

http://www.upoparles.org/ReflexionPIM.html

Ce lien renvoie à une initiative qui bien que brouillée, me semble-t-il, par un intellectualisme inopérant face à la dimension des problèmes de la jeunesse et de la violence, mérite d’être découvert ne serait-ce que parce que la situation est grave et préoccupante. Parce qu’il faut sur ces question débattre et agir concrètement en premier lieu avec les « victimes » que sont les violents !

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