Quand les communistes réfléchissent

Posté par jacques LAUPIES le 31 août 2014

 

Le PCF a tenu son université d’été ce dernier we aux Karellis

La Section de Tarascon y avait délégué deux participants. Ces derniers ont pu ainsi participer à plusieurs des nombreux ateliers prévus dans chaque tranche d’horaire.

 

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Introduction aux travaux par Pierre Laurent qui doit ce matin de retour de La Roclelle prononcer une allocution de cloture

 

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L’un des ateliers le vendrei matin

 

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Les Karellis

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Patrice Bessac maire de Montreuil pendant son exposé

 

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Pierr Laurent en discussion avec des « universitaires »

 

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Soirée théâtrale « Jaurès » – Fabuleux et à voir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux Karellis, le PCF prépare une rentrée combative

Julia Hamlaoui
Samedi, 30 Août, 2014
Quand les communistes réfléchissent dans POLITIQUE 495657_le-drapeau-du-parti-communiste-francais

Photo Franck Fife/AFP
Quelque 750 militants communistes sont réunis aux Karellis en Savoie depuis vendredi après-midi à l’occasion de leur université. Reportage

Les Karellis (Savoie), envoyée spéciale.

L’université d’été du PCF a ouvert ses portes vendredi après-midi aux Karellis, en Savoie. Quelque 750 militants communistes ont répondu présents à ce rendez-vous qui, d’entrée de jeu, s’est voulu offensif. « C’est une université d’été exceptionnelle parce que nous venons de vivre une semaine cruciale qui dessine une année politique toute particulière », a estimé Pierre Laurent qui, contrairement aux années précédentes, a prononcé un discours d’ouverture vendredi avant de se rendre samedi à La Rochelle pour « tenir un langage de vérité » aux militants socialistes. « Dans la crise actuelle, nous devons aussi voir des opportunités », a jugé quelques minutes auparavant, à la tribune, Patrice Bessac, nouveau maire communiste de Montreuil (Seine-Saint-Denis). « Le pessimisme et le désespoir sont un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre », a-t-il ajouté.

Dans un tel contexte, le PCF est déterminé à passer à l’action. « La France et la gauche sont dans un moment de vérité où il va falloir mobiliser toute notre capacité à agir et notre capacité d’optimisme pour ouvrir des voies nouvelles à ce pays », a renchéri Pierre Laurent évoquant la « responsabilité considérable » que la période confère aux communistes. « Nous ne pouvons pas laisser faire, nous ne pouvons pas laisser la France dirigée par un homme qui prétend être de gauche et qui tient devant le Medef un discours de droite », a-t-il lancé avant d’énumérer les tâches au programme : « Travailler en même temps à la relance du Front de gauche pour en faire un des animateurs du rassemblement nécessaire et à un dialogue immédiat avec l’ensemble des forces de gauche et l’ensemble de ceux qui ne peuvent accepter cette situation ».

Et de citer l’exemple de Montreuil, « pas une bataille gagnée d’avance » lors des dernières municipales, comme preuve qu’avec « de l’intelligence, de la détermination et un esprit d’unité farouche, on est capable de remporter des victoires qui paraissent inaccessibles ». Le maire de la ville a d’ailleurs partagé, quelques instant plus tôt, sa conviction qu’il est indispensable de « forger une coalition nouvelle de celles et ceux qui pensent – qu’ils soient socialistes, écologistes, communistes, et surtout rien de tout cela – qu’il est nécessaire et possible de promouvoir une civilisation et une politique de biens communs partagés ». Avec une exigence : « Mettre le cap sur la participation du grand nombre à l’élaboration de politiques nouvelles et progressistes », a insisté Patrice Bessac qui proposera dans quelques jours de créer dans sa ville une université populaire et un festival de l’invention politique.

Cet état d’esprit semblait également régner parmi les militants. « La situation est délicate, explique Guénolé Fournet, un jeune communiste breton, mais paradoxalement elle renforce notre volonté d’être plus encore à l’offensive car la rupture est désormais consommé entre Hollande et les jeunes. »  Pour Nathalie Vasseur, si « être combatif est nécessaire, cela ne suffira pas, il faut que les conditions soient réunies pour vraiment avancer et rassembler ». La responsable de la section de Drancy (Seine-Saint-Denis) estime ainsi que, d’ici la Fête de l’Humanité, les communistes doivent « renouer avec l’envie de parler au plus grand nombre, renouer avec la tradition du parti de masse qui va de pair avec le rassemblement ».  Un défi d’autant plus important que la « déception du peuple est de plus en plus forte ».

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Les coquins solidaires

Posté par jacques LAUPIES le 30 août 2014

 

Lisez l’article ci dessous car de cela la télévision ne vous parlera surement pas.

Et dire que BHL tripote aussi avec Porochenko. 

Ah celui là ! Il n’a pas encore assez pris de tartes à la crème sur sa figure pouponne. Il se prend pour Voltaire chez le roi de Prusse…

Et l’autre qui se veut sauveur de la France après l’avoir enterrée pendant cinq ans, qui fut leur copain, baguenaudant avec deux de la Géorgie à la Lybie. Mais après tout, commencent à dire les dignes citoyens à la mémoire courte de notre France qui se « pétainise », il vaut mieux que son successeur. Vaï, comme on dit chez nous !

 

Décidément le fric fait des ravages dans certaines têtes pensantes (si l’on peut dire)

Nauséabond tout ça !

 

 

Le blog de José Fort (publié dans le site de l’Humanité)
Un regard affûté sur le monde, implacable avec les dominations qui l’accablent, toujours à l’écoute des mouvements qui le libèrent.

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photo : AFP
Jeudi, 28 Août, 2014 – 14:11

Ukraine : un conseiller très spécial pour Porochenko

Il était séduisant Mikhaïl Saakachvili, le jeune héros de  la « révolution » dite « des roses » en Géorgie. Il avait tout pour lui : protégé des Etats-Unis et de l’Union européenne, formé à Washington et pas seulement à l’université, de l’argent et des relations à Bruxelles et à Paris avec la droite sarkoziste.
Bref, le profil  parfait pour revenir dans son pays d’origine et accéder au pouvoir. Objectif atteint lors des élections de 2004 : le jeune Mikhaïl était élu avec 96% des voix. Même Staline, le fils de la nation géorgienne, n’aurait jamais atteint un tel score. Et puis, tout a basculé.
Saakachvili ne supportant aucune critique déclenche trois ans après son élection, en 2007, une violente répression contre l’opposition. La police tire sur les manifestants. Par milliers, ils prennent le chemin des prisons et des salles de torture. L’année suivante, en 2008, il se lance dans une guerre pour « récupérer » l’Ossétie du Sud entraînant une violente réaction militaire russe.
C’est alors que son ami Sarkozy, présenté comme le médiateur européen incontournable et célébré comme un « négociateur de talent », multiplie les voyages médiatiques entre Moscou et Tbilissi.  Résultat : la perte par la Géorgie de 20% de son territoire. Et un pays rançonné par Saakachvili et ses proches à la manière d’une République bananière.
A tel point que la justice géorgienne le poursuit pour détournement de fonds publics à des fins personnels, abus de pouvoir, violences organisées. L’accusé a préféré prendre la fuite aux Etats-Unis.
C’est cet homme là qui occupe la fonction de conseiller du président ukrainien Porochenko. Pas de quoi effaroucher le roi du chocolat, ce dernier ayant participé à tous les gouvernements de l’ère pos soviétique et ayant lui même tapé allègrement dans la caisse. Entre voyous, la solidarité existe. Aussi.

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Ces vies exemplaires liées à un temps

Posté par jacques LAUPIES le 29 août 2014

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Le parcours d’une vie n’est jamais conforme à l’image qu’en donnent souvent les autres ni même de l’idée que l’on s’en fait soi-même.

Il faut donc se garder de tout idéaliser mais cependant il est dans certaines vies des faits, des attitudes, qui attestent irréfutablement d’un engagement particulièrement fort dans la construction de l’humanité et que rien ne peut démentir.

Même s’il est préférable parfois connaître plus intimement ceux qui représentent pour nous le meilleur aspect de l’idéal que nous avons choisi de servir, l’image que nous en donnent ceux qui les ont côtoyés, ou pour le moins se sont penchés avec rigueur sur leur passé, témoins et historiens, nous est précieuse.

Pour moi Georges Séguy ce sont les luttes qui ont précédé mai 68 et celles fantastiques qui ont fait ces évènements. Je ne me posais pas la question du pas la question de ses origines de Résistant, ni même de déporté. Mais évidemment comme beaucoup de jeunes militants j’étais en admiration devant ces responsables syndicaux ou politiques, « à la base » qui avaient connu la déportation.

Parmi les cheminots de Tarascon il y avait notamment Chamary qui était responsable de la CGT et travaillait au Service de la Voie. A Beaucaire il y avait Etienne Chaulet, conseiller municipal communiste. Mais j’en ai connu d’autres à d’autres niveaux de responsabilité !

De leurs vies je ne savais pas grand chose, mais de leur modestie et de leur fraternité je me souviendrais toujours.

Alors bien entendu il m’est insupportable que l’on puisse tenter parfois de mettre en cause cet engagement qui fut le leur en cherchant ici ou là, à l’échelle d’un pays, de leur opposer toutes sortes de critiques voire même de dénigrement. Et il m’est encore plus insupportable que l’on ose parfois les livrer à l’amalgame avec leurs adversaires.

Quand, comme ce fut le cas de nombre de grands résistants, on choisit son camp à 17 ans, sous l’impulsion de l’affirmation de soi, que l’on recherche à cet âge, avec une lucidité que généralement les adultes ne perçoivent pas et qualifient d’inconsciente, cela nous parait conforme à l’image des réalités auxquelles leur époque les a confrontés.

Mais nous ne devons pas oublier que cela est en lien avec le mouvement social qui les entourait avec tous les pièges qu’il contenait, toutes les pressions idéologiques, toutes les implications de leurs conditions matérielles de vie.

Il en est de même aujourd’hui !

La perception des injustices liée à nos besoins du moment et aux interrogations pour notre avenir ne conduit pas nécessairement à opter pour les causes les plus conforme à nos désirs. J’ai connu ces doutes, à mon adolescence, mais la présence forte de l’idée communiste nous entrainait, sinon à l’adhésion du moins au respect et au soutien de cet idéal.

Au fond c’était plus facile que pour ces ainés qui avaient été confrontés à la trahison puis à la collaboration avec l’ennemi. Mais a peine franchie cette période les guerres coloniales, les luttes pour l’indépendance nous plongeaient dans un trouble politique qu’il a fallu surmonter.

Depuis des générations ont suivi et leur révolte parfaitement compréhensible prend des chemins extrêmes qui s’éloignent d’une possibilité pourtant bien réelle de transformer la société sans pour autant que l’exclusion, la division, la violence et la guerre soient les passages obligés. Des passages dangereux qui remettent en cause les acquis antérieurs.

Pour cette raison nous ne nous sentons pas autorisés à  la passivité au renoncement et au désengagement. Mais nous sommes bien conscients que le temps, impitoyable obstacle à la pérennisation de nos combats, impose des reculs et que seule une parcelle de nos paroles est convaincante.

Il faut donc faire confiance en cette lucidité de la jeunesse qui peut s’emparer parce qu’elle y trouvera tôt ou tard une vérité !

 

 

Georges Séguy :  « on s’était mis des pétales de coquelicots sur notre tenue de bagnard »

Yves Housson
Jeudi, 28 Août, 2014
Photo : olivier coret

Crédit:
olivier coret
Résistant, déporté à l’âge de dix-sept ans, Georges Séguy évoque la lutte pour la dignité au cœur de l’univers concentrationnaire. Délivré seulement en mai 1945, il témoigne de l’écho, au camp de Mauthausen, des nouvelles du front de Normandie et de la libération de Paris.

La Libération, il l’a vécue, euphémise-t-il, « dans une situation un peu particulière ». À l’été 1944, il est, depuis le mois de mars, la proie du pire des rouages de la machine nazie : déporté au camp de Mauthausen, en Autriche. Jeune militant syndical et communiste à Toulouse, il avait été arrêté, en février, par la Gestapo. Apprenti conducteur-typographe, Georges travaillait dans une imprimerie clandestine. « On imprimait des journaux de la Résistance, Libération, Franc-Tireur, l’Humanité, les journaux syndicaux de la CGT illégale. On a fait des fausses cartes d’identité. On a même édité des faux certificats de baptême catholique, à la demande de l’archevêque de Toulouse, à l’intention d’enfants juifs confiés à des familles d’accueil et dont les parents fuyaient la traque de la police de Vichy. » Tout avait commencé deux ans plus tôt, un soir de mars 1942, lorsque son père, en larmes, lui annonce l’exécution de Pierre Semard, dirigeant de la CGT cheminots, grand ami de la famille Séguy. Révolté, Georges propose à ses camarades de la Jeunesse communiste d’entrer dans les FTP. Le jugeant « trop jeune pour prendre les armes », ils l’orientent sur l’imprimerie, où ses tâches l’amèneront à tenir aussi le rôle d’agent de liaison entre les diverses organisations résistantes.

Le plus jeune déporté résistant de France

Arrêté sur dénonciation, avec l’ensemble de ses collègues de travail, 17 hommes et trois femmes, il fait, à dix-sept ans – ce qui lui vaudra la redoutable distinction de « plus jeune déporté résistant de France » –, l’« horrible voyage » de Mauthausen. « Intégralement nus, entassés dans des wagons à bestiaux, trois jours, trois nuits, sans manger, sans boire, sans voir le jour. » Première expression de la barbarie nazie, qui sera leur lot quotidien. De ces SS qui « voulaient à tout prix nous déshumaniser, nous traiter comme des déchets », car « nous étions pour eux une espèce de terroristes coupables d’avoir osé combattre l’idéologie nazie, et, pour eux, ça méritait de nous obliger à travailler pour leur compte, avec leur mépris, leur violence et la famine jusqu’à ce que mort s’ensuive ». Au cœur de la nuit, lueur fragile mais inestimable, Georges rencontre d’autres Français, des militants communistes pour la plupart, condamnés en France par le pouvoir de Vichy et livrés aux nazis. Avec des détenus d’autres nationalités, ils sont parvenus à monter une organisation clandestine. Elle « fonctionnait surtout pour résister à la cruauté de nos bourreaux », « préserver quoi qu’il en coûte notre dignité ». Entretenir « l’espérance de survivre et d’être libéré ». Résister à Mauthausen, c’était saboter le travail : Georges raconte comment, affecté à l’assemblage d’ailerons pour les avions de chasse Messerschmitt, il perçait des trous de 10 millimètres pour des rivets de 8… Résister, ce sera aussi capter les informations radiophoniques sur la débâcle en cours et, grâce à l’organisation secrète, les faire connaître. Georges sera l’un de ces relais, diffusant les nouvelles aux détenus « trois par trois », « chaque dimanche, jour sans travail ». Ainsi les déportés apprendront-ils l’avancée de l’armée soviétique sur le front de l’Est. De même que, par la suite, l’ouverture d’un deuxième front avec le débarquement en Normandie, puis la Libération de Paris. Là, pour exprimer l’optimisme qui s’empare d’eux, « nous avons fait quelque chose d’un peu particulier, raconte Georges. Pour aller du camp à l’usine, on suivait un petit chemin caillouteux et il y avait des coquelicots : on s’était mis des pétales de coquelicots, tous les Français, sur notre tenue de bagnard. Dans notre idée, c’était la célébration du deuxième front. Les SS n’ont pas compris… ». De longs mois séparent encore le déporté Georges Séguy, « matricule 60581 », de la délivrance. Des mois qu’il vivra, confient-t-il, à la fois « heureux », de l’évolution des combats, et « anxieux », car « on avait entendu dire que Goebbels proposait la solution finale pour les détenus de la Résistance ». Mauthausen sera libéré début mai 1945. Rapatrié à Toulouse le 5 mai, se tenant à l’écart de la liesse de la Libération – « seul rescapé de l’imprimerie, j’étais avec le deuil, les cruautés que je venais de quitter » –, il réintégrera rapidement la vie militante, à la CGT et au PCF. Porté, à l’âge de vingt-deux ans, à la tête de la fédération des cheminots, il deviendra, en 1967, jusqu’en 1982, secrétaire général de la Confédération CGT. Sans jamais perdre de vue le serment adopté par tous les détenus de Mauthausen : « Poursuivre la lutte après la Libération de telle manière que jamais plus ça ne recommence, que la liberté, le droit des peuples priment tout. » Convaincu, dit-il, que « si la Seconde Guerre mondiale s’était prolongée de deux à trois mois, aucun d’entre nous n’aurait survécu », il avertit : « Gardons-nous de faire table rase du témoignage des survivants sur ce que fut la barbarie nazie » car l’actualité en France et dans le monde prouve que “le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde” ». Un témoignage et un message que, dans le Loiret où il vit sa retraite, à quatre-vingt-sept ans, il porte encore dans les lycées et collèges où il est souvent sollicité.

Résistant, déporté à l’âge de dix-sept ans, Georges Séguy évoque la lutte pour la dignité au cœur de l’univers concentrationnaire. Délivré seulement en mai 1945, il témoigne de l’écho, au camp de Mauthausen, des nouvelles du front de Normandie et de la libération de Paris. à Mauthausen, « on s’était mis des pétales 
de coquelicots sur notre tenue de bagnard »

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Valls chaleureusement accueilli…par le Médef

Posté par jacques LAUPIES le 28 août 2014

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Si l’on doutait des capacités intellectuelles du chef du gouvernement, on pourrait dire qu’il se trompe. Mais évidemment ce n’est pas le cas, c’est très brillamment qu’il assume avec talent une phase importante de la collaboration avec le libéralisme. Il ne se trompe pas il a fait avec son Président un choix de classe !

C’est très nettement qu’il affiche la volonté d’une économie basée sur l’offre avec le secret espoir que le patronat va le soutenir. C’est bien là sa plus grande faute car si les patrons souscrivent à ses déclarations, dès lors qu’il est question de créer des emplois, ils ont la prudence de dire que cela ne peut se décréter et qu’il va falloir être patient. On attend depuis des décades !

Car ils sont bien conscients qu’à l’intérieur de l’hexagone toute relance est liée à la consommation et que la consommation ne peut s’améliorer qu’avec de meilleurs salaires ou revenus. A l’extérieur il en va de même et nos principaux partenaires européens sont encore moins que nous préoccupés d’améliorer le pouvoir d’achat de leurs populations.

Puisque tous jouent la carte de l’austérité, de la réduction des dépenses publiques.

Un exemple pour imager cela : dans notre charmante ville de Tarascon les loyers sont particulièrement élevés. Construire des logements contribuerait à les faire baisser et freinerait l’appétit de certains propriétaires qui usent et abusent de la situation, y compris en louant de quasi taudis ! Y compris parfois en spéculant sur les aides consenties par les CAF.

Mais pour construire des logements accessibles il faut recourir à des incitations et des moyens que devraient pouvoir octroyer les collectivités territoriales ( ville, département, etc.) alors que l’état réduit sa dotation de 11 milliards pour les donner aux entreprises.

Résultat  : l’impossibilité de l’initiative publique, laisse au professionnels libéraux du bâtiment la responsabilité de répondre à la demande, en construisant.

Ce qu’ils ne feront que si la demande s’exprime et est solvable, donc si les salaires et les retraites augmentent ainsi que les minimas sociaux, si les banques consentent des taux plus bas. Mais chacun le sait elles ne sont pas incitées à le faire recherchent des placements plus rentables.

Donner de l’argent aux patrons ne règle donc rien. Ce dont ils ont besoin c’est d’un bon carnet de commande. Et ce sont les initiatives publiques et les moyens qu’on donne pour réaliser celles-ci qui peuvent le remplir.

Cet exemple illustre les conséquences néfaste d’une politique basée sur l’offre qui affaiblit le service public et bloque les salaires, pensions et retraites.

Il ne s’agit même pas, pour Valls, comme peuvent le penser encore des électeurs socialistes d’établir un compromis entre forces du capital et du travail mais bien de donner aux entreprises le pouvoir, en faisant appel à leur pseudo esprit solidaire voire à leur patriotisme (un leurre), de fixer les règles du jeu du dialogue social et des choix économiques.

Un telle politique est vouée à l’échec. Et cet échec prépare le retour d’une droite, recomposée, encore plus dure et plus libérale, sauf si la gauche se ressaisit !

Et si le mouvement social se développe !

 

Université d’été du Medef : Gattaz et Valls à l’unisson

Eugénie Barbezat
Mercredi, 27 Août, 2014
photo : AFP

Crédit:
afp
Répondant aux exigences formulées par le « patron des patrons », le Premier ministre a clamé son « amour de l’entreprise » et annoncé de nouvelles remises en cause d’acquis sociaux comme le repos dominical ou les « seuils sociaux » qui garantissent la représentativité des salariés.

« La France doit faire sa révolution culturelle, accepter que l’entreprise est le cœur de l’économie », a affirmé Pierre Gattaz dans son discours inaugural de la réunion annuelle du Medef. Le patron des patrons a répété son attachement au pacte de responsabilité voulu par François Hollande. Un dispositif qu’il a qualifié de « lumière dans un tunnel » pour les entreprises, ajoutant cependant qu’il fallait « aller au-delà ».

La réponse du Premier ministre, qui lui a succédé sur scène sous les applaudissements nourris et même… quelques acclamations de l’assistance, ne peut que combler les attendes (les exigences ?) de P. Gattaz. Au lendemain du remaniement qui entérine le renoncement à toute politique de gauche, Manuel Valls a d’emblée scellé son idylle avec le Medef, en martelant dès les premières minutes de son discours : « J’aime l’entreprise ! J’aime l’entreprise ! »

Le chef du gouvernement s’est même risqué à une extrapolation audacieuse en affirmant que, selon un sondage, les Français déclaraient « un plus fort attachement aux entreprises (les PME en l’occurrence, NDLR) qu’à des institutions comme la police, l’armée et même l’éducation nationale »…

Peu de commentateurs auront noté la légère contradiction avec la suite de son discours, dans lequel, à l’instar du message délivré le matin même par Emmanuel Macron lors de sa prise de fonction à Bercy, Manuel Valls a fustigé ceux qui opposent « Etat et entreprises, chefs d’entreprise et salariés, organisations patronales et syndicats ». « Notre pays crève de ces postures, a-t-il ajouté. Cessons d’opposer systématiquement, cherchons plutôt à coopérer. »

« La France a besoin de vous. Le retour de la croissance passera d’abord par le soutien aux entreprises », a poursuivi le Premier ministre face aux centaines de chefs d’entreprises qui l’acclamaient. Il a tenu à les rassurer quant à leur profits à venir, répétant, comme il l’avait fait la veille après l’annonce de la composition du nouveau gouvernement, qu’il ne doutait pas d’obtenir le soutien de la majorité pour faire voter le pacte de responsabilité.

En réponse implicite aux critiques des députés dits « frondeurs » et de l’ex-ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, qui demandaient moins d’aides aux entreprises et plus pour les ménages, Manuel Valls a jugé qu’« il est absurde de parler de cadeaux faits aux patrons, ce langage n’a aucun sens », avant d’évoquer une « sanctuarisation du crédit impôt-recherche ».

Marquant bien son cap à droite, le Premier ministre a également affirmé que dans notre pays, « la protection des salariés est globalement élevée ». S’il n’a pas prononcé les mots « TROP élevée », les propos qui ont immédiatement suivi cette affirmation ne laissent aucun doute quant à ses intentions : ouverture de nouvelles négociations sur le modèle de l’ANI (Accord national interprofessionnel sur la compétitivité et la « sécurisation » de l’emploi), allègement de la réglementation sur le travail dominical, remise en cause des seuils sociaux qui assurent la représentativité syndicale et salariale au sein des entreprises…

La longue et chaleureuse poignée de main échangée par Gattaz et Valls, à l’issue du discours de ce dernier, a entériné le reniement total, implacable et décomplexé du programme pour lequel François Hollande a été élu en 2012.

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A droite toute…

Posté par jacques LAUPIES le 27 août 2014

 

 

 

Le gouvernement Valls 2 : un “commando libéral”

Fabrice Savel et Eugénie Barbezat
Mardi, 26 Août, 2014
Photo : APF

Emmanuel Macron et François Hollande
Crédit:
AFP
La nomination de l’ancien banquier d’affaires, Emmanuel Macron à la place d’Arnaud Montebourg au poste de ministre de l’Economie constitue un signe clair d’allégeance en direction des milieux d’affaires et des marchés financiers.
Après plus de cinq heures en comité restreint, le président de la République et le premier ministre ont composé un gouvernement de soldats au service de la politique économique libérale, concrétisée par le “pacte de responsabilité”. Un gouvernement sans élargissement à gauche ni présence de ministres écologistes mais avec la nomination de l’ancien banquier chez Rotschild Emmanuel Macron.
Après avoir confirmé ce soir sur France 2 que la dissolution du précédent gouvernement était bel et bien « un acte d’autorité », Manuel Valls a indiqué qu’il solliciterait la confiance de l’Assemblée nationale « en septembre ou en octobre » et a affirmé qu’il n’avait « aucun doute » sur le fait qu’elle allait lui être accordée. 

Ceux qui ont refusé

La journée avait été rythmée par les rumeurs et surtout les refus de personnalités, probablement approchées, tels Jean-Vincent Placé, Robert Hue, Jean-Michel Baylet qui ont annoncés qu’ils ne participeraient pas au gouvernement.
Quant à l’ex secrétaire d’Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, il a annoncé dans un communiqué publié peu avant l’annonce officielle de la nouvelle équipe de Manuel Valls, qu’on lui a proposé de rester à son poste mais qu’il  » estime ne pas disposer de la capacité d’action et de l’autonomie nécessaire à la réussite d’une politique cohérente porteuse d’espoir pour nos territoires et nos concitoyens, confrontés à une crise profonde »

Réaction à gauche…

Peu après l’annonce de la composition du nouveau gouvernement (voir ci dessous), Pierre Laurent, le sécrétaire national du PCF a dénoncé : « une équipe toujours plus étroite politiquement et une politique annoncée plus droitière que jamais »

Portrait du nouveau ministre de l’économie :

Symbole de cette politique sans surprise à venir Emmanuel Macron est âgé de 36 ans, ce qui en fait sans aucun doute l’un des plus jeunes ministres à avoir occupé ce poste, il est énarque (promotion Léopold Sédar Senghor, 2004) et inspecteur des finances.Il était jusqu’à mi-juin secrétaire général adjoint de l’Elysée et conseillait le président de la République sur les questions économiques et financières, notamment les dossiers d’économie internationale et du G20.
Selon l’entourage de François Hollande, il a  » Il a joué un rôle-clé dans le dossier Alstom » . Emmanuel Macron avait auparavant été en 2007 rapporteur général adjoint puis membre de la Commission pour la libération de la croissance française, lancée sous la présidence de Nicolas Sarkozy et présidée par Jacques Attali.
Puis en 2008,  il a rejoint le privé en tant que banquier d’affaires chez Rothschild. Début 2012, il est nommé gérant et se retrouve à piloter l’une des plus grosses négociations de l’année (le rachat par Nestlé d’une filiale de Pfizer). Cette transaction évaluée à plus de 9 milliards d’euros lui a permi de devenir millionnaire.

Composition du gouvernement Valls 2

Le secrétaire général de l’Elysée, Jean-Pierre Jouyet, a annoncé, mardi 26 août, la composition du gouvernement Valls 2, quasi inchangé. Voici la liste complète des membres de cette nouvelle équipe et leurs attributions :
- Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international
- Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie.
- Michel Sapin, ministre des Finances et des comptes publics
- Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, qui remplace Benoit Hamon
- Christiane Taubira, ministre de la Justice.
- Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.
- Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé. et des droits des femmes
- François Rebsamen, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social.
- Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur.
- Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, ainsi que porte-parole du gouvernement.
- Emmanuel Macron, l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, qui récupère le poste de Montebourg
- Sylvia Pinel, ministre du Logement et de l’Egalité des territoires et de la ruralité
- Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique.
- Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, qui remplace Aurélie Philippetti
- George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer.
- Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports.
- Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement.
- Thierry Mandon, secrétaire d’État chargé de la réforme de l’État et de la simplification.
- Annick Girardin, secrétaire d’État au Développement et à la Francophonie.
- Harlem Désir, secrétaire d’État aux Affaires européennes.
- Thomas Thévenoud, secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du Tourisme et des Français de l’étranger.
- Alain Vidalies, secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche.
- Geneviève Fioraso, secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche.
- Christian Eckert, secrétaire d’État au Budget.
- Kader Arif, secrétaire d’État aux Anciens combattants et à la Mémoire.
- Laurence Rossignol, secrétaire d’État chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l’Autonomie.
- Ségolène Neuville, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion.
- Pascale Boistard, secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes.
- Carole Delga, secrétaire d’État chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation, et de l’Économie sociale et solidaire.
- Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du Numérique.
- André Vallini, secrétaire d’État à la Réforme territoriale
- Myriam El Khomri, secrétaire d’Etat à la Ville.
- Thierry Braillard, secrétaire d’Etat chargé des Sports

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Nouveau gouvernement : une transition vers l’echec total ?

Posté par jacques LAUPIES le 27 août 2014

 

Que dire de plus sur ce gouvernement ouvertement provocateur pour tous ceux qui ont de la peine à vivre ? L’avenir proche nous dira ! Le temps pour la classe dominante de nous préparer une entourloupe.

En attendant retenez ce qu’en disent les communistes, particulièrement tenus à écart des déclarations et des réactions sur l’évènement concernant la mise en place de ce  »nouveau » gouvernement !

Réaction du PCF

Déclaration de Pierre Laurent Secrétaire national du PCF

Paris, le 26 aout 2014

La démission du gouvernement Valls, cinq mois après son entrée en fonction était un premier et terrible constat d’échec. La liste du gouvernement Valls II en est un second, tout aussi éclatant. Avec une équipe toujours plus étroite politiquement et une politique annoncée plus droitière que jamais, symbolisée par l’arrivée d’Emmanuel Macron, homme-clé des banques et de la finance, l’exécutif s’enfonce dans une impasse dangereuse pour la France.

La politique Hollande-Valls n’obtient aucun résultat. Les causes sont connues : une austérité draconienne, une dépression de la demande par la baisse des salaires et du pouvoir d’achat, des libertés et des cadeaux accrus pour la finance et et le capital, une offre productive saignée par la rémunération des dividendes. Le nouveau gouvernement va amplifier cette politique, l’échec est programmé d’avance. La France peut gravement dévisser. L’autoritarisme et la brutalité comme méthode de gouvernement ne feront qu’accélérer cette grave crise politique.

Ce gouvernement sera incapable de rassembler les Français, la gauche et même les socialistes, pour renouer avec les exigences d’une politique de redressement national. Nous ne pouvons pas laisser faire car le prix à payer est déjà et sera plus lourd encore pour la France et les Français. Notre colère est d’autant plus grande que des solutions et des forces existent pour une autre politique. Le temps est venu pour tous ceux qui refusent ce cap suicidaire d’entrer en action, de débattre et d’agir en commun, de rassembler la gauche et le peuple pour construire une autre politique. Des fronts larges d’actions et de solutions doivent maintenant se constituer partout dans le pays pour la relance sociale, la justice fiscale, la lutte contre les gâchis de la finance, les créations d’emplois utiles aux services publics, au logement, à l’industrie et à la transition écologique, et pour la refondation démocratique de la République. Je donne rendez-vous à la fête de l’Humanité à toutes celles et ceux qui y sont prêts.

Réaction de l’Humanité

 

25 aoû 2014

Patrick Apel-Muller : Pas un pas de côté en dehors des clous de l’austérité

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« Démissionner le gouvernement Valls, six mois après l’avoir nommé, c’est avouer son échec, c’est reconnaître que, submergé par son impopularité, il ne peut admettre dans ses rangs le moindre écart » dit  Patrick Apel-Muller directeur de la rédaction de l’Humanité dans son édito web pour HUMA TV. Il ajoute : « Faiblesse aussi devant l’amoindrissement du socle politique de François Hollande.Il espérait faire avaler son abandon du socialisme et des valeurs de gauche en usant de la caution de personnalités de l’aile gauche du PS. Il doit y renoncer et réduit d’autant son assise politique après le départ des Verts du gouvernement. »  Réalisation : Abrahim Saravaki

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Dogmatisme et réalité

Posté par jacques LAUPIES le 26 août 2014

 

La politique souffre trop souvent des dogmatismes de ceux qui ont la charge de la représenter.

François Hollande, si on lui fait l’honneur d’une certaine honnêteté politique, ce qui avouons le est une concession très complaisante à son égard, François Hollande donc, s’enferme dogmatiquement dans des convictions social libérales, pour ne pas dire  libérales tout court.

Mais surtout il n’est plus dans son rôle de Président qui devrait tout de même mesurer la contestation, sous ses différentes formes, et particulièrement celle qui se manifeste parmi ceux qui l’ont élu. D’où le rôle néfaste des institutions qui lui permettent en fait un abus de pouvoir et de légitimité. 

Quant à  Manuel Valls on peut le considérer tout à fait droit dans ses bottes pour appliquer  cette politique qui depuis fort longtemps est apparue chez lui comme émanant de sa « nature profonde » et dont on peut considérer qu’elle est animée d’un choix de classe qui ne peut que réjouir la bourgeoisie.

Mais ils ne sont pas les seuls à faire cette démarche d’enfermement sur ce qui détermine leur action, où devrait se mêler comme chez chacun de nous, le besoin de pouvoir (au sens noble du terme c’est à dire « pouvoir faire ») et la prise en compte du réel pour l’exercer.

En l’occurrence le réel pour la responsabilité politique est de prendre en compte l’état économique, social et culturel d’une société donnée et la conscience de cet état qui émane de ses différentes composantes humaines notamment, et de le mettre en adéquation avec l’idéal qui nous anime. Si idéal il y a !

Cela ne veut pas dire que nous renoncions à notre idéal. Pour être concret l’idéal socialiste ou communiste et après tout pourquoi pas social démocrate ou même libéral doivent s’accommoder avec la réalité pour assurer leur développement et leur progression.

Bien sûr certains trouveront cette vision empreinte d’une extrême indulgence avec nos adversaires politiques mais disons le aussi avec nos potentiels alliés potentiels. Ils parleront d’opportunisme, d’abandon, de renoncement, etc.

Avec l’expérience je dois dire qu’une telle approche du combat politique a un caractère probablement plus révolutionnaire que celui qui consiste à camper sur des positions qui aboutissent finalement à faire des discours incantatoires en permanence.

Le communiste, notamment celui qui se réclame de Marx, place évidement l’action des hommes comme élément déterminant des transformations sociales qui ne peuvent intervenir et aboutir à des avancées que dans des conditions particulières à chaque société.

C’est l’évolution du rapport de force entre les différentes propositions politiques, le contexte historique, et surtout le degré des prises de conscience des masses populaires qui en découle, qui peuvent permettre de modifier les objectifs et hâter les changements que l’on espère. Et que d’autres peuvent craindre.

La révolution française, si elle fut préparée par la pensée des lumières, en un temps ou les rapports sociaux (comme aujourd’hui) ne coïncidaient plus avec les rapports de production, cette révolution a dépassé ses objectifs initiaux que prônaient  les cercles des politiques issus de la bourgeoisie et d’une petite noblesse.

Et contrairement à ces fantaisistes qui nous présentent son histoire en reléguant le peuple à une simple manifestation de la populace sanguinaire, la révolution alla bien au delà d’un simple compromis entre bourgeois et nobles. Le « petit » peuple des artisans et des paysans s’en mêla pour donner à ses intellectuels la force nécessaire à des changements qui ont secoué l’humanité entière.

Les révolutions socialistes russes et chinoises, dépassèrent les « nationalismes conservateurs ou même d’inspiration progressiste » parce que les contextes de guerres impérialistes provoquèrent les conditions de la révolte  populaire que les communistes transformèrent en révolution.

Seule la prise de conscience populaire permet d’avancer et son inconscience provoque les retours en arrière, toujours momentanés à l’échelle de l’histoire. Il est tout aussi irresponsable de croire que cela peut se faire sans l’intervention de la pensée et des forces organisées qui la soutienne.

Mais sans la prise en compte du réel quotidien et d’une prospective elle aussi réaliste l’échec est assuré.

 

PARU DANS L’HUMA

Montebourg confirme son départ et fustige la rigueur contre productive

Eugénie Barbezat
Lundi, 25 Août, 2014
Arnaud Montebourg

Crédit:
capture d’écran
Dans une courte allocution prononcée lundi à Bercy l’ex ministre de l’industrie a réaffirmé ses divergences profondes avec la politique économique inefficace et injuste de Manuel Valls et présenté comme logique sa non participation au futur gouvernement.

Dans la salle de presse de Bercy où l’attendaient depuis près de trois quart d’heure, un parterre de journalistes, convoqués le matin même, l’ex ministre de l’industrie a réitéré sa charge contre les politiques d’austérité mises en place et maintenues contre vents et marée par les institutions européennes et l’état français.

Arnaud Montebourg a fustigé avec virulence  les politiques de rigueur budgétaire, dont il a tenu à démontrer l’absurdité, et auxquelles il fait porter la responsabilité de l’enlisement de la France et de l’Europe dans une crise qu’il qualifie d’ « aussi violente que celle de 1929.»

« Le monde entier nous presse, nous supplie même de faire cesser l’austérité qui étouffe la croissance et les peuples », a affirmé le ministre démissionnaire, parlant d’ « entêtement absurde » pour qualifier le refus du gouvernement de changer de cap.

Quant à ses propres propositions, Arnaud Montebourg les pensent « raisonnables » et « justes », car sans croissance la réduction des déficits est purement et simplement impossible. De plus cette exigence budgétaire pèse sur les plus pauvres et les classes moyennes qui ne sont en rien responsables de la crise. CQFD

Evoquant son cas personnel, il a présenté comme logique et « volontaire » son départ du gouvernement : « C’est avec la fierté du devoir accompli, avec le sens des responsabilités qui m’ont été confiées que j’ai indiqué cet après-midi à M. le Premier ministre que s’il jugeait que je me trompais, s’il jugeait que mes convictions étaient contraires aux orientations du gouvernement qu’il dirige, dans ce cas, je croyais nécessaire de reprendre ma liberté, tout comme il accepte de me la rendre »

Conférence de presse d’Arnaud Montebourg du 25… par 20Minutes

Se plaçant en homme courageux et honnête, Montebourg a ensuite paraphrasé St Augustin  pour qui, selon lui, « la crainte de perdre ce que l’on a empêche d’aller vers ce que l’on est » avant de préciser qu’il allait maintenant « retourner travailler parmi tous les Français » et de saluer chaleureusement ses deux ex collègues à la Culture et l’Education nationale.  « J’adresse mes remerciements à Aurélie Filippetti et Benoît Hamon, ils ont fait le choix de leurs convictions, je les embrasse tous deux« , a-t-il déclaré. L’ex ministre de la culture, Aurélie Philippetti, s’est d’ailleurs fendue d’une lettre à François Hollande et Manuel Valls dans laquelle elle expose, avec des arguments assez similaires à ceux d’Arnaud Montebourg, les raisons pour lesquelles « elle n’est pas candidate à un nouveau poste ministériel » (voir document joint)

Le ministre de l’Education, Benoît Hamon, a annoncé ce soir sur France 2 qu’il ne participerait pas au nouveau gouvernement de Manuel Valls, « Je veux remercier le président de la République de m’avoir fait confiance, c’était une grande fierté pour moi d’être ministre de l’éducation nationale (…) Mais aujourd’hui j’estime qu’il aurait été incohérent que je reste au gouvernement », a-t-il déclaré.

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C’est le moment de trancher

Posté par jacques LAUPIES le 25 août 2014

 

Les députés socialistes et la Direction de ce parti, sont confrontés à une choix qui pourrait marquer l’histoire de notre pays, enfermé depuis des décades dans des politiques qui refusent toute mise en cause d’un système et plonge notre pays vers le déclin industriel, met à mal notre agriculture, marginalisant un bon quart de la population dans une quasi pauvreté.

Et commence à mettre à mal ce que l’on appelle les couches moyennes.

De plus une politique étrangère dangereuse et parfois provocante se développe !

Il ne s’agit pas de tout bouleverser ! Les français ne le voudraient pas dans leur majorité et ceux qui peuvent en rêver aux extrêmes sont bien incapables d’assumer un tel choix en l’absence de projet clair et parfois même animés des intentions du repli sur soi.

Il faut prendre des mesures, certes radicales,  pour inverser la tendance, mais acceptables par un large front allant du PS aux différentes composantes de la gauche qui s’est déjà manifestée. Le communiqué de Pierre Laurent me satisfait de ce point de vue :

« Le temps est venu pour tous ceux qui refusent ce cap suicidaire d’entrer en action, de débattre et d’agir en commun, de rassembler la gauche et le peuple pour construire une autre politique, avec une autre équipe, décidée à renouer avec les exigences de redressement social et de justice fiscale, de lutte contre les gâchis de la finance, de créations d’emplois utiles aux services publics, au logement, à l’industrie et à la transition écologique, de refondation démocratique de la République.  »

Les français ont des besoins concrets qu’il faut satisfaire et, fort de leur confiance, un large rassemblement rompant avec les exigences libérales au plan national et européen peut permettre d’établir de nouveaux rapports sociaux de coopération et de solidarité et y compris apporter les changements institutionnels nécessaires.

Ce rassemblement ne saurait prendre une tournure politicienne mais ils doit traduire les exigences d’une population qui souffre et désespère des injustices sociales et de leurs conséquences sur las populations les plus démunies.

 

 

 

Pierre Laurent appelle la gauche au rassemblement pour « construire un projet politique alternatif « 

pierre Laurent
Lundi, 25 Août, 2014
photo : AFP

Pierre laurent
Crédit: 
AFP
Après la démission du gouvernement le Secrétaire National du PCF estime que « l’échec sera une nouvelle fois au rendez-vous » et appelle à la mobilisation pour une véritable alternative à gauche.
« La démission du gouvernement Valls est un terrible constat d’échec. La politique mise en oeuvre depuis cinq mois n’obtient aucun résultat. 
La France s’enfonce dans la crise parce qu’elle s’enfonce dans l’impasse de l’austérité, de la baisse des salaires et du pouvoir d’achat, des cadeaux sans contrepartie aux dividendes et au capital. Incapable de rassembler les Français, la gauche et même les socialistes sur cette politique, Manuel Valls vient pourtant de recevoir le mandat du Président de la République de persévérer avec une équipe à sa botte, plus droitière encore. 
L’autoritarisme et la fuite en avant sont donc la seule ligne de conduite de l’exécutif. L’échec sera une nouvelle fois au rendez-vous. Il n’est pas possible de laisser faire car le prix à payer pour le pays est déjà et sera plus lourd encore. 
Devant tant de dogmatisme et d’inconscience, de mépris pour les électeurs, les paroles critiques, si justes soient-elles, ne suffiront pas. 

Pierre Laurent appelle la gauche au rassemblement pour « construire un projet politique alternatif « 

pierre Laurent
Lundi, 25 Août, 2014
photo : AFP

Pierre laurent
Crédit:
AFP
Après la démission du gouvernement le Secrétaire National du PCF estime que « l’échec sera une nouvelle fois au rendez-vous » et appelle à la mobilisation pour une véritable alternative à gauche.
« La démission du gouvernement Valls est un terrible constat d’échec. La politique mise en oeuvre depuis cinq mois n’obtient aucun résultat.
La France s’enfonce dans la crise parce qu’elle s’enfonce dans l’impasse de l’austérité, de la baisse des salaires et du pouvoir d’achat, des cadeaux sans contrepartie aux dividendes et au capital. Incapable de rassembler les Français, la gauche et même les socialistes sur cette politique, Manuel Valls vient pourtant de recevoir le mandat du Président de la République de persévérer avec une équipe à sa botte, plus droitière encore.
L’autoritarisme et la fuite en avant sont donc la seule ligne de conduite de l’exécutif. L’échec sera une nouvelle fois au rendez-vous. Il n’est pas possible de laisser faire car le prix à payer pour le pays est déjà et sera plus lourd encore.
Devant tant de dogmatisme et d’inconscience, de mépris pour les électeurs, les paroles critiques, si justes soient-elles, ne suffiront pas.
Le temps est venu pour tous ceux qui refusent ce cap suicidaire d’entrer en action, de débattre et d’agir en commun, de rassembler la gauche et le peuple pour construire une autre politique, avec une autre équipe, décidée à renouer avec les exigences de redressement social et de justice fiscale, de lutte contre les gâchis de la finance, de créations d’emplois utiles aux services publics, au logement, à l’industrie et à la transition écologique, de refondation démocratique de la République.
J’appelle dans tout le pays à la convergence et à la mobilisation contre les mauvais coups qui s’annoncent, et à la construction d’un projet politique de gauche alternatif. »

- See more at: http://www.humanite.fr/pierre-laurent-appelle-la-gauche-au-rassemblement-pour-construire-un-projet-politique-alternatif#sthash.z3ww173X.dpufJ’appelle dans tout le pays à la convergence et à la mobilisation contre les mauvais coups qui s’annoncent, et à la construction d’un projet politique de gauche alternatif. »

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Après les déclarations de Mélenchon, celles de Hamon et Montebourg !

Posté par jacques LAUPIES le 25 août 2014

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Aux actes citoyens…

 

Dans ma précédente et modeste analyse prenant pour prétexte la décision de Mélenchon de se retirer de la direction du Parti de Gauche je développais l’idée de trouver de nouvelles formes de rassemblement liées à la situation politique dans le pays à ce jour.

Je retrouve dans l’Huma le texte ci dessous faisant état des prises de positions de deux ministres socialistes qui s’inscrivent dans ma réflexion.

A moins d’être naïf y a t il entre cette attitude et une volonté réelle de changer de cap un point commun ? C’est ce qui reste à élucider.

L’avenir nous le dira mais je préfèrerais qu’elle aille dans le sens d’un rapprochement et que bien entendu s’y associent tous ceux qui veulent bien faire l’effort de comprendre ce que signifient ces déclarations.

Ce que j’en disais hier, en donne les raisons pour qui aura eu la patience de me lire. Sachant que je m’adresse à des lecteurs d’une diversité certaine mais qui pour beaucoup se situent probablement à gauche. Mais pas seulement et ne sont pas pour beaucoup en responsabilité dans un parti.

Donc pour ceux qui suivent mes commentaires ils comprendront que je voie d’un bon œil que deux ministres se préoccupent de développer une politique de la demande. Alors j’entends les éternels « bouffeurs » de socialistes répéter à satiété que l’on ne peut faire confiance à deux hommes engagés dans un gouvernement animé par Hollande et Valls.

Ces deux derniers affichant une politique socio libérale. Le premier outrepassant ce qui devrait-être sa vraie fonction essentielle : tenir compte de la volonté exprimée par ceux qui l’ont fait élire, le second : de la mettre en œuvre.

Alors est-il idiot d’envisager que ces deux comportements puissent être révisés par un Président, qui se tient au pouvoir grâce à des institutions qui enferment le pays dans une monarchie républicaine et, le conduire à appeler un autre premier Ministre ?

Un chef de gouvernement représentatif d’une autre politique et soutenu par une majorité qui se rallierait à  des valeurs de gauche, lesquelles soit dit en passant peuvent trouver des soutiens bien au delà !

Je réponds oui, car au fond les français veulent cela, y compris parmi les abstentionnistes et les électeurs de la droite dite « modérée » et plus même…

Evidemment cela est conditionné par des objectifs clairs en matière de politique économique et sociale et de politique étrangère.

Dire adieu aux politiques d’austérité qui font le lit de l’abstention et du FN pourrait redonner confiance en la gauche et y compris éviter l’abime dans lequel le chef de l’état et son entourage vont nous précipiter s’ils ne changent pas de cap ! A moins qu’il ne le souhaite et pire le provoque par une dissolution de l’assemblée. Au point où il en est tout est à craindre !

Une voie peut s’ouvrir qui sera probablement bordée d’épines mais qui devra dire adieu aux politiques d’austérité et qui dira aussi adieu à la poussée dangereuse du FN.

Mélenchon réagissant en clôture de l’université de son parti déclare qu’il ne rejoindra jamais Hollande et Valls ! Une telle déclaration ne me satisfait pas car elle met à égalité deux responsabilités qui sur le plan institutionnel sont différentes même si émanent d’elles, en l’état, des politiques identiques et condamnées par une fraction importante de la gauche.

 

 PARU DANS LE SITE DE L’HUMA

 

Hamon et Montebourg pour une vraie politique de relance

Dimanche, 24 Août, 2014
AFP

Arnaud Montebourg et Benoît Hamon à la Fête de la rose
Crédit:
AFP
François Hollande avait réaffirmé cette semaine son cap austéritaire, mais deux de ses ministres dénoncent ces choix politiques. Arnaud Montebourg et Benoît Hamon haussent le ton et entendent peser sur les choix du gouvernement.

« La relance de la demande est la condition de la réussite de la politique de l’offre qui a été faite depuis deux ans. On ne peut rien vendre aux Français s’ils n’ont pas des revenus suffisants » explique Benoît Hamon dans le Parisien de ce dimanche. Même discours dans l’interview qu’Arnaud Montebourg a donné au Monde daté de dimanche et lundi : « L’honnêteté oblige à dire que la croissance est nulle chez nous, qu’elle est négative chez nos voisins et qu’il existe un grave risque déflationniste dans la zone euro. […] Il faut donner la priorité à la sortie de crise et faire passer au second plan la réduction dogmatique des déficits, qui nous conduit à l’austérité et à la montée continue du chômage. »

Benoît Hamon est justement l’invité, ce dimanche, de la Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire) organisée par Arnaud Montebourg. Les deux ministres, tout en disant ne pas pouvoir être à la fois frondeurs et au gouvernement, se disent proches de ces députés PS opposés à la politique de Hollande. « Arnaud et moi ne sommes pas loin des frondeurs, mais notre problème n’est pas d’en prendre la tête. Notre volonté est d’être au service d’un rassemblement de la gauche et de peser au sein du gouvernement » explique le ministre de l’Education nationale.

Les députés frondeurs ne s’y trompent d’ailleurs pas. Christian Paul approuve le message: « Ils font au sein du gouvernement ce que nous avons engagé depuis plusieurs mois au Parlement: ils posent sur la politique les bonnes questions et comme nous apporter des solutions depuis le printemps dernier. Nous parlons d’un +plan d’urgence+ et Montebourg d’un +électrochoc+: il y a évidement une communauté d’analyse, des propositions qui peuvent converger. » Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris rejoint également l’analyse du ministre de l’économie: « Arnaud Montebourg fait un diagnostic très comparable au notre et considère que le débat est toujours ouvert au sein du gouvernement et je m’en félicite (…) Il y a besoin de ce débat approfondi, il y a besoin d’une réorientation et que le ministre de l’Economie s’engage est positif. Maintenant il ne faut pas que ça reste lettre morte et il faut que le débat aille à son but, c’est-à-dire effectivement donner du pouvoir d’achat, faire une politique plus favorable à l’emploi (…) Il nous faut convaincre et convaincre là où nous sommes: les parlementaires au Parlement, Arnaud Montebourg au gouvernement ».

La politique européenne également ciblée

Les deux ministres sont également particulièrement offensifs contre la politique économique européenne et particulièrement les choix imposés par les allemands. Ainsi pour Arnaud Montebourg, « il faut hausser le ton. L’Allemagne est prise au piège de la politique austéritaire qu’elle a imposée à toute l’Europe. Quand je dis l’Allemagne, je veux parler de la droite allemande qui soutient Angela Merkel. La France n’a pas vocation à s’aligner sur les axiomes idéologiques de la droite allemande. » En écho, Benoît Hamon propose une analyse comparable à celle de son allié. Pour lui, la chancelière allemande Angela Merkel « ne peut plus être celle qui donne le la de l’orientation européenne. L’Allemagne sert ses intérêts personnels, pas ceux de l’Europe ». Le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg s’en prend également à la BCE, qui « doit changer de braquet et se mettre à faire ce que font toutes les banques centrales du monde, notamment des pays qui ont su faire repartir la croissance, à savoir racheter de la dette publique ».

Pour peser dans les choix du gouvernement, les deux ministres se lancent dans une campagne médiatique, qui débutait ce weekend avec leur présence en ouverture des quotidien Le Monde et Le Parisien – Aujourd’hui en France. Leur offensive se poursuit notamment ce dimanche soir au journal de TF1, comme lundi matin à la matinale de France Inter et bien d’autres à suivre dans la semaine.

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Reflexion après la prise de position de Mélenchon

Posté par jacques LAUPIES le 24 août 2014

Jean Luc Mélenchon, pour qui j’ai toujours eu une certaine admiration de ses qualités d’orateur et donc, comme on dit de nos jours,  de communiquant, ne m’a cependant pas ébloui dans ses prises de position stratégiques, plus ou moins apparentes il est vrai.

Je n’ai, à 78 ans, pas oublié les méthodes Mitterrand dont d’ailleurs il se réclame, et qui avaient une certaine similitude avec les siennes, notamment l’utilisation d’une rhétorique imparable devant les foules !

S’il demeure un possible allié politique (avec la formation qu’il animait) avec qui on peut partager un certain nombre d’objectifs, comme cela a été fait au sein du Front de Gauche, il ne faudrait pas considérer pour autant qu’il est l’homme providentiel. Sauf que, dans le système médiatico - politique qui règne dans ce pays, il est toujours possible de lui voir attribuer cette qualité. Quand cela arrange ledit système bien sûr !

Je ne sais pas quels sont les objectifs de Mélenchon en quittant la présidence du Parti de Gauche. Personnellement je considère qu’effectivement prendre une position de « personnalité » indépendante au sein (ou à côté) du Front de Gauche pourrait-être une bonne chose. A condition qu’il s’installe comme il se doit dans une telle fonction et soit capable de faire une synthèse ou de l’exprimer.

Visiblement, selon certains, ce n’est pas de cela qu’il s’agit mais plutôt de créer d’autres alliances en d’autres lieux pour peser autrement au sein d’une gauche radicale  ou le PCF semble être pour lui un obstacle. Un PCF cependant à qui il doit beaucoup de son résultat en 2012. N’en déplaise à ceux qui pensent qu’il aurait pu seul atteindre ce résultat.

Mais je ne lis pas dans le marc de café…

En politique chacun doit évidemment défendre ses convictions, en priorité, avant de faire la synthèse avec celle des autres ! Car sans synthèse les objectifs, surtout électoraux, dans certaines situations données ne pourraient-être atteints.

On peut penser qu’il est toujours temps de faire des compromis et qu’il faut mener le combat pour sa famille politique et établir les rapports de force nécessaires ? Mais tout de même il faut prévoir le possible pour demain et en fonction de sa position, s’y préparer. Ne serait-ce qu’avec le discours toujours un peu enfumant et langue de bois, comme nombre de politiques pratiquent, à propos de l’intérêt des travailleurs, du peuple, de la nation, ce que Mélenchon fait fort bien ! Pas sûr que cela nous mène bien loin si l’homme ne se libère pas de certains défauts

Car voilà il y a un os ou plutôt des os :  l’état réel et constaté par divers scrutins des forces politiques, la situation provoquée par la politique d’un gouvernement qui n’a même plus de socialiste le nom mais, ne le négligeons pas, développe une social démocratie aux soutiens et moyens solides, la montée de l’extrême droite et, ne l’oublions  pas, les prétentions de la droite dite « libérale » qui sait fort bien qu’une fois réglées ses querelles internes, elle va capter ces couches, dites moyennes, qu’elle et le PS se partagent actuellement en influence.

Si les électeurs réagissaient en terme de classe, ou de patriotisme vrai (pas à la sauce FN) les choses seraient simples et la gauche radicale, dite vraie,  pourrait prétendre à 30 % des voix. Mais voilà, des décades de combat idéologique de la grande bourgeoisie l’ont éloignée, avec crise aidant, de cette possibilité immédiate.

Et Jean Luc Mélenchon et autre Besancenot et autre Duflot, et même autre Bayrou, chacun à sa manière, sauf avec l’effet de surprise, ne réussira, si telle n’est pas la volonté des idéologues dominants, à franchir le cap des 10 %. Pour l’instant ces idéologues préfèrent orienter vers les voies da garage de l’abstention et de l’extrême droite.

Le FN y parvient tout simplement parce qu’il affiche avec force démagogie une certaine virginité politique et une opposition systématique,  vide de propositions sérieuses, et que l’arsenal et les appuis et pratiques  médiatiques favorisent. Les médias sont un instrument contrôlé et au service de cette grande bourgeoisie, faut-il encore le répéter !

Quant à l’abstention pour des raisons quasi identique elle gagne du terrain.

Et le PCF dans tout ça ? Le PCF a paradoxalement le « mérite » de se trouver quasi isolé idéologiquement face à cet ensemble hétéroclite qui est sans véritable solution et méthode pour changer la société. N’en ayant évidemment pas vraiment la volonté.

Avouons que la tâche n’est pas facile et que fort de son analyse de la société, malgré sa faiblesse électorale et l’amoindrissement considérable de ses moyens organisationnels, le PC est capable de tracer de nouvelles voies. Car enfin les 30 %,  de contestataires, et même plus, existent bel et bien ! Et cela peut conduire à libérer les 70 % qui subissent la pensée dominante.

Reste à les unir ce que tente de faire la majorité du  PCF. Raisonnant en fonction des intérêts de classe et des catégories sociales les composant, des transformations sociologiques, il n’y a d’autre solution pour créer les conditions du rassemblement :

1) – qu’être (au PCF) nous même et nous exprimer en tant que tel : Parti aux objectifs de transformation révolutionnaire, attachés à un idéal communiste, avec la socialisation des moyens de production et donc l’abolition de l’aliénation du travail et une équitable répartition des richesses et leur gestion démocratique.

2) – que de nous situer dans le présent comme capables de contribuer au rassemblement, utile et nécessaire, pour faire progresser la société vers ces objectifs en fonction des volontés populaires du moment, ce qui implique une vision réaliste de leur degré de conscience mais aussi de leur organisation politique.

Concrètement cela signifie qu’il faut prendre en compte les réalités institutionnelles, les influences politiques de partis du moment, qui ne sont pas des facteurs favorables au changement espéré, mais auxquelles il faut adapter notre stratégie pour inverser un réformisme (de droite ou de gauche) qui sert les intérêts économiques de la classe dominante capitaliste.

Prôner, à ce jour, une large union des forces républicaines, s’inscrivant dans le progrès social, la défense de l’intérêt général, dans un cadre de liberté et de démocratie garanti et élargi, est la solution qui nous parait la mieux appropriée.

Cela ne signifie pas un renoncement à la poursuite d’un combat pour aller encore plus loin vers le socialisme, contre toute compromission avec un capitalisme qui lui, sans renoncer à ses fondamentaux, utilise autant qu’il le peut, la collaboration de classe.

Mais pour cette large union il faut s’adresser à toutes les forces sociales, organisées ou non, rester soi-même dans la recherche du compromis.

Je comprends tout à fait les positions affichées, y compris par des communistes, qui consistent à nier toute possibilité d’entente avec des socialistes toujours enfermés (cela ne date pas d’aujourd’hui dans la tentation du compromis avec des forces favorables au libéralisme économique) mais il ne s’agit pas dans cette affaire que de militants engagés, qu’il faut nécessairement stigmatiser. Il y a derrière ou devant, comme vous voudrez,des citoyens éclairés et qui ne s’en laissent pas aussi facilement conter.

Ces citoyens ont besoin d’un langage de vérité et sont las de voir se constituer des clans, des mouvements, d’où émerge telle ou telle personnalité, qui atteste de l’émiettement d’une volonté qui semble commune à vouloir défendre l’intérêt public.

Le problème que me pose, personnellement, Mélenchon et nombre de ceux qui se sont engagés au sein du parti de gauche, comme d’ailleurs dans nombre d’organisation anti libérales (ou capitaliste) est qu’ils s’engagent très souvent dans des voies « gauchisantes » ou domine l’illusion que l’on peut avec une organisation (ou un mouvement)  pratiquer la stratégie du grand soir, en dépit des réalités économiques, sociales, culturelles et politiques d’une France qui est bel bien sortie des contextes du XXème siècle.

Tout en se réclamant d’une révolution citoyenne !

Ce qui ne veut nullement dire que nous avons oublié dans notre critique de ces courants, l’existence des contradictions de classe, des mécanismes d’exploitations qui auraient disparus et ne seraient plus porteurs de tentation révolutionnaire.

Simplement ils appellent d’autres mobilisations et d’autres rassemblements non figés dans le temps, dans la forme, dans la composition.

Il appartient aux hommes ou aux femmes qui voudraient en être les animateurs d’être capables de synthétiser cela !

 

 

 

 

 

Jean-Luc Mélenchon quitte la co-présidence du Parti de gauche mais continue “le combat politique”

Fabrice Savel avec agences
Vendredi, 22 Août, 2014
Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon
Crédit:
TRIBOUILLARD / AFP
Jean-Luc Mélenchon a annoncé vendredi sa décision de quitter la co-présidence du Parti de gauche et une réorganisation de la direction plus collégiale.

Jean-Luc Mélenchon a annoncé ce vendredi qu’il quitte la coprésidence du parti de gauche (PG). « Le parti va se battre pour la VIe République, notre candidat pour 2017, c’est la VIe République », a déclaré Jean-Luc Mélenchon qui ajoute qu’il se consacrera désormais à cette tâche. Et « pour cela il ne faut pas que je sois président d’un parti », a-t-il souligné.

Selon Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche, la réorganisation est faite « dans un esprit de reconquête » à un moment où plusieurs formations tentent de construire une alternative à gauche à la politique de François Hollande.

Selon France Inter, le député européen longtemps en première ligne médiatique veut changer de stratégie et « mieux organiser son silence pour faire émerger ses idées ».

Il entend mettre la dernière main à un livre “L’ère du peuple” dont la sortie est programmée en octobre avec pour thème l’émergence d’une sixième République.

Dans le Dauphiné Libéré, paru jeudi dernier, Jean-Luc Mélenchon a répété ses critiques  contre les communistes qui se sont rassemblés aux élections municipales avec des candidats du Parti socialiste.

Il a également attaqué de nouveau le secrétaire national du PCF : « Quand Pierre Laurent décide de se rendre aux universités d’été du PS, c’est aussi, à mon avis, une erreur. La Rochelle, ce festival des vanités! Et ça l’année où Manuels Valls traite d’irresponsables tous ceux qui, à gauche, ne pensent pas comme le gouvernement ».

De son côté Pierre Laurent a précisé qu’il irait  “dans toutes les universités d’été où (il) serai(t) invité par toutes les forces de gauche », pour rassembler « sur un autre cap politique » que celui imposé par le gouvernement. « Il n’y a pas d’avenir avec cette politique gouvernementale », martèle Pierre Laurent. « Hollande est en train d’échouer, le président de la République nous emmène dans le fossé ».

Pour sa part, Jean-Luc Mélenchon rêve d’élargir sur le plan national l’alliance entre le Parti de gauche et Europe Ecologie-Les Verts déjà tentée à l’occasion des municipales et qui s’est soldée par la conquête de Grenoble, où se tient le “Remue-méninges” du Parti de gauche.

Martine Billard, coprésidente du PG doit également quitter ses fonctions et se consacrer au réseau européen de l’écosocialisme. Le nouveau dispositif du parti doit être validé vendredi soir lors d’un bureau national du PG.

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