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Des portraits bien faits pour des causes bien précises

Posté par jacques LAUPIES le 28 février 2014

Quand les médias se lancent dans le portrait d’un homme politique il faut toujours le recevoir en tenant compte du contexte politique général, local, national ou international. On peut en effet considérer que l’initiative ne soit pas du tout improvisée. Donc la prudence s’impose car les réalisateurs de télévisions disposent d’assez d’images et de commentaires pour donner un sens à leur propos.

Le personnage peut être rendu sympathique, sa politique observée avec bienveillance, au mieux déplacer ses responsabilités dans telle ou telle ou telle action pouvant le discréditer sur d’autres personnes de son entourage, etc. Et, si l’on veut le charger, en faire un bouc émissaire de mauvaise politique, ou d’actions peu glorieuses, il suffira de sélectionner quelques déclarations lesquelles sorties de leur contexte, vont le rendre déplaisant, autoritaire, bref en faire un méchant.

Le commentaire ne peut suffire bien qu’il soit mortifère pour l’intéressé parce que directement accusateur, ou bénéfique pour lui  parce que flatteur.

Je dis là sans doute ce que vous avez entendu dès votre plus jeune âge, au lycée ou dans quelque médias ou simplement dans votre entourage familial et très tôt dans votre enfance, mais à l’heure de la profusion de diffusion des idées sur internet : qui ne tomberait pas dans les redites et la banalité.

A tel point que naïvement l’on ne prête pas trop attention à la perversité de nos informateurs ou alors qu’on la généralise au point de ne plus croire en rien !

Puis chacun à sa sensibilité, sa culture, au point d’avoir un réflexe de sympathie pour tout ce qui va dans le sens de sa propre réflexion ou l’inverse. Ce qui est curieux c’est que beaucoup de personnes déplacent leur acceptation ou à l’inverse leur rejet, jusqu’à les transposer sur une interprétation favorable ou défavorable de l’aspect physique de la personne.

Les spécialistes et autres conseillers en communication, les journalistes en font évidemment partie.

Ce qui est d’autant plus grave quand ils deviennent, parfois eux mêmes trompés et donc involontairement, complices de partis politiques, lobbies voire de chefs d’états prêts à exterminer un de leurs anciens  amis pour se protéger de toute compromission. On a vu cela dans nombre de destitutions concernant des dirigeants que l’on a voulu renverser.

Ce qui se passe en Ukraine  évidemment met Poutine au premier plan de ces hommes dont il faut faire un portrait dévalorisant. La dernière émission d’arte à ce propos était merveilleusement construite. Mais ne nous y trompons pas l’objectif n’est pas de faire un procès de violation de démocratie par le dirigeant de l’actuelle Russie mais bien d’alimenter une campagne déja entamée par l’occident, et particulièrement les américains, pour construire leur influence géopolitique au détriment de cette Russie. Une Russie qui avec ou sans Poutine doit à juste titre défendre ses intérêts et ses alliances.

Au moment ou je boucle cet article je prends avec satisfaction, connaissance d’un article paru cette semaine dans l’Humanité Dimanche et intitulé « Poutine, le nouvel homme à abattre ? »

On peut effectivement contester les méthodes de pouvoir de Poutine, ses antécédents du KGB, sa sympathie pour l’église orthodoxe, ses positions sur l’homosexualité et bien d’autres sujets tels que les emprisonnements politiques et les conditions d’incarcération, et je suis de ceux que cela répugne autant et probablement plus que cette bande de faux-culs qui brandissent cette réalité pour justifier leur position favorable au capitalisme impérialiste occidental.

D’ailleurs ces faux-culs qui sont de vrais réactionnaires feraient bien de balayer devant leur porte car c’est bien de leur côté que se trouvent des agents des services secrets et autres renseignements généraux (Bush en était et en France on voit pas mal de flics ou d’anciens flics s’agiter dans les milieux les plus droitiers) Mais ils ne se déclareront pas en tant que tels préférant user de la crédulité de malheureux électeurs qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Il est vrai que les prophètes de la soumission à l’argent, des détournements bidons de l’opinion et de l’occultation des vrais questions pullulent en ce pays qui fort heureusement conserve encore quelques éclaireurs ! Même s’il y en a encore qui utilisent la bougie et croient brandir un projecteur.

 

 Des portraits bien faits pour des causes bien précises dans POLITIQUE catalog-cover-icon

 Pour clore la soirée de ce jeudi, nous avons visionné un film « Le discours d’un roi »  parait-il doté de nombreux prix et qui n’est pas sans lien avec le propos précédent. Le roi d’Angleterre y est présenté sous un jour plutôt favorable dans sa vie intime. Le film est tellement bien fait que l’on pourrait avaler l’histoire si l’on n’avait quelques doutes sur la familiarité existant entre le thérapeute et le roi. Mais on peut pardonner car c’est d’une part une excellente occasion pour démontrer que les roturiers peuvent utilement secourir les têtes couronnées et d’autre part glisser quelques vérités historiques.

Des vérités que le « grand public » ignore probablement encore notamment l’attitude de certains éléments de la famille royale et d’une fraction de la classe politique anglaise face à la poussée fasciste en Europe. Mais aussi tout de même l’attitude « courageuse » de la monarchie anglaise.

Pour le reste le style conte de fée, ne m’a pas convaincu même s’il couvre une relation intéressante entre un profane de la psychanalyse et un éminent patient de la plus grande famille royale dont on prétend toujours faire un ciment de l’unité du Royaume Uni et de ce qui est devenu depuis le commonwealth britannique.

Rien à dire sur la technique cinématographique, elle est parfaite.

Qu’ont ils tous, ces cinéastes qui s’échinent avec un réel talent à nous faire oublier ce qu’est la lutte des classes et à enrubanner les rois et autres empereurs.

N’a-t-on pas vue le déplorable massacre du Tsar et de sa famille être prétexte à réhabilitation de la cruauté d’une caste qui laissait un peuple crever de faim.

Dickens ou Tolstoï ou êtes vous ? 

 

 Photographie de Nicolas II de Russie.

Il était si gentil cet homme victime de la « terreur » bolchévique

La mode est à la réhabilitation des têtes royales. A bas Robespierre et Lénine ces révolutionnaires sanguinaires !

Franchement pour qui nous prenez vous ?

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Les évolutions préoccupantes dans les anciens pays socialistes

Posté par jacques LAUPIES le 27 février 2014

On peut toujours mettre sur le dos des communistes russes ou ukrainiens la responsabilité du retour au libéralisme dans leurs pays respectifs et sans doute en ont ils une mais ce qui se passe dans ces deux pays démontrent que la nouvelle voie choisie n’est certainement pas bénéfique aux peuples concernés.

Mais il leur appartient de se déterminer eux-mêmes et malheureusement à l’interne cela ne semble pas aller ainsi. Les nouvelles classes dominantes constituées il est vrai d’anciens apparatchiks, font sinon  appel mais s’accommode de tout ce qu’il y a de plus nationaliste, une résurgence de l’extrême droite comme on le constate en Ukraine. S’y ajoutent évidemment la pression occidentale notamment des USA.

Quand se reconstitue une bourgeoisie la spoliation, les méthodes maffieuses sont de règle bien avant que le droit ne s’instaure et cette bourgeoisie évidemment va installer son droit bien à elle. Après l’indépendance et durant le 19ème siècle les Etats-Unis avec les immigrations successives ont vu se bâtir des empires financiers à l’issue de guerres impitoyables entre groupes et parfois communautés.  (cela a couté fort chien aux peuples indiens)

Les pouvoirs qui se constituent sont généralement issus de la collusion argent et politique où se mêlent sans doute les valeurs sur lesquelles ont été fondés les mouvements populaires rapidement écartés du jeu. Se créent de nouvelles couches sociales intermédiaires (dites moyennes)  nécessaires pour asseoir les nouvelles règles du jeu économique.

La plupart des reportages diffusés à la télé, même si subsiste un fond d’anticommunisme et une analyse à courte vue des raisons profondes de la déliquescence du régime soviétique, montrent bien cette évolution sociologique marquée par l’aggravation de la pauvreté et les souffrances des peuples. Ils montrent également la progression de la contestation de la jeunesse. Mais ils montrent aussi l’intense lutte idéologique avec l’utilisation du fait religieux et des extrémismes idéologiques. Il ne faut pas oublier que l’Ukraine par exemple a connu une forte collaboration avec le nazisme.

Si la réponse des communistes au pouvoir dans ces pays durant plus de soixante ans n’a pas été concluante et fait apparaitre surtout que le socialisme ne peut se faire sans démocratie véritable dans tous les aspect de la vie économique, sociale, politique et culturelle il n’en demeure pas moins qu’une voie est possible dans ces pays, conduisant à une réappropriation des richesses produites par le peuple.

La question est devenu mondiale et à la mondialisation capitaliste il faut oser opposer la mondialisation socialiste seule réponse possible au risque de désastre tant social qu’écologique qu’encourent les populations de la planète.

Le libéralisme économique ont le voit avec les évènements dans cette partie de l’Europe fait courir de graves dangers à la paix, comme dans d’autres parties du monde. Peut-être faudrait-il y réfléchir…

Ukraine : Deux oligarchies face à face

Souvenir de Russie

Nota : Pour être allé en URSS (à Moscou et St Petersburg) en 1988 (si mes souvenirs sont exacts) donc peu de temps avant la chute du régime soviétique j’ai pu constater l’état de déliquescence  dans lequel se trouvait le fonctionnement des divers organismes avec lesquels avaient été établis des contacts pour établir des coopération sur le plan sportif et culturel.

Cela se ressentait au niveau des aspects les plus ordinaires de la vie quotidienne : depuis le taxiteur travaillant au noir jusqu’au serveur qui nous fit attendre deux heures avant de nous servir en attendant la relève de son service en passant par l’état de vétusté  et de mauvais entretien des hôtels et installations sportives, les magasins mal approvisionnés, etc.

Je dois dire que malgré l’affabilité et la gentillesse de la plus part des personnes que j’ai pu rencontrer ce premier et dernier voyages fut marqué par des désillusions. Mais ce n’était là qu’une vision restreinte de la vie dans ce pays et je me gardais bien devant ce laisser aller d’en tirer des conclusions dramatiques en attribuant la cause plus à un laxisme des dirigeants qu’à un esprit totalitaire. Et puis 6 ou 7 jours passés en grande partie à attendre dans des hôtels des rencontres qui n’avaient pas toujours lieu n’étaient pas fait pour vraiment découvrir.

L’idée d’une coopération entre  l’organisme que je représentais, qui disposait de peu de moyens, et la municipalité de Leningrad était l’objet de ce voyage. Je me souviens que  le représentant de la ville ressemblait singulièrement à Poutine (il n’est d’ailleurs pas exclu que ce fut lui car né à Leningrad il a exercé des fonctions municipales dans cette ville mais apparemment ce fut plus tard) Il faudrait faire quelque recherche à ce sujet et trouver le nom de celui qui signa le document commun.

Les conditions hâtives d’une discussion suivi d’un accord qui en définitive n’eut aucune suite, à cause de l’évolution de la situation politique que l’on connait m’avait cependant permis de faire ce voyage, avec beaucoup d’émotion et de rester une semaine dans cette Russie  que j’idolâtrais malgré tout. Mais il me laissa également un sentiment étrange de colère et d’indulgence mêlées.

Il est vrai que pour avoir discuté avec des militants qui a des titres divers s’étaient rendu en Russie j’étais déjà informé de l’état dans lequel se trouvait la société soviétique et que la surprise ne fut pas totale.

Cette modeste expérience et quelques autres qui suivirent m’ont cependant aidé à comprendre les évènements qui ont suivi mais en aucun cas fait disparaitre mes convictions de communiste. Simplement à les réviser. Ce qui n’est pas rien !

 

PARU DANS L’HUMA

Ukraine : Deux oligarchies face à face

 

La responsabilité des événements est d’abord à chercher du côté du Président Ianoukovitch totalement décrédibilisé par la politique économique et sociale qu’il a menée ces trois dernières années, pensant d’abord à se servir plutôt que de servir son peuple. Ses hésitations, ses marchandages avec la Russie et l’Union européenne ont rajouté à la confusion. Une partie des forces ultra nationalistes a profité de la situation pour faire souffler sur l’Ukraine le vent de la haine et d’un anti communisme hystérique.

Comme l’a déclaré le Parti communiste d’Ukraine il eut fallu consulter par référendum le peuple ukrainien pour qu’il choisisse son avenir. Cela n’a pas été le choix des dirigeants ukrainiens malgré 3 millions de pétitionnaires qui le demandaient. Les grandes puissances, Russie, Union européenne et États Unis ne sont pas neutres dans ce conflit. Les oligarchies se sont succédées au pouvoir en Ukraine depuis l’indépendance en 1991, contribuant au dépeçage de l’économie locale et laissant aux ukrainiens les miettes. La libération de Ioulia Timochenko dans un souci d’apaisement ne doit pas faire oublier qu’elle a aussi « volé » le peuple ukrainien.

L’avenir de l’Ukraine n’est pas écrit, le séparatisme menace. La Russie et l’Union Européenne doivent se parler et ne pas mettre l’Ukraine dans ce choix cornélien de l’un ou l’autre « bloc ». L’Ukraine par sa position géographique, sa structure économique et son histoire doit être un pont entre la Russie et l’Europe occidentale. Mais aucun gouvernement ne pourra longtemps survivre en agitant la seule fibre nationaliste, il faudra qu’il réponde aux exigences sociales légitimes des ukrainiens qu’ils soient russophones ou ukrainophones. Une constitution plus démocratique, le retour du mode électoral proportionnel, l’arrêt des règlements de compte politiques, la lutte contre la corruption d’où qu’elle vienne, l’unité du pays, voilà des revendications que nous soutenons avec le PC ukrainien.

L’Ukraine ne doit pas devenir le champ de manœuvre d’une « guerre froide larvée » entre l’UE, la Russie et les États Unis. On ne peut admettre le chantage comme mode de dialogue diplomatique.

Gilles Garnier, responsable Europe du PCF

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Vous avez dit « populisme » ?

Posté par jacques LAUPIES le 26 février 2014

Les électeurs en général n’aiment pas les querelles politiques, et pour beaucoup d’entre eux parce qu’ils n’ont pas le temps d’en examiner les raisons et de se faire une opinion. Ils veulent simplement que les choses s’améliorent pour eux car la vie est de plus en plus difficile et l’avenir préoccupant notamment pour la jeunesse.

Donc de manière constante une bonne partie d’entre eux (pas nécessairement la majorité) en concluent que les pouvoirs en place ne réglant pas leurs problèmes il faut en changer. Ils n’ont donc plus qu’à choisir  l’opposant qui leur parait le plus crédible et donc ils se tournent vers celui ou celle, qui sera assez malin pour capter la source de mécontentement qui les anime. Cela peut suffire à faire basculer une société, dans le pire plus facilement que pour le meilleur.

C’est en gros la méthode qui détermine les fameux « populistes » dont on parle beaucoup sans trop savoir le sens qu’il faut donner au mot. Pour les conservateurs évidemment l’usage du populisme est payant d’autant que l’on aura créé un pôle de mécontentement sur un sujet qui ne bousculera pas les véritables causes des difficultés (entendez par là, la mauvaise répartition des richesses contrôlées par le pouvoir des classes exploiteuses)

Mais un sujet de mécontentement qui ne gène pas et ne fâche pas ces conservateurs, cela ne peut se trouver qu’en opposant les mécontents entre eux puisque c’est d’eux que doit émerger la responsabilité du mal. En même temps il ne faut pas tous les culpabiliser mais au plutôt en faire des victimes de leur voisin.

Donc le populisme ne peut reposer que sur un sentiment de frustration à l’égard d’une minorité. Ou trouver celle là, sinon dans les appartenances religieuses, les exclus sociaux (chômeurs par exemple), les minorités ethniques et pourquoi pas sexuelles, etc. C’est ainsi que l’intolérance, le rejet, la colère et la haine, sentiments dont l’homme moderne est tout aussi capable que l’homme préhistorique, prennent corps dans nos sociétés.

 Le meilleur client du populiste est celui qui fonde son opinion sur le comportement de son entourage, parfois même de l’entourage très proche de sa famille. Cet accusateur de proximité vous trouvera toujours un fainéant qui ne veut pas travailler, un allocataire tricheur, un immigré qui travaille au noir, etc. Et le tour est joué : il ne lui reste plus qu’à trouver les offres politiques qui lui ont susurré que le mal venait de là. Et n’allez pas croire que cela ne concerne que l’électeur d’extrême droite !

Car l’offre politique qui stigmatise des catégories bien ciblées va bien au delà, notamment quand cette offre est paralysée par le discours sur la crise fautive de tout, les caisses vides, l’obligation d’austérité. Elle trouve des adeptes parmi les notables installés dans leur confort d’élus du peuple se gargarisant de républicanisme de laïcité, de droits de l’homme de démocratie même qui en viennent à dire : « vous voyez bien, on ne peut rien faire, cela ne dépend pas de nous ». discours défensif, forme d’une impuissance annoncée.

Parfois même on se gargarise du discours pseudo révolutionnaire qui capte les plus révoltés, à droite comme à gauche. Le populisme se niche là ou on ne l’attend pas !

Parler comme le peuple devient donc l’apanage de ceux qui s’en servent au lieu de le servir.

Alors comment faire la différence, comment éviter cet engouement pour les champions du populisme qui spéculent sur une certaine naïveté populaire qui régulièrement illusionnent, trompent, font semblant usant de démagogie et de promesses non tenues ?

Tout simplement en expliquant d’où vient le mal et comment y remédier !  Mais pas sans solution immédiate et possible car ne l’oublions pas le présent, issu du passé, porte aussi les possibles de l’avenir. Des paroles oui mais pas sans actes bien précis !

 

 

PARU DANS LE SITE DE L’HUMANITE

 

Vous avez dit

Total s’affiche comme la société française la plus généreuse en termes de dividendes. Ici le PDG de Total, Christophe de Margerie annonçant une hausse de 1,7 % du dividende en 2014.

Social-Eco -            humanite dans POLITIQUE            le 25 Février 2014

Economie. Des clés pour comprendre

La France médaille de bronze aux JO des dividendes versés

Mots clés :                           profits,                            cac 40,                            dividendes,                            entrrprises,

 

 

En 2013, les entreprises cotées en Bourse ont versé 731 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires dans le monde. Avec 36,8 milliards d’euros, la France se situe à la troisième place.

dividendesinfographie «Tu vois, le monde se divise en deux catégories : il y a ceux qui ont le pistolet chargé et ceux qui creusent. » La réplique culte du film le Bon, la Brute et le Truand définit parfaitement l’année qui vient de s’écouler. D’un côté les records de chômage et de l’autre ceux des dividendes. Selon l’Indice Henderson Global Dividend, les sociétés mondiales cotées ont gavé leurs actionnaires de 1 003 milliards de dollars, 731 milliards d’euros, l’an dernier. C’est la toute première fois que les dividendes versés franchissent la barre des 1 000. Au cours des cinq dernières années, la croissance annuelle moyenne des dividendes a été de 9,4 %. Tant et si bien qu’entre 2009 et 2013 les revenus du capital ont gonflé de 43 %, avec une hausse de 310 milliards de dollars.

Avec une explosion de 49 % en cinq ans, les États-Unis représentent à eux seuls un tiers du gâteau mondial, avec 301,9 milliards de dollars, loin devant le Royaume-Uni dont les dividendes se sont accrus de 39 % depuis 2009.

Avec 50,5 milliards de dollars, soit environ 36,8 milliards d’euros, la France est le troisième pays du monde dans la course au podium pour les versements de dividendes. Un niveau qui reste néanmoins inférieur aux 51 milliards de dollars versés aux actionnaires des sociétés hexagonales en 2009 et aux 58 milliards de dollars distribués en 2011. Dans l’ensemble de l’Europe, hors Royaume-Uni, en pleine crise de la zone euro, les dividendes versés ont atteint 199,8 milliards d’euros, contre 185,4 milliards en 2009, soit une hausse de 7,8 % en cinq ans. Les pays émergents représentent la troisième grande zone géographique pour les dividendes, avec une progression spectaculaire de 109 % depuis 2009.

En augmentation de 76 % – pour un montant de plus de 160 milliards d’euros –, c’est évidemment le secteur financier qui fournit près d’un quart du gâteau mondial (24 %). Juste devant le secteur pétrolier, qui constitue l’un des piliers de la distribution de dividendes sur le plan mondial. Sur 7 dollars de dividendes versés en 2013, le secteur pétrolier en a versé 1. À l’instar de Total qui s’affiche comme la société française la plus généreuse en termes de dividendes. Dans le classement mondial, le groupe pétrolier arrive en quatorzième position.

Lire aussi :

Clotilde Mathieu

 

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L’illusion de la liberté retrouvée

Posté par jacques LAUPIES le 25 février 2014

 

Quand les peuples sont à bout et souffrent des injustices flagrantes que génère une caste de privilégiés bien identifiés il lui est possible d’espérer en finir avec l’exploitation et l’oppression. L’histoire prouve que ce n’est pas aussi simple surtout lorsqu’existent des divisions d’ordre religieux, ethnique, linguistique, etc.

Pour que l’affrontement de classe émancipateur ait lieu il faut que la conscience de classe existe et prévale sur toutes sortes d’intérêts particuliers qui peuvent exister et mettre en opposition les différentes catégories constituant ces classes.

Cela vaut pour toutes les nations. Ainsi en Ukraine l’opposition entre oligarchies financières qui ont des intérêts de développement liés à la recherche de coopération pour les uns avec l’ouest, pour les autres avec la Russie d’une part et les inégalités de développement économique dans lequel évoluent les populations auxquelles il faut ajouter des différences culturelles, tout cela contribue à ne pouvoir s’engager dans des politiques de transformations sur le plan économique social et même institutionnel.

L’aspiration à la liberté et à la démocratie est parfaitement légitime mais en Ukraine comme dans bien d’autres pays elle crée une illusion : celle de permettre  à elles seules une transformation révolutionnaire.

Les occidentaux en font une étape, une condition pour régler les inégalités mais que sont la liberté et la démocratie lorsque leur exercice ne peut être garanti et dépend du contrôle exercé par le peuple sur l’appareil financier et de production ?

Cette liberté là et cette démocratie deviennent pure illusion.

 

L'illusion de la liberté retrouvée dans POLITIQUE maidan

Familles, jeunes couples, touristes, filles en talons aiguilles, tout Kiev voulait se rendre dimanche comme la veille sur la place de l’Indépendance

Monde -            humanite dans POLITIQUE            le 24 Février 2014

Ukraine

Ukraine. Trois défis à relever d’urgence

Mots clés :                           union européenne,                            russie,                            angela merkel,                            vladimir poutine,                            ioulia timochenko,                            elena chaltseva,                            jean-marie chauvier,                            oligarques,                            révolution orange,                            anatolii sakoliouk,                            andreï kourkov,                            alexandre tourtchinov,

 

 

Kiev, envoyé spécial. Si un accord politique a ramené un calme précaire dans la capitale, le pays reste traversé de très fortes tensions. Les extrémistes sont en embuscade. L’est paraît peu enclin désormais à accepter les décisions de Kiev et l’économie est exsangue.

Familles, jeunes couples, touristes, filles en talons aiguilles, tout Kiev voulait se rendre hier comme la veille sur la place de l’Indépendance, métamorphosée en camp retranché depuis fin novembre. Et malgré la cohue, des femmes sont même venues avec leur bébé. Le service d’ordre reste assuré depuis la fin de la semaine par des miliciens et des jeunes en treillis militaire. La plupart de ces groupes d’autodéfense sont issus des mouvements d’extrême droite Svoboda (liberté) et Pravyi Sektor (secteur droite). Les forces de l’ordre et l’armée se tiennent à l’écart. « Je crains que leur présence dans les affrontements ne leur ait donné une image de héros », s’inquiète Leonid, qui n’apprécie guère la tournure que prend leur forte présence. « J’attends de les voir démonter les barricades et plier bagages pour être soulagé », poursuit-il.

Le Parti communiste ukrainien (KPU) « seul à incarner l’unité du pays »

Ces partis pourraient continuer leur ascension. « C’est un vrai risque. Lors des dernières législatives, le parti Svoboda a obtenu plus de deux millions de voix avec des scores très élevés dans l’ouest. Après ces trois mois de crise, leur aura a nettement prospéré. Et les nombreuses alliances avec Ioulia Timochenko par le passé ne risquent pas de s’inverser », constate Elena Chaltseva, politologue à l’Université nationale de Donetsk. Que faire de ces groupes ? Alors que les magasins rouvrent dans le centre de la capitale, le siège du Parti communiste d’Ukraine (KPU) a, lui, été saccagé (voir ci-dessous). Troisième force politique du pays, avec 2,6 millions de voix en 2012 (13,5 %, soit 32 députés), ce parti fait peur, juge Anatolii Sakoliouk, un de ses dirigeants. « Il est le seul à incarner l’unité du pays, fort à l’est, présent à l’ouest, d’où la chasse dont il est victime. »

ukraineinographie Ces violences traduisent aussi une colère persistante qui favorise une montée des risques de scission du pays. Après les soulèvements à l’ouest, c’est à l’est de l’Ukraine qu’on rejette désormais les décisions du Parlement. Le congrès des représentants des régions du sud-est de l’Ukraine a mis en doute la légitimité des décisions de la Rada (Parlement ukrainien) comme la modification de la Constitution et la désignation d’un nouveau président du Parlement comme chef de l’État, et il proclame qu’il s’engagera à défendre l’ordre constitutionnel dans ses territoires. L’écrivain Andreï Kourkov constate : « l’Ukraine qui a toujours subi la présence de ses puissants voisins n’a pas pu construire un cadre national, faute de longues périodes d’indépendance comme la Pologne par exemple. » Cette histoire douloureuse ne lui permet pas de résister à des crises de cette ampleur et les blessures seront profondes, à l’est comme à l’ouest.

Faute d’État-nation homogène, Jean-Marie Chauvier (1) prévient : « Il n’y a aucun sens à dresser une région contre l’autre, sauf à miser sur l’éclatement, voire sur la guerre civile, ce qui est sans doute le calcul de certains. À force de pousser à la cassure, comme le font les Occidentaux et l’Otan, l’Ukraine pourrait se retrouver partagée. » Un risque pris très au sérieux par la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président russe, Vladimir Poutine.

Les caisses sont vides

La situation économique catastrophique que connaît le pays n’arrange en rien ces tensions. Les caisses sont vides, a déclaré le nouveau président du Parlement, Alexandre Tourtchinov. La veille, l’agence d’évaluation financière Standard & Poor’s (S&P) avait abaissé la note de l’Ukraine. Cette appréciation plaçant le pays proche de l’insolvabilité pourrait remettre en cause l’aide financière russe et finir de terrasser une économie déjà exsangue. De son côté, le Fonds monétaire international (FMI) pourrait accorder un prêt. « Seulement les contreparties seraient excessivement contraignantes : privatisations, réduction des aides pour les prix du gaz accordés aux particuliers et aux entreprises, coupes budgétaires… Cela pourrait conduire davantage d’Ukrainiens, de l’est à l’ouest, de nouveau dans la rue », s’emporte Elena Chaltseva, politologue à l’Université nationale de Donetsk.

Les locaux du PC dévastés. Le siège du Parti communiste d’Ukraine (KPU), à Kiev, a été saccagé par des manifestants. Les tags sur le bâtiment accusent les communistes d’être des « criminels », des « assassins » ou des « esclaves de (Viktor) Ianoukovitch ». Le KPU a pourtant pris ses distances avec le président ukrainien au début des manifestations en demandant « la fin de l’usage de la force », condamnant la répression et exigeant que la politique étrangère d’intégration 
de l’Ukraine soit soumise à référendum.

(1) Interview sur le site le Grand Soir.

Lire aussi :

Vadim Kamenka

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Simenon à la télé (à voir et revoir)

Posté par jacques LAUPIES le 24 février 2014

  »Ceux qui dirigent le monde ce ne sont pas les chefs d’état mais les dirigeants des banques et sociétés multinationales » c’est en substance ce que j’entends de la bouche de George Simenon dans le reportage consacré à cet auteur que personnellement j’ai très peu lu. Autre scène importante extraite du « Président » interprété par Jean Gabin où ce dernier donne une conception de l’Europe qui devrait  conduire les électeurs à se prononcer avec un peu plus de circonspection s’ils s’en inspiraient. En entendant cela on ne peut que trouver l’écrivain sympathique. En un mot il fait dire à son personnage qui s’adresse à un réac pour lui dire : « oui à l’Europe des peuples et non à la vôtre »

Sûr à présent, après une telle évocation de sa carrière littéraire, que j’ai probablement loupé quelque chose d’important en ne l’ayant pas lu !   J’ai pourtant l’essentiel de ses « Maigret », partie de son œuvre, dans ma bibliothèque. Par contre comme beaucoup de français sans doute j’ai vu nombre  d’adaptations  à la télé ou au cinéma.

Il y a dans les romans de cet auteur tout une description  de bien des aspects de la vie populaire du vingtième siècle.

Je n’avais par contre jamais visionné « l’horloger de Saint Paul » programmé sur Arte ce dimanche soir. La description de personnage est riche car elle se fait, comme il le dit lui-même, parce que de même que le font certains pour les timbres ou les papillons, il collectionne les hommes.

J’ai bien aimé le personnage du père quand le lien qui l’unit à son fils, le conduit à respecter le choix que fait ce dernier dans sa défense face à une accusation de meurtre, effectivement commis, mais dont le motif est inavoué parce qu’il entache la dignité  (dans le contexte de l’époque) de sa compagne.

Une sorte de complicité qui dépasse les normes sociales d’un environnement pas très ragoutant, mais si vrai et bien dépeint, où l’amour entre un père et un fils prévaut sur des conventions sociales empreintes de la médiocrité de mentalités nées des rapports économiques et sociaux évoqués.

Simenon ne semblait pas être vraiment dans le cercle des intellectuels reconnus de son époque quoique qu’il en eut fréquenté des plus célèbres (Colette, Gide sont cités dans le documentaire) Un auteur qui comme il le dit a utilisé la forme du roman policier pour traduire son observation et le besoin d’en transmettre le résultat. Ah si j’avais le temps de lire…

Je voulais parler ce soir de résistance et d’immigration mais j’ai dévié. En tout cas je vous conseille le hors série de l’Humanité. Il en reste quelques exemplaires aux étals du Hall de la  presse, place de la mairie avec, en plus un CD. Un ami m’a déjà emprunté celui que j’ai acheté. Pour 10 € vous aurez des témoignages suffisants pour démolir tous ces imposteurs qui veulent refaire l’histoire. Avec du Ferré, du Brassens, du Ferrat à écouter c’est toujours bon a prendre.

 

PARU DANS LE SITE DE L’HUMA

 

Simenon à la télé (à voir et revoir) dans POLITIQUE 14-02-10hs_manouchian-grand
10,00€

Les 70 ans de l’affiche rouge

Exclusivité: écoutez l’Affiche rouge, chantée par HK et les déserteurs

 

L’Humanité publie un hors-série hommage au groupe Manouchian, pour les 70 ans de l’Affiche Rouge. Un CD inédit de HK et les Saltimbanks chantant l’Affiche Rouge est inclus, avec également un poster reproduisant l’Affiche Rouge et aussi le poème saisissant de Louis Aragon.

Il y a 70  ans, le 21 février 1944,  les 23 membres du groupe Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d’Oeuvre Immigrée (FTP- MOI), dirigés par Missak Manouchian étaient exécutés au Mont-Valérien pour cause de résistance après des mois d’insoutenables tortures  puis un jugement expéditif par un tribunal militaire allemand.

Les nazis en firent une affiche qui par la suite devint célèbre par l’inversement de son idéologie. L’Affiche Rouge, instrument de propagande utilisée pour contrer la Résistance, désignant les 23 membres de groupe Manouchian d’armée criminelle,  stigmatisera l’origine étrangère de ces derniers faisant preuve d’un racisme et d’une hostilité incomparable.

« Il est très utile de se remémorer l’Affiche rouge, alors que sévit une sorte de chasse à l’étranger, avec son cortège d’antisémitisme, de racisme et de haine de l’autre » souligne Patrick Le Hyaric, le directeur de l’Humanité, dans son éditorial.

Ce hors-série de 52 pages de l’Humanité consacré aux 70 ans de l’Affiche Rouge permet de se remémorer le sacrifice du groupe Manouchian qui suscite depuis ce jour admiration et dignité. L’Humanité vous dévoile des documents d’archive qui pour la plupart ne sont jamais parus encore jusqu’à aujourd’hui, avec notamment un portrait de Missak Manouchian, un entretien avec Julien Lauprêtre, des témoignages poignants notamment celui de Léon Londini ou encore Roger Trungan ainsi que divers documents.

Ce hors-série s’accompagne d’un disque de l’artiste HK et les Saltimbanks contenant 5 chansons extraites du nouvel album « HK et les déserteurs » dont l’Affiche Rouge (Léo Ferré),  En groupe en ligue en procession (Jean Ferrat), Les loups sont entrés dans Paris (Serge Reggiani), Noir et Blanc  (Bernard Lavilliers) et l’Auvergnat (Georges Brassens).

Safouane Abdessalem

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