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Hollande et Valls apprentis sorciers ?

Posté par jacques LAUPIES le 30 septembre 2014

 

Oui Hollande et Valls, Cambacelis et les autres offrent le Sénat à la droite. Mais cela n’a rien de surprenant et c’était un peu couru d’avance.

Mon propos n’est pas de l’anti PS primaire

Je n’ai jamais confondu la « base » socialiste et les électeurs socialistes avec les dirigeants qu’ils se donnent sur  des choix d’orientations et de fonctionnement qui ont été la cause de la scission de 1920 au congrès  de Tours qui à  vu naître le Parti Communiste.

On pourra bien faire référence à des positionnements du PCF qui ont fait discussion, y compris les égarements staliniens, je reste convaincu que seul ce parti a un fonctionnement susceptible de garantir des positions de classe à savoir qu’il faut en finir avec l’aliénation du travail pour que l’humanité trouve son expression véritable. Que seul cet objectif s’il est atteint peut nous mettre à l’abri du cataclysme de l’injustice sociale et des conflits qu’elle peut générer.

Le capitalisme domine toujours la planète comme il domine la société française mais il porte des contradictions mortifères en lui et pour lui. Il ne peut échapper à la lutte des classes et à des expressions de révolte qui ne portent pas nécessairement le drapeau de la révolution.

Le chômeur qui vote FN et le pilote d’Air France qui défend son statut et vote certainement habituellement  plus a droite ou socialiste que pour le Parti Communiste, témoignent du malaise économique et social que connaît notre société libérale. Ils témoignent aussi du « déficit idéologique » qui les frappe mais ils témoignent également d’une potentialité de changement autre que ce que leur propose l’extrême droite (un néant dangereux qui peut être exploité par le capitalisme) et la droite et la social démocratie (une gestion politique qui n’inquiète pas le capitalisme)

Tant que les prétendus opposants au FN ne répondront pas aux attentes sociales des français, et quelles que soient leurs gesticulations, le FN peut dangereusement progresser au service des classes dominantes.

Ce qui peut effectivement nous conduire à qualifier ces opposants d’apprentis sorciers.

 

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Le prétendant à la présidence du Sénat : un qui sera excellent, comme il le dit, dans une opposition constructive pour Hollande et Valls Cela n’est pas plus à craindre, pour les sociaux libéraux du PS qu’une majorité contestataire (si peu) comme cela était le cas avant cette élection…

 

 

Hollande et Valls offrent le Sénat à la droite sur un plateau

Élections sénaoriales
Adrien Rouchaleou
Dimanche, 28 Septembre, 2014
Hollande et Valls apprentis sorciers ? dans POLITIQUE senatoriales2014_0

Photo Albert Facelly/Divergence
Sans surprise la droite a regagné hier une courte majorité dans la Haute-Assemblée. Le gouvernement paye les mauvais résultats des municipales mais aussi les réformes qui ont excédé les élus locaux.

Personne n’était surpris hier,  au Palais du Luxembourg.   Comme annoncé, la courte parenthèse de trois années durant lesquelles les sénateurs de gauche auront été plus nombreux que leurs collègues de droite dans les confortables fauteuils du Sénat s’est close, à l’occasion de l’élection qui renouvelait la moitié des membres de la Haute Assemblée.  Une victoire de la droite écrasante qu’annoncé cependant, selon les résultats partiels que nous avions recueillis hier, à l’heure du bouclage.   Le président du groupe socialiste, Didier Guillaume, faisait encore mine de croire qu’il n’y avait encore « à cette heure aucune majorité stable. L’UMP avait pronostiqué jusqu’à trente d’avance sur la gauche. Finalement, le différentiel devrait s’établir à moins de dix sièges. Et il est vrai que l’UMP devra compter sur les centristes de l’UDI.  Cette défaite de la gauche était annoncée par les résultats des dernières 96 % des grands électeurs. Si elle reste relativement limitée (mais bien réelle), elle devrait néanmoins être fortement accentuée dans trois ans, lors du renouvellement de l’autre moitié des sièges, car les grands électeurs seront issus des mêmes élections muni cipales de 2014.

Ce résultat était annoncé. Et pas seulement comme l’estime le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, parce que « le vote sanction est intervenu aux municipales ». Pour la présidente du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC), Éliane Assassi, « les élus locaux ont rejeté la réforme territoriale, les rythmes scolaires et la baisse des dotations ».
À l’heure de rendre notre article, il restait ardu de faire les comptes pour chaque groupe, mais entre PS et UMP, les résultats devraient s’apparenter à un jeu à somme nulle, une petite vingtaine de sièges perdus par le premier étant pris par le second. Triste événement, deux élus FN feront leur entrée dans l’hémicycle.
Les sénateurs du Front de gauche seront un peu moins nombreux, ayant perdu leurs fauteuils du Rhône, de l’Allier et des Bouches-du-Rhône. Dans les deux autres départements où ils comptaient un sortant, Thierry Foucaud se maintient en Seine-Maritime, et Christine Prunaud conserve le siège laissé par Gérard Le Cam. Avec 18 sénateurs, le groupe CRC restera le deuxième à gauche en termes d’effectifs. Mais surtout, sa présidente, Éliane Assassi, relève un élément encourageant : dans 16 départements concernés par l’élection et où ses candidats étaient sur des listes propres, le Front de gauche note une hausse significative du nombre de voix portées sur ses candidats. Elle promet « de belles démonstrations politiques des sénateurs communistes à l’avenir ».
Cette « alternance » dans la maison de Marie de Médicis n’est néanmoins qu’une révolution de palais. Car au-delà de la prestigieuse enceinte, ce basculement ne bouleversera pas l’agenda du gouvernement. Cela fait bien longtemps que ce dernier ne s’intéresse plus vraiment à l’avis de la Haute Assemblée. Nombre de projets de loi, y compris les textes budgétaires, y étaient rejetés depuis l’arrivée de François Hollande à l’Élysée, l’exécutif n’ayant jamais cherché à réunir la majorité de gauche composite, passant en force le plus souvent contre l’avis des sénateurs du Front de gauche, en position charnière. Celui qui était encore hier président de la commission des Lois, le socialiste Jean-Pierre Sueur, a beau tenter de rappeler que « pratiquement tous les textes de la commission des Lois ont été votés », cela concerne surtout les réformes de société du début du quinquennat : mariage pour tous, transparence de la vie publique, loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes… Sur les grands textes symboliques, notamment en matière économique, le constat est sans appel : accord national interprofessionnel, traité budgétaire européen, pacte de compétitivité, pour ne citer que ceux-là, n’ont pas convaincu de majorité.
La force du Sénat tiendrait-elle plutôt à son pouvoir de conviction ? « La loi sur les métropoles, sans le Sénat, aurait été très différente », assure Jean-Pierre Sueur. Malgré tout, là aussi, les faits sont bien moins enthousiasmants : en juin, lors du débat sur le bilan annuel de l’application des lois, la sénatrice écologiste Corinne Bouchoux notait que « seuls 24 % des amendements d’origine sénatoriale sont suivis d’effets. Seul un quart de nos amendements a une portée effective ! » Plus grave encore, la même sénatrice constatait, amère, que « dans la moitié des cas, notre travail reste inutile, et que, dans l’autre moitié, une fois sur deux, les textes législatifs ne sont pas complétés des décrets d’application nécessaires ».
La nouvelle couleur de l’hémicycle ne changera donc pas grand-chose à ce niveau. Simplement, il servira de porte-voix à la droite qui espère d’autres conquêtes en 2017. L’UMP d’ailleurs ne cherche pas plus : « Ce ne sera pas un Sénat qui niera la légitimité du président de la République. La Ve République a créé la prééminence présidentielle, jamais nous ne contesterons cela », affirme d’ailleurs l’UMP Philippe Marini, qui présidait la commission des Finances. Néanmoins, « nous avancerons méthodiquement, sujet après sujet, mois après mois avant que tous les esprits ne s’occupent que d’une chose : la course présidentielle », poursuit le sénateur maire de Compiègne, dans l’Oise.
L’exécutif pourrait même finalement se satisfaire de cette nouvelle situation : pour un président et un gouvernement socialiste, il est moins symboliquement désastreux de voir ses projets de loi rejetés par une assemblée d’opposition que par un Sénat de gauche. Néanmoins, cela rend désormais inenvisageable toute modification constitutionnelle qui nécessite le soutien de trois cinquièmes des parlementaires, députés et sénateurs réunis. En clair, cela signifie notamment l’enterrement définitif du droit de vote des résidents étrangers, qui nécessite de revoir la Constitution, et sur lequel François Hollande s’était pourtant engagé.

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Résultat de la politique du PS, le Sénat bascule à droite !

Posté par jacques LAUPIES le 29 septembre 2014

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Cela était prévu et même si au PS certains minimisent l’échec, arguant notamment de la fatalité que marque systématiquement une opposition à la politique gouvernementale et à la majorité qui le soutien au lendemain de son élection.

Il est cependant clair que cette élection est dans le droit fil de l’avertissement lancé par les électeurs aux municipales puis aux européennes.

Les grands électeurs ont traduit, voire accentué, leur mécontentement qui est celui des français.

D’évidence le pays a besoin d’une autre politique ancrée à gauche et d’évidence François Hollande, son entourage et les forces politiques -et économiques- qui le soutiennent n’en veulent pas.

François Hollande conduit le pays dans l’impasse et sacrifie sa famille politique.

 

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Une frondeuse : Marie Thérèse Lienemann et ses amis peuvent-ils influer pour un changement de politique au sein du PS  Hollande et Valls vont ils pouvoir continuer le chantage à la dissolution ?

Des questions qui vont dépendre des luttes sociales seules capables de mettre en difficulté un gouvernement qui pratique une politique qui sert le patronat !

Au fond le renversement du Sénat qui travaillait dans un sens plus progressiste que ne le fait l’Assemblée Nationale, en devenant à droite arrange bien les socio libéraux du PS

 

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communiqué du PCF

Sénat : Un groupe communiste et citoyen plus que jamais utile aux populations, aux collectivités territoriales et à la gauche

 

La majorité sénatoriale repasserait à droite. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour notre peuple. Pire, pour la première fois le FN va siéger au sénat en faisant élire deux sénateurs dans le Var et les Bouches du Rhône. C’est une défaite pour le gouvernement Valls et le Parti socialiste, conséquence du résultat des élections municipales, d’un fort mécontentement populaire et d’une réforme territoriale autoritaire et austéritaire.

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Le PCF se félicite de l’élection de Christine Prunaud dans les Côtes d’Armor et de la réélection de Thierry Foucaud en Seine-maritime.  Les candidates et candidats que nous soutenions ont obtenu des résultats en progression dans 16 départements.

 

Avec 18 élu(e)s au service des territoires et de leurs populations, le groupe Communiste, Républicain et Citoyen, sera plus que jamais utile aux salarié(e)s, aux familles populaires, aux fronts des luttes politiques et sociales sur le terrain comme dans l’hémicycle. Il sera dans l’action au quotidien pour défendre les collectivités locales et leurs moyens que le gouvernement veut amputer de 11 Milliards d’euros. Il sera force de propositions audacieuses pour redresser le pays et redistribuer les richesses avec un rassemblement majoritaire pour une alternative de gauche.

 

Pour éviter la chronique annoncée des prochaines victoires électorales à droite, il y a urgence à sortir la gauche du chaos et changer fondamentalement de politique. Le PCF est animé d’un seul objectif : Que la gauche retrouve le peuple pour que le peuple retrouve sa gauche.

 

 

 

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Front du peuple ?

Posté par jacques LAUPIES le 28 septembre 2014

Ce n’est pas tant la situation présente dans laquelle se trouvent les français, malgré le chômage, une relative baisse du pouvoir d’achat pour probablement une majorité d’entre eux, qui personnellement me préoccupe.

Cela est sans doute une erreur de ma part car il faut toujours considérer que l’aggravation des conditions de vie, les conséquences qui en découlent sur la conscience des gens sont à l’origine de ce qui précisément m’inquiète le plus : une incapacité à trouver, ce que je considère la seule issue à leurs difficultés : la voie du partage et de la solidarité dans tous les domaines de nos vies économiques, sociales, privées, etc.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : définir des rapports sociaux qui ramèneront les individus à se positionner dans une démarche d’intérêt général prévalant sur le particulier pour en retour enrichir le renforcement du particulier.

Visiblement nous sommes dans la démarche inverse ou chacun de nous, parfois regroupé avec ses semblables sur le plan catégoriel,  cherche une issue à ses problèmes à partir de  motivations qui naissent d’un parcours de vie fait d’échecs de ses espérances (parfois de réussites), d’un conditionnement sociétal, n’ayant pour la plupart pas décollé des influences qui, depuis notre enfance, ont pesé dans notre réflexion et dans les déterminations qui en découlent.

Cela évidemment conduit très souvent au dogme et au repli sur soi. Chacun porte sa vérité.

Comment sortir de cet enfermement autrement que par un ancrage profond dans la réalité des vies qui nous entourent, d’une prise en compte des pensées, des théories les plus affirmées tant sur le plan social que dans notre développement psychologique, en gros comment trier dans notre intérieur et notre extérieur ?

Est ce vraiment à notre portée ? Est ce à la portée des plus larges « masses » présentement ?

Bien sur que non et si à l’heure d’internet, des médias envahissants et pesant sur nos choix, nous avons l’obligation de faire l’effort de nous interroger sur ce qui fondamentalement crée les différences, ramène l’homme à l’état d’un animal primitif dont il est globalement sorti dans la douleur, nous devons être porteurs des valeurs qui ont contribué à l’humanisation.

Sous quelle forme ? Il ne peut y avoir de schéma unique pour mener cette action qui est plus que jamais nécessaire pour isoler les fauteurs de guerre qui gravitent pour et parmi les possédants de ce monde.

Une chose est certaine la condition de la transformation, du changement de cap, national et mondial passe par l’intervention du peuple, des peuples. Il y a tant de potentiel de générosité, de désir de paix en eux !

Mais il ne suffit pas de créer une nouvelle bannière, un nouveau slogan, un nouveau sigle qui, comme par magie, synthétiserait un espoir. Les peuples ont un vécu historique qui tend souvent les rendre distants, méfiants devant les offres politiques. Ils ont besoin de comprendre comme tout un chacun pour agir. Sinon ils sont capables de colères mauvaises conseillères. Le meilleur et le pire sont possibles !

Actuellement le pire est possible tant les systèmes d’éducation, de formation et d’information sont muselés malgré des apparences libérales (au sens politique)

En l’état il faut se donner des organisations,  capables de faire œuvre d’éducation populaire, notamment parmi les catégories en capacité d’affronter concrètement les pouvoirs actuels asservis à la classe dominante. Mais attention de ne pas les opposer entre elles…

 

PS : en écrivant ce commentaire j’écoute l’émission « On n’est pas couché » et la discussion entre les journalistes et Bernard Kouchner qui vient présenter son dernier livre et une fois de plus pour justifier la guerre au terrorisme (comme si on pouvait s’y opposer présentement) mais se met en colère quand on lui rappelle que les Etats Unis sont responsables du merdier dans lequel est plongé tout le moyen orient.

Sans expliquer les causes historiques des conflits actuels cet homme accepte la guerre et indique qu’après tout elle devient nécessaire.

Des millions de personne entendent cela ! Cet ancien ministre qui se pare d’une carrière humanitaire, est sourd et aveugle lorsqu’il s’agit d’évoquer les causes des conflits et fait le beau quand il s’agirait de les éteindre ! Il est l’exemple parfait de celui qui revient en permanence à un pro américanisme qui efface toute objectivité dans l’analyse des conflits de ce monde !

 

 

Patrick Le Hyaric : « Sortir d’une triangulation mortifère »

Vendredi, 26 Septembre, 2014
Photo: Valentina Camozza / Citizenside.com

Photo: Valentina Camozza / Citizenside.com
Editorial de Patrick Le Hyaric, dans l’Humanité Dimanche. « Inventer ensemble les chemins inédits qui permettront d’échapper au scénario préécrit de l’enfermement dans la triangulation Hollande-Sarkozy-Le Pen ».

Un vote à l’Assemblée nationale qui ressemble plus à de la défiance qu’à de la confiance, une conférence de presse plutôt poussive et triste du président de la République, incapable de proposer la moindre solution pour sortir du marasme actuel, tant il a décidé de servir d’abord les puissances d’argent et d’obéir aux diktats économiques de l’Allemagne, ont ouvert une autoroute au retour du prétendu messie Sarkozy.

Ce dernier a construit son nid sur le cadavre des valeurs de gauche, assassinées par le couple Hollande-Valls depuis plus de deux ans. Il s’infiltre dans les fractures laissées par un paysage politique dévasté avec ses engagements non tenus, ses mensonges, ses affaires et la corruption du côté du pouvoir. Du côté du parti sur lequel M. Sarkozy veut faire main basse, on assiste à une agonie sans fin avec ses congrès calamiteux, ses élections internes douteuses, ses ambitions personnelles et son long cortège d’affaires louches qui n’épargnent pas l’ancien président de la République.

Nicolas Sarkozy compte surfer sur ce champ de ruines et se refaire, se présentant comme un sauveur sur la base d’un programme qui ne tient qu’à sa personne tout entière vouée au service du capital. Fondamentalement, il ne trouve rien à redire à l’actuelle politique, sinon qu’avec lui, cela irait encore plus loin, plus vite et plus fort dans la destruction des droits économiques et sociaux. Ce retour nous a été mieux présenté qu’un événement mondial, éclipsant la crise, les guerres, les ravages d’Ebola et les manifestations pour sauver le climat. Ainsi va la grande et vide caravane du politico-média-business.

Ainsi, tout est fait – à peine à mi-mandat de François Hollande – pour une nouvelle campagne présidentielle, jugée par nos concitoyens comme un cirque politique alors que les souffrances sociales, résultant du chômage, de la précarité, des baisses de pouvoir d’achat, rendent la vie quotidienne de l’immense majorité des familles populaires de plus en plus insupportable. Cette quête permanente du pouvoir aggravera encore le fossé entre nos concitoyens et la représentation politique.

La présidentialisation accrue d’un système où tout dépendrait d’un seul homme camoufle toujours plus le détournement de l’État vers la soumission à la finance contre l’intérêt général. Et l’artillerie idéologique qui fait le service après-vente n’est concentrée que sur un objectif: une pédagogie permanente pour faire accepter l’idée qu’il n’y aurait pas d’autre alternative économique, sociale, politique, culturelle. Le locataire de l’Élysée a été très insistant à ce propos lors de sa conférence de presse en oubliant les propositions des forces du Front de gauche aussi bien que celles qui se font entendre à l’intérieur du Parti socialiste. C’est plus qu’un signe !

De fait, un piège étouffant est tendu aux électeurs : celui de leur enfermement dans un trio sans futur – Hollande-Sarkozy–Le Pen. Pas d’issue à la souricière si n’était pas posé avec force l’enjeu des intérêts divergents entre le travail et le capital, et tout ce qu’il implique. Avec, en premier lieu, la nécessité d’un débat plus tendu, voire conflictuel avec les choix austéritaires de l’Allemagne et des institutions européennes ; la réorientation du rôle des banques vers les biens communs ; le choix d’une nouvelle industrie et d’une filière agricole et agroalimentaire lié aux immenses possibilités technologiques nouvelles pour répondre aux besoins humains et environnementaux, en combinaison avec de nouveaux services publics démocratisés et modernisés ; celui de la démocratisation de toute la société et de la vie des entreprises dans le cadre d’une nouvelle République.

Bref, comme le proclame le programme alternatif du Front de gauche, affirmer dans tous les domaines la suprématie de « l’humain d’abord » et non celle de la finance. Dans l’actuel contexte, il est de la responsabilité des forces et des personnalités qui se réclament de la gauche d’alternative et de l’écologie politique de se parler et d’aider les salariés, les citoyens, les jeunes, à se rencontrer pour débattre, se rassembler à partir de leurs entreprises, de leurs villes, leurs villages, afin d’inventer ensemble les chemins inédits qui permettront d’échapper au scénario préécrit de l’enfermement dans la triangulation Hollande- Sarkozy-Le Pen. L’invention commune est à l’ordre du jour !

 

Commentaires

 

TD

Vendredi, 26 Septembre, 2014 – 12:51
Plus que jamais empêcher Mlle Le Pen et l’extrême droite qu’elle soutient et qui la soutient d’accéder à la présidence en 2017 puis en 2022, par tous les moyens dont l’humanité, la presse libre, la démocratie et chaque citoyen épris de liberté disposent. Cela avant même de barrer la route du sinistre Sarkozy. Le programme, de l’extrême droite; du vent, du racisme, de l’insignifiance, et le vol des idées, le vol des concepts politiques de tous bords… On se souvient de l’élimination de Copé, on se souviendra peut être de l’élimination de la fille de Le Pen, pour le bien de la France c’est en tous cas ce que l’on peut souhaiter.

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Jean-Luc Mélenchon joue la carte « Front du peuple »

Vendredi, 26 Septembre, 2014
Front du peuple ? dans POLITIQUE 1411591116_politis-1320-une
Avec son « mouvement » pour la VIe République dont il veut que le Front de gauche soit partie prenante, l’eurodéputé entend remettre le peuple en selle avec une perspective nouvelle pour 2017.
Un « Front du peuple ». Si l’objectif de dépasser le « cartel d’organisations » est commun au Front de gauche, le Parti de gauche (PG) a pris les devants en annonçant dès le mois d’août la création d’un «mouvement » en faveur de la VIe République dont l’ambition affichée est de « fédérer le peuple ».
Jean-Luc Mélenchon, qui a quitté ses fonctions de coprésident du PG pour se consacrer à cet « objet politique absolument neuf », n’a de cesse depuis d’en dessiner les contours et de tenter de lancer la dynamique. Après la création d’un site Internet pour recueillir des signatures – 33000 en treize jours, selon le PG –, un discours à la Fête de l’Humanité, une tribune dans le Monde vendredi 19 septembre, il a livré ses ambitions jeudi dans un entretien à l’hebdomadaire Politis.
« C’est une tentative pour créer le Front du peuple que les uns et les autres nous appelons de nos voeux sans être capables de le matérialiser », explique à l’Humanité Éric Coquerel, coordinateur politique du PG. Une façon de dépasser les difficultés du Front de gauche, dont l’histoire récente est émaillée de tensions auxquelles le PG a lui-même contribué en multipliant les déclarations virulentes à l’encontre de la stratégie communiste, aux dernières élections municipales notamment. Une tentation peut-être, aussi, de contourner le débat avec ses partenaires.
« Cela ne remplace pas le (Front de gauche), cela l’inclut », assure Jean-Luc Mélenchon. Mouvement et Front de gauche sont « complémentaires, pas concurrents ni contradictoires », selon Éric Coquerel, pour qui le second « devrait continuer sa bataille contre le gouvernement Valls et sa politique ». Mettre en adéquation le contenu et la méthode du mouvement, telle est la démarche avancée: « Si nous commencions le processus de VIe République par un cartel Front de gauche, nous serions ramenés au point de départ », déclare l’ex-coprésident du PG.
Au-delà d’une refonte des institutions
Sur le fond, quelques traits saillants de la mission que pourrait remplir une Constituante sont tout de même dessinés par Jean-Luc Mélenchon. Au-delà de la refonte des institutions – avec une proposition phare, celle de référendum révocatoire à mi-mandat –, il s’agirait notamment de changer « la définition des droits constitutionnels de la propriété privée du capital » pour en faire « un simple droit d’usage, encadré par les servitudes de l’intérêt général », explique-t-il dans une tribune dans le Monde. La méthode permet également de désamorcer le débat suscité par la proposition du PG d’une marche pour, « à mi-mandat, exiger la révocation du gouvernement », sorte de référendum révocatoire avant l’heure. « La question n’est pas tant la sanction du gouvernement que ce par quoi on peut le remplacer », confiait, il y a quelques jours, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles. « Il n’y a pas une marche à laquelle j’ai appelé dont on ne m’ait dit que c’était une erreur de l’avoir fait, que le mot d’ordre n’était pas bon, que ce n’était pas le bon jour… Cela s’est réglé par le fait que les gens sont venus », balaye Jean-Luc Mélenchon.
Faire revenir le peuple en politique
« Nous préparons en même temps le rendez-vous de 2017 », prévient également le député européen. Une façon de préparer sa candidature ? Le Parti de gauche s’en défend: « La construction d’alliances, de rassemblement de forces, même si elle est nécessaire, à partir du moment où elle est sur une base très claire d’opposition au gouvernement, ne peut pas suffire pour être en tête au premier tour et trouver une majorité au deuxième. Comment faire revenir le peuple en politique, c’est l’équation que nous cherchons à résoudre aujourd’hui », affirme Éric Coquerel. De son côté, Jean-Luc Mélenchon déclare ne vouloir ni « d’une campagne people, ni partidaire, mais avec un contenu ». D’ici là, « un ou deux visages » doivent émerger du mouvement, prévoit-il. Concrètement, après la publication d’appels dont le premier est paru jeudi (voir encadré), l’objectif sera d’atteindre les 100000 signataires et, enfin, de constituer un comité d’initiatives. Même si Jean-Luc Mélenchon se réserve le droit « le moment venu » de faire « des propositions de forme de plus en plus audacieuses ».
UNE CINQUANTAINE D’ARTISTES ET D’INTELLECTUELS APPELLENT AU MOUVEMENT
Intellectuels et artistes, ils sont une cinquantaine à avoir apposé leur signature au bas d’une « déclaration pour la VIe République », rendue publique jeudi. C’est le premier des appels promis par Jean-Luc Mélenchon; doivent suivre les syndicalistes et politiques.
Y figurent des économistes (Liêm Hoang-Ngoc, Jacques Généreux), des cinéastes (Gérard Mordillat, Robert Guédiguian), des écrivains (Annie Ernaux, Christian Salmon), des comédiennes (Sophie de La Rochefoucauld, Ariane Ascaride), des humoristes (Didier Porte, Christophe Alévêque), des musiciens (Magyd Cherfi, Yvan Le Bolloc’h), des essayistes et journalistes (Daniel Mermet, Paul Ariès), des associatifs (Bernard Cassen, président d’honneur d’Attac), des historiens (Claude Mazauric, Jean-Numa Ducange, Roger Martelli), des sociologues (Frédéric Lebaron), des universitaires (Janette Habel). Ils estiment de leur « devoir de trouver une issue positive à la crise ».
« La transformation des institutions sera celle de la société », promettent-ils.
Pour y parvenir, l’appel qu’ils lancent propose de « réunir au plus vite ceux qui auront répondu favorablement pour qu’ils décident eux-mêmes librement et sans condition de tout ce qui devra être fait ensuite ».

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La lutte contre le terrorisme est une priorité

Posté par jacques LAUPIES le 27 septembre 2014

 

 

 

 

Hommage à la mémoire d’Hervé Gourdel

La lutte contre le terrorisme est une priorité pour les communistes. Le meurtre de notre compatriote, Hervé Gourdel, nous rappelle que des groupes structurés sont prêts à tout pour faire régner la peur et la haine.

Les communistes participeront à tous les hommages nationaux ou locaux en la mémoire d’Hervé Gourdel dans le respect strict des volontés exprimé par sa famille.

Les communistes y participeront pour apporter à la famille et aux proches de la victime toute leur solidarité dans ce moment si difficile et douloureux pour eux. Nous réaffirmons notre indignation face à la cruauté et l’inhumanité des assassins d’Hervé Gourdel et face à celles de tous ceux qui se réclament du djihadisme.

Les communistes y participeront pour réaffirmer que face à ce déchaînement de violence et de haine, ils travailleront sans relâche à la cohésion de notre peuple dans toutes ses composantes et sans discrimination dans la lutte pour l’égalité, la justice et la solidarité.

Les Français ne tomberont pas dans le piège tendu par les terroristes, ou certains extrémistes de l’ordre nouveau. Aucune religion ne prône le recours à une telle barbarie et ne peut servir à justifier de tels actes de terreur. Nous saluonstoutes celles et tous ceux qui se lèvent pour manifester leur liberté de conscience et dire non au terrorisme.

« Guerre » contre le terrorisme ou « lutte » contre le terrorisme ?

Le meurtre d’Hervé Gourdel met en premier plan la lutte contre les organisations terroristes. La sémantique n’est pas neutre. La « guerre » contre le terrorisme préconiséepar le président de la République fait référence aux mots et à la politiquede G.W. Bush après le 11-Septembre.

13 ans plus tard, nous voyons bien que cette stratégie est un échec et un désastre.

Un échec car elle nie que la structuration de ces groupes terroristes a été et est encore aidée par des puissances internationales et régionales comme l’Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie et les Etats-Unis eux-mêmes tant qu’ils servaient leurs intérêts ou servaient à diviser les peuples sur lesquels l’« Occident » prétend maintenir sa domination. Aujourd’hui les monstres échappent à leurs créateurs.

Un désastre parce que les 4 000 milliards de dollars mis dans cette « guerre » ont ont pour résultat d’être passé d’1foyer de djihadistes dans le monde à 13.

Il faut donc changer de politique. Le PCF souhaite qu’une véritable stratégie de lutte contre le terrorisme se mette en place. Cela nécessite d’avoir des objectifs clairs et les moyens financiers et humains d’agir sans compromettre les libertés individuelles. Cela suppose de sortir d’une logique de domination économique, politique et militaire au profit d’une logique de coopération, de développement, de démocratie.

Les meurtres antisémites d’un Merah ou encore le cafouillage du week-end dernier à l’arrivée de 3 djihadistes en provenance de Turquie montrent que notre système de renseignements et de sécurité intérieur ont de sérieuses lacunes.

Les renseignements généraux et les services anti terroristes ont-ils les moyens techniques et humains pour remplir leurs missions ? et surtout quelles sont les priorités et modalités de leur mission ? Le dispositif juridique et législatif de notre pays est suffisant pour répondre à la menace terroriste, il faut encore l’appliquer, et ce dans le respect des droits et libertés.

Le Parlement n’est pas assez associé aux objectifs et moyens mis en œuvre. C’est indispensable pour éviter toute tentation de dérives autoritaires.

Non à la guerre, Oui à des mesures coercitivescontreDaesh

Est-ce que les frappes aériennes menées par la France en Irak et par les Etats-Unis en Syrie vont empêcher ce qui s’est passé en Algérie avec le meurtre d’Hervé Gourdel ? A l’évidence non ! La France doit être unie derrière la famille d’Hervé Gourdel. Dans un moment tel que celui-là, la recherche de cohésion s’impose, mais elle ne peut se traduire par taire le débat qui existe sur la manière de mener efficacement ou non la lutte contre le terrorisme, et sur l’aide à apporter à ceux qui en Irak et en Syrie combattent l’ « Etat islamique ».

La force du mouvement Daesh, c’est à la fois de s’appuyer sur une base territoriale et une stratégie économique. Les objectifs militaires de la France au moyende « frappes » en Irak, même ciblées, sont inefficaces dans la durée. Au lieu de dépenser des millions dans des frappes militaires, il serait plus utile d’aider de manière plus importante les combattants kurdes en Irak et en Syrie, et d’aider l’Irak à reconstruire son armée et son État.

Le terrorisme c’est d’abord une entreprise de la terreur et de conflits

Le terrorisme c’est d’abord une entreprise qui cherche à faire des profits financiers en faisant régner la terreur. Le chiffre d’affaires de Daesh dépasse le milliard de dollars par an. Des mesures internationales doivent êtreprises pour agir sur les Étatsde la région qui arment et achètent aux groupes terroristes du pétrole, pour agir sur les finances des « émirs » chefs de bandes qui utilisent le terrorisme comme moyen de s’enrichir, et pour agir enfin sur les marchands d’armes qui profitent des trafics.

Parti communiste français, le 26 septembre 2014

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Elections sénatoriales

Posté par jacques LAUPIES le 27 septembre 2014

Ce dimanche les « grands » électeurs (élus municipaux et citoyens sélectionnés dans les grandes villes) vont avoir à élire la moitié du sénat qui est renouvelable.

 

Dans France tv info

La gauche peut-elle rester majoritaire

au Sénat ?

Des élections sénatoriales se tiennent dimanche 28

septembre. Après la déroute aux municipales, elles

devraient constituer un nouveau revers pour la

majorité. La gauche, qui y est majoritaire depuis

2011, peut-elle conserver son avantage ?

Le Premier ministre, Manuel Valls, s'exprime à la tribune du Sénat, le 9 avril 2014. 
Le Communiste de Tarascon 13150 (voir le blog
Le Premier ministre, Manuel Valls, s’exprime à la tribune du Sénat,
le 9 avril 2014. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)
Elections sénatoriales dans POLITIQUE ariane.nicolas Par Ariane NicolasMis à jour le 18/09/2014 | 15:41 , publié le 16/09/2014 | 12:50

Va-t-on assister à une « mini-cohabitation » entre le gouvernement et le Sénat ? Dimanche 28 septembre se tiennent les élections sénatoriales, qui renouvelleront la moitié de la chambre haute. Ce jour-là, 179 sièges changeront (peut-être) de propriétaire. Depuis 2011, la gauche est majoritaire au Sénat. Une situation exceptionnelle pour une assemblée classée traditionnellement à droite. Quelles chances a la majorité de conserver cette courte avance – trois sièges seulement – alors que le climat politique ne cesse de se dégrader pour l’exécutif, et que la gauche a vécu un revers aux municipales il y a six mois ?

« Le climat politique est mauvais » pour le PS

Didier Guillaume, président du groupe socialiste au Sénat et candidat à la présidence de la haute assemblée si la chambre reste à gauche, ne part pas perdant. Du moins, pas tout à fait. « Le climat politique est mauvais pour nous, je l’assume. Il n’est pas bon, parce que nous avons du vent dans le nez, regrette-t-il. Disons que nous ne sommes pas favoris, mais il y a des challengers qui ont créé la surprise. » Selon lui, les élus socialistes peinent à se mobiliser, alors même qu’une défaite est à craindre. « Le moral n’est pas très bon pour les candidats en campagne, parce qu’il se passe tous les jours des faits qui n’arrangent pas les choses », observe-t-il sur Public Sénat. Le président au Sénat du groupe Rassemblement démocratique et social européen (RDSE), Jacques Mézard, l’un des alliés du gouvernement qui regroupe essentiellement des sénateurs du Parti radical de gauche, s’exprime sans détour. « La majorité au Sénat va changer, ça me paraît dans la logique« , estime-t-il. Le désamour pour l’exécutif, couplé aux « affaires qui se sont succédé ces dernières années », pourrait même, selon lui, bénéficier à l’extrême droite. Mais « les grands électeurs ont une approche de la vie politique qui devrait limiter ce risque », se rassure-t-il.

L’UMP renouvelle davantage de sièges

La gauche pourrait néanmoins limiter la casse, grâce au nombre de sièges renouvelés. « C’est l’UMP qui remet le plus de sièges en jeu, donc ils ont plus à perdre que nous », analyse Christophe Borgel, secrétaire national aux élections au Parti socialiste, cité par Libération.fr. D’après ses calculs, « la droite doit l’emporter par plus de 20 sièges d’écart dans cette deuxième série ». Sur les 178 sénateurs et sénatrices concernés par l’élection, sans compter le siège du centriste Jean Arthuis, dans la Mayenne, vacant depuis sa démission et qui sera soumis au vote, 82 sont aujourd’hui classés à gauche et 90 à droite. S’y ajoutent les sans étiquette.

Répartition des sièges renouvelés pour les sénatoriales 2014 en fonction des groupes politiques.
Répartition des sièges renouvelés pour les sénatoriales 2014 en fonction des groupes politiques. (SENAT.FR)
Dans l’Humanité

La transformation du Sénat, une exigence incontournable Sébastien CrépelVendredi, 26 Septembre, 2014   La portée du vote de dimanche dépasse de loin la question d’une simple alternance à la Haute Assemblée, pour aborder celle de son utilité et de son rôle.À peine un Français sur deux (51 %) considère désormais que le Sénat « joue un rôle important » dans la politique nationale, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France. Soit 16 points de moins qu’en 2011. Trois ans après l’avènement d’une gauche majoritaire en passe d’être renvoyée dans l’opposition au sein de la Haute Assemblée, dimanche, le constat est sévère. Comme si, même au Sénat pourtant élu au suffrage indirect, la déception des Français vis-à-vis du pouvoir élyséen élu en 2012 se faisait durement sentir, atteignant par contagion les institutions elles-mêmes, discréditées par leur incapacité à refléter et traduire en actes la volonté des Français. C’est pourquoi la portée du vote de dimanche dépasse de loin la question d’une simple alternance au Sénat, pour aborder celle de son utilité et de son rôle, à laquelle ni la droite ni la gauche ne peuvent désormais échapper. À quoi bon, en effet, une deuxième chambre si le Sénat ne sert que « d’opposition politique aux majorités de gauche à l’Assemblée », ou si, dans le cas d’« une même majorité dans les deux chambres, son rôle est limité, ce qui évidemment est très confortable pour un gouvernement », notait avec intuition l’ex-sénatrice communiste Nicole Borvo Cohen-Seat dès l’été 2012? En faisant, ces deux dernières années, de la navette de ses textes au Sénat un simple mauvais moment à passer dans l’attente que l’Assemblée rétablisse leur rédaction d’origine, le gouvernement a dévitalisé la deuxième chambre. Et a hâté, à gauche, l’exigence de sa rénovation. Alexis Bachelay est membre d’un groupe de députés PS (Karine Berger, Yann Galut, Valérie Rabault) qui milite pour la transformation du Sénat en une assemblée des « futures treize régions de la réforme territoriale » qui serait élue «à la proportionnelle directement par les Français » pour briser le « conservatisme » et l’« immobilisme » de la Haute Assemblée. Une « régionalisation de la République » à laquelle se dit « hostile » Nicole Borvo Cohen- Seat, qui se prononce plutôt pour une « transformation du Sénat » combinant « représentation sociale » élue au suffrage universel direct sur proposition des syndicats, et « représentation des collectivités territoriales » élue selon le même mode de scrutin, de manière à accroître « ses compétences et sa légitimité » à « exercer pleinement le pouvoir législatif » et ainsi à « revivifier la démocratie ». – See more at: http://www.humanite.fr/la-transformation-du-senat-une-exigence-incontournable-552861#sthash.pQlwQvHX.dpuf Ces statistiques ne suffisent pas à assombrir l’UMP, qui se voit majoritaire à la haute assemblée. L’ancien président du Sénat Gérard Larcher (UMP), candidat à un retour au « plateau », le surnom de la présidence, a déjà fait ses pronostics : « Je prévois 8 à 10 sénateurs UMP de mieux et 6 à 8 centristes supplémentaires », détaille-t-il, soit un total d’au moins 177 sénateurs de droite, sans compter les non-inscrits, alors que la majorité au Palais du Luxembourg est de 174 sièges La transformation du Sénat, une exigence incontournableSébastien CrépelVendredi, 26 Septembre, 2014             La portée du vote de dimanche dépasse de loin la question d’une simple alternance à la Haute Assemblée, pour aborder celle de son utilité et de son rôle.À peine un Français sur deux (51 %) considère désormais que le Sénat « joue un rôle important » dans la politique nationale, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France. Soit 16 points de moins qu’en 2011. Trois ans après l’avènement d’une gauche majoritaire en passe d’être renvoyée dans l’opposition au sein de la Haute Assemblée, dimanche, le constat est sévère. Comme si, même au Sénat pourtant élu au suffrage indirect, la déception des Français vis-à-vis du pouvoir élyséen élu en 2012 se faisait durement sentir, atteignant par contagion les institutions elles-mêmes, discréditées par leur incapacité à refléter et traduire en actes la volonté des Français. C’est pourquoi la portée du vote de dimanche dépasse de loin la question d’une simple alternance au Sénat, pour aborder celle de son utilité et de son rôle, à laquelle ni la droite ni la gauche ne peuvent désormais échapper. À quoi bon, en effet, une deuxième chambre si le Sénat ne sert que « d’opposition politique aux majorités de gauche à l’Assemblée », ou si, dans le cas d’« une même majorité dans les deux chambres, son rôle est limité, ce qui évidemment est très confortable pour un gouvernement », notait avec intuition l’ex-sénatrice communiste Nicole Borvo Cohen-Seat dès l’été 2012? En faisant, ces deux dernières années, de la navette de ses textes au Sénat un simple mauvais moment à passer dans l’attente que l’Assemblée rétablisse leur rédaction d’origine, le gouvernement a dévitalisé la deuxième chambre. Et a hâté, à gauche, l’exigence de sa rénovation. Alexis Bachelay est membre d’un groupe de députés PS (Karine Berger, Yann Galut, Valérie Rabault) qui milite pour la transformation du Sénat en une assemblée des « futures treize régions de la réforme territoriale » qui serait élue «à la proportionnelle directement par les Français » pour briser le « conservatisme » et l’« immobilisme » de la Haute Assemblée. Une « régionalisation de la République » à laquelle se dit « hostile » Nicole Borvo Cohen- Seat, qui se prononce plutôt pour une « transformation du Sénat » combinant « représentation sociale » élue au suffrage universel direct sur proposition des syndicats, et « représentation des collectivités territoriales » élue selon le même mode de scrutin, de manière à accroître « ses compétences et sa légitimité » à « exercer pleinement le pouvoir législatif » et ainsi à « revivifier la démocratie ». – See more at: http://www.humanite.fr/la-transformation-du-senat-une-exigence-incontournable-552861#sthash.pQlwQvHX.dpuf

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C’est pourtant simple…

Posté par jacques LAUPIES le 26 septembre 2014

 

Je n’entrerai pas dans ce festival de déclaration où chacun cherche le mot le plus fort pour qualifier l’acte criminel de quelques fous dont on ne sait même pas s’ils ont accompli cet assassinat par aveuglement religieux, par calcul politique ou tout simplement parce qu’ils en retireront la triste gloire et peut-être le fric et le pouvoir qui peut leur être offert dans la camp sordide qu’ils ont choisi.

Pour moi les choses sont simples comme le déclarent la plupart des commentateurs de ma sensibilité politique : il n’y de responsables que ceux qui ont dicté la conduite des dirigeants américains qui s’en sont pris à Saddam Hussein et déclenché la guerre en Irak, qui l’ont soigneusement préparée : les complexes militaro industriels et pétroliers des Etats Unis dont Bush a été le bras politique.

Bien entendu il y a dans le processus enclenché déjà lors de la guerre du Golfe et qui se poursuit un risque extrêmement dangereux d’extension des conflits, voire de leur généralisation. C’est de cela qu’il faudra parler au lieu de se confondre en paroles de compassion pour une famille cruellement frappée et qui se passerait peut-être fort bien de nombre d’instrumentalisations politiciennes de leur douleur !

Tout un beau monde qui « nombrilise », fait son numéro de l’Union Nationale franchouillarde, sans la moindre allusion aux fondements du terrorisme, à ses origines économiques, sociales, voire psycho-religieuses.

Bref on baigne dans une connerie généralisée qui conduit 70 % des téléspectateurs (journal de soir 3) à vouloir accentuer la guerre. Nos guerriers bedonnants sous les lambris des palais de la république doivent en bander miraculeusement. Et certains viennent sur les plateaux de télé jouter à qui sera le plus ferme face à l’ennemi abject.

C’est tellement plus facile que de rappeler que la cause de tous ces malheurs qui nous guettent en fait ne peuvent avoir de solution si l’humanité ne se guérit pas de l’exploitation du travail par ceux qui possèdent les richesses qu’elle produit.

C’est pourtant simple à comprendre ! Non ?

 

 

 

 

 

Assassinat d’Hervé Gourdel: « barbare », « odieux », « abject »

Jeudi, 25 Septembre, 2014
REUTERS/PATRICE MASANTE

REUTERS/PATRICE MASANTE
Les mots sont  forts, l’émotion vive et les réactions nombreuses, suite à la décapitation de l’otage français Hervé Gourdel en Algérie par Jund al-Khilafa, groupe lié à l’organisation Etat islamique (EI). Un hommage est prévu vendredi devant la mosquée de Paris à l’appel de Dalil Boubakeur.

« Hervé Gourdel est mort parce qu’il était Français, parce que son pays, la France, combat le terrorisme » et qu’il était « le représentant d’un peuple, le nôtre, qui est épris de liberté et qui défend la dignité humaine contre la barbarie », a lancé ce jeudi François Hollande. « Cet événement tragique, qui a suscité une émotion considérable, souligne s’il en était besoin combien la lutte contre le terrorisme doit être menée à tous les niveaux et partout », avait-il réagi dès mercredi soir en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, en confirmant la mort de l’otage français. « Chacun a compris qu’il y avait un intérêt supérieur, non seulement celui de la France, mais aussi celui de la sécurité de nos concitoyens et de la sécurité collective au niveau du monde », a-t-il poursuivit. « Il n’y aura pas d’instrumentalisation des religions dans ce débat d’intérêt national. Nous sommes unis, tous les citoyens de France, pour répondre aux terroristes ». Manuel Valls a lui fait plus brièvement part de  son « effroi devant la barbarie ».

« Dans le village règne ce soir une atmosphère d’injustice », affirme le maire de Saint-Martin-Vésubie, commune des Alpes-Maritimes au pied du parc du Mercantour où Hervé Gourdel avait fondé le bureau des guides Henri Giuge. Il se dit  « choqué, abattu ». « La population ne comprend pas cette injustice. J’avoue que ça fait peur au gens. On est dans un tout petit village. On a touché du doigt ce qu’est le terrorisme. Pour moi, c’est une guerre où on s’en prend aux civils, aux innocents », poursuit-il. Il s’inquiète également du sort de la dépouille. « On ne sait pas si la famille va retrouver le corps d’Hervé ». « J’ai une pensée pour toute la famille, notamment son fils lycéen ». Le gouvernement algérien a lui dénoncé un acte « odieux » et « abject ». « Dès l’enlèvement (dimanche) du ressortissant français, les autorités algériennes ont mobilisé toutes les énergies et tous les moyens humains et matériels pour libérer l’otage », a indiqué le gouvernement dans un communiqué. 1.500 soldats avaient été déployés en Kabylie, en vain. « Le gouvernement algérien présente ses sincères condoléances à la famille du défunt et à ses proches ainsi qu’au gouvernement français », ajoute le communiqué.

Manifestation d’hommage vendredi

Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Dalil Boubakeur, a appelé ce jeudi « les musulmans et leurs amis » à se rassembler vendredi devant la Mosquée de Paris, en hommage à l’otage français exécuté, Hervé Gourdel.  Ce « moment de recueillement et de solidarité » inédit, lors duquel sera dénoncée « l’horreur barbare et mortifère des terroristes », aura lieu à 14H45, selon le  communiqué de la Mosquée de Paris. Dalil Boubakeur entend « dénoncer l’horreur barbare et sanguinaire des terroristes qui, au nom d’une idéologie mortifère, pervertissent l’islam et ses valeurs ». « Une idéologie contre laquelle s’élève avec force toute la communauté musulmane ». Les responsables de la première communauté musulmane d’Europe ont multiplié les prises de position ces dernières semaines contre le groupe Etat islamique.

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Demain on jugera les vrais coupables des crimes

Posté par jacques LAUPIES le 25 septembre 2014

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Les hommes qui dirigent les nations, quel que soit le degré de leur assujettissement au capitalisme dominant porteur de troubles et de guerres, auront des comptes à rendre à l’humanité, s’ils survivent à la catastrophe qui se prépare.

Et cette fois-ci le procès ne sera pas du style de celui de Nuremberg qui avait à juger ce que cette humanité est capable encore d’engendrer de plus abject.

Contrairement à ce que pensent des millions de français aujourd’hui, dans l’émotion et la colère justifiées par l’assassinat d’un homme,  on n’appellera pas seulement les Fous de Dieu et les Terroristes au tribunal, mais on retrouvera au banc des accusés des hommes et des femmes qui se seront parés de républicanisme, de démocratie et de droits de l’homme.

On jugera des hommes et des femmes qui, par leur soumission aux puissants de leur époque, pour certains mais aussi, on peut en douter, par leur inconscience, auront été  les auteurs d’homicides volontaires par guerre, des hommes qui n’auront cru  qu’en la violence comme seule réplique à la violence, qu’à toujours plus d’enrichissement contre la pauvreté.

Des hommes et des femmes qui auront confondu humanisme et bestialité, solidarité et égoïsme, être et paraître, et n’auront eu de cesse de recourir au mensonge, organisé et médiatisé, pour entrainer ceux qui ont eu la naïveté de croire en leur discours.

Oui en l’an 2020, peut-être avant, peut être après, on jugera les responsables du cataclysme que nous voyons arriver non pas dans l’indifférence mais plutôt dans l’aveuglement.

Les inculpés seront peut être jugés par contumace pour la plupart. Il y aura des chefs d’état, des rois et des présidents mais aussi des religieux, des intellectuels et des oligarques. Viendront à la barre des exécutants, des complices mais aussi le peuple pour témoigner à charge.

 

Les monstres qu’ils ont créés… Par Jean-Paul Piérot Jeudi, 25 Septembre, 2014

L’éditorial de Jean-Paul Piérot

le Parlement privé du droit de se prononcer sur l’engagement de la France dans une nouvelle guerre.L’émotion le dispute à l’indignation, mais les mots sont parfois bien faibles pour exprimer l’indicible.

En quelques semaines les assassins ont répété à quatre reprises leur sinistre mise en scène. Après deux journalistes américains et un humanitaire britannique décapités quelque part en Syrie, un citoyen français, Hervé Gourdel, a été supplicié loin de là, en Algérie. Sans doute, les ravisseurs qui se réclament de « l’État islamique » ont-ils voulu percuter le débat parlementaire sur l’engagement de la France dans la nouvelle aventure militaire irakienne.

Les extrémistes, qui persécutent la population civile des deux côtés de l’Euphrate, ne voulaient pas arrêter l’opération militaire mais ajouter une touche sanglante au tableau d’un Moyen-Orient en plein chaos. Car l’option militaire choisie par les États-Unis, soutenue par les dirigeants français, l’émir du Qatar et le roi d’Arabie saoudite n’est évidemment pas pour déplaire aux intégristes de l’« EI », qui comptent bien prospérer sur les champs de ruines.

Hervé Gourdel est victime de cette stratégie d’affrontement et du déferlement de violence qu’elle va provoquer. L’histoire retiendra aussi de ce bien triste jour que le Parlement aura été privé du droit de se prononcer sur l’engagement de la France dans une  nouvelle guerre. Pourtant, le monde vit des heures graves et périlleuses, tout particulièrement aux portes de l’Europe.

Le mot guerre est aujourd’hui revendiqué, répété presque avec une sorte de gourmandise par ses promoteurs.

La guerre est banalisée, elle est devenue une méthode comme une autre, peut-être même la première à laquelle on pense, surtout quand les résultats de la politique intérieure ne donnent guère à l’exécutif des raisons de plastronner.

Par leurs interventions militaires successives et le non-règlement équitable des crises, les États-Unis et leurs alliés occidentaux ont créé des monstres, qu’ils prétendent aujourd’hui vouloir réduire en usant des mêmes méthodes que celles qui les ont engendrés. On connaît déjà hélas le résultat.

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Le monde sur une poudrière : l’ONU doit reprendre la main

Pierre Barbancey
Mercredi, 24 Septembre, 2014
Demain on jugera  les vrais coupables des crimes dans POLITIQUE mondeonu

Photos : Finbarr O’Reilly/Reuters, Dmitry Lovetsky/AP, AP photo/File
L’Assemblée générale de l’organisme international est une tribune d’expression dominée par les pays occidentaux qui occultent les débats et n’interviennent que pour annoncer à la majorité ce qu’une minorité a décidé. Notamment les guerres.
New York ( États-Unis, siège de l’Organisation des Nations unies), envoyé spécial. La 69e Assemblée générale des Nations unies, qui s’est ouverte le 16 septembre, entre aujourd’hui dans une phase plus directement politique, avec l’intervention des chefs d’État et de gouvernement. Barack Obama, à la tête du pays hôte, ouvre le bal, si l’on peut dire. Une drôle de danse en réalité, alors que la planète ne tourne plus rond. Les guerres se multiplient, la crise économique et financière étrangle les peuples, les replis identitaires se développent.
La fin de la guerre froide, que d’aucuns décrivaient comme la fin de l’histoire et qui devait permettre un nouvel essor du monde, n’a rien résolu. Au contraire, peut-être. Le capitalisme triomphant, certain d’avoir abattu son adversaire idéologique, s’est vite trouvé un autre ennemi. « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage », disait le fondateur de notre journal, Jean Jaurès. Plus d’un siècle après, c’est bien ce capitalisme qui mène les conflits aux quatre coins du monde tout en défendant des îlots de richesses au milieu d’océans de pauvreté. Et pourtant, du haut de la tribune de l’ONU, ces mêmes dirigeants n’auront que le mot « paix » à la bouche, instrumentalisant à leur bénéfice cette institution internationale.
Une drôle de danse en réalité, alors que la planète ne tourne plus rond. Les guerres se multiplient, la crise économique et financière étrangle les peuples, les replis identitaires se développent.
La fin de la guerre froide, que d’aucuns décrivaient comme la fin de l’histoire et qui devait permettre un nouvel essor du monde, n’a rien résolu. Au contraire, peut-être. Le capitalisme triomphant, certain d’avoir abattu son adversaire idéologique, s’est vite trouvé un autre ennemi. « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage », disait le fondateur de notre journal, Jean Jaurès. Plus d’un siècle après, c’est bien ce capitalisme qui mène les conflits aux quatre coins du monde tout en défendant des îlots de richesses au milieu d’océans de pauvreté. Et pourtant, du haut de la tribune de l’ONU, ces mêmes dirigeants n’auront que le mot « paix » à la bouche, iCréée à la sortie de la Seconde Guerre mondiale en remplacement de la Société des nations, l’Organisation des Nations unies (ONU) avait fait de la promotion de la paix l’un des principaux buts de sa charte. Pourtant, force est de constater que cette institution internationale peine aujourd’hui à jouer son rôle. Elle est placée sous la coupe des grandes puissances occidentales (États- Unis, France, Royaume-Uni) qui détiennent trois des cinq sièges permanents au Conseil de sécurité. L’Assemblée générale de l’ONU, qui devrait être l’organe souverain, est totalement marginalisée, renvoyée au rôle d’une simple chambre d’enregistrement, au détriment de tout débat et de prises de décision. Ce n’est pas un hasard si quarante- huit heures avant son intervention à l’ONU, le président américain, Barack Obama, a fait bombarder des sites de « l’État islamique » en territoire syrien, sans même demander l’approbation du gouvernement de Damas. Force fait loi pour l’hôte de la Maison-Blanche, force fait encore plus loi ce qui est décidé à la Maison-Blanche. À New York, Obama ne demandera pas l’ouverture d’une discussion sur la meilleure stratégie à mettre en oeuvre pour éradiquer le fléau islamiste. L’option militaire est la seule réponse qu’il entend apporter. On le comprend ! Il évite ainsi tout questionnement sur les résultats des guerres précédemment menées, en Afghanistan, en Irak ou ailleurs au Moyen-Orient. Le bilan est pourtant désastreux et explique en grande partie la situation actuelle caractérisée par l’éclatement des sociétés en affrontements sectaires, religieux, voire tribaux. La « pax americana » s’écrit à coup de missiles. À l’ONU, Obama vient seulement se présenter en chef d’une grande coalition militaire qu’il entend élargir. De quoi assurer sa suprématie.
À Gaza, on a pu prendre la mesure de l’incapacité de l’ONU
Alors que les représentants de tous les États se trouvent réunis dans la « maison de verre », ainsi que l’on surnomme le siège des Nations unies au bord de l’Hudson, tant pour son architecture que par symbole, une information est passée quasiment inaperçue. Il y a quelques mois, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté une résolution pressant le gouvernement syrien d’ouvrir plus largement ses frontières aux convois d’aide humanitaire destinée aux réfugiés. « Les accès sont plus importants mais, à cause du manque de ressources, nous allons devoir réduire les rations en octobre et en novembre », a fait savoir Ertharin Cousin, chef du Programme alimentaire mondial (PAM). Ces rations seront réduites de 40 % car il manque 350 millions de dollars pour la mise en oeuvre du programme. Qui s’en émeut ?
Comme chaque année, le 26 septembre est décrétée par l’ONU « Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires ». Sur le site de l’Organisation, on peut lire que cette journée doit être l’occasion de «mobiliser la communauté internationale en vue de la réalisation de l’objectif commun qu’est l’édification d’un monde exempté d’armes nucléaires ». Qui sait ce que le gouvernement français organise dans ce cadre, pour suivre et respecter les recommandations des Nations unies ? Personne, et pour cause…
Cet été, alors que les bombardements israéliens tentaient d’écraser le peuple de Gaza, on a pu prendre la pleine mesure de l’incapacité de l’ONU. Les appels du secrétaire général, Ban Ki-moon, à l’arrêt du conflit, sont restés lettre morte. Pas un dirigeant occidental n’a tenté de redonner ses lettres de noblesse à l’institution internationale qui devrait être le principal instrument pour la paix. En lieu et place, certains ont tenté de bloquer les débats pour qu’Israël ne soit pas condamné. L’ONU devrait mettre en place un mécanisme de protection du peuple palestinien et jouer tout son rôle pour l’instauration d’une paix juste au Proche-Orient. Ce n’est pas le cas. De même, les rapports produits par les commissions d’enquête diligentées par l’ONU pour examiner les possibles crimes de guerre et de crimes contre l’humanité à Gaza devraient être le vecteur pour que la justice internationale joue pleinement son rôle. Au lieu de cela, les États-Unis, suivis par la France et les pays occidentaux, bloquent toute action afin de protéger son allié israélien. En réalité, bien peu se soucient du bien commun, celui de l’humanité.
Quand l’ONU est saisie, ce n’est souvent qu’un prétexte pour légitimer une intervention décidée pour défendre un pré carré et/ou des intérêts économiques, comme au Mali ou en Centrafrique. C’est évidemment toujours pour des raisons humanitaires ou de défense des populations. Jamais pour des motifs politiques. Et si l’ONU refuse ? Il y a évidemment l’Otan.
L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord est en fait devenue le bras armé planétaire des pays occidentaux. Là, on est entre amis, entre gens de bonne compagnie. Pas besoin de débats initiés par des pays s’opposant à la guerre ou proposant d’autres alternatives. À cet égard, le mépris avec lequel a été traitée l’Union africaine (UA) avant l’intervention « francobritannico- américaine » en Libye, la mise à l’écart de l’ONU, montrent assez bien les desseins des uns et des autres.
Une boussole qui indique la direction de la paix et de la stabilité
Cette marginalisation de l’ONU est grave et dangereuse. Elle est lourde de conséquences pour la paix dans le monde et surtout pour la capacité d’émancipation des peuples. Dans son ouvrage le Dérèglement du monde, Amin Maalouf commence ainsi: « Nous sommes entrés dans le nouveau siècle sans boussole. » L’académicien, « adepte des Lumières qui les voit vaciller, faiblir et, en certains pays, sur le point de s’éteindre », dit son inquiétude, « celle d’un amoureux de la vie, qui ne veut pas se résigner à l’anéantissement qui guette ».
N’est-ce pas justement cette boussole qu’il faut retrouver ? Une boussole qui indique la direction de la paix et de la stabilité, le développement harmonieux des peuples. Ce n’est pas faire preuve de naïveté ou une façon de prôner un monde de Bisounours. Après bientôt soixante-dix ans, l’ONU que nous connaissons s’essouffle sous les coups de boutoir de ceux qui ne veulent aucune régularisation des rapports humains et ne l’utilisent que pour mieux asseoir la suprématie occidentale sur le monde. Il est certainement temps de lui redonner une nouvelle vie où les relations entre États seraient plus justes, les États plus égaux. Une organisation au sein de laquelle la voix des peuples se ferait réellement entendre alors que, aujourd’hui, celle des chefs de guerre et des communautaristes de tout poil couvre tout autre expression.
Aucune décision ne permet à l’ONU de jouer pleinement son rôle
L’Assemblée générale des Nations unies – véritable représentante des nations – devrait retrouver tout son pouvoir et toute sa crédibilité. À force de menace de veto utilisée par les membres permanents du Conseil de sécurité pour protéger leurs alliés ou leurs intérêts propres, aucune décision ne permet vraiment à l’ONU de jouer pleinement son rôle. Le secrétaire général est mis en avant quand il s’agit des questions climatiques ou de colloques autour des populations autochtones mais est totalement marginalisé sur les dossiers où une action non partisane est nécessaire. Vider l’ONU de sa substance, la marginaliser c’est le but de ceux qui rêvent d’un monde voué à la sauvagerie où l’humain ne compte pas face aux intérêts financiers et économiques. Le Far-West.

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Quant on fait la guerre faut assumer !

Posté par jacques LAUPIES le 24 septembre 2014

 

Nous y voilà ! Certes ce n’est pas 14/18 ni même 39/45, mais en attendant c’est tout de même la guerre et comme dans toute les guerres on va finir par nous convaincre qu’il y a les bons de notre côté et les méchants en face.

A défaut de vous rappeler qu’il y a des truands qui nous la mijotent cette guerre, ça depuis longtemps. Dans les deux camp et plus particulièrement dans celui auquel nous sommes censés appartenir il y en a, bien proprets, presque non violents, qui continuent à se remplir les poches et vous n’y voyez que du feu, n’y comprenez que dalle !

Un  brave mec est menacé de mort, un innocent (mais cela existe t-il en ce monde où chacun aurait, parait-il le libre arbitre et donc la faculté et le devoir de se prononcer sur les grandes questions de notre temps ?), peut être mort à l’heure ou j’écris, pour appartenir à l’une des « nations » belligérantes. Le monde entier va s’émouvoir, le temps que voudront bien faire durer ses geôliers et que les médias tenteront de nous faire pleurer sur son sort. Ce ne sera pas nécessaire car s’il arrive malheur à cet homme nous en serons profondément attristé, comme nous le sommes de ces milliers que ce conflit génère.

Ceux qui ont donné l’ordre de tirer sur les ennemis qui l’ont enlevé, auront des déclarations à faire, des déclamations même, qu’ils vont nous servir en guerriers chevaleresque indiquant qu’en face il y a la haine, l’abomination, un nouveau fascisme et que nous, âmes pures nous souffrons de tant d’abjections. Bref tout ce qu’il faut brandir pour convaincre son camp, quand les processus économiques, politiques, ont été malmenés abandonnés et que la violence s’installe. Le mensonge n’étant pas exclu avant, pendant et après !

Il ne reste plus qu’à recourir à la « morale », à l’indignation en indiquant, ce qui devient d’une logique implacable : nous ne céderons pas devant la menace de certaines armes.

Et voila que se trouvent sur un même plan celui qui tue des criminels avec méthode, fort de son bon droit, et des criminels qui tuent, fort ou pas de leur droit, des innocents. Ah si cela était aussi simple !

La guerre n’a jamais été un combat de boxe ou l’arbitre est là pour, autant que faire se peut, modérer la violence et stopper le combat si les règles ne sont plus respectées.

La guerre est une violence incontrôlable. Seuls les imbéciles peuvent croire que le choix des armes peut, comme dans un duel entre « gentlemans », être imposé à certains combattants à qui l’on assigne la mission de tuer celui qui est en face.

Ou l’on combat la guerre, on l’évite, on la contourne, on ne la fait pas, ou l’on assume tout ce qui nous y a conduit et l’on prend ses responsabilités devant les victimes, soldats et civils confondus ! Il faut aussi avoir le courage de désigner les fauteurs de cette guerre !

Je suis convaincu que les américains n’avaient pas à intervenir en Irak malgré Saddam Hussein, pas plus que les français n’avaient à intervenir en Lybie, pas plus qu’ils n’avaient à soutenir les adversaires disparates de El Assad, amis d’hier, ennemis ce jour. Cela aurait évité le Mali, et bien d’autres interventions à venir dont celle qui nous vaut le privilège d’être à la merci de quelques désespérés, manipulés et devenus fanatiques !

Soumis à la force de systèmes dont seuls leurs peuples pouvaient les libérer, ces pays sont passés de Charibe en Scylla. Et la paix s’en trouve menacée !

Il y a des coupables dans tout cela ! Mais le terrorisme ne les atteint pas. Les coupables sont les marchands de pétrole et d’autres richesses trouvées et produites le moins cher possible.

Sinon les terroriste iraient trancher d’autres gorges que celles d’otages que finalement leur offrent les oligarques de l’occident.

 

 

L’EI menace d’exécuter l’otage français enlevé en Algérie dimanche

Eugénie Barbezat
Lundi, 22 Septembre, 2014
Quant on fait la guerre faut assumer ! dans POLITIQUE herve_gourdel

Hervé Gourdel
Le rapt d’Hervé Gourdel a été revendiqué par un groupe lié à l’Etat islamique, dans une vidéo diffusée sur internet lundi 22 septembre dans la soirée. Les ravisseurs menacent de l’exécuter dans les 24 heures si la France n’arrête pas ses frappes contre l’Etat islamique en Irak.
Dans un enregistrement vidéo, on peut voir l’otage français, assis et encadré de deux hommes armés au visage masqué appartenant au groupe algérien Jund al-Khilafa, qui a fait allégeance à l’Etat islamique. « Ce groupe armé me demande de vous faire la demande de ne pas intervenir en Irak », déclare l’otage à l’intention de François Hollande.Dans un communiqué diffusé lundi soir, l’Elysée assure que « la coopération est totale entre la France et l’Algérie à tous les niveaux pour tenter de retrouver et de faire libérer » l’otage français. François Hollande s’est entretenu à ce sujet par téléphone avec le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal.
L’homme,de 55 ans, a été kidnappé dimanche soir à Tizi Ouzou, à 110 km à l’est d’Alger, dans la région montagneuse de Kabylie alors qu’il effectuait une randonnée.

Cet enlèvement intervient dans un contexte particulièrement tendu puisque, dans un message audio repéré lundi 22 septembre, le porte-parole de l’Etat islamique, Abou Mohammed Al-Adnani, menace la France et les Français, quelques jours après les premières frappes de l’armée française contre le mouvement en Irak :

« Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen – en particulier les méchants et sales Français – ou un Australien ou un Canadien, ou tout (…) citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l’État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière. »

Au-delà de l’appel au meurtre, le message donne des détails très précis pour y arriver. « Si vous ne pouvez pas trouver d’engin explosif ou de munitions, alors isolez l’Américain infidèle, le Français infidèle, ou n’importe lequel de ses alliés. Ecrasez-lui la tête à coups de pierres, tuez-le avec un couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le dans le vide, étouffez-le ou empoisonnez-le« , poursuit-il.

 

Pour ceux qui répugneraient à accomplir de tels gestes, l’Etat islamique poursuit : « Si vous êtes incapable de le faire [tuer], alors brûlez sa maison, sa voiture, ou son entreprise, ou détruisez ses cultures. Si vous êtes incapable de le faire, alors crachez-lui au visage. » Enfin, l’Etat islamique menace : « Si vous refusez de le faire alors que vos frères sont bombardés et tués, (…) alors interrogez-vous sur votre religion. »

Réactions

«Un groupe terroriste ne peut pas infléchir la position de la France (…) Pas question de céder aussi peu que ce soit aux menaces d’un groupe terroriste», a déclaré Laurent Fabius lors d’une conférence de presse à New York, confirmant l’authenticité de la vidéo et précisant que «la situation est extrêmement critique».

«Les menaces proférées par ce groupe sont extrêmement graves et témoignent de la cruauté extrême de Daesh et tous ceux qui s’en réclament», a-il ajouté.

Le président François Hollande avait dit un peu plus tôt s’être entretenu avec le Premier ministre d’Algérie, Abdelmalek Sellal. L’Elysée a assuré de la «coopération totale» entre Paris et Alger sur ce dossier dans un communiqué officiel.

 

lire aussi : L’Etat Islamique profère des menaces

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Droit d’expression et de réponse : la soupe de France 2 et lettre ouverte à Delahousse

Posté par jacques LAUPIES le 23 septembre 2014

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Vous m’avez imposé Sarkozy !

Je ne paie pas mes impôts pour subir les délires de ce personnage qui ne représente que lui, même s’il a géré – catastrophiquement – les affaires des français et de la France. Pourtant la chaîne publique lui a fait ce cadeau. Certains prétexteront qu’ils ont ainsi pu réaliser un super coup d’audimat et que donc il n’y avait pas de raison de s’en priver.

Autrement dit la diffusion des idées passerait par des prévisions d’audimat, par un droit divin accordé aux hommes politiques ayant exercé des fonctions politiques, voire étatiques au plus haut niveau. Par souci d’équité, tous les candidats à la Présidence d’un Parti devraient donc pouvoir prétendre au même privilège. On voit où cela conduit si tous les partis organisent des primaires avec deux, trois, quatre et pourquoi pas une dizaine candidats : un défilé de prétendants et donc plus de place pour les autres missions du service public.

Et par extension si tous les citoyens motivés par le pouvoir politique obtenaient ce droit légitime de contribuable !

Car sur quels critères et de quel droit imposer aux téléspectateurs un équivalent de Nicolas Sarkozy : l’appartenance à un Parti ? La représentativité électorale de celui-ci ? Une notoriété quelconque d’écrivain, de philosophe, d’acteurs ou de chanteur ?

Un casse tête qui n’embarrasse guère les pseudos amoureux de la liberté et de la démocratie qui usent leur fond de culotte sur les sièges des instances de contrôle de l’audio visuel ! Car le propre du débat citoyen est de donner à chacun la parole, pas seulement à ceux qui ont exercé le pouvoir mais à tous ceux qui ont la capacité et l’ambition de de faire.

Citoyens téléspectateurs on vous sert une soupe : bouffez là et digérez !

Une soupe faite avec des restes : ceux des plats déjà servis, faits des idées cuisinées à des sauces différentes, des idées passées à la moulinette par quelques faiseurs d’opinion qui en ont rien à tirer de vos indigestions passées. Et encore s’il s’agissait d’idées ? Ce sont souvent des commentaires de commérages  !

Ca pue le réchauffé ! Vous accepteriez vous que le restaurateur à qui vous avez réglé d’avance le repas vous servent le repas du cuisinier de la veille au prétexte que celui du jour cuisine mal ?

En français réputé gastronome et fin gourmet vous demanderiez une autre préparation issue de l’imagination d’autres toques !

Ben non, au diable l’imagination et l’inventivité, le restaurateur France 2 préfère de plus en plus le rance et le moisi des vieilles lunes. C’est devenu une habitude pour les variétés et les séries télévisées les émissions de plateau où défilent les vieilles barbes de la chanson française, du spectacle et de la « pensée unique ». Quant aux émissions dites historiques, les vrais historiens n’y ont pas grand accès !

En politique c’est pire. Les bourgeois veillent au grain !

Pas de place pour les idées nouvelles ! Que dis-je pas de place pour les idées, les grandes, celles qui depuis Socrate, Platon, Epicure et Aristote interrogent sur la production de la richesse, son appropriation par des voleurs, sa distribution inégale, source des misères et des conflits de ce monde !

Je suis un mauvais cuisinier, je mange ce que permet ma dentition, je chante faux, je n’ai pas fait d’études universitaires, je fais partie des vieux qui ne voient gère de visiteurs, reçoivent peu d’appels téléphoniques, aiment quand et comme ils le peuvent. Je passe un certain temps devant la télé, et sur le net, et je blogue.

Rien de comparable avec la vie tonitruante de Sarkozy, mais j’ai ma petite idée sur les transformations dont mon pays a besoin ! Vous le savez nous sommes des millions comme ça !

Pour quelles raisons n’aurais je pas droit à une  heure de télé pour répondre à vos questions et parler de mon programme  ! Allez faites un effort, Monsieur De La Housse, avec un peu de pub je vous promets, accent du Sud authentique garanti, un super audimat !

Et je veux du direct…

 

 

 

 

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La CGT et le Front National

Posté par jacques LAUPIES le 22 septembre 2014

 

Je me souviens avoir eu plusieurs fois à me prononcer sur la position de militants de la CGT  qui disaient incompatible l’adhésion à la CGT et au FN.

Je pense que cette position n’est pas sérieuse et que les choses ne peuvent être tranchées ainsi. Tout salarié dès lors qu’il accepte les règles de la démocratie syndicale et la non utilisation à des fins politique de son appartenance à un syndicat doit pouvoir y adhérer et  y exercer des responsabilités.

Cela vaut pour un adhérent à n’importe quel parti, y compris au Parti Communiste.

Je n’ai jamais fait l’apologie du PCF au sein de la CGT mais bien entendu j’ai en tant que communiste souvent défendu mes convictions  de communiste sur tel ou tel aspect de l’action syndicale. Certes si les contradictions avec l’action syndicale n’étaient pas fréquentes, il y a eu parfois la nécessité d’en  assumer quelques unes notamment quand la traduction politique de la revendication ne trouvaient pas de compréhension dans les luttes syndicales.

Il faut convenir que les contradictions  d’une autre nature doivent-être plus difficilement surmontables pour un adhérent au FN, dont le Parti affiche un réel mépris pour les organisations syndicales telles qu’elles sont fondées dans notre pays. Que la plupart des dirigeants de ce Parti n’hésitent pas à invectiver la CGT, et qu’il est bien dans la tradition de l’extrême droite de prôner le syndicalisme corporatiste s’insérant dans le triptyque « Travail Famille Patrie » que dans un concept de lutte des classes.

Mais, et je devrais dire « hélas », beaucoup d’adhérents et à fortiori de militants du Front National n’ont pas une approche aussi clairvoyante de l’opposition qu’il peut y avoir entre leurs intérêts de salariés et les thèses, pas toujours avouées, de leurs dirigeants politiques. D’autant que ceux-ci manipulent fort bien la démagogie sur le plan social.

Faut-il pour autant faire la chasse au militant FN au sein de la CGT comme je l’ai parfois entendu dire. Si la décision d’exclusion pour ce motif appartient aux adhérents et relève des règles statutaires, personnellement je considère, comme d’ailleurs le souligne dans la vidéo ci-dessous insérée, que le combat contre le Front National se situe à un autre niveau et relève d’une réponse aux besoins exprimés par les salariés. Donc en parti aux luttes syndicales auxquelles ils participent.

Des luttes qui ne peuvent qu’élever leur conscience politique vers le progrès et donc ne pas renforcer celle que tente de leur inculquer le FN, qui s’apparente d’un total refus, souvent camouflé dans l’omission, de la revendication salariale.

Même si certains militants syndicaux peuvent être inquiets et avoir la phobie d’un certain « entrisme » pratiqué par le FN (et il peut ne pas être le seul à le pratiquer) ce qui par extension devient une espèce de chasse aux sorcières, je serais tenté de leur dire que l’interdit d’adhérer, nécessairement prononcé avec plus ou moins de rigueur, risque de le favoriser.

La question est délicate dès lors qu’il s’agit de stigmatiser une appartenance politique, à un parti légalement reconnu, qui serait incompatible avec une appartenance syndicale.

Autre chose est l’expression que peut avoir l’organisation syndicale sur les choix politiques qui ne lui agréent pas et qu’elle à le droit, et le devoir, au nom de ses adhérents et par extension de ses électeurs sur le plan professionnel, voire de l’intérêt  global des salariés, de mettre vigoureusement en cause, de dénoncer et de combattre chaque fois que cela s’avère nécessaire.

La CGT a soutenu François Hollande lors du deuxième tour des dernières élections présidentielles ! A raison ou à tort mais elle (la CGT) en avait le droit jugeant désastreuse la politique de démantèlement social, engagée par Sarkozy. Je connais pourtant des salariés qui syndiqués à la CGT ne cachaient pas leur soutien au leader de l’UMP. Libre à eux de quitter ou de rester au sein de l’organisation syndicale. D’autres ont pu avoir des préférences, ou des aversions, d’une autre nature.

J’ai appris « jeune militant » que l’organisation syndicale était la « pour défendre les intérêts matériels et moraux de ses adhérents » Libre à elle d’en définir les bases théoriques et le moyens. Mais reconnaissons que sur ce plan les adhérents ont leur mot à dire et que rien n’est à craindre si la démocratie interne s’exerce !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vidéos

Thierry Lepaon : « Dans notre organisation il n’y a pas de place pour ceux qui défendent les thèses du Front national »

20 sep 2014
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Thierry Lepaon  secrétaire national de la CGT  au Forum social de la Fête de l’Humanité  ce dimanche 15 septembre a répondu aux questions des journalistes de l’Humanité, et de la Nouvelle Vie Ouvrière, ainsi qu’à celles des participants. Dans cette vidéo, la réponse à Isabelle Avran, rédactrice adjointe de la NVO au sujet de Front National. Réalisation : Abrahim Saravaki

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