Quand les communistes réfléchissent

Posté par jacques LAUPIES le 31 août 2014

 

Le PCF a tenu son université d’été ce dernier we aux Karellis

La Section de Tarascon y avait délégué deux participants. Ces derniers ont pu ainsi participer à plusieurs des nombreux ateliers prévus dans chaque tranche d’horaire.

 

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Introduction aux travaux par Pierre Laurent qui doit ce matin de retour de La Roclelle prononcer une allocution de cloture

 

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L’un des ateliers le vendrei matin

 

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Les Karellis

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Patrice Bessac maire de Montreuil pendant son exposé

 

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Pierr Laurent en discussion avec des « universitaires »

 

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Soirée théâtrale « Jaurès » – Fabuleux et à voir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux Karellis, le PCF prépare une rentrée combative

Julia Hamlaoui
Samedi, 30 Août, 2014
Quand les communistes réfléchissent dans POLITIQUE 495657_le-drapeau-du-parti-communiste-francais

Photo Franck Fife/AFP
Quelque 750 militants communistes sont réunis aux Karellis en Savoie depuis vendredi après-midi à l’occasion de leur université. Reportage

Les Karellis (Savoie), envoyée spéciale.

L’université d’été du PCF a ouvert ses portes vendredi après-midi aux Karellis, en Savoie. Quelque 750 militants communistes ont répondu présents à ce rendez-vous qui, d’entrée de jeu, s’est voulu offensif. « C’est une université d’été exceptionnelle parce que nous venons de vivre une semaine cruciale qui dessine une année politique toute particulière », a estimé Pierre Laurent qui, contrairement aux années précédentes, a prononcé un discours d’ouverture vendredi avant de se rendre samedi à La Rochelle pour « tenir un langage de vérité » aux militants socialistes. « Dans la crise actuelle, nous devons aussi voir des opportunités », a jugé quelques minutes auparavant, à la tribune, Patrice Bessac, nouveau maire communiste de Montreuil (Seine-Saint-Denis). « Le pessimisme et le désespoir sont un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre », a-t-il ajouté.

Dans un tel contexte, le PCF est déterminé à passer à l’action. « La France et la gauche sont dans un moment de vérité où il va falloir mobiliser toute notre capacité à agir et notre capacité d’optimisme pour ouvrir des voies nouvelles à ce pays », a renchéri Pierre Laurent évoquant la « responsabilité considérable » que la période confère aux communistes. « Nous ne pouvons pas laisser faire, nous ne pouvons pas laisser la France dirigée par un homme qui prétend être de gauche et qui tient devant le Medef un discours de droite », a-t-il lancé avant d’énumérer les tâches au programme : « Travailler en même temps à la relance du Front de gauche pour en faire un des animateurs du rassemblement nécessaire et à un dialogue immédiat avec l’ensemble des forces de gauche et l’ensemble de ceux qui ne peuvent accepter cette situation ».

Et de citer l’exemple de Montreuil, « pas une bataille gagnée d’avance » lors des dernières municipales, comme preuve qu’avec « de l’intelligence, de la détermination et un esprit d’unité farouche, on est capable de remporter des victoires qui paraissent inaccessibles ». Le maire de la ville a d’ailleurs partagé, quelques instant plus tôt, sa conviction qu’il est indispensable de « forger une coalition nouvelle de celles et ceux qui pensent – qu’ils soient socialistes, écologistes, communistes, et surtout rien de tout cela – qu’il est nécessaire et possible de promouvoir une civilisation et une politique de biens communs partagés ». Avec une exigence : « Mettre le cap sur la participation du grand nombre à l’élaboration de politiques nouvelles et progressistes », a insisté Patrice Bessac qui proposera dans quelques jours de créer dans sa ville une université populaire et un festival de l’invention politique.

Cet état d’esprit semblait également régner parmi les militants. « La situation est délicate, explique Guénolé Fournet, un jeune communiste breton, mais paradoxalement elle renforce notre volonté d’être plus encore à l’offensive car la rupture est désormais consommé entre Hollande et les jeunes. »  Pour Nathalie Vasseur, si « être combatif est nécessaire, cela ne suffira pas, il faut que les conditions soient réunies pour vraiment avancer et rassembler ». La responsable de la section de Drancy (Seine-Saint-Denis) estime ainsi que, d’ici la Fête de l’Humanité, les communistes doivent « renouer avec l’envie de parler au plus grand nombre, renouer avec la tradition du parti de masse qui va de pair avec le rassemblement ».  Un défi d’autant plus important que la « déception du peuple est de plus en plus forte ».

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Les coquins solidaires

Posté par jacques LAUPIES le 30 août 2014

 

Lisez l’article ci dessous car de cela la télévision ne vous parlera surement pas.

Et dire que BHL tripote aussi avec Porochenko. 

Ah celui là ! Il n’a pas encore assez pris de tartes à la crème sur sa figure pouponne. Il se prend pour Voltaire chez le roi de Prusse…

Et l’autre qui se veut sauveur de la France après l’avoir enterrée pendant cinq ans, qui fut leur copain, baguenaudant avec deux de la Géorgie à la Lybie. Mais après tout, commencent à dire les dignes citoyens à la mémoire courte de notre France qui se « pétainise », il vaut mieux que son successeur. Vaï, comme on dit chez nous !

 

Décidément le fric fait des ravages dans certaines têtes pensantes (si l’on peut dire)

Nauséabond tout ça !

 

 

Le blog de José Fort (publié dans le site de l’Humanité)
Un regard affûté sur le monde, implacable avec les dominations qui l’accablent, toujours à l’écoute des mouvements qui le libèrent.

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photo : AFP
Jeudi, 28 Août, 2014 – 14:11

Ukraine : un conseiller très spécial pour Porochenko

Il était séduisant Mikhaïl Saakachvili, le jeune héros de  la « révolution » dite « des roses » en Géorgie. Il avait tout pour lui : protégé des Etats-Unis et de l’Union européenne, formé à Washington et pas seulement à l’université, de l’argent et des relations à Bruxelles et à Paris avec la droite sarkoziste.
Bref, le profil  parfait pour revenir dans son pays d’origine et accéder au pouvoir. Objectif atteint lors des élections de 2004 : le jeune Mikhaïl était élu avec 96% des voix. Même Staline, le fils de la nation géorgienne, n’aurait jamais atteint un tel score. Et puis, tout a basculé.
Saakachvili ne supportant aucune critique déclenche trois ans après son élection, en 2007, une violente répression contre l’opposition. La police tire sur les manifestants. Par milliers, ils prennent le chemin des prisons et des salles de torture. L’année suivante, en 2008, il se lance dans une guerre pour « récupérer » l’Ossétie du Sud entraînant une violente réaction militaire russe.
C’est alors que son ami Sarkozy, présenté comme le médiateur européen incontournable et célébré comme un « négociateur de talent », multiplie les voyages médiatiques entre Moscou et Tbilissi.  Résultat : la perte par la Géorgie de 20% de son territoire. Et un pays rançonné par Saakachvili et ses proches à la manière d’une République bananière.
A tel point que la justice géorgienne le poursuit pour détournement de fonds publics à des fins personnels, abus de pouvoir, violences organisées. L’accusé a préféré prendre la fuite aux Etats-Unis.
C’est cet homme là qui occupe la fonction de conseiller du président ukrainien Porochenko. Pas de quoi effaroucher le roi du chocolat, ce dernier ayant participé à tous les gouvernements de l’ère pos soviétique et ayant lui même tapé allègrement dans la caisse. Entre voyous, la solidarité existe. Aussi.

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Ces vies exemplaires liées à un temps

Posté par jacques LAUPIES le 29 août 2014

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Le parcours d’une vie n’est jamais conforme à l’image qu’en donnent souvent les autres ni même de l’idée que l’on s’en fait soi-même.

Il faut donc se garder de tout idéaliser mais cependant il est dans certaines vies des faits, des attitudes, qui attestent irréfutablement d’un engagement particulièrement fort dans la construction de l’humanité et que rien ne peut démentir.

Même s’il est préférable parfois connaître plus intimement ceux qui représentent pour nous le meilleur aspect de l’idéal que nous avons choisi de servir, l’image que nous en donnent ceux qui les ont côtoyés, ou pour le moins se sont penchés avec rigueur sur leur passé, témoins et historiens, nous est précieuse.

Pour moi Georges Séguy ce sont les luttes qui ont précédé mai 68 et celles fantastiques qui ont fait ces évènements. Je ne me posais pas la question du pas la question de ses origines de Résistant, ni même de déporté. Mais évidemment comme beaucoup de jeunes militants j’étais en admiration devant ces responsables syndicaux ou politiques, « à la base » qui avaient connu la déportation.

Parmi les cheminots de Tarascon il y avait notamment Chamary qui était responsable de la CGT et travaillait au Service de la Voie. A Beaucaire il y avait Etienne Chaulet, conseiller municipal communiste. Mais j’en ai connu d’autres à d’autres niveaux de responsabilité !

De leurs vies je ne savais pas grand chose, mais de leur modestie et de leur fraternité je me souviendrais toujours.

Alors bien entendu il m’est insupportable que l’on puisse tenter parfois de mettre en cause cet engagement qui fut le leur en cherchant ici ou là, à l’échelle d’un pays, de leur opposer toutes sortes de critiques voire même de dénigrement. Et il m’est encore plus insupportable que l’on ose parfois les livrer à l’amalgame avec leurs adversaires.

Quand, comme ce fut le cas de nombre de grands résistants, on choisit son camp à 17 ans, sous l’impulsion de l’affirmation de soi, que l’on recherche à cet âge, avec une lucidité que généralement les adultes ne perçoivent pas et qualifient d’inconsciente, cela nous parait conforme à l’image des réalités auxquelles leur époque les a confrontés.

Mais nous ne devons pas oublier que cela est en lien avec le mouvement social qui les entourait avec tous les pièges qu’il contenait, toutes les pressions idéologiques, toutes les implications de leurs conditions matérielles de vie.

Il en est de même aujourd’hui !

La perception des injustices liée à nos besoins du moment et aux interrogations pour notre avenir ne conduit pas nécessairement à opter pour les causes les plus conforme à nos désirs. J’ai connu ces doutes, à mon adolescence, mais la présence forte de l’idée communiste nous entrainait, sinon à l’adhésion du moins au respect et au soutien de cet idéal.

Au fond c’était plus facile que pour ces ainés qui avaient été confrontés à la trahison puis à la collaboration avec l’ennemi. Mais a peine franchie cette période les guerres coloniales, les luttes pour l’indépendance nous plongeaient dans un trouble politique qu’il a fallu surmonter.

Depuis des générations ont suivi et leur révolte parfaitement compréhensible prend des chemins extrêmes qui s’éloignent d’une possibilité pourtant bien réelle de transformer la société sans pour autant que l’exclusion, la division, la violence et la guerre soient les passages obligés. Des passages dangereux qui remettent en cause les acquis antérieurs.

Pour cette raison nous ne nous sentons pas autorisés à  la passivité au renoncement et au désengagement. Mais nous sommes bien conscients que le temps, impitoyable obstacle à la pérennisation de nos combats, impose des reculs et que seule une parcelle de nos paroles est convaincante.

Il faut donc faire confiance en cette lucidité de la jeunesse qui peut s’emparer parce qu’elle y trouvera tôt ou tard une vérité !

 

 

Georges Séguy :  « on s’était mis des pétales de coquelicots sur notre tenue de bagnard »

Yves Housson
Jeudi, 28 Août, 2014
Photo : olivier coret

Crédit:
olivier coret
Résistant, déporté à l’âge de dix-sept ans, Georges Séguy évoque la lutte pour la dignité au cœur de l’univers concentrationnaire. Délivré seulement en mai 1945, il témoigne de l’écho, au camp de Mauthausen, des nouvelles du front de Normandie et de la libération de Paris.

La Libération, il l’a vécue, euphémise-t-il, « dans une situation un peu particulière ». À l’été 1944, il est, depuis le mois de mars, la proie du pire des rouages de la machine nazie : déporté au camp de Mauthausen, en Autriche. Jeune militant syndical et communiste à Toulouse, il avait été arrêté, en février, par la Gestapo. Apprenti conducteur-typographe, Georges travaillait dans une imprimerie clandestine. « On imprimait des journaux de la Résistance, Libération, Franc-Tireur, l’Humanité, les journaux syndicaux de la CGT illégale. On a fait des fausses cartes d’identité. On a même édité des faux certificats de baptême catholique, à la demande de l’archevêque de Toulouse, à l’intention d’enfants juifs confiés à des familles d’accueil et dont les parents fuyaient la traque de la police de Vichy. » Tout avait commencé deux ans plus tôt, un soir de mars 1942, lorsque son père, en larmes, lui annonce l’exécution de Pierre Semard, dirigeant de la CGT cheminots, grand ami de la famille Séguy. Révolté, Georges propose à ses camarades de la Jeunesse communiste d’entrer dans les FTP. Le jugeant « trop jeune pour prendre les armes », ils l’orientent sur l’imprimerie, où ses tâches l’amèneront à tenir aussi le rôle d’agent de liaison entre les diverses organisations résistantes.

Le plus jeune déporté résistant de France

Arrêté sur dénonciation, avec l’ensemble de ses collègues de travail, 17 hommes et trois femmes, il fait, à dix-sept ans – ce qui lui vaudra la redoutable distinction de « plus jeune déporté résistant de France » –, l’« horrible voyage » de Mauthausen. « Intégralement nus, entassés dans des wagons à bestiaux, trois jours, trois nuits, sans manger, sans boire, sans voir le jour. » Première expression de la barbarie nazie, qui sera leur lot quotidien. De ces SS qui « voulaient à tout prix nous déshumaniser, nous traiter comme des déchets », car « nous étions pour eux une espèce de terroristes coupables d’avoir osé combattre l’idéologie nazie, et, pour eux, ça méritait de nous obliger à travailler pour leur compte, avec leur mépris, leur violence et la famine jusqu’à ce que mort s’ensuive ». Au cœur de la nuit, lueur fragile mais inestimable, Georges rencontre d’autres Français, des militants communistes pour la plupart, condamnés en France par le pouvoir de Vichy et livrés aux nazis. Avec des détenus d’autres nationalités, ils sont parvenus à monter une organisation clandestine. Elle « fonctionnait surtout pour résister à la cruauté de nos bourreaux », « préserver quoi qu’il en coûte notre dignité ». Entretenir « l’espérance de survivre et d’être libéré ». Résister à Mauthausen, c’était saboter le travail : Georges raconte comment, affecté à l’assemblage d’ailerons pour les avions de chasse Messerschmitt, il perçait des trous de 10 millimètres pour des rivets de 8… Résister, ce sera aussi capter les informations radiophoniques sur la débâcle en cours et, grâce à l’organisation secrète, les faire connaître. Georges sera l’un de ces relais, diffusant les nouvelles aux détenus « trois par trois », « chaque dimanche, jour sans travail ». Ainsi les déportés apprendront-ils l’avancée de l’armée soviétique sur le front de l’Est. De même que, par la suite, l’ouverture d’un deuxième front avec le débarquement en Normandie, puis la Libération de Paris. Là, pour exprimer l’optimisme qui s’empare d’eux, « nous avons fait quelque chose d’un peu particulier, raconte Georges. Pour aller du camp à l’usine, on suivait un petit chemin caillouteux et il y avait des coquelicots : on s’était mis des pétales de coquelicots, tous les Français, sur notre tenue de bagnard. Dans notre idée, c’était la célébration du deuxième front. Les SS n’ont pas compris… ». De longs mois séparent encore le déporté Georges Séguy, « matricule 60581 », de la délivrance. Des mois qu’il vivra, confient-t-il, à la fois « heureux », de l’évolution des combats, et « anxieux », car « on avait entendu dire que Goebbels proposait la solution finale pour les détenus de la Résistance ». Mauthausen sera libéré début mai 1945. Rapatrié à Toulouse le 5 mai, se tenant à l’écart de la liesse de la Libération – « seul rescapé de l’imprimerie, j’étais avec le deuil, les cruautés que je venais de quitter » –, il réintégrera rapidement la vie militante, à la CGT et au PCF. Porté, à l’âge de vingt-deux ans, à la tête de la fédération des cheminots, il deviendra, en 1967, jusqu’en 1982, secrétaire général de la Confédération CGT. Sans jamais perdre de vue le serment adopté par tous les détenus de Mauthausen : « Poursuivre la lutte après la Libération de telle manière que jamais plus ça ne recommence, que la liberté, le droit des peuples priment tout. » Convaincu, dit-il, que « si la Seconde Guerre mondiale s’était prolongée de deux à trois mois, aucun d’entre nous n’aurait survécu », il avertit : « Gardons-nous de faire table rase du témoignage des survivants sur ce que fut la barbarie nazie » car l’actualité en France et dans le monde prouve que “le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde” ». Un témoignage et un message que, dans le Loiret où il vit sa retraite, à quatre-vingt-sept ans, il porte encore dans les lycées et collèges où il est souvent sollicité.

Résistant, déporté à l’âge de dix-sept ans, Georges Séguy évoque la lutte pour la dignité au cœur de l’univers concentrationnaire. Délivré seulement en mai 1945, il témoigne de l’écho, au camp de Mauthausen, des nouvelles du front de Normandie et de la libération de Paris. à Mauthausen, « on s’était mis des pétales 
de coquelicots sur notre tenue de bagnard »

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Valls chaleureusement accueilli…par le Médef

Posté par jacques LAUPIES le 28 août 2014

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Si l’on doutait des capacités intellectuelles du chef du gouvernement, on pourrait dire qu’il se trompe. Mais évidemment ce n’est pas le cas, c’est très brillamment qu’il assume avec talent une phase importante de la collaboration avec le libéralisme. Il ne se trompe pas il a fait avec son Président un choix de classe !

C’est très nettement qu’il affiche la volonté d’une économie basée sur l’offre avec le secret espoir que le patronat va le soutenir. C’est bien là sa plus grande faute car si les patrons souscrivent à ses déclarations, dès lors qu’il est question de créer des emplois, ils ont la prudence de dire que cela ne peut se décréter et qu’il va falloir être patient. On attend depuis des décades !

Car ils sont bien conscients qu’à l’intérieur de l’hexagone toute relance est liée à la consommation et que la consommation ne peut s’améliorer qu’avec de meilleurs salaires ou revenus. A l’extérieur il en va de même et nos principaux partenaires européens sont encore moins que nous préoccupés d’améliorer le pouvoir d’achat de leurs populations.

Puisque tous jouent la carte de l’austérité, de la réduction des dépenses publiques.

Un exemple pour imager cela : dans notre charmante ville de Tarascon les loyers sont particulièrement élevés. Construire des logements contribuerait à les faire baisser et freinerait l’appétit de certains propriétaires qui usent et abusent de la situation, y compris en louant de quasi taudis ! Y compris parfois en spéculant sur les aides consenties par les CAF.

Mais pour construire des logements accessibles il faut recourir à des incitations et des moyens que devraient pouvoir octroyer les collectivités territoriales ( ville, département, etc.) alors que l’état réduit sa dotation de 11 milliards pour les donner aux entreprises.

Résultat  : l’impossibilité de l’initiative publique, laisse au professionnels libéraux du bâtiment la responsabilité de répondre à la demande, en construisant.

Ce qu’ils ne feront que si la demande s’exprime et est solvable, donc si les salaires et les retraites augmentent ainsi que les minimas sociaux, si les banques consentent des taux plus bas. Mais chacun le sait elles ne sont pas incitées à le faire recherchent des placements plus rentables.

Donner de l’argent aux patrons ne règle donc rien. Ce dont ils ont besoin c’est d’un bon carnet de commande. Et ce sont les initiatives publiques et les moyens qu’on donne pour réaliser celles-ci qui peuvent le remplir.

Cet exemple illustre les conséquences néfaste d’une politique basée sur l’offre qui affaiblit le service public et bloque les salaires, pensions et retraites.

Il ne s’agit même pas, pour Valls, comme peuvent le penser encore des électeurs socialistes d’établir un compromis entre forces du capital et du travail mais bien de donner aux entreprises le pouvoir, en faisant appel à leur pseudo esprit solidaire voire à leur patriotisme (un leurre), de fixer les règles du jeu du dialogue social et des choix économiques.

Un telle politique est vouée à l’échec. Et cet échec prépare le retour d’une droite, recomposée, encore plus dure et plus libérale, sauf si la gauche se ressaisit !

Et si le mouvement social se développe !

 

Université d’été du Medef : Gattaz et Valls à l’unisson

Eugénie Barbezat
Mercredi, 27 Août, 2014
photo : AFP

Crédit:
afp
Répondant aux exigences formulées par le « patron des patrons », le Premier ministre a clamé son « amour de l’entreprise » et annoncé de nouvelles remises en cause d’acquis sociaux comme le repos dominical ou les « seuils sociaux » qui garantissent la représentativité des salariés.

« La France doit faire sa révolution culturelle, accepter que l’entreprise est le cœur de l’économie », a affirmé Pierre Gattaz dans son discours inaugural de la réunion annuelle du Medef. Le patron des patrons a répété son attachement au pacte de responsabilité voulu par François Hollande. Un dispositif qu’il a qualifié de « lumière dans un tunnel » pour les entreprises, ajoutant cependant qu’il fallait « aller au-delà ».

La réponse du Premier ministre, qui lui a succédé sur scène sous les applaudissements nourris et même… quelques acclamations de l’assistance, ne peut que combler les attendes (les exigences ?) de P. Gattaz. Au lendemain du remaniement qui entérine le renoncement à toute politique de gauche, Manuel Valls a d’emblée scellé son idylle avec le Medef, en martelant dès les premières minutes de son discours : « J’aime l’entreprise ! J’aime l’entreprise ! »

Le chef du gouvernement s’est même risqué à une extrapolation audacieuse en affirmant que, selon un sondage, les Français déclaraient « un plus fort attachement aux entreprises (les PME en l’occurrence, NDLR) qu’à des institutions comme la police, l’armée et même l’éducation nationale »…

Peu de commentateurs auront noté la légère contradiction avec la suite de son discours, dans lequel, à l’instar du message délivré le matin même par Emmanuel Macron lors de sa prise de fonction à Bercy, Manuel Valls a fustigé ceux qui opposent « Etat et entreprises, chefs d’entreprise et salariés, organisations patronales et syndicats ». « Notre pays crève de ces postures, a-t-il ajouté. Cessons d’opposer systématiquement, cherchons plutôt à coopérer. »

« La France a besoin de vous. Le retour de la croissance passera d’abord par le soutien aux entreprises », a poursuivi le Premier ministre face aux centaines de chefs d’entreprises qui l’acclamaient. Il a tenu à les rassurer quant à leur profits à venir, répétant, comme il l’avait fait la veille après l’annonce de la composition du nouveau gouvernement, qu’il ne doutait pas d’obtenir le soutien de la majorité pour faire voter le pacte de responsabilité.

En réponse implicite aux critiques des députés dits « frondeurs » et de l’ex-ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, qui demandaient moins d’aides aux entreprises et plus pour les ménages, Manuel Valls a jugé qu’« il est absurde de parler de cadeaux faits aux patrons, ce langage n’a aucun sens », avant d’évoquer une « sanctuarisation du crédit impôt-recherche ».

Marquant bien son cap à droite, le Premier ministre a également affirmé que dans notre pays, « la protection des salariés est globalement élevée ». S’il n’a pas prononcé les mots « TROP élevée », les propos qui ont immédiatement suivi cette affirmation ne laissent aucun doute quant à ses intentions : ouverture de nouvelles négociations sur le modèle de l’ANI (Accord national interprofessionnel sur la compétitivité et la « sécurisation » de l’emploi), allègement de la réglementation sur le travail dominical, remise en cause des seuils sociaux qui assurent la représentativité syndicale et salariale au sein des entreprises…

La longue et chaleureuse poignée de main échangée par Gattaz et Valls, à l’issue du discours de ce dernier, a entériné le reniement total, implacable et décomplexé du programme pour lequel François Hollande a été élu en 2012.

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A droite toute…

Posté par jacques LAUPIES le 27 août 2014

 

 

 

Le gouvernement Valls 2 : un “commando libéral”

Fabrice Savel et Eugénie Barbezat
Mardi, 26 Août, 2014
Photo : APF

Emmanuel Macron et François Hollande
Crédit:
AFP
La nomination de l’ancien banquier d’affaires, Emmanuel Macron à la place d’Arnaud Montebourg au poste de ministre de l’Economie constitue un signe clair d’allégeance en direction des milieux d’affaires et des marchés financiers.
Après plus de cinq heures en comité restreint, le président de la République et le premier ministre ont composé un gouvernement de soldats au service de la politique économique libérale, concrétisée par le “pacte de responsabilité”. Un gouvernement sans élargissement à gauche ni présence de ministres écologistes mais avec la nomination de l’ancien banquier chez Rotschild Emmanuel Macron.
Après avoir confirmé ce soir sur France 2 que la dissolution du précédent gouvernement était bel et bien « un acte d’autorité », Manuel Valls a indiqué qu’il solliciterait la confiance de l’Assemblée nationale « en septembre ou en octobre » et a affirmé qu’il n’avait « aucun doute » sur le fait qu’elle allait lui être accordée. 

Ceux qui ont refusé

La journée avait été rythmée par les rumeurs et surtout les refus de personnalités, probablement approchées, tels Jean-Vincent Placé, Robert Hue, Jean-Michel Baylet qui ont annoncés qu’ils ne participeraient pas au gouvernement.
Quant à l’ex secrétaire d’Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, il a annoncé dans un communiqué publié peu avant l’annonce officielle de la nouvelle équipe de Manuel Valls, qu’on lui a proposé de rester à son poste mais qu’il  » estime ne pas disposer de la capacité d’action et de l’autonomie nécessaire à la réussite d’une politique cohérente porteuse d’espoir pour nos territoires et nos concitoyens, confrontés à une crise profonde »

Réaction à gauche…

Peu après l’annonce de la composition du nouveau gouvernement (voir ci dessous), Pierre Laurent, le sécrétaire national du PCF a dénoncé : « une équipe toujours plus étroite politiquement et une politique annoncée plus droitière que jamais »

Portrait du nouveau ministre de l’économie :

Symbole de cette politique sans surprise à venir Emmanuel Macron est âgé de 36 ans, ce qui en fait sans aucun doute l’un des plus jeunes ministres à avoir occupé ce poste, il est énarque (promotion Léopold Sédar Senghor, 2004) et inspecteur des finances.Il était jusqu’à mi-juin secrétaire général adjoint de l’Elysée et conseillait le président de la République sur les questions économiques et financières, notamment les dossiers d’économie internationale et du G20.
Selon l’entourage de François Hollande, il a  » Il a joué un rôle-clé dans le dossier Alstom » . Emmanuel Macron avait auparavant été en 2007 rapporteur général adjoint puis membre de la Commission pour la libération de la croissance française, lancée sous la présidence de Nicolas Sarkozy et présidée par Jacques Attali.
Puis en 2008,  il a rejoint le privé en tant que banquier d’affaires chez Rothschild. Début 2012, il est nommé gérant et se retrouve à piloter l’une des plus grosses négociations de l’année (le rachat par Nestlé d’une filiale de Pfizer). Cette transaction évaluée à plus de 9 milliards d’euros lui a permi de devenir millionnaire.

Composition du gouvernement Valls 2

Le secrétaire général de l’Elysée, Jean-Pierre Jouyet, a annoncé, mardi 26 août, la composition du gouvernement Valls 2, quasi inchangé. Voici la liste complète des membres de cette nouvelle équipe et leurs attributions :
- Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international
- Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie.
- Michel Sapin, ministre des Finances et des comptes publics
- Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, qui remplace Benoit Hamon
- Christiane Taubira, ministre de la Justice.
- Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.
- Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé. et des droits des femmes
- François Rebsamen, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social.
- Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur.
- Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, ainsi que porte-parole du gouvernement.
- Emmanuel Macron, l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, qui récupère le poste de Montebourg
- Sylvia Pinel, ministre du Logement et de l’Egalité des territoires et de la ruralité
- Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique.
- Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, qui remplace Aurélie Philippetti
- George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer.
- Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports.
- Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement.
- Thierry Mandon, secrétaire d’État chargé de la réforme de l’État et de la simplification.
- Annick Girardin, secrétaire d’État au Développement et à la Francophonie.
- Harlem Désir, secrétaire d’État aux Affaires européennes.
- Thomas Thévenoud, secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du Tourisme et des Français de l’étranger.
- Alain Vidalies, secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche.
- Geneviève Fioraso, secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche.
- Christian Eckert, secrétaire d’État au Budget.
- Kader Arif, secrétaire d’État aux Anciens combattants et à la Mémoire.
- Laurence Rossignol, secrétaire d’État chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l’Autonomie.
- Ségolène Neuville, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion.
- Pascale Boistard, secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes.
- Carole Delga, secrétaire d’État chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation, et de l’Économie sociale et solidaire.
- Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du Numérique.
- André Vallini, secrétaire d’État à la Réforme territoriale
- Myriam El Khomri, secrétaire d’Etat à la Ville.
- Thierry Braillard, secrétaire d’Etat chargé des Sports

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