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Ukraine

Posté par jacques LAUPIES le 31 janvier 2014

 

 

 On ne peut tout connaitre de la situation dans certains pays.

Je ne commenterai pas sur la situation en Ukraine et il me semble que le communiqué ci-dessous publié par le PCF dégage quelques idées sur ce qu’il conviendrait de faire avant que la situation ne devienne catastrophique dans ce pays.

Dans une situation de crise quelle qu’elle soit il y a le choix entre la violence (si bien entendu on espère un résultat d’elle) ou le dialogue et le suffrage universel, au risque de ne pas aboutir même si l’on est convaincu d’avoir raison.

Ceux qui choisissent la violence prennent des risques et des responsabilités qu’ils devront assumer et que l’histoire jugera.

Mais n’en sera-t-il pas de même pour ceux qui choisiront la voie démocratique.

Sans doute mais combien de misères et de morts épargnées ?

 

COMMUNIQUE DU PCF

Ukraine : Sortir de l’ornière

Le PCF exprime sa vive préoccupation à propos de l’évolution de la situation en Ukraine. Après les incidents dramatiques qui ont fait plusieurs victimes, il appelle les autorités du pays légitimement élues à faire prévaloir la voie du dialogue et non celle de la répression, et le fonctionnement normal des institutions face aux tentatives de déstabilisation, opérées notamment par l’extrême-droite ultranationaliste, qui risquent d’entraîner le pays dans une dramatique escalade de la confrontation et entraîner l’éclatement du pays.

Les questions cruciales qui sont posées aux Ukrainiens, comme celle du choix de l’intégration régionale de leur pays et de ses liens avec l’UE et la Fédération de Russie, relèvent d’abord des institutions représentatives du peuple ukrainien, comme du dialogue entre celles-ci et les institutions européennes et celles de la Fédération de Russie.

Nous soutenons en ce sens la démarche des communistes ukrainiens de soumettre ses questions, qui engagent la souveraineté de leur pays, au référendum populaire.

 

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  • L’extrême-droite ukrainienne

    L’extrême-droite ukrainienne n’est pas « utranationaliste », elle est néonazie et pro-UE. Les troubles sont orchestrés par le parti « Svoboda », anciennement « Parti social-nationaliste » juqu’en 2003 et dont le logo représentait une rune nazie. Ils sont associés aux militants de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne, reconnaissables à leur drapeau rouge et noir, organisation de sympathie fasciste ayant collaboré avec l’Allemagne nazie pendant la guerre et commis de nombreuses exaction, dont des pogroms.

    Par Gorby, le 28 janvier 2014 à 00:36

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Echange entre un encarté et un non encarté

Posté par jacques LAUPIES le 30 janvier 2014

 

Lui : le non encarté

Dans la froide et humide grisaille générale, climatico-politico-idéologique, et personnelle (rhume et dépression), un petit, tout petit,rayon de soleil mais authentiquement rouge et avec un vrai pouvoir calorifique de nature à réchauffer nos vieux os, l’article de P. Zarka dans l’Huma de ce jour. Hé oui, ce vieux Pierre Zarka ! Un vieux mais pas trop gâteux, un vieux qui a réfléchi et qui a tiré les leçons des vieilles stratégies totalement dépassées du siècle précédent. Tout cela exprimé, d’ailleurs, de sa part, très « moderato cantabile ». Mais, c’est bien dans cette direction qu’il faut chercher pour avancer. Et, c’est bien aux mêmes conclusions que, dans ma grande solitude, lorsque je peux réfléchir dans mes rares heures de lucidité, je suis arrivé.

 IL FAUT PRENDRE LE POUVOIR (mais surtout pas, du moins, dans un premier temps, le pouvoir d’état !). GUERRE POPULAIRE PROLONGÉE (Nul besoin d’explosifs et de kalaschnikov, guerre politico-idéologique incessante et conquête de toutes les positions à prendre, création de zones libérées et, ce, dans tous les domaines, cerner le pouvoir, l’acculer, « encerclement des vielles par les campagnes », encerclement des centres par la périphérie !. VIVE LE COMMUNISME, plus que jamais rappeler notre objectif !

moi : l’encarté

Je crois qu’un « vieux » militant comme Zarka n’est pas le seul à se les poser ou à nous les poser. J’ai personnellement et modestement toujours eu ma petite idée sur le sujet évoqué et qui consisterait à privilégier « le mouvement populaire pression ». Donc la thèse préconisée pour casser le jeu comme il dit à pour moi une certaine valeur.

 Je pense qu’effectivement en ne donnant pas au parti communiste cette priorité il n’y a rien d’étonnant à ce que nous n’émergions pas (entre nous ce qui permet au FN d’émerger car il capte les déçus aidé en cela par son « simplisme » politique et sa démagogie ) Cela pose la question de l’état de l’outil qu’est le pcf pour en arriver là. Un parti qui à l’image de la social démocratie dépend de plus en plus pour exister de ses élus. Mais qui malgré tout conserve « un appareil » avec ses militants et des moyens médiatiques appréciables (ne serait-ce que l’humanité sans laquelle notre présent débat n’aurait pas lieu).

 S’il est vrai que le mouvement populaire pression peut avoir autant, si ce n’est plus d’efficacité, que de nous enfermer dans le parlementarisme et l’électoralisme, ne doit-on pas jouer avec l’ensemble ?

 Il faudrait pour cela parfois faire des choix du type de celui que dans notre microcosme nous faisons : ne pas s’empêtrer dans des comités  »machins », des alliances « trucs », avec des partenaires qui continuent à tousser dès qu’on leur parle « marxisme » ou simplement « parti politique » lesquels malgré leur bonne volonté et leurs efforts de contestation du système, nous contraignent à l’usure et au compromis et plus grave se soumettent à l’opinion préfabriquée au lieu de la faire.

 Pendant qu’ils découvrent ce que nous vivons depuis 50 ans pour ce qui concerne ma génération et plus d’un siècle au regard de l’éternel débat entre réforme et révolution, nous avons peut-être autre chose à faire ! Mais plus nous avançons dans le temps, plus le chantier devient important et difficile à maitriser. Tu dis :

  « IL FAUT PRENDRE LE POUVOIR (mais surtout pas, du moins, dans un premier temps, le pouvoir d’état !). GUERRE POPULAIRE PROLONGÉE (Nul besoin d’explosifs et de kalaschnikov, guerre politico-idéologique incessante et conquête de toutes les positions à prendre, création de zones libérées et, ce, dans tous les domaines, cerner le pouvoir, l’acculer, « encerclement des vielles par les campagnes », encerclement des centres par la périphérie !. VIVE LE COMMUNISME, plus que jamais rappeler notre objectif ! »

 Il me semble que la prise du pouvoir d’état n’est pas à l’ordre du jour, quant à la guerre populaire prolongée, s’il s’agit de contribuer à mettre en mouvement « des masses conséquentes de mécontents » j’en suis bien d’accord mais hors des contextes favorables comme cela a été le cas pour la commune (qui a été réprimée durement) la révolution d’octobre et, bien que limitées, les suites de la résistance en France,  révolutions ou transformations fortes ont été favorisées par l’affaiblissement des dominants empêtrés dans des conflits guerriers). Est-il raisonnable et souhaitable de penser que de telles situations peuvent se reproduire ?

 Je pense que les voies démocratiques, le recours au suffrage universel demeurent la bonne voie et c’est là qu’intervient la nécessité du « mouvement social politiquement éclairé » que j’assimile au terme de «  mouvement populaire pression » dont il est question dans l’article de Zarka. Mais évidemment cela suppose aussi d’être conséquent dans nos stratégies et alliances.

 Mais je vais me répéter : il faut pour cela  qu’existe un vrai parti communiste qui intègre dans sa démarche non pas l’idéologie mais la théorie marxiste.

 C’est cela qu’il faut régler en priorité car à mon sens nous n’en sommes pas là, en tous lieux !

Et soigne bien ton rhume, j’en finis à peine avec le mien !

P1000943

100000, 200000, c’est des millions qu’il en faut « pour casser ce jeu ou à tous les coups l’on perd !

 

 

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Municipales : la population veut du concret pas des discours enfumant (suite)

Posté par jacques LAUPIES le 29 janvier 2014

Nous l’avons déjà indiqué : face au spectacle désolant qu’offrent les organisations locales de gauche qui n’ont pas pris en compte la nécessité du rassemblement face à la droite et à l’extrême droite, les communistes ont pris la décision de placer chacun devant ses responsabilités en faisant un certain nombre de propositions.

Il aurait été plus efficace de construire ensemble un programme audacieux et de le présenter  le moment venu à une population qui désespère  des pratiques politiciennes qui inondent tant nationalement que localement  les esprits par médias interposés. Les conditions n’étant pas remplies face à la manifestation des égos locaux, nous allons placer ce petit monde devant ses responsabilités et leur soumettre ce que nous aurions défendu si l’entente avait pu se réaliser.

Nous avons évoqué hier le domaine de l’offre de soins que nous voudrions de qualité, efficace et accessible et qui nous le répétons est plus affaire de volonté politique que de moyens

Nous voudrions évoquer aujourd’hui l’une de nos propositions concernant la revitalisation du centre ville.

Le principal reproche qui est fait à la municipalité sortante est de ne pas maitriser la propreté en centre ville. Sans doute y a t il des efforts conséquents à réaliser dans ce domaine mais ce n’est pas ce qui règlera le marasme économique du centre ville. La réponse se trouve en liaison avec d’autres aspects, d’autres réponses concernant : l’habitat, le commerce, le tourisme, le maintien à domicile des personnes âgées, le mixage des catégories différentes catégories sociologiques,  etc.

Pour ce qui est de l’habitat nous y reviendrons dans notre chapitre sur la politique municipale du logement.

Le commerce, chacun comprendre qu’il dépend des autres éléments que nous venons d’évoquer et évidemment est en lien direct avec le pouvoir d’achat et l’emploi de la population (et de ses visiteurs). Ce ne sont pas les réductions des cotisations sociales (appelées charges) qui atténueraient encore plus ce pouvoir d’achat et le développement de l’emploi qui peuvent constituer une réponse crédible.

Le maintien à domicile doit se retrouver dans notre politique de santé et de soutien aux personnes âgées.

Le mixage consisterait à éviter  les quartiers pauvres et les résidences de couches dites moyennes devenant chacune des ghettos mis en opposition. Enfin point important le recentrage des constructions de logements sociaux et l’encouragement des petits propriétaires à investir doit-être prioritaire afin d’éviter une extension couteuses des équipements de viabilité.

Nous retiendrons donc un élément essentiel de notre proposition pour revitaliser le centre ville : une politique de tourisme axée essentiellement sur l’offre conséquente et durable.

Si un certain nombre d’initiatives se trouvent être positives et intéressantes, et nous ne contesterons pas l’utilité et la nécessité de leur développement (port fluvial, efforts de promotion) elles ne peuvent déclencher le renouveau de notre ville et doivent – être accompagné  d’une forte politique d’accueil en centre ville pour « fixer le séjour » dans notre belle cité.

Cela passe par l’aménagement de certaines artères favorisant l’implantation commerciale et artisanale  et surtout l’implantation « intra muros » (nous entendons par là les digues au nord et à l’ouest et les voies de chemin de fer au sud et à l’est) d’une base hôtelière permettant de fixer le tourisme dans notre ville et d’en faire le centre des visites dans un rayon de 100 km riche d’un fabuleux patrimoine naturel, historique et culturel.

Les études et la réalisation de telles infrastructures, en coopération avec les collectivités départementales, régionales, l’état mais également des groupes hôteliers  permettraient ainsi d’insérer notre ville dans une politique régionale touristique qui souffre, autour de l’axe rhodanien d’un manque en matière de tourisme réceptif. D’autant que les retombées pour l’emploi dans notre ville peuvent-être conséquentes tout autant que pour le commerce en centre ville.

Donc nous invitons les tarasconnais à prendre en compte ce deuxième grand axe de nos propositions et puisqu’ils souhaitent tous votre bien être de s’en inspirer !

« A GAUCHE ON S’INSTALLE »

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Une liste se réclamant d’un collectif du Front de Gauche qui se constitue et sera animée par André Thomaso

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Une liste soutenue par le PS et conduite par MC Bernard et intitulée « Osons Tarascon »

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Pour l’instant SDF une liste semble en préparation avec l’éternel transfuge JR Soler qui a trouvé des soutiens occultes, ne serait-ce que pour rédiger ses tracts, seule trace de cette ultime tentative qui ne peut intéresser que la droite et certains du PS.

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Bonjour Lénine, pas bye bye !

Posté par jacques LAUPIES le 28 janvier 2014

Le court reportage de France 2 sur le 90ème anniversaire de la mort de Lénine m’a révolté. Je ne m’habituerai jamais à ces journalistes qui, lorsqu’ils ont à parler d’un révolutionnaire conséquent lui trouvent les pires défauts et ont une propension à leur attribuer la responsabilité des violences que provoquent évidemment nombre révolutions. De Robespierre à  Che Guevara et à Castro en passant par Mao il faut salir ces hommes qui sont à la fois des acteurs extraordinaires d’évènements qui ont bouleversé l’humanité et tout un symbole du progrès. Lénine le plus prestigieux d’entre eux n’échappe pas à évidemment à ces descriptions qui frisent la calomnie en sortant les faits les plus regrettables de leur contexte.  Bonjour Lénine, pas bye bye ! dans POLITIQUE lenine Portrait géant de Lénine devant la bibliothèque de Moscou, en 1989

Monde -            humanite dans POLITIQUE            le 21 Janvier 2014 Histoire

90ème anniversaire de la mort de Lénine. Les derniers combats du père de la révolution russe

Mots clés :                           histoire,                            union soviétique,                            lénine,                            joseph staline,                            bolchéviques,                            révolution russe,
  Entre Lénine et Staline, il n’y a pas tant continuité que rupture, comme l’attestent les dernières volontés du père de la révolution, qui affirmait : « Nous ne sommes pas assez civilisés pour pouvoir passer directement 
au socialisme. » Le 21 janvier 1924, à 18 h 50, tout juste informé des dernières décisions du Parti, Lénine est victime d’une ultime crise et s’éteint à cinquante-quatre ans, après avoir lutté dix-huit mois contre la maladie et l’angoisse quant à l’avenir de la révolution. Atteint depuis le 25 mai 1922 d’une attaque ayant entraîné la paralysie de son côté droit, il n’a repris partiellement ses activités intellectuelles qu’en septembre, aidé par sa femme, sa sœur et ses secrétaires. Il est déjà fort inquiet des positions de Staline sur la libéralisation du commerce extérieur et la remise en cause de l’indépendance des républiques soviétiques, quand il subit une deuxième attaque, le 16 décembre. Conscient qu’il va bientôt « quitter les rangs », il exige de pouvoir dicter quelques minutes par jour une « lettre au Congrès », appelée à tort son testament, et son dernier article publié le 4 mars 1923, « Mieux vaut moins mais mieux ». Une troisième attaque, le 10 mars, le prive de l’usage de la parole, mais pas de sa lucidité. Conscient du conflit qui oppose Staline et Trotski alors qu’il tente de sauver la révolution dans une Russie soviétique épuisée par sept années de guerre mondiale et de guerre civile, Lénine n’entend pas désigner son successeur comme un monarque mais renforcer l’unité de direction du Parti et le rôle du Comité central. C’est prioritaire pour réorganiser l’État et activer le redressement du pays, ravagé et épuisé. Il invite donc le Comité central à surveiller ses dirigeants en jugeant leurs qualités et leurs défauts. Lénine est conscient que Staline cumule trop de pouvoirs comme secrétaire général du Parti, dirigeant de l’Inspection ouvrière et paysanne chargée de contrôler tous les fonctionnaires, tout en intervenant comme commissaire aux Nationalités dans les affaires de la moitié des populations (non russes) de la Russie soviétique. On ne peut reprocher à Trotski, le chef de l’Armée rouge, son ralliement tardif au parti bolchevik, mais ses éminentes capacités ne doivent pas faire oublier son conflit avec les syndicats ouvriers lors de ses projets de « militarisation du travail ». Néanmoins, Lénine vient de lui demander de défendre ses vues sur le Gosplan et la question géorgienne. lenine-et-staline-a-gorki Si les vieux bolcheviks Kamenev et Zinoviev ont commis des fautes révélatrices de leurs faiblesses avant la révolution d’Octobre, il faut maintenir l’équilibre de la direction du Parti en promouvant deux trentenaires très prometteurs, Boukharine, « l’enfant chéri du Parti », brillant théoricien pas toujours orthodoxe, et le très volontariste Piatakov qui a les mêmes qualités et défauts que Trotski. Pourtant, dix jours après, 
Lénine exige que Staline soit démis du secrétariat général, parce qu’il a pris connaissance de ses violentes accusations contre les communistes géorgiens, qualifiés de « social-nationalistes ». C’est donc bien la politique de Staline qui explique le revirement de Lénine. Lénine entend promouvoir au 
Comité central un grand nombre d’ouvriers qualifiés actifs et de spécialistes, et non des apparatchiks incompétents, afin de combattre la bureaucratie opportuniste à tous les niveaux dans l’appareil d’État et le Parti. Il veut lutter contre le nationalisme russe et le chauvinisme de grande puissance. Il met également en garde contre les erreurs à ne pas commettre dans la poursuite du processus graduel d’évolution révolutionnaire dans un pays arriéré, où l’industrie est effondrée, où le prolétariat est épuisé, où se pratique le « commerce asiatique ». Il faut à tout prix sauver l’alliance de la classe ouvrière et de la paysannerie, sur laquelle repose le pouvoir communiste, et donc prolonger la nouvelle politique économique : « Il faut être pénétré, dit-il, d’une méfiance salutaire vis-à-vis de tout mouvement en avant brusque et inconsidéré, vis-à-vis de toute sorte de présomption. » Boukharine en déduira, en 1928 : « Pas de deuxième révolution », quand Staline décide la collectivisation des terres et l’industrialisation à marche forcée. La disparition de Lénine accélère le cours, déjà pris, des événements. Staline, en grand maître de cérémonie, organise les funérailles et inaugure le culte de la personnalité de Lénine. En dépit de l’opposition de sa veuve, son corps est embaumé avant d’être déposé dans la crypte d’un premier mausolée pour y recevoir l’hommage de tout le peuple soviétique. Petrograd devient Leningrad ; toute ville, toute entreprise, toute administration élève sa statue du père de la révolution. Staline forge le serment de fidélité : « Nous te jurons, camarade Lénine,… » et Maïakovski, sarcastique, observe : « La mort même d’Ilitch devient un grand organisateur du communisme. » ffuneraillelenine Pourtant, Kroupskaïa a déclaré publiquement : « Ne laissez pas votre deuil prendre la forme d’une vénération de la personne d’Ilitch… Mettons plutôt ses préceptes en pratique. » Staline prétend s’y employer. Plutôt que d’épurer le Parti, la promotion « Appel de Lénine » double en un an le nombre de communistes au prix d’une baisse du niveau d’instruction et de conviction. Mais Staline se presse de rédiger « Les bases du léninisme » pour se présenter comme le meilleur disciple d’un maître dont il schématise et stérilise la pensée, et pour isoler Trotski qui préconise un cours nouveau. Mais, quand Kroupskaïa demande que le « testament » de Lénine soit présenté au futur Congrès du Parti, Trotski garde le silence, 
Kamenev et Zinoviev se portent garants des qualités de Staline, et la « lettre au Congrès » ne sera révélée en URSS qu’en 1956. Ainsi, le marteau du stalinisme a cloué le cercueil de Lénine. Le « testament » de Lénine. 24 décembre 1922 : « Le point essentiel dans le problème de la cohésion, c’est l’existence de membres du Comité central tels que Staline et Trotski. (…) Le camarade Staline, devenu secrétaire général, a concentré entre ses mains un pouvoir illimité, et je ne suis pas sûr qu’il puisse toujours s’en servir avec assez de circonspection. D’autre part, le camarade Trotski, comme l’a déjà montré sa lutte contre le Comité central dans la question du Commissariat du peuple des voies de communication, ne se fait pas remarquer seulement par des qualités éminentes. Il est peut-être l’homme le plus capable de l’actuel Comité central, mais il pèche par excès d’assurance et par un engouement exagéré pour le côté purement administratif des choses. » Additif du 4 janvier 1923 : « Staline est trop brutal, et ce défaut, parfaitement tolérable dans les relations entre nous, communistes, ne l’est plus dans les fonctions de secrétaire général. Je propose donc aux camarades d’étudier un moyen pour démettre Staline de ce poste… » Jean-Paul Scot, historien, auteur d’Histoire de la Russie de Pierre 
le Grand à nos jours. État et société 
en Russie impériale et soviétique, 
Éditions A. Colin, 2000 et 2005.   Lire aussi : « Lire et relire Lénine, pour préparer l’avenir » Par Jean Salem, philosophe Lénine sans légendes. Par Jean-Jacques Goblot, historien. Lénine, en penseur de l’avenir

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Municipales : la population veut du concret

Posté par jacques LAUPIES le 27 janvier 2014

 

Au stade actuel de la préparation des municipales ce qui nous parait important est que ceux qui ont la prétention de solliciter les suffrages de la population nous disent clairement ce qu’ils se proposent de réaliser et avec quelles actions et moyens ils entendent le faire.

Car une assemblée locale élue à nécessairement deux attitudes à avoir pour atteindre ses objectifs.

- réaliser dans l’immédiat ce qui est possible parce que cela relève directement des moyens dont elle dispose

- lancer dans l’immédiat les projets qui nécessitent certes sa contribution mais qui reposent également sur l’apport des autres collectivités notamment l’intercommunalité, le département, la région, l’état, l’Europe.

Raisonner en boutiquiers qui gèrent et investissent sur leur seule intervention, avec les seules ressources de la commune est oublier que les citoyens d’une ville sont aussi  TOUS des contribuables qui « donnent » de leurs deniers à tous ces niveaux.

On peut échapper à l’impôt sur le revenu, à la taxe foncière mais généralement on acquitte une taxe d’habitation et toujours la TVA et on verse de surcroit des cotisations sociales que l’on soit actif ou retraité, salarié ou profession libérale.

Donc  gestion réalisation et action pour obtenir les moyens sont inséparables d’un droit du citoyen à intervenir à tous les niveaux et à revendiquer ce qui lui parait propice à servir l’intérêt général.

Partant de ce principe, sans que cela soit exhaustif, nous allons formuler une série de propositions phare qui peuvent contribuer à donner de vrais perspectives de vivre mieux à la population, dans sa diversité, partant du principe que chacun dans sa catégorie socio professionnelle pourra bénéficier des réalisations.

Certaines feront appel à l’intervention d’autres instances élues, parfois même des particuliers de l’économie privée ou sociale peuvent-être sollicités. C’est aujourd’hui de cela qu’il faut parler et proposer à une population qui n’a que faire de mots évasifs (notamment dans l’appellation des listes et dans les objectifs)

Un exemple édifiant de ce que nous suggérons :

l’offre de soins, qui va de pair avec les remboursements de l’assurance maladie, comment l’améliorer au niveau de l’intervention municipale :

D’abord examiner la situation en ciblant les besoins par catégories :

1) Il existe à Tarascon des structures d’accueil médicalisées, notamment pour les personnes âgées. ?

2) Il existe à Tarascon comme dans toutes les villes un corps médical (généralistes, spécialistes, infirmier(e)s, dentistes, kinésithérapeutes, etc.)

3) Il existe à Tarascon des équipements pouvant permettre l’exercice des professions de santé et les héberger.

A ce constat qui témoigne d’efforts engagés précédemment par les pouvoirs publics se pose au moins trois question essentielles :

Première question : Est-ce  suffisants ? Deuxième question est-ce adaptée aux besoins ? Troisième  question : y a t il d’autres réponses possibles. Suffisant surement pas si l’on en croit les usagers autant que les prestataires qui nous parlent ouvertement d’un risque de désertification médicale. Adapté aux besoins encore moins si l’on en croit ces mêmes usagers qui se heurtent au principal écueil que constitue leur solvabilité. Enfin qui peut nier qu’il n’y a pas de solutions si existe une véritable volonté politique.

L’une d’entre elle serait de doter la ville d’un centre médical, ou pourrait s’exercer une médecine de qualité en coopération avec l’ensemble des professionnels de santé, avec pratique intégrale du tiers payant, fonctionnant en permanence, assurant une continuité de soins et accueillant la population de l’agglomération de Tarascon-Beaucaire et des villages avoisinants.

L’aménagement de locaux déjà existants nous parait possible autant que le recrutement des professionnels indispensables à son fonctionnement.

Une telle structure qui pourrait englober plusieurs discipline constituerait une première réponse mais évidemment nécessiterait de faire appel à des organismes spécialisés dans la réalisation et la gestion de ces centres. Le Secteur mutualiste pourrait en être un parmi d’autres mais il existe de nouvelles formes de gestion des centres de santé dont il convient de s’inspirer.

Ce sera sans doute la première proposition des communistes de Tarascon. Mais nous y reviendrons plus en détail d’autant qu’il y en aura d’autres dans d’autres domaines alliant réponse aux besoins de la population également en matière d’emploi, de formation, d’économie.

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La droite a préparé ses permanences ! Mais pour quels contenus, avec quelle volonté…

 

 

 

 

 

 

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