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Hollande et Valls apprentis sorciers ?

Posté par jacques LAUPIES le 30 septembre 2014

 

Oui Hollande et Valls, Cambacelis et les autres offrent le Sénat à la droite. Mais cela n’a rien de surprenant et c’était un peu couru d’avance.

Mon propos n’est pas de l’anti PS primaire

Je n’ai jamais confondu la « base » socialiste et les électeurs socialistes avec les dirigeants qu’ils se donnent sur  des choix d’orientations et de fonctionnement qui ont été la cause de la scission de 1920 au congrès  de Tours qui à  vu naître le Parti Communiste.

On pourra bien faire référence à des positionnements du PCF qui ont fait discussion, y compris les égarements staliniens, je reste convaincu que seul ce parti a un fonctionnement susceptible de garantir des positions de classe à savoir qu’il faut en finir avec l’aliénation du travail pour que l’humanité trouve son expression véritable. Que seul cet objectif s’il est atteint peut nous mettre à l’abri du cataclysme de l’injustice sociale et des conflits qu’elle peut générer.

Le capitalisme domine toujours la planète comme il domine la société française mais il porte des contradictions mortifères en lui et pour lui. Il ne peut échapper à la lutte des classes et à des expressions de révolte qui ne portent pas nécessairement le drapeau de la révolution.

Le chômeur qui vote FN et le pilote d’Air France qui défend son statut et vote certainement habituellement  plus a droite ou socialiste que pour le Parti Communiste, témoignent du malaise économique et social que connaît notre société libérale. Ils témoignent aussi du « déficit idéologique » qui les frappe mais ils témoignent également d’une potentialité de changement autre que ce que leur propose l’extrême droite (un néant dangereux qui peut être exploité par le capitalisme) et la droite et la social démocratie (une gestion politique qui n’inquiète pas le capitalisme)

Tant que les prétendus opposants au FN ne répondront pas aux attentes sociales des français, et quelles que soient leurs gesticulations, le FN peut dangereusement progresser au service des classes dominantes.

Ce qui peut effectivement nous conduire à qualifier ces opposants d’apprentis sorciers.

 

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Le prétendant à la présidence du Sénat : un qui sera excellent, comme il le dit, dans une opposition constructive pour Hollande et Valls Cela n’est pas plus à craindre, pour les sociaux libéraux du PS qu’une majorité contestataire (si peu) comme cela était le cas avant cette élection…

 

 

Hollande et Valls offrent le Sénat à la droite sur un plateau

Élections sénaoriales
Adrien Rouchaleou
Dimanche, 28 Septembre, 2014
Hollande et Valls apprentis sorciers ? dans POLITIQUE senatoriales2014_0

Photo Albert Facelly/Divergence
Sans surprise la droite a regagné hier une courte majorité dans la Haute-Assemblée. Le gouvernement paye les mauvais résultats des municipales mais aussi les réformes qui ont excédé les élus locaux.

Personne n’était surpris hier,  au Palais du Luxembourg.   Comme annoncé, la courte parenthèse de trois années durant lesquelles les sénateurs de gauche auront été plus nombreux que leurs collègues de droite dans les confortables fauteuils du Sénat s’est close, à l’occasion de l’élection qui renouvelait la moitié des membres de la Haute Assemblée.  Une victoire de la droite écrasante qu’annoncé cependant, selon les résultats partiels que nous avions recueillis hier, à l’heure du bouclage.   Le président du groupe socialiste, Didier Guillaume, faisait encore mine de croire qu’il n’y avait encore « à cette heure aucune majorité stable. L’UMP avait pronostiqué jusqu’à trente d’avance sur la gauche. Finalement, le différentiel devrait s’établir à moins de dix sièges. Et il est vrai que l’UMP devra compter sur les centristes de l’UDI.  Cette défaite de la gauche était annoncée par les résultats des dernières 96 % des grands électeurs. Si elle reste relativement limitée (mais bien réelle), elle devrait néanmoins être fortement accentuée dans trois ans, lors du renouvellement de l’autre moitié des sièges, car les grands électeurs seront issus des mêmes élections muni cipales de 2014.

Ce résultat était annoncé. Et pas seulement comme l’estime le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, parce que « le vote sanction est intervenu aux municipales ». Pour la présidente du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC), Éliane Assassi, « les élus locaux ont rejeté la réforme territoriale, les rythmes scolaires et la baisse des dotations ».
À l’heure de rendre notre article, il restait ardu de faire les comptes pour chaque groupe, mais entre PS et UMP, les résultats devraient s’apparenter à un jeu à somme nulle, une petite vingtaine de sièges perdus par le premier étant pris par le second. Triste événement, deux élus FN feront leur entrée dans l’hémicycle.
Les sénateurs du Front de gauche seront un peu moins nombreux, ayant perdu leurs fauteuils du Rhône, de l’Allier et des Bouches-du-Rhône. Dans les deux autres départements où ils comptaient un sortant, Thierry Foucaud se maintient en Seine-Maritime, et Christine Prunaud conserve le siège laissé par Gérard Le Cam. Avec 18 sénateurs, le groupe CRC restera le deuxième à gauche en termes d’effectifs. Mais surtout, sa présidente, Éliane Assassi, relève un élément encourageant : dans 16 départements concernés par l’élection et où ses candidats étaient sur des listes propres, le Front de gauche note une hausse significative du nombre de voix portées sur ses candidats. Elle promet « de belles démonstrations politiques des sénateurs communistes à l’avenir ».
Cette « alternance » dans la maison de Marie de Médicis n’est néanmoins qu’une révolution de palais. Car au-delà de la prestigieuse enceinte, ce basculement ne bouleversera pas l’agenda du gouvernement. Cela fait bien longtemps que ce dernier ne s’intéresse plus vraiment à l’avis de la Haute Assemblée. Nombre de projets de loi, y compris les textes budgétaires, y étaient rejetés depuis l’arrivée de François Hollande à l’Élysée, l’exécutif n’ayant jamais cherché à réunir la majorité de gauche composite, passant en force le plus souvent contre l’avis des sénateurs du Front de gauche, en position charnière. Celui qui était encore hier président de la commission des Lois, le socialiste Jean-Pierre Sueur, a beau tenter de rappeler que « pratiquement tous les textes de la commission des Lois ont été votés », cela concerne surtout les réformes de société du début du quinquennat : mariage pour tous, transparence de la vie publique, loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes… Sur les grands textes symboliques, notamment en matière économique, le constat est sans appel : accord national interprofessionnel, traité budgétaire européen, pacte de compétitivité, pour ne citer que ceux-là, n’ont pas convaincu de majorité.
La force du Sénat tiendrait-elle plutôt à son pouvoir de conviction ? « La loi sur les métropoles, sans le Sénat, aurait été très différente », assure Jean-Pierre Sueur. Malgré tout, là aussi, les faits sont bien moins enthousiasmants : en juin, lors du débat sur le bilan annuel de l’application des lois, la sénatrice écologiste Corinne Bouchoux notait que « seuls 24 % des amendements d’origine sénatoriale sont suivis d’effets. Seul un quart de nos amendements a une portée effective ! » Plus grave encore, la même sénatrice constatait, amère, que « dans la moitié des cas, notre travail reste inutile, et que, dans l’autre moitié, une fois sur deux, les textes législatifs ne sont pas complétés des décrets d’application nécessaires ».
La nouvelle couleur de l’hémicycle ne changera donc pas grand-chose à ce niveau. Simplement, il servira de porte-voix à la droite qui espère d’autres conquêtes en 2017. L’UMP d’ailleurs ne cherche pas plus : « Ce ne sera pas un Sénat qui niera la légitimité du président de la République. La Ve République a créé la prééminence présidentielle, jamais nous ne contesterons cela », affirme d’ailleurs l’UMP Philippe Marini, qui présidait la commission des Finances. Néanmoins, « nous avancerons méthodiquement, sujet après sujet, mois après mois avant que tous les esprits ne s’occupent que d’une chose : la course présidentielle », poursuit le sénateur maire de Compiègne, dans l’Oise.
L’exécutif pourrait même finalement se satisfaire de cette nouvelle situation : pour un président et un gouvernement socialiste, il est moins symboliquement désastreux de voir ses projets de loi rejetés par une assemblée d’opposition que par un Sénat de gauche. Néanmoins, cela rend désormais inenvisageable toute modification constitutionnelle qui nécessite le soutien de trois cinquièmes des parlementaires, députés et sénateurs réunis. En clair, cela signifie notamment l’enterrement définitif du droit de vote des résidents étrangers, qui nécessite de revoir la Constitution, et sur lequel François Hollande s’était pourtant engagé.

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Résultat de la politique du PS, le Sénat bascule à droite !

Posté par jacques LAUPIES le 29 septembre 2014

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Cela était prévu et même si au PS certains minimisent l’échec, arguant notamment de la fatalité que marque systématiquement une opposition à la politique gouvernementale et à la majorité qui le soutien au lendemain de son élection.

Il est cependant clair que cette élection est dans le droit fil de l’avertissement lancé par les électeurs aux municipales puis aux européennes.

Les grands électeurs ont traduit, voire accentué, leur mécontentement qui est celui des français.

D’évidence le pays a besoin d’une autre politique ancrée à gauche et d’évidence François Hollande, son entourage et les forces politiques -et économiques- qui le soutiennent n’en veulent pas.

François Hollande conduit le pays dans l’impasse et sacrifie sa famille politique.

 

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Une frondeuse : Marie Thérèse Lienemann et ses amis peuvent-ils influer pour un changement de politique au sein du PS  Hollande et Valls vont ils pouvoir continuer le chantage à la dissolution ?

Des questions qui vont dépendre des luttes sociales seules capables de mettre en difficulté un gouvernement qui pratique une politique qui sert le patronat !

Au fond le renversement du Sénat qui travaillait dans un sens plus progressiste que ne le fait l’Assemblée Nationale, en devenant à droite arrange bien les socio libéraux du PS

 

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communiqué du PCF

Sénat : Un groupe communiste et citoyen plus que jamais utile aux populations, aux collectivités territoriales et à la gauche

 

La majorité sénatoriale repasserait à droite. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour notre peuple. Pire, pour la première fois le FN va siéger au sénat en faisant élire deux sénateurs dans le Var et les Bouches du Rhône. C’est une défaite pour le gouvernement Valls et le Parti socialiste, conséquence du résultat des élections municipales, d’un fort mécontentement populaire et d’une réforme territoriale autoritaire et austéritaire.

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Le PCF se félicite de l’élection de Christine Prunaud dans les Côtes d’Armor et de la réélection de Thierry Foucaud en Seine-maritime.  Les candidates et candidats que nous soutenions ont obtenu des résultats en progression dans 16 départements.

 

Avec 18 élu(e)s au service des territoires et de leurs populations, le groupe Communiste, Républicain et Citoyen, sera plus que jamais utile aux salarié(e)s, aux familles populaires, aux fronts des luttes politiques et sociales sur le terrain comme dans l’hémicycle. Il sera dans l’action au quotidien pour défendre les collectivités locales et leurs moyens que le gouvernement veut amputer de 11 Milliards d’euros. Il sera force de propositions audacieuses pour redresser le pays et redistribuer les richesses avec un rassemblement majoritaire pour une alternative de gauche.

 

Pour éviter la chronique annoncée des prochaines victoires électorales à droite, il y a urgence à sortir la gauche du chaos et changer fondamentalement de politique. Le PCF est animé d’un seul objectif : Que la gauche retrouve le peuple pour que le peuple retrouve sa gauche.

 

 

 

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Front du peuple ?

Posté par jacques LAUPIES le 28 septembre 2014

Ce n’est pas tant la situation présente dans laquelle se trouvent les français, malgré le chômage, une relative baisse du pouvoir d’achat pour probablement une majorité d’entre eux, qui personnellement me préoccupe.

Cela est sans doute une erreur de ma part car il faut toujours considérer que l’aggravation des conditions de vie, les conséquences qui en découlent sur la conscience des gens sont à l’origine de ce qui précisément m’inquiète le plus : une incapacité à trouver, ce que je considère la seule issue à leurs difficultés : la voie du partage et de la solidarité dans tous les domaines de nos vies économiques, sociales, privées, etc.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : définir des rapports sociaux qui ramèneront les individus à se positionner dans une démarche d’intérêt général prévalant sur le particulier pour en retour enrichir le renforcement du particulier.

Visiblement nous sommes dans la démarche inverse ou chacun de nous, parfois regroupé avec ses semblables sur le plan catégoriel,  cherche une issue à ses problèmes à partir de  motivations qui naissent d’un parcours de vie fait d’échecs de ses espérances (parfois de réussites), d’un conditionnement sociétal, n’ayant pour la plupart pas décollé des influences qui, depuis notre enfance, ont pesé dans notre réflexion et dans les déterminations qui en découlent.

Cela évidemment conduit très souvent au dogme et au repli sur soi. Chacun porte sa vérité.

Comment sortir de cet enfermement autrement que par un ancrage profond dans la réalité des vies qui nous entourent, d’une prise en compte des pensées, des théories les plus affirmées tant sur le plan social que dans notre développement psychologique, en gros comment trier dans notre intérieur et notre extérieur ?

Est ce vraiment à notre portée ? Est ce à la portée des plus larges « masses » présentement ?

Bien sur que non et si à l’heure d’internet, des médias envahissants et pesant sur nos choix, nous avons l’obligation de faire l’effort de nous interroger sur ce qui fondamentalement crée les différences, ramène l’homme à l’état d’un animal primitif dont il est globalement sorti dans la douleur, nous devons être porteurs des valeurs qui ont contribué à l’humanisation.

Sous quelle forme ? Il ne peut y avoir de schéma unique pour mener cette action qui est plus que jamais nécessaire pour isoler les fauteurs de guerre qui gravitent pour et parmi les possédants de ce monde.

Une chose est certaine la condition de la transformation, du changement de cap, national et mondial passe par l’intervention du peuple, des peuples. Il y a tant de potentiel de générosité, de désir de paix en eux !

Mais il ne suffit pas de créer une nouvelle bannière, un nouveau slogan, un nouveau sigle qui, comme par magie, synthétiserait un espoir. Les peuples ont un vécu historique qui tend souvent les rendre distants, méfiants devant les offres politiques. Ils ont besoin de comprendre comme tout un chacun pour agir. Sinon ils sont capables de colères mauvaises conseillères. Le meilleur et le pire sont possibles !

Actuellement le pire est possible tant les systèmes d’éducation, de formation et d’information sont muselés malgré des apparences libérales (au sens politique)

En l’état il faut se donner des organisations,  capables de faire œuvre d’éducation populaire, notamment parmi les catégories en capacité d’affronter concrètement les pouvoirs actuels asservis à la classe dominante. Mais attention de ne pas les opposer entre elles…

 

PS : en écrivant ce commentaire j’écoute l’émission « On n’est pas couché » et la discussion entre les journalistes et Bernard Kouchner qui vient présenter son dernier livre et une fois de plus pour justifier la guerre au terrorisme (comme si on pouvait s’y opposer présentement) mais se met en colère quand on lui rappelle que les Etats Unis sont responsables du merdier dans lequel est plongé tout le moyen orient.

Sans expliquer les causes historiques des conflits actuels cet homme accepte la guerre et indique qu’après tout elle devient nécessaire.

Des millions de personne entendent cela ! Cet ancien ministre qui se pare d’une carrière humanitaire, est sourd et aveugle lorsqu’il s’agit d’évoquer les causes des conflits et fait le beau quand il s’agirait de les éteindre ! Il est l’exemple parfait de celui qui revient en permanence à un pro américanisme qui efface toute objectivité dans l’analyse des conflits de ce monde !

 

 

Patrick Le Hyaric : « Sortir d’une triangulation mortifère »

Vendredi, 26 Septembre, 2014
Photo: Valentina Camozza / Citizenside.com

Photo: Valentina Camozza / Citizenside.com
Editorial de Patrick Le Hyaric, dans l’Humanité Dimanche. « Inventer ensemble les chemins inédits qui permettront d’échapper au scénario préécrit de l’enfermement dans la triangulation Hollande-Sarkozy-Le Pen ».

Un vote à l’Assemblée nationale qui ressemble plus à de la défiance qu’à de la confiance, une conférence de presse plutôt poussive et triste du président de la République, incapable de proposer la moindre solution pour sortir du marasme actuel, tant il a décidé de servir d’abord les puissances d’argent et d’obéir aux diktats économiques de l’Allemagne, ont ouvert une autoroute au retour du prétendu messie Sarkozy.

Ce dernier a construit son nid sur le cadavre des valeurs de gauche, assassinées par le couple Hollande-Valls depuis plus de deux ans. Il s’infiltre dans les fractures laissées par un paysage politique dévasté avec ses engagements non tenus, ses mensonges, ses affaires et la corruption du côté du pouvoir. Du côté du parti sur lequel M. Sarkozy veut faire main basse, on assiste à une agonie sans fin avec ses congrès calamiteux, ses élections internes douteuses, ses ambitions personnelles et son long cortège d’affaires louches qui n’épargnent pas l’ancien président de la République.

Nicolas Sarkozy compte surfer sur ce champ de ruines et se refaire, se présentant comme un sauveur sur la base d’un programme qui ne tient qu’à sa personne tout entière vouée au service du capital. Fondamentalement, il ne trouve rien à redire à l’actuelle politique, sinon qu’avec lui, cela irait encore plus loin, plus vite et plus fort dans la destruction des droits économiques et sociaux. Ce retour nous a été mieux présenté qu’un événement mondial, éclipsant la crise, les guerres, les ravages d’Ebola et les manifestations pour sauver le climat. Ainsi va la grande et vide caravane du politico-média-business.

Ainsi, tout est fait – à peine à mi-mandat de François Hollande – pour une nouvelle campagne présidentielle, jugée par nos concitoyens comme un cirque politique alors que les souffrances sociales, résultant du chômage, de la précarité, des baisses de pouvoir d’achat, rendent la vie quotidienne de l’immense majorité des familles populaires de plus en plus insupportable. Cette quête permanente du pouvoir aggravera encore le fossé entre nos concitoyens et la représentation politique.

La présidentialisation accrue d’un système où tout dépendrait d’un seul homme camoufle toujours plus le détournement de l’État vers la soumission à la finance contre l’intérêt général. Et l’artillerie idéologique qui fait le service après-vente n’est concentrée que sur un objectif: une pédagogie permanente pour faire accepter l’idée qu’il n’y aurait pas d’autre alternative économique, sociale, politique, culturelle. Le locataire de l’Élysée a été très insistant à ce propos lors de sa conférence de presse en oubliant les propositions des forces du Front de gauche aussi bien que celles qui se font entendre à l’intérieur du Parti socialiste. C’est plus qu’un signe !

De fait, un piège étouffant est tendu aux électeurs : celui de leur enfermement dans un trio sans futur – Hollande-Sarkozy–Le Pen. Pas d’issue à la souricière si n’était pas posé avec force l’enjeu des intérêts divergents entre le travail et le capital, et tout ce qu’il implique. Avec, en premier lieu, la nécessité d’un débat plus tendu, voire conflictuel avec les choix austéritaires de l’Allemagne et des institutions européennes ; la réorientation du rôle des banques vers les biens communs ; le choix d’une nouvelle industrie et d’une filière agricole et agroalimentaire lié aux immenses possibilités technologiques nouvelles pour répondre aux besoins humains et environnementaux, en combinaison avec de nouveaux services publics démocratisés et modernisés ; celui de la démocratisation de toute la société et de la vie des entreprises dans le cadre d’une nouvelle République.

Bref, comme le proclame le programme alternatif du Front de gauche, affirmer dans tous les domaines la suprématie de « l’humain d’abord » et non celle de la finance. Dans l’actuel contexte, il est de la responsabilité des forces et des personnalités qui se réclament de la gauche d’alternative et de l’écologie politique de se parler et d’aider les salariés, les citoyens, les jeunes, à se rencontrer pour débattre, se rassembler à partir de leurs entreprises, de leurs villes, leurs villages, afin d’inventer ensemble les chemins inédits qui permettront d’échapper au scénario préécrit de l’enfermement dans la triangulation Hollande- Sarkozy-Le Pen. L’invention commune est à l’ordre du jour !

 

Commentaires

 

TD

Vendredi, 26 Septembre, 2014 – 12:51
Plus que jamais empêcher Mlle Le Pen et l’extrême droite qu’elle soutient et qui la soutient d’accéder à la présidence en 2017 puis en 2022, par tous les moyens dont l’humanité, la presse libre, la démocratie et chaque citoyen épris de liberté disposent. Cela avant même de barrer la route du sinistre Sarkozy. Le programme, de l’extrême droite; du vent, du racisme, de l’insignifiance, et le vol des idées, le vol des concepts politiques de tous bords… On se souvient de l’élimination de Copé, on se souviendra peut être de l’élimination de la fille de Le Pen, pour le bien de la France c’est en tous cas ce que l’on peut souhaiter.

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Jean-Luc Mélenchon joue la carte « Front du peuple »

Vendredi, 26 Septembre, 2014
Front du peuple ? dans POLITIQUE 1411591116_politis-1320-une
Avec son « mouvement » pour la VIe République dont il veut que le Front de gauche soit partie prenante, l’eurodéputé entend remettre le peuple en selle avec une perspective nouvelle pour 2017.
Un « Front du peuple ». Si l’objectif de dépasser le « cartel d’organisations » est commun au Front de gauche, le Parti de gauche (PG) a pris les devants en annonçant dès le mois d’août la création d’un «mouvement » en faveur de la VIe République dont l’ambition affichée est de « fédérer le peuple ».
Jean-Luc Mélenchon, qui a quitté ses fonctions de coprésident du PG pour se consacrer à cet « objet politique absolument neuf », n’a de cesse depuis d’en dessiner les contours et de tenter de lancer la dynamique. Après la création d’un site Internet pour recueillir des signatures – 33000 en treize jours, selon le PG –, un discours à la Fête de l’Humanité, une tribune dans le Monde vendredi 19 septembre, il a livré ses ambitions jeudi dans un entretien à l’hebdomadaire Politis.
« C’est une tentative pour créer le Front du peuple que les uns et les autres nous appelons de nos voeux sans être capables de le matérialiser », explique à l’Humanité Éric Coquerel, coordinateur politique du PG. Une façon de dépasser les difficultés du Front de gauche, dont l’histoire récente est émaillée de tensions auxquelles le PG a lui-même contribué en multipliant les déclarations virulentes à l’encontre de la stratégie communiste, aux dernières élections municipales notamment. Une tentation peut-être, aussi, de contourner le débat avec ses partenaires.
« Cela ne remplace pas le (Front de gauche), cela l’inclut », assure Jean-Luc Mélenchon. Mouvement et Front de gauche sont « complémentaires, pas concurrents ni contradictoires », selon Éric Coquerel, pour qui le second « devrait continuer sa bataille contre le gouvernement Valls et sa politique ». Mettre en adéquation le contenu et la méthode du mouvement, telle est la démarche avancée: « Si nous commencions le processus de VIe République par un cartel Front de gauche, nous serions ramenés au point de départ », déclare l’ex-coprésident du PG.
Au-delà d’une refonte des institutions
Sur le fond, quelques traits saillants de la mission que pourrait remplir une Constituante sont tout de même dessinés par Jean-Luc Mélenchon. Au-delà de la refonte des institutions – avec une proposition phare, celle de référendum révocatoire à mi-mandat –, il s’agirait notamment de changer « la définition des droits constitutionnels de la propriété privée du capital » pour en faire « un simple droit d’usage, encadré par les servitudes de l’intérêt général », explique-t-il dans une tribune dans le Monde. La méthode permet également de désamorcer le débat suscité par la proposition du PG d’une marche pour, « à mi-mandat, exiger la révocation du gouvernement », sorte de référendum révocatoire avant l’heure. « La question n’est pas tant la sanction du gouvernement que ce par quoi on peut le remplacer », confiait, il y a quelques jours, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles. « Il n’y a pas une marche à laquelle j’ai appelé dont on ne m’ait dit que c’était une erreur de l’avoir fait, que le mot d’ordre n’était pas bon, que ce n’était pas le bon jour… Cela s’est réglé par le fait que les gens sont venus », balaye Jean-Luc Mélenchon.
Faire revenir le peuple en politique
« Nous préparons en même temps le rendez-vous de 2017 », prévient également le député européen. Une façon de préparer sa candidature ? Le Parti de gauche s’en défend: « La construction d’alliances, de rassemblement de forces, même si elle est nécessaire, à partir du moment où elle est sur une base très claire d’opposition au gouvernement, ne peut pas suffire pour être en tête au premier tour et trouver une majorité au deuxième. Comment faire revenir le peuple en politique, c’est l’équation que nous cherchons à résoudre aujourd’hui », affirme Éric Coquerel. De son côté, Jean-Luc Mélenchon déclare ne vouloir ni « d’une campagne people, ni partidaire, mais avec un contenu ». D’ici là, « un ou deux visages » doivent émerger du mouvement, prévoit-il. Concrètement, après la publication d’appels dont le premier est paru jeudi (voir encadré), l’objectif sera d’atteindre les 100000 signataires et, enfin, de constituer un comité d’initiatives. Même si Jean-Luc Mélenchon se réserve le droit « le moment venu » de faire « des propositions de forme de plus en plus audacieuses ».
UNE CINQUANTAINE D’ARTISTES ET D’INTELLECTUELS APPELLENT AU MOUVEMENT
Intellectuels et artistes, ils sont une cinquantaine à avoir apposé leur signature au bas d’une « déclaration pour la VIe République », rendue publique jeudi. C’est le premier des appels promis par Jean-Luc Mélenchon; doivent suivre les syndicalistes et politiques.
Y figurent des économistes (Liêm Hoang-Ngoc, Jacques Généreux), des cinéastes (Gérard Mordillat, Robert Guédiguian), des écrivains (Annie Ernaux, Christian Salmon), des comédiennes (Sophie de La Rochefoucauld, Ariane Ascaride), des humoristes (Didier Porte, Christophe Alévêque), des musiciens (Magyd Cherfi, Yvan Le Bolloc’h), des essayistes et journalistes (Daniel Mermet, Paul Ariès), des associatifs (Bernard Cassen, président d’honneur d’Attac), des historiens (Claude Mazauric, Jean-Numa Ducange, Roger Martelli), des sociologues (Frédéric Lebaron), des universitaires (Janette Habel). Ils estiment de leur « devoir de trouver une issue positive à la crise ».
« La transformation des institutions sera celle de la société », promettent-ils.
Pour y parvenir, l’appel qu’ils lancent propose de « réunir au plus vite ceux qui auront répondu favorablement pour qu’ils décident eux-mêmes librement et sans condition de tout ce qui devra être fait ensuite ».

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La lutte contre le terrorisme est une priorité

Posté par jacques LAUPIES le 27 septembre 2014

 

 

 

 

Hommage à la mémoire d’Hervé Gourdel

La lutte contre le terrorisme est une priorité pour les communistes. Le meurtre de notre compatriote, Hervé Gourdel, nous rappelle que des groupes structurés sont prêts à tout pour faire régner la peur et la haine.

Les communistes participeront à tous les hommages nationaux ou locaux en la mémoire d’Hervé Gourdel dans le respect strict des volontés exprimé par sa famille.

Les communistes y participeront pour apporter à la famille et aux proches de la victime toute leur solidarité dans ce moment si difficile et douloureux pour eux. Nous réaffirmons notre indignation face à la cruauté et l’inhumanité des assassins d’Hervé Gourdel et face à celles de tous ceux qui se réclament du djihadisme.

Les communistes y participeront pour réaffirmer que face à ce déchaînement de violence et de haine, ils travailleront sans relâche à la cohésion de notre peuple dans toutes ses composantes et sans discrimination dans la lutte pour l’égalité, la justice et la solidarité.

Les Français ne tomberont pas dans le piège tendu par les terroristes, ou certains extrémistes de l’ordre nouveau. Aucune religion ne prône le recours à une telle barbarie et ne peut servir à justifier de tels actes de terreur. Nous saluonstoutes celles et tous ceux qui se lèvent pour manifester leur liberté de conscience et dire non au terrorisme.

« Guerre » contre le terrorisme ou « lutte » contre le terrorisme ?

Le meurtre d’Hervé Gourdel met en premier plan la lutte contre les organisations terroristes. La sémantique n’est pas neutre. La « guerre » contre le terrorisme préconiséepar le président de la République fait référence aux mots et à la politiquede G.W. Bush après le 11-Septembre.

13 ans plus tard, nous voyons bien que cette stratégie est un échec et un désastre.

Un échec car elle nie que la structuration de ces groupes terroristes a été et est encore aidée par des puissances internationales et régionales comme l’Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie et les Etats-Unis eux-mêmes tant qu’ils servaient leurs intérêts ou servaient à diviser les peuples sur lesquels l’« Occident » prétend maintenir sa domination. Aujourd’hui les monstres échappent à leurs créateurs.

Un désastre parce que les 4 000 milliards de dollars mis dans cette « guerre » ont ont pour résultat d’être passé d’1foyer de djihadistes dans le monde à 13.

Il faut donc changer de politique. Le PCF souhaite qu’une véritable stratégie de lutte contre le terrorisme se mette en place. Cela nécessite d’avoir des objectifs clairs et les moyens financiers et humains d’agir sans compromettre les libertés individuelles. Cela suppose de sortir d’une logique de domination économique, politique et militaire au profit d’une logique de coopération, de développement, de démocratie.

Les meurtres antisémites d’un Merah ou encore le cafouillage du week-end dernier à l’arrivée de 3 djihadistes en provenance de Turquie montrent que notre système de renseignements et de sécurité intérieur ont de sérieuses lacunes.

Les renseignements généraux et les services anti terroristes ont-ils les moyens techniques et humains pour remplir leurs missions ? et surtout quelles sont les priorités et modalités de leur mission ? Le dispositif juridique et législatif de notre pays est suffisant pour répondre à la menace terroriste, il faut encore l’appliquer, et ce dans le respect des droits et libertés.

Le Parlement n’est pas assez associé aux objectifs et moyens mis en œuvre. C’est indispensable pour éviter toute tentation de dérives autoritaires.

Non à la guerre, Oui à des mesures coercitivescontreDaesh

Est-ce que les frappes aériennes menées par la France en Irak et par les Etats-Unis en Syrie vont empêcher ce qui s’est passé en Algérie avec le meurtre d’Hervé Gourdel ? A l’évidence non ! La France doit être unie derrière la famille d’Hervé Gourdel. Dans un moment tel que celui-là, la recherche de cohésion s’impose, mais elle ne peut se traduire par taire le débat qui existe sur la manière de mener efficacement ou non la lutte contre le terrorisme, et sur l’aide à apporter à ceux qui en Irak et en Syrie combattent l’ « Etat islamique ».

La force du mouvement Daesh, c’est à la fois de s’appuyer sur une base territoriale et une stratégie économique. Les objectifs militaires de la France au moyende « frappes » en Irak, même ciblées, sont inefficaces dans la durée. Au lieu de dépenser des millions dans des frappes militaires, il serait plus utile d’aider de manière plus importante les combattants kurdes en Irak et en Syrie, et d’aider l’Irak à reconstruire son armée et son État.

Le terrorisme c’est d’abord une entreprise de la terreur et de conflits

Le terrorisme c’est d’abord une entreprise qui cherche à faire des profits financiers en faisant régner la terreur. Le chiffre d’affaires de Daesh dépasse le milliard de dollars par an. Des mesures internationales doivent êtreprises pour agir sur les Étatsde la région qui arment et achètent aux groupes terroristes du pétrole, pour agir sur les finances des « émirs » chefs de bandes qui utilisent le terrorisme comme moyen de s’enrichir, et pour agir enfin sur les marchands d’armes qui profitent des trafics.

Parti communiste français, le 26 septembre 2014

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Elections sénatoriales

Posté par jacques LAUPIES le 27 septembre 2014

Ce dimanche les « grands » électeurs (élus municipaux et citoyens sélectionnés dans les grandes villes) vont avoir à élire la moitié du sénat qui est renouvelable.

 

Dans France tv info

La gauche peut-elle rester majoritaire

au Sénat ?

Des élections sénatoriales se tiennent dimanche 28

septembre. Après la déroute aux municipales, elles

devraient constituer un nouveau revers pour la

majorité. La gauche, qui y est majoritaire depuis

2011, peut-elle conserver son avantage ?

Le Premier ministre, Manuel Valls, s'exprime à la tribune du Sénat, le 9 avril 2014. 
Le Communiste de Tarascon 13150 (voir le blog
Le Premier ministre, Manuel Valls, s’exprime à la tribune du Sénat,
le 9 avril 2014. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)
Elections sénatoriales dans POLITIQUE ariane.nicolas Par Ariane NicolasMis à jour le 18/09/2014 | 15:41 , publié le 16/09/2014 | 12:50

Va-t-on assister à une « mini-cohabitation » entre le gouvernement et le Sénat ? Dimanche 28 septembre se tiennent les élections sénatoriales, qui renouvelleront la moitié de la chambre haute. Ce jour-là, 179 sièges changeront (peut-être) de propriétaire. Depuis 2011, la gauche est majoritaire au Sénat. Une situation exceptionnelle pour une assemblée classée traditionnellement à droite. Quelles chances a la majorité de conserver cette courte avance – trois sièges seulement – alors que le climat politique ne cesse de se dégrader pour l’exécutif, et que la gauche a vécu un revers aux municipales il y a six mois ?

« Le climat politique est mauvais » pour le PS

Didier Guillaume, président du groupe socialiste au Sénat et candidat à la présidence de la haute assemblée si la chambre reste à gauche, ne part pas perdant. Du moins, pas tout à fait. « Le climat politique est mauvais pour nous, je l’assume. Il n’est pas bon, parce que nous avons du vent dans le nez, regrette-t-il. Disons que nous ne sommes pas favoris, mais il y a des challengers qui ont créé la surprise. » Selon lui, les élus socialistes peinent à se mobiliser, alors même qu’une défaite est à craindre. « Le moral n’est pas très bon pour les candidats en campagne, parce qu’il se passe tous les jours des faits qui n’arrangent pas les choses », observe-t-il sur Public Sénat. Le président au Sénat du groupe Rassemblement démocratique et social européen (RDSE), Jacques Mézard, l’un des alliés du gouvernement qui regroupe essentiellement des sénateurs du Parti radical de gauche, s’exprime sans détour. « La majorité au Sénat va changer, ça me paraît dans la logique« , estime-t-il. Le désamour pour l’exécutif, couplé aux « affaires qui se sont succédé ces dernières années », pourrait même, selon lui, bénéficier à l’extrême droite. Mais « les grands électeurs ont une approche de la vie politique qui devrait limiter ce risque », se rassure-t-il.

L’UMP renouvelle davantage de sièges

La gauche pourrait néanmoins limiter la casse, grâce au nombre de sièges renouvelés. « C’est l’UMP qui remet le plus de sièges en jeu, donc ils ont plus à perdre que nous », analyse Christophe Borgel, secrétaire national aux élections au Parti socialiste, cité par Libération.fr. D’après ses calculs, « la droite doit l’emporter par plus de 20 sièges d’écart dans cette deuxième série ». Sur les 178 sénateurs et sénatrices concernés par l’élection, sans compter le siège du centriste Jean Arthuis, dans la Mayenne, vacant depuis sa démission et qui sera soumis au vote, 82 sont aujourd’hui classés à gauche et 90 à droite. S’y ajoutent les sans étiquette.

Répartition des sièges renouvelés pour les sénatoriales 2014 en fonction des groupes politiques.
Répartition des sièges renouvelés pour les sénatoriales 2014 en fonction des groupes politiques. (SENAT.FR)
Dans l’Humanité

La transformation du Sénat, une exigence incontournable Sébastien CrépelVendredi, 26 Septembre, 2014   La portée du vote de dimanche dépasse de loin la question d’une simple alternance à la Haute Assemblée, pour aborder celle de son utilité et de son rôle.À peine un Français sur deux (51 %) considère désormais que le Sénat « joue un rôle important » dans la politique nationale, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France. Soit 16 points de moins qu’en 2011. Trois ans après l’avènement d’une gauche majoritaire en passe d’être renvoyée dans l’opposition au sein de la Haute Assemblée, dimanche, le constat est sévère. Comme si, même au Sénat pourtant élu au suffrage indirect, la déception des Français vis-à-vis du pouvoir élyséen élu en 2012 se faisait durement sentir, atteignant par contagion les institutions elles-mêmes, discréditées par leur incapacité à refléter et traduire en actes la volonté des Français. C’est pourquoi la portée du vote de dimanche dépasse de loin la question d’une simple alternance au Sénat, pour aborder celle de son utilité et de son rôle, à laquelle ni la droite ni la gauche ne peuvent désormais échapper. À quoi bon, en effet, une deuxième chambre si le Sénat ne sert que « d’opposition politique aux majorités de gauche à l’Assemblée », ou si, dans le cas d’« une même majorité dans les deux chambres, son rôle est limité, ce qui évidemment est très confortable pour un gouvernement », notait avec intuition l’ex-sénatrice communiste Nicole Borvo Cohen-Seat dès l’été 2012? En faisant, ces deux dernières années, de la navette de ses textes au Sénat un simple mauvais moment à passer dans l’attente que l’Assemblée rétablisse leur rédaction d’origine, le gouvernement a dévitalisé la deuxième chambre. Et a hâté, à gauche, l’exigence de sa rénovation. Alexis Bachelay est membre d’un groupe de députés PS (Karine Berger, Yann Galut, Valérie Rabault) qui milite pour la transformation du Sénat en une assemblée des « futures treize régions de la réforme territoriale » qui serait élue «à la proportionnelle directement par les Français » pour briser le « conservatisme » et l’« immobilisme » de la Haute Assemblée. Une « régionalisation de la République » à laquelle se dit « hostile » Nicole Borvo Cohen- Seat, qui se prononce plutôt pour une « transformation du Sénat » combinant « représentation sociale » élue au suffrage universel direct sur proposition des syndicats, et « représentation des collectivités territoriales » élue selon le même mode de scrutin, de manière à accroître « ses compétences et sa légitimité » à « exercer pleinement le pouvoir législatif » et ainsi à « revivifier la démocratie ». – See more at: http://www.humanite.fr/la-transformation-du-senat-une-exigence-incontournable-552861#sthash.pQlwQvHX.dpuf Ces statistiques ne suffisent pas à assombrir l’UMP, qui se voit majoritaire à la haute assemblée. L’ancien président du Sénat Gérard Larcher (UMP), candidat à un retour au « plateau », le surnom de la présidence, a déjà fait ses pronostics : « Je prévois 8 à 10 sénateurs UMP de mieux et 6 à 8 centristes supplémentaires », détaille-t-il, soit un total d’au moins 177 sénateurs de droite, sans compter les non-inscrits, alors que la majorité au Palais du Luxembourg est de 174 sièges La transformation du Sénat, une exigence incontournableSébastien CrépelVendredi, 26 Septembre, 2014             La portée du vote de dimanche dépasse de loin la question d’une simple alternance à la Haute Assemblée, pour aborder celle de son utilité et de son rôle.À peine un Français sur deux (51 %) considère désormais que le Sénat « joue un rôle important » dans la politique nationale, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France. Soit 16 points de moins qu’en 2011. Trois ans après l’avènement d’une gauche majoritaire en passe d’être renvoyée dans l’opposition au sein de la Haute Assemblée, dimanche, le constat est sévère. Comme si, même au Sénat pourtant élu au suffrage indirect, la déception des Français vis-à-vis du pouvoir élyséen élu en 2012 se faisait durement sentir, atteignant par contagion les institutions elles-mêmes, discréditées par leur incapacité à refléter et traduire en actes la volonté des Français. C’est pourquoi la portée du vote de dimanche dépasse de loin la question d’une simple alternance au Sénat, pour aborder celle de son utilité et de son rôle, à laquelle ni la droite ni la gauche ne peuvent désormais échapper. À quoi bon, en effet, une deuxième chambre si le Sénat ne sert que « d’opposition politique aux majorités de gauche à l’Assemblée », ou si, dans le cas d’« une même majorité dans les deux chambres, son rôle est limité, ce qui évidemment est très confortable pour un gouvernement », notait avec intuition l’ex-sénatrice communiste Nicole Borvo Cohen-Seat dès l’été 2012? En faisant, ces deux dernières années, de la navette de ses textes au Sénat un simple mauvais moment à passer dans l’attente que l’Assemblée rétablisse leur rédaction d’origine, le gouvernement a dévitalisé la deuxième chambre. Et a hâté, à gauche, l’exigence de sa rénovation. Alexis Bachelay est membre d’un groupe de députés PS (Karine Berger, Yann Galut, Valérie Rabault) qui milite pour la transformation du Sénat en une assemblée des « futures treize régions de la réforme territoriale » qui serait élue «à la proportionnelle directement par les Français » pour briser le « conservatisme » et l’« immobilisme » de la Haute Assemblée. Une « régionalisation de la République » à laquelle se dit « hostile » Nicole Borvo Cohen- Seat, qui se prononce plutôt pour une « transformation du Sénat » combinant « représentation sociale » élue au suffrage universel direct sur proposition des syndicats, et « représentation des collectivités territoriales » élue selon le même mode de scrutin, de manière à accroître « ses compétences et sa légitimité » à « exercer pleinement le pouvoir législatif » et ainsi à « revivifier la démocratie ». – See more at: http://www.humanite.fr/la-transformation-du-senat-une-exigence-incontournable-552861#sthash.pQlwQvHX.dpuf

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