Arrêtez le massacre !

Posté par jacques LAUPIES le 31 mai 2013

Je vous recommande également le dossier sur l’évasion et les fraudes fiscales publié dans l’HUMANITE DIMANCHE.

J’ai décidé de faire de ce blog un relais pour le soutien à ce journal sans lequel bien des solutions possibles à la situation difficile vers lequel s’achemine notre pays sont proposées.

Si vous ne trouvez pas le journal en point de vente de journaux, nous le signaler. Au pire nous adresser vos commandes.

Pour ce qui concerne les élections municipales nous sommes à votre écoute non seulement pour élaborer un programme mais également pour enregistrer toute proposition de candidature allant dans le sens des orientations que nous proposons ici.

La politique cela vous concerne.

Lisez et faites lire ce blog !

 

Social-Eco -           Arrêtez le massacre ! dans POLITIQUE humanitefrle 30 Mai 2013

 

Moscovici vend pour 700 millions d’euros d’actions Aéroports de Paris

Mots clés : budget,                           privatisations,                           fsi,                           paris,                           pierre moscovici,                           aéroports,                      

L’Etat français a annoncé la vente d’une partie de sa participation au capital d’Aéroports de Paris. Une transaction  de 10 millions d’actions, estimée à près de 700 millions d’euros au cours actuel. L’Etat entend toutefois rester majoritaire.

Dans un communiqué, le ministre de l’Economie Pierre Moscovici annonce jeudi avoir demandé à l’Agence des participations de l’Etat de préparer la cession d’une partie d’Aéroports de Paris, qui gère Orly et Roissy, auprès de plusieurs investisseurs de long terme. « Cette démarche s’inscrit dans le cadre des orientations du gouvernement pour une politique de gestion active des participations de l’Etat, qui doit permettre de préserver les intérêts patrimoniaux et stratégiques de l’Etat tout en dégageant des ressources en fonds propres pour de nouveaux secteurs porteurs de développement économique. »

L’Etat contrôle actuellement 54,5% du capital d’1éroports de Paris. Le FSI est de son côté déjà présent au capital avec 5,6% des actions. L’Etat entend rester juste au dessus du seuil de 50% du capital, ce pourquoi Moscovici peut prendre cette décision sans passer par le Parlement. La cession envisagée pourrait porter sur environ 10 millions d’actions, a précisé le ministre. Au cours de clôture de mercredi (69,01 euros), le montant de l’opération atteindrait 690 millions d’euros.
Une source proche du dossier à déclaré à Reuters que l’Etat, qui s’est fixé pour objectif de boucler ce désengagement dans les prochaines « semaines », privilégierait les propositions de fonds souverains, de fonds de pension et d’institutionnels français.

Début mai, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait déclaré que l’Etat envisageait de réduire ses participations dans plusieurs entreprises pour financer des investissements dits d’avenir, comme les énergies renouvelables ou la construction de réseaux internet à très haut débit. 

Les groupes EDF et GDF SUEZ pourraient bien être les prochains sur la liste du désengagement partiel de l’Etat dans leur capital. Le groupe d’électronique de défense Thales, le motoriste aéronautique Safran ou encore France Télécom-Orange sont également des cibles potentielles. Fin avril, l’Etat a cédé 17,6 millions d’actions EADS, représentant près de 2,1% du capital du groupe d’aérospatiale et de défense, pour 707 millions d’euros. Un mois auparavant, il avait vendu une participation de 3,12% dans Safran pour un montant de 448,5 millions.

La valeur des participations directes de l’Etat dans des sociétés cotées s’élève actuellement à environ 62,5 milliards d’euros. Les dividendes perçus rapportent entre 4 et 5 milliards d’euros par an au budget.

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Des recruteurs du FN, recrutés au FN…

Posté par jacques LAUPIES le 31 mai 2013

S’il en est un peu surpris de voir Ménard se placer sous l’égide du Front National, c’est bien ma modeste personne.

Ce personnage relativement médiatisé affiche des positions sur de nombreux problèmes internationaux qui en disent long sur le fond de sa pensée. Je ne m’attarderais pas sur son anticommunisme qui suinte dans la plupart de ses propos.

Il a la caractéristique de se présenter en grand défenseur de la démocratie et des droits de l’homme partout ou il peut conduire par des campagnes bien orchestrées à mettre en oeuvre tout ce qui généralement sert les Etats Unis dans leur entreprise de déstabilisation de certains pays comme ce fut le cas avec le soutien au Dalai Lama à propos du Tibet, contre la Chine.

Ce Ménard me rappelle, dans un genre différent, cet autre Alain Soral qui penche également vers le Front National et n’est pas sans contribuer au débauchage de syndicalistes et autres  fragilisés par le contexte de crise économique et donc politique. Des hommes qu’il faut entendre et lire entre les lignes.

Il est évident que le FN a besoin de prendre appui sur des personnage de ce type pour « s’ouvrir » à des milieux généralement éloignés de ses origines fumeuses dans l’extrême droite la plus radicale et le poujadisme latent.

Robert Ménard, candidat de l’extrême-droite aux municipales 2014

Mots clés : ump,                           béziers,                           extrême-droite,                           front national,                           municipales 2014,                           robert ménard,

 

 

Officiellement, sa candidature aux municipales 2014 à Béziers est « apolitique ». Robert Ménard a pourtant reçu mercredi soir le soutien du Front national pour l’élection. Ce qui confirme l’ancrage à l’extrême-droite de cet éditorialiste cité en exemple par certains élus de l’UMP.

Le Front national peaufine son dispositif électoral en Languedoc-Roussillon pour les élections municipales de l’année prochaine et Robert Ménard en est une pièce essentielle. L’ancien éditorialiste qui s’est lancé en septembre dernier à l’assaut de la mairie de Béziers vient de recevoir le soutien officiel d’un FN jusque-là dépourvu de leader local. Le personnage public Robert Ménard représente une bonne affaire pour le parti frontiste qui tient là une tête de pont médiatique. Il vient compléter un dispostif qui s’affine après un jeu de chaises musicales. Selon Midi Libre, France Jamet, la  patronne du FN dans la région Languedoc-Roussillon, devrait se présenter à Montpellier. Elle laisserait donc le champ libre à Sète pour la secrétaire  départementale du parti, Marie-Christine Aubert, un temps pressentie pour la  ville bitteroise.

Dérive vers l’extrême-droite

Robert Ménard a lui-même officialisé le mécano ce jeudi en annonçant sur France Bleu Hérault le ralliement du mouvement d’extrême-droite. Non sans prendre des pincettes: « Je reçois le soutien du Front national mais je n’ai rien négocié avec le FN. Le FN représente 20 à 25 % des voix, vous pensez que tous ces électeurs sont des fachos. Sûrement pas ». Le candidat répète cependant qu’il ne serait pas le leader d’une liste FN.

Il achève là sa lente dérive vers l’extrême-droite débutée lors de sa présidence de Reporters sans frontière. En février, il était ainsi l’invité des jeunes identitaires lyonnais pour évoquer  la question de la liberté d’expression. Ceux-ci mêmes qui se sont fait  connaître pour avoir notamment investi un Quick halal en portant des  masques de cochons. En avril, il a participé aux « quatrièmes  journées de la réinformation » de Polémia, où on affirmait « sans  complexe la supériorité de la civilisation européenne ».

Passerelle FN-UMP

La candidature Ménard constitue une autre aubaine pour le Front national dans sa stratégie de rapprochement avec l’aile droite de l’UMP dont le dernier épisode en date s’est déroulé lors des Manif pour tous. Viré de RTL pour avoir affirmé « j’approuve certaines propositions de Marine Le Pen » lors de l’émission On refait le monde, l’éditorialiste avait reçu le soutien public de plusieurs élus de parti sarkozyste. Comme sur ce tweet deValérie Boyer, députée des Bouches-du-Rhône.

Des recruteurs du FN, recrutés au FN... dans POLITIQUE 2013-05-30twitte-menard

Robert Ménard ne se cache d’ailleurs pas de sa volonté dejeter des passerelles entre les deux partis. Dans le dernier billet publié sur son blog, qui date de l’an dernier, il écrivait: « Il va bien falloir que l’UMP se décide à trancher. A nous dire clairement l’attitude qu’elle compte adopter face au Front national qui réunit, bon an mal an, entre 15 et 20% de l’électorat – et bien plus dans certaines régions, du Midi notamment. Le fameux « ni-ni », ni Front national ni front républicain, n’a plus de sens. On a d’ailleurs vu qu’il s’effritait inexorablement sous la pression des électeurs de droite eux-mêmes qui, contrairement aux appareils des partis, sont deux tiers environ à souhaiter que toutes les droites se réunissent, quand c’est nécessaire, pour battre la gauche. »

  • A lire aussi:

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En Somme, FN et UMP s’additionnent

Bernard Stiegler: « Le FN prospère dans le désert des idées politiques »

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Faut-il craindre la guerre ?

Posté par jacques LAUPIES le 30 mai 2013

 

En préalable à toute réponse il faut rappeler que nous sommes déjà en guerre. Nos soldats sont appelés à combattre un ennemi déclaré : l’islamisme radical et ses organisations terroriste. Parfois même nous entrons en conflit  avec des états qui ne se rangent pas de ce côté la mais sont soudainement considérés « comme ennemis de la démocratie » et taxés de dictatoriaux. Des états avec lesquels nous avons entretenu des coopérations pendant des décades sans que personne ne s’en offusque.

Mais comme cela ne suffit pas sont ciblés des ennemis potentiels : l’Iran, la Corée du Nord, et plus près de nous la Syrie où nous prétendons choisir entre la peste Al Assad et le choléra islamiste alors même que les démocrates de ce pays recherchent la négociation politique.

Parfois il nous arrive (exemple de la Côte d’Ivoire) de choisir entre deux prétendants celui évidemment qui peut offrir le plus de garanties à des sociétés, parfois mixtées avec des oligarchies locales.

Comme partout ces garanties ont un relent d’intérêt de multinationales.

Comment appelez vous cela chers politologues, économistes, journalistes et autres spécialistes chargés de nous informer et de nous éclairer ? Conflits régionaux, révolutions, révoltes, guerres de religions ?

Peu importe pourvu qu’il y ait un gentil et un méchant qui vous fassent oublier qu’il ne s’agit ni plus ni moins  qu’une manifestation de la lutte des classes qu’autrefois, les communistes classaient en 4 catégories :

1 – La lutte mondiale entre impérialisme capitaliste et socialisme mondial incarné essentiellement par l’URSS et la Chine. On appelait cela la « guerre froide ».

2 – La lutte entre pays en recherche d’indépendance nationale et impérialisme colonialiste ou néo colonialiste des états capitalistes. On parlait essentiellement de la contradiction entre impérialisme et tiers monde.

3 – La lutte interne à chaque nation entre classe ouvrière (plus généralement prolétariat) et sa bourgeoisie

4 – L’état de concurrence entre nations soumises au diktat de leur bourgeoisie dont précisèment les économies souffrent de la mondialisation capitaliste et de ses inégalités de développement social.

Le monde à changé. Les mots aussi. Mais ces aspects de ce qui fait l’histoire, la lutte des classes, demeurent.

De fait le « bloc » socialiste n’existe plus  depuis la chute du mur de Berlin et le passage de la Chine à une économie libérale.

Demeurent en présence un impérialisme étasunien secoué par la crise permanente qui caractérise les systèmes capitalistes, une Europe qui tend à être satellisée par ces mêmes  USA et une Chine qui se construit, certes sur des bases libérales, mais qui maintient cependant un pouvoir politique où ne manquent pas de s’affronter exploiteurs et exploités mais dont la nature du régime (en même temps que son économie) est un frein pour l’hégémonie des « démocraties » occidentales.

Si on peut en déduire que la première contradiction (qui reste latente) et la seconde s’atténuent ou prennent d’autres formes (recours aux extrémismes religieux), la troisième (lutte de classe interne) et la quatrième (conflits inter-impérialistes) s’aggravent. En témoignent les situations au moyen-orient,  en Afrique, qui sont des lieux d’affrontement  pour asseoir des influences.

Nous sommes bien dans une telle situation en risque de guerre. Sans la vigilance des peuples nous y serions déjà.

C’est pour cela que dans notre microcosme économique, politique, social et culturel la moindre de nos interventions ne peut rester sans incidence. Un peu comme ce fameux battement d’aile de papillon qui provoquerait un ouragan. L’ouragan du pacifisme bien sûr…

 

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Constructifs ?

Posté par jacques LAUPIES le 29 mai 2013

Franchement ils doivent avoir du travail ces 10 députés et 20 sénateurs qui font en sorte que ce qui nous parait-être des avancées pour notre peuple soit soutenu et ce qui est des reculs soit condamné par des votes.

Vous qui souvent pratiquez l’amalgame et considérez le PCF comme étant soumis à une majorité - qui a cependant un nombre important d’élus pas très ravis de certains engagements du gouvernement – cela devrait stimuler votre réflexion sur la stratégie la ùmeilleur à adopter en mla circonstance.

Je me permets de vous interpeller bien fraternellement pour faire en sorte qu’à la prochaine élection nous décollions des 10 % de voix qui donnent 10 députés au lieu de 50. Et d’exiger que le système soit modifié…

 

Politique -           Constructifs ? dans POLITIQUE humanitefrle 28 Mai 2013

Refondation de l’école : les députés Front de gauche voteront pour le projet de loi

Mots clés : education,                           pcf,                           enseignement,                           front de gauche,                           primaire,                           andré chassaigne,                           collèges,                           vincent peillon,                           refondation de l’école,                           sénateurs communistes,                           réforme de l’école,                      

Les députés du Front de Gauche voteront pour le texte de loi sur la refondation de l’école en deuxième lecture, dans la mesure où les avancées obtenues au Sénat « ne seraient pas remises en cause à l’Assemblée », a indiqué mardi le président du groupe André Chassaigne.

« Les sénateurs Front de gauche ont voté ce projet de loi pour l’école au regard des améliorations qui ont été apportées », a dit l’élu du Puy-de-Dôme, poursuivant: « Les députés seront dans la même logique, dans la mesure où elles ne seraient pas remises en cause à l’Assemblée ».

Le texte de loi sur la refondation de l’école a été adopté en première lecture par l’Assemblée et le Sénat. Les députés FG s’étaient abstenus, contrairement aux sénateurs qui ont voté pour. Le texte est renvoyé pour une deuxième lecture à l’Assemblée lundi et mardi prochains.

Le groupe Front de gauche à l’Assemblée a « quand même déposé des amendements pour essayer d’aller un peu plus loin au niveau du texte, en particulier sur le pré-recrutement des enseignants, sur l’allongement de la sécurité obligatoire pour garantir à tous le droit à l’éducation de 3 à 18 ans », a déclaré leur chef de file André Chassaigne. « Ces amendements ont été déposés en première lecture et nous allons les reprendre », a-t-il conclu.

  • Lire aussi :

Décryptage d’une refondation minimaliste
Les sénateurs communistes font adopter le projet de loi de refondation de l’école
« La Cour des Comptes a pollué le débat » selon Brigitte Gonthier-Maurin

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Michel Vauzelle interpellé par la CGT de sa circonscription électorale.

Posté par jacques LAUPIES le 28 mai 2013

Nous reproduisons le communiqué des UL CGT de la 16ème circonscription.

Lettre ouverte à Michel Vauzelle,

député de la XVIème circonscription

Objet : loi dite de sécurisation de l’emploi

Monsieur le Député,

Les salariés, citoyens de la XVIème circonscription, vous ont choisi comme député car ils vous ont trouvé à leurs côtés lors de luttes pour l’emploi et le développement économique dans le pays d’Arles. Ils vous ont choisi comme député contre la candidate du FN.

Les salariés sont en droit de s’interroger sur votre position lors du scrutin public du 9 avril où vous avez voté pour le projet de loi dit de sécurisation de l’emploi.

Cet « accord national interprofessionnel du 11 janvier pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » n’est pas un bon accord et c’est pour cela que la CGT ne l’a pas signé. Ce n’est pas en raccourcissant le nom et en le transformant en loi « de sécurisation de l’emploi » que le fond nocif est modifié.

Vous aviez reçu une délégation de la CGT le 21 mars dernier (Unions Locales CGT d’Arles et d’Istres, Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône).

Vous considériez que l’ANI ne s’impose pas aux députés car d’une part CGT (et FO) n’ont pas signé et que cela mérite d’être entendu, et d’autre part la souveraineté populaire signifie que c’est l’élu qui fait la loi.

Or le texte de loi reprend l’ANI du 11 janvier, de par la volonté du Gouvernement.

…./….

Par votre vote, vous avez permis que la mobilité interne forcée, les entraves à l’accès aux juges prudhommaux, la modification du contrat de travail en chantage à l’emploi, la sécurisation des licenciements plutôt que la sécurisation de l’emploi, les limitations des possibilités d’intervention des salariés sur la légitimité économique des licenciements, le licenciement économique individuel … restent dans le texte de loi.

L’accès à la complémentaire santé n’est pas pour tous, remise à plus tard, sans améliorer la couverture par le régime général et sans régler les problèmes de financement de la Sécurité Sociale (un sujet qui n’a rien à faire avec la sécurisation de l’emploi et dont l’organisation retenue pose problème aux mutuelles de proximité qui protègent les retraités et les privés d’emploi).

L’encadrement du temps partiel reste très flou, les droits rechargeables à la formation restent peu applicables, la prééminence du contrat sur la convention dynamite le Code du Travail au détriment des salariés

Nous attendions de votre part, Monsieur le Député, un vote plus conforme aux aspirations des salariés, des retraités et des privés d’emplois. Un vote qui porte la réponse aux besoins sociaux pour le progrès social.

Pour la CGT, le changement de cap en matière de politique d’emploi et de garanties sociales pour les salariés, est d’une absolue nécessité.

Les attentes du monde du travail sont très fortes et nécessitent une véritable rupture avec la politique antérieure.

Dans ce contexte, les organisations de la CGT réaffirment la nécessité de voir apporter des réponses aux revendications sociales dans les politiques à venir, de voir le progrès social placé au coeur des politiques européennes.

La CGT a placé au coeur de sa démarche revendicative les exigences pour sortir de la crise:

revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux (le SMIC à 1 700€ par mois); contrôler les aides publiques aux entreprises ; contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements ; suppression des exonérations de cotisations sociales ; stopper les suppressions d’emplois et rétablir la retraite à 60 ans ; développer les politiques publiques et les moyens des services publics ; réformer la fiscalité en profondeur ; créer un véritable pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits ; taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux ; mettre en place un fond européen de solidarité sociale et de développement économique.

Veuillez agréer, Monsieur le Député, l’expression de notre sincère considération.

Arles, le 28 mai 2013,

Les Unions Locales des syndicats CGT d’Arles, Istres, Tarascon et Chateaurenard.

 

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Olivier Dartigolles sur LCI

Posté par jacques LAUPIES le 28 mai 2013


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Olivier Dartigolles invité de choisissez votre... par CN-PCF

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Savoir choisir ses partenaires

Posté par jacques LAUPIES le 28 mai 2013

Il est bien que les girouettes sont toujours soumises aux vents dominants et qu’il est parfois difficile de savoir de quel côté elles vont tourner.

Trop de vigilance en ce domaine peut conduire certes à des exclusions anticipées. En un temps ou la solidité idéologique de nombre de personnes n’est pas garantie du fait qu’elle ne peut se vérifier dans de solides formations  où parfois interviennent suite à des éléments  affectifs qui viennent perturber un individu, les choix se font à la hâte.

Le discours politique se transforme facilement en rideau de fumée !

Audace dans le recrutement ? Oui ! Mais l’audace suppose aussi la prudence du risque calculé.

envers ou endroit

envers ou endroit

COMMUNIQUE DE PRESSE

Marseille, le 24 mai 2013

 

Le cas Rosso-Roig

Les communistes sont profondément scandalisés par le choix d’Anna Rosso-Roig de rejoindre les rangs du FN. L’incompatibilité est totale entre nos valeurs et ce que porte l’extrême droite xénophobe et ultraconservatrice face à laquelle nous menons un combat sans concession.

Aujourd’hui, Anna Rosso-Roig renie le combat qu’elle a mené à nos côtés. Nous avions cru à la sincérité de son engagement, mais nous savons désormais qu’elle n’en est pas à son coup d’essai, ce qui donne peu de crédit à sa démarche politique. En effet, elle aurait été successivement membre du RPR, du PS et du PCF. C’est manifestement la recherche obsessionnelle d’une position électorale qui est au cœur de sa démarche. C’est la seule manière d’expliquer l’incohérence de son cheminement. La politique ne peut se faire qu’avec des convictions, de la sincérité, un engagement désintéressé.

Le Front national, prêt à tout, essaie de donner une signification à ce cas isolé. Toutes les études électorales et sociologiques sérieuses montrent que c’est dans les rangs de l’électorat UMP que le FN puise allègrement et que l’électorat du Front de gauche est le plus mobilisé face à l’extrême droite.

Cet évènement renforce la volonté des communistes de Marseille d’appeler, avec le Front de gauche,  au rassemblement le plus large de tous ceux et toutes celles qui veulent battre la droite et l’extrême droite et promouvoir une véritable politique de gauche au service de notre ville et ses populations.

Pierre Dharréville

Secrétaire départemental du PCF 13

Membre du Comité exécutif national du PCF

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Ils nous saoulent…

Posté par jacques LAUPIES le 28 mai 2013

http://www.pcf.fr/40467

La droitisation du PS se poursuivra tant que ne se renforcera pas une opposition populaire soutenant les propositions que nous formulons au sein du Front de Gauche avec nos partenaires du PG  et des autres formations.

C’est bien ce que craignent nos adversaires et chaque jour qui passe en apporte la preuve lorsqu’ils se saisissent d’une déclaration tonitruante de Mélenchon qui manipule les petites phrases avec le risque encouru qu’elles se retournent contre lui. Pas si sur que le ‘peu importe que l’on parle de moi pourvu qu’on en parle » soit en toutes circonstances de la meilleure stratégie de communication. Mais bon…

La portée de la manifestation du 5 mai a bien évidemment été réduite et l’est encore (n’est ce pas un journaliste du Figaro déclarant ce matin sur LCP que le Font de gauche avec 30000 manifestants – au lieu des 180000, bien plus près de la réalité, qui ont défilé - restait peu entendu).  C’est de bonne guerre de la part de cet apparent droitier convaincu et qui a bien peu d’éffort à faire pour convaincre ses collègues journalistes  bien modérés.

Toutefois ce beau monde de la médiatouille quotidienne constataient que le PS se tiendraient bien aux européennes avec ses 21 % (si peu) face à l’Ump et ses 23 % et Marine qui remonterait à 18 %. Le « pauvre » FDG ne réalisant que 8  % devant le Modem à 6 %. De quoi être satisfait pour ces 5 larrons de la télé parlementaire qui foirent tous les jours plus qu’ils ne sont en foire comme semble le laisser entendre leur rigolades permanentes qui ne doivent pas manquer d’agacer la ménagère ou le retraité téléspectateur présent à cette heure d’écoute. La phrase est longue mais c’est vrai qu’ils me saoulent tellement…

En tous cas cela nous donne une idée de la mise en condition pour les prochaines élections à venir ! Si vous voulez savoir ce qu’ils mijotent dans leur machine à fabriquer l’opinion écouez leurs savantes analyses. Mais de grace décortiquez-en la signification. 

Je me laisse encore emporter. Je voulais vous parler de la réforme des collectivités territoriales que nous prépare le gouvernement. Cliquer et vous saurez ce qu’en pensent les communistes.

Toujours utile à la veille des élections municipales pour des citoyens pleins de bonnes intentions…

 

Ils nous saoulent... dans POLITIQUE p1010095-300x225

La porte est ouverte

 

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Oui l’Union à gauche est dans une tradition efficace de luttes

Posté par jacques LAUPIES le 27 mai 2013

Les précédents articles pubiés ici et qui évoquent notre démarche locale de rassemblement de la gauche et, au delà, de tous les républicains suscite évidemment intérêt de la part de beaucoup. Mais en même temps ressurgissent les vieux démons de l’opportunisme d’une part et du sectarisme d’autre part.

Opportunisme de ceux qui se fondent dans des attitudes purement électoralistes en oubliant l’essentiel : il faut ne pas perdre son âme et défendre, comme on dit, ses valeurs. Ils sont prêts à s’allier à n’importe qui, même l’adversaire, considérant nulles les contradictions insurmontables qu’il leur va falloir gérer en commun et qui conduisent à une paralysie toujours profitable au conservateur : « on ne fait pas de vague, on ne bouge pas ! »

Sectarisme qui prenant prétexte sur les divergences qui opposent à un allié précisèment oppportuniste, considèrent qu’il faut ignorer celui-ci et que toute perspective d’évolution de ce dernier est impossible. Mieux vaut en appeler au soutien des forces les plus conscientes et créer un bastion déterminé en attendant que les foules comprennent enfin de quoi il retourne !

Les uns et les autres prennent rarement en compte ces questions essentielles : Quels enjeux sont poursuivis à court moyen et long terme ? Quels risques sont encourus dans les choix possibles  ? Quel est l’état du rapport des forces quels compromis sont possibles ? Que nous enseigne l’histoire ? Enfin quelle est notre capacité à faire évoluer la prise de conscience ?

Prenons l’exemple des élections municipales qui fait beaucoup parler même si peu d’encre coule sur le sujet :

L’enjeu : donner à sa ville une majorité qui s’inscrira dans la nécessité de gérer au mieux tous les aspects et prérogatives d’une cité dans l’intérêt général d’une population diverse, comme l’ensemble de celle du pays, avec ses classes et catégories sociales aux intérêts différents et parfois opposés, mais généralement utilisatrice de services et réalisations identiques proposés et financés totalement ou partiellement par la collectivité locale.

« Une commune est une collectivité territoriale, une personne morale de droit public et dispose d’un budget constitué pour l’essentiel des transferts de l’État (dotation globale de fonctionnement notamment) et des impôts directs locaux : taxes foncières (portant sur les propriétés), d’habitation et professionnelles (acquittées par les artisans, les commerçants et les entreprises) ; elle s’occupe de l’administration locale (gestion de l’eau, des permis de construire, etc.). En tant que représentant de l’État dans la commune, le maire a la charge des actes d’état civil (naissance, mariage, divorce, décès…) et dispose d’un pouvoir de police (sauf à Paris où la compétence relève du préfet de police, sous l’autorité du gouvernement. »

On le voit, la vie de la commune est étroitement liée aux moyens que lui consent l’état et donc à la politique menée à ce niveau. Les choix politiques locaux sont inséparables de ceux qui peuvent se faire nationalement et dans les autres collectivités territoriales auxquelles elle appartient (région et département). Cependant elle est un lieu ou le citoyen est le plus près des prises de décisions qui le concernent

Dans ces conditions l’appartenance des élus aux partis politiques nationaux (ce qui est la cas de la plupart des villes) est un signe de la nature des choix qui vont être faits par eux lorsqu’ils seront élus. Nombre d’électeurs ne s’y trompent pas. Mais beaucoup prennent en compte, et cela est aussi une réalité, la personnalité des candidats, leur charisme d’où nait une confiance, leur incompétence d’ou nait une défiance.

On peut donc à partir de ces considérations procéder à l’évaluation des forces en présence tenant compte des évolutions prévisibles de celles des Partis au pouvoir ou dans l’opposition. Il est clair qu’un parti dont les dirigeants créent  la déception (ce qui le cas du Parti Socialiste actuellement) va en subir les conséquences mais également ses alliés traditionnels de gauche malgré les distances prises (cas du Front de Gauche et dans une certaine mesure les Verts).

Faut-il pour autant en déduire que l’on doit laisser les électeurs socialistes livrés à l’abstention ou à un soutien inconditionnel et suicidaire à ses dirigeants et à une droite aux aguets. Peut-on raisonnablement croire qu’ils vont basculer dans un vote Front de Gauche ?

Bien sur que non ! Mais cela nécessite que s’exprime clairement ce qu’il faut refuser du gouvernement actuel, et proposer d’autres alternatives dans un rassemblement da gauche local avec un programme allant au delà, pour être réalisé, des moyens insuffisants dont disposent les collectivités. Ce qui implique de parler d’une autre politique nationale et d’une autre politique européenne.

Ce qui implique aussi de se positionner en défenseur du pouvoir d’achat, des retraites et de la défense et l’amélioration de tous les services publics. Seule façon de mettre un terme aux démagogies extrêmes qui ne manquent pas de spéculer sur les reculs !

Chaque fois que la gauche a su faire cela, être offensive, y compris dans les périodes les plus difficiles, non seulement elle a eu un large soutien populaire mais elle a créé les conditions d’un redressement quasi immédiat.

En sommes nous capables, dans notre ville, comme ailleurs ?

Bien sûr si nous nous mobilisons très rapidement sur ces orientaions ici évoquées ! Cela n’est pas sans poser les questions des femmes et des hommes capables de servir cette cause.

Existent ceux qui ont l’expérience dans le mouvement politique, dans les syndicats et associations mais aussi dans une jeunesse qui travaille et dans celle qui souffre durement de l’exclusion sociale. Les uns et les autres doivent se manifester. Nous les aiderons !

 

 L’Histoire témoigne de ce que la gauche a pu faire, mais aussi manquer quand elle n’a pas su être en phase avec les aspirations populaire.

 

 

Oui l'Union à gauche est dans une tradition efficace de luttes dans POLITIQUE jean-jaures-au-pre-saint-gervais

25 mai 1913, Pré Saint-Gervais, discours de Jean Jaurès contre la loi de 3 ans de service militaire devant 150 000 personnes. Photo : Roger Viollet

 

l’Humanité des débats. Histoire

Il y a un siècle, Jean Jaurès enflammait Le Pré-Saint-Gervais

Mots clés : histoire,                           jean jaurès,                           1ère guerre mondiale,                           amis de la commune,

 

 

Par Pierre Clavilier. Le dimanche 25 mai 1913, au Pré-Saint-Gervais, au lieu-dit la butte du Chapeau-Rouge, à proximité de Paris, la SFIO organisait un rassemblement populaire. L’image du tribun socialiste s’adressant à la foule de 150 000 personnes devait rester dans la mémoire collective.

Depuis 1912, les opposants à la guerre, dont les socialistes sont au premier rang, manifestent régulièrement leur mécontentement en se retrouvant notamment sur la butte du Chapeau-Rouge, devenue le rendez-vous habituel des pacifistes.

Au début de 1913, l’empire allemand augmente ses effectifs militaires. Les responsables de l’armée française désirent en conséquence obtenir le même nombre de soldats. Une loi prolongeant d’un an le service militaire, le faisant passer à trois ans, leur semble la solution afin de rivaliser avec l’armée du Reich. Pour les responsables de l’état-major, la force d’une armée c’est son nombre. Partisans d’une stratégie fondée sur l’offensive, les généraux ont besoin dans cette optique de l’effectif le plus large possible.

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Dans cet état d’esprit, le président de la République, Raymond Poincaré, a proclamé, deux jours après son arrivée à l’Élysée : « Il n’est possible à un peuple d’être efficacement pacifique qu’à la condition d’être toujours prêt à faire la guerre. » En réponse, le 1er mars, l’Humanité, en France, et Vowärts, en Allemagne, publient un même texte en allemand et en français : « C’est le même cri contre la guerre, la même condamnation de la paix armée qui retentit à la fois dans les deux pays. »

Début mars, le projet de loi étant soutenu par le gouvernement, le débat peut avoir lieu. Cette loi est pour Jaurès le symbole du militarisme, de la force outrancière de l’armée. C’est l’occasion de mobiliser l’ensemble du mouvement ouvrier contre ce projet en réactivant son antimilitarisme et son pacifisme.

Dès le 16 mars 1913 se déroule à la butte du Chapeau-Rouge un rassemblement contre le projet de loi. « Le drapeau rouge, tout pur de marques et d’insignes, je retrouverai toujours pour lui l’œil que j’ai pu avoir à dix-sept ans, quand, au cours d’une manifestation populaire, aux approches de l’autre guerre, je l’ai vu se déployer par milliers dans le ciel bas du Pré-Saint-Gervais », témoignera André Breton.

Certes, cette manifestation est moins massive et moins populaire que celle dont nous célébrons le centenaire. L’Humanité pourtant la décrit comme un temps fort : « La démonstration d’hier, par sa grandeur, son ordre et son élan, est la digne sœur de cette autre démonstration qui, il y a trois mois, réunissait au même endroit, sur invitation du parti socialiste, tous les citoyens décidés à clamer leur haine de la guerre », écrivait dans son éditorial Louis Dubreuilh.

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Le congrès national de la SFIO, le 23 mars, marque également l’opposition farouche à cette loi. Celle-ci lui semble être une provocation contre l’Allemagne. Chaque fédération départementale y est représentée par un nombre de délégués proportionnel au nombre d’adhérents. On y note la présence de Jean Longuet, Pierre Renaudel, Francis de Pressensé, Jacques Sadoul, ou encore Édouard Vaillant. D’autres socialistes sont absents. C’est en particulier le cas de Jean Jaurès et de Jules Guesde. L’actualité politique, entre la discussion de la loi des trois ans et le remaniement ministériel (le gouvernement Briand est renversé le 18 mars), les contraint à rester à Paris.

Le rassemblement du 25 mai est initialement prévu salle Wagram, à Paris, pour commémorer, comme tous les ans, la semaine sanglante qui mit fin à la Commune. Il est interdit. Contournant l’interdiction, la manifestation initiale est transformée en un rassemblement pacifiste. « Si, comme nous l’espérons, le nombre de citoyens qui seront aujourd’hui présents au Pré-Saint-Gervais est plus grand encore que dans les deux démonstrations antérieures, déjà si imposantes, le pouvoir aura l’impression qu’il est en face d’une force populaire et réglée, c’est-à-dire invincible. Et la loi de réaction, loi funeste, antinationale et antirépublicaine, aura reçu un coup profond », annonce le jour même l’Humanité.

Parmi les orateurs se trouvent Marcel Cachin, les anciens communards Édouard Vaillant et Jean Allemane, mais aussi, et c’est assez rare à l’époque pour le souligner, trois femmes : Maria Verone, Louise Saumoneau et Alice Jouenne. Leur présence marque la modernité des socialistes de l’époque et leur volonté de faire de la défense de la paix la question de tous.

Jaurès, hissé sur un camion qui fait office de tribune, la main sur la hampe d’un drapeau rouge, la barbe et le chapeau melon au vent, fait vibrer la multitude venue dénoncer la guerre. Il évoque les acteurs de la Commune, souligne qu’ils n’avaient pas « lutté pour se ménager de vains honneurs, pour les joies du pouvoir, ils avaient combattu pour préparer un avenir de justice. Leur foi, leur ardeur doivent être un exemple, car c’est, cette fois, cette ardeur qui fait notre force et qui fera la force des générations nouvelles. »

Un combat socialiste Le meeting du 25 mai 1913 est un point d’orgue dans la campagne des socialistes contre la loi des trois ans. La date du 6 mars est tout aussi décisive. Ce jour-là, le gouvernement présidé par l’ancien compagnon de route de Jean Jaurès, Aristide Briand, déposait sur le bureau de la Chambre des députés le projet que les socialistes, unis derrière leur chef de file Jean Jaurès, vont combattre de toutes leurs forces. Il sera voté en juillet par la Chambre des députés 
et ensuite par le Sénat, malgré cette vive opposition des radicaux et surtout des socialistes. Mais cette contestation permit d’une certaine manière de reconstituer le Bloc des gauches. Un bloc mis à mal puisque certains radicaux, reniant leurs engagements antérieurs, votèrent finalement la loi, confortablement adoptée à la Chambre des députés par 339 voix contre 223. L’évocation de ce combat des socialistes et 
de Jaurès marque pour nous le premier acte 
de la commémoration du centenaire de la mort de Jaurès. Le 31 juillet 1914, il était assassiné par Raoul Villain au café du Croissant, à Paris.

Pierre Clavilier est l’auteur de Jean Jaurès, l’éveilleur 
des consciences, éditions du Jasmin, 2013, 
206 pages, 16 euros.

  • Lire aussi :

1907, les lecteurs sauvent l’Humanité de Jaurès
Les idées de Jean Jaurès,  si actuelles, ont résisté au siècl
e
Lettre posthume à mon ami et camarade Jean Jaurès

 

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3 – La France des coups d’état réactionnaires et des (r)évolutions régénératrices.

Posté par jacques LAUPIES le 26 mai 2013

3 - La France des coups d'état réactionnaires et des (r)évolutions régénératrices. dans POLITIQUE p10009361-300x225

La rue sera-t-elle le passage obligé

Les français n’ont pas toujours fait preuve, y compris dans leur majorité, de beaucoup de discernement dans le choix de leur représentants ou, ce qui est peut-être plus grave, quand ceux-ci leur ont été imposés. Laissons de côté l’époque féodale au cours de laquelle ils n’avaient guère la possibilité de se manifester, pour constater cependant que dès le lendemain de la révolution française noblesse et bourgeoisie se sont acoquinées malgré, parfois, des oppositions radicales entre elles pour leur imposer des pouvoirs totalitaires.

Bonaparte après un coup d’état devint Napoléon avec la bénédiction des sans-culottes, la Restauration et la monarchie de juillet qui suivirent ne furent pas des modèles de régimes démocratiques, c’est le moins que l’on puisse dire, et le bon peuple de France, essentiellement rural les digéra sans trop de vagues. La courte Deuxième République, qui vit la première participation du monde ouvrier lors de sa fondation en 1848 fut vite balayée par le coup d’état du Prince Napoléon le 2 décembre 1851. Sans trop de vagues non plus !

L’éclair lumineux que fut la Commune de Paris fut le résultat d’une révolution qui, comme toute révolution, résulta de la manifestation des forces vives du peuple face à une bourgeoisie plutôt capitularde.

Il aura fallu attendre une Troisième République, assez malmenée, pour qu’apparaissent le parlementarisme, forme nouvelle de tromperie dont à plusieurs reprise fut victime le peuple.

Le parlementarisme donne aux décisions gouvernementales les plus nuisibles une certaine légalité. Il suffit de rappeler l’Union Nationale qui ouvrit la voie de la première guerre mondiale, la tolérance de la mise en place de Vichy qui collabora avec l’ennemi lors de la seconde sans  oublier le retour de De Gaulle (homme éminemment respectable) qui ne fut, à l’origine, pas particulièrement en conformité avec le respect des lois de la République. Et qui depuis un demi siècle déforme la représentativité du peuple.

Dire à chacune de ces étapes de l’histoire de France que, soit par passivité, soit sous l’effet d’une contrainte avec l’appui de pouvoirs régaliens,  la très grande majorité des français ont accepté l’inacceptable qui a conduit généralement à des désastres pour les classes laborieuses (sauf quand celle-ci eurent leur mot à dire notamment depuis le Front populaire). Rappeler cela, me parait – être nécessaire.

On ne refait pas l’histoire mais on peut toujours craindre que certaines pratiques soient encore d’actualité pour sa réalisation sous des formes où risque de se répéter la manipulation populaire. Ceux qui n’anticipent pas sur ce danger et en fait entretiennent un certain attentisme fait d’acceptation ou de renoncement, de si peu de contestation, ne créent-ils pas les conditions des fatals reculs ?

Lorsque cela se produit le retour au respect des valeurs qui marquent l’esprit républicain ne se fait pas sans douleur. Et quand se manifeste le rejet de la politique dans les esprits on peut craindre cette acceptation d’un coup d’état toujours possible.

Mais ne peut-on dire effectivement, dès lors que ne coup d’état est institutionnalisé et permanent, qu’il faut à chaque fois une révolution ou, pour le moins une révolte massive, pour rétablir le pouvoir du peuple ?

Ne peut-on également en déduire la lourde responsabilité de ces républicains de gauche ou de droite, lorsqu’ils entrent dans la collaboration avec les forces économiques et financières libérales, créant ainsi les conditions  la prise ou à la participation au pouvoir des droites, ce dont ne manquent jamais de profiter les classes dominantes ?

Ne peut-on comprendre que des républicains de progrès, qu’ils soient de toutes origines et notamment socialistes, communistes, radicaux et parfois égarés au centre ou à droite fassent cause commune contre ce danger prenant appui sur des concepts économiques, sociaux et sociétaux dignes des valeurs de ce que Jaurès appelait une République Sociale ?

Bref ne peut-on comprendre qu’il s’agit encore et encore de ce combat de classe qui ne dit pas son nom et qui se mène entre défenseur de l’intérêt général contre l’intérêt particulier ? Entre en définitive exploiteurs et exploités ?

Et non pas une opposition floue entre deux camps où se mêleraient les partisans des uns et des autres au prétexte qu’il y a des extrêmes ! C’est essentiellement cela qui induit les français dans l’erreur et fait qu’ils acceptent cet inacceptable de manière historiquement répétée.

Question : où en sommes-nous en 2013 de ce point de vue et où allons-nous ? Autrement dit que doit-on proposer à nos concitoyens ?

A méditer …

 

Société -           humanitefr dans POLITIQUE le 25 Mai 2013

 

Les sénateurs communistes font adopter le projet de loi de refondation de l’école

Mots clés : education,                           pcf,                           enseignement,                           primaire,                           andré chassaigne,                           collèges,                           vincent peillon,                           refondation de l’école,                           sénateurs communistes,                           réforme de l’école,

 

 

Le Sénat a adopté en première lecture dans la nuit de vendredi à samedi, par 176 voix contre 171, le projet de loi de refondation de l’Ecole grâce aux voix des sénateurs communistes (CRC) qui ont obtenu le retrait de certains amendements alors qu’ils trouvaient, au début des discussions, que le texte « n’était pas assez ambitieux ».

« Les amendements que le gouvernement avait déposés visant à supprimer les avancées importantes que nous avions obtenues en commission ont été retirés », ont-ils souligné. « La nécessité d’obtenir l’accord du recteur avant que la Région n’arrête la carte des formations professionnelles initiales est conservé », se sont-ils réjoui. Les sénateurs communistes ont également souligné que « les avancées concernant le « socle commun » sont maintenues et approfondies, avec notamment la suppression de la référence aux compétences-clé européennes ». « Enfin, nous avons obtenu du gouvernement le retrait des deux amendements déposés visant à introduire les dispositions contenues dans le projet de loi de décentralisation sur les compétences des Régions leur confiant le service public de l’orientation tout au long de la vie », ont-ils poursuivi.

Le texte a été adopté par 176 voix contre 171. L’opposition UMP, UDI-UC a  voté contre tandis que PS, CRC (communistes), RDSE (à majorité radicaux  de gauche) et Écologistes ont voté pour. C’est l’un des rares textes du  gouvernement a avoir été approuvé par le Sénat de gauche sans l’apport  de voix de droite. La partie était pourtant loin d’être jouée, les  sénateurs communistes dont les 20 voix sont indispensables à une  majorité de gauche ne jugeant pas le projet à la hauteur de  l’ambition.

Le ministre de l’Education, Vincent Peillon a su faire des pas vers le CRC, retirant par moment certains de ses amendements, épaulé par les sénateurs PS, la rapporteure PS, Françoise Cartron et la présidente écologiste de la commission de la Culture Marie-Christine Blandin. Matignon était opposé à certaines de ces concessions et un bras de fer au sein de la majorité a émaillé en coulisse ce débat entamé mercredi, a-t-on indiqué de source parlementaire PS.

>>> Lire : Plusieurs avancées dans le projet de loi sous l’influence des sénateurs communistes

Le projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’Ecole de la République et qui traduit plusieurs promesses de François Hollande a déjà été adopté par les députés le 19 mars. Il prévoit la création de 60 000 postes dans l’éducation en cinq ans, réinstaure une formation des enseignants dès la rentrée 2013 avec les Ecoles supérieures du professorat et de l’Education (Espe) et donne la priorité au primaire avec notamment un renforcement de la scolarisation des moins de trois ans. Il fixe de grandes orientations et devra pour partie être concrétisé par de futurs décrets ou circulaires.

Désormais, le texte amendé va repasser en deuxième lecture devant les députés avant de revenir au Sénat. Vincent Peillon a expliqué qu’il « défendra jusqu’au bout les changements pertinents introduits au Sénat ». Les sénateurs communistes ont indiqué qu’ »ils agiraient jusqu’au bout pour que ce projet de loi soit encore amélioré ».

  • Lire aussi :

Projet de loi pour l’Ecole: un vote qui appelle encore des améliorations (CRC Sénat)
« La Cour des Comptes a pollué le débat » selon Brigitte Gonthier-Mauri

Décryptage d’une refondation minimaliste

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