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Les difficultés pour réaliser l’Union (pas d’aujourd’hui !)

Posté par jacques LAUPIES le 11 avril 2013

Je me souviens d’un évènement qui m’avait particulièrement édifié sur ce que pouvait représenter un élu socialiste dans les années soixante. Je dois dire que cela fut marquant dans mon engagement politique.

Ce devait-être en 1963. Les travailleurs de la Cellulose du Rhône entraient en grève pour la revalorisation de leur salaire. Cette entreprise implantée depuis peu à Tarascon et qui s’appelle aujourd’hui « TEMBEC » était dirigée par un Directeur particulièrement hostile à la CGT (Béraut) et donc à toute action revendicative. Les syndicats l’avaient rangé dan la catégorie des  »patrons de combat ».

Le conflit prit de l’ampleur et l’usine était  quasiment paralysée. Un piquet de grève installé à l’entrée au passage à niveau, aujourd’hui remplacé par un pont, tentait à chaque prise de service de convaincre les ouvriers et employés non grévistes de se joindre à eux. Il y avait au sein de ce piquet de grève  de nombreux sympathisants socialistes, adhérents à la CGT.

Je fis ainsi leur connaissance étant Secrétaire de l’Union Locale CGT. Je venais également d’adhérer au PCF. Lorsque le conflit fut au maximum de son intensité, nous décidâmes de faire appel au Député socialiste Charles Privat pour qu’il nous apporte son soutien. Celui-ci donc nous rendit visite après avoir rencontré la Direction et quelle ne fut pas notre surprise : il invita les grévistes à reprendre le travail sans qu’aucune revendication fut satisfaite, indiquant que l’on négocierait après la reprise.

Je l’avais entendu peu de temps avant dans une réunion publique  tenir un discours tellement  orienté à gauche que j’avais fait remarquer à la Secrétaire de la section communiste que je ne comprenais pas sa méfiance à son égard. Une semaine avec mes camarades de la Cellulose en lutte et l’issue que voulait donner au conflit Charles Privat m’on fait comprendre bien des choses.

J’ajouterai que celui qui permit de terminer cette grève honorablement, Secrétaire national et permanent  de la Fédération CGT ( il se nommait Faure) du Papier Carton m’avait été présenté comme sympathisant socialiste, peut-être membre de ce parti dans la région parisienne. A l’époque l’étiquette politique d’un militant de la CGT était souvent évoquée par les militants qui voyaient en cela un facteur d’unité dans les luttes.

Je comprenais mal qu’un élu puisse tenir des discours très gauchisants et enterrer aussi facilement les aspirations ouvrières mais j’avais compris que sur le terrain des luttes il était possible de gagner des batailles.

Mai 68 le confirma  localement avec la conquête de nombeux avantages dont bénéficient encore les salariés de cette entreprise.

Mais voilà la conscience politique n’était pas au rendez-vous et le programme commun de la gauche qui suivit me parut de nature à offrir une perspective. Mitterrand (et une fraction de la bourgeoisie qui le soutenait) avait fort bien compris que seule la modification du rapport de forces au sein de la gauche (entre communistes majoritaires et socialistes à la traîne) pouvait remettre en cause son application intégrale déja préparée par la rupture de 1977. 

C’est bien ce qui se produisit en 1981 où tout de même quelques gains sociaux et mesures économiques (nationalisations) furent obtenus. Passé  1983 il céda aux injonctions internationales et mit en place sa politique de rigueur. Miné par la politique social démocrate ce fut le retour de la droite laquelle fut battue par la gauche plurielle en 1996 suivi de l’échec cuisant de Jospin en 2001.

Chacun des échecs suivant une alternance droite / gauche trouve son origine dans le refus du PS de s’affranchir des puissances d’argent et, pire aujourd’hui, de signer des chèques en blanc au patronat.

Il est donc légitime que nombreux soient ceux qui ne croient plus  en la possibilité de faire évoluer le parti socialiste et se demandent pour quelles raisons nous continuons à réclamer l’union avec lui, au point d’avoir fait  élire un Président de la République dont nous savions bien qu’il n’irait pas dans le sens que nous souhaitons.

Mais les choses ne sont pas aussi simples…

(à suivre)

 

Le piquet de  greve fait la belote…50 ans déja !

Les difficultés pour réaliser l'Union (pas d'aujourd'hui !) dans POLITIQUE 0011-218x300

 

hq1004 dans POLITIQUE

 

Ce mercredi dans l’humanité : la flexibilisation de l’emploi votée contre les salariés

Mots clés : medef,                           front de gauche,                           assemblée nationale,                           flexibilité,                           code du travail,                           sécurisation de l’emploi,                           ANI,                      

236 élus socialistes, sur 293, ont voté en première lecture le projet salué par le Medef, la droite préférant s’abstenir plutôt que de rendre public son soutien au texte. Les 26 élus Front de gauche et 6 du PS ont assumé l’opposition à la casse du Code du travail et à la flexibilité, dénoncée dans la rue. Reportages dans les cortèges à Toulouse, Marseille et Paris.

 

À Toulouse, certains salariés absents le 5 mars manifestaient hier contre l’ANI.

À Toulouse, au milieu d’un défilé de 3 000 personnes, selon les  organisateurs, ils sont une vingtaine de salariés du groupe Banque  populaire : « Le 5 mars, nous avions seulement diffusé de l’information,  raconte Jean-Paul Villeneuve (CGT). Cette fois, nous avons lancé un  appel à la grève et à la manif. » Pourquoi cette évolution ? « Pour ne  pas rester en dehors du mouvement. Passer à la vitesse supérieure  nécessite aussi d’expliquer l’ANI (accord national interprofessionnel –  NDLR) au personnel, de faire comprendre en quoi il consiste. Ce n’est  pas évident, ça prend du temps. Dans les banques, certains salariés  pensent que nous ne sommes pas concernés. La CFDT, majoritaire, a  expliqué que nous n’avons rien à craindre. » Chez l’assureur Axa, même  phénomène : « Beaucoup de personnels pensent que ça ne leur arrivera  jamais, regrette Catherine Akhmoun (CGT). Alors qu’Axa délocalise au  Maroc… » La syndicaliste, qui n’avait pu manifester le 5 mars,  participait hier au débrayage et s’est impliquée davantage : « Nous  avons diffusé dans l’entreprise un tract de la CGT et un autre rédigé  avec FO. Nous avons affiché, nous sommes passés dans les services. » Une  quinzaine de salariés d’Axa participaient au défilé.

Depuis  le 5 mars, Marie-Hélène (CGT), qui travaille à la MAIF, a accentué sa  mobilisation : « Ce texte est très dangereux. » Deux raisons, qui  n’existaient pas le mois dernier, ont convaincu la salariée de la  puissante mutuelle de descendre dans la rue : « L’affaire Cahuzac a été  la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ; le texte est maintenant  discuté à l’Assemblée. » Bref, « la situation est de plus en plus  tendue ».

Le traminot Éric reconnaît qu’il a pris le tramway  de la mobilisation en marche : « Le 5 mars, j’étais en congés. J’aurais  pu manifester, il y avait sûrement une manif près de mon lieu de  vacances, mais je ne l’ai pas fait. Je le regrette aujourd’hui. Les  raisons de se mobiliser existaient déjà. »

Reportage réalisé par Bruno Vincent

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