Appel de la section de Tarascon du PCF

Posté par jacques LAUPIES le 30 avril 2013

ELECTIONS MUNICIPALES A TARASCON

APPEL DE LA SECTION DE TARASCON DU PARTI COMMUNISTE

.Face à  l’implantation des forces de droite dans la ville dont les trois composantes (UMP, UDI et FN) vont se disputer le pouvoir municipal  il est plus que jamais nécessaire que tous les républicains de progrès se rassemblent, notamment ceux qui se situent à gauche.

Ainsi peut se constituer une force déterminante contre la poussée du Front National et de la droite, enregistrée lors des dernières élections législatives et cantonales et, en même temps désavouer une politique prenant localement appui sur le libéralisme économique que représentent dans leur division de façade le Conseiller Général sortant Lucien Limousin et le Maire Charles Fabre. Car ce sont bien les politiques défendues par ces derniers qui sont responsables de la poussée de l’extrême droite tant localement que nationalement.

La gauche et les républicains de progrès recueillent généralement plus du tiers des voix dans cette ville et peuvent donc, prétendre se positionner de manière déterminante, s’ils ont la volonté de rassembler leurs forces dans un premier temps.

Il y va de l’intérêt général d’une population qui doit se défendre, toutes catégories confondues, contre des gestions assumées localement par les formations politiques, qui ne remettent pas en cause les puissances financière et industrielles au plan national ou qui canalisent des mécontentements légitimes. C’est le cas du FN, lequel, prend appui sur l’importance de l’immigration et transforme celle-ci en bouc émissaire de la crise.

Il convient de prendre toutes initiatives pour rassembler les tarasconnais et constituer une liste sur la base d’un programme municipal ou seront pris en compte les problèmes de l’emploi, du logement, de l’eau, de la santé, de l’aide aux personnes âgées, de l’éducation populaire et de la jeunesse.

Les communistes de Tarascon se sont adressés aux partis politiques de gauche, aux organisations syndicales, au mouvement associatif, à tous les républicains afin qu’ils se joignent à eux pour doter Tarascon d’une équipe municipale résolument tournée vers le changement.

Tarascon le 29 avril 2013

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Contact : Cellule PCF centre ville – 35 rue Monge 13150 TARASCON

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Tourneveste et Obtu

Posté par jacques LAUPIES le 30 avril 2013

Tourneveste est un voisin, presque un ami. Depuis des lustres nous discutons ensembles de politique. Tourneveste n’a pas de travail. Pour en trouver il a voté Mitterrand, puis Chirac, puis Sarkosy, puis Hollande. Rien n’y fait !

Il était trop jeune pour voter Giscard en 1974 et bébé pour voter Pompidou.

Il vient de m’annoncer qu’il votera Sarkosy s’il se représente. Tourneveste fait parti de ces gens qui sans le savoir font l’alternance. Il en serait fier s’il connaissait ce pouvoir qui l’habite à son insu.

Tourneveste n’a toujours pas de travail. Il met tous ses espoirs dans ses votes. Il dit que Marine est une folle et que Mélenchon est méchant. Il regarde assidument la télévision, s’indigne d’apprendre que des fous tuent les passants, que des immeubles s’écroulent sur de pauvres ouvrières, et s’estime heureux de ne pas avoir été en Chine pour y subir le dernier tremblement de terres comme il  a eu la chance de ne pas être japonais lors du sunami.

Une autre vrai chance il ne regarde pas trop les débats télévisés. Tous ces mecs qui rabachent toujours la même chose ça le saoule.

Têtu son voisin de palier, lui a un travail. Incertain et mal payé son emploi, mais il en a un ! Tourneveste le désespère, il pense même qu’on ne tirera rien de lui. Têtu dit que Hollande est un traitre, que Sarkosy est l’homme de la finance, que Marine Le Pen est fasciste, que les communistes se font embarquer par Mélenchon.

Tourneveste et Têtu sont cependant l’objet de l’attention des dignes et indignes représentants des chefs d’état adorés un jour, détestés le lendemain et peut-être réadorés le surlendemain ou même détestés quoiqu’il arrive.

Ces représentants observent leurs fantasmes, leurs délires, leur folie.  Ils se posent la question : comment les gagner à ma cause ? Que leur donner ? Du travail, cela va faire des jaloux car il y en a des centaines qui cherchent. De meilleurs salaires, ce n’est pas eux les payeurs et la haut ils ne veulent pas faire la loi pour ça ! Pareil pour le logement ! De  plus en plus difficile la récupoération…

Alors une seule solution les tenir éloignés de la politique, les dégoûter de ces députés qui gagnent trop, de ces ministres tricheurs, et si cela ne suffit pas démolir leurs espoirs en ce qui reste de propre dans ce monde. Mais pour cela il faut salir, inventer des épouvantails, les fabriquer au besoin. Ah ça c’est une idée et si on faisait de Tourneveste et d’Obtu des épouvantails ! Déjà ils pourraient se faire peur entre eux !

 

Rien à voir avec lui…

Paru dans l’Huma

Tourneveste et Obtu dans POLITIQUE hp_1

 

Social-Eco -           humanite dans POLITIQUE le 30 Avril 2013

Fiscalité

Hollande passe du baume fiscal sur les patrons

Mots clés : medef,                           François Hollande,                           patronat,                           fiscalité des entreprises,                           les pigeons,                           amendement pigeons,

Hier, le président de la République a engraissé les « pigeons » en distribuant de nouveaux allégements fiscaux, et vanté les louanges de l’entrepreneuriat dès le plus jeune âge.

Devant un parterre de plus de 300 patrons, François Hollande a lancé, hier, une grande opération séduction sous les dorures de l’Élysée. Un discours, mais surtout des mesures à l’attention de ceux   qui, chaque jour, sont de plus en plus inquiets lorsque la courbe du chômage grimpe indéfiniment et dont les salaires sont à l’arrêt. Mais n’épargnant aucun âge de la vie quant il s’agit de « stimuler l’esprit d’entreprendre ». Ainsi a-t-il annoncé que, de la 6e à la faculté, les enfants auront droit à des enseignements spécifiques et même à des accompagnements « à la création d’entreprise ». Un dispositif « Entrepreneur étudiant » sera aussi créé pour ceux qui montent une entreprise à la sortie de leurs études. Outre les incantations à l’esprit d’entreprendre en forme de flatterie, le président de la République s’est adressé aux patrons, les bras chargés de mesures, dont la plus attendue ou la plus médiatisée restait la réforme de la fiscalité des plus-values de cession.

Des abattements généreux

Les chefs d’entreprise qui vendent leur société ou les actionnaires qui cèdent leurs actions seront désormais taxés sous le barème de l’impôt sur le revenu, mais ils bénéficieront d’un abattement suivant la durée de la détention de leur part. Pour une détention inférieure à deux ans, aucun abattement ne s’appliquera, le prélèvement sera de 44 %. Pour une détention comprise entre deux et huit ans, un abattement de 50 % sera appliqué et pour une détention à plus de huit ans, l’abattement sera de 65 %. Une progressivité pour « inciter les investisseurs à garder leurs actions plus longtemps ». Une proposition qui n’est autre qu’une forme d’allégeance aux « pigeons », ce regroupement de quelques dizaines de PDG de start-up qui, en septembre dernier, avaient envahi la Toile, puis battu le pavé pour protéger leur niche. Ces « pigeons » étaient mécontents que leur pécule se retrouve soumis au barème de l’impôt sur le revenu, ce qui aboutissait à un prélèvement pouvant aller jusqu’à 62 % alors que, sous la droite, ce taux avoisinait 34,5 %.

D’autant que le gouvernement va plus loin encore, quitte à rendre quasi inexistante la taxation des plus-values de cession. À côté de ce régime de droit commun, un régime incitatif s’appliquera aux actionnaires de PME de moins de dix ans, aux personnes partant en retraite, aux « jeunes entreprises innovantes », et aux cessions intrafamiliales. Avec une déduction d’impôt de 50 % entre un an et quatre ans, de 65 % entre quatre ans et huit ans, et de 85 % pour une détention supérieure à huit ans… Et pour les patrons partant en retraite, une ristourne fiscale supplémentaire de 500 000 euros sera appliquée.

Un cadeau sera également attribué aux grands groupes, sous couvert d’« un amortissement fiscal sur cinq ans » à condition… qu’ils prennent une participation dans les jeunes PME innovantes. Alors que la semaine dernière, le gouvernement a refusé l’amnistie aux syndicalistes condamnés sous Sarkozy, hier, le président de la République a enfin décrété un « droit à la seconde chance » pour les patrons ayant déposé le bilan qui se retrouvent fichés à la Banque de France.

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Tiens tiens que disions nous hier…

Posté par jacques LAUPIES le 29 avril 2013

Evidemment nous n’avions rien inventé dans notre précédent article daté du 28 avril. L’article qui suit, paru dans l’Humanité de ce jour, prouve qu’à quelques niveaux qu’ils soient les communistes ont un peu de perspicacité tout de même.

La ficelle est tellement grosse (celle de Bayrou copain de Hollande et de « la patrie en danger » qui pourrait les rapprocher) que même le socialiste le plus naif, et il y en a croyez-moi, n’oserait en l’état, tenter de s’en servir. Par contre il en est quelques uns qui rêvent de nous empaqueter avec.

Mais il est d’autres ficelles moins grosses qui se profilent ce sont les tentatives de division au sein du Front de Gauche. Le petit entracte dont nous a gratifié l’équipe de Pujadas l’autre soir montrant Mélenchon dire en aparté qu’il n’en avait rien à faire de certains communistes, n’est pas à prendre à la légère. Même si celui-ci a relativement tenté de rattraper le coup.

Même si son audience a au cours des 30 dernières années été réduite, le Parti communiste reste une grande force. Force intellectuelle et une grande force d’organisation pour le peuple français. N’en déplaise à ses adversaires autant qu’à ses amis.

Que des communistes, et j’en suis, du moins je le pense, ne veuillent s’en laisser conter par quiconque, même pas par ses dirigeants toujours faillibles comme toute personne issue d’une société porteuse de multiples contradictions, est sans doute une qualité qui n’est pas seulement celle de l’âge. Que l’on a parfois tort d’oublier et l’oubli est une sorte de mépris !

Bref le Parti Communiste, s’il n’existait pas, serait à inventer sauf que son existence démontre qu’il est toujours allé à l’essentiel. Plus encore avant qu’aujourd’hui probablement.

Et s’il n’accroche pas suffisamment parmi les jeunes c’est que la jeunesse a été détournée des luttes politiques plus particulièrement au sein du monde du travail avec les transformations (et parfois la disparition) de nos industries. C’est grave. Et aux jeunes qui me lisent je dis : vous risquez de le payer cher ! Vous le payez déja cher.

Il ya bien quelques soubresauts révolutionnaires parmi les étudiants qui sont régulièrement balladés d’un pseudo homme providentiel à l’autre. Tant que n’est pas vers celle qui porte la flamme, ou l’aigle côtoie le pigeon me direz-vous ?

Alors ? Eh bien il faut espérer que dans la tourmente des images et des mots que véhiculent les techniques nouvelles de communication, dans les traditions familiales porteuses de luttes mémorables du peuple et de sa classe ouvrières, mais surtout dans un syndicalisme, même s’il est parfois dans l’égarement et l’illusion de la compromission, naîtront les prises de conscience de l’appartenance de classe pour porter le plus haut possible les nécessaires compromis sur le chemin de la disparition du capitalisme qui exploite.

 

 

Les mots, les actes. L’éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin

Mots clés : Sondage,                           angela merkel,                           allemagne,                           austérité,                           gouvernement,                           union nationale,                           changement social,

 

 

Au moins une chose est sûre : 
le pouvoir des mots reste 
l’une des forces d’attraction 
de la politique. Passons sur l’ego-histoire, allons à l’essentiel. Depuis deux jours, 
le petit-monde politico-médiacratique s’indigne 
de la nature des débats internes au Parti socialiste concernant les logiques austéritaires en général 
et de l’Allemagne en particulier. En cause : l’utilisation de certains mots, jugés trop crus par la classe dominante.

Ces messieurs de la haute supportent mal qu’on puisse envisager une « confrontation » directe avec le pays d’Angela Merkel pour combattre l’austérité en Europe, comme vient de l’exprimer Claude Bartolone, et comme le propose un projet de résolution du PS. Quelques poids lourds du gouvernement sont ainsi sortis du bois 
pour délivrer la bonne-parole élyséenne et tenter d’apaiser, paraît-il, le courroux de la chancelière.

Dans la langue de Goethe, Jean-Marc Ayrault a ouvert le bal, soulignant que l’amitié franco-allemande
 était « indispensable ». Hier, Michel Sapin et Manuel Valls ont poursuivi la valse au pas cadencé. Pour le premier, l’expression « confrontation » est un « contre-sens ». Pour 
le second, c’est « irresponsable », « démagogique » et « nocif ». Bref, nous pouvons parler de fraternité (et heureusement) mais surtout pas des perspectives sociales ! Circulez, 
plus rien à dire ! Le 17 avril, Angela Merkel félicitait 
le premier ministre français d’avoir déclaré qu’il 
n’y avait « pas d’alternative à (notre) politique » 
et souhaitait à la France le « succès » pour réduire ses déficits. Et il faudrait applaudir ? À ce propos : vous avez voté Hollande ou Merkel au second tour de la présidentielle ? L’hypocrisie a assez duré. La question ne concerne évidemment pas l’amitié avec nos voisins – le mythe du modèle allemand ne résiste d’ailleurs pas à l’examen critique –, mais du rapport de forces, donc du devenir des citoyens de tout un continent enrôlés de force dans des politiques d’austérité qui conduisent à la catastrophe et pour lesquelles l’Allemagne 
a joué un rôle primordial. Le débat traverse désormais le PS ? Réjouissons-nous ! Mais sans naïveté. Il est en effet facile de critiquer Merkel, tout en appliquant les mêmes recettes…

Et pendant ce temps-là ? Non seulement nous sommes invités à ménager notre langage – autrement dit à fermer nos gueules – mais nous devrions, en plus, nous agenouiller devant la perspective d’une union nationale… Selon un sondage, les Français seraient « pour » à 78 %. Mais ne cherchez pas l’erreur. Hier, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, 
a « félicité chaleureusement » Enrico Letta, qui venait 
de prêter serment à la tête du nouveau gouvernement italien de coalition, dont le grand vainqueur n’est autre que le parti de Berlusconi. Voilà à quoi rêvent les libéraux : une union nationale avec François Bayrou à Matignon. Un hold-up démocratique assumé jusqu’au bout ; un vote de gauche avec des solutions de droite. Tant qu’on y est, supprimons les partis politiques, la gauche et la droite, remplaçons tout cela par des « techniciens » de la finance, qui – on leur accordera au moins cette qualité – savent piloter le train-fou de l’économie libéralo-globalisée…

Franchement, il est plus que temps de dire stop au chômage de  masse, à l’atomisation sociale 
et à l’impuissance caractérisée – donc coupable. Le 1er mai comme le 5 mai seront deux moments citoyens pour l’exprimer. Avec des mots : « Changeons de politique ! » Mais aussi par des actes : « Changeons de pied ! » Vite.

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Attention aux manoeuvres de la bourgeoisie

Posté par jacques LAUPIES le 28 avril 2013

A moins d’être aveugle nous constatons que la bourgeoisie fait tout, face à une situation de politique décrédibilisée  du pouvoir actuel, pour préparer une relève avec un gouvernement dit de centre ou même d’union nationale. Bayrou serait pour certains un possible premier ministre et ses apparitions nombreuses à la télé témoignent de cette tentative. Bien entendu cette hypothèse nécessite que le PS dans son ensemble s’y rallie ce qui n’est pas gagné pour le Président et son entourage de sociaux libéraux.

La manœuvre est grossière et elle vise à éviter que la gauche de la gauche se rassemble et exige une autre politique que celle de l’austérité. De l’aile gauche du PS au NPA en passant par le PCF, les verts, le parti de gauche et le Parti Communiste existent cependant assez de force pour que le PS toutes tendances confondues change radicalement des orientations qui vont le précipiter dans une catastrophe dont il ne se relèvera pas demain !

Les patrons et particulièrement les actionnaires des multinationales, les marchés financiers qui espèrent le  retour d’une droite plus dure et plus radicale, ne peuvent voir d’un mauvais œil cette stratégie droitière qui prendrait des apparences de centre gauche (ou droit ce qui revient au même)

Je visionne l’émission « C politique » et comme par hasard Bayrou vient défendre, face à une présentatrice relativement complaisante, sa stratégie tout aussi « austéritaire »  qu’il affiche au nom de « la patrie en danger » et met même en cause les déclarations de Claude Bartolone, Président de l’Assemblée Nationale lequel exige une confrontation avec l’Allemagne pour débattre de ses orientations de rigueur au niveau européen.

On voit donc qu’au PS Bayrou ne fait pas l’unanimité !

« Voisin et ami qui vient me dire après chaque élection que mes conseils t’appelant à voter pour le PCF  ou FDG étaient à suivre, et que tu regrettes de ne pas l’avoir fait, ne te fais pas encore avoir par ce soi-disant vote utile qui se mijote. »

« Bientôt les municipales, tu vas être confronté localement à cette stratégie de centre droit à laquelle certains socialistes n’ont pas renoncé. Il ne s’agit pas de laisser cette idée planer. Que les partis de droite se débrouillent avec leur extrême, nous ce qui nous importe est que la gauche et les progressistes gagnent. »

Il y a à Tarascon des militants de gauche, des élus, des syndicalistes, des responsables associatifs, des jeunes, des retraités aussi, nombreux à être compétents pour défendre un  programme municipal novateur. Mais il y a aussi de nombreux citoyens qui doivent prendre conscience que la politique dans la cité autant que la politique en général, c’set aussi leur affaire. Le moment venu nous choisirons celle ou celui qui sera capable d’animer cette équipe.

Jacques LAUPIES

Attention aux manoeuvres de la bourgeoisie dans POLITIQUE melenchon_12_0

 

Politique -           humanitefr dans POLITIQUE le 28 Avril 2013

 

Mélenchon ne veut pas de « clash » avec Berlin, mais instaurer « un rapport de force tranquille »

Mots clés : union européenne,                           angela merkel,                           europe,                           austérité,                           parti socialiste,                           jean-luc mélenchon,                           france,                           berlin,

Le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a taxé dimanche les socialistes français de « molletisme », en référence à Guy Mollet, face à Angela Merkel, leur reprochant d’aboyer contre la chancelière allemande tout en faisant la même politique.

Les socialistes, « il ne faudrait pas qu’ils inventent un molletisme européen: ils aboient sur Mme Merkel de manière à ce qu’on ne regarde pas trop ce qu’ils sont en train de faire, c’est-à-dire du Merkel en France », a affirmé M. Mélenchon, invité de l’émission 12/13 Dimanche sur France 3.

Le socialiste Guy Mollet, ancien président du conseil sous la IVe République (1956-1957) et secrétaire général de la SFIO de 1946 à 1969, était accusé par ses détracteurs de tenir un discours à gauche tout en menant une politique plutôt à droite, en particulier sur l’Algérie.

Selon Jean-Luc Mélenchon, il ne s’agit pas d’aller au « clash » avec Berlin mais d’instaurer « un rapport de force tranquille ». « Il y a 27 pays dans l’Union européenne, nous sommes la deuxième économie du continent » et « nous sommes au coeur de l’économie de l’Europe du sud et de la façade maghrébine ».
Par conséquent, « je pense qu’il y a moyen de faire comprendre aux Allemands que c’est bon, cette fois ci, ça va, il faut changer de pied ».

Selon lui il faut être « très prudent » car « quand une situation se tend, les blessures se rouvrent sur les vieilles cicatrices. C’est la leçon de l’histoire ». « Il faut donc veiller avec beaucoup de soin à ce que nous faisons avec les Allemands ». « Ils sont 80 millions, ils sont vieillissants et ils sont aux abois. Et nous, nous sommes plus de 65 millions, nous seront bientôt les plus nombreux, nous sommes jeunes et entreprenants. Je crains que le clash n’ait pas lieu entre gens raisonnables mais qu’il parte d’en bas, auquel cas tout serait perdu ».

Plusieurs hauts responsables du parti socialiste avaient appelé à plus de fermeté à l’encontre de la chancelière allemande et de la droite européenne en général, qui imposent des politiques d’austérité nocives en Europe. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait dû monter au créneau samedi pour tempérer des propos virulents du PS tenus notamment dans un texte préparé en vue d’une convention du parti sur l’Europe à la mi-juin.

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Il vient d’avoir 19 ans…

Posté par jacques LAUPIES le 28 avril 2013

Il a dix neuf ans. Un stage rémunéré par un organisme social à hauteur de 360 euros et cela pour trois mois. Il est hébergé dans une famille d’accueil qui semble l’entourer au-delà de la mission qui lui a été confiée. Ses réactions d’adolescent ou de post adolescent demeurent. De la résignation apparait derrière une révolte exprimée et provocante. Les études ne l’intéressent pas mais il a de l’intelligence, beaucoup d’intelligence. Il ne la met pas où il faudrait. Il fume des joints à tire larigot. Cela n’arrange rien, cela même doit tout aggraver dans sa socialisation comme on dit.

Déjà quelques actes qui frôlent la délinquance ! Essentiellement pour payer le shit ! Pas question d’arrêter ça mais il nie que cela le perturbe ! Logique qui le conduit à se procurer coûte que coûte cette saloperie dont la légalisation fait débat parmi des adultes. Educateurs, médecins, psychanalyste, journalistes, hommes politiques, juges et policiers, lambda, tout le monde en parle mais la merde est toujours là. Pas encore institutionnalisée comme l’alcool et le tabac mais cela ne saurait tarder…Tout est possible quand les causes ne sont pas suffisamment combattues !

Il est sur un chemin infernal dont probablement essaie de le sortir quelques personnes prises d’affection pour lui. Il est beau, un regard doux qui dit-il cache sa méchanceté. On ne peut pas croire, on ne voudrait pas croire à une violence qui le taraude. Ils sont des milliers dans mon pays, de son âge, dans cette situation.

En Afrique, ou en Inde, ou en Chine peut-être, ou quelque part en Amérique, ils sont des millions en danger de suicide ou d’exterminations de toutes sortes. Et s’ils en réchappent ils vieilliront de mal bouffe, bouffis à vingt cinq ans, écrasés à trente, et pour les plus chanceux trimballés d’un emploi à un autre avec une famille qui a de fortes chances d’éclater au bout de quelques années, reproductrices d’une catégorie qu’autrefois on appelait le « lumpenprolétariat ». Par miracle l’un d’entre eux, par ci par là en réchappera et servira de modèle du « s’en sortir quand on le veut »

On continuera autant que faire se pourra à détruire avec des guerres si nécessaire (c’est plus radical pour ne pas trop s’encombrer),  mais là c’est l’auto destruction organisée, durable qui fait peur mais aussi  rassure,  les insérés à petit ou moyen salaire qui consomment pour que la machine à broyer tourne. La machine capitaliste qui écrase sous ses oripeaux flamboyants de vitrines à dévaliser avec un porte feuille bien garni ou une barre à mine bien solide, de clowns pour amuser une galerie à distraire de sa courte vue pour la rendre encore plus courte.

Et nous sommes là à observer le spectacle mille fois présenté, décrit, tellement que de peur de tomber dans la banalité on finirait par ne pas oser en parler.

Ben voilà je le fais ! Car parmi les gamins qui jouent avec un ballon dans ma rue, pour certains l’avenir est là. Et ça c’est insupportable !

la prochaine révolution ne sera pas bourgeoise avec quelques ouvriers, elle sera ouvrière même s'il y a quelques bobos

http://www.upoparles.org/ReflexionPIM.html

Ce lien renvoie à une initiative qui bien que brouillée, me semble-t-il, par un intellectualisme inopérant face à la dimension des problèmes de la jeunesse et de la violence, mérite d’être découvert ne serait-ce que parce que la situation est grave et préoccupante. Parce qu’il faut sur ces question débattre et agir concrètement en premier lieu avec les « victimes » que sont les violents !

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Changer de cap et changer les capitaines…

Posté par jacques LAUPIES le 27 avril 2013

Qu’il faille un changement de cap de la politique défendue opiniatrement par Hollande ne fait aucun doute.

Il ne fait aucun aucun doute également que celui-ci a le choix entre une droitisation inquiétante et probablement souhaitée, ne serait-ce qu’à la vue des apparitions fréquentes d’un François Bayrou qui ne représente pas grand chose puisque démuni de mandat de parlementaire et réduit en influence à la Présidentielle, et un cap à gauche en appelant au gouvernement la gauche du PS, les verts et le Front de Gauche.

Gesticulations et simagrées des journalistes officiels laissent supposer que cette hypothèse qui ne les enchanterait guère demeure cependant une possibilité. Croire que cela se fera tout seul relève de la naïveté la plus absolue ou même d’une notoire imbécilité.

Pourtant les voix s’élèvent pour dire que la politique d’austérité est une erreur, pour ne pas dire une malfaisance pour le peuple français comme elle l’est pour les espagnols, les portugais et les italiens sans oublier les grecs qui ne se laissent pas faire, comme certains pourraient le croire.

D’éminents économistes disent que c’est stupide. On parle de Keynes et de Ford à défaut d’aller voir chez Marx laissant cela aux communistes à qui on ne la refait pas.

Les discussions de salons et de clubs ne peuvent ignorer qu’à tondre les moutons à tort et à travers ces derniers vont prendre froid et ne produiront plus de laine, ni n’achèteront de pull.

Mais tout cela pose déjà question pour l’avenir : qui va se charger de sanctionner les tondeurs et destocker la laine qu’ils accumulent depuis des décades ?

Mélenchon se propose. Bien ! Pourquoi pas ? Il en est fort capable mais s’il veut mon soutien (dont peut-être il pourrait se foutre éperduement, considérant que je ne représente pas grand chose, sauf que des milliers pensent comme moi) il a tout intérêt à ne pas changer de stratégie et à s’entourer équitablement des hommes ou des femmes qui appliqueront à la lettre, même s’il faut quelques aménagements, le programme l’humain d’abord. Reflexion qui vaut à tous les niveaux des alliances FDG.

Les paroles prononcées ici ou là par des amis du Front de Gauche que quelque sous-marins de profession rapportent de temps à autre me laissent penser que le Parti Communiste doit exister et se renforcer, faire ses propositions et en même temps se battre pour l’Union.

Car comme nous le disions dans le passé l’Union est un combat. Tout est combat, sans doute même l’amour !

On peut aimer, voire avoir de l’estime et de la considération pour ses amis et parfois même ses adversaires mais quand il s’agit de partage, de bien-être et de pouvoir pour le faire, il faut des garanties. La meilleure est celle que nous apporte le plus grand nombre, cela s’appelle la démocratie. A nous de répéter cela à tous ceux qui, sans qu’on leur en écrive des pages, peuvent l’admettre et prendre conscience quer le pouvoir c’est eux qui le détiennent.

Si manquent les livres, si la médiocrité télévisuelle prend le pas sur les productions de qualité, si l’information est manipulée, si la xénophobie et le racisme menacent (dans tous les sens) il n’y a qu’un antidote : partager les richesses et donner à chacun le droit à une vie décente.

C’est aussi simple que cela. Mais on peut souhaiter avoir une belle maison et ne pas comprendre les lois de la pesanteur ni savoir se servir du fil à plomb !

 

François Hollande : Claude Bartolone le presse de passer la
seconde !

Le 26/04/2013 à 12:22 –

le président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone souhaite « un nouveau
temps pour le quinquennat » de François Hollande.

Selon lui, il est temps que la Gauche soit plus unie.

 

Changer de cap et changer les capitaines... dans POLITIQUE claudebartolone323(1)©AFP
Passer à la seconde étape de son mandat présidentiel. Voici ce que
souhaite Claude Bartolone souhaite à François Hollande. Dans un entretien
accordé ce vendredi au Monde,
le président PS de l’Assemblée nationale a en effet expliqué qu’il attendait « un
nouveau temps du quinquennat » du chef de l’Etat. Il a par ailleurs précisé qu’il
attendait de cette seconde étape qu’elle soit davantage impliquée dans la
recherche d’ « unité » au sein de la Gauche et qu’elle affiche plus « de signes à
l’électorat de gauche ». Fort de cette annonce, le député-maire de
Seine-Saint-Denis a expliqué : « Il est désormais temps de tirer des leçons pour
envisager le nouveau temps du quinquennat. Nous ne pouvons pas continuer avec un
groupe socialiste qui ne se sent parfois pas écouté, un groupe écologiste qui ne
sait pas exactement s’il veut rester ou partir, et un groupe communiste qui a
l’impression de ne pas être entendu ». Et d’asséner : « Nous ne pouvons pas
laisser s’installer l’idée que la gauche n’essaierait pas de chercher son unité
pour tout le quinquennat ».

Priorité au logement et à la consommation
Estimant par
ailleurs que « la loi sur l’amnistie » – proposition rejetée à l’Assemblée, à la
demande du gouvernement – « doit signer la fin d’une première année et la prise
en compte des relations à gauche pour la suite », Claude Bartolone a poursuivi en
indiquant que le quinquennat doit, dans les mois à venir – se concentrer sur
« des textes sur le logement ou sur le texte Hamon sur la consommation » et ce,
pour « pouvoir donner des signes à cet électorat de gauche qui les attend ». Le
président de l’Assemblée nationale a affirmé : « Il faut dire maintenant comment
nous pouvons améliorer le pouvoir d’achat sans déséquilibrer les comptes
publics, donner une priorité au logement, à la santé, redéfinir le lien de
confiance entre l’Etat et les collectivités locales, donner plus de place aux
quartiers populaires, discuter sur la formation professionnelle et, surtout, se
réconcilier avec les entrepreneurs ».

Et alors que François Hollande ne cesse de chuter dans les sondages relatifs
à sa cote de popularité, Claude Bartolone a également indiqué qu’il espère « une
intervention plus forte du chef de l’Etat pour définir la lettre de mission du
gouvernement et préciser les axes de ce deuxième temps ».

 

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Dans des paroles et des actes : le piège a-t-il fonctionné ?

Posté par jacques LAUPIES le 26 avril 2013

L’artillerie lourde des « possesseurs » des médias a fait encore une tentative  dont nous sommes coutumiers : s’en prendre à l’homme pour ensuite s’en prendre aux idées. Ce fut le cas dès le début de l’émission par trois petits canards de la mare audiovisuelle française.

D’ou une première partie d’émission lourdement consacrée à tenter de destabiliser l’ancien candidat du Front de Gauche. Tout a été bon pour ça, y compris l’essai de mise en porte à faux de ce candidat avec ceux qui ont probablement le plus contribué à son émergence politique. Il faut dire que le leader du Parti de Gauche n’a pas sa langue dans la poche même à l’égard des communistes qui n’approuvent pas nécessairement ses déclarations tonitruantes dont évidemment raffolent les journalistes de basse-cour.

On se souvient de Marchais disant à son épouse,  lorsqu’il apprit les renoncements de Mitterrand vis à vis de l’OTAN : « Fais les valise on rentre » ! Quelle bonne affaire pour en faire un macho de première. De quoi renverser toutes les sympathies que les communistes pouvaient recevoir dans leur lutte pour l’émancipation de la femme.

Ben là si on voulait exciter ceux qui, comme Maxime Grémetz, nous ressassent que l’influence de Mélenchon, pour ne pas dire son emprise sur le PCF, est une manière de liquider ce dernier, on ne ferait pas mieux.

Que Jacques ATTALI, champion de l’hypocrisie économico politicarde, tente d’accuser Mélenchon de vouloir conduire la France sur les chemins de la Corée du Nord en dit long sur la finesse de ce libéral qui ne cesse depuis des lustres, de temps à autre, de louer Marx pour mieux l’enterrer. A défaut d’être ridiculisé sur sa pseudo science d’éminent spécialiste « indépendant » il a fait le travail dont pourront le gratifier les « solfériniens » sans doute commanditaires.

Quant à l’économiste de service de la 2 qui veut se faire appeler Monsieur alors que serait  mieux approprié qu’on s’adressa à lui en l’interpellant comme un valet par son prénom, il a fait piètre figure dans la litanie de la relance à tout prix en réduisant la dépense publique.

Plus malin le Député UMP, rallié à Lemaire. Ce « jeune loup » de la droite à compris qu’il fallait occuper le terrain de la parole et traquer Mélenchon sur ses engagements passés.

Pujadas (Monsieur) ne l’a pas trop contrarié, lui qui semble ne pas trop digérer le « parler cru » du co-leader du Parti de Gauche qui cependant à rappelé, prenant le risque de se dire déclarer ministrable, ce qu’il ferait si on l’appelait à cette fonction.

Le sujet semble à l’ordre du jour puisque sur les antennes de France Culture un journaliste suggérait à Généreux économiste du Parti de Gauche le poste de Ministre des Finances.

Tous ces braves gens oublient simplement qu’il y a une Front de Gauche avec diverses composantes dont il ne faudrait pas oublier, qu’ elles auraient leur mot à dire dans les choix politiques à faire si Hollande (ce n’est qu’une hypthèse) renonçait à l’enterrement de première classe qu’il prépare en ne changeant pas maintenant !

Pour en revenir aux « débats » « des paroles et des actes » je dois dire que Mélenchon reste pour moi un excellent porte parole du Front de Gauche et, comme il l’a dit,  en substance, au sujet de Robespierre, il faut prendre l’homme dans la globalité de sa démarche d’acteur essentiel d’évènements historiques marquants.

Sans entrer dans des comparaisons historiques grandiloquentes, il faut bien admettre que le peuple a besoin de voix qui portent pour précisèment en finir avec un système qui repose sur la personnalisation excessive ( et dangereuse) de pouvoirs personnels.

Mais il appartient à ceux qui entrent dans ce jeu pour en changer la donne, de garder la tête froide. La lutte des classes n’a pas qu’à faire avec un homme ou une poignée d’hommes (et de femmes  bien sûr).

Mélenchon semble être conscient de cela. Et il s’acquitte relativement bien de sa mission médiatique. Cela doit le conduire à encore plus de perspicacité et de prudence aussi.

 

 

 

Mélenchon : la violence dans le monde du travail, c’est 564 morts par an

Mots clés : travail,                           austérité,                           front de gauche,                           parti de gauche,                           jean-luc mélenchon,                           france 2,                           jaques attali,

 

 

Invité sur France 2, Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche s’est déclaré jeudi « consterné » et « blessé » par la décision de s’opposer à la proposition de loi communiste sur l’amnistie sociale, pourtant votée au Sénat. Il a clairement recadré que la véritable violence au travail, n’est pas le fait de syndicalistes qui se battent pour sauver leur gagne-pain.

« La violence dans le monde du travail c’est 564 personnes par an qui perdent la vie au travail, 100.000 personnes qui arrivent en fin de droit chaque mois, c’est ça la violence quotidienne, c’est 300.000 personnes sans toit, 1.2 millions de travailleurs pauvres ». Il a de fait accusé le président François Hollande de « duplicité ». « Quelle duplicité parce qu’il m’a promis les yeux dans les yeux qu’il ferait l’amnistie », a-t-il dit précisant que cette promesse avait été faite « la première fois (qu’il) l’a rencontré après son élection ». « J’en donne ma parole d’honneur », a-t-il dit. « J’en appelle à la conscience des parlementaires de gauche, ne trahissez pas votre famille, rompez les rangs, votez avec nous ! », a lancé l’ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle.
Le Front de gauche, appuyé par la CGT, s’était fortement mobilisé pour ce texte, voté au Sénat, y compris par des élus socialistes, avant d’être que le ministre des relations avec le Parlement, Alain Vidalies, n’affirme l’opposition du gouvernement à ce texte.

« C’est tout ce que vous avez trouvé pour la gauche ? » s’est plaint d’emblée Jean-Luc Mélenchon qui, dans le dispositif de l’émission Des Paroles et des Actes, s’est retrouvé opposé à Jaques Attali. Et à raison. Le contradicteur a clairement plombé le débat, jugeant sans argument « inapplicables » les propositions économiques du Front de gauche, puis de lancer : « ça nous conduira à la Corée du Nord » avant de quitter le plateau sans que Jean-Luc Mélenchon ait la possibilité de répondre.

Le co-président du parti de gauche a tout de même pu exposer quelques propositions concrètes, à appliquer s’il était nommé à Matignon, ce à quo il se dit « candidat » « Je veux qu’on change le centre de gravité, qu’on applique une autre politique ». « Je sais quoi faire » a-t-il affirmé. D’abord « rassurer les nôtres: on passe à toute vitesse la loi contre les licenciements boursiers, répression de tous ceux qui ont truandé, moratoire sur la dette et après on commence à donner de la respiration au pays, des sous, de la thune…On titularise tous ceux qui sont en précarité dans la fonction publique (…) et après on convoque la constituante ». Pour la VIème république, et de rappeler l’important rendez-vous du 5 mai, marche contre l’austérité et pour une nouvelle constitution.

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Municipales, FN et nous

Posté par jacques LAUPIES le 26 avril 2013

 Je reproduis l’article paru dans rue 89 (du groupe « Nouvel Observateur »)

Interrogé par la journaliste un peu avant qu’elle ne rende visite à la candidate du FN, je lui ai indiqué que si j’acceptais de répondre à ses questions ce n’était que dans le but, puisqu’il s’agit d’évoquer les prochaines élections municipales, de rappeler quelle est la position du communiste que je suis par rapport à cette élection.

Une position, que je partage avec mes camarades du PCF de Tarascon et qui consiste à faire en sorte que les forces républicaines, laïques, progressistes et de gauche à Tarascon se rassemblent sur un programme clair permettant de répondre aux besoins de la population et oeuvrant notamment pour que les communes puissent se doter des moyens nécessaires à cela.

Ces forces ont prouvé dans le passé tout comme plus récemment, au cours des derniers scrutins qu’elles peuvent regrouper plus du tiers de voix, fr^^olant dans certain cas les 50 % (cas des régionales). Or il se trouve que les droites divisées vont se disputer leur électorat traditionnel au point que la présence de la gauche les gène et leur ^^ote tout espoir d’aller y « chercher » des voix.

Je défends cette orientation auprès des partenaires de gauche considérant qu’il faut d’ores et déjà mobiliser la population, sans entrer dans le détail des propositions que précisèment chacun s’accorde à dire, qu’elles doivent etre élaborées avec cette population.   

Concernant l’influence grandissante du FN j’ai suffisamment expliqué quelles en étaient les raisons et les causes pour ne pas y revenir ici. Par principe je respecte tous les candidats en tant que personne et à fortiori quand je les connais bien.

Je me refuse à porter un jugement particulier et personnel sur eux. Ce qui m’importe c’est la politique qu’ils défendent et c’est à ce titre que j’évoque leur présence et que parfois je les nomme. Communiste, je respecte les lois de la république  et notamment le droit à chacun d’exprimer une opinion. Mais je me réserve le droit de dire ce que j’en pense avec ma sensibilité et avec vigueur si c’est nécessaire.

Les propos de la candidate du FN évoqués ou relatés par le site  »Rue 89″ ne sont d’évidence pas très flatteurs pour elle, pour qui peut discerner derrière la poussière des mots le fond d’une pensée, par contre ils ne convaincront pas grand monde parmi ceux (les plus nombreux) qui subissent une situation économique et sociale exaspèrante et sont en manque de réponses concretes à leurs espoirs.

Il est plus facile pour une presse inscrite dans le système et la pensée unique de rester sur des thématiques d’effets que d’aborder les causes.

En une phrase je résumerai :

Tarascon est comme de nombreuses villes de notre pays, une ville en souffrance, l’emploi y est rare, les salaires et les retraites comme ailleurs sont en récession, la spécificité locale de l’agriculture comme celle du b^^atiment créent un appel de main d’oeuvre immigrée sans laquelle ces deux secteurs ne pourraient fonctionner. S’ensuivent des épiphénomènes bien connus : une jeunesses désabusée et trop oubliée, menacée de délinquance, etc.

Bref tous les ingrédients pour que le refus d’augmenter les salaires et les pensions de satisfaire les besoins en emploi, en soins, en protection sociale, en logement, créent un mécontentement à la recherche de boucs emissaires.

Mais de cela il n’est guère question quand on parle de la progression du FN.

 

 PARU DANS « Rue 89″

 

Valérie Laupies, 47 ans, sera la candidate du Front national à Tarascon, ville des Bouches-du-Rhône que le parti de Marine Le Pen espère bien emporter en 2014.

Municipales, FN et nous dans POLITIQUE laupies_0Valérie Laupies, chez elle, à Tarascon (Nolwenn Le Blevennec/Rue89)

Les blagues islamophobes font passer le temps. Dans les ruelles de Tarascon – qui a placé Le Pen en tête au premier tour de la présidentielle –, une quinqua à qui je demande mon chemin et qui m’accompagne un peu dit en riant :

« Si c’est votre première fois, ne vous inquiétez pas, il n’y a pas une épidémie d’oreillons. »

Comme je ne comprends pas, elle pose ses mains à plat sur ses oreilles pour mimer le voile musulman.

Valérie Laupies (prononcez Laupy) n’habite pas loin, tout le monde le sait. Elle est directrice d’école et enseignante en classe de CM2, en vacances ce mardi.

Pendant la campagne présidentielle, elle a été nommée conseillère éducation de Marine Le Pen. En juin, elle a failli devenir députée, cela s’est joué à quelques voix après le retrait de Roland Chassain (UMP) en sa faveur. Elle veut maintenant la mairie.

Repérée au loin par Jean-Marie Le Pen

Valérie Laupies vient de la gauche. Elle est née en Saône-et-Loire, dans une famille ouvrière. Sa mère était assistante maternelle. Son père, électricien dans l’usine Creusot-Loire qui a déposé le bilan en 1982.

« La ville est devenue triste après. Sinistrée. Je suis partie à 18 ans. Je suis issue de mes parents, mais je suis aussi leur opposé : ils ne s’engagent pas et font leur petite soupe sur leur petit feu. »

Laupies a fait des études d’histoire à Lyon-II (après un détour dans l’animation), puis elle a intégré l’IUFM de La Croix-Rousse.

laupies2_0 dans POLITIQUEValérie Laupiès, chez elle, à Tarascon (Nolwenn Le Blevenec/Rue89)

Une vie plus tard, en 2005, elle s’est engagée au Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement, parce qu’elle aimait son discours sur l’éducation. Mais au moment du CPE, elle se sent ostracisée (il est contre, elle est pour).

Elle s’en va, paumée. Envoie un e-mail à un écrivain qu’elle admire : « Bonjour Alain Soral, pour qui faut-il voter alors ? »

Il lui répond : Le Pen ou Dieudonné.

« Mais ça a pris du temps encore. Pour moi, la gauche c’était le bien. Les concepts ont fini par m’en éloigner. »

L’un de ses deux frères est fan de Mitterrand. Quand elle a dévoilé son intérêt pour « le Front », au repas de Noël 2006, la femme de celui-ci s’est offusquée, le FN était son combat à la fac. Valérie Laupies, en colère, s’encarte juste après, pour le nouvel an, son cadeau.

Un jour, on l’invite à un déjeuner-débat avec Jean-Marie Le Pen. Le chef du FN la repère au fond de la salle (« Je me suis demandé qui était cette jeune femme… », lui dit-il) et ils vivent, à l’entendre, une sorte de coup de foudre intellectuel. Elle aime « sa frilosité » envers les diplômes.

« J’aime son pragmatisme. Je n’ai pas envie de me sentir complexée et pas utile dans ce parti. Mais j’espère, je pense que Marine Le Pen a conscience des limites de l’“énarquitude”, même s’il en faut. »

Elle est élue conseillère régionale Paca FN en 2010.

« La ville se transforme en médina »

« L’immigration de masse », c’est la première préoccupation des Tarasconnais, selon Valérie Laupiès. La sienne aussi.

Municipales à Tarascon

Pour le moment, trois candidats déclarés : le maire sortant Charles Fabre (UMP), Lucien Limousin (ancien UMP, proche de l’UDI), Valérie Laupies (FN). Les forces de gauche ont la volonté de s’unir mais n’ont pas encore désigné de candidat. Pas loin de Tarascon, les Saintes-Maries-de-la-Mer est une autre ville qui pourrait devenir frontiste, selon une étude réalisée par l’Ifop.

« Le problème c’est le nombre. Le centre-ville s’est transformé en médina. C’est la mort de la vie entre les gens. »

Deux publics dans son viseur.

D’abord les jeunes issus de l’immigration sortis du système scolaire tôt et qui sont désœuvrés.

R., par exemple, 21 ans, sympa, qui rit quand son pote se demande quelle est l’utilité du théorème de Pythagore. Et qui deale de la « chnouf » et roule en Audi A1 blanche dans la ville.

« Nos enfants à nous quittent la ville, les leurs restent et ne trouvent pas de travail. Ce n’est pas à nous de mettre la main à la poche pour les occuper. Il faut arrêter de se flageller. »

L’autre public : les vieux qui veulent une salle pour prier et qui sont « partout dans la ville, debout comme des piquets » parce que « c’est leur mode de vie ». Elle voudrait interdire les djellabas dans les lieux publics, « si la loi le permet ».

Elle regrette d’avoir été réveillée, pas plus tard que dimanche dernier, par un groupe de jeunes adultes maghrébins, à 6 heures du matin.

« Ils ont fait un boucan pas possible. Vous trouvez ça normal d’être réveillée quand vous êtes chez vous ? Il ne faut pas se laisser bouffer. »

Un mari qui prend des photos d’immigrés

Pendant ses études à Lyon, elle a rencontré son mari, Frédéric Laupies, originaire de Beaucaire, issu d’une famille communiste. Il a fait en même temps qu’elle le même chemin de la gauche à l’extrême droite. Lui aussi est obnubilé par l’immigration.

Son père, Jacques Laupies, 77 ans, très connu dans la ville, tient le blog Un communiste à Tarascon et il va se battre pour que la gauche passe aux municipales. Il pense que le passage de son fils à l’extrême droite est lié à des conditions matérielles difficiles, « il n’a pas eu le parcours qu’il aurait pu espérer ».

Frédéric Laupies est agent d’accueil à la gare d’Arles, cinq jours par semaine de 21 heures à minuit, pour 600 euros par mois. Valérie Laupies dit que c’est dur, mais qu’il y voit « la vraie vie ».

Ce mardi matin, il sert gentiment les cafés, mais ne participe pas à la conversation. La candidate FN nous dit que son mari l’aide énormément, « il est fort en communication ».

Il prépare des notes pour les interviews ou les interventions au conseil régional de sa femme. Surtout, il tourne des vidéos de campagne : femmes voilées marchant dans les rues de Tarascon. Il prend aussi régulièrement des photos d’Arabes à leur insu qu’il poste sur Facebook.

Valérie Laupies a récemment demandé de l’aide à Marine Le Pen. Elle aimerait que le travail de son mari soit reconnu (peut-être rémunéré) et dans l’idéal, elle voudrait un soutien financier pour pouvoir se mettre à mi-temps pendant la campagne municipale.

« S’ils veulent faire de Tarascon un exemple, il faut probablement mettre plus de moyens. Sans ça, ça va être dur. »

La morale républicaine, sujet de dictée

Les classes de l’école ZEP de Valérie Laupies sont pleines d’enfants issus de l’immigration. Elle dit : « J’adore mes gamins. »

« J’offre ma photo de classe depuis deux ans à Jean-Marie Le Pen. Quand des élèves ne parlent pas français à la maison, le niveau baisse forcément, on ne peut plus faire classe de la même façon. »

Elle leur fait faire le programme, mais elle essaye aussi de les éduquer. Par exemple, « en auto-dictée », elle les fait travailler sur des « fiches sur la morale républicaine des années 60 ».

« La dernière fois, cela nous a amené à parler de la conscience personnelle en opposition au rapport de force qu’ils côtoient à l’école d’arabe. »

Croisé près de son école, Yanis, 19 ans, qui l’a eue comme prof en primaire, nous dit qu’il a toujours pensé qu’elle était de gauche, « tellement elle était ouverte ».

ecoletarascon_0Ecole Marcel-Battle à Tarascon (Nolwenn Le Blevennec/Rue89)

La soupe chinoise des enfants cambodgiens

Quand elle a voulu adopter, elle s’est naturellement imaginée avec un enfant venant d’Asie. Mais quand on lui a dit qu’elle avait 90% de chances de tomber sur un Maghrébin dans les Bouches-du-Rhône, elle a dit « désolée, je ne peux pas ».

« Ce n’est pas une culture que j’apprécie. Pas parce que je suis méchante, mais parce que je ne m’y reconnais pas.

– Oui, mais si l’enfant est élevé avec vous, c’est votre culture qu’il acquiert.

– Quelle est la part de la nature et la culture ? J’ai posé la question à mon pédiatre, c’est une question qui me travaille beaucoup. Je pense que la nature domine. Je connais des gens qui ont adopté des enfants du Cambodge, ils boivent de la soupe chinoise dans leur biberon. A un moment donné, vous êtes l’héritier de tous vos ancêtres. »

A la fin de notre entretien, Valérie Laupies ajoute qu’elle serait prête à accueillir des candidats UMP sur sa liste au second tour.

« Je pense que des élus de la liste seraient prêts à collaborer avec moi. Certains sont venus au déjeuner avec Florian Philippot, ce week-end. »

En face de la mairie, Abdel, 31 ans, qui tient le snack La Médina, nous dit que « Valérie et son mari » sont plutôt gentils avec lui quand ils viennent manger et pense que beaucoup d’Arabes « vont voter pour eux ».

mairietarascon_0La mairie de Tarascon (Nolwenn Le Blevennec/Rue89)

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Mariage pour tous un pas en avant de la liberté pour tous !

Posté par jacques LAUPIES le 24 avril 2013

Mélenchon l’a fort bien dit l’autre soir dans l’émission « c pour vous » sur la 5, le mariage n’a jamais été pour la gauche la forme la meilleure pour associer des gens qui s’aiment et veulent fonder une famille.  Il n’empêche que celui-ci, comme bon nombre d’institutions héritées de nos traditions séculaires, particulièrement ficelées par un judéo-christianisme envahissant depuis 2000 ans, ont fondé la tradition. Et cela en dépit des contradictions et hypocrisies qui souvent l’accompagnent.

Je pense qu’il y a au delà de quelques exaltés de droite assez d’intelligence pour comprendre que le mariage pour tous va sortir (ce sera encore long) les personnes qui ont des sexualités différentes de ces ghettos établis par nos cultures. Ceux qui prétendent au respect des lois naturelles, les ont souvent bafouées, peut être plus que ceux qui considérent que l’homme se différencie de l’animal par sa capacité à penser de manière quantitative et qualitative bien supérieure à nos amis les bêtes. Y compris dans la gestion de l’amour et de la sexualité. 

La sexualité cela se pense en fonction sans doute de désirs, de pulsions (je n’aime pas ce mot) dont la satisfaction de tous ne sont pas acceptables, puisque elle peut conduire à ne pas respecter l’autre. Mais elle se pense et se pratique en fonction de mille rapports que probablement dès la gestation nous entretenons avec le monde qui nous entoure. Donc la sexualité est soumise à une évolution à la source de laquelle il y a bien des choses que nous ne pouvons décider par nous même.

Laissons à la science, mais écoutons la tout de même un peu, dans la relativité de sa démarche vers une vérité, le soin de nous éclairer sur ce sujet. Et peut-être, chose essentielle, regardons un peu en nous-même pour avoir une opinion. C’est aussi important que d’écouter les charlatanismes religieux ou parfois politiques sur la question.

L’humanité est en marche et elle n’a pas encore atteint cette harmonie que lui dicte la nécessité  de solidarité qui ne peut-être spontanée même si chaque être humain est doté d’un potentiel d’amour à donner et à recevoir. Il faut qu’il soit en mesure de pouvoir le faire et cela passe obligatoirement par la satisfaction des besoins premiers que sont la nourriture, l’abri, l’éducation, les soins, lesquels dépendent de cette capacité spécifique appartenant à notre espèce : le travail.

On peut toujours faire des enfants, procréer à partir d’un instinct naturel, même le ventre vide (à voir ?) mais l’enfant ne pourra vivre se développer sans tout ce que l’homme à inventé pour sa survie. Et cela il ne le peut que parce qu’il dispose d’une force de travail qu’il a su partager avec les autres, ce qui lui a permis d’atteindre cette dimension culturelle que se transmettent, en l’améliorant, les générations.

Alors les formes d’associations, d’alliances, de solidarités ont certes leur importance dans le processus de renouvellement de l’espèce. Du clan à la nation en passant par la tribu elles se sont données des règles familiales particulières mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour les mettre en adéquation avec nos contraintes économiques et sociales. Il est même certain, que nous avons pris du retard en la matière.  Cependant  il est une forme de rapports entre les humains dont l’importance ne peut nous échapper et qui en contrarie l’évolution qui est à la source de l’état « sauvage » de nos civilisations, c’est la subsistance de l’exploitation par les uns de la force de travail des autres.

Et il n’est donc pas étonnant que ceux qui en sont les plus fervents défenseurs (sans évidemment l’exprimer ouvertement et peut-être pour certains sans en avoir conscience) aient une conception de « droit naturel » concernant tous les rapports humains. Le mariage purement hétéro allant de pair avec cette logique. Comme d’ailleurs à longtemps prévalu et prévaut encore, au nom du même principe l’idée de l’infériorité de la femme.

Il n’est guère de domaines concernant les questions sociétales ou ne s’affrontent ces deux conceptions de l’humain : d’une part l’humain produit social et culturel en opposition à d’autre part l’humain produit d’une nature dont il faut accepter les règles immuables. Le paravent religieux ne peut en définitive atténuer cette contradiction sauf à prendre parti contre le fait naturel dont en définitive il est l’émanation. Dieu a créé le monde…

Au diable les dégats causés par la pauvreté dans l’éducation des enfants et la mise en cause de leur état de bien-être matériel, social et culturel. Plutôt que de corriger ces dégats les libéraux préfèrent mettre en suspicion les capacités éducatives des homosexuels, à partir des vieilleries ancrées dans une majorité de la population ils vont pouvoir défendre l’essentiel : le libéralisme économique (sorte de loi de la jungle) en perte de vitesse dans les esprits lorsque les crises surviennent.

Des homosexuels bien évidemment à l’égard desquels ils prétendent n’avoir aucun grief, pourvu qu’ils restent dans leur coin. On fait contre mauvaise fortune bon coeur. Comme demain on s’inclinera sur d’autres révolutions des moeurs. Car ce n’est pas fini tant il reste de préjugés sur des amours et des relations sexuelles mal vues et stigmatisées.

Comme nombre de personnes sont soumises à l’émergence de nouveaux droits des « minorités sexuelles », elles deviennent prudentes dans leur approche de la sexualité. Parfois même peut-être soulagées de pouvoir confirmer en droit ce que les faits leur ont fait constater depuis longtemps.

Pour d’autres, prédisposées sans le savoir,  à « fabriquer » en leur sein des sexualités aussi diverses que celles que depuis la préhistoire les hommes ont pu imaginer elles vont, sans même se rendre compte qu’elles sont à l’origine des détours que prennent les humains pour rechercher le bonheur, s’enfermer dans leur aveuglement.

Aveuglement résultant de principes fondés sur des idéalismes philosophiques dont font un usage abondant les religions et tous ceux que qui ne peuvent concevoir la pensée, issue de l’action de transformation de la nature dans son mouvement.

Une pensée en retour capable d’adapter son environnement à ses besoins, pensée qui doit en même temps pouvoir permettre de protéger la nature qui est notre source de vie.

Fort heureusement la jeunesse en particulier est apte à comprendre, si on ne l’enfume pas de catéchismes et autres discours moraux perprétant des pratiques séculaires faites d’interdits, de tabous sociaux marginalisateurs, que le monde est divers. Mais elle ne peut le faire spontanément car ce serait le retour à la case départ. Chaque recul, chaque progrès manqué lui est éminemment préjudiciable.

En un mot quand admettra-on que la sexualité  a autant à voir avec les merveilleux mystères de l’amour et de l’intelligence humaine qu’avec un acte procréatif même si celui-ci, fort heureusement, est nécessairement présent dans notre inconscient. Pour preuve le désir d’avoir un enfant, de l’aimer et de l’accompagner !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mariage pour tous un pas en avant de la liberté pour tous ! dans POLITIQUE christiane-taubira-vote-mariage-homo-applaudissements_articlephoto

Société -           humanitefr dans POLITIQUE le 23 Avril 2013

 

La France autorise le mariage et l’adoption aux couples de même sexe

Mots clés : pcf,                           sénat,                           assemblée nationale,                           droit,                           marie-george buffet,                           mariage gay,                           mariage pour tous,

 

La France devient ce mardi le 9e pays européen à autoriser le mariage et l’adoption entre deux personnes de même sexe. Sans surprise, l’Assemblée nationale a validé la loi avec plus de 100 voix d’avance, après plus de 136 heures de débat. La droite déposera un recours au conseil constitutionnel.

« Aujourd’hui est un grand jour. Pas seulement parce que c’est mon anniversaire » anticipait ce matin Ian Brossat en charge des combats LGBT au PCF sur Twitter. Le Parlement a adopté ce mardi 23 avril définitivement le projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe.

Marie-George Buffet s’est exprimé au nom du groupe Front de gauche. »Depuis des années, le cœur de ce combat n’est pas la reconnaissance d’un statut particulier, mais la reconnaissance de l’égalité. […] La famille s’est conjuguée, homoparentale, homosexuelle, s’est recomposée. Il est temps de mettre le droit à l’heure de la réalité. Le mariage est le droit pour chaque individu de se donner un projet de vie avec la personne qu’il aime et de fonder une famille. Cette loi va aussi permettre à de nombreux enfants d’avoir des parents de plein droit. […] Madame la ministre, vous avez mené un beau combat, c’est un honneur de voter pour ce projet de loi. Comme de nombreux élus, j’ai hâte de célébrer des mariages de couples de même sexe, s’il vous plaît ne tardez pas pour le décret. »

Les premiers mariages en Juin au plus tôt

Avec 331 voix pour, et 225 suffrages contre, la France rattrape son retard et rejoins les nombreux pays de l’Europe à a autoriser le mariage entre deux personnes de même sexe. Le premier pays au monde à avoir autorisé les unions civiles entre personnes du même sexe, est le Danemark, en 1989.

Christian Jacob, le chef de file des députés UMP, a prévenu à la mi-journée que ceux-ci déposeraient dès mardi soir ou mercredi matin un recours au Conseil constitutionnel. La garde des Sceaux a rappelé que le Conseil constitutionnel, que l’opposition a l’intention de saisir, « dispose d’un délai d’un mois pour se prononcer ».
« Après cette décision et si le texte est confirmé, le président de la République disposera de dix jours pour promulguer la loi. Cela nous renvoie fin mai à peu près », a ajouté Mme Taubira, interrogée par la députée PS Pascale Got lors de la séance des questions au gouvernement. « Les mairies demandent dix jours également pour la publication des bancs, autrement dit, selon les disponibilités des mairies, les premiers mariages pourraient intervenir en juin de cette année », a-t-elle prévu.

Mobilisation encore ce soir
A Paris, une petite cinquantaine d’opposants au mariage gay sont près de l’Assemblée nationale. Frigide Barjot a annoncé : « C’est là que la violence va commencer. » Le forces de l’ordre ont du intervenir. Des opposants se sont fait exclure de l’hémicycle après avoir tenté de déployer une banderolle.
De leur côté, les « pro », d’abord à l’appel du collectif « oui, oui, oui », appellent aussi à un rassemblement à partir de 17H00 près de l’Assemblée, puis à un autre, à l’appel cette fois de l’Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et trans), à partir de 18H00 à proximité de l’Hôtel de Ville. En province, des rassemblements analogues sont prévus: pro-mariage gay à Toulouse, Marseille, Aix-en-Provence, Montpellier, Lyon. Les anti seront à Chambéry, Bordeaux, La Roche-sur-Yon.

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Dans l’Humanité ce mardi, les freins au contrôle fiscal

Posté par jacques LAUPIES le 23 avril 2013

Dans l'Humanité ce mardi, les freins au contrôle fiscal dans POLITIQUE p10008921-300x225

Jour de marché. J’ouvre les portes. Un passant s’arrête. Inhabituel de sa part ! Je le connais et parle généralement peu politique avec lui. Mais voilà aujourd’hui il parait préoccupé, envie de me dire quelque chose.

L’affiche « SMIC à 1700 € », plaquée sur ma vitrine, a retenu son attention. Employé de la commune cela fait vingt ans qu’il me dit se retrouver quasiment avec le même salaire qu’à ses débuts. Visiblement il est déçu de Hollande. On le serait à moins. Comme beaucoup il pense que « ça va craquer ». Réflexion pleine de sous entendus qui semble qui semblent admettre des formes d’affrontements violents.

Je le sais pourtant homme de raison et de bon sens et même s’il ne partage pas totalement mes idées, je le crois républicain convaincu.

Que répondre ?

Ceci simplement ! Je l’ai dit hier dans ce blog : il y a eux et nous ! Eux c’est c’est la droite et tous ceux qui prônent l’austérité y compris à gauche, nous cette gauche et tous ceux qui considèrent qu’il faut rehausser le pouvoir d’achat gage de la relance économique et que pour cela il faut dégager les moyens de l’investissement productif (dont les salaires sont élément essentiel), changer donc la logique actuelle de l’Europe et de la France en matière fiscale et bancaire.

Mon interlocuteur me regarde sceptique. Cela lui parait compliqué, difficile à réaliser. Par contre il a une certitude. Il faut en finir avec la politique actuelle.

Comment ? Je fais une suggestion . Vous la connaissez !

Le Parti socialiste a tous les pouvoirs avec ses alliés : Régions, départements, communes sont majoritairement dirigées par eux. Le parlement leur est acquis (y compris en jouant avec les abstentions de la droite). Il peut donc changer de politique et répondre aux appels qui émanent du Front de Gauche, des écolos, et dans ses propres rangs ?

Le fera-t-il ou attendra-t-il que la rue lui demande ? A moins qu’ils ne préfère se faire balayer aux prochaines élections ! En ce cas ce sont les autres (droites toutes confondues) qui les remplaceront dans leur stupide politique de collaboration avec le capital !

 

 

 

2013-04-23une-hq fiscalité dans POLITIQUE

L’Humanité de ce mardi 23 avril 2013

Social-Eco -           humanitefr le 23 Avril 2013

Mots clés : l’humanité,                           austérité,                           front de gauche,                           sahara occidental,                           impôts,                           maroc,                           évasion fiscale,                           fraude fiscale,                           finance,                           saint-étienne,                           contrôle fiscal,                      

La priorité accordée en haut lieu à la lutte contre la fraude fiscale impose de rompre avec la politique d’austérité qui a coûté 25 000 postes à Bercy, ces dernières années. Des agents de l’administration des impôts témoignent.

A lire dans notre édition:

  • Reportage à Bercy, avec les petites mains du contrôle fiscal
  • la loi du secret premier obstacle au travail d’enquête
  • « Donner à la justice son indépendance », questions à Sophie Combes (syndicat de la magistrature)
  • Edito: Moralisation? Le bricolage ne suffit pas

A découvrir aussi:

  • Un an après le premier tour de la présidentielle, les électeurs du Front de gauche impatients d’un vrai changement. Le point de vue de 4 militants
  • « Hollande est minoritaire dans cet électorat »: l’analyse de Jérôme Fourquet (Ifop)
  • Ferroviaire: bon diagnostic, mauvaises réponses
  • L’eau victime de la PAC
  • Enquête: Argent et politique, des militants secoués mais combatifs face aux amalgames
  • Sahara occidental: le Maroc sous pression des Etats-Unis
  • Football: reportage à Saint-Etienne, la « classe » ouvrière
  • 2 pages Printemps de Bourges: -M, « La musique c’est tout une histoire d’énergie »
  • L’invitée de la semaine: Caroline Fourest

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