LE MUGUET DES RESISTANCES

Posté par jacques LAUPIES le 30 avril 2014

 

Demain 1er mai les militants communistes de Tarascon débuteront la journée par la vente du muguet.

Ils seront donc présents comme à l’habitude à leur point de vente Boulevard Itam (près de la Pizzeria TONI) à partir de 9 h 00 et sur le Boulevard Gambetta à partir de 10 h 00

Manière à eux de rappeler qu’ils sont là aussi en soutien de tous ces salariés, manifestants ou pas, et qu’ils les appellent à PARTICIPER à des actions et luttes sociales mais aussi  à l’engagement politique avec les communistes.

 

 

Marseille c'est toi Marseille

 

LA CGT MOBILISE

LIRE DANS L’HUMANITE

Social-Ecothierry lepaoncgtalstom1er mai

Thierry Lepaon appelle les salariés à un 1er Mai de colère

Mercredi, 30 Avril, 2014        Lire notre grand entretien avec le Secrétaire général de la CGT. Jeudi, le 1er Mai sera placé sous le signe de revendications portant sur l’augmentation des pensions et des salaires, de la mise à plat et de l’évaluation de toutes les aides publiques accordées aux entreprises, de la justice sociale. La CGT appelle à un débat national sur la répartition des richesses créées par le travail.Dans l’entretien qu’il a accordé à l’Humanité, Thierry Lepaon réagit aux fausses solutions de reprise d’Alstom conduisant à la « découpe ».

Refusant la vision « binaire et simpliste » de blocs opposés, le secrétaire général de la CGT souligne au contraire la vivacité du syndicalisme en France, citant les mobilisations intersyndicales à venir des fonctionnaires, des cheminots ou encore des retraités. Il critique également la tendance gouvernementale à n’écouter que le Medef et à refuser des mesures modulées selon l’impact des choix des entreprises.

La campagne initiée par la CGT sur le « coût du capital » connaîtra un rebond le 2 juin prochain avec un colloque au Cese. Lire l’intégralité dans l’Humanité ou sur l’Humanité.fr À la veille du 1er Mai, le dossier Alstom domine l’actualité économique et sociale. Une fois de plus, l’avenir d’un fleuron industriel, de ses activités stratégiques, de ses emplois, suscite les plus vives inquiétudes. Entre les deux options présentées par General Electric et Siemens, l’une a-t-elle votre préférence ?

THIERRY LEPAON Aucune de ces deux solutions ne trouve gré à nos yeux. Les deux projets de cession, d’une part à General Electric ou de l’autre à Siemens, ne constituent pas un projet d’entreprise. Il s’agit dans les deux cas d’une découpe d’Alstom par activité, cassant ainsi la cohérence et la force industrielle du groupe avec des conséquences importantes sur l’emploi. Nous pensons que l’État français doit prendre ses responsabilités en entrant majoritairement dans le capital de l’entreprise et que Bouygues doit assumer ses responsabilités d’actionnaire d’un groupe industriel. Cette a aire est au coeur de la place et du rôle de l’industrie dans notre pays. Alstom doit rester un pilier de l’industrie française.

Vous avez appelé les salariés à un 1er Mai de colère. Est-ce la réponse aux 50 milliards de baisse des dépenses publiques qui viennent d’être votés hier à l’Assemblée ?

THIERRY LEPAON La colère des salariés, des retraités et des chômeurs est indéniable. Elle est légitime. C’est le résultat de leur déception et de leur désillusion face aux promesses qui leur ont été faites. D’abord par Nicolas Sarkozy, qui avait fait de la valeur travail le slogan de sa campagne présidentielle. Ensuite par François Hollande, qui a lancé lors de son discours du Bourget : « mon ennemi c’est la finance ». Ni l’un ni l’autre n’ont fait du travail et de sa valorisation leur priorité, au contraire ils ont permis au Medef d’être très o ensif sur la question du « coût du travail ».

Le Medef a entrepris une campagne de dévalorisation du travail et de culpabilisation des salariés en les rendant responsables du chômage. Ce qui met les salariés en colère, c’est la fuite du patronat devant ses responsabilités vis-à-vis de l’emploi, à l’image des actionnaires de Mory Ducros de La Redoute ou d’Alstom.

Pour Alstom, le choix n’est pas ou l’Allemagne ou les États-Unis, c’est la France. Ce qui met les salariés en colère, c’est la sensibilité du gouvernement aux arguments du patronat, à qui il accorde toutes ses revendications : la simplification des contrôles et des protections, la réduction du Code du travail, l’augmentation des aides publiques.

Le gouvernement impose la rigueur budgétaire pour les 50 milliards d’économies, et fonctionne à bourse déliée avec les entreprises. Dans le pacte, il y a deux chi res : 50 et 30 !

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Le pacte des soumis à l’Europe des marchés financiers

Posté par jacques LAUPIES le 30 avril 2014

 Je n’ai pas tellement envie de commenter le résultat du vote d’hier au parlement qui confirme ce que nous ne cessons de répéter ici, à savoir que la politique d’austérité du gouvernement rencontre de plus en plus une opposition ou, pour le moins, suscite des inquiétudes quant à ses conséquences pour une fraction du PS.

Cela est un signe mais il ne faut pas oublier qu’une parti de la droite s’est abstenue et que tout laisse supposer qu’une brèche s’ouvre vers une recomposition politique qui ne déplairait pas, tant au Président qu’à son premier ministre.

Il faut considérer que même si cette dernière perspective peut paraître risquée pour le PS, elle témoigne de la puissance  et des inquiétudes qui règnent  parmi les libéraux et son commanditaire qu’est la classe dirigeante de ce pays qui prépare des portes de sorties, face à une gauche dont les divisions peuvent s’estomper, sous l’effet de la pression populaire,

C’est bien pour cela que nous devons poursuivre nos efforts de rassemblement à la base en gardant notre identité et donc en appelant la population à se rapprocher de nous pour soutenir nos propositions.

Rien n’est changé depuis la posture que nous avons pris depuis les municipales à savoir que nous devons persister dans nos efforts d’explication et cela en direction e l’ensemble de la population quels qu’aient été les choix faits par celle-ci.

En votant pour le Front de Gauche aux élections européennes l’occasion sera offerte de conforter le rassemblement de toute la gauche et d’y rallier un électorat populaire actuellement dispersé, y compris dans des votes de droite et d’extrême droite.

Mais il faut pour cela comprendre notre message et cela dépend de notre action et de la vôtre !

 

 

Rigueur : Manuel Valls passe l’obstacle, en attendant les autres

Mardi, 29 Avril, 2014
Le pacte des soumis à l'Europe des marchés financiers dans POLITIQUE
Il a manqué mardi soir 41 voix socialistes au premier ministre sur le vote sur son plan de rigueur de 50 milliards d’euros. Jamais autant d’élus PS n’avaient manifesté une telle réserve à l’égard du gouvernement. « C’est un vote d’alerte, dit l’un d’eux.

Manuel Valls a eu beau saluer avec le vote par les députés socialistes du programme de stabilité budgétaire du gouvernement comme « un acte fondateur, important pour la suite du quinquennat du président de la République », ce sont les abstentions qui retiennent l’attention. Car jamais sur un texte de cette importance, la majorité socialiste n’est apparue autant divisée. 41 députés PS se sont abstenus, soit plus que les 35 qui s’étaient abstenus en avril 2013 sur l’Accord sur la sécurisation de l’emploi, transposition de l’ANI. Vingt députés socialistes avaient voté contre le Traité européen de stabilité budgétaire en 2012,  premier clash au sein de la nouvelle majorité. Onze députés dernièrement ont refusé de voter la confiance au nouveau gouvernement. Au final, l’Assemblée nationale a adopté par 265 voix pour, 232 contre et 67 abstentions, puisées, outre au PS, à l’Udi, dont des représentants jugeaient le plan « allant dans le bon sens ». Douze des dix-sept députés membres ou apparentés du groupe écologiste devaient voter contre le plan, les autres se répartissant entre abstentions et vote pour.

 

La droite, votant contre, a dénoncé «le manque d’ambition sur la maîtrise des dépenses et toutes les zones d’ombre (du programme de stabilité) nous font courir une grande probabilité de dérapage sur nos engagements européens et de compromettre la confiance de nos créanciers »,  par la voix de l’UMP Gilles Carrez», craignant plus la crédibilité du pays sur les marchés financiers que le choc social contenu dans ce plan de rigueur d’un montant de 50 milliards d’euros.

 

C’est carrément le discours du Bourget sur lequel on a « refermé le caveau », a dénoncé Nicolas Sansu au nom du groupe GDR, où douze députés devaient voter contre le plan, tandis que parmi les élus d’Outremer membres à leurs cotés au sein du groupe, deux voteront pour. Pour le député communiste du Cher,  « si le gouvernement continue dans cette voie, on risque d’inventer un nouveau courant « la gauche morte »,  a-t-il mis en garde. Seul parmi les orateurs qui se sont succédé à la tribune, il a évoqué le sort de « Marie-Claude, employée de coiffure à la retraite, qui survit avec ses 750 euros par mois et qui, à 63 ans, est obligée de reprendre une activité auprès des personnes âgées car elle ne s’en sort pas »,  de « Christian, chef d’une entreprise de travaux publics de 80 salariés qui voit les commandes des collectivités territoriales fondre comme neige au soleil »,  et de « Marwane, ce jeune homme de 28 ans qui, de stage en contrats de d’intérim, n’a connu que la précarité dans sa vie active »,  et « est condamné à vivre chez ses parents ». « Le virage libéral est acté »,  a-t-il regretté, en dénonçant le « sophisme selon lequel le redressement des comptes publics, c’est la réduction des dépenses publiques et sociales, alors qu’il y a des gisements de recettes, à commencer par 80 milliards d’euros de fraude et d’optimisation fiscales ». Le chef de file des députés Front de gauche, André Chassaigne, a pour sa part considéré qu’augmenter les petites retraites au 1er octobre prochain, comme l’a annoncé le premier ministre, n’était « pas une grande victoire », car la réforme des retraites votée l’an dernier a déjà repoussé la revalorisation des pensions d’avril à octobre. « On doit vous couper deux mains et on vous annonce qu’on ne vous en coupe qu’une… » a-t-il résumé.

 

Si Manuel Valls a donc passé cet obstacle en lâchant un minimum de lest sur les petites retraites ou le point d’indice des fonctionnaires, d’autres épreuves l’attendent avec le collectif budgétaire en juin et le vote du budget à l’automne. C’est le sens de l’avertissement lancé par l’un des députés abstentionnistes, Christian Paul, pour qui 41 abstentionnistes,  « c’est une expression politique mature, mûrie, par un groupe qui est blessé par le choc politique des municipales et par le sentiment qu’il a que les deux premières années du quinquennat n’ont pas tenu leurs promesses ». Pour autant,  « on n’est pas condamnés au bras de fer »,  ajoute-t-il, assurant que  « Manuel Valls est tout à fait capable de trouver un mode de dialogue avec un Parlement vivant, actif, parfois remuant, conscient de ses responsabilités », a ajouté le député de la Nièvre, proche de Martine Aubry. « Un vote d’alerte, pas un vote de défiance » selon lui. Un premier avertissement sans frais pour le premier ministre, qui sort de l’épreuve sans voir ses marges trop entamées.

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Pacte de stabilité, et maintenant ?

Ce mardi les députés se prononcent sur les 50 milliards d’économie
Mardi, 29 Avril, 2014
 dans POLITIQUE
L’éditorial de Maurice Ulrich dans l’Humanité ce mardi 29 avril.  Les 50 milliards ne sont pas une question de chiffrage, mais d’orientation. De ce point de vue la question d’Alstom n’est pas adjacente.

Les quelques mesurettes évoquées hier suffiront-elles à calmer ce que Jean-Christophe Cambadélis a appelé une « fronde » des députés socialistes à laquelle il faudrait mettre fin ? Réponse aujourd’hui. Mais si c’est le cas, il n’est pas sûr pour autant que les électeurs pardonnent aussi facilement à leurs élus d’avoir en quelque sorte échangé leurs convictions, et avec elles les attentes populaires, pour un plat de lentilles, quand bien même elles viendraient soulager un brin la pression sur les plus modestes. C’est qu’il y a tout de même, soit dit en passant, quelque duplicité à leur annoncer qu’on va leur serrer la ceinture pour leur dire ensuite qu’on agit pour leur bien en reculant d’un petit cran.

Mais plus profondément, c’est une autre question qui se pose et qui est posée à chacun. En quoi le ralliement des députés socialistes et d’autres, dont des élus de droite, au pacte de Manuel Valls, peut-il changer la donne ? Le caporalisme, car c’est un peu de cela qu’il s’agit, ne peut-être une réponse. Les appels, d’aucuns diraient les pressions, de Jean-Christophe Cambadélis, Bruno Le Roux ou François Rebsamen à serrer les rangs et à voter comme un seul homme sans quoi on ne serait plus socialiste, même s’ils sont entendus cet après-midi, ne constituent en rien un changement de cap. Les arguments d’autorité peuvent peser sur les votes, mais pas sur la crise. Les 50 milliards ne sont pas une question de chiffrage, mais d’orientation. De ce point de vue la question d’Alstom n’est pas adjacente. Depuis quand le mot et la chose « nationalisation » sont-ils devenus incongrus, voire tabou, pour la gauche socialiste et même sociale-démocrate ? En quoi une intervention déterminée de l’État dans un dossier industriel majeur, avec des milliers d’emplois à la clé, serait-elle devenue impossible ? On mesure là à quel point sans doute la pensée libérale a pénétré les consciences. Les appels à l’ordre intiment de s’y rallier, mais l’avenir de la gauche ce n’est pas le petit doigt sur la couture du pantalon, c’est la réouverture d’un large débat, dans tout le pays, entre toutes les forces progressistes, pour reprendre les chemins du changement. C’est maintenant.

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Refonder : le mot fait mode ?

Posté par jacques LAUPIES le 29 avril 2014

 

Nous avons eu à ratifier, nous adhérents du PCF, une liste du Front de Gauche à présenter aux élections européennes. Je dis bien ratifier, car à moins de voter nul ou de s’abstenir il n’y avait d’autre solution que d’entériner ce que nos dirigeants nationaux avaient négocié avec semble t-il un certain nombre de difficultés.

Nous l’avons donc fait car à un  mois du scrutin il aurait été pour le moins difficile d’aller expliquer que nos partenaires avaient des exigences pour le moins discutables et que dans la situation politique que nous connaissons l’artillerie lourde de la bourgeoisie française et européenne, va nous bombarder d’arguments justifiant la poursuite de la politique de ses fidèles serviteurs, libéraux et sociaux libéraux et nous balancer quelques pruneaux à coloration nationaliste.

Il fallait savoir aller à l’essentiel.

Le Pen qui est loin d’être un imbécile profitera cependant de l’occasion pour, à l’appui des réalités économiques et sociales, nous servir un discours à nous rendre jaloux, nous mêmes autant que Besancenot, Mélenchon, et tous les syndicalistes européens qui s’insurgent sur le trafic de main d’œuvre et d’exploitation qui résulte de cette Europe, anti démocratique, anti sociale et pro mondialiste à la sauce capitaliste.

Il glissera au passage son discours populiste qui évidemment promettrait, s’il aboutissait, des lendemains peu enchanteurs puisqu’il le déclare ouvertement, en substance  :  » chacun retrouve sa souveraineté, fait ses choix économiques et sociaux, négocie avec les autres les échanges et régule les flux de population à sa guise et selon ses besoins ».

Autrement dit, c’est le statu quo sur les inégalités de développement, les inégalités de protection sociale, qui ne manqueront pas d’exacerber les conflits de classes et de nations et nous conduiront à l’une de ces catastrophes dont le 20ème siècle nous a fourni des exemples dont on peut craindre le renouvellement.

Je finirais par répondre positivement à ce journaliste de M6 qui voulait lors de la campagne des municipales que les extrêmes se rejoignent en tentant d’accréditer l’idée qu’au fond les communistes (qu’il considérait comme étant des extrêmes) rejoignaient le FN. Sauf que nous ne parlerions pas des mêmes extrêmes.

Il nous classait dans les extrêmes et n’avaient pas compris qu’en l’occurrence nous étions plutôt des éléments qui tentaient de créer :

- au plan général,une troisième force locale pour précisément combattre les extrêmes qui soutenaient pour les uns la politique de collaboration avec l’Europe des marchés financiers de l’UMP et du PS et pour les autres (pas toujours qu’au FN) la sortie de l’Europe à grands coups de discours nationalistes ou gauchistes,

- à l’interne de la gauche un rapprochement entre le PS tenté de voler au secours de la droite et un parti de gauche choisissant l’isolement suicidaire.

Curieux pour certains de retrouver le communistes modérateurs et prônant le rassemblement et tentant de recomposer, de recentrer les forces de gauche et républicaines, de positionner la population sur des objectifs de luttes et de conquêtes sociales.

Saurons nous faire comprendre que l’Europe peut comme le disent certains être une chance mais pas une chance pour les transnationales et les banques mais une chance pour la paix et le progrès social de toutes ses composantes. A condition qu’elle prenne le parti des peuples et pas celui de la finance.

UNE EUROPE QU’IL FAUT EFFECTIVEMENT REFONDER.

Quant à refonder le Front de Gauche, il faut bien se mettre dans la tête que cela ne peut se faire, là comme en toute alliance et rassemblement qu’en établissant d’abord des rapports de forces qui le permettront. De toutes les forces de gauche et pas seulement de celles qui s’octroient des labels le temps d’une campagne électorale.

Pour les communistes cela consiste à ne pas perdre leur identité et leur influence et même à les renforcer !

 

HIER SOIR LE CONSEIL MUNICIPAL S’EST REUNI.

Rien de bien significatif à souligner si ce n’est la préoccupation de la majorité de droite et de l’opposition (FN) de veiller à ne pas augmenter les impôts, de se retrouver  dans la commission chargée de la Sécurité (à la demande du groupe FN) et de se préoccuper de la mise en œuvre (par la majorité) de l’achat ou de la location de l’immeuble de la caserne de l’ancienne gendarmerie.

Gageons que les uns et les autres vont jouer au mieux disant sur ces questions et faire usage de leur démagogie habituelle oubliant que l’impôt est injuste et qu’il ne faut pas le réduire mais mieux le répartir pour faire du social, oubliant également que la Sécurité (celle des citoyens) ne sera jamais vraiment garantie tant que ne seront pas réglées les situations de pauvreté qui engendrent, fort heureusement plus partiellement qu’on le prétend, les transgressions à caractère économique !

 

 

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Des communistes pour une refondation ambitieuse du Front de gauche

Quelle mobilisation, à la veille des élections européennes ?
Lundi, 28 Avril, 2014
Refonder : le mot fait mode ? dans POLITIQUE
L’avenir du Front de gauche, sa stratégie, ses règles de vie suscitent des débats parfois vifs en son sein et dans les organisations politiques qui le composent. Nous publions ici trois tribunes de responsables du PCF. Sans tabous, elles abordent le rôle du Parti communiste et l’enjeu des élections européennes, la “forme” Front de gauche… Dans une tribune collective, quatorze dirigeants du PCF dénoncent une “bataille pour le leadership du Front de gauche” illisible pour les concitoyens et demandent.le respect de “la souveraineté des composantes du Front de gauche sur leurs choix électoraux comme sur l’ensemble de leurs décisions”.
  • « Pour une bataille efficace du PCF » (Texte collectif)

L’enjeu des élections européennes est celui d’une autre Europe contre l’austérité et ses ravages sociaux, avec une autre BCE et un autre euro appuyant l’expansion des services publics et l’emploi contre la domination des marchés financiers. Ceci, depuis le PCF, le Front de gauche et d’autres forces en France, en conjonction avec des forces politiques de la gauche radicale de toute l’Union européenne, notamment en Grèce (Syriza), en Allemagne (Die Linke), en Espagne (Izquierda Unida). Il s’agit de donner une perspective aux luttes politiques, sociales et syndicales déjà engagées par les peuples d’Europe en montrant ce qui peut et doit être changé dès l’immédiat pour une autre Europe. Il s’agit ainsi de briser le consensus dominant entre sociauxlibéraux, droite et extrême droite sur la fausse alternative entre fuite en avant fédéraliste et nationalisme : rester dans l’euro sans changer sa logique austéritaire profonde ou sortir de l’euro – dans les deux cas pour des concurrences à la baisse du « coût du travail », sans s’attaquer aux marchés financiers.

Il s’agit de dénoncer les phrases sur l’Europe sociale, en contradiction totale avec ce qui n’est pas fait pour changer le rôle de la BCE. L’apport communiste et des partis de la gauche radicale européenne du PGE est décisif en ce sens. Un fonds européen de développement social et écologique solidaire, financé par la BCE à taux proche de zéro, pour les dépenses de services publics des États, peut être créé dès à présent. Nous exigeons aussi que l’argent de la BCE soit accordé aux banques pour un autre crédit selon des critères précis en faveur de l’emploi. Formellement, les traités européens n’empêchent pas ces deux transformations radicales.

De ce point de vue, on peut déplorer une certaine dérive de Jean-Luc Mélenchon, et du Parti de gauche en France, déséquilibrant le Front de gauche, en s’enfermant dans le « contre » systématique, flirtant avec les idées de « sortie de l’euro », et tournant le dos au programme « l’Humain d’abord » du Front de gauche. Cette dérive a d’ailleurs connu un clair désaveu aux élections municipales. L’apport du PCF dans le Front de gauche, malgré des pertes, a connu des résistances fortes aux élections municipales et repris, voire conquis certaines villes (Montreuil, Aubervilliers, Thiers). Il s’agit de renforcer et élargir le « contre » par du « pour » tout autrement, en développant des propositions radicales, précises : s’attaquer au coût du capital pour d’autres dépenses, d’emploi et d’efficacité (recherche, investissements, etc.) aussi bien pour les services publics que pour l’emploi. Pourquoi la BCE ne le fait-elle pas ?

En France, comme le dit un texte signé de 26 secrétaires fédéraux du PCF, « les négociations difficiles entre les directions nationales des partis politiques du Front de gauche ont conduit à un accord qui risque de compromettre la construction de telles alternatives. En sous-estimant l’apport des communistes par une sous-représentation de nos têtes de liste aux élections européennes au seul profit du PG, en ne laissant pas de place à des candidatures d’ouverture, la coordination nationale du Front de gauche met en danger l’avenir de notre rassemblement etrisque de compromettre d’éventuelles conquêtes aux européennes ainsi que la réélection des députés sortants ».

Nous voulons continuer de construire un Front de gauche ambitieux, ouvert, élargi, rassembleur, dont le pays a besoin. C’est pourquoi nous ne pouvons approuver un « accord », qui a pu être qualifié par Pierre Laurent lui-même de « mauvais accord », avec trois têtes de liste pour le PG, deux têtes seulement pour le PCF, rejetant la tête de liste communiste dans le Centre-Auvergne, une tête de liste pour Ensemble et une tête de liste en Paca pour une candidature citoyenne issue de la société civile.

Les communistes et leurs apports doivent être respectés, en paroles et en actes.

C’est pourquoi, dès à présent, le Parti communiste doit développer son autonomie de propositions et d’initiatives dans la bataille des élections européennes, en mettant en avant les enjeux de fond concernant les objectifs sociaux, les moyens financiers et les pouvoirs. C’est une condition indispensable pour que le Front de gauche mène une campagne efficace et rassembleuse à gauche, avec sa nécessaire réorientation.

Par les économistes du PCF : Paul Boccara, Frédéric Boccara, Yves Dimicoli, Denis Durand, Jean-Marc Durand, Nicolas Marchand et Catherine Mills.

  • « Dans sa forme actuelle, le Front de gauche ne fait pas envie » par Alain Hayot

hayot dans POLITIQUE

Les résultats des élections municipales constituent un véritable tournant historique. La gauche y a subi une de ses pires déroutes électorales et la droite en profite pour reconquérir le terrain local avec la complicité de l’extrême droite, qui confirme son inscription durable dans le paysage politique. L’abstention, enfin, exprime un double rejet de l’austérité et du système politique.

Aucun des trois courants de la gauche française n’a échappé à la sanction, même si le PS subit un Waterloo électoral qui en annonce d’autres à venir. Le Front de gauche et les Verts limitent les dégâts. Mais chacun de ces pôles est désormais confronté à des interrogations fondamentales sur son avenir, sur son projet et sur ses alliances. La réponse de François Hollande avec la nomination de M. Valls à Matignon, de J.-P. Jouvet à l’Élysée et J.-C. Cambadélis à Solferino est claire : il continue dans la même voie avec des arrière-pensées de plus en plus lisibles de recomposition de sa majorité.

Austérité et autorité sont désormais les deux mamelles de sa politique.Trois tendances majeures se dégagent de ces résultats. Elles exigent de la gauche anti-libérale une réflexion nouvelle et une remise en cause des évidences qui ont conduit à reproduire mécaniquement des schémas qui ne fonctionnent plus.

La première tendance, c’est l’ampleur de l’abstention qui renvoie non seulement au rejet de l’action gouvernementale mais à l’ensemble du champ politique et au système institutionnel qui en est la traduction. Force est d’admettre que la gauche de transformation sociale, le PCF et le Front de gauche en particulier, subit aussi les effets de ce rejet. Nous devons donc considérer que l’ambition de refonder la politique, la République et la démocratie par une révolution citoyenne n’est pas un combat second mais qu’il devient autant central que l’action sociale, si nous voulons être audibles et reconstruire une nouvelle conscience de classe. Cette ambition repose sur notre capacité à reconquérir une hégémonie culturelle fondée sur d’autres valeurs que celles qui dominent l’air du temps.

La deuxième tendance, c’est la rapidité avec laquelle s’opère la recomposition entre la droite et l’extrême droite, parfaitement illustrée par la porosité galopante entre les électorats UMP/FN. Elle s’appuie sur une vision commune de la société qui associe désormais les ultraconservateurs, les néopopulistes et même les libéraux. Certains faits sont éclairants : pour la première fois, les triangulaires ont largement profité à la droite, et même parfois au FN comme le montre son élection dans les 13e et 14e arrondissements de Marseille. Il est de plus en plus difficile de convaincre des électeurs de gauche de se mobiliser contre le FN avec le bulletin d’un PS discrédité.

L’électorat FN n’a pas hésité à voter utile en faveur de l’UMP quand l’adversaire était de gauche, comme à Aubagne. L’électorat UMP, lui aussi, n’hésite plus, comme à Hénin-Beaumont ou Béziers, à voter FN qu’il assimile à un parti de droite compatible avec ses valeurs. L’accélération de la recomposition à droite rend urgentissime une contre-oensive politique et idéologique contre le FN et plus largement contre la lepénisation des esprits.

La troisième tendance, c’est l’ampleur du rejet de la politique libérale, austéritaire et autoritaire, menée par l’exécutif socialiste. Nous en connaissons les raisons mais le Front de gauche n’apparaît toujours pas comme une alternative au social-libéralisme. C’est une question majeure qu’il faut désormais prendre à bras-le-corps. Je suis convaincu de la justesse de la stratégie de Front de gauche, mais je m’interroge sur ses contours et sa mise en mouvement. Le Front de gauche dans sa forme actuelle (cartel d’organisations), dans la cohérence de son projet (qu’oppose-t-il concrètement aux idéologies du coût du travail et de baisse de la dépense publique, ou bien encore à la dérive présidentialiste ou sur la laïcité… ?), dans l’image qu’il véhicule (trop force d’opposition et non de propositions, trop sectaire et pas assez susceptible de rassembler au-delà de lui-même des socialistes et des écologistes, des syndicalistes et des acteurs culturels, des féministes et des antiracistes…), bref le Front de gauche ne fait pas envie.

Notre tâche prioritaire est de l’ouvrir aux citoyen-e-s, à ce qui bouge dans le mouvement social et culturel et à toutes les composantes du peuple de gauche. Son ambition doit être d’engager un immense chantier de politisation alternative et de reconquête des esprits et des coeurs. C’est une entreprise de longue haleine, politique, idéologique et culturelle. Il nous faut donc l’entamer maintenant.

Alain Hayot, délégué national à la culture du PCF

 

  • « Ouvrir le débat sur notre rassemblement et ses objectifs » (Texte collectif)

La gravité de la situation politique et les difficultés du Front de gauche à apparaître aux yeux de nos concitoyens comme utile à la mise en oeuvre du changement auquel ils aspirent doivent nous conduire à ouvrir en grand, dès maintenant, le débat sur notre rassemblement et ses objectifs.

Au lendemain des élections municipales, le président de la République vient de confirmer un cap politique libéral et autoritaire qui rompt avec toutes les bases sociales et démocratiques de la gauche. Le nouveau premier ministre s’en est fait le porteparole le 8 avril dernier, lors de son discours de politique générale. « Vérité, efficacité, confiance », nous dit Manuel Valls. Mais quelle réalité dissimulent ces trois mots ? Aucune vérité mais une succession de mensonges sur la nature de la crise, incriminant le soidisant « coût » du travail en lieu et place du coût exorbitant du capital. Aucune mesure efficace mais l’annonce de nouvelles exonérations massives de cotisations sociales dont on sait qu’elles n’auront pas d’effet positif et durable sur l’emploi et la croissance. Enfin, aucun acte de confiance mais bien la défiance envers notre peuple par un redécoupage autoritaire des territoires qui a pour seul objectif d’éloigner nos concitoyens des lieux de pouvoir.

Jamais l’idéologie néolibérale n’a été à ce point portée en France par un pouvoir politique se réclamant de la gauche. Et pourtant, jamais l’échec de cette idéologie n’a été aussi visible, comme en témoigne la dégradation accélérée de la situation économique et sociale de nombreux pays européens depuis l’explosion de la crise. La résignation et la colère devant un tel renoncement au progrès social et démocratique sont à la mesure de la souffrance humaine que cette politique engendre. Mais, aussi fortes soient-elles, elles ne conduisent pas automatiquement à rendre majoritaire le projet que nous partageons avec nos partenaires du Front de gauche. La radicalité et l’efficacité des propositions de notre projet « l’Humain d’abord » doivent s’accompagner d’une stratégie de rassemblement. C’est la nature de cette stratégie qui est depuis la création du Front de gauche, et singulièrement depuis l’élection de François Hollande, l’objet d’un vif débat au sein du Front de gauche et de ses composantes, qui s’est transformé ces derniers mois en une bataille de leadership illisible pour nos concitoyens.

Nous pensons que cette bataille pour le leadership du Front de gauche doit cesser au profit d’une entreprise collective de refondation de son ambition et de ses objectifs. Dans ce débat, nous récusons l’idée que la condition de l’efficacité et de la lisibilité de notre stratégie soit l’autonomie électorale. Notre erreur est précisément d’avoir progressivement fait du Front de gauche un rassemblement à visée principalement électorale. La première condition d’un rassemblement utile à nos concitoyens et capable de créer des convergences politiques fortes, c’est de respecter la souveraineté des composantes du Front de gauche sur leurs choix électoraux comme sur l’ensemble de leurs décisions. Les oukases à répétition de Jean-Luc Mélenchon doivent cesser ! La deuxième condition est de rompre avec une visée principalement électorale et de travailler à élargir notre rassemblement par la construction de fronts d’idées et d’actions sur des objectifs politiques précis (un plan de lutte contre la finance, un nouvel essor des droits sociaux et des services publics, un nouveau mode de production humain durable, de nouveaux pouvoirs d’intervention pour les travailleurs et les citoyens, refonder l’Europe…) afin de disputer l’hégémonie culturelle à la classe dominante.

Comment y parvenir ? Au moment où la défiance est maximale envers les partis politiques et où la gauche est éclatée, vouloir traiter la question de la participation citoyenne par l’adhésion directe à une nouvelle force politique n’est pas une réponse effi-cace. La clé de notre réussite réside au contraire dans notre capacité à multiplier les moyens de participer à la construction de l’alternative à gauche. De nouveaux espaces d’intervention populaire doivent être mis en place avec l’objectif de créer une nouvelle culture politique dans le pays. Cela nécessitera un travail de proximité par la création de milliers d’espaces dans les quartiers, les villages et sur les lieux de formation et de travail. Non des assemblées qui servent de tribune aux composantes du Front de gauche, mais des ateliers politiques en lien avec les luttes sociales pour reconstruire progressivement un lien de confiance avec les citoyens, les travailleurs, les jeunes de notre pays et coélaborer avec eux un projet alternatif de gauche.

Nous proposons que, dans le prolongement de la marche du 12 avril, le PCF soit à l’initiative d’états généraux de la gauche, coorganisés avec nos partenaires du Front de gauche et toutes les forces syndicales, associatives, politiques et citoyennes qui le souhaitent, pour initier ce processus dans le pays et travailler dans la durée avec notre peuple et le monde du travail à la redéfinition d’un projet de gauche et à des (re)conquêtes sociales et démocratiques immédiates.

Pour améliorer la vie de nos concitoyens, le Front de gauche doit renouer avec l’ambition d’un front progressiste et citoyen que le PCF proposait dès son congrès de 2008, c’est-àdire « oeuvrer à ce que des millions de femmes et d’hommes, divers par les courants de pensée dans lesquels ils se reconnaissent, par les organisations politiques et sociales dont ils se sentent proches, soient su samment unis et résolus pour rendre incontournables des changements dont ils auront acquis la conviction qu’ils sont indispensables ». Au lendemain des élections européennes, le Front de gauche sera face à un choix : soit relancer la bataille de leadership en vue des prochaines échéances électorales, notamment de l’échéance présidentielle, soit refonder notre rassemblement pour créer une dynamique politique capable de rendre majoritaire un projet alternatif de gauche. Ce dernier choix est notre ambition et nous la mettons aujourd’hui en débat.

Signataires : Éliane Assassi, sénatrice de la Seine-Saint-Denis ; Alain Bache, secrétaire départemental du PCF des Landes ; Lydie Benoist, membre de la coordination nationale du PCF ; André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme ; Pascal Joly, membre du Conseil national du PCF ; Cédric Lattuada, secrétaire départemental du PCF de la Marne ; Danielle Lebail, secrétaire départementale du PCF du Rhône ; Didier Le Reste, membre du Conseil national du PCF ; Julie Meunier, secrétaire départementale du PCF de Meurthe-et-Moselle ; Yannick Monnet, secrétaire départemental du PCF de l’Allier ; Hervé Poly, secrétaire départemental du PCF du Pas-de-Calais ; Marine Roussillon, membre du comité exécutif national du PCF ; Aymeric Seassau, secrétaire départemental du PCF de la Loire-Atlantique ; Igor Zamichiei, secrétaire départemental du PCF de Paris.

L’appel de Pierre Laurent au rassemblement et à la construction communne.

« J’appelle les forces vives de notre peuple, les forces vives de la gauche sociale, politique, syndicale, culturelle, intellectuelle à se ressaisir. Je les invite à se rapprocher, à parler, à redéfinir ensemble les objectifs d’un nouveau cap politique à gauche, à décider d’agir ensemble pour imposer le retour à ces choix. Je leur lance à toutes et à tous un appel solennel au rassemblement et à la construction commune. » Extrait du discours du 3 avril 2014.

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Vatican : quels desseins autour de deux saints ?

Posté par jacques LAUPIES le 28 avril 2014

Patrick Apel-Muller
Vendredi, 25 Avril, 2014

 

Vatican : quels desseins autour de deux saints ? dans POLITIQUE
Ils seront sans doute près d’un million de pèlerins et des centaines de millions de catholiques devant leurs postes de télévision. Le pape François fait saints dimanche deux de ses prédécesseurs, l’Italien Jean XXIII et le Polonais Jean-Paul II, deux visages différents et à bien des égards contraires de l’Eglise aujourd’hui.

L’évènement ne peut être résumé au seul show planétaire qui va mobiliser 150 cardinaux, un millier d’évêques, 6000  prêtres de tous les pays et neuf satellites et qui verra pour la première fois  la canonisation de deux papes en présence de deux papes vivants, puisque le démissionnaire Benoit XVI sera probablement place Saint-Pierre. La signification de cette cérémonie dans ce moment de l’histoire du Vatican mérite d’être réfléchie par les progressistes.

FALLAIT-IL S’Y RENDRE ?

La présence de Manuel Valls, flanqué de Xavier Darcos, choque ceux qui sont attachés à la laïcité. Non ! La République n’est pas la fille aînée de l’Eglise et bien des citoyens peuvent se sentir blessés qu’une religion fasse l’objet d’un traitement particulier.  D’autres officiels français se sont déjà rendus à de semblables canonisations, concernant parfois des personnages plus troubles, partisans du franquisme et de l’Opus Dei. Reste que la venue à Rome du Premier ministre est un message politique. Il est à craindre qu’il s’accompagne d’une démission sur des sujets comme le mariage pour tous ou une conception renouvelée de la famille. En effet, comment le maître d’œuvre d’une politique d’austérité et de cadeaux mirifiques aux grandes fortunes qui pilotent les grandes entreprises pourrait-il applaudir le discours très critique du nouveau pape à l’égard de la mondialisation capitaliste ? (Lire : Le pape François ouvert au marxisme)

POURQUOI CES DEUX PAPES ?

L’instruction des canonisations avait été entamée avant l’élection de François mais c’est lui qui a décidé d’associer les deux papes dans une même cérémonie qui, ainsi, évitera un trop grand culte de la personnalité autour de Wojtyla. Ce dernier est désormais une figure plus contestée qu’auparavant parmi les catholiques où la figure du pasteur énergique, globe-trotter et médiatique est désormais contrebalancée par des faces plus obscures, celle de ses compromis avec les financiers troubles et la maffia pour combattre le socialisme réel, son indifférence devant les phénomènes pédophiles, son hostilité aux théologies de la libération, aux prêtres-ouvriers et à l’ouverture au monde qui l’avait conduit à sanctionner Mgr Gaillot. Incontestablement le pape François se reconnaît plutôt dans la figure de Jean XXIII, surnommé « le bon pape », dont il a reproduit des gestes symboliques, à la rencontre des plus pauvres ou des prisonniers. « Je viens de l’humilité » disait le pape Roncalli qui lança le concile de modernisation de l’église, Vatican II, pour « discerner les signes du temps », l’ouvrir au monde, appuyer une politique  internationale de détente avec l’Est, déverrouillant une église cadenassée en lui donnant un nouvel élan qui dialogue avec les espérances terrestres. A sa mort, l’URSS mis en berne ses drapeaux… Si le pontificat de Jean XXIII fut court, il trouva en Paul VI un continuateur et un interprète.

En réunissant ces deux prédécesseurs, le Pape François rassemble la palette des sensibilités catholiques. Il en a besoin. Il rencontre en effet l’hostilité des courants intégristes et conservateurs, ceux d’une église remparée dans l’autorité et la munificence, sourde aux souffrances du monde et dévouée aux puissants. Les menées contre lui ne sont pas le seul fait d’une maffia qui voit peu à peu s’évanouir ses leviers dans la Curie et dans l’appareil financier de l’église, mais aussi ces bourgeoisies nationales qui voient l’église un outil précieux pour éterniser leur domination. Lors de ses premiers pas de pape, Angelo Roncalli, rencontra la même hostilité glacée de la Curie….

FRANCOIS AFFIRME SES POSITIONS. 

Peu à peu, le nouveau pape impose sa vision. Les prélats amateurs de faste sont isolés ; la dimension pastorale est affirmée ; le dialogue avec le monde prend de l’ampleur ; le refus du règlement guerrier des tensions  – notamment contre l’intervention en Syrie – est fortement réaffirmé ;  la priorité aux pauvres (« une Eglise pauvre pour les pauvres ») s’affiche comme une constante. En Amérique latine, en s’impliquant fortement pour que l’Eglise choisisse le dialogue au Venezuela et prenne ses distances avec les fauteurs d’affrontement, il a donné un signe qui a été repéré par l’opinion. Mercredi, lors de l’audience générale au Vatican, François a ainsi réagi à la vidéo que lui avaient adressée des ouvriers de l’entreprise Lucchini, une usine métallurgique toscane menacée de fermeture, pour se solidariser avec eux.

>>> Lire : Un pape d’une Église plus proche des gens

Sa critique du capitalisme – un système qui « nie la primauté de l’être humain » – et de sa « tyrannie invisible » fait évoluer la doctrine sociale de l’Eglise, souvent à la recherche d’une troisième voie entre capitalisme et socialisme. Il caractérise le libéralisme comme « une économie de l’exclusion », dénonce le fait que de grandes masses de la population « se voient exclues, marginalisées,  en raison du jeu de la compétitivité et de la loi du plus fort, où le puissant mange le faible ». La mondialisation, juge-t-il a créé une « culture du déchet » où « l’homme est un bien de consommation qu’on peut utiliser et ensuite jeter », « voué aux bas-fonds et aux périphéries de l’existence » : «La crise financière que nous traversons nous fait oublier qu’elle a, à son origine, une crise anthropologique profonde: la négation du primat de l’être humain! Nous avons créé de nouvelles idoles. L’adoration de l’antique veau d’or a trouvé une nouvelle et impitoyable version dans le fétichisme de l’argent et dans la dictature de l’économie sans visage. La crise mondiale qui investit la finance et l’économie manifeste ses propres déséquilibres et, par-dessus tout, l’absence grave d’une orientation anthropologique qui réduit l’être humain à un seul de ses besoins : la consommation. (…). Non à l’argent qui gouverne au lien de servir.» Il ajoute : « Tant que ne seront pas résolus radicalement les problèmes des pauvres, en renonçant à l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière, et en attaquant les causes structurelles de la disparité sociale, les problèmes du monde ne seront pas résolus, ni en définitive aucun problème. La disparité sociale est la racine des maux de la société ».

Ce faisant, il rompt avec un discours commodément charitable et seulement compassionnel. Il présente le système capitalisme comme inhumain et ne s’embarrasse pas des passages obligés sur la « liberté d’entreprendre » et les « bienfaits du profit », en privilégiant un regard acéré sur le creusement des inégalités à l’échelle de la planète, et la revendication tout à la fois de la primauté absolu de l’être humain et celle du respect des biens communs à l’humanité.

Peu à peu, les prélats français s’inscrivent dans ce courant et se dotent de porte-paroles plus ouverts aux problématiques contemporaines, qu’aux réitérations rigides du dogme. Ainsi certains d’entre eux mettent-ils en garde aujourd’hui contre les incidences du Traité transatlantique. .Un nouvel espace de rencontre et d’actions communes peut s’ouvrir avec les citoyens de progrès.

Quelque chose est en train d’évoluer que ne permet pas de comprendre le recours aux vieux réflexes de l’anticléricalisme.

Lire aussi :

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Echec politique, poésie, individualisme, espoir…

Posté par jacques LAUPIES le 27 avril 2014

Les élections municipales auront eu le mérite, mais aussi l’inconvénient, de révéler des différences importantes, si j’osais je dirais des cultures politiques différentes, entre militants communistes et autres militants de gauche qui partagent évidemment un espoir de voir la société s’améliorer et se transformer pour une vie meilleure.

De chaque expérience naissent des idées qui à leur tour appellent d’autres expériences. A quelque niveau que ce soit, dans quelque domaine que ce soit la pensée et l’action se confrontent et nous vivons cette confrontation avec notre spécificité d’être humain particulier, unique mais aussi porteuse d’un universel qui nous rapproche inexorablement

Quand tombe sur nous et ce que nous percevons de la réalité une foule d’idées diverses contradictoires, nous sommes à la merci de qui crie le plus fort et nous submerge d’apparences trompeuses, il est bien difficile de faire le tri, de trouver le temps d’une sélection  Comme dit le poète « Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle » et plus loin ajoute   »l’espoir vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique, sur mon crâne incliné plante son drapeau noir » il faut rappeler qu’à nos déceptions doivent se substituer nos luttes.

Car enfin aujourd’hui si succombent nombre d’esprits sous la pression d’un « peuple muet d’infâmes araignées » qui tend « ses filets au fond de nos cerveaux », demain s’éveillera forcément, sous l’effet de la parole vraie et surtout des besoins de la population, une prise de conscience des réponses possibles qu’à ce moment là il saura arracher à la  déception ambiante !

Mais, c’est bien connu, chacun peut interpréter les mots du poète à son avantage. Au fond le poète ne fait pas l’histoire, il ne fait que l’interpréter, parfois tellement magistralement avec une sorte de prémonition, comme en signe d’avertissement, que l’on ne peut que faire appel à son message.

Mais les poètes sont peu lus et ceux qui les lisent n’ont pas nécessairement l’inspiration et la position qui convient pour faire bon usage de leur poésie. Et puis il faut toujours se méfier car il en est qui ne se gênent pas pour faire usage d’un génie de la poésie comme d’autres peuvent le faire d’un génie de la politique (voyez qui se permet de célébrer Jaurès)

Les peuples en souffrance savent bien ce qui leur manque, et les peurs de la révolte qu’entretiennent tout autant la pauvreté pour certains que le petit confort pour d’autres, paralysent des espoirs que détournent les destructeurs de solidarité : tous ceux qui entretiennent et mettent en opposition les différences au nom d’un individualisme détaché de ses racines sociales !

Au fond la question est de savoir comment inverser la tendance et opposer à cet individualisme rabougri celui qui nait de la richesse d’une conception de l’individu avant tout être social. Tout un programme…

 

 

 A LIRE DANS L’HUMANITE DIMANCHE

 

Jean-Claude Kaufmann : « L’individu se voit contraint de définir seul le sens de sa vie »

Lucie Fougeron, Humanité Dimanche
Samedi, 26 Avril, 2014

 

Echec politique, poésie, individualisme, espoir... dans POLITIQUE
Dans l’Humanité Dimanche. Qu’est-ce qui est à l’œuvre dans la fabrication de notre identité, notion devenue omniprésente, voire obsessionnelle, sans être clairement définie ? Au vu de la montée de l’intolérance et de la banalisation du racisme, l’enjeu est de taille. C’est ce qui conduit Jean-Claude Kaufmann, directeur de recherche au CNRS, à prendre position, avec son dernier ouvrage, sur un terrain où on ne l’attendait pas. Et s’il est connu comme le sociologue des petites choses du quotidien, celles-ci sont un moment de l’élaboration théorique de sa sociologie de l’individu. Décelant dans les actuelles dérives identitaires un cocktail explosif, il veut contribuer à leur compréhension pour mieux les combattre.

 

 

Bon j’arrête pour écouter les conneries et amusettes de ONPC, émission qui ne se différencie pas des autres et nous sert comme la plupart de ces autres les « fantômes » qui hantent les plateaux. Entre autres ce soir Franck Olivier Gisbert !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Et si les oeillets refleurissaient un peu partout

Posté par jacques LAUPIES le 26 avril 2014

 Je ne serai pas pret d’oublier cette première visite que nous faisions au Portugal, organisée par des arlésiens, avec le concours de la municipalité. C’était environ un an après la révolution des œillets donc au printemps 1975. L’objectif de ce voyage n’était pas que touristique. Au delà de la solidarité apportée à une économie portugaise dont l’activité du tourisme était en difficulté à cause des évènements, il y avait bien entendu, pour la plupart d’entre nous, la curiosité de mieux saisir ce qui se passait dans ce pays.

D’autant que comme à leur habitude, à grand renfort d’anticommunisme, les médias français tendaient à caricaturer la situation.

Ainsi nous nous sommes retrouvés dans un hotel à Cascaï, magnifiquement placé en bord de mer, d’où nous avons rayonné, nous rendant sur les sites les plus touristiques et en particulier à Lisbonne ou des rencontres eurent lieu avec des militants syndicaux et politiques (PCP, MFA (Mouvement des Forces Armées) mais aussi des échanges avec une population extrêmement  chaleureuse.

Je n’oublierai évidemment pas ce meeting avec l’intervention du Secrétaire Général du PCP Alvaro CUNHAL, de ces rencontres avec des communistes sortis de la clandestinité et qui nous expliquaient que leur principale préoccupation était de contribuer à l’installation de la démocratie et d’obtenir des réformes sociales fortes (ce qui fut le cas)

Nous étions bien loin de cette diabolisation dont faisait état la presse française à partir du moindre incident, comme par exemple un attentat perpétré contre un siège du PCP, que le Monde, que je m’étais procuré sur place, relatait comme si tout le pays était à feu et à sang.

La révolution des œillets avait suscité un grand espoir parmi les militants français, il faut le dire facilement enthousiasmés par ce qui se passait un peu partout dans le monde et en Europe (fin de la dictature des Colonels grecs) mais aussi traumatisés par le coup d’état de Pinochet en septembre 1973. Ce fut un vent de liberté qui annonçait notamment la fin du franquisme.

Seulement voilà, ce que l’on tend à oublier c’est que ces régimes fascistes qui se sont écroulés n’ont pas mis un terme à la volonté des classes dominantes des différents pays d’Europe d’aller vers des pouvoirs anti démocratiques durs pour les substituer à des pouvoirs prétendument libéraux, tes que ceux que nous avons actuellement en Europe (fussent ils comme en Allemagne le fruit d’alliance des sociaux démocrates et des chrétiens démocrates) ou que l’on nous prépare en France.

Les naïfs qui se plaisent à voir le fascisme à nos portes et n’ont de cesse que d’en dénoncer la venue comme un épouvantail, que de petits moineaux côtoient amicalement, feraient bien de s’inquiéter des formes nouvelles d’autoritarisme que cherche à imposer la bourgeoisie qui laisse ses relais médiatiques en préparer la venue en faisant la part belle aux Le Pen.

Et surtout qui pronent l’austérité, condition la meilleure pour que le FN progresse.

Leur faudra-t-il se réveiller un matin, au chant d’une Marseillaise kidnappée, d’une laïcité détournée, d’une République un peu plus monarchique, subir la liquidation de ce qu’il leur reste de droits sociaux, pour comprendre ?

J’avoue que le spectacle que me donnent des révolutionnaires d’un soir d’élection, les représentants d’une moitié hurlant contre les représentants de l’autre moitié, parce que la télé leur a parlé de Front Républicain contre Front National me laisse sceptique.

Après tout ce qui m’intéresse ce sont ces deux moitiés qui feraient peut-être bien de prendre conscience qu’elles se doivent de constituer une troisième moitié. Comme dirait Pagnol ! Et vite !

 

 

 

 

 

Grandola

L’éditorial de Maurice Ulrich
Par Maurice Ulrich
Vendredi, 25 Avril, 2014

 

Et si les oeillets refleurissaient un peu partout dans POLITIQUE
Il y 40 ans, pendant la Révolution des  œillets, une chanson avait couru sur les ondes qui semblait légère comme un papillon, Grandola, vila morena.

Ô ce beau jour d’avril 1974 quand des œillets fleurirent au canon des fusils. Une chanson avait couru sur les ondes qui semblait légère comme un papillon, Grandola, vila morena, évoquant la fraternité et les luttes des paysans de l’Alentejo, censurée des années durant par la dictature portugaise de Salazar et de son successeur Marcelo Caetano qui y voyait un reflet des idées communistes. Elle était le signal de cette révolution, conduite par de jeunes capitaines démocrates contre des décennies de dictature et de guerres coloniales avec leur terrible cortège de torture et de massacres. Ce beau jour d’avril, qui était comme retrouver l’air et le ciel après le coup d’État de Pinochet au Chili. Une des plus anciennes dictatures d’Europe disparaissait. Un an plus tard, la mort de Franco ouvrait en Espagne une nouvelle page et entre-temps la dictature des colonels en Grèce avait été renversée. En France, on pensait que la fin du giscardisme était pour bientôt et que la gauche et le peuple allaient écrire l’histoire.

Et puis sont venus les prophètes et les professeurs d’austérité qui ont commencé à enseigner à tous, y compris à toute une part de la gauche, en France et ailleurs, qu’il fallait renoncer au progrès social parce que le capital le commandait. Des économistes qui s’appelaient Milton Friedman et Friedrich Hayek inspirèrent Ronald Reagan et Margaret Thatcher, qui firent école.

Les dictatures d’aujourd’hui ne portent plus d’uniformes galonnés. Elles se nomment Moody’s, Standard and Poor’s, elles ont leurs représentants à la tête des États, à la Commission de Bruxelles, à la BCE, au FMI. Elles sont la finance, comme avait dit le candidat devenu président. Elles sont au pouvoir en Europe et pensent y rester. Il faut bien mesurer ces paroles de Martin Schulz, le candidat des socialistes européens à la présidence de la Commission européenne, évoquant deux autres candidats, de droite et libéraux : « Nous avons passé un accord, Juncker, Verhofstadt et moi : ce sera l’un de nous trois et personne d’autre. » La gauche européenne a son candidat, Alexis Tsipras. Il y a quelques mois, en écho aux manifestations contre l’austérité, des députés de gauche se sont levés au Portugal et se sont mis à chanter : Grandola, vila morena.

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Claudy Lebreton : « Préserver nos départements, c’est garantir les services de proximité » »

Posté par jacques LAUPIES le 25 avril 2014

 

Claudy Lebreton est socialiste. Comme beaucoup d’élu il est préoccupé par le prorjet de disparition des collectivités départementales.

Quel homme de gauche, et même de droite ne le serait-il pas ?

La démonstration est faite que nous nous éloignons de la démocratie à grande vitesse.

Le Président gouverne avec une équipe de conseillers dont certains sont  issus de la finance et du patronat. Elu au suffrage universel direct avec tout ce que cela revêt de possibilités de manipulations médiatiques avec la dimension nationale de cette élection, il est placé au dessus des partis, de son parti même !

Ce Président dispose du pouvoir exorbitant de contribuer à ce que se constitue une majorité parlementaire nécessairement prisonnière du succès de son leader et donc en quelque sorte redevable de fidélité politique à son égard. Elle n’a guère – cette majorité – de possibilité de contester, au risque de rentrer dans un processus d’autodestruction.

Et avec un tel système politique on ose invoquer pour la France le titre de championne de la démocratie, se voulant donneuse de leçon à la planète entière. Que de ce point de vue évidemment nous ayons des prétentions par rapport  à certains  pays du monde est parfaitement justifié mais  l’exemple que nous prétendons donner ,et que nous devons à la déjà lointaine révolution française, et à deux siècles passés de luttes républicaines, est en souffrance et risque bien de nous faire perdre notre aura internationale.

Cette casse de la démocratie de proximité que la prétendue liberté d’expression semble impuissante à contenir tant le matraquage est fort avec l’idée qu’elle résulte de dépenses publiques excessives. En omettant de dire que c’est à cause de déficits organisés par les banques depuis 1973, des transferts des dépenses sociales (donc productives)  sur les marchés financiers et de la rémunération exponentielle  des actionnaires, qu’état et collectivités locales sont pénalisés. Sans omettre l’absence d’une fiscalité plus juste et donc mieux rémunératrice.

Une casse qui a pour objectif de nous préparer à une Europe Fédérale et libérale car ne nous y trompons pas la réforme des collectivités territoriales s’inscrit dans ce sens.

Bref cela je dis cela presque chaque jour sur ce blog sachant bien que l’impact est limité. Parce que je ne m’adresse qu’à quelques amis ou citoyens curieux et je l’espère parfois d’accord.

Je ne fais que reprendre ce que dit le Parti Communiste en y ajoutant mon petit grain de sel mais nous symbolisons peut être déjà l’essentiel de ces 8 % qui se prononcent pour voter « Front de Gauche » aux prochaines élections européennes alors que les médias commencent à parler du triangle UMP/PS/FN et affichent des résultats bien immérités pour ceux qui conduisent actuellement l’Europe libérale et ceux qui  prônent de fait sa destruction (FN)

Mais sommes nous conscients amis et sympathisants de Tarascon qu’il suffit que chacun de nous essaie de convaincre une personne autour de lui pour que de 500 (dans notre ville) nous passions à mille que de 8 %, nous passions à 16 %.

Et vous lecteurs qui ne partagez pas mes convictions, si on en discutait…

 

 

LU DANS L’HUMA

Réforme des collectivités territoriales

propos recueillis par Sarah Sudre
Jeudi, 24 Avril, 2014

 

Claudy Lebreton : « Préserver nos départements, c'est garantir les services de proximité
Face à la volonté du gouvernement de supprimer les départements d’ici 2021, une délégation pluraliste de l’Assemblée des Départements de France (ADF), a rencontré, le 22 avril, le Premier ministre, Manuel Valls. En vain, l’incompréhension d’une telle réforme inquiète le président de l’ADF, Claudy Lebreton (PS). Entretien.

Qu’est-il ressorti de votre réunion avec le Premier ministre ? Claudy Lebreton : Pas grand-chose. On voulait avoir des explications sur cette soudaine réforme, évoquée à l’Assemblée national, le 8 avril dernier, concernant la suppression des départements d’ici 2021, sans omettre les 11 milliards d’euros d’économie qu’il comptait effectuer sur le dos des collectivités territoriales. Finalement, nous sommes repartis sans réponse. Quant au Premier ministre, il est maintenant au courant que l’Assemblée des Départements de France, a voté de façon unanime, quelque soit l’étiquette politique, lors d’une réunion extraordinaire, son attachement aux départements et aux services de proximité et qu’elle mènera un combat de tous les instants pour préserver cette instance démocratique, qu’est le Conseil général.

Vous a-t-il parlé du calendrier de cette réforme territoriale? Claudy Lebreton : Oui et je vois un Premier ministre déterminé à mettre en œuvre ce qu’il a annoncé. La division des régions par deux est prévue pour le 1er janvier 2017. La création d’une nouvelle carte intercommunale, fondée sur les bassins de vie (1) sera votée en 2018. Quant au projet de loi sur la décentralisation, mettant fin à la clause générale des compétences, il sera présenté le 14 mai au Conseil des ministres.  Enfin, le gouvernement conclura sa réforme des collectivités territoriales par la suppression des départements, d’ici fin 2021. Manuel Valls maintient ce calendrier et nous lance le défi d’évoquer des propositions pour une nouvelle organisation territoriale. Prêt à nous écouter, il nous propose d’entamer un groupe de travail sur la question. C’est un peu tard. Avec mes paires de l’Assemblée des Départements de France, nous allons prendre une décision : acceptons-nous de rentrer dans les négociations ou non. On reste ouvert au dialogue mais il nous faut une feuille de route.

D’après vous, dans quel but, Manuel Valls lance t-il cette réorganisation territoriale ? Claudy Lebreton : On a l’impression que tout cela est fait pour réduire les dépenses publiques. Leur but ? C’est la recherche d’économie. L’Etat veut notamment donner du crédit à l’opinion publique qui, quelque part, perçoit les choses de façon superficielle. Les Français pensent que les dépenses publiques sont causées par le mille-feuille politique et son taux élevé d’élus. Alors ils se disent que l’Etat va peut-être faire des économies en supprimant les conseils généraux. C’est totalement faux. Remettons les choses dans son contexte : le budget des Départements atteint les 71 milliards d’euros. 71 milliards d’euros qui sont dispersés dans la distribution du RSA, la compensation du handicap, les aides sociales, l’entretient des collèges et de la voirie. On chiffre notre marge de manœuvre, sur lequel on peut avoir des actions, à 10%, c’est-à-dire 7 milliards d’euros. Cette dernière permet alors de financer le sport, la culture et les interventions dans le monde économique. Conclusion : même si on supprime les conseils généraux, les aides sociales devront continuer à être versées. Il n’y aura donc pas d’économies de réalisées. Alors pourquoi toucher à nos collectivités territoriales, qui sont bien gérées, n’ayant pas le droit au déficit public, et très peu endettées ?

Avant de penser à la suppression, n’y avait-il pas d’autres alternatives ? Claudy Lebreton : Bien sûr que si. Dans le cadre d’un effort national, j’aurais conçu et préféré que l’on transfère aux départements de nouvelles compétences dans le domaine de l’éducation, de la recherche et de la santé, par exemple. Il y a des choses que l’on peut faire avant de supprimer. À commencer par créer un grand débat national sur l’organisation territorial de la République où on demande l’avis des Français, via la voie du référendum. Même si j’ai bien conscience que les grandes réformes institutionnelles n’atteignent pas la plupart des Français. La faute à un travail pédagogique non effectué qui leurs auraient permis pourtant de mieux comprendre l’enjeu des Départements sur leur vie au quotidien. Il faut défendre le bien-fondé des Départements, à un moment où l’on va avoir des régions plus grandes, donc plus éloignées de nos concitoyens. Après, la question se pose : Quelle démocratie locale, les Français souhaitent-ils pour le futur ? Une interrogation très liée finalement à celle de l’Europe. Voulons-nous une Europe sociale ? Démocratique ? Libérale ? La réponse est toujours dans les urnes.

Une mobilisation est-elle en route ? Claudy Lebreton: Oui, la défense des services de proximité va être un long combat politique et social. La mobilisation commence, dans un premier temps, par un travail avec les médias. Il faut rentrer dans le débat, et contrecarrer les idées reçues. L’objectif est de convaincre l’opinion publique que les départements sont nécessaires à la proximité entre les élus et les habitants. Il va falloir mobiliser le mouvement social, les sportifs, les artistes… Concrètement, il faut que les Français parlent de nous car ce sont eux qui doivent défendre ce en quoi ils croient. Avec les membres de l’ADF, nous sommes en train de nous organiser pour préparer des rassemblements, des débats. Les auditions effectuées par le conseil général du Val-de-Marne (94) et son Président Christian Favier (PC) avaient été une réussite. Nous allons poursuivre, je pense, cet élan.

(1) Le découpage de la France « en bassins de vie » a été réalisé pour faciliter la compréhension de la structuration du territoire de la France métropolitaine. Le bassin de vie est le plus petit territoire sur lequel les habitants ont accès aux équipements et services les plus courants (commerces, snaté, transports, sport…).

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Les communistes en campagne avec le Front de Gauche

Posté par jacques LAUPIES le 24 avril 2014

 Pas de temps à perdre ! Comme à l’habitude les médias vont tenter de nous ignorer, le Front de Gauche et les communistes plus particulièrement.

Alors faisons confiance aux citoyens sur le terrain : refonder l’Europe mérite des explications face à l’UMPSFN. La gauche est en danger avec la politique de Hollande/Valls.

Des voix s’élèvent au PS contre les dérives droitières de la Direction Socialiste. Nous devons les prendre au sérieux car elle témoignent d’une hostilité grandissante de la population.

Après l’impasse dans laquelle nous ont conduit les socialistes locaux (mais tous n’en voulaient certainement pas) il importe de mobiliser et de voter massivement pour la refondation de l’Europe en réélisant la candidate du FDG présentée par le PCF ainsi que ses colistier(e)s du PCF, du PG notamment.

S’ils veulent marquer leur volonté d’une autre politique de gauche, d’une autre Europe, les électeurs de toute la gauche ont une possibilité de le faire, notamment dans notre ville et nos villages.

 

 

PARU DANS L’HUMANITE

Gérald Rossi
Mercredi, 23 Avril, 2014

 

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À un mois des élections européennes, qui se tiendront en France le dimanche 25 mai, les militants du Front de gauche disposent désormais 
d’un document qui, au-delà du bilan, trace des perspectives à la fois sociales, écologiques et économiques.

Tout juste sortis des municipales, voilà les militants du Front de gauche partis sur la piste des européennes, dont l’unique tour (proportionnelle oblige) se tiendra le dimanche 25 mai. Autant dire que la campagne sera courte. Désormais, outre les noms des quatre candidats sortants – Jacky Hénin (Nord), Patrick Le Hyaric (Île-de-France), Jean-Luc Mélenchon (Sud-Ouest) et Marie-Christine Vergiat (Sud-Est) – sont connus ceux de Corinne Morel-Darleux (Centre), Gabriel Amard (Est) et Myriam Martin (Ouest).

Des candidats qui, avec les militants des territoires concernés, ont désormais en main un document intitulé « Rompre et refonder l’Europe : le Front de gauche entre en campagne ». Les premières phrases en donnent le ton : « Les peuples d’Europe sont dans la tourmente de la crise mondiale du capitalisme financiarisé. La crise est généralisée, le chômage et la pauvreté explosent, les économies des pays de l’Union européenne sont très majoritairement en récession. » L’introduction ajoute : « En France, François Hollande a trahi ses engagements et ceux qui lui ont fait confiance en 2012. Il est aujourd’hui l’allié de Merkel et de la droite européenne, du Medef et des marchés. » Dans cet univers morose, le Front de gauche parle d’élections « décisives pour redonner la parole confisquée aux citoyens, stopper l’austérité et ouvrir la voie du redressement social, économique et écologique de notre pays ».

 

Autour de trois parties s’articule l’argumentation. Premier grand chapitre : « L’Union européenne est en crise, crise d’un système qui use les travailleurs, en même temps qu’il épuise les ressources naturelles et la biosphère, menaçant la survie même de l’humanité. » Le constat est rude et le document ajoute : « La pression accrue sur les revenus salariaux, condition du maintien de profits toujours plus élevés, sape les possibilités d’une croissance des débouchés pour les marchandises, faisant, comme aux États-Unis, de l’endettement des ménages le principal expédient pour maintenir la croissance. » Et en dénonçant l’Europe austéritaire, il note que « face à cette impasse, les réponses des classes dirigeantes des pays de la zone euro ont été principalement la fuite en avant : donner toujours plus de pouvoir à la finance, renforcer encore les politiques d’austérité, mener une concurrence exacerbée avec les pays du Sud… ».

Ensuite, le programme propose de « désobéir et rompre avec les traités » en s’appuyant sur « une révolution citoyenne qui s’appuie sur la souveraineté populaire et les mobilisations populaires ». D’autant plus que « dans tous les pays, les partis de la gauche alternative jouent un rôle majeur dans la résistance à l’Europe des néolibéraux ». Et le texte apprécie le fait que « la France est un grand pays, moteur en Europe et deuxième puissance économique européenne. Un changement (dans le pays) peut montrer l’exemple et entraîner d’autres peuples d’Europe. »

Alors que « la résorption de la dette publique sert aujourd’hui de prétexte à mener des politiques d’austérité drastique », le document propose quelques grands axes, comme « refuser la politique budgétaire européenne, récuser le dumping social et les libéralisations, en finir avec la précarité… » et il propose que les produits financiers soient « placés sous une surveillance stricte des pouvoirs publics afin que la finance soit mise au service de la société et non l’inverse ».

De là découle logiquement, peut-on dire, la dernière partie, intitulée « Refonder l’Europe » : « Notre critique de l’UE et les ruptures que nous voulons engager avec ses fondements, ses traités, ses politiques, ne nous condamnent pas à un repli nationaliste. Paradoxalement, nous sommes aujourd’hui les seuls porteurs d’une idée européenne à laquelle les peuples pourraient adhérer car porteuse de progrès humain, social et écologique. » À la suite de quoi sont déclinés plusieurs paragraphes réclamant « le respect des souverainetés populaires, une Europe libérée de l’emprise de la finance, une Europe du droit des femmes et de la libre orientation sexuelle, une Europe laïque qui garantit la liberté de conscience  ». À noter enfin que « l’Europe soutiendra les révolutions citoyennes qui ont mis à bas des régimes autoritaires ». Au-delà d’une énumération par définition incomplète et austère, c’est bien un vent nouveau sur l’Europe que propose le Front de gauche. Le débat est lancé.

Radiotélé : débats  à sens unique ?  Europe 1, le Figaro 
et LCI annoncent « deux débats exceptionnels », 
les 23 et 30 avril, avant 
les européennes du 25 mai. Bonne initiative à 
une heure de grande 
écoute. Mais, à y regarder 
de plus près, on découvre que sont invités au premier débat PS, UMP et FN, 
et au second… PS, UMP 
et FN ! Les responsables 
de l’UDI et du Modem ont immédiatement protesté. 
Et le Front de gauche n’en pense pas moins, gommé 
lui aussi.

 

L’éditorial. « Jaurès ne parlait pas comme vous ! »

L’éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin
Par Jean-Emmanuel Ducoin
Jeudi, 24 Avril, 2014

 

Les communistes en campagne avec le Front de Gauche  dans POLITIQUE
Par Jean-Emmanuel Ducoin. Le président se rendait sur les terres du grand homme le jour même où son gouvernement entérinait, avec un cynisme confondant, un plan d’économies et de rigueur qui contredit tout esprit authentiquement de gauche. Hollande lui-même a sûrement mesuré l’écart entre ses pathétiques tentatives d’explications et la réalité vécue. Il a essuyé la colère. Il a été sifflé au pays de Jaurès.

S’il faut parfois redonner du sacré au sacré, au moins au nom de la concorde républicaine, il existe, surtout en politique, des gestes et des paroles symboliques qui peuvent porter le meilleur comme le pire, à l’image de ces orages du soir qui réveillent les bontés de la nature mais éteignent les derniers feux du jour. Comment dire notre malaise – et plus encore – après la visite de François Hollande, hier, à Carmaux ? Le président se rendait sur les terres du grand homme le jour même où son gouvernement entérinait, avec un cynisme confondant, un plan d’économies et de rigueur qui contredit tout esprit authentiquement de gauche. Hollande lui-même a sûrement mesuré l’écart entre ses pathétiques tentatives d’explications et la réalité vécue. Il a essuyé la colère. Il a été sifflé au pays de Jaurès. Comme si une justice immanente s’abattait sur ses frêles épaules à force d’avoir sacrifié le souffle de l’Histoire sur l’autel du traité Sarkozy-Merkel. Qui aurait cru cela possible il y a deux ans ? Il avait alors annoncé qu’il s’attaquerait à la finance et à Bruxelles. Ne restent que le souvenir et les ruines de sa politique libérale. Hier, une dame lui a crié : « Vous êtes venus ici il y a deux ans, et depuis vous ne tenez pas vos promesses. Jaurès ne parlait pas comme vous ! » Et qu’a répondu le chef de l’État lors de son discours, à deux pas de la statue de Jaurès ? Ceci : « On m’avait dit : si vous voulez gagner l’élection présidentielle, vous devez venir à Carmaux. Je n’avais pas le choix. » Les mots ont fini par pénétrer notre cerveau ; puis notre plume est restée suspendue d’effroi. C’était donc ça ? Gagner pour gagner. Qu’importe le reste. Oui, hier, il y a eu comme de la profanation à voir le président récupérer Jaurès en pareil moment. La leçon de choses était là, sous nos yeux atterrés. En ces heures crépusculaires, où la solidarité de tous les progressistes devrait être le devoir le plus étroit afin d’entamer sans merci une bataille populaire d’ampleur, tous les chemins doivent être maintenant utilisés pour ranimer l’idée d’une gauche, une vraie gauche ferme sur ses principes jaurésiens, qui ne s’allonge pas aux pieds du capital ni n’oublie le peuple qui souffre.

 

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Pierre Laurent : « On ne peut pas sauver Hollande, mais il faut sauver la gauche »

Posté par jacques LAUPIES le 23 avril 2014

 

Entretien avec le secrétaire national du PCF
Mercredi, 23 Avril, 2014
Pierre Laurent : « On ne peut pas sauver Hollande, mais il faut sauver la gauche » dans POLITIQUE
Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, appelle au rassemblement le plus large pour « reconstruire la gauche » sur d’autres choix que l’accélération des politiques d’austérité libérale décidée par le gouvernement Hollande-Valls qui « mène la France dans le mur ». Entretien réalisé par Sébastien Crépel à lire dans l’Humanité jeudi 24 avril.

L’Humanité : Les députés PS votent la confiance 
au gouvernement mais critiquent sa politique. Le fait qu’ils restent dans la majorité présidentielle est-il un obstacle à la construction d’une alternative à gauche ?

Pierre Laurent : Le malaise dans la majorité présidentielle est manifestement profond. Pour ma part je prends au sérieux la colère d’une partie de ces élus. Elle reflète ce que je dis depuis des mois : il n’y a pas de majorité populaire à gauche dans le pays pour soutenir les choix politiques actuels de François Hollande. Je vois aussi combien ces élus socialistes se sentent coincés par le verrou du système présidentiel. Nombre d’entre eux ne veulent plus de cette politique menée en leur nom, en réalité dictée par Bruxelles, les marchés et le Medef, mais ils ont peur que leur opposition déclenche une crise de régime. À ces hommes et femmes, je veux dire : vous ne sauverez pas François Hollande et Manuel Valls tant qu’ils s’accrocheront à cette politique. Ce sont eux qui nourrissent la crise politique, pas ceux qui s’opposent à ces choix qui mènent dans le mur. La question n’est donc pas de sauver François Hollande, elle est de sauver la gauche avant que la droite et l’extrême droite raflent tout, et de reconstruire une politique qui permette à la France de combattre le chômage. C’est pourquoi je leur dis : travaillons ensemble à des solutions de gauche à la crise sociale, économique et politique, et nous ne pouvons le faire qu’en tournant le dos aux choix actuels. La responsabilité des communistes et du Front de gauche dans cette situation est de créer toutes les conditions de ce dialogue et de la construction de cette politique alternative.

Lire l’intégralité de l’entretien dans l’Humanité ce jeudi 24 avril 2014.

 

Ce n’est qu’un essai car mon blog ayant quelques problèmes de fonctionnement. Attention son url va changer car j’ai demandé un nom de domaine : http://jacqueslaupies.fr

En vidéo: « Peut-on réinventer la démocratie? »

Vendredi, 11 Avril, 2014

 

 dans POLITIQUE
Avec Catherine Colliot-Thélène, professeure en Sciences de l’information et de la communication à Télécom ParisTech, Pierre Musso, et le professeur au Collège de France sociologue, directeur d’études à l’EHESS et Pierre Rosanvallon.

Table ronde inédite dans l’Humanité des débats – L’Humanité a organisé une table ronde sur le thème « Peut-on réinventer la démocratie ? » au Collège de France, rue d’Ulm à Paris entre la professeure de philosophie à l’Université de Rennes1 Catherine Colliot-Thélène, le professeur en Sciences de l’information et de la communication à Télécom ParisTech Pierre Musso, et le professeur au Collège de France sociologue, directeur d’études à l’EHESS, Pierre Rosanvallon.

En pleine crise économique, sociale mais aussi environnementale, la crise politique s’approfondit avec la méfiance vis-à-vis des partis politiques, l’abstention, les affaires, la confusion autour du clivage droite-gauche, les votes d’extrême droite…

La table ronde dans l’Humanité des débats

Le 30 mars, le scrutin s’est traduit par une faible participation jamais enregistrée à un second tour des élections municipales, pourtant échelon démocratique appréciée des Français. Et on peut craindre un taux d’abstention lors des prochaines élections européennes. La crise est profonde. Des liens et des imbrications intimes semblent lier les milieux d’affaires, les marchés financiers et une partie du monde politique. Ces liens apparents ou non traduisent un pouvoir oligarchique se jouant du suffrage universel. Autre enjeu, l’Europe néolibérale et les « gouvernances » s’éloignent toujours davantage des citoyens. Et que dire du monde l’entreprise et dans le travail….

Cette crise appellerait une recomposition du système représentatif français (des partis politiques), mais aussi des institutions et de la démocratie française. Une crise pas seulement de la représentation mais le symptôme d’une crise à la fois politique, institutionnelle et démocratique. Depuis plusieurs années, certains en appellent à une véritable réappropriation sociale et démocratique… Peut-on réinventer la démocratie ?  C’est l’objet de la table ronde que l’Humanité a organisé au Collège de France, rue d’Ulm à Paris entre la professeure de philosophie à l’Université de Rennes1 Catherine Colliot-Thélène, le professeur en Sciences de l’information et de la communication à Télécom ParisTech Pierre Musso, et le professeur au Collège de France sociologue, directeur d’études à l’EHESS, Pierre Rosanvallon. Retrouvez cette table-ronde dans l’Humanité des débats, en vente dès le vendredi 11 avril.

En pleine crise économique, sociale mais aussi environnementale, la crise politique s’approfondit avec la méfiance vis-à-vis des partis politiques, l’abstention, les affaires, la confusion autour du clivage droite-gauche, les votes d’extrême droite… Le 30 mars, le scrutin s’est traduit par une faible participation jamais enregistrée à un second tour des élections municipales, pourtant échelon démocratique appréciée des Français. Et on peut craindre un taux d’abstention lors des prochaines élections européennes. La crise est profonde. Des liens et des imbrications intimes semblent lier les milieux d’affaires, les marchés financiers et une partie du monde politique. Ces liens apparents ou non traduisent un pouvoir oligarchique se jouant du suffrage universel. Autre enjeu, l’Europe néolibérale et les « gouvernances » s’éloignent toujours davantage des citoyens.

Et que dire du monde l’entreprise et dans le travail…. Cette crise appellerait une recomposition du système représentatif français (des partis politiques), mais aussi des institutions et de la démocratie française. Une crise pas seulement de la représentation mais le symptôme d’une crise à la fois politique, institutionnelle et démocratique. Depuis plusieurs années, certains en appellent à une véritable réappropriation sociale et démocratique… Peut-on réinventer la démocratie ?  C’est l’objet de la table ronde que l’Humanité a organisé au Collège de France, rue d’Ulm à Paris entre la professeure de philosophie à l’Université de Rennes1 Catherine Colliot-Thélène, le professeur en Sciences de l’information et de la communication à Télécom ParisTech Pierre Musso, et le professeur au Collège de France sociologue, directeur d’études à l’EHESS, Pierre Rosanvallon. Retrouvez cette table-ronde dans l’Humanité des débats, ce vendredi 11 avril : La table ronde dans l’Humanité des débats

 

Crise politique : et maintenant la gauche ?

Le 30 mars dernier, le scrutin s’est traduit par la plus faible participation jamain enregistrée à des élections municipales. Avec la crise politique qui touche droite et gauche et le poids menaçant de l’extrême droite, quelles réponses apporter à cette coupure profonde avec les Français ? Et pour la gauche, où sont les alternatives ? L’Humanité ouvre d’urgence le débat. Retrouvez les contributions de Marie-Noëlle Lienemann, Pascal Savoldelli, Christian Paul, Pascal Durand ou encore Martine Billard…

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Le populisme : ques aco ?

Posté par jacques LAUPIES le 23 avril 2014

Tout le monde se défend d’être populiste ou à la rigueur indique que ce n’est pas un défaut

Si je me rallie à l’opinion qu’expriment les couches populaires prises globalement, sans trop de discernement et souventes fois conditionnées par les médias et de surcroit si je les flatte en leur servant leur propre pensée, je suis un farouche populiste.

Si au contraire je prends l’expression populaire (ou le ressenti) comme un élément d’analyse de ma réflexion, que je l’insère avec force critique dans la construction de mes propositions et qu’en retour je porte mes propositions au cœur du débat populaire, y compris à contre courant des idées dominantes, je ne suis pas populiste.

Mais les populistes, qui ont plus d’une corde à leur arc, vous diront évidemment que la réaction populaire, même la plus malsaine, est nécessairement le fruit d’une réalité indiscutable et ils vous ressortiront tout un arsenal idéologique et toutes les vieilleries les plus éculées qu’il iront chercher dans la religion ou même une quelconque pseudo science, pour l’étayer théoriquement

C‘est pour cela d’ailleurs que le populisme n’est pas l’apanage de l’extrême droite, et qu’il se retrouve au sein d’organisations politiques qui fondent leur discours sur de fausses réalités et les enveloppent d’une réponse à l’avantage de leur doctrine, soit en stigmatisant, soit à l’inverse en jouant les humanistes au nom des bontés divines ou des paternalismes qui ont généralement leur source dans notre culture judéo-chrétienne.

Autrement dit et pour ne prendre que le problème des populations immigrées qui fait couler plus d’encre qu’il n’en faut pour l’expliquer, soit on l’enrobe au final de tous les épiphénomènes qu’il génère (incivilité, délinquance ou tout simplement provocation identitaire de l’exclu), soit on pleurniche sur le sort de celui qui est différent, n’est injustement pas admis et on l’entoure d’actions  matérielles charitables, ou de complaisance morale, pour l’aider à une intégration à grands coups de défense des valeurs de la république. On sait ce que vaut la charité !

En aucun cas, on entreprend la seule démarche qui par delà sa culture, sa religion ou non, et surtout sa condition sociale, peut aider l’immigré à comprendre, même s’il la subit, une exploitation en tant que catégorie sociale, d’une grande utilité globale au développement de la société qui l’accueille.

Il ne faut surtout pas le mettre au rang de ceux qui sont victimes d’un système marchand dominant, faisant de lui, homme comme les autres, un vendeur de force de travail dévalorisée, dont on tire profit par mille artifices dont évidemment le salariat parce que la salariat  a une apparence d’équité.

Ce serait tout simplement développer sa conscience de classe et du coup celle des autres travailleurs qui peuvent se considérer en concurrence avec lui.

Si j’entre dans ce discours, vis-à-vis de l’immigré, je suis également dans le même discours qu’à l’égard de celui qui ne l’est pas. J’efface la contradiction que l’on tente de faire naître entre eux et le reste de la population. Tâche plus difficile qu’on ne le croit.

Mais c’est la seule chose qui me permet de dire je ne suis pas populiste. A savoir prôner la lutte contre l’exploitation organisée et soutenue par la politique d’austérité.

Mais alors les autres ceux qui ne tiennent pas ce discours que sont-ils ? Poser la question c’est y répondre ! Même si les nuances existent !

Il n’est dans ces conditions pas étonnant que le populisme progresse ou se maintienne sous des formes insoupçonnées y compris parmi ses prétendus adversaires.

 

 

Entre l’austérité et la justice sociale, la gauche ne doit pas hésiter
Á la une de l’Humanité, mercredi 23 avril 2014
Mardi, 22 Avril, 2014

 

Le populisme : ques aco ? dans POLITIQUE
Le gouvernement examine  ce mercredi le « programme de stabilité » budgétaire qu’il soumettra à la Commission européenne. La volonté du chef de l’État et du premier ministre de satisfaire à tout prix au dogme libéral des 3 % de déficit rencontre une critique de plus en plus large. Lire l’événement de l’Humanité ce mercredi.

Il y a des risques d’orage avec la majorité parlementaire », a prévenu hier Thierry Mandon, porte-parole du groupe PS à l’Assemblée nationale, juste avant la rencontre de députés socialistes avec Manuel Valls sur son plan de réduction des défi cits. Emmenés par Bruno Le Roux, président du groupe, et Valérie Rabault, rapporteure générale du budget, les députés ont présenté des amendements au programme d’économies du premier ministre. Ils ont réclamé des mesures en faveur des plus modestes mais en restant dans les clous des 50 milliards d’euros de coupes budgétaires d’ici à 2017. Mais ils n’ont pas remis en cause le dogme européen des 3 % de défi cit public. Le programme de stabilité budgétaire est présenté par la France à la Commission européenne aujourd’hui, sitôt après le Conseil des ministres. Pourtant, le cap austéritaire ne fait pas consensus dans l’Union européenne. En Italie, en Espagne, en Grèce et en France, beaucoup de forces de gauche refusent cette conversion idéologique au libéralisme. Si le France y résistait, elle ne serait pas isolée.

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