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De viva Hollanda à viva marina

Posté par jacques LAUPIES le 30 novembre 2014

 
De Jaurès à Gattaz – Itinéraire de François… par CN-PCF[/dailymotion]

Cette vidéo vient de m’être adressée par un correspondant.

 

 

Au stade où nous en sommes avec François Hollande on peut comprendre que l’on se laisse aller à un certain humour lequel traduit le sentiment que peuvent avoir les français à l’égard de leur Président.

Je ne m’appesantirais pas sur la question mais il faut reconnaître que ces français ne sont pas gâtés et qu’ils assistent à des exhibitions des principaux dirigeants politiques qui frisent la mascarade. Le mot parvient parfaitement pour les définir sauf que les intéressés n’ont plus à se déguiser pour se donner une apparence trompeuse.

Je sais fort bien que la sympathie pour quelqu’un, à de rares exceptions près, en particulier si on le connaît et le fréquente souvent s’il est parmi nos proches, cette sympathie, lorsqu’il n’est pas de notre intimité, est vite remplacée par des sentiments peu amènes qui vont de l’indifférence au mépris et pour les plus vulnérables à la haine.

C’est sans doute ce qui conduit beaucoup de personnes que je rencontre à juger de la sorte les Sarkosy, les Hollande, et leur entourage avec qui ils exercent ou ont exercé le pouvoir. Si petit pouvoir dont on sait qu’ils le doivent à d’autres plus puissants.

J’ai écouté avec attention le discours de Marine Le Pen ce dimanche et elle a usé abondamment de tous les arguments faciles pour démolir ces amateurs de mascarade. La tâche est facile et ne nous y trompons pas, mis à part le parterre de militants qui l’a acclamé et dont on sait fort bien qu’il n’est pas aussi homogène qu’il y parait, la masse des électeurs qui accorde leur soutien au FN sont victimes de ce que je considère comme une extraordinaire manipulation.

Une manipulation qui repose sur l’exploitation bien réelle des conséquences de la politique de l’UMP et puis du PS (on devrait dire de sa « minorité » libérale qui mène le bal), qui repose sur le transfert de sa critique sur la responsabilité (entièrement faussée) de l’immigration, et plus récemment sur une véritable démagogie sociale qui emprunte, d’apparence, beaucoup aux propositions et analyse des communistes.

Le tout étant complété par d’inquiétantes harangues nationalistes, un poujadisme (qui met en opposition les PME et le CAC 4O) le tout enrobé d’un pseudo anti européanisme et arrosé d’une affirmation de la libre entreprise (qui n’est évidemment que l’affirmation de l’attache au libéralisme économique) et une inquiétante affirmation de républicanisme, de pseudo laïcité, de démocratisme  avec recours au référendum.

On sait ou cela va conduire : du social il n’y en aura pas sinon en donnant d’un côté ce que l’on reprendra de l’autre, du capitalisme il y en aura toujours et cela est dit, la république laïque risque bien de ne pas l’être pour tous (musulmans en tête) quant aux consultations, notre histoire de France est bourrée d’exemples où elle peut se retourner contre la vraie démocratie.

Et, pour en revenir au parterre de ce Congrès, vous y trouverez certes des nouveaux en cours de formatage mais aussi quelques anciens qui sont républicains autant que moi je suis pape (façon de parler car le pape actuel nous rappelle à des valeurs que ne nous sont pas étrangères)

Alors mes chers compatriotes qui croyez qu’il faut essayer puisque les autres vous ont déçus, excusez ma franchise, mais quand vous aurez essayé il sera trop tard et ne dites pas que l’on ne vous aura pas prévenus. L’avertissement vaut pour ceux qui n’ont pas compris que leur incurie (ou leurs compromis) lconduit à faire joujou avec un parti qui présente bien des risques pour leur avenir.

Ah mais j’oubliais, cette maxime, fatale aux communistes parfois : « on ne fait pas le bonheur des gens malgré eux ». C’est Victor Hugo qui a dit je crois, que cette usurpatrice ose citer, : « et s’il en reste un je serai celui là » parlant des opposants à l’Empereur dit « le petit ».

 

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Regardez les bien et lisez entre leurs lignes…

 

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Quelle stratégie pour les communistes ?

Posté par jacques LAUPIES le 30 novembre 2014

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Photo prise au cours d’une émission sur la réforme territoriale au cours de laquelle personne n’est venu vraiment la contester, cependant nombreux sont ceux qui ne sont pas d’accord, tout comme les communistes…

 

La lecture de l’article ci dessous, paru jeudi dans l’Humanité, dispense de faire l’analyse de la situation  politique dans le pays, concernant plus particulièrement le comportement de la droite.

Une chose est sure : cette dernière sous l’effet désastreux que produisent dans la population la politique gouvernementale et les commentaires qu’en font les médias, selon les tendances qu’ils représentent, sont là pour lui permettre de récupérer le mécontentement.

Pour ces médias : 

- soit qu’ils tentent de rendre crédible les politiques de Hollande et Valls en expliquant que la dette contraint à des économies budgétaires incontournables et frappent les français dans le domaine fiscal, des revenus, ou encore des services publics de manière inévitable.

- soit qu’ils tentent de décrédibiliser cette politique en lui opposant ce qui serait pire : aggraver les difficultés de ces mêmes français, en allant encore plus loin dans ces économies pour réduire la dette et en enrobant le tout de démagogie basée sur des mesures du genre « je donne ici mais je reprendrai là » !

Mais aucun relais sérieux des propositions que font les communistes et leurs alliés Notamment la relance par la consommation avec l’augmentation des salaires, des retraites, des minimas sociaux, la retraite à 60 ans et bien entendu des exigences nouvelles au plan européen pour un rehaussement des droits sociaux, une autre politique dégageant de la pression des marchés financiers et surtout, l’établissement d’une nouvelle fiscalité en France, qui pourrait servir d’exemple aux autres peuples.

Alors que faire pour renverser le rapport des forces politiques ?

Rassembler sur ces objectifs que nous énonçons à partir de notre réflexion et c’est ce que nous avons fait depuis pas mal de temps et qui vient d’être réaffirmé par notre dernière conférence nationale.

Mais pour rassembler il faut être fort soi-même car en politique ce qui compte avant tout pour que les idées « passent » c’est l’action et l’action également n’a d’efficacité  que si elle est fortement appuyée par des idées bien élaborées et cohérentes. L’étape du renforcement et de l’affirmation de notre identité est nécessaire.

Nous le disons et le répétons sans arrêt, le mouvement social est indispensable avec une forte mobilisation exigeant de manière la plus globale possible la satisfaction des revendications salariales, la garantie de droits sociaux à préserver et à améliorer et à inventer.

Mais est indispensable aussi le soutien au parti qui de ce point de vue est un porteur sans réserve de ces objectifs y compris et surtout en le renforçant. D’où l’importance des élections qui permettent d’une part à des femmes et des hommes de les défendre dans les assemblées élues mais également de créer au niveau les partenaires (et même des adversaires) un comportement clair sur ces questions.

Les élections départementales seront un moment important dans cette démarche et nous ne pouvons qu’appeler tous ceux qui voient en notre parti une force déterminante et compétente, rassembleuse mais aussi garante des contenus programmatiques et de leur application.

La Section de Tarascon du PCF défend cette orientation, conforme d’ailleurs aux décisions de Congrès et elle appelle tous ceux qui ont gardé leur confiance à notre Parti à contribuer à les mettre en œuvre.

 

JOURNEE D’ETUDE ORGANISEE PAR LA SECTION DE TARASCON DU P.C.F.

13 DECEMBRE DE 9H 30 A 16 H 00 – 35 RUE MONGE 13150 TARASCON

 

THEME CONNAISSANCE DU PCF ET DE SES ORIENTATIONS POLITIQUES

 MATINEE

Histoire du mouvement ouvrier de 1848 à nos jours.

Le Parti Communiste : naissance au Congrès de Tours en 1920 .

Eléments fondamentaux : Base philosophique, L’exploitation du capital, etc.

 RESTAURATION PREVUE SUR PLACE  

 APRES MIDI

Le Projet communiste actuel.

Axes stratégiques (Front de Gauche, Front du peuple, rassemblement pour une réorientation à gauche, etc.)

L’identité communiste (raison d’être et développement)

Discussion.

 Le stage sera animé par Jérémy BACCHI, responsable départemental à la  formation du 13

 POURRONT PARTICIPER A CETTE JOURNEE LES MEMBRES DU PCF DES SECTIONS DE  TARASCON CHATEAURENARD, BEAUCAIRE ET ARLES AINSI QUE DES INVITES

Inscriptions – Tél : 06 45 47 03 90 (Jacques LAUPIES)

 

 Dans l’Humanité Dimanche.

Cédric Clérin et Benjamin König
Jeudi, 27 Novembre, 2014

 

Quelle stratégie pour les communistes ? dans POLITIQUE 648x415_illustration-pupitre-siege-ump
PHOTO JOEL SAGET/AFP
Préparées, mais pas encore rangées pour la bataille… Si les droites apparaissent en nette position de force grâce 
à la déception engendrée par Hollande et ses reniements, le paysage a profondément changé ces dernières années.  Le centre veut exister à nouveau, Sarkozy sauver une UMP exsangue que lui dispute Juppé, et le FN cristallise à tel point le rejet des politiques que sa dirigeante revendique la stature de « première opposante ». Pourtant, au-delà des ego, ces partis ont un programme catastrophique pour les salariés et les citoyens.

Inaudible pendant près de deux ans, empêtrée dans une guerre des chefs Fillon-Copé, la droite est de retour. La perspective d’une victoire aisée lors des prochaines échéances électorales aiguise les appétits. À commencer par celui de Mme Le Pen, qui, si le premier tour de la présidentielle avait lieu aujourd’hui, arriverait en tête dans toutes les hypothèses (lire ci-contre). Depuis plus de 20 ans, jamais le total des droites n’avait atteint un tel score cumulé de près de 70 %…

Quand la gauche n’est pas la gauche, elle laisse le champ libre à une droite des plus réactionnaires. « Les idées ne comptent pas, ils ont tous les mêmes ! » C’est dans ce contexte que se tiennent les 29 et 30 novembre les deux « congrès plébiscites » de l’UMP et du FN. L’enjeu, mis en scène jusqu’à l’écœurement : une guerre des chefs sans merci. « Les abrutis qui ont sifflé Alain Juppé n’ont rien à faire à l’UMP », a rugi l’ancien ministre Dominique Bussereau après que le maire de Bordeaux a été hué dans « sa » ville par des militants sarkolâtres. « Je vais te tuer », avait d’ailleurs promis l’ex-président à son rival, lequel a rétorqué : « Tu sais où me trouver. » Ambiance… qui en dit long sur le débat d’idées au sein de la droite.

Pourtant, la lutte d’influence est réelle, autour de thèmes parfois traditionnels (sécurité, immigration, assistanat) ou qui ont émergé plus récemment, à commencer par les questions sociétales et familiales. C’est un des nouveaux enjeux idéologiques entre UDI, UMP et FN : la récupération du grand mouvement de repli sur les valeurs traditionnelles, issu de la Manif pour tous. Le programme ? Peu importe, comme le dit sans détour une militante UMP lors du meeting de Nicolas Sarkozy à Versailles, début novembre : « Ce ne sont pas les idées qui comptent puisqu’ils ont tous les mêmes. » Le centre, proche 
du milieu ? Cause ou conséquence des déboires de l’UMP, le centre, quasiment avalé en 2002 dans l’UMP, veut désormais s’autonomiser.

De ce point de vue, la victoire à la présidence de l’UDI de Jean-Christophe Lagarde en lieu et place de Jean-Louis Borloo, retiré de la vie politique, change la donne. Le nouveau président a fait campagne sur la volonté de construire « un centre conquérant » qui n’a pas vocation « à être le supplétif de qui que ce soit », bien qu’il reste « l’allié naturel de l’UMP ».

Mais la révolution réside dans le fait que, pour la première fois, le parti issu de la démocratie chrétienne bon teint veut s’adresser aux classes populaires. Depuis 15 ans qu’il est maire de Drancy (Seine-Saint-Denis), Lagarde multiplie les signes envers l’électorat populaire et/ou de gauche : en votant non à la constitution européenne ; en instaurant la cantine gratuite ; en votant le mariage pour tous… Les nombreuses suspicions et affaires de clientélisme qui entourent le maire de Drancy et ses alliés pourraient cependant fragiliser l’UDI à l’avenir, d’autant qu’elles témoignent du caractère très « prêt à tout pour réussir » de son président.

Réussir l’amalgame de caïds des quartiers et de notables bourgeois de l’ancienne UDF n’est pas une mince affaire. S’il réussit, l’UDI pourrait prendre le pas sur le MODEM de François Bayrou, avec qui ils ont réalisé 10 % aux dernières élections européennes. Les zigzags politiques et idéologiques du centre dans les années à venir pourraient bien conditionner les recompositions à droite, y compris avec les partisans socialistes, Manuel Valls en tête, d’une mutation « démocrate ». UMP : blanc bonnet, 
bonnet d’âne L’élection du 29 novembre à la tête du parti met aux prises trois candidats : l’archi-favori Nicolas Sarkozy, qui devrait être élu avec un score beaucoup moins large que prévu (environ 60 % au lieu des 80 % espérés), son ancien ministre Bruno Le Maire, et le député de la Drôme, Hervé Mariton, chef de file des militants de la Manif pour tous.

Mais la rivalité la plus à vif, celle qui opposera sans doute l’ex-président à Alain Juppé, aura lieu lors de primaires qui désigneront le candidat en 2016. Avec quel programme ? Le même, ou presque. On serait bien en peine de deviner qui a prononcé ces phrases : « En finir avec le carcan des 35 heures » (Juppé), « déroger aux 35 heures par accord d’entreprises » (Sarkozy). « Supprimer l’impôt sur la fortune, ramener la dépense publique à 50 % du PIB avec 100 milliards d’euros de coupes budgétaires » (Juppé), « règle d’or de la dépense publique : pas plus de 50 % » (Sarkozy). Quant à l’âge de la retraite, ce sera 65 ans pour Juppé et 63 ans (dans l’immédiat) pour Nicolas Sarkozy. Blanc bonnet et bonnet blanc, en somme.

La stratégie du bouc émissaire fonctionne à plein chez tous les dirigeants : chômeurs, « assistés », immigration… Que Nicolas Sarkozy a même qualifié de « menace pour notre façon de vivre ». Reste pour se distinguer la question devenue centrale de « la famille » et du mariage pour tous. L’ex-président a tenté de récupérer cet électorat : « Franchement, si ça vous fait plaisir (d’abroger la loi sur le mariage pour tous – NDLR), ça ne coûte pas très cher. » Stratégie opposée pour Alain Juppé, qui veut se construire une image plus centrale et rassembleuse, y compris parmi les électeurs socialistes et centristes, en se déclarant favorable à l’adoption pour les couples homosexuels. Le FN en embuscade Fort de ses récents succès électoraux, nourris par le désespoir d’un changement qui n’est décidément pas « pour maintenant », le parti d’extrême droite tente de se présenter en alternative.

Le congrès de Lyon, ce week-end, est une formalité pour Mme Le Pen – hormis quelques bisbilles d’influence entre sa nièce Marion Maréchal-Le Pen et son bras droit Florian Philippot. L’enjeu ? Unir les troupes en vue des élections à venir et ratisser large, comme en témoignent ses appels en direction de Nicolas Dupont-
Aignan ou Jean-Pierre Chevènement.

En somme, donner l’impression d’un parti prêt à gouverner, ce qui est loin d’être le cas : problèmes et scandales s’accumulent dans les 10 mairies gérées par le FN, et la structure du parti reste finalement celle d’une entreprise familiale. La fille de Jean-Marie a teinté son discours d’un vernis social couplé à l’habituel refrain nationaliste. Un vernis seulement : les syndicats, selon elle, sont « discrédités », car « opposés au patriotisme économique ».

Elle veut donc « permettre à n’importe quel syndicat de se créer » – pour remplacer les existants, CQFD. On peut aussi lire dans le programme du FN des phrases telles que « se libérer des marchés financiers » ou « augmenter les salaires » (mais au détriment de la Sécu, via une baisse des cotisations sociales).

Surtout, on retrouve les fondamentaux : « remise en cause des subventions aux associations ne relevant pas de l’intérêt général », « peine de mort », « interdiction des manifestations de soutien aux sans-papiers », ou bien encore l’élargissement de la liste des emplois réservés aux seuls Français.

Un « repli nationaliste » réel mais instrumentalisé par Manuel Valls, qui ne cesse d’agiter les marionnettes FN-droite afin d’exiger un ralliement sans conditions à sa politique. C’est pourtant là que se creuse le lit d’un torrent réactionnaire annoncé.

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Prenez connaissance de la vérité sur la réforme territoriale

Posté par jacques LAUPIES le 29 novembre 2014

 
Ep.25 – Le Hold up démocratique par CN-PCF[/dailymotion]

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Leïla Shahid : « Netanyahou veut transformer 
un conflit colonial en une guerre de religion »

Posté par jacques LAUPIES le 29 novembre 2014

 

 

Entretien réalisé par 
Nadjib Touaibia
Jeudi, 27 Novembre, 2014

 

Leïla Shahid : « Netanyahou veut transformer 
un conflit colonial en une guerre de religion » dans POLITIQUE leilashahid

PHOTO STEPHAN AGOSTINI / AFP
Dans l’Humanité Dimanche. Leïla Shahid, ambassadrice de la Palestine auprès de l’UE : « la reconnaissance est une forme de protection du territoire de ce qui doit devenir l’État palestinien, de ses frontières, de sa capitale, du droit des Palestiniens à 
l’autodétermination, en attendant que l’on mette fin à l’occupation militaire. »

Le feu qui couve à Jérusalem-Est pourrait bien être le début d’une troisième Intifada, explique Leïla Shahid, ambassadrice de la Palestine auprès de l’UE. Après deux mois de guerre à Gaza, face au harcèlement des autorités israéliennes et des colons, les Palestiniens, jeunes en tête, se livrent à des actes de résistance spontanés mais désespérés et sans encadrement politique. C’est le moment choisi par Benyamin Netanyahou pour demander à la Knesset un texte définissant Israël comme « État du peuple juif », à rebours de la déclaration d’indépendance de 1948 qui promettait « une citoyenneté pleine et égale » aux Arabes israéliens. Le premier ministre, qui n’accepte pas le processus de reconnaissance de l’État palestinien initié par plusieurs pays européens, met en garde les parlementaires français qui doivent se prononcer le 2 décembre. 

 

HD. Quelque 135 pays reconnaissent déjà l’État de Palestine, d’autres sont interpellés par leurs parlementaires pour cette reconnaissance. 
Dans quelle mesure cela peut-il peser sur la politique israélienne ?

Leïla Shahid. Rappelons que, pour la plupart de ces pays, cette reconnaissance a eu lieu dans le monde de la guerre froide, dans un contexte international d’un autre ordre. Il faudrait donc plutôt évoquer les reconnaissances les plus récentes, celle de la Suède et celles de Chypre et de Malte, qui constituent des reconnaissances authentiques avec des conséquences au plan diplomatique. C’est là dans tous les cas le dernier recours dans une situation où les États n’assument pas leurs responsabilités face aux violations israéliennes. La reconnaissance est une forme de protection du territoire de ce qui doit devenir l’État palestinien, de ses frontières, de sa capitale, du droit des Palestiniens à 
l’autodétermination, en attendant que l’on mette fin à l’occupation militaire. Sinon quel sens peut bien avoir la solution de deux États, lorsque l’un d’entre eux est en train de disparaître sous le rouleau compresseur de la colonisation.

HD. Pourquoi Israël accuse-t-il systématiquement Mahmoud Abbas d’inciter à la violence dans Jérusalem-Est ?

L. S. Je pense que le gouvernement de Netanyahou est probablement le plus extrémiste qu’Israël ait connu depuis sa fondation en 1948. Trois membres de son gouvernement, à la tête de ministères importants – Affaires étrangères, Économie et Industrie, Logement –, sont des personnalités responsables de mouvements coloniaux, qui habitent eux-mêmes dans des colonies, appellent à la colonisation de toute la Palestine et à l’annexion définitive et totale de Jérusalem-Est. Les attaques en direction de Mahmoud Abbas sont tout simplement le fait d’un gouvernement qui ne veut pas faire la paix. Elles ciblent un président qui est aux yeux du reste du monde, et non seulement des États-Unis et de l’Europe, un partenaire pour la paix. Ces attaques ont commencé après l’arrêt des négociations, aussitôt après la fin des tentatives de John Kerry, le secrétaire d’État de Barack Obama. Tout comme du temps du président Arafat après l’épisode de Camp 
David. C’est en fin de compte « l’assassinat symbolique » de la personne, comme préparation de son élimination physique. Cette politique est suicidaire. Mais Netanyahou n’adopte que des tactiques qui servent à préserver sa position de premier ministre, et non pas des stratégies en faveur de solutions pour l’avenir de son peuple. En réalité, il cherche seulement à gagner du temps. En essayant de délégitimer le président Abbas, il pense qu’il évite les pressions que le monde entier fait sur lui pour reprendre des négociations sérieuses.

HD. Comment expliquez-vous 
la récente succession d’actes 
de violence dans Jérusalem-Est ?

L. S. Cette explosion était prévisible. Netanyahou essaye de transformer un conflit colonial en une guerre de religion pour rejoindre la coalition internationale contre Daesh. Les premiers signes en sont apparus il y a plusieurs mois, lorsque la répression a atteint son maximum. La poussée coloniale sur Jérusalem-Est n’a jamais été aussi importante que sous l’actuel gouvernement israélien. Trois cent mille colons occupent les quartiers autour de la ville, qui est désormais comme prise en otage avec le mur dont la construction a été commencée par Sharon. Sans compter la création de foyers de colons dans des quartiers plus centraux qui sont l’extension de l’esplanade des Mosquées. Les colons installés là aménagent des passages pour être reliés au quartier juif. Depuis l’arrivée au pouvoir de Netanyahou, il y a trois ans, les habitants de Jérusalem-Est sont systématiquement harcelés, le but étant de les faire partir. Ils sont privés de permis de construire ou de réparation des habitations endommagées, soumis à des taxes très élevées qu’ils n’ont pas les moyens de payer et se font exproprier. Il y a par ailleurs un groupe de colons, qui appartient au mouvement fondamentaliste juif, nationaliste, dénommé les Adorateurs du mont du Temple, qui appelle à détruire les deux mosquées, al-Aqsa et al-Sakhra, et à reconstruire le temple juif à la place. Netanyahou a lâché la bride à ce mouvement. Les Palestiniens prennent très au sérieux cette menace de destruction des mosquées. C’est cette provocation religieuse qui a suscité, je pense, une nouvelle forme de résistance à Jérusalem qui n’est ni le fait du Hamas, ni du Fatah, ni du Front populaire, mais de citoyens excédés et prêts au sacrifice parce qu’ils n’ont rien à perdre. Pourquoi pendant 60 ans n’a-t-on pas pris pour cible des lieux de prière ? Les réactions auxquelles on assiste sont des réponses à des provocations à caractère religieux. Et ce fut cette fois la tragédie d’une attaque dans une synagogue où priaient des rabbins. Je rappelle par ailleurs que la violence et la haine de colons extrémistes ont déjà fait l’objet d’un rapport des consuls généraux en poste à Jérusalem adressé à Bruxelles il y a plus d’un an. Ces derniers s’alarmaient de l’impunité du gouvernement Netanyahou. Cette même impunité qui a conduit les assassins du jeune Mahmoud Khdeir, kidnappé à Jérusalem-Est, à le brûler vif dans les bois. L’un d’entre eux était fils de rabbin.

HD. Faut-il s’attendre à une nouvelle Intifada ?

L. S. Oui, il est évident que nous sommes en présence d’une nouvelle forme d’Intifada, d’une réaction spontanée de résistance à l’occupation. Les deux premières ont ainsi commencé puis elles se sont organisées autour d’une direction politique qui représentait la plupart des courants. Partie de Jérusalem, cette Intifada peut s’étendre en réaction aux 2 mois de guerre à Gaza – 2 400 morts, dont 500 enfants, et des milliers de blessés, sans compter la destruction de toute l’infrastructure de la ville –, elle peut s’étendre en réaction au sort de la Cisjordanie, qui est fragmentée, déchiquetée tous les jours. Il y a donc effectivement toutes les conditions d’une troisième Intifada, qui sera à mon avis beaucoup plus difficile pour la puissance occupante parce que sans direction politique connue.

HD. Doit-on s’attendre à 
de nouvelles représailles de la part 
du gouvernement israélien ?

L. S. Oui, des représailles tribales, archaïques, moyenâgeuses, qui consistent à détruire les maisons des familles des jeunes gens qui sont passés aux actes. Cette politique de châtiments collectifs avait été suspendue pendant plusieurs années, parce que les renseignements israéliens eux-mêmes disaient qu’elle allait produire plus de colère et plus d’actes de résistance. On ne le répétera jamais assez : la solution ne peut être que politique. Elle est fondamentalement liée à la fin de l’occupation militaire.

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Une vidéo qui interpelle

Posté par jacques LAUPIES le 28 novembre 2014

 Les médias nous habituent à toutes sortes de drames et l’on en viendrait à n’y plus prêter attention pour ne pas se faire absorber par la répugnance que cela généralement nous inspire, car nous avons des priorités.

Le fait divers a toujours une signification pour celui qui le capte et le met en avant. L’objectif premier est généralement de faire de l’audimat, de vendre des journaux et ce n’est pas pour rien que les gros titres des unes de la presse écrite, l’ouverture des journaux télévisés se fait sur toutes sortes de faits les plus sordides les uns que les autres.

L’Humanité ne fait pas dans ce registre. Il y a la une hauteur de vue qui honore ce journal et son équipe.

Que soit évoquée la mort d’un gamin de 12 ans qui visiblement jouait comme tant de jeunes garçons jouent, cherchant à travers le jeu une  sorte de provocation fréquente à cet âge là, est évidemment utile vu les circonstances et le contexte dans lequel cela intervient.

Car tout laisse penser qu’aux Etats Unis les policiers ont la gâchette facile lorsqu’il s’agit de la population qualifiée pudiquement d’afro-américaine, et non plus de noire.

Mais en France nous avons connu des « bavures » semblables. Le plus grave est qu’une frange de la population de s’émeut pas outre mesure de ce qui arrive.

Que dire de ces évolutions ? Sans doute qu’il faut être vigilant et ne rien laisser passer de ces violences surtout quand elles émanent de la chaîne de ceux qui doivent veiller à notre sécurité, quelle que soient les difficultés et les responsabilités auxquelles ils sont confrontés

 

 

 

 

Enfant tué à Cleveland: la vidéo qui met en doute la version des policiers

Jeudi, 27 Novembre, 2014

 

Une vidéo qui interpelle dans POLITIQUE tamir_rice

Capture vidéo
Un jeune policier de Cleveland a tué par balle samedi un enfant afro-américain de 12 ans qui jouait avec un faux pistolet dans une aire de jeu. Une vidéo montre qu’il a été abattu par l’agent, à peine celui-ci arrivé sur les lieux, ce qui correspond mal avec ses déclarations.

C’est pourtant la police, à la demande de la famille de la victime, qui a rendu public cette vidéo prise par une caméra de surveillance. Cette vidéo de 8 minute, sans son, montre le jeune garçon, Tamir Rice, jouer avec son faux pistolet. Il le fait tourner sur son doigt comme dans les westerns, dégaine et rengaine prestement le jouet à sa ceinture, et fait parfois mine de viser les passants. On le voit ensuite passer un bref appel avec son téléphone portable, faire une boule de neige et se mettre à l’abri sous un kiosque dans le parc. Pendant ce temps, un témoin a appelé la police: « Il y a un gars avec un pistolet », selon la bande audio de cet appel, également rendu public par la police. « C’est probablement un faux pistolet mais il le pointe vers les passants », ajoute cette personne, qui dit bien qu’il s’agit d’un jeune garçon. Problème, l’opérateur ne signale pas ce dernier élément aux agents en patrouille envoyés sur les lieux. Ceux-ci arrivent rapidement, se garent à la cow-boy sur la pelouse du parc. Le jeune garçon se dirige tranquillement vers la voiture, son jouet à la ceinture. Il ne lève pas les mains. Il est abattu par un des policiers à peine sorti de sa voiture.

Le policier qui a tiré est présenté comme très inexpérimenté: Timothy Loehman, 26 ans, est entré dans la police début mars. Son collègue qui conduisait la voiture, Frank Garmback, 46 ans, est en service lui depuis 2008, selon le chef adjoint de la police, Edward Tomba. « Les agents lui ont demandé trois fois de mettre les mains en l’air », a expliqué l’officier lors d’une conférence de presse, précisant que la vidéo avait été rendue publique à la demande de la famille de la victime, et « n’est pas destinée à exonérer » les agents impliqués. Vu la rapidité de l’action pourtant, difficile d’imaginer qu’il y a bien  eu ces 3 sommations. La police avait souligné lundi que les agents n’avaient pas pu voir que l’arme du jeune garçon était factice. Les deux policiers impliqués ont été interrogés et sont suspendus de leurs fonctions.

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