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Est ce possible ? Est ce admissible ?

Posté par jacques LAUPIES le 31 décembre 2014

Ce lundi en revenant de la gare de Tarascon, à une heure où cependant celle-ci est ouverte, je rencontre en rentrant chez moi, plutôt frigorifiée par une température probablement négative et un vent glacial, une personne assise tout près du super U, emmitouflée dans un manteau comme si elle avait choisi cet endroit des plus exposés pour défier le froid.

J’arrive de Nîmes où près du Boulevard Jean Jaurès sur le perron d’un immeuble, relativement moderne mais visiblement non habité quelques SDF avaient établi leur campement ou s’entremêlent matelas,  un guéridon portant un poste de radio et divers objets et une multitude couvertures et cartons. Un coin à peine à l’abri mais aménagé durablement.

Brefs quelque pas dans une grande ville et dans une petite ville et cette misère des sans logis éclate.

Mai comme quantité de passants je regarde et me détourne car ce spectacle n’a évidemment rien d’attrayant et aurait tendance à me rendre honteux. Sentiment qui je le suppose ne concerne pas que moi. Bien sur je pourrais prendre prétexte sur le refus, souvent exprimé par ces « marginaux » (terme ridicule et impropre dans la mesure où ils deviennent quasiment une catégories sociale à part entière) d’accepter une aide ou parfois même un abri. Cela effacerait ma mauvaise conscience et celle de la plupart de nos compatriotes dont certains n’hésitent pas à les fustiger.

Déshérités voila le mot qui convient au double sens où on peut l’entendre : pauvres et abandonnés par leurs parents ! Sauf que là le parent n’est autre qu’une société qui les conçoit, les nourrit et les éduque parfois et ensuite les jette.

Bref chaque année ils font la une de l’information télévisée et sauf quelques accommodements de circonstances la situation reste inchangée. J’ai beau me dire que je n’y  suis pour rien, que la solution est politique, que c’est une affaire de droit et pas de charité, les faits sont là, dérangeants, comme est dérangeante la souffrance de millions d’hommes, de femmes et surtout d’enfants dans le monde.

Est ce possible, est ce admissible ?

 

L’Huma aussi en parle…

« L’hébergement d’urgence n’est plus adapté »

Entretien réalisé par émilien Urbach
Mardi, 30 Décembre, 2014
L’Humanité
Déclenchés depuis ce week-end dans plusieurs départements,
les plans « grand froid » destinés à venir en aide aux sans-abri sont une solution insuffisante, soulignent de nombreuses associations.
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AFP

Avec l’arrivée des températures négatives, plusieurs départements ont déclenché, ces derniers jours, leur plan « grand froid ». Un dispositif d’urgence créé dans les années 1980 et jugé inadapté par la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (Fnars).

En quoi consistent les plans « grand froid » ?

Est ce possible ? Est ce admissible ? dans POLITIQUE 34438.hr_1Florent Gueguen Ils démarrent le 1er novembre et sont applicables jusqu’au 31 mars. Les préfectures ouvrent pendant cette période des places d’hébergement d’urgence qui viennent s’ajouter aux quelque 100 000 places pérennes. L’an dernier,
il y en avait 8 000. Cette année, on en
a annoncé 10 000.

Est-ce suffisant ? Florent Gueguen Le principe de la « gestion au thermomètre » des sans-abri est plus que contestable. Cécile Duflot comme Sylvia Pinel s’étaient engagées à y mettre fin. Pourtant, la même logique préside aujourd’hui et consiste à abandonner les personnes dès que les températures remontent. Cela contribue, en plus, à créer un véritablement système de « portes tournantes » de l’hébergement. Les gens passent de la rue à l’hébergement précaire, pour retourner à la rue… et n’accèdent jamais à un logement stable. 70 % des personnes qui appellent le 115 sont déjà connues des services sociaux. Sur les dix dernières années, on constate une augmentation de 44 % du nombre de sans-abri, avec 150 000 personnes à la rue lors du dernier recensement. En novembre 2014, seule une personne sur deux est arrivée à obtenir une réponse positive à sa demande d’hébergement au 115. Il y avait moins de places hivernales ouvertes cette année qu’au même moment en 2013. C’est insupportable.

Quid des personnes vivant actuellement dans les bidonvilles ?

Florent Gueguen Les demandes de logement de familles avec enfant augmentent largement depuis trois ans. Au 115, elles représentent plus de 40 % des appels. Dans la plupart des cas, il s’agit de gens issus de bidonvilles ou de squats régulièrement soumis à des expulsions et donc privés de tout accompagnement social. Or, le parc d’hébergement actuel est conçu sur le modèle de l’homme isolé célibataire. Il n’est plus adapté. L’État recourt aux nuitées d’hôtels où les conditions de vie sont indignes. En Île-de-France, 30 000 personnes vivent à l’hôtel au titre de l’hébergement d’urgence pour un coût de 180 millions d’euros par an. Les familles de demandeurs d’asile qui n’obtiennent pas de place en centre d’accueil viennent également grossir les rangs.

Quelles solutions préconisez-vous ?

Florent Gueguen Il faut, bien sûr, répondre à l’urgence mais il faut aussi rapidement créer en masse de nombreux logements stables. C’est impératif. Le budget 2015 de l’État ne prévoit que 30 000 logements supplémentaires accessibles aux ménages vivant avec des minima sociaux. Il en faudrait le double. Il compte également diminuer les aides à la construction de « logements-très-sociaux ». Il faut, au contraire, en construire beaucoup plus et mobiliser les logements vides du parc social et privé. Cela peut se faire à moindre frais en réduisant l’utilisation coûteuse et socialement tragique des nuitées d’hôtel.

Florent Gueguen
Directeur général 
de la Fnars

Commentaires

 

drareg

Mardi, 30 Décembre, 2014 – 13:31
453 être humains sont morts dans la rue en 2013, dont une dizaine d’enfants, est-ce bien la société que nous voulons? Il semble que oui, puisque trois « sans abris » sont morts depuis dimanche, morts parce que, manquant de ressources pour disposer d’un toit, d’un abri, d’un logement, d’un repas, de soins des plus élémentaires, parce qu’au vingt et unième siècle en France, la plus extrème pauvreté décime ses citoyens. Nous disons oui, au chômage, oui à la baisse des salaires, oui au travail sous-payé, oui à la pauvreté, et maintenant oui à la mort, pour qu’une poignée d’autres être humains disposent de millions supplémentaires, c’est écoeurant.. Le FNUMPs, le grand parti de la groiche Française, s’organise pour que rien ne change et que tout s’aggrave, et pendant ce temps là, nous applaudissons nos maîtres et nos bourreaux. L’humain est différent de l’animal, mais quand il se mêle d’être bête, il est Français, il vote FNUMPS;

 

 

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Pétition proposée par les organisations syndicales CGT et FO de Tarascon. Le PCF des sections de Tarascon et Chateaurenard soutient

Posté par jacques LAUPIES le 30 décembre 2014

Nous publions la pétition lancée par les organisations syndicales de Tarascon. Pétition que nous soutenons pleinement.

Les Unions Locales FO et CGT se sont rencontrées et alertent ensemble : le centre de sécurité sociale de Tarascon est menacé !

Les Unions Locales FO et CGT soutiennent les syndicats, les Délégués du personnel des salariés du centre de sécu de Tarascon et appellent l’ensemble des salariés de tous les syndicats à la manifestation devant le centre de sécurité sociale de Tarascon le jeudi 8 janvier à 11h.

Les Unions Locales FO et CGT exigent :

Le maintien du centre de sécurité sociale de Tarascon qui reçoit en moyenne 80 assurés par jour. Le maintien des services de proximité  apporté par le centre de sécu de Tarascon à la population habitant les territoires de Chateaurenard, St Remy de Provence, Tarascon et des villages environnants. Le maintien de tous les emplois sur place.  Les Unions Locales FO et CGT appellent tous leurs syndicats et tous leurs militants à venir manifester le 8 janvier et à faire signer la pétition des collègues salariés du centre de sécu.

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De Charybde en Scylla ou du pire au meilleur ?

Posté par jacques LAUPIES le 30 décembre 2014

De Charybde en Scylla ou du pire au meilleur ? dans POLITIQUE 334px-Scylla_Louvre_CA1341

 

Il serait grand temps que le peuple de France se ressaisisse et mette au pas tous ces charlatans de la politique qui cependant peuvent encore se prévaloir d’une légitimité républicaine avec, pour la plupart et les mieux placés, même pas 20 % du corps électoral en soutien.

Et cela va de pire en pire puisque l’on annonce plus des deux tiers d’abstentionnistes aux élections départementales en mars.

Se posent deux grandes questions :

- Comment en finir avec un système qui :

- ne sensibilise à la politique « active » que des catégories de la population qui finalement se soumettent aux orientations politiques réformistes de droite ou de gauche lesquelles consistent à accepter le dictat d’une ultra minorité qui dispose de fait de tous les instruments nécessaires à son maintien au pouvoir depuis l’économie jusqu’à la communication en passant par la finance contrôlée et manipulée à l’échelle planétaire.

- sensibilise à une contestation et une opposition illusoire et démagogique prenant appui sur une tradition d’extrême droite qui  qui se caractérise par un nationalisme faisant feu de tous bois et s’engouffrant dans le vide, laissé par les précédents réformistes qui refusent de s’attaquer aux racines du mal : la propriété des moyens de production, d’échange maitre du système d’exploitation dont sont victimes les travailleurs du monde entier.

Mais qui sont ces électeurs soumis, écœurés par la politique ou prêts à écouter les sirènes dangereuses qui les feraient passer de charybde en Scylla.

Que représentent-t-ils dans le France d’aujourd’hui ? Les classes dominantes auraient-elles reconstitué par une lente intoxication ce qui, dans le passé, au lendemain du Front populaire de 1936 ou encore en plein  cœur de la crise algérienne en 1958 fait accepter à une majorité de français des solutions droitières qui par deux fois dans des contextes différents l’ont détourné des objectifs d’une république solidaire et sociale.

Je ne confonds évidemment pas pétainisme et gaullisme qui furent certes antinomiques, comme je ne les confondrais pas avec le lepénisme mais après tout ne s’agit-il pas, chaque fois, d’enrégimenter la connerie de ce pays, avec au mieux (ou au pire) la variante sociale démocrate.

Je ne devrais pas tenir un tel langage mais il n’engage que moi !

Si j’ai choisi presque par instinct (familial et culturel je précise) d’adhérer au Parti Communiste en 1962, peu armé intellectuellement, c’est surtout parce que la conscience de classe m’a pénétré. Lutte qui n’est pas qu’une affaire d’exploitation mais bien plus profond que cela et est notamment accompagnée du besoin de se libérer de ces sentiments d’exclusion que cela a pu engendrer. Mais aussi parce que les conquêtes sociales d’avant et d’après guerre m’apportaient du concret : une formation, un travail, des droits à la santé, à la protection sociale, à la liberté syndicale et il faut bien le reconnaître, l’ambition d’être un acteur d’une transformation sociale et sociétale nécessaire, même si je n’avais pas vraiment d’aptitudes particulière pour jouer ce jeu ! Même si parfois je n’y comprenais pas grand chose. Même si de nombreuses lacunes m’ont handicapé et m’handicapent encore.

Alors rien d’étonnant qu’ayant échappé aux pièges de la réussite sociale de haut vol tout autant qu’aux mimétisme que cela peut engendrer chez ceux qui disposent d’un modeste confort ou, à l’inverse, qu’ayant été exempté de la pauvreté excessive visible tous les jours, je me prenne à croire que le combat n’est pas fini.

Et que je pense que germent dans le fatras social et cette insupportable injustice de notre époque, des graines d’humains que les sciences, les techniques, un savoir même tronqué, vont aider à s’épanouir.

Il n’y a pas à se tourmenter face au pire ou au moins pire même s’ils sont majoritaires. Il y a le meilleur. Il n’y a pas que la brute et le truand, il y a le bon. Mais le meilleur et le bon se créent. Il y a trop de cailloux dans les lentilles et il faut faire le tri !

 

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Même à la télé il y a le pire mais ce soir c’était du meilleur (sur Arte) avec Nicolas Le Riche notamment dans un Boléro de Ravel, façon Béjart. Epoustouflant. Même pour le nul que je suis en chorégraphie !

 

Grèce : des législatives seront bien convoquées

Lundi, 29 Décembre, 2014

 

C’était prévisible, Stavros Dimas n’a pas recueilli les 180 voix nécessaires à son élection comme président grec. Des législatives vont être convoquées, certainement le 25 janvier, et Syriza caracole en tête des sondages.
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Le Premier ministre Antonis Samaras va devoir convoquer des législatives anticipées.
AFP

Au vu des deux premiers tours, les 17 et 23 décembre, il était quasi-impossible que Dimas réunisse sur son nom les 180 voix nécessaires. Il en avait obtenu 160 au premier tour, et 168 au deuxième après que le Premier ministre Samaras eut promis d’avancer à fin 2015 les législatives programmées pour juin 2016. Dimas n’a à nouveau recueilli que 168 voix ce lundi. Des élections législatives auront bel et bien lieu, sans doute le 25 janvier.

Le parti de gauche anti-austérité Syriza reste en tête des intentions de vote. Autour de 30 %, il devance la coalition gouvernementale de 5 points environ. Dans une interview accordée au quotidien grec Avgi, traduit par le site syriza-fr.org, Alexis Tsipras se dit prêt, avec le soutien du peuple, à reconstruire le pays.  « SYRIZA puise sa force du soutien d’une grande majorité sociale et politique qui lutte pour la dignité et la justice. Sa victoire électorale sera le début d’un grand effort national pour le salut de la société et la reconstruction du pays. Un effort national qui aura cependant un impact international, puisque notre responsabilité nationale est de frayer la voie d’une politique alternative en Europe, en transformant un pays de l’Eurozone en exemple de protection sociale et de croissance. » Pour le président de Syriza,  « le premier pas sera la réalisation du « programme de Thessalonique » pour mettre de la crise humanitaire. Ceci n’est pas négociable. » C’est sur cette base que Tsipras veut rassembler et conquérir la majorité au futur parlement. « Sur la base de ce programme, nous nous efforcerons d’obtenir de larges consensus » explique Tsipras conscient qu’il lui faudra probablement trouver des alliés pour obtenir la majorité, sauf si Syriza dépasse la barre des 35 % aux  législatives.

Comme le dit Tsipras, l’arrivée au pouvoir de Syriza serait un espoir autant qu’un choc dans toute l’Eurozone. Preuve en est, le monde de la finance panique, après avoir chuté de 20 %, la bourse d’Athènes poursuit sa chute à l’annonce des résultats du vote.  C’est que Tsipras entend notamment lancer un moratoire sur les dettes privées aux banques, et annuler de près des deux tiers de la dette publique car illégitime.

L’absurdité de la dette grecque. Lorsque la Troïka a lancé la panique sur la dette souveraine grecque en 2008, celle-ci venait de dépasser le seuil des 200 milliards d’euros. La Commission Européenne et le FMI ont alors imposé au pays des cures d’austérité sur cure d’austérité, ce qui, plutôt que de réduire la dette, la fait exploser : baisse des recettes, hausse vertigineuses des dépenses sociales… Plutôt que de réduire les créances, l’austérité multiplie par 2 la dette en 3 ans. Cette crise est doublement absurde du fait qu’au total, le FMI a accepté de prêter à la Grèce 240 milliards d’euros à titre d’aide, ce qui aurait été plus que suffisant pour solder l’intégralité de la dette de 2008… Le pays est aujourd’hui plus qu’exsangue, en crise humanitaire, et les grecs sont nombreux à estimer que cette dette, qui a explosée à cause de la Troïka, est illégitime.

Commentaires

 

lucas1

Lundi, 29 Décembre, 2014 – 12:53
Pour les quelques lecteurs qui ont des actions à la bourse : Vendez et vite. ET bonne chance à SYRIZA !!! Je jubile.

 

jagle

Lundi, 29 Décembre, 2014 – 14:36
Un espoir se lève en Europe…La Grèce ouvre le chemin.. Mais attendons le résultat des législatives car la droite européiste et austéritaire est encore à la barre. Tous les coups tordus sont possibles. QU’ENFIN ILS DEGAGENT !!!

 

breteau jean claude

Lundi, 29 Décembre, 2014 – 15:10
Sans doute ,le voyou Juncker,va t-il  s’empresser de tancer les grecs,qu’il aille s’y faire voir .Quand à l’Allemagne qu’elle restitue ce qu’elle doit ,(avec intérêts ) à ce pays.Les donneurs de leçons ne sont que des crapules .Qu’ils la ferment

 

bluerider

Lundi, 29 Décembre, 2014 – 15:12
Syrisa va devoir faire très attention.Nous sommes au pays des colonels appuyés par les forces de l’OTAN. Les tentatives de déstabilisation du pays et de décrédibilisation du parti ne vont pas manquer d’ici fin janvier. Ce serait « normal » que tout à coup le pays tout entier soit frappé par une vague d’attentats, qui tous vont être attribués au « peuple de la gauche radicale » par opposition à la fausse gauche de droite qui a envahi les hémicycles de toute l’Europe pour mieux duper les peuples. Et les sympathisants finiront par voter à droite à nouveau… SYRISA n’a jamais été si près du but… ni si loin….

lucas1

Lundi, 29 Décembre, 2014 – 18:22
Les colonels sont remplacés par les européens (dont un certain ex trotsko, traître : Moscovici), les européistes (dont le journaliste de Libé Jean Quatremer) et les pires : les banquiers. Cette armée est bien pire que les colonels.

 

mazingue

Lundi, 29 Décembre, 2014 – 16:02
c’est ici que l’on voit la différence entre la gauche et la droite ,pour ceux ,qui résonne  comme QUIS@ la gauche, c’est le partage et la répartition égale des richesses, la droite c’est le contraire, l’un c’est utilisé les richesses et les répartir, l’autre c’est utilisé le moins possible de richesse pour en avoir le moins à partager…Pour exemple 600 milliards d’évasions fiscales, et encore j’en suis loin bien sur quand on a un Cahuzac et d’autres avec des tableaux…on se donne le droit de passer à côté… Le PS est un parti d’intérêt tout comme vous…allez vous répandre ailleurs, chez vos amis de L’UMP, Gattaz and CO… Nous n’avons que faire de vos leçons, venu d’un traître à la véritable démocratie….

 

cassagne

Lundi, 29 Décembre, 2014 – 17:06
Enfin, la gauche « radicale ». Tout le contraire du PexS et ses va-sots qui ont inventé la gauche ridicule.

mazingue

Lundi, 29 Décembre, 2014 – 17:40
Quand vous dîtes PexS…VOUS PENSEZ à DSK ((;

 

Conteste

Lundi, 29 Décembre, 2014 – 17:41
L’année 2015 pourrait nous réserver d’agréables surprises, même si nous devons demeurer prudents, avec Syriza en Grèce et Podemos en Espagne. Cela pourrait faire boule de neige et voir la France, souvent locomotive, devenir wagon. Beaucoup de gens, de gauche comme de droite, en ont assez du monde pourri des politiciens. Ils en ont également assez du monopole de la haute finance, de ces économistes et experts qui tiennent toujours le même langage, sans être foutus de prévoir ne serait-ce que demain. Et que dire de ces pantins de la philo, style BHL ?

lucas1

Lundi, 29 Décembre, 2014 – 18:24
Restez effectivement prudent avec Podemos qui tourne un peu comme notre direction de PCF. Mais espérons, espérons !

 

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En feuilletant le bulletin municipal de Beaucaire ! par Michel Martin

Posté par jacques LAUPIES le 29 décembre 2014

Mon ami et Camarade Michel Martin m’a adressé le texte suivant.

Je me suis toujours demandé s’il était raisonnable de distinguer l’un de l’autre (ami ou camarade) mais cela relève d’une tradition qui omet de considérer qu’il y a des camarades qui sont moins amis que des amis camarades. J’ai cependant toujours fait la distinction ne serait-ce que par respect de ces amis qui ne voudraient pas être des camarades au sens politique du terme. Fort heureusement pour moi j’en ai quelques uns que je suis seul à reconnaître, en secret, et que je ne désigne qu’en de rares circonstances.

L’amitié s’accompagne parfois d’une certaine pudeur !

C’est bien plus simple évidemment quant on n’a pas à faire la distinction

Je dois même dire que certaines de ces circonstances en ont considérablement réduit le nombre en faisant même parfois plus que des adversaires. Phénomène cependant à double sens qui m’a permis de découvrir sinon l’amitié de certaines personnes mais pour le moins leur intelligence, leur tolérance (que je revendique pas mais que j’accepte volontiers) et leur fraternité si précieuse.

Pour ce qui est de leur reconnaissance (que je ne réclame pas non plus) j’ai tout de même du constater qu’elle allait de son absence totale à une sorte d’hostilité que semblent éprouver les humains quant ils ont eu une quelconque dépendance à votre égard, fut elle d’origine professionnelle, amicale ou sentimentale ! Reste parfois le respect. Précieux auxiliaire de l’amitié qui peut faire naitre celle-ci sous des formes insoupçonnées et inattendues. Entre adversaires politiques par exemple. Mais là faut gérer…

Bon voilà que je vous sors de ces banalités dont est truffée la littérature et les magazines qui prétendent nous aider à vivre mieux en nous servant de la psychologie vulgarisée.

 

 Voici donc le texte de Michel qui a le mérite de posséder un certain humour dans la critique pertinente d’un adversaire politique qui nous est commun. Sans concession.

 

«  Et dire que j’ai failli manquer ça ! Le nouveau bulletin municipal de Beaucaire ! Nos boites aux lettres, surtout en cette période de fêtes, débordent de pubs qui, chez moi, prennent illico presto le chemin du panier et c’est bien ce qui a failli arriver à la feuille municipale ! Ce que j’aurais pu manquer, j’en tremble rétrospectivement !

  N’allez pas voir dans cet acte une manifestation de mauvaise humeur, un geste de colère, du sectarisme, une hostilité a priori, pas du tout ! Moi, je ne suis pas comme Julien qui éructe, perd tout contrôle et sort immédiatement sa poubelle lorsque lui tombe sous les yeux un journal qui n’a pas l’heur de lui plaire, Midi Libre par exemple, je lis tout, moi ! La preuve ? J’ai lu le bulletin municipal, ou plutôt le Sanchez Mag’, un titre qui conviendrait mieux  à la chose imprimée bariolée qui se distribue sous le nom de bulletin municipal.

  Et c’est ça qui m’a trompé, ça ressemblait terriblement à de la pub, beaucoup de photos, des couleurs pétantes, des textes simplets et de gros, gros titres qui se veulent accrocheurs… et, d’ailleurs, c’était de la pub, mais politique, dans ce cas on appelle ça de la communication ou de la propagande. Heureusement (!), miracle de Noël, l’effet de la Crèche municipale ? J’aperçus au dernier moment  Julien photographié sous toutes les coutures et dans toutes les postures et je compris enfin, mais c’était moins une !, que ce n’était pas le dernier dépliant de « Carrefour » ou de « Bricomarché » mais le journal, et tout ce qu’il y a d’officiel, de la ville.

 Nous connaissions la célèbre série des « Martine »,  « Martine à l’école », « Martine à la ferme », etc.,  là nous avions « Julien chez les pompiers », « Julien fait de la tyrolienne », « Julien à l’usine » (avec casque et gilet fluo), « Julien fait un discours », un moment, nous avons même cru (intense émotion!) qu’il avait revêtu la tenue blanche, qu’il était descendu dans l’arène et que le razeteur sur la photo, c’était lui !

 Mais non, ouf ! Et puis, « Julien caresse un âne », « Julien caresse une chèvre », il caresse beaucoup les bêtes. M. Julien Sanchez, les ânes, les chèvres, etc. Nous aimerions qu’il manifestât autant d’empathie envers les hommes, tous les hommes, même les professeurs et les enfants allophones, par exemple.

  Monsieur le Maire, attention, vous en faites trop (en matière de Com, s’entend, parce que pour le reste…) il faut un peu se calmer, il faut se reprendre ! Il ne faut pas exagérer, trop, c’est trop, vous allez lasser ! Vous allez casser le beau joujou que les Beaucairois (une minorité, importante, mais une minorité tout  même !) vous ont confié ! Un peu d’ivresse du pouvoir, sans doute. C’est un cas classique. Mais, ça se soigne, ça ! Encore faudrait-il le vouloir !

 Alors, bien sûr, il y a quelques photos de vos adjoints mais nul n’est dupe, on sent bien que c’est pour la forme et que vous concentrez tous les pouvoirs entre vos mains, entouré de votre petite bande de copains d’extrême-droite qui vient de s’enrichir (si on ose dire !) de Damien Rieu, un des responsables, au plan national, des « identitaires »,  grands spécialistes des coups médiatiques, et certains disent des coups de toute nature, d’ailleurs ! » de votre petite bande de copains « identitaires », grands spécialistes des coups médiatiques… et certains disent des coups de toute nature, d’ailleurs !

 Et, puis, il faut que l’on vous dise, la vraie-fausse interview du maire en hors d’œuvre du bulletin municipal, c’est vieillot, c’est ringard, tout le monde sait bien que c’est vous qui vous interviewez. Nous sommes presque déçus, nous nous attendions à mieux de la part de quelqu’un qui avait appris le métier auprès de Jean-Marie le Pen !

 Et pour dire quoi en plus ? De pauvres, très pauvres banalités, du genre « Mon rôle au quotidien est plutôt de faire avancer les dossiers dans le bon sens », encore heureux et le « plutôt » est particulièrement savoureux!, ou des énormités du genre « contrairement à d’autres, je ne connais pas …l’idéologie à tout prix », on croit rêver ! Alors qu’il n’y a pas plus idéologue que vous, militant encarté au FN depuis votre plus jeune âge, politicien professionnel, formé aux techniques de communication, jamais en retard d’une provocation pour faire parler de vous et cacher derrière un rideau de fumée idéologique bien clivant la pauvreté de votre politique municipale, et à ce sujet, la lecture de vos tweets est particulièrement éclairante, mais celle de votre bulletin n’est pas mal non plus, feuilletons !

 L’Economie ? Réduite aux « économies » et à « la gestion en bon père de famille » ! C’est vraiment n’y rien comprendre ou prendre les gens pour des imbéciles ! Honnêteté et rigueur dans la gestion sont évidemment indispensables mais gérer une ville n’a rien à voir avec s’occuper d’un budget familial et laisser croire que « faire des économies de bouts de chandelle» suffirait à sortir la ville de ses difficultés et de son marasme, c’est tout simplement tromper son monde. 

 Quant à la baisse des impôts annoncée, elle est ridiculement microscopique et se réduit à un pur effet d’annonce et, d’ailleurs, n’est-ce pas profondément irresponsable et bassement démagogique de la part d’un élu de la République que de dévaloriser ainsi  l’impôt, dont le paiement est un acte citoyen capital, alors qu’on se plaint, dans le même temps, et à juste titre pour une fois, de la baisse des dotations de l’Etat. Mais d’où vient-il l’argent de ces fameuses dotations ? Et celui des subventions du Département ou de la Région ? En fait, sur ces sujets si importants, Monsieur Sanchez et sa bande ont-ils un autre politique que celle de l’UMPS qu’ils passent leur temps à dénoncer, par ailleurs : imposer l’austérité par la  réduction des services à la population ?

  Le Commerce ? On nous chante l’éternelle rengaine de la revitalisation du centre ville ! Pas un seul politique, candidat ou élu, qui ne l’ait entonné celle-là ! Et depuis des années ! Aucune originalité donc dans le propos… mais, et c’est très important et ça doit retenir toute notre attention, ce discours convenu présente ici dans le bulletin des aspects franchement puants ! « Le souk, c’est terminé ! », « Qualité et identité pour le marché de Beaucaire », « … désormais les commerçants traditionnels et provençaux… », « … les Beaucairois se réapproprient le marché… ». Qui tient la plume ? Nous doutons que ce soit M. Fuster ; plutôt un « identitaire », genre Damien Rieu, le nouveau gourou du service com de la ville. Lamentable ! Si on comprend bien, l’ambition, c’est de faire du marché de Beaucaire, populaire et vivant, convivial, ouvert à tous, avec des prix dans l’ensemble abordables, un marché « provençal » de carte postale pour touristes friqués. Beaucairois, ne vous laissez pas voler votre marché par quelques politiciens pour lesquels leur idéologie rance prime tout… et qui ne semblent pas avoir d’autre projet que de faire la guerre aux pauvres !

 L’Education ? Un gros titre « Les T.A.P., gratuits cette année ! » . Ce qui veut dire pour ceux qui savent lire … qu’ils seront payants, l’année prochaine ! Une fois encore, on se moque du monde ! Cette municipalité affirme être opposée à cette désastreuse réforme, bonne dans son principe mais totalement pervertie dans son application, mais qu’a-t-elle fait concrètement ? Rien, elle s’est contentée de reprendre et d’appliquer le plan de l’ancienne municipalité en poussant des cris d’orfraie et en jouant les opposants. L’Etat se désengage, c’est vrai et c’est scandaleux, mais la Mairie n’assume pas, contrairement à ce qui est affirmé ! Ce sont les Beaucairois qui vont assumer et payer ! Et tant pis pour ceux qui ne pourront pas !

 La Culture ? Rien, nada, le néant ! Pas trace d’un programme, d’une politique, d’une idée ! Mme Fougasse, qui traverse le temps et les municipalités, annone une fois de plus le misérable programme du Théâtre municipal et nous rappelle que les horaires de la bibliothèque ont été élargis… « grâce à un simple redéploiement d’agents », nous dit-on ; le redéploiement en question relève, semble-t-il, beaucoup plus de la volonté d’écarter un certain nombre d’agents de leur poste en les mutant à la bibliothèque que d’une authentique volonté de renforcer l’équipe de la bibliothèque mais bon, si l’effet est positif, tant mieux ! Si la « purge » a un effet bénéfique… Très bien d’avoir plus d’agents permettant une plus grande amplitude d’horaires mais les moyens et le budget suivront-ils… parce qu’il faut que Monsieur Sanchez le sache, ce qui fait la qualité et l’attrait d’une bibliothèque, c’est la qualité et la diversité de l’offre en livres, abonnements et autres documents… choisis en toute liberté par des professionnels compétents.

 Et là, nous pensons qu’il faudra être très, très attentifs ! J’oubliai, c’est un événement culturel pourtant ! En dessous de la photo de notre Mireille locale il y a la photo de Galabru qui vient nous jouer « Les Lettres de mon moulin », enfin pas toutes ! Y aura la « Chèvre de Monsieur Seguin » mais pas « La Diligence de Beaucaire », par exemple ! Ce n’est pas que Beaucaire joue un grand rôle dans cette nouvelle mais ça aurait été bien quand même… ça aurait fait de l’effet dans le programme !

 L’Urbanisme ? Néant ! Des annonces très générales et abstraites ! Rien de précis, rien de concret… ah si ! Des places de parking, on voit l’ampleur et la profondeur de la réflexion urbanistique de l’équipe actuelle ! Ah, tout de même, ils parlent de lutte contre la « cabanisation »!  Alors là, il y a à faire, et nous attendons avec impatience…

 La Sécurité ?  Disque en boucle, disque rayé, « tolérance zéro », etc. Un nouveau chef de la police, un dur de dur, celui-là, Zorro est arrivé ! Il arrive de pas bien loin, d’Aramon… où, nous dit-on, il n’est pas arrivé à grand chose et d’où on n’est pas mécontent de le voir partir ! Ah, ça ne va pas rigoler !  En un mot, rien de neuf, le cirque habituel, slogans à l’emporte pièce, postures martiales… et des promesses, des promesses, une brigade motorisée, une brigade VTT,  25 policiers municipaux  d’ici la fin du mandat ! Nous sommes surpris de ne pas voir figurer au programme une brigade canine, un ami des bêtes tel que vous, vous eussiez joint l’utile à l’agréable ! Mais avec quel argent, tout ça ?  Et les fameuses économies ? La « gestion en bon père de famille » ? Il doit s’agir du Père Fouettard, c’est de saison ! Mais, bon, quand on aime, on ne compte pas et M. Sanchez aime l’uniforme…

 Allez, on arrête là ! Il y aurait pourtant encore tellement à dire ! Mais, nous risquons de nous aigrir, de devenir agressif et grossier, de perdre notre contrôle comme notre Maire, c’est que tant d’ignorance, de bêtise, de mauvaise foi, à force, ça énerve !

 « Beaucaire Mag », mériterait de se parer de la fière devise du « Hara-Kiri » de jadis, le « journal bête et méchant » mais sa lecture, elle, n’a rien d’amusant… Un dernier mot, tout de même, nous terminons par où nous avons commencé, parce que cette histoire nous préoccupe grandement. Là il faut redevenir sérieux et même grave ! La page consacrée au « Midi Libre » et la haine dont elle suinte ! On peut ne pas aimer et critiquer ce journal, pour lequel, d’ailleurs, à titre personnel, nous n’avons aucune sympathie particulière, mais cette attaque d’une violence pathétique est véritablement inquiétante. Jadis, certains brulèrent livres, magazines et journaux qui ne leur plaisaient pas,

 M. Sanchez se contente de vouer, symboliquement mais le symbole est fort, « Midi Libre » à la poubelle, avec un délicat photomontage à l’appui ! Il y a un progrès, nous direz-vous, on pourra toujours récupérer le journal à la déchetterie pour le lire ! Quand on ajoute à cet épisode nauséabond, le traitement cynique et méprisant réservé à l’opposition dans le bulletin municipal, nous pensons que oui, vraiment il y a du souci à se faire.

  Un pauvre journal pour de bien singuliers démocrates, à la vérité ! »

 

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Les ciblés par le Maire pour acheter quoi svp ? Des bricoles à bobos !

 

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Bonne année à tous les journalistes…

Posté par jacques LAUPIES le 28 décembre 2014

Hourra il neige ! La télé va enfin savoir quoi nous raconter !

Remarquez cela leur évitera de tronquer les informations concernant les grands problèmes d’ici ou d’ailleurs qui parfois ne sont que de petites choses vues à la loupe.

Je ne sais combien d’années il faut d’études dans les grandes écoles de journalisme pour être recruté par les grands médias et combien d’autres il en faut pour être un reporter aguerri mais, quand j’en vois et en entends,  ayant dépassé la quarantaine, venir disserter des quarts d’heures pour m’expliquer savamment cette bizarrerie que, là il est tombé 2 cm de neige et ici 5 cm je me dis qu’il leur en aura fallu du temps, pour atteindre la célébrité que leur donne soudain l’exhibition de leur bobine à une heure de grande écoute.

Une célébrité passagère certes qui consiste plus, pour l’acquérir, à éviter les sujets qui fâchent qu’à boucher les trous qui s’imposent à nos chaînes publiques. En ces temps de vacances où, parfois ardents défenseurs du travail les dimanches et les jours de fête, nos informateurs habituels en oublient de donner l’exemple et cèdent la place à des collègues ainsi sacrifiés.

Comme le rappellent les deux articles précédents d’hier, repris dans l’Humanité, à propos du Venezuela, et aujourd’hui concernant la Chine on omet, que dis je on efface ou on falsifie les évènements qui sensibiliseraient plus les lecteurs et téléspectateurs que les divers accommodements du foie gras et de coquilles Saint Jacques que l’on nous suggère du matin au soir, dans des reportages faisant bonheur de nos grands chefs cuisiniers (et des autres moins grands : spécialisés eux dans la cuisine politique)

Elle a peut-être des défauts que je ne perçois pas cette « Humanité » que je lis tous les jours mais elle a le mérite de pratiquer un journalisme qui me convient (excusez cette égoïste appréciation). Ce journal a le mérite de rappeler l’essentiel de ce qui se passe dans le monde en en situant les contours idéologiques et géopolitiques.

Oh bien sûr il est parfois accompagné, dans d’autres médias, par cette démarche de professionnels qui ne font pas que dans la météo et la cuisine que doivent leur imposer les directions de chaînes et nous ramènent parfois de magnifiques reportages. Bien trop rares hélas !

A tous, même aux reconvertis dans la pâtisserie, par défaut d’éventreur dans une blanche nuit de Noël ou de catastrophe naturelle – mais il y  en a tant que cela tourne à la banalité pour ceux qui n’y laissent pas  leur peau - A tous ces rapporteurs de faits divers qui nous sont racontés dès notre réveil avec promesse de nous les rappeler jusqu’au moment où les petits devraient s’endormir, à tous je dis « Bonne et heureuse année »

Comme il y a les soins à deux vitesses (avec ou sans dépassement d’honoraires), et tout récemment les transports (avec l’entrée en piste des autocars) les écoles (gratuites et payantes) depuis la nuit des temps, nous avons l’information utile, l’information futiles et même l’information débile.

Fort heureusement il est des réalisateurs (ce soir sur Arte et la 5) qui nous rappellent aux réalités historiques (Un Charlemagne conquérant et sanguinaire bien éloigné des images qu’en donnait les livres d’histoire à la communale de mon temps) et aux réalités présentes et peu ragoutantes de la vie des peuples (en l’occurrence celui du Bangladesh).

Deux programmes qu’il m’a fallu trouver et qui se sont imposés malgré le charme d’une émission destinée à mettre en lumière des jeunes « prodiges » plutôt agréables à voir et entendre. Fort heureusement il y a beauté toujours rassurante et si peu honorée !

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 Image destinée aux délicats bobos irrités par les grèves des transports : Il y a pire en ce monde

Soutien

Ah !  Au fait il faut que je vous rappelle qu’avec 66 € de remboursés vous pouvez en donner 100 à l’Humanité ou à La Marseillaise qui souffrent d’une carence de lecteurs, maladie qui se généralise et de publicité ce mal nécessaire qui empoisonne nos vies.

 https://www.donspep.caissedesdepots.fr/?journal=huma

Vous me direz à un moment ou les grandes associations humanitaires en appelle à notre bon cœur pour aider les infortunes que provoquent les fortunes, comme dit ma voisine : « on ne peut donner à tout le monde »

Il faut don faire des choix : faisons celui de la lutte !

Pékin express, à la découverte des mondes inconnus, aller retour

Jérôme Skalski
Vendredi, 26 Décembre, 2014

 

Désintox : sur France Inter, on annonce l’ouverture de la ligne à grande vitesse, longue, de 1 800 kilomètres relie Lanzhou à Urumqi, capitale du Xinjiang, en Chine, en termes choisis, le tout associé à un décryptage géopolitique de haut vol ! Merci le service public.
Bonne année à tous les journalistes... dans POLITIQUE chine-tgv-peter-parks

La ligne à grande vitesse, longue, de 1 800 kilomètres relie Lanzhou à Urumqi, capitale du Xinjiang
Peter Park/AFP
L’information est tombée à la fin du journal de treize heures, vendredi 26 décembre. Un nouveau TGV a été mis en service en Chine reliant la capitale de la Région autonome du Xinjiang à Lanzhou, capitale de la province du Gansu.
« Le pays inaugure aujourd’hui une ligne à grande vitesse » nous explique le présentateur : « Il s’agit de relier au reste du pays la province du Xinjang en moins de douze heures ». « Le Xinjiang c’est un peu le Far Ouest chinois mais cette nouvelle ligne de train, comme souvent en Chine, a aussi une raison d’être plus politique ? » demande le présentateur à Luc Lemonnier appelé en renfort pour l’expertise du fait.
Réponse. « L’important ce n’est pas tant le gigantisme de l’ouvrage même si on est quand même là dans l’exceptionnel. Une ligne de 2000 kilomètres pour relier Ouroumtsi à Langzhou et désenclaver cette immense province semi-désertique du Xinjang, frontalière de huit pays d’Asie centrale. Une ligne construite en moins de cinq ans, parfois à 5 000 mètres d’altitude dont une partie longe la Grande muraille et la promesse de continuer l’ouvrage jusqu’à Pékin pour 2017 ce qui mettra le Palais du peuple communiste (sic) à seize heures des Ouïghours musulmans de Ouroumtsi, trois fois moins de temps qu’aujourd’hui.»
C’est ce qu’on appelle une prétérition.
Non, l’important n’est pas là. L’important n’est pas dans cet exploit technique et humain qui laisse loin derrière lui ses équivalents hexagonaux, européens, japonais et américains – salués, à juste titre, en leur temps.
Non. L’important n’est pas dans l’un des trente-trois projets d’infrastructure engagés en 2014 dans les régions de l’ouest de la Chine pour des investissements d’une valeur totale de 135 milliards de dollars.
Non, l’important dans cette opération de « désenclavement » n’a rien à voir avec la création de treize millions de nouveaux emplois en 2014 en dépit du ralentissement de la croissance économique chinoise qui a atteint cette année un tout petit 7,4% sur un an au cours des trois premiers trimestres.
Non. « L’important est politique » nous explique Luc Lemonnier : « Le désenclavement c’est la vitrine », « l’invasion, la raison profonde». « Quel meilleur moyen d’entraver ces Ouïghours turcophones musulmans dont certains ont basculé dans le séparatisme islamiste que celui consistant à faciliter le déferlement des Hans, l’ethnie majoritaire en Chine, et par millions si possible ? »
En effet, on se le demande. Que peuvent faire les Hans, depuis la Bataille des champs catalauniques et Attila, sinon envahir et déferler ? « Et par millions si possible.»
« Au Xinjiang, conclue doctement le chef du service étranger de la radio de service public, il y avait l’interdiction des barbes, celle de l’enseignement de l’Islam à l’école. Il y avait les condamnations à mort pour terrorisme religieux. Il y aura désormais le TGV de cette Nouvelle route de la soie au service des prosélytes communistes de Pékin.»
On rappellera en passant que le Xinjiang compte 20 millions d’habitants dont 45% de Ouïghours et qu’il fait partie du territoire de la Chine depuis le milieu du XVIIIème siècle.
Barbe à part, on saura donc gré à France Inter de ne pas nous avoir abreuvé, voiture bélier ou pas, de terrorisme religieux pendant la semaine de Noël. De n’avoir pas fait l’apologie du rétablissement de la peine capitale, en France, mais celui de l’enseignement de l’Islam dans les écoles publiques. De nous avoir déconseillé aussi de prendre le TGV pour aller envahir, Parisii, Senones ou autres peuples de la Gaule chevelue, «et  par millions si possible », les pistes de ski des montagnes que défendent les vaillants combattants Allobroges. – Il paraît qu’ils tuent encore le jambon cru eux-même, à l’étalée ! On espère seulement qu’il n’y aura pas à payer de supplément pour la redevance garante, en principe, de la qualité de l’information sur le service public.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Prolétaires de tous les pays…

Posté par jacques LAUPIES le 27 décembre 2014

 

Les luttes révolutionnaires essaiment dans le monde depuis des siècles. Depuis deux cents ans l’Amérique latine les voit naitre avec des avancées progressistes depuis la construction de républiques laïques jusqu’à de nombreuses tentatives de marche vers des expériences socialistes.

Aussi il n’est pas étonnant de voir la toute puissance des états capitalistes s’en mêler et les combattre avec une extrême vigueur tentant d’imposer des régimes conservateurs qui vont de la dictature fascisante utilisée par les possédants à des régimes de démocratie libérale que ces mêmes possédants sont forcés de concéder.

A peu près tous les pays d’Amérique du Sud connaissent ou ont connu ces bouleversements. Il y a certes Cuba dont on parle beaucoup actuellement et souvent pour critiquer à l’excès jusqu’à la caricature le régime castristes mais il y a eu le Chili et l’écrasement d’une expérience socialiste prenant appui sur une légalité républicaine dans une démocratie parlementaire.

La révolution d’inspiration marxiste au Nicaragua a connu elle aussi l’intervention destructrice quasi directe des Etats Unis. Pressions auxquelles ont été soumis les pays d’Amérique centrale et des Antilles.

L’Argentine et le Brésil ont connu des régimes autoritaires et répressifs et l’étouffement de la démocratie. Et malgré cela d’autres peuples de cette région du globe tentent de s’émanciper de leur grande bourgeoisie comme le font l’Uruguay, la Colombie. Des régimes bourgeois doivent concéder, notamment aux populations d’origine amérindienne la mise en place de réformes sociales visant à combattre les exclusions et la pauvreté comme en Bolivie.

Certes ces transitions vers plus de démocratie sociale se heurtent  à de fortes résistances des classes dominantes et des multinationales, notamment étasuniennes. Surtout quand la lutte des classes se développe et met en cause la sacro sainte propriété des moyens de production comme c’est le cas au Venezuela où la nation s’est réappropriée l’exploitation de ses richesses, en particulier pétrolières.

C’est de cela qu’il s’agit dans l’article qui suit et j’en conseille la lecture, notamment aux jeunes qui doivent se réapproprier l’histoire du monde et entendre avec beaucoup de réserve ceux qu’en disent la plupart des médias généralistes, publics ou non.

Les Français qui sont issus d’une nation de culture révolutionnaire mais aussi où subsiste une forte influence de l’Eglise Romaine doivent se pencher aussi sur l’importance qu’ont dans ces pays, comme le souligne Jean Ortiz marxisme, nationalisme et théologie de la révolution.

Les positions prises par le pape François méritent aussi écoute et attention et nul doute que les forces du capital local et mondial sont prêtes à tout pour en découdre, y compris avec un pape, qui doit en ennuyer certaines, même s’il faut relativiser l’impact de ses déclarations.

Notre jeunesse dans la diversité de ses origines se doit de soutenir ces combats qui en définitive rejoignent ceux qu’ils ont à mener dans notre pays comme sur le continent africain ou encore en Europe.

Et surtout elle doit refuser le repli sur soi préconisé par des idéologies extrémistes et passéistes.

 

PARU DANS L’HUMANITE

Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains… Toujours un œil vif sur l’Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien…
Prolétaires de tous les pays... dans POLITIQUE
Jean Ortiz
Mercredi, 24 Décembre, 2014 – 09:44

Un nouveau Venezuela est en train de naître

Le blog de Jean Ortiz. L’acteur de cet accouchement n’est autre que « le peuple président », sujet politique, orphelin de Chavez, mais devenu une sorte de « Chavez collectif ».

Nous venons de séjourner plusieurs semaines au Venezuela, de sillonner le pays, des « llanos » (plaines) aux Andes, puis à la forêt amazonienne, de Caracas au delta de l’Orénoque, au contact des populations et communautés de base, en toute liberté de déplacement, dans un pays peu équipé pour recevoir le « tourisme international ». Un séjour en deux parties, la première plutôt brute , sans trop de médiations, à l’intérieur d’un pays-continent laboratoire, et la seconde à Caracas, plus protocolaire, afin de participer à la « Rencontre des intellectuels, artistes et mouvements sociaux, pour la défense de l’humanité ».

Durant notre parcours, très politique, nous avons été accueillis par des paysans, des pêcheurs, des enseignants, des « afro-descendants », des « peuples indigènes », des « comuneros » qui s’investissent dans la mise en place des « communes socialistes » (loi organique du 21 décembre 2010) et d’un « Etat communal » afin de consolider un « pouvoir populaire » et une révolution qu’ils veulent « irréversibles ».

Un premier constat s’impose : un nouveau Venezuela est en train de naître, le plus souvent dans l’invention, le tâtonnement, parfois même dans la douleur, aux forceps, dans le cadre d’une lutte des classes implacable. L’acteur de cet accouchement n’est autre que « le peuple président », sujet politique, orphelin de Chavez, mais devenu une sorte de « Chavez collectif ». La « vieille société », le système capitaliste encore dominant, l’Etat bourgeois, ne sont pas prêts à céder leur place démocratiquement, au nouveau né socialisant.

Ils se préparent à « l’affrontement final ». Infiltrés de Colombie, des groupes paramilitaires vont et viennent, dans la plupart des Etats. « Lorsque l’on partage équitablement le gâteau, il y en a qui perdent un peu, et qui ne s’y résignent pas ». Tirso Cereno  préside  l’association des pêcheurs du village de Querepare. « Avant Chavez, nous étions abandonnés, oubliés ». Cette fierté de « désormais exister », de compter, nous la retrouverons majoritairement partout. Tout comme l’esprit et la présence de Chavez. Présence, plus que souvenir. Les « bases chavistes » parlent du « comandante » au présent, imprégnées de sa présence absente. « Beaucoup déifient  Chavez », nous confie un enseignant de l’école expérimentale de « Pueblo nuevo », à Mérida. La déification sert de ressort propulseur, mais reste sur une base essentiellement affective, insuffisante face aux nouveaux défis.

Incontestablement, le chavisme, un corpus doctrinal intégrant le marxisme, le « nationalisme  révolutionnaire », la théologie de la libération et la pensée de Simon Bolivar, a survécu à Chavez, décédé le 2 mars 2013. L’opposition et son marionnettiste étatsunien escomptaient qu’une fois levé « l’obstacle Chavez », la révolution serait à cueillir comme un fruit mûr. D’où la tentative insurrectionnelle du printemps dernier (opération « Salida ») contre le président Maduro, mise en échec par le sang-froid du président, sa volonté pacificatrice, et le soutien populaire.

Malgré l’accentuation des contradictions internes du chavisme, le « camarade président-ouvrier » a consolidé son assise et pris une stature étonnante. Moins charismatique que Chavez, celui que l’opposition méprise parce que « prolétaire » (donc incompétent !),  gouverne avec une assurance et une force tranquilles, compétentes, en délégant beaucoup à la base, aux autogouvernements locaux que sont les « communes socialistes », en tenant des « séances gouvernementales de rue ». Le « camarade président -ouvrier » « se ha crecido » (« s’est affirmé »), nous dit-on souvent, et a pris une dimension qui n’a rien à envier aux médiocres politiciens occidentaux de marché. Il a annoncé une « offensive socialiste » pour le début de 2015, inspirée du « Plan Patrie, 2013-2019 », sorte de testament de Chavez. Ceux qui, de l’opposition ou à l’intérieur du chaviste PSUV, voudraient pactiser, freiner le cours des changements, en seront pour leurs frais. Maduro a opté pour une stratégie de réorganisation de l’Etat et de la société autour « d’espaces libérés » et de l’« empoderamiento » (transfert de pouvoir) aux acteurs sociaux et aux structures de base du « pouvoir populaire ». Un nouveau modèle politique et économique de développement s’esquisse, mais il reste pour l’essentiel à inventer, en cheminant.

La « guerre économique » que mènent l’opposition et l’oligarchie, prétend « user » la population afin qu’elle se retourne contre le gouvernement. Et tout fait ventre : sabotages, organisation de pénuries de produits de première nécessité (à Valencia, fin novembre, on ne trouvait ni antibiotiques pour enfants ni lait en poudre), stockage clandestin, marché noir, spéculation sur l’écart vertigineux entre le taux de change officiel de la monnaie, le bolivar, et celui « de la rue ».

Depuis deux ans, le pays doit affronter une crise économique qui affecte la vie quotidienne et peut menacer la stabilité politique. Lors de la clôture du congrès des mouvements sociaux du « Grand pôle patriotique », le 8 décembre 2014, le président a annoncé la création de « sept conseils présidentiels de pouvoir populaire », dont un de « la classe ouvrière et des courants syndicaux », et la décision de s’investir principalement sur le « front économique ».

Les cours du pétrole sont au plus bas depuis 2009. Les Etats-Unis et leurs relais au sein de l’OPEP, jouent de l’arme redoutable du pétrole. Ils inondent le marché du brut, provoquent la surabondance de l’offre afin de faire baisser le prix du baril et d’affecter les finances de pays comme le Venezuela et la Russie. Par ailleurs, le Venezuela reste prisonnier d’une politique intérieure, aberrante, des hydrocarbures, qui fait qu’un plein de cinquante litres d’essence nous a coûté 4 centimes d’euros. Le Venezuela a certes les plus grandes réserves pétrolières au monde mais il manque de moyens pour exploiter la riche « franja » (bande) de l’Orénoque. La « rente pétrolière » pousse à la facilité, à l’importation, au « court-termisme ». Mise désormais au service de la lutte contre la pauvreté, de la construction de milliers de logements sociaux (« Gran Mision Vivienda Venezuela »), elle ne parvient pas à générer pour l’instant un système économique diversifié et solide, moins dépendant d’un seul produit et d’un « monde globalisé ». L’inflation galope au-dessus de 70% et le gouvernement a dû augmenter les salaires de plus de 75%.

La guerre économique se double d’une guerre idéologique de tous les instants. Le Venezuela, victime du « blocus financier » du FMI, de la Banque Mondiale, vient de se voir attribuer, par des mercenaires de Washington, le « risque pays » le plus élevé au monde. Ahurissant pour qui s’y est promené de long en large, mais nécessaire pour préparer le terrain à « la reconquête » d’un pays clé pour la géopolitique mondiale.

A Caracas, faire la revue de presse consiste à acheter des quotidiens bien faits, mais rageusement et grossièrement antichavistes, comme « El Nacional », « El Universal », « Tal Cual » (qui intitule son éditorial du 24 novembre : « L’extermination de l’intelligence » -par le chavisme- ), et plus modérément : « Ultimas Noticias ». Le quotidien chaviste (gratuit) « Ciudad Caracas » n’est, lui, distribué qu’en centre ville.

L’opposition s’est redéployée autour des secteurs les plus extrémistes, partisans de « chasser Maduro » à n’importe quel prix. Son leader, martyr préfabriqué, Leopoldo Lopez, est toujours emprisonné à la suite des violences meurtrières (« guarimbas ») du printemps 2014 (43 victimes, la plupart chavistes). Dans tous les pays démocratiques, la subversion, l’appel à la violence, à la sédition, tombent sous le coup de la loi. « Au Venezuela, il n’y a pas de prisonniers politiques, seulement des politiques mafieux et subversifs en prison », opine le jeune militant Jenny Pacheco. L’ex-candidat présidentiel de la MUD (Table de l’opposition, de « l’unité démocratique », allant des sociaux-démocrates aux groupes fascisants), Henrique Capriles, jugé trop mou, se retrouve marginalisé et sans doute hors course.

La révolution doit « se révolutionnner », lance le président Maduro le 15 décembre 2014, lors de la célébration du 15ième anniversaire du processus constituant et de la nouvelle constitution bolivarienne . L’avenue Bolivar de Caracas, bénie des dieux par un soleil complice, a revêtu, sur des kilomètres, le rouge, dégoulinant de sueur, du chavisme. Parmi les dizaines de milliers de manifestants, une majorité d’ouvriers et de jeunes, qui scandent : « C’est ainsi, c’est ainsi que l’on gouverne !!», « Vers le haut, vers le bas, que les gringos aillent se faire foutre !! », « Ils ne reviendront pas !!», « Maduro, cogne dur sur les gringos !!», « Maduro, ami, le peuple est avec toi ». Plus que des slogans : des professions de foi et un engagement à la vie-à la mort.

Pour ce peuple des « ranchitos » (quartiers pauvres), des usines, des ateliers, pour ces jeunes étudiants des « universités bolivariennes », pour ces femmes libérées, ces militants de la « sexo-diversité », acteurs « visibles » d’une l’histoire qui s’écrit fièrement à chaque moment, « la révolution ne peut faire marche arrière », les « Missions sociales » « ne sont pas négociables ».

« Palante ! », « En avant donc ! », même si le président vient d’annoncer « une réduction des dépenses publiques » et des « ajustements nécessaires » à la suite de la chute de plus de 50% des cours du pétrole ; mais pas question de toucher aux budgets sociaux. Le gouvernement va réduire les importations, les investissements superflus, les salaires des hauts fonctionnaires, prélever sur les riches… Les couches moyennes, tiraillées, attendent de voir… Pour les chavistes, il faut gagner significativement les élections législatives de 2015, la 19ième consultation électorale depuis 1998. Si le résultat s’avérait serré, l’opposition pourrait recourir au « référendum révocatoire ».

Les Etats-Unis viennent de franchir un pas supplémentaire dans leur stratégie d’hostilité et d’agressions contre un Venezuela qu’ils veulent ramener sous leur coupe. Début décembre 2014, le congrès américain a voté un projet de loi (signé depuis par Obama), qui applique en fait des sanctions unilatérales à l’ensemble d’un peuple. Washington a décidé de s’ingérer toujours plus dans les affaires d’un pays souverain, en refusant tout visa à une liste de personnalités coupables, selon l’étalon autoproclamé étatsunien,  de « violation des droits de l’homme ». La vieille ficelle, qui a beaucoup servi, relève désormais du câble attrape-nigauds. Avec « l’empire », les violeurs ne sont jamais ceux qui sont pointés du doigt. De lourds nuages s’amoncèlent sur le Venezuela, coupable de récuser tranquillement le néolibéralisme, de transformer une utopie égalitaire en réalité naissante.

Simon Bolivar disait : « on ne guérit pas les gangrènes politiques avec des palliatifs »

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Angoulême : les SDF mis au ban du centre ville

Posté par jacques LAUPIES le 26 décembre 2014

 

Décidément il y en a qui ne se sentent plus pisser.

Où peut conduire l’égoïsme et l’indifférence à la misère ?

A hisser des grilles ?

Avec le prix qu’elles ont du coûter il y aurait eu de bons réveillons à offrir…Du respect aussi et peut-être engager un dialogue avec ceux que la misère frappe.

Quelle honte !

 

PARU DANS L’HUMANITE

Eugénie Barbezat
Jeudi, 25 Décembre, 2014

 

Le 24 décembre dans l’après-midi sur la place du Champ-de-mars à Angoulême, les neufs bancs du Champ-de-mars ont été grillagés… Une oeuvre d’art ? Non ! Une décision de la mairie qui vise à éloigner de cette place commerciale les « visiteurs » indésirables.
Angoulême : les SDF mis au ban du centre ville dans POLITIQUE angouleme-installe-des-grillages-anti-sdf_460527_536x358p

AP
L’image est glaçante.Et le jour choisi pour l’installation d’un tel dispositif_un 24 décembre, quelques heures avant le Réveillon  !_ tristement symbolique. Malgré les animations de Noël et l’ambiance festive, hier à Angoulême, certains passants et commerçants itinérants, installés sur la place pour les fêtes manifestaient leur indignation : « La mairie devrait être plus sensible à la misère humaine », affirme une vendeuse, « choquée ».
Interrogée, la municipalité assume pleinement cette décision prise pour évincer les SDF et « pour empêcher les gens éméchés de troubler l’ordre public »,   »Je ne dis pas que l’aménagement actuel est esthétique, ni que cela va tout résoudre », insiste Joël Guitton un élu de la ville.
Effectivement !
D’ailleurs, suite aux nombreuses réactions, sur les réseaux sociaux, mercredi soir soir, le cabinet de Xavier Bonnefont, le jeune maire UMP d’Angoulême qui a remporté les élections municipales au printemps dernier, reconnaissait un « dysfonctionnement « après l’installation des fameux grillages sur les neuf bancs publics de la place du Champ-de-Mars.
«Nous avions plutôt prévu de les installer après les fêtes et d’y mettre dans la foulée des galets pour respecter l’aspect esthétique et minéral de la place. Nous n’excluons pas de retirer provisoirement les grilles», explique son directeur de cabinet Antoine Truffaux qui précise qu’ «Il n’était pas nécessaire de mettre les grilles aussi hautes.»
Mais sur le fond, l’objectif reste le même: répondre à la demande des commerçants. Et cette spectaculaire décision, qui n’a jamais été évoquée publiquement, est faite pour durer. « Au départ, ils voulaient les enlever complètement mais c’était compliqué avec ces blocs de béton, explique une commerçante du petit marché de noël qui a aussi entendu que la ville « allait ensuite y mettre des galets ».
Gageons qu’en ces périodes de fêtes, la mobilisation citoyenne fasse entendre raison à la mairie et remette en cause sa politique d’exclusion.
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Commentaires

BAILLOU

Jeudi, 25 Décembre, 2014 – 23:09
Vous n’avez pas honte espèces de larves puantes de vous en prendre aux plus pauvres parmi les plus malheureux.Vous faites parti de cette France qui donne envie de gerber .Pas étonnant que les fascistes vous soutiennent bande de vauriens .

thomasestaque

Vendredi, 26 Décembre, 2014 – 01:03
Inhumain….. Je ne connais pas d’autre mot pouvant caractériser cela !!

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Regrets perdus

Posté par jacques LAUPIES le 25 décembre 2014

 

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Les blessures profondes
Que je vous ai infligées
Ont perturbé les ondes
De l’amour que j’ai donné
 
Il reste dans vos cœurs
La tendresse incertaine
Enfouie dans vos rancœurs
Et votre immense peine
 
Le Muguet ne suffit
A fleurir vos printemps
Parce que j’ai des nuits
Qui fuient les anciens temps
 
Quand la pluie froide inonde
La jungle de sa vie
Et que l’orage gronde
La nichée perd son nid
 
La tempête disloque
Fait chuter dans la boue
Mais sous l’effet du choc
Des corps restent debout
 
Evitant  l’hécatombe
Le mâle reconstruit
Pour que jamais ne tombe
Le malheur sur ses dits
 
Croyant donner l’utile
Et tenir à l’abri
Du mal et du futile
Il veille avec amis
 
Prisonnier de ses ailes
Il s’envole à nouveau
Quand encore se mêlent
Les chants du renouveau
 
Pari bien hasardeux
Quand on veut allier
La promesse des vœux
Au présent embué
 
 

   Dans l’Huma de ce jour

Josiane Balasko : « Nos gouvernants sont coupés de la réalité sociale »

Entretien réalisé par Pierre Duquesne
Mercredi, 24 Décembre, 2014
L’Humanité

 

Ambassadrice de choix des Pères Noël verts, l’actrice revient sur son engagement de longue date auprès des plus démunis et interpelle la gauche socialiste.
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SIPA
Entre deux tournages, des répétitions pour la pièce de théâtre Un grand moment de solitude,  la cinéaste et actrice Josiane Balasko se fait le porte-voix du Secours populaire français. Vous êtes, cette année, la marraine des Pères Noël verts. L’autre père Noël est donc vraiment une ordure ? Josiane Balasko Espérons que les enfants ne liront pas cet entretien (rires) ! Le père Noël rouge est le produit des pubs, du marketing et de la télé. Et ce père Noël, consumériste, n’est pas à la portée de tout le monde. Les enfants sont devenus une énorme cible. Ils sont inondés de sollicitations, de propositions d’achat. On crée chez eux des désirs qui ne sont pas nécessaires et de plus en plus de parents ne peuvent pas suivre. D’où l’importance de défendre des pères Noël ayant d’autres valeurs. Il ne s’agit plus seulement une fête chrétienne : Noël est une fête familiale, qui s’est généralisée. Tout le monde devrait pouvoir partager un bon repas avec ses proches et s’offrir des petits cadeaux. Les Pères Noël verts apportent l’espoir que les pères Noël rouges ne peuvent apporter. Vous vous engagez depuis longtemps en faveur de 
différentes causes. Récemment, vous avez apporté votre soutien aux sans-papiers du boulevard de Strasbourg, à Paris, et vous participez régulièrement à des actions du DAL. Pourquoi s’engager dans la lutte contre la pauvreté ? Josiane Balasko Cela fait plusieurs années que je participe à des opérations du Secours populaire, notamment pour la Journée des oubliés des vacances. Les combats pour les sans-abri, les sans-papiers et tous ceux qui n’ont pas les moyens de vivre au quotidien ont un point commun. Il s’agit d’aider ceux qui ne peuvent pas faire entendre leur voix. Si ma notoriété peut aider une cause, pourquoi je ne le ferais pas ? « Il y a un boulot formidable à réaliser quand on voit la misère, tous ces gens qui sont au chômage », aviez-vous déclaré dans un entretien à l’Humanité. Vous regrettiez l’absence de réaction d’un « gouvernement socialiste » face à une grève chez Peugeot. C’était en 1993… Josiane Balasko Elle est hélas toujours d’actualité. La situation a même empiré. Nous avions pas mal d’espoir avec le retour de la gauche au pouvoir. L’espoir est toujours palpable, même s’il n’y a pas vraiment grand-chose qui bouge. Ce n’est pas pour cela qu’il faut baisser les bras et renier ses idées. Si certains dirigeants qui se disent de gauche ne font pas leur boulot, il y en a d’autres qui le feront, sur le terrain. Je vois beaucoup de citoyens, des militants, des bénévoles qui travaillent au quotidien pour changer la vie et essayer de réparer les inégalités. Le gros problème, ce sont nos gouvernants qui sont complètement coupés des réalités de la société. Vous avez grandi dans un milieu populaire, à Saint-Ouen, où vos parents tenaient un café. Vous êtes-vous sentie pauvre ? Josiane Balasko J’en ai de bons souvenirs, et n’ai jamais manqué de rien. 
Les situations, aujourd’hui, sont autrement plus catastrophiques. Beaucoup de familles monoparentales n’arrivent pas à s’en sortir. Les associations de solidarité viennent actuellement en aide à des personnes qui ne sont pas des exclus. Ils ont un boulot, un logement, mais ne parviennent plus à vivre décemment. Il y a un appauvrissement général, et le SPF sert énormément de repas (180 millions par an – NDLR). Dans les années 1960, ceux qui n’avaient pas d’argent n’avaient pas de problème de toit. Au pire, ils dormaient, comme nous, sous des mansardes. Toutes les couches de la société vivaient dans un même immeuble, et se répartissaient de façon verticale. Dorénavant, les gens qui ont du pognon vivent à Paris, et 
les autres sont condamnés à s’entasser dans des studios horriblement chers ou à s’éloigner très loin en périphérie. 
Il n’y a plus de brassage social. Si vous deviez former un vœu pour 2015, quel serait-il ? Josiane Balasko Je voudrais souhaiter longue vie au Secours populaire et à ses bénévoles, qui fêteront les soixante-dix ans de cette grande organisation. Mais nous ne pouvons qu’espérer qu’il y ait moins de familles, dans notre société, qui soient obligées de faire appel à des associations de solidarité pour simplement vivre. Mon vœu, par ailleurs, 
c’est de voir la solidarité se renforcer, en appelant le plus grand nombre à faire des dons, à soutenir le Secours populaire. Enfin, je souhaite aussi que nos dirigeants s’attaquent enfin aux problèmes de millions de Français.

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Le vent venu d’ailleurs

Posté par jacques LAUPIES le 24 décembre 2014

 

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Le vent froid souffle sur nos tuiles
Il assèche et réduit le pain
Egarant la foule des villes
Il efface tous les chemins

Les hommes regardent le ciel
Ils voient la terre mutilée
Les abeilles n’ont plus de miel
Les poissons absents des filets

Perdus les êtres se mélangent
Sans choisir l’esprit ni les yeux

Ils ne voient plus où sont les anges
Soumis à des pères honteux
 
Je vent glacial brûle leurs ailes
Cloués dans le sol infertile
Leur squelette et leur cerveau frêles
Taisent leurs espoirs juvéniles
 
Soudain un vent brûlant se lève
Apportant de nouveaux nuages
Qui vont déverser sur nos grèves
La chaleur du sang et la rage

Ce vent porte aussi le sable
Qui vient des infinis déserts
Message de l’insoutenable
Misères des ors d’outre mer

Faut-il qu’au pays des lumières
L’on ait besoin de la clarté
Que nous apportent tous ces frères
Que nous avons tant humiliés

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Villejuif : forte mobilisation populaire pour rendre sa place à Georges Marchais

Posté par jacques LAUPIES le 24 décembre 2014

 

 

Eugénie Barbezat
Lundi, 22 Décembre, 2014

 

Plus de 500 personnes étaient rassemblées lundi soir à Villejuif afin de protester contre la décision de la nouvelle majorité hétéroclite et du maire UMP de la ville de « dénommer » le parvis Georges Marchais qui honorait depuis 2013 la mémoire de l’ancien secrétaire général du PCF.
Villejuif :  forte mobilisation populaire pour rendre sa place à Georges Marchais dans POLITIQUE le-maire-ump-de-villejuif-veut-debaptiser-le-parvis-georges-marchais

afp

« Grace à Georges Marchais, la population de Villejuif a pu accueillir Nelson Mandela dont les paroles de remerciement résonnent encore dans le gymnase Romain Roland » a déclaré Olivier Marchais, encadré par sa mère Liliane et ses trois frères, devant une foule compacte composée de militants communistes de longue date, compagnons de route de  l’ancien secrétaire général du Parti communiste, mais aussi beaucoup de jeunes et d’habitants de tous horizons politique attachés à la mémoire de leur commune ainsi que des personnalités politiques et des élus locaux comme, entre autres, le député socialiste Jean-Yves Le Bouillonnec, la sénatrice PCF Laurence Cohen, l’ancienne sénatrice  PCF Hélène Luc, l’ex-maire (PCF) Claudine Cordillot qui avait inauguré le parvis Georges-Marchais en 2013, Dominique Adenot le maire PCF de Champigny-sur-Marne…

Plus étonnant certains élus UDI de la nouvelle majorité municipale de Villejuif étaient également présents pour marquer leur opposition à la décision « délibérément anticommuniste » du maire.

L’émotion suscitée par ce déni de mémoire s’explique notamment par le fait que les habitants de la ville n’ont pour leur part pas oublié qu’il doivent à Georges Marchais, leur député durant près d’un quart de siècle, de nombreux équipements collectifs, la construction du lycée Darius Milhaud,   l’arrivée dans leur commune de la ligne 7 du métro ou encore la couverture de l’A16…

Ainsi toutes les personnes présentent avaient à cœur de porter un coup d’arrêt aux provocations du maire qui, depuis sa récente élection, s’est déjà illustré avec de nombreuses provocation du même genre, supprimant les subventions à plusieurs associations, ou bien interdisant un rassemblement pour la paix.

La décision prise17 décembre par le conseil municipal de débaptiser le parvis Georges-Marchais pour le renommer parvis Georges Mathé ne passe pas !

plaque dans POLITIQUE
A.R.

« C’est indigne d’un maire à qui il revient de rassembler la population » a affirmé, Pierre Garzon, le chef de file des communiste de Villejuif.  les communistes locaux sont bien décidés à ne pas en rester là : « Nous allons écrire au préfet pour lui demander de ne pas valider la délibération du Conseil municipal » , précise Fabien Guillaud-Bataille, secrétaire du PCF 94, tandis que reprenant la parole Olivier Marchais ajoutait : «  Vouloir opposer Georges Mathey et Georges Marchais est un contresens historique« , appuyé en cela par un communiqué de  Catherine Gaston-Mathé, qui remerciant la municipalité d’avoir pensé à honorer la mémoire de son père, « précurseur de la cancérologie moderne, pionnier de la greffe de moelle, de l’immunothérapie et de la chimiothérapie des années 1950 aux années 1980, à Villejuif » n’a pas manqué de rappeler sa coopération  « active » avec Georges Marchais, député de cette circonscription pendant 24 ans. Pour la Mathé, il n’est pas question de déshonorer un homme pour en honorer un autre, elle n’a qu’un seul souhait : « qu’une solution soit trouvée pour honorer les deux Georges et rassembler ainsi toutes les sensibilités françaises »

place_foule
A.R.

Le succès dépassant les espérances des organisateurs de ce rassemblement de lundi 22 décembre et l’émotion palpable de la population, on conduit à reporter la décision initialement prise de desceller la plaque commémorative en l’honneur de Georges Marchais afin de « lui éviter de terminer dans les poubelles de l’histoire » en la portant à l’assemblée nationale. Il a été convenu collectivement de la laisser en place et de « s’en remettre à la vigilance citoyenne pour que nul n’ose s’y attaquer ». C’est donc, logiquement aux habitant de Villejuif que revient la responsabilité de défendre avec fierté et dignité la mémoire de leur ville dirigée pendant près de sept décennies par les communistes dont Georges Marchais reste une figure emblématique.

parvis

A.R.

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