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Guerre d’Algérie : la république à triste face

Posté par jacques LAUPIES le 21 juillet 2013

Il faut toujours rappeler aux jeunes générations ce que fut la guerre d’Algérie. Ce qui importe avant tou c’est de savoir et de rappeler que la France coloniale qui asservissait ce pays depuis 1830 s’y était installée et qu’elle avait  encouragé l’implantation de ce qui représentait lors de la guerre d’indépendance un dixieme de la population venue de France mais aussi d’autres pays essentiellement riverains de la méditerranée.

Une population diverse d’essence populaire pour l’essentiel et qui allait rapidement se trouver en position privilégiée par rapport à la population autochtone (arabes, berbères, kabyles, etc.) 90 % de cette dernière ne bénéficiait pas des mêmes droits dans des domaines essentiels, revenus, éducation, santé, libertés, etc. Par contre on lui avait demandé de lourds sacrifices  dans les guerres de 14/18 et de 39/45.

La révolte de cette majorité spoliée se devait donc d’éclater un jour et se transformer en révolution nationale auquel nombre de ceux qui appartenaient à la communauté d’origine française ou européenne (les pieds-noirs), se joignirent. Henti Alleg, intellectuel journaliste fut de ceux la.

Après ce fut la guerre avec ses atrocités comme toutes guerres. Dans les deux camps.  Mais on ne peut mettre a égalité  celles commises au nom de la République dont la torture organisée par des policiers et militaires français et celles commises par des hommes et femmes brimés et désespérés depuis plus d’un siècle par un colonialisme que longtemps, seul en tant que Parti, les communistes soutinrent et pas seulement en Algérie.

Jeunes français, parfois issus de famille immigrée algérienne, vous devez essayer de comprendre et faire aussi la part des choses. Des milliers de français ont soutenu l’indépendance algérienne. L’Histoire est là pour vous y aider. Ne la négligez pas !

 

PARU DANS L’HUMANITE

 

Guerre d'Algérie : la république à triste face dans POLITIQUE 2013-07-21algerie-torture

Archive

Politique -           humanite guerre d'Algérie dans POLITIQUE le 19 Juillet 2013

Disparition

La Question de Henri Alleg n’a pas perdu de sa force

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Publié en 1958, le livre d’Henri Alleg la Question a mis au jour l’utilisation systématique de la torture par l’armée coloniale en pleine guerre d’Algérie. Bien que saisi, l’ouvrage sera largement diffusé et fait toujours référence, alors que son auteur vient de mourir mercredi à l’âge de 92 ans.

Un livre a fait connaître Henri Alleg. Dans la Question, publiée en 1958, le journaliste rédige le récit poignant d’un mois de torture que lui ont infligé les parachutistes de la 10e DP dans leurs sinistres locaux d’un immeuble situé à El-Biar, en pleine guerre d’Algérie. «Mon affaire est exceptionnelle par le retentissement qu’elle a eu. Elle n’est en rien unique. Ce que j’ai dit dans ma plainte, ce que je dirai ici illustre d’un seul exemple ce qui est la pratique courante dans cette guerre atroce et sanglante», lit-on dans les toutes premières pages de l’ouvrage.

Décharge électrique

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Le texte est glaçant. L’utilisation du « magnéto », décrite par le menu : le tortionnaire, Charbonnier, «venait de m’envoyer dans le corps la première décharge électrique. Près de mon oreille avait jailli une longue étincelle et je sentis dans ma poitrine mon cœur s’emballer. Je me tordais en hurlant et me raidissais à me blesser». Les propos des tortionnaires sonnent comme l’annonciation du putsch de mars 1958. «Ce qu’on fait ici, on le fera en France. Ton Duclos et ton Mitterrand, on leur fera ce qu’on te fait, et ta putain de République, on la foutra en l’air aussi!» Tels sont les propos rapportés du soldat Érulin à Alleg.

Directeur du quotidien Alger républicain, passé à la clandestinité, Henri Alleg avait été enlevé le 12 juin 1957 au domicile de son ami Maurice Audin, disparu la veille. Depuis le camp de Lodi, où il est détenu, Henri Alleg parvient à exfiltrer son témoignage grâce à son avocat, maître Léo Matarasso. Celui-ci sera tout d’abord publié dans l’Humanité du 30 juillet 1957, qui sera saisie.

  • Document 1: la plainte de Henri Alleg au procureur de la république d’Alger où il décrit les tortures qu’il a subies, dans l’Humanité du 30 juillet 1957 (cliquez sur le document pour le lire):

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  • Document 2: l’Humanité du 16 août 1957 explique comment l’armée tente d’étouffer le témoignage de Henri Alleg sur la torture (cliquez sur le document pour le lire):

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Septième édition saisie

Le 12 février 1958, Jérôme Lindon, directeur des Éditions de Minuit, publie la Question, version plus longue de ce témoignage. La préface est du philosophe Jean-Paul Sartre. Une partie de la presse s’en fait écho. L’Humanité, France observateur, l’Express sont censurés… Dès mars 1958, une partie de la septième édition est  saisie. Elle devait porter à 72 000 exemplaires. La Question n’est pas  tue. L’éditeur suisse Nils Andersson l’imprime et fait passer  clandestinement 150 000 exemplaires en France. En réalité,  l’interdiction assurera la notoriété de l’œuvre. Les langues se délient.  D’autres témoignages sont publiés.

La Question restera une référence bien après la guerre d’Algérie. En 2007, alors que les États-Unis sont plongés dans un débat sur l’usage des « interrogatoires musclés », dans le sillon des guerres impérialistes, l’université du 
Nebraska en publie une version anglaise. Dans son introduction, l’historien de la guerre d’Algérie, James D. Le Sueur, est accusateur : « La question française est aujourd’hui devenue une question pour nous tous. »

  • A lire aussi:

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Gaël De Santis

 

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