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Prostitution

Posté par jacques LAUPIES le 30 novembre 2013

Cela fait quelques fois que fais un commentaire sur la prostitution. J’ai souvent indiqué que la prostitution constituait un fléau dans la société ou nous vivons et je crois avoir précisé que pour l’éradiquer il fallait en premier lieu commencer par s’en prendre aux causes qui sont multiples.

La première est non des moindres est que règne l’inégalité sociale, que les conditions matérielles de vie des plus démunis les conduisent à cet ultime recours : vendre leurs corps, pour pouvoir vivre.

Pour satisfaire ses besoins élémentaires, et la pratique sexuelle en est un, l’être humain doit pouvoir accéder à divers produits  fruit d’un travail généralement collectif sauf dans ses relations affectives et sexuelles qui sont fondées sur l’amour, la recherche du plaisir, qui résultent d’un consentement entre partenaires.

Car là on ne consomme pas (même si le terme est souvent employé) on échange, donc on donne et on reçoit même si certains voient dans la relation sexuelle un rapport de force qui puisse aboutir à un quelconque marchandage d’ordre psychologique ou moral.

Je ne pense pas que la pénalisation du « client » soit une solution et il reste à voir si cela aura une efficacité.

Un peu provocant j’ai souvent dit ici que nous étions tous soumis à la prostitution car dans notre société humaine est basée  sur l’exploitation des uns par les autres, par l’aliénation de la force de travail que permet la propriété des moyens de production, voire la propriété individuelle quand elle est démesurée.

Alors nous dira-t-on faut-il attendre la transformation des rapports économiques et sociaux entre les individus, en quelque sorte une société communiste, pour espérer une société harmonieuse ou les relations affectives et sexuelles seraient à l’abri d’une transformation plus ou moins hypocrites en un  échange marchand ?

Certainement pas ! On peut et on doit apporter aide et soutien à tous ceux qui se trouvent en situation d’esclavage, d’exploitation, y compris par des lois. Reste à savoir si les lois peuvent tout régler dans un monde ou les plus élémentaires droits de l’homme, à la nourriture, au logement, à l’éducation, à la santé donc à gagner dignement sa vie, ne sont pas encore appliqués, parce que le système ne le permet pas ?

C’est pour cela que le règlement des conséquences sociétales des rapports d’exploitation ne doivent pas être l’arbre qui cache la forêt. Ce qui ne m’empêche pas d’approuver le combat contre la prostitution bien évidemment.

Encore un mot : la prostitution si elle frappe avant tout très majoritairement les femmes, concerne également les hommes  car nombre d’entre eux et plus particulièrement les jeunes s’y adonnent. Sans doute échappent-ils au proxénétisme, encore qu’il y ait probablement à y voir de plus près en ce domaine.

Quelle qu’en soit la catégorie les prostitués, autant que les clients sont des victimes mais pas de n’importe quoi, ils sont bien des victimes d’un développement de l’humanité à un stade encore entravé par des rapports humains d’inégalité comme je crois utile de le rappeler sans arrêt. Cela dure depuis quelques millénaires et comme toute chose s’organise et s’adapte en fonction des transformations sociales elles même soumises à des rapports économiques inappropriés.

Alors parfois, même si l’un n’empêche pas l’autre, j’ai envie de dire (en me répétant) : faites aussi une loi pour garantir à chacun un toit, une nourriture, une santé, une éducation, une formation,  et l’accès à une consommation ordonnée en fonction des besoins essentiels qui naissent d’une offre planifiée de produits utiles, respectant les équilibres écologiques et économiques,  en n’en créant de nouveaux qu’en fonction de ces priorités.

Peut-être alors l’amour, le plaisir sexuel partagé (qui est aussi nécessaire aux hommes qu’aux femmes, aux jeunes qu’aux vieux) nous serons capable de nous débrouiller avec, sans marchandage et sans ces lois qui fatalement seront encore détournées  !

 

 

 

 

 

Prostitution dans POLITIQUE prostitution_1

@Facebook de ZeroMacho

Société -            humanite dans POLITIQUE            le 27 Novembre 2013

Entretien avec Patric Jean

Abolition de la prostitution: « Les hommes ne sont pas plus dans une sexualité pulsionnelle que les femmes »

Mots clés :                           prostitution ,                            entretien,                            proxénétisme,                            violences faites aux femmes,                            prostituées,                            acte sexuel,                            pénalisation des clients,                            exploitation sexuelle,                            abolition prostitution,                            zéromacho,                            patric jean,

 

 

Porte-parole de Zéromacho, le cinéaste Patric Jean publie un « plaidoyer masculin pour abolir la prostitution », dans lequel il décrypte les croyances sur la sexualité.

Votre livre se veut un plaidoyer pour la pensée abolitionniste. N’est-ce pas utopique que de parler d’abolition ?

Patric Jean. Bien sûr que c’est utopique. Comme l’abolition de l’esclavage, la fin des colonies ou la suppression du travail des enfants. Ce sont des utopies qui deviennent des réalités. L’idée abolitionniste est née à la fin du XIXe siècle, dans la ligne de l’abolition de l’esclavage. C’est Joséphine Butler, dans une visée féministe, qui s’est battue la première sur cette question. D’autres se sont très tôt engagés dans ce qu’ils considéraient comme une forme d’esclavage : Victor Hugo, Jean Jaurès, Émile Zola, Victor Schoelcher. Des femmes se sont illustrées contre le « commerce » du sexe, dont Maria Desraimes, Louise Michel ou plus tard Marcelle Legrand-Falco. Ces personnages qui ont tissé la pensée abolitionniste peuvent-ils être taxés de conservatisme moralisateur, rétrograde ou paternaliste ? Ce sont des militants du progrès dont le combat a structuré l’idée de l’égalité.

zerom Pourquoi prenez-vous la parole aujourd’hui ?

Patric Jean. Parce qu’il faut entendre aussi la voix des hommes, celle des hommes abolitionnistes. Cette question n’est pas de l’ordre de la guerre des sexes. Une large majorité d’hommes n’a pas recours à la prostitution. J’en fais partie. Nous sommes nombreux à nous révolter contre l’imaginaire qui veut que nous ayons, nous les hommes, des besoins sexuels qui se manifesteraient comme l’envie d’uriner. Et qu’il est donc du devoir de la cité d’organiser ce soulagement masculin afin de protéger les femmes de leur libido agressive. Les hommes ne sont pas plus dans une sexualité pulsionnelle que les femmes. On est dans la croyance pure, qui fonctionne exactement comme pour d’autres types de croyances. Il faut faire sortir cela des esprits car cette croyance justifie les violences.

On vous sent bouleversé, dans votre livre, par vos rencontres avec les personnes prostituées…

Patric Jean. Je les ai rencontrées dans le cadre de mon travail de cinéaste. J’ai eu un choc. Elles vivent dans une détresse indescriptible. Il m’est impossible de rester indifférent à leur souffrance. On a le devoir de militer, à notre tour, pour abolir le privilège masculin de disposer du corps d’autrui.

Comment réagissez-vous à ceux qui estiment que la prostitution peut relever du libre choix ?

Patric Jean. Ceux que l’on entend sont les grands bourgeois du star-système, des gens déconnectés avec ce que vivent les gens, qui sont dans une surpuissance caricaturale. C’est une classe sociale de personnes médiatisées et qui se foutent totalement – femmes y compris – que dans les classes populaires les femmes soient réduites à louer leur vagin et leur anus. Au-delà de la relation entre les sexes, il y a un mépris social terrible.

Vous vous êtes penché sur les forums des clients. Qu’y avez-vous trouvé ?

Patric Jean. Ces clients développent une misogynie délirante. Les femmes ne peuvent être que des morceaux de viande pour eux. J’ai fait dernièrement un débat avec un responsable de Causeur, à la sortie de leur « manifeste des 343 salauds ». Et à ma question : « Comment faites-vous la différence entre une femme qui est dans un réseau et celle qui ne l’est pas ? » Il m’a répondu : « C’est à l’État de m’informer, quand j’achète de la viande, si elle est avariée ou pas ! » Se plonger dans une telle littérature vous fait rencontrer l’âme humaine dans ce qu’elle a de plus sordide, de plus violent, et surtout de plus indifférent à la douleur de l’autre. Ces personnes évoquent le corps des femmes comme un « bien » qui leur est « acquis ». Ils forment une sorte de fraternité des « clients ».

Que pensez-vous de la proposition de loi qui va être discutée à l’Assemblée nationale ?

Patric Jean. Après la loi sur le mariage pour tous, et cette loi abolitionniste, on peut vraiment aller vers une transformation sociale et un progrès pour la société entière. Nous vivons un moment historique. L’adoption de la proposition de loi permettra à la France de servir d’exemple, d’entraîner d’autres pays dans son sillage. D’autant que le débat ressurgit aussi ailleurs sur la prostitution, notamment en Europe.

Lire aussi :

 

Entretien réalisé par 
Mina Kaci

 

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Société -            humanite            le 27 Novembre 2013

 

Prostitution. une proposition de loi novatrice, mais pas sans lacunes

Mots clés :                           prostitution ,                            proxénétisme,                            violences faites aux femmes,                            prostituées,                            pénalisation des clients,                            exploitation sexuelle,                            abolition prostitution,

 

 

Les députés examinent ce vendredi le texte qui reconnaît les prostituées comme victimes. Le délit de racolage se voit supprimé, mais les moyens pour accompagner les victimes vers un « parcours de sortie » de la prostitution posent question.

Le débat prévu aujourd’hui, au plus tard vendredi, à l’Assemblée, sera scruté à la loupe. Car si la question de la pénalisation des clients a monopolisé les discussions ces dernières semaines, beaucoup ont omis de signaler que, y compris sur ce sujet, le texte législatif demeurait en deçà des promesses. Ainsi, le mot « délit » n’y figure pas. Les auteurs ont préféré, avant même l’examen parlementaire, jouer le consensus, en préconisant la création d’une simple contravention de cinquième catégorie (soit une amende de 1 500 euros) pour les clients qui recourent à la prostitution d’une personne majeure. Laquelle amende doublera en cas de récidive. L’entrée en vigueur de cette sanction sera différée de six mois par rapport au reste de la loi afin de mener une campagne de sensibilisation dans la société. Rendant un avis favorable à la proposition de loi, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes a toutefois insisté, le 5 novembre dernier, pour que ce recours à la prostitution devienne « un délit plutôt qu’une contravention ».

pp_0 Il reste que ce texte législatif, dont le vote interviendra le 4 décembre, marque un tournant dans la politique publique, car il renverse la charge pénale en ne faisant plus des personnes prostituées des délinquantes mais des victimes. D’ailleurs, il propose de supprimer le délit de racolage. Et met en place tout un arsenal de mesures tendant à protéger et à accompagner socialement les victimes, avec un « parcours de sortie » financé par un fonds de 10 à 20 millions d’euros par an. Mais, là encore, le texte ne va pas au bout de la logique et les moyens humains, financiers et matériels qu’il prévoit sont jugés insuffisants. Surtout, la loi évoque l’obtention d’un titre de séjour « provisoire » de six mois pour les prostituées étrangères victimes de proxénètes. Le Mouvement du nid souhaite, lui, la suppression du pouvoir discrétionnaire du préfet dans l’octroi de la carte de séjour.

Pour l’une des co-auteures du texte, la députée (PS) Maud Olivier, cette loi doit permettre « un changement de mentalité et une responsabilisation des clients ». « Ce texte est une nouvelle étape décisive pour la libération des femmes », appuie sa collègue communiste Marie-George Buffet. Hier, l’UMP disait hésiter sur la position à adopter vis-à-vis de cette loi.

M. K.

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« La vente aux en chair », un roman témoignage d’une génération, d’André Thomazo

Posté par jacques LAUPIES le 29 novembre 2013

J’ai lu ce livre qu’André Thomaso présente ce soir à Tarascon.

Lorsque l’on connait un auteur, il est toujours difficile de faire une critique du livre qui dissocie pleinement  l’œuvre de celui qui l’a conçue. Connaissant l’engagement politique d’André, nos convergences et nos différences, je ne peux m’empêcher de les mettre en parallèle avec le cheminement du héros de son livre, un journaliste qui évidemment lui ressemble beaucoup.

Cela peut rendre mon propos moins objectif  que l’exigerait l’examen de son écriture. D’autant que je ne suis guère compétent et n’ai rien du critique littéraire.

Marqué profondément par son passé l’auteur en imprègne totalement le comportement de son personnage. En cela il rejoint la plupart des auteurs de notre époque, personnalités du show business, acteurs, écrivains, scénaristes, etc. Mais comme il n’a évidemment rien de commun avec eux (et nous ne nous en plaindrons pas) il est proche de cette masse de français qui estiment avoir quelque chose à dire et parfois osent le faire.

Le cadre dans lequel Vincent, le journaliste, évolue que l’on pourrait définir comme  étant celui de ces couches moyennes à la rencontre de cette classe ouvrière (à laquelle certains tentent d’établir une fusion, je dirai même une confusion) ce cadre là, a sa traduction politique. Le livre traduit cet intérêt des uns pour les autres. Et bien entendu il est facilité par les origines communes : les pères et mères, les oncles et tantes, les grands-pères et les grands-mères, etc.

S’ensuivent évidemment les évolutions de chacun, qui font que l’on passe d’une couche sociale à l’autre après quelques succès à l’université, perdant malgré tout quelques valeurs au passage, s’en éloignant radicalement ou les retrouvant, cela au gré des carrières, des milieux professionnels. Vincent les retrouve sans trop les avoir perdues, Jean Paul s’en éloigne en sa qualité de serviteur d’un système capitaliste impitoyable.

Les ouvriers,

 

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A droite André Thomaso et son libraire à gauche

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Une vue de l’assistance lors d’une présentation enrichie d’un débat

Les ouvriers acteurs principaux dans le livre, à la fois victimes et héros sont en second plan et assistent au drame final du décideur (l’est-il vraiment) qui commet l’irréparable. Il tue un symbole du passé renié et s’élimine en même temps.

Et chacun retourne à sa vie, dans la douleur (ce n’est pas si sûr). dans la satisfaction d’avoir échappé à cette machine qui broie et de l’avoir un peu combattue.

Cet ouvrage m’a intéressé car il traduit une réalité, avec ses contradictions, une approche particulière. Plus peut-être dans les intentions du livre que par le livre lui-même.

 

 

 

 

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Recherchons candidatures !

Posté par jacques LAUPIES le 29 novembre 2013

La population est mécontente d’une manière générale de la politique pratiquée dans notre pays. Plus particulièrement de ses conséquences économiques et sociales. Mais comme j’ai eu souvent l’occasion de le dire ici :   » Chacun voit midi à sa porte ». Ce qui est évidemment un premier réflexe bien naturel et beaucoup d’entre nous sont bien conscients que cela ne suffit pas, qu’il faut évidemment lier sa situation, ses préoccupations et intérêts personnels, à la vie en société qui nous est imposée et au besoin changer celle-ci.

Donc qu’il faut agir collectivement et s’en donner les moyens. Cela ne peut-être que l’affaire de quelques initiés ou militants. Déléguer  la gestion à d’autres présente des inconvénients : cela réduit le développement de la participation démocratique et donc du contrôle et de la créativité .

Encore faut-il que les institutions le permettent et donc répondent à ce principe républicain essentiel  : gouvernement du peuple par le peuple ? Cela exige donc que soit instituée une démocratie véritable. Chacun sait bien que notre constitution, au prétexte de l’efficacité des gouvernances, ne permet pas cela car elle donne aux grands partis, même lorsqu’ils sont minoritaires dans l’opinion, le pouvoir de gouverner seuls.

Mais, les choses étant ce qu’elles sont, subsiste encore la possibilité d’intervenir à tous les niveaux. C’est le cas particulièrement dans la gestion communale, pourtant soumise de plus en plus à des tentatives de déplacement des pouvoirs des élus dans des structures de plus en plus technocratiques.

Depuis l’Europe jusqu’à la commune cette tentation est grande d’éloigner l’élu de la volonté populaire. Alors s’agissant d’une élection municipale cela nous interpelle car à ce niveau là, même si cela est insuffisant, chaque citoyen peut prétendre accéder à un poste d’élu et pour le moins à un contrôle de proximité.

Evidemment cela suppose souvent, comme dans tout scrutin à deux tours, des alliances .

Mais voilà que constatons nous, et cela je le dis sans ambiguïté :  la plupart des courants politiques locaux souffrent de l’absence d’une réelle implication citoyenne et plus particulièrement dans les milieux les plus défavorisés. Constituer des listes véritablement représentatives devient un casse tête.

A quoi est ce dû ? A la peur de subir les conséquences de son engagement dans son travail notamment, au manque de disponibilité à cause de ses obligations professionnelles, de sa vie familiale, au manque de confiance dans les partis politiques, même en ceux auxquels on accorde sa sympathie. Du coup, absence de prise en compte de l’intérêt général, n’est pas toujours la cause première.

Mais alors on est droit de dire crûment au jeune qui se lamente de ne pas avoir de formation, de travail et donc pas les moyens matériels de vivre dignement et à court terme la perte de cette vitalité d’adolescent ou de jeune adulte : à quoi servent ta résignation ou ta révolte incontrôlée face à ce monde ou la richesse des uns écrase la misère des autres, si ce n’est te préparer à une vie sans perspective ! Pourquoi refuser le combat politique ?

Au père de famille, dans la précarité, exploité dans le travail, s’il n’est pas au chômage, pourquoi tu refuses l’action collective, syndicale ou politique ? N’est ce pas une lourde responsabilité prise pour assurer l’avenir de tes enfants ?

Au retraité, fort d’une vie d’expérience, avec ses erreurs mais aussi ses actes positifs, ses espoirs d’autrefois, sa vision réaliste du présent en rapport avec l’enseignement de l’histoire d’une vie, comment peux-tu, surtout si tu peux vivre sans être obligé de recourir à des revenus complémentaires, rester passifs devant la dégradation de la protection sociale qui te frappe déjà et va atteindre les générations qui arrivent ?  

Ce ne sont pas de naïves questions même si l’on sait que tous ont l’esprit embué par les médias. Un temps de réflexion, un regard autour de soi, suffisent pour s’interroger ! Alors agissons contre ces maladies : cécité, surdité, oubli. Et nous vivrons mieux !

Les élections municipales offrent précisément l’occasion de peser dans la construction d’un avenir meilleur ! Et ce n’est pas seulement pour faire des économies que les hommes politiques au service des classes privilégiées, qu’ils en soient conscients ou non, veulent réduire ce pouvoir des communes dont l’existence remonte loin dans l’histoire des hommes et auquel la révolution française à donné toute son importance.

Alors si on y allait, Mesdames (surtout), Messieurs, chers Amis et Camarades. On vous attend. Il y a de la place pour vous !

Entrer par une grande porte...

Entrer par une grande porte…

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De Montreuil à Tarascon…

Posté par jacques LAUPIES le 28 novembre 2013

 

Je ne reviendrai pas sur les explications que donne l’Huma sur l’attitude de Dominique Voynet. Elles sont édifiantes et montrent bien que l’on ne dirige pas une ville en toute sérénité lorsque de gauche on s’est fait élire par la droite et que de plus on ne respecte pas la discipline républicaine.

De telles situations, marques d’incohérence et d’instabilité politique, sont fréquentes, à droite comme à gauche. Cela contribue à dérouter et aussi dégoûter un peu plus les électeurs. Généralement elles sont le résultat d’ambitions de personnes (ou de groupes) qui perdent le sens noble que doit avoir la politique/ 

A Tarascon nous avons notre dose en ce domaine : A droite les querelles intestines provoquent des divisions dont beaucoup se terminent devant les tribunaux. Nous en sommes au troisième Maire inquiété pour des pratiques illégales.  Le dernier évidemment subit, avant même que la justice ne se prononce, la condamnation  plus ou moins feutrée  de ses adversaires où concurrents. Pour ce qui nous concerne nous attendons que la justice se prononce !

A l’affut, les deux candidats « écharpés » (Conseiller Général et Conseillère Régionale) de droite et d’extrême droite vont se disputer son électorat si toutefois ne se manifestent pas des successeurs de l’équipe sortante. A voir ! Mais là on ne peut pas dire que l’esprit unitaire soit de mise.

Belle occasion pour une gauche rassemblée de mettre en avant un programme élaboré sur des valeurs républicaines.

Parti communiste local et Parti Socialiste local, faisant fi d’une situation nationale qui peut ne pas leur être favorable à cause de la conduite politique de François Hollande et sa tendance socio libérale, ces deux partis ont appelé au rassemblement de toute la gauche pour une gestion locale plus solidaire et plus honnête.

Le PCF a fait tout son possible pour que le Front de Gauche dans sa globalité apporte son concours à cette initiative qui offre la possibilité de faire entendre sa voix et surtout de défendre des propositions novatrices en terme d’emploi, de logement, d’enseignement et de culture pour améliorer la vie d’une population qui souffre de l’austérité.

Malheureusement le Parti de Gauche au prétexte que le PS conduit une politique nationale, que nous contestons tout autant que lui, ne veut pas du rassemblement et s’enferme dans la division, allant même jusqu’à se cacher derrière un « collectif du Front de Gauche », usurpateur, qui ne représente en aucune manière le véritable Front de Gauche dont la composante essentielle est localement le PCF. Petite entorse à l’honnêteté intellectuelle qui ne grandit pas ses auteurs anonymes ! Il est vrai que, pour la plupart transfuges, l’anonymat est une formule qui leur convient parfaitement !

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Leur tract

 

Le nôtre

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D’autres plus isolés après avoir navigué dans plusieurs partis de gauche et s’en être fait éjecter continuent à jouer la divisions au sein d’une population qui n’en peut plus de ses quêtes, que ne manquent pas d’instrumentaliser la droite et ses soutiens.

Et tous de « sauter comme des cabris » en disant qu’ils veulent empêcher le FN de « prendre la ville ». Omettant bien entendu les ambitions de clocher qui les animent ils ont en définitive une démarche qui, à coup sûr peut, si toutefois ils sont entendus, laisser la voie libre à la droite ou à l’extrême droite.

Créer un pôle républicain uni, animé par la gauche, est bien la seule issue pour combattre efficacement ces deux variantes réactionnaires !

 

De Montreuil à Tarascon... dans POLITIQUE 2013-11-28voynet

De ce climat qu’elle dénonce, la maire de Montreuil a sa part, qu’elle dérobe à l’état des lieux avant sa sortie.

Politique -            humanite dans POLITIQUE            le 27 Novembre 2013

Municipales

Fin de l’ère Voynet à Montreuil

Mots clés :                           pcf,                            eelv,                            front de gauche,                            claude bartolone,                            jean-pierre brard,                            dominique voynet,                            patrice bessac,                            municipales 2014,                            méliès,                            municipales montreuil,                            belaid bedreddine,

La maire écologiste ne briguera pas de second mandat, invoquant un climat politique dont elle «ne veut plus», sans être jamais parvenue à rassembler dans une ville conquise sur la division à gauche.

Dans une lettre largement diffusée, Dominique Voynet, maire Europe Écologie-les Verts (EELV) de Montreuil, annonce qu’elle ne briguera pas de second mandat. Une demi-surprise, tant l’élue écologiste a peiné à rassembler la gauche depuis son élection en 2008.

Elle arriva à la tête de cette ville de 100 000 habitants dans des « conditions étonnantes », « sans le soutien d’un seul grand parti », disait-elle hier à Libération, revisitant quelque peu l’histoire. Arrivée en deuxième position au premier tour de la municipale, elle fut élue par son maintien au second tour contre le candidat investi par le PCF et soutenu par le PS arrivé, lui, en tête (Jean-Pierre Brard, maire de Montreuil de 1984 à 2008) et avec la bienveillance de la droite locale.

Ses soutiens dans la ville sont allés en diminuant

Ce retrait d’une vie politique dans laquelle elle « ne se retrouve plus », où « les élus qui refusent le cumul des mandats sont traités avec autant de suspicion que ceux qui cumulent », dit celle qui fut sénatrice et maire, Dominique Voynet l’habille d’un mélange de violence politique locale matinée de sexisme. Son «mauvais caractère»? «Chez un homme un même comportement est qualifié d’exigeant, et moi je serais “odieuse”», répond-elle à Libération. La vision des derniers conseils municipaux que l’on trouve sur Internet esquisse un autre portrait. Son exercice solitaire du pouvoir est dénoncé par Patrice Bessac, candidat du Front de gauche pour l’élection de mars prochain, qui reconnaît cependant avec elle qu’il faut «changer les méthodes», «dépersonnaliser le débat politique et le tout à l’ego, aller vers plus de conception collective», ajoutant: «C’est pour cela que nous avons été sanctionnés la dernière fois.»

De ce climat qu’elle dénonce, la maire de Montreuil a sa part, qu’elle dérobe à l’état des lieux avant sa sortie. Ses soutiens dans la ville sont allés diminuant au cours de son mandat, provoquant les départs successifs de douze membres de sa majorité municipale qui refusaient de voter la hausse de la fiscalité locale en 2010. En 2011, sa candidate échoue dans le canton de Montreuil-Ouest, au profit du communiste Belaid Bedreddine. Son acharnement certain à l’égard de l’équipe du cinéma municipal le Méliès, comme l’absence de concertation sur d’autres dossiers tels un parc aquatique écologique ou le futur éco-quartier des Hauts de Montreuil et le reniement de l’engagement de campagne sur la fiscalité locale auront eu raison de son crédit local. Selon l’Express, un sondage commandé par son parti en début d’année, non rendu public, la donnait perdante en cas de candidature socialiste.

Une ville qui a la gauche chevillée au corps

Le retrait de Dominique Voynet dans une ville de la plus haute importance pour EELV, la seule de plus de 100 000 habitants que le parti écologiste dirige, aurait surpris jusqu’aux plus hautes instances qui préparaient déjà une entrée en campagne. Il ravit d’abord un Parti socialiste à la manœuvre de longue date, et qui n’est plus obligé de la soutenir en raison d’accords nationaux. Pour l’heure, une liste EELV se dessine sans qu’on sache si elle ira au bout. Le PS, avec le député Razzi Hammadi et l’imprimatur de Claude Bartolone, se présentait déjà contre une maire sortante qui «n’a ni réussi à convaincre, ni à rassembler». L’ex-maire Jean-Pierre Brard ne semble pas prêt de renoncer à sa revanche personnelle et est parti en campagne.

Enfin le Front de gauche avec Patrice Bessac cherche à rassembler entre jeune génération et anciens adjoints de Jean-Pierre Brard, et a vu récemment le ralliement d’un ancien proche, Gaylord Le Chequer, autour de Montreuil avenir, qui rassemble six partis de gauche et des citoyens. «Notre ligne de travail est de rassembler à gauche, chez les socialistes et les écologistes, résume Patrice Bessac, pour en finir avec les divisions, entendre l’exaspération des Montreuillois devant les ambitions personnelles et apporter des réponses collectives et innovantes que réclament les habitants», dans une ville qui a la gauche chevillée au corps.

Lancement de campagne. La liste Montreuil avenir, constituée autour de Patrice Bessac, organise son premier grand meeting de campagne ce vendredi  (20 heures salle des fêtes de la mairie, place Jean-Jaurès.) au cours d’une rencontre à laquelle prendront part, pour le Front de gauche, Marie-George Buffet, Pierre Laurent, Clémentine Autain et François Delapierre. « L’avenir de Montreuil, construisons-le ensemble, écrivons-le à gauche », résume Patrice Bessac, qui dit sa conviction que « Montreuil a besoin d’un débat citoyen et serein pour construire des solutions nouvelles et pour aller de l’avant, construire des politiques utiles et efficaces pour combattre 
les politiques d’austérité et ses conséquences dont les habitants de notre ville souffrent tant ».

  • A lire aussi:

Montreuil avenir, une alternative à gauche

Le Méliès: Montreuil à minuit, c’était l’heure du crime

Lionel Venturini

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FINANCES, IMPOTS ET BUDGET

Posté par jacques LAUPIES le 27 novembre 2013

À le texte ci-dessous est destiné à ceux qui peuvent douter qu’un groupe restreint de sénateurs peut apporter des éclaircissements sur la nature du combat politique que permet une action parlementaire.

Mais ne serait-il pas grand temps de renforcer ce groupe en l’occurrence celui intitulé CRC-SPG dans lequel opère les communistes dont Alain Bocquet, Sénateur du Nord, Membre de la Commission des Finances. Les élections municipales seront aussi utiles à cela…

 

Les politiques d’austérité conduisent à l’échec

Loi de finances pour 2014

Par Eric Bocquet / 21 novembre 2013

Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, au moment où commence ce débat budgétaire, mon esprit de parlementaire est traversé d’un doute existentiel profond. (Exclamations amusées sur les travées de l’UMP.)

M. Philippe Marini, président de la commission des finances. Vous n’êtes pas le seul !

M. Éric Bocquet. Le Parlement s’empare du projet de loi de finances pour 2014 – enfin ! aurais-je envie de dire – après que toute une série d’acteurs nous ont expliqué sans relâche que nous devions dépenser moins, que la France vivait à crédit et au-dessus de ses moyens.

Je tiens à dresser la liste de ces acteurs qui tiennent tous le même discours.

La clé de voûte de ce raisonnement se trouve au cœur du dernier traité européen qui institua la « règle d’or », traité qui, chacun s’en souvient, fut adopté ici même par une très large « majorité plurielle » et rejeté par trente-deux sénateurs, dont les vingt membres du groupe communiste républicain et citoyen.

Ainsi, les marchés qui financent les États nous exhortent à dépenser moins. Les agences de notation, dont l’expertise et l’indépendance peuvent être pour le moins contestées, abaissent en plein débat budgétaire la note de la France, adressant ainsi, pour rappel, un nouveau signal au Gouvernement.

Pour la première fois de son histoire, la France, comme ses homologues européens, a présenté à la Commission européenne sa copie, sur laquelle le professeur Barroso a porté l’appréciation suivante : « Correct, mais peut mieux faire ».

Nous avons d’ores et déjà bénéficié, tout au long de cette année, des recommandations insistantes de la Cour des comptes, instance estimable au demeurant, mais qui, je crois, sort de ses prérogatives lorsqu’elle adresse au Gouvernement ses préconisations de restriction des dépenses publiques.

Nous eûmes droit aux avis experts du Haut Conseil des finances publiques, instance hybride rassemblant des hauts fonctionnaires de la finance publique et des représentants de grandes banques privées – ces chères banques qui, ces dernières années, ont bien montré leur capacité à gérer l’argent dans le sens de l’intérêt général en nous entraînant dans un processus dont nous n’avons pas fini de payer les conséquences désastreuses.

Enfin, dans ce concert « austéritaire » très harmonieux, voilà quelques jours, l’OCDE conseillait à la France d’accroître ses efforts en matière de réduction des dépenses publiques et de réformes structurelles, « indispensables » selon les termes des économistes de cette institution.

M. Jean-Pierre Caffet. Tu parles !

M. Éric Bocquet. J’arrête cette énumération. Je pense n’avoir oublié aucun de ces prophètes de l’austérité.

M. François Marc, rapporteur général de la commission des finances. Et le FMI ?

M. Éric Bocquet. Vous comprendrez, monsieur le ministre, mes chers collègues, que le Parlement puisse s’interroger sur son rôle dans ce débat budgétaire. Certes, nous débattrons, nous amenderons le texte, mais le poids du Parlement français sera-t-il suffisant pour infléchir, ne serait-ce qu’à la marge, la feuille de route budgétaire de notre pays dont nous avons le sentiment que l’essentiel a déjà été écrit par d’autres autorités ?

Pour autant, ce débat est essentiel pour notre démocratie. Il est le moment de faire entendre une voix différente, celle d’une alternative aux choix que vous nous proposez dans ce projet de loi de finances pour 2014.

Car il faut bien observer les effets de ces choix. Au début de l’année, le FMI mettait en garde contre la mise en œuvre trop brutale et trop générale de politiques d’austérité au sein de l’Union européenne.

Le même propos fut tenu il y a quelques jours par M. Jan in’t Veld. Cet économiste éminent de la Commission européenne, présenté comme le modélisateur en chef de l’Union européenne, a mesuré les effets sur les pays concernés des mesures d’austérité mises en place de façon coordonnée dans la zone euro de 2011 à 2013, avec la bénédiction des commissaires de Bruxelles. Le constat qu’il dresse est absolument édifiant. Selon ses calculs, l’austérité budgétaire aurait fait perdre en cumulé 4,78 % de croissance du produit intérieur brut à notre pays, de 2011 à 2013, l’Allemagne aurait perdu 2,61 %, l’Italie, 4,86 %, l’Espagne, 5,39 % et la Grèce, plus de 8 %.

La Banque de France vient, quant à elle, de rendre publique une étude qui montre que le niveau des concours bancaires à l’économie ne progresse pas, les crédits accordés aux entreprises restant fixés aux alentours de 800 milliards d’euros.

La lecture des données fournies par la Banque de France est d’ailleurs stupéfiante. Ainsi, 40 % des crédits bancaires intéressent le secteur de l’immobilier, les crédits pour celui-ci secteur atteignant près de 328 milliards d’euros sur 804 milliards d’euros ! De septembre 2012 à septembre 2013, les crédits aux entreprises industrielles ont baissé de 5,5 % en un an. Le niveau de mobilisation des fonds disponibles, de l’ordre de 94,2 milliards d’euros – moins de 12 % de l’encours ! –, est proche de 50 %, ce qui traduit ni plus ni moins une faible demande de crédit émanant des plus grandes entreprises et des critères d’attribution rendus plus délicats pour les PME et les entreprises de taille intermédiaire. En d’autres termes, le taux d’investissement est appelé à baisser…

Nous présenterons des amendements visant à une plus grande justice fiscale, tendant à solliciter davantage dividendes et patrimoines et à soutenir le pouvoir d’achat des ménages, dont chacun sait qu’il constitue 50 % de notre produit intérieur brut. Réduire ce pouvoir d’achat par les hausses de TVA ne pourra avoir qu’un effet négatif.

Le débat sur la fraude et l’évasion fiscale, l’optimisation abusive des grands groupes : autant de chantiers que la République doit investir avec volonté, ténacité et efficacité, y compris en accordant à l’administration fiscale les moyens humains, juridiques et techniques d’une lutte contre ces pratiques qui déstabilisent jusqu’à notre République.

Nous restons sur notre faim quant à l’objectif bien modeste d’une somme de 2 milliards d’euros annoncés au titre du produit de la lutte contre la fraude fiscale.

Je me permettrai, à ce stade, de citer un notaire expert en fiscalité qui déclarait dans Le Nouvel Économiste du 15 novembre 2013 : « La complexité du droit fiscal français et européen, assortie de nombreuses exceptions, permet à ceux qui en ont les moyens d’échapper, voire d’amoindrir leur impôt. Cette complexité rend le contrôle difficile. L’État ne dispose pas de brigades suffisantes en quantité et en qualité pour mener à bien ses contrôles sur le terrain. Il serait pourtant possible de rentrer des milliards de recettes dans les caisses de l’État. Preuve que, même en enfer fiscal, il peut y avoir des « coins de paradis » ». La question des moyens est ici posée très crûment.

Enfin, monsieur le ministre, je souhaite réagir à votre intervention de ce matin, que j’ai écoutée avec beaucoup d’attention. Vous avez déclaré que la réforme fiscale annoncée mardi par M. le Premier ministre avait en fait déjà eu lieu depuis le début du quinquennat,… (Marques d’approbation sur les travées de l’UMP.)

M. Philippe Marini, président de la commission des finances. Eh oui !

M. François Marc, rapporteur général de la commission des finances. Ce n’est pas ce qu’il a dit !

M. Philippe Marini, président de la commission des finances. Ce n’était pas d’une grande clarté !

M. Éric Bocquet. … ce qui confirme les propos tenus à ce sujet en début d’année sur un plateau de télévision par votre prédécesseur, M. Jérôme Cahuzac.

M. François Marc, rapporteur général de la commission des finances. N’importe quoi !

M. Éric Bocquet. Cette situation quelque peu contradictoire ne manque pas de nous interpeller et nécessiterait, pensons-nous, quelques explications.

De la même manière, afin que nos débats se déroulent dans un cadre clair, il faudrait lever l’ambiguïté évidente des propos de votre collègue ministre de l’économie et des finances, M. Pierre Moscovici.

Mme Marie-Hélène Des Esgaulx. Il n’est pas là !

M. Philippe Marini, président de la commission des finances. Il est rarement là !

Mme Marie-Hélène Des Esgaulx. Un petit tour et puis s’en va !

M. Éric Bocquet. Celui-ci affirmait à la fin du mois de septembre dernier : « Nous n’aurons pas besoin de changer le budget, car nous avons intégré les règles européennes. Dans ce cadre, nous demandons la liberté de faire à notre manière. »

Paroles magnifiques, qui viennent malheureusement après les conclusions émises le 20 septembre 2013 par le Haut Conseil des finances publiques : « Le Haut Conseil note qu’en tout état de cause, sauf à modifier la loi de programmation et le calendrier de redressement des finances publiques, le mécanisme de correction sera déclenché mi-2014,… » – vous noterez, mes chers collègues, l’emploi non du conditionnel, mais de l’indicatif, mode de la réalité – « … appelant des efforts supplémentaires par rapport à la loi de programmation pour atteindre l’équilibre structurel en 2016. »

Nous pensons sincèrement, monsieur le ministre, qu’il est urgent de clarifier les options dans l’intérêt de nos débats.

Tels étaient les éléments, mes chers collègues, dont je voulais vous faire part.

Notre appréciation des propositions s’appuie sur trois axes : le Parlement et sa souveraineté, le choix contesté de l’austérité, le déficit de lisibilité.

En son état actuel, les sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen ne peuvent approuver le projet de budget pour 2014.

Le consentement à l’impôt, dont vous avez fait mention ce matin dans votre propos, monsieur le ministre, repose effectivement sur certains principes fondamentaux, notamment sur celui, évident, d’une fiscalité juste et progressive, qui sollicite la valeur là où elle se trouve et qui implique que personne ne puisse échapper à l’impôt. Chacun dans cette enceinte connaît les dommages qui sont causés à notre République lorsque ce principe n’est pas respecté par ceux-là mêmes qui édictent les règles.

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