Pour quand l’Adieu aux Armes ?

Posté par jacques LAUPIES le 30 avril 2015

 

Je rêve : il va falloir mettre la main à la poche pour payer les dépenses militaires.

 

Non seulement nous héritons des conneries des politiques internationales qui nous ont été imposées par les affairistes de cette planète mais en plus c’est nous qui allons payer la facture de la pseudo réparation qui s’impose face aux rebellions fascisantes.

 

Car évidemment rien de changé dans la démarche austéritaire.

 

Décidément se pose avec urgence la mise à la retraite de tous ces roquets, qui aboient pour leur maîtres, dans un chenil  pour vieux cabots.

 

Peut-être y trouveraient-ils un peu de sagesse encore que comme l’a dit Hemingway dans « L’adieu aux armes » : « La sagesse des vieillards c’est une grande erreur. Ce n’est pas plus sage qu’ils deviennent, c’est plus prudents »

 

On en viendrait presque à regretter de ne pas être gouvernés par des vieillards !

 

 

Le budget des armées tranché à l’Élysée

 

Gérald Rossi
Mercredi, 29 Avril, 2015
L’Humanité

 

Pour quand l'Adieu aux Armes ? dans POLITIQUE

Photo Stéphane Sakutin/AFP
Le Conseil de défense présidé par François Hollande doit préciser combien d’emplois seront supprimés et quels moyens financiers seront consentis pour le renouvellement des matériels.
Actualisation, avec AFP : Défense: Hollande annonce une rallonge et le maintien de 18.500 postes menacés
Face à la menace terroriste, François Hollande a annoncé mercredi une rallonge budgétaire de 3,8 milliards d’euros pour la Défense, où seront préservés plus de la moitié des 34.000 postes qui devaient être supprimés. Lors d’un Conseil de défense à l’Elysée, le chef de l’Etat « a annoncé qu’il allait préserver 18.500 postes sur les 34.000 suppressions de personnels prévues » dans la Loi de programmation militaire 2014-2019, a indiqué son entourage.
A l’issue de cette réunion, M. Hollande a aussi annoncé le maintien « durable » de la mobilisation de 7.000 militaires sur le territoire national contre les menaces d’attentat. Les crédits de la Défense seront « sanctuarisés cette année à hauteur de 31,4 milliards d’euros », « sans aucun appel à des ressources extérieures », a déclaré le chef de l’Etat et des armées, devant la presse.
Fançois Hollande a ainsi écarté le recours à des « sociétés de projet » qui auraient acquis des matériels militaires (avions de transport Airbus A400M, frégates multimissions) pour ensuite les louer à l’armée.  »Cela veut dire que le ministère de la Défense est sûr de pouvoir disposer de ces crédits dans l’année 2015″, a-t-il insisté.
Toujours au chapitre budgétaire, François Hollande a donc également annoncé une rallonge budgétaire de 3,8 milliards d’euros d’ici à 2019, dans le cadre d’une loi de programmation actualisée 2014-2019 qui « sera présentée en Conseil des ministre le 20 mai ».
Le président de la Républiqure a par ailleurs annoncé la pérennisation de l’opération antiterroriste intérieure Sentinelle, avec le maintien de la mobilisation de 7.000 militaires contre 10.000 jusqu’à présent.  »Ces décisions seront donc opérationnelles dès demain aussi bien pour le budget 2015 et son exécution que pour la préparation de la loi de programmation militaire », a confirmé François Hollande.

La Grande Muette va ouvrir grand ses oreilles ce matin. Dès 9 heures en effet, François Hollande, lors d’un Conseil de défense, doit rendre publics ses arbitrages financiers pour le budget des armées. Manuel Valls, dans ses lettres de cadrage du week-end dernier (lire notre édition d’hier), annonçait un tour de vis quasi général des dépenses publiques, sans aborder le dossier de la défense, traité au plus haut niveau ce mercredi. Le président de la République va devoir trancher entre les avis divergents de deux de ses ministres, Jean-Yves le Drian (défense) et Michel Sapin (finances). Le premier milite notamment pour la création de « sociétés de projet », sortes de holdings à qui il reviendrait d’acheter à l’État des matériels militaires comme des navires ou des avions pour les louer ensuite à l’armée. Le second défend plutôt l’idée que d’autres solutions pourraient être trouvées, car « les sociétés de projet présentent un certain nombre d’inconvénients ».

Mais au-delà de ces montages financiers, c’est d’abord la question des effectifs qui est posée. Initialement, la loi de programmation militaire, adossée sur le livre blanc de la défense présenté en mars 2013, envisageait à terme la suppression de 34 000 postes, tout en maintenant à 66 000 soldats « la force opérationnelle terrestre ». Dès le mois de janvier, alors que se sont développées les opérations Vigipirate, François Hollande avait déjà accepté de revenir sur une tranche de 7 500 suppressions de postes. Ce qui a mis en lumière le caractère étriqué, pour ne pas dire irréaliste, des préconisations du livre blanc gouvernemental. Désormais, les spécialistes de la défense expliquent qu’il faudrait conserver 18 500 postes.

Les chiffres ont déjà explosé

Ils expliquent que la montée en puissance des engagements sur les terrains extérieurs est réalisée à effectifs minimaux, avec des formations annulées, des congés reportés… afin de répondre aux ordres de mission. En 2014, avec 9 000 soldats français œuvrant à l’extérieur, les perspectives précédemment chiffrées ont déjà explosé. À cela s’ajoute l’opération « Sentinelle » qui, comme son nom le souligne, se traduit par l’engagement sur le terrain métropolitain d’au moins 7 000 hommes pour les plans de sécurisation de lieux et de sites ; un chiffre qui nécessite, en prenant en compte les périodes d’exercice et les congés, trois fois cet effectif. Histoire de bricoler des solutions, certains, aux finances, ont émis l’idée que l’Intérieur pourrait reprendre à son compte une partie de ces missions, ce qui reviendrait à demander aux CRS déjà exténués d’en faire encore plus, alors que se multiplient dans leurs rangs des arrêts de travail justifiés par des certificats médicaux. Et ce n’est pas la proposition royale de 2 euros par jour de supplément à leur indemnité de déplacement qui devrait leur redonner le moral.

Reste à savoir si les économies affecteront alors davantage les matériels, qui sont eux aussi soumis à rude épreuve, à l’image des turbines des hélicoptères qui subissent les assauts du sable des déserts. La cyberdéfense a aussi un coût élevé, tout comme l’achat d’avions de transport de troupes, de drones… Selon les choix retenus, il en coûtera entre 5 et 10 milliards d’euros supplémentaires à trouver d’ici à 2019.

 

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Les idées au service de l’émancipation

Posté par jacques LAUPIES le 29 avril 2015

Lorsqu’on est engagé en politique  à un niveau modeste, on en vient parfois à se demander si nos choix, nos prises de position personnelles, ne sont pas, quelque part, inconséquentes et même irresponsables. L’énorme puissance des institutions économiques et sociales, des médias, la puissance de l’état, et les millions de citoyens qui normalement disposent de tous les pouvoirs, par la voix du suffrage universel (même tronqué) et par les délégations données à leurs élus, pèsent lourdement sur chacun de nous.

Un sentiment d’impuissance peut naître comme si devant un tel rouleau compresseur toute résistance semblait impossible. Pire même cela peut conduire à ne plus croire en notre propre capacité à juger des évènements d’autant qu’ils sont souvent interprétés, déformés dans le cadre d’une lutte idéologique impitoyable.

Le doute peut s’installer s’il n’y a de prise de conscience des enjeux, pas de capacité d’analyse, pas de recul sur des situations dont on risque de ne retenir que les apparences. Bref si nous n’avons plus de fil conducteur, de valeurs et de théorie pour comprendre, si nous sommes sous la tutelle des interprétations, des falsifications des réalités présentes et historiques par nos adversaires ! Nous devons apprendre à regarder le monde et la place que nous occupons.

Et cela ne peut être le seul privilège de classes ou de catégorie plus favorisées dans l’accès aux savoirs et aux postes clefs dans une société hiérarchisée car chacun sait bien que ce qui détermine les humains ce sont leurs intérêts matériels qu’ils peuvent avant tout retirer de leur connaissance. Et ce ne sont pas ce qui disposent d’un grand potentiel en ce domaine qui démentiront cette thèses souvent énoncée : « c’est l’être qui détermine la conscience et non l’inverse »

Mais pour autant la conscience ne peut échapper aux idées qui viennent confirmer le sens de notre existence et expliquent précisément notre capacité à en changer le cours.

Il ne peut donc suffire de subir, d’accéder à la soumission ou à la révolte, encore faut-il savoir ce qui en est la cause, ce qui peut nous conduire à nous en émanciper. Ainsi doit on comprendre que les souffrances humaines qu’il est aisé de constater, naissent de l’exploitation de la force de travail des uns par les autres, que c’est  une donnée fondamentale pour les atténuer ou les faire disparaître.

Comment ignorer que les victimes des guerres, des massacres et des génocides, des déplacements et émigrations de population, les victimes même de catastrophes naturelles doivent leur sort à des systèmes d’exploitation qu’engendre cette lutte impitoyable et bien réelle qu’est la lutte des classes. Les institutions fussent-elles aménagées par des considérations éthiques ou morales, d’inspiration religieuse ou non en sont le reflet.

On peut aisément en déduire que l’histoire va se faire à partir d’un rapport de force et que donc vont s’établir entre les classes, dans leur complexité catégorielle, des stratégies qui ne peuvent déboucher qu’accompagnées de rassemblements très larges.

A tout moment les spéculations sont possibles sur des faits bien réels qui nous touchent de près et c’est ainsi que le comportement d’un individu, d’un groupe, d’une communauté que nous côtoyons, pour peu qu’il soit contraire à notre vision de liberté, d’égalité, de solidarité, devient rapidement source de généralisation et nous éloigne de la prise de conscience des vrais responsabilités.

Le chômage offre un exemple de plusieurs interprétations possibles car il nous est expliqué par les nécessités de la concurrence, le cout du travail sur un marché mondialisé, jamais à partir de l’exploitation capitaliste et de son moteur essentiel le profit des actionnaires. Rien n’est dit sur l’évolutions considérable de la productivité qui devrait engendrer un meilleur partage du travail par la réduction de sa durée et un l’amélioration de sa rémunération, gage de la consommation  facteur de développement de l’emploi.

Quand un parti, des journalistes (pas tous heureusement) occultent ces faits ils trompent et entretiennent les divisions, les développent. Et s’il n’ y avait qu’eux !

Et c’est là que le danger des conflits apparaît !

 

 

 

15 400 personnes de plus au chômage en mars

Eugénie Barbezat
Lundi, 27 Avril, 2015

 

Le nombre de demandeurs d’emploi a de nouveau augmenté en mars, en France, une hausse moyenne de 0.4 % qui a touché plus particulièrement les jeunes. Tandis que le chômage de longue durée explose le mouvement ATD quart monde réclame une loi d’expérimentation pour des « Territoires zéro chômeur ».
Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a progressé de 0,4% le mois dernier, soit de 15.400 personnes, portant le total à 3.509.800.
En ajoutant les catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi est en hausse de 0,5%, soit 28.000 personnes, pour atteindre un total de 5.290.500 en métropole, et 5.590.600 en incluant les départements d’outre-mer.
Il s’agit du deuxième mois de hausse consécutif après une légère baisse en janvier. En février, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A avait déjà augmenté de 0,4%.
Sur un an à fin mars, la métropole compte 4,9% de demandeurs d’emploi de catégorie A en plus, et 6,7% en incluant les catégories B et C.
 
La hausse sur un mois a été particulièrement forte chez les moins de 25 ans en catégorie A (+1,0%), alors que, principaux bénéficiaires des contrats aidés, ils sont moins affectés sur un an (+1,5%).
Quelques heures avant la publication de ces chiffres, François Hollande a annoncé, à Alençon (Orne) la création de sept centres de « service militaire volontaire » (SMV) d’ici à l’an prochain. Ce dispositif d’insertion professionnelle de jeunes en grande difficulté est largement inspiré d’un modèle développé outre-mer.  »Il y aura trois centres de service militaire volontaire dès cette année qui accueilleront 1 000 jeunes », à Montigny-lès-Metz (Moselle), Brétigny-sur-Orge (Essonne) et « dans le sud de la France dès janvier 2016″, a déclaré le chef de l’Etat.
Ces centres, qui relèveront du ministère de la Défense, recevront des jeunes de 18 à 25 ans pour leur offrir des formations professionnelles liées aux besoins des bassins d’emplois locaux ou des « secteurs en tension » à l’échelle nationale, comme l’hôtellerie et le BTP. Nourris et blanchis, les jeunes porteront l’uniforme, encadrés par des militaires.
Le dispositif trouve son origine dans le service militaire adapté (SMA), un dispositif d’insertion professionnelle de jeunes en grande difficulté développé en outre-mer. Créé en 1961, il a accueilli en 2014 quelque 5 660 jeunes.
 
Dans la même catégorie, le nombre d’inscrits de 25 à 49 ans a progressé de 0,3% sur un mois (+4,4% sur un an), et celui des 50 ans ou plus de 0,4% (+8,6% sur un an).
En catégories A, B et C, le nombre de chômeurs a augmenté en mars dans toutes les tranches d’âge : 0,6% chez les moins de 25 ans (+3,7% sur un an), 0,5% chez les 25-49 ans (+6,5% sur un an) et de 0,6% pour les 50 ans et plus (+9,5% sur un an).
 
Le nombre de chômeurs inscrits depuis plus d’un an à Pôle emploi, considérés comme chômeurs de longue durée, continue d’augmenter, de 1,1% en mars et 10,1% sur un an.
Leur part dans le nombre total de demandeurs d’emploi inscrits est de 43,6% (+0,2 point en un mois, +1,3 point sur un an).
A l’occasion de cette annonce des chiffres du chômage le mouvement ADT Quart monde organisait ce lundi une manifestation devant l’assemblée nationele afin de sensibiliser les répresentants du peuple à l’initiative « Territoires zéro chômeurs de longue durée » initiée par ATD depuis 2011. L’idée part d’un calcul assez simple : un chômeur de longue durée coûte à la collectivité environ 15 000 € par an en prestations diverses. Ce montant est relativement proche des 22 000 € annuels d’un smic à plein-temps. Les réaffecter pourrait permettre de financer des emplois en CDI à temps choisi pour les 2,2 millions de personnes en France touchée par le fléau du chômage de longue durée.
 
Problème : la réaffectation des 15 000 € d’aides sociales pour le financement d’un emploi conventionné n’est pas autorisée par les textes. Voilà pourquoi ATD et ses soutiens demandent « une loi d’expérimentation » de manière à observer « la viabilité économique » et les « bénéfices au plan humain et social » du projet. Le mouvement a déjà convaincu quatre territoires volontaires en Ille-et-Vilaine, en Meurthe-et-Moselle, dans les Deux-Sèvres et dans le Nivernais. Les élus de ces collectivités ont été reçus par les présidents de groupes politiques siégeant au Palais-Bourbon.
 
S’ils parviennent à se faire entendre, la méthode d’ATD sera éprouvée sur un premier échantillon de 200 personnes, en identifiant des savoir-faire qui coïncident avec les besoins de travail ou de services non solvables qui pourraient être rempli par les ex chômeurs de longue durée, sans les faire entrer en concurrence avec les entreprises locales
 

Seul signe d’espoir, le nombre d’offres d’emploi collectées par Pôle emploi a quant à lui augmenté de 1,8% en France métropolitaine après un recul de 5,6% en février, mais cela concerne les emplois temporaires (+4,8%) alors que les offres pour les emplois durables ont restées quasi stables (+0,1%).

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République quel est ton nom ?

Posté par jacques LAUPIES le 28 avril 2015

 

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Mon grand-père (encore lui) fervent admirateur de Jaurès me disait en substance : les socialistes de ma jeunesse étaient les vrais républicains d’hier, les communistes sont les vrais socialistes d’hier. J’en concluais un peu hâtivement que n’étaient vraiment républicains que les communistes. Pardonnez moi mais…

Mais quand je vois comment – l’article ci dessous l’évoque – les royalistes et ensuite les bonapartistes ont usurpé la notion de république et que de nos jours ces conservateurs osent s’en réclamer en prenant toutes sortes d’appellation, y compris parfois celle de populaire, de national, de démocrates et pour finir de républicain (ce qui n’est pas nouveau car le Parti Républicain de Chirac n’est pas si loin) Il y en même que l’appellation socialiste répugne et qui se voient placés dans une concurrence déloyale !

En définitive, si je suis les traces de mon grand-père dans son raisonnement, nous communistes, vrais héritiers des grands idéaux de la révolution française, serions les seuls à ne pas utiliser la référence au mot républicain tout en portant haut et fort les idéaux de Rousseau de Voltaire et de tous les autres.

Oh que me voila exposé à être traité de sectaire en énonçant ce raisonnement qui n’est cependant pas dénué de logique. La réalité le prouve : Napoléon et ses guerres ont été placée sous l’égide du drapeau républicain, la monarchie constitutionnelle s’est vite parée du républicanisme pour ses entreprises coloniales, la défaite du second empire s’est vite muée en République pour poursuivre cette tâche, sur tous les continents. Après les trahisons de l’Empereur et puis de Thiers, les nouveaux républicains sous appellation de radicaux, de socialistes et radicaux socialistes ont sombré dans l’union nationale de la première guerre mondiale et poursuivi les conquêtes coloniales (MAROC notamment) pour céder finalement devant le pétainisme et la collaboration. Ce fut ensuite la guerre d’Indochine (VIET NAM) et d’Algérie auxquelles ont contribué moult hommes politiques répartis dans ces partis accrochés comme des morpions au poils de la république cinquième de nom.

Alors excusez moi, démocrates, indépendants, centristes, radicaux, pseudos socialistes et autres petits nouveaux sarkoziste ou clémenceautistes, vos républiques je m’en méfie (je suis très modéré en vous disant cela) et je préfère la mienne même si je la conçois sans classe, ce qu’un certain Babeuf évoquait déjà au lendemain de 1789.

Bien entendu les valeurs essentielles de la République ont été instituées par des républicains d’origines diverses dont personne n’ose contester le bien fondé de leurs démarches : lois sur les syndicats, lois sur la laïcité, lois sur les associations, lois de la séparation, lois sur le suffrage universel, lois sur la sécurité sociale, etc. Mais il ne faudrait pas oublier les luttes sociales (et patriotiques) qui les ont soutenues et accompagnées, cesc

Relisez ces articles de la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 qui, entre autres, vous renverront vers les contradictions de certains de ces politiques qui se targuent d’être les meilleurs républicains du monde !

Article 22.

Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays.

Article 23.

  1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
  2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
  3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
  4. Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 12.

Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes

Article 25.

  1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
  2. La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

 

« Les républicains », ce hold-up qui se prépare

Patrick le Hyaric
Vendredi, 24 Avril, 2015
Humanité Dimanche

 

L’éditorial de Patrick Le Hyaric : « M. Sarkozy qui avait déjà pris Guy Môquet et Jean Jaurès en otage veut ripoliner son parti et capturer ce mot pour sa seule machine de guerre électorale. »
En ces temps si troubles où l’on veut que la télévision commerciale remplace les bibliothèques, où l’histoire est piétinée jusqu’au fond des poubelles, où la culture est méprisée, où les concepts sont retraités dans de grandes lessiveuses médiatiques, où les mots sont transmutés, voilà que M. Sarkozy, qui avait déjà pris Guy Môquet et Jean Jaurès en otage, prépare un nouveau vol sous notre nez. Il veut ripoliner son parti « l’UMP » avec un simple mot, « les Républicains». Parce que ce n’est pas banal, il ne faudrait pas que cela passe comme une lettre à la poste. Ainsi sa machine de guerre électorale capturerait pour elle seule ce mot devenu système, si original en France, fruit d’une longue et belle histoire de luttes pour la souveraineté populaire.
 
La République, c’est mot pour mot « la chose publique». C’est en République que chacune et chacun se définit comme citoyen. Tous composent la nation. Certes, il existe dans le monde de nombreuses républiques.
 
Mais, en France, on ne prête serment ni sur la bible, ni sur le billet de banque quand on accède à la fonction suprême. Notre pays a cette particularité d’être une « République indivisible, laïque, démocratique et sociale », selon le préambule de la Constitution. Notre République n’a pas de véritable équivalent en Europe. La laïcité par exemple n’est nulle part ailleurs un principe constitutionnel.
 
Le projet sarkozyste qui malaxe le mot laïcité pour le réduire aux menus des cantines à l’école, qui a éteint la lumière vacillante de la démocratie quand il a foulé aux pieds le résultat du référendum sur le traité constitutionnel européen, il y a déjà dix ans, et qui a jeté par-dessus bord le mot « social » au profit des intérêts des milieux d’affaires, est à rebours du projet républicain issu de 1789.
 
Après avoir créé un ministère de « l’identité nationale », pour porter main-forte à la fausse mais violente théorie du « grand remplacement », alors que l’immigration ne représente que … 0,36 % de notre population, il a bafoué l’idéal universaliste de la République française, blessé la citoyenneté qui dépend d’un statut de droit et non d’un tri par situation, servant notamment à refuser le droit de vote à une partie des créateurs de richesses de notre pays, contributeurs aux caisses sociales et du Trésor public.
 
Le hold-up en préparation ne vise pas seulement à imiter le parti américain ou à tenter de rejeter les autres forces en dehors du concept républicain, il vise à voler un nom, propriété de tous les citoyens pour dévoyer un projet, des concepts, un sens, des valeurs. Cela se fait sur un fond « d’alternance » politique pour de mêmes choix économiques, sociaux, culturels, éducatifs, soumis à Bruxelles et aux milieux d’affaires, alors que le premier ministre lui-même appelle le parti auquel il appartient à se débarrasser du mot « socialiste » pour peut-être devenir « démocrate », au nom d’une « révolution copernicienne » annoncée.
 
Rappelons que le clivage entre la droite et la gauche est précisément né avec la naissance de la République. Le 28 août 1789, lors du débat sur le veto royal à la Constituante, les députés opposés à cette mesure et hostiles à la toute-puissance du clergé se regroupent à gauche du président du bureau, tandis que les partisans du veto royal, de la sauvegarde de la monarchie et de la prépondérance de l’Église catholique, se placent à droite. Ainsi sont nées droite et gauche. Certes, depuis, la droite a endossé les habits de la République. Le combat acharné des républicains du XIX e siècle pour que la nation épouse les principes fondamentaux de la République et pour rendre irréversibles ses conquêtes permit d’intégrer dans ses rangs bon nombre de ses anciens adversaires. Ce fut une victoire républicaine de longue haleine qui ne gommait en rien les clivages intenses, désormais bordés par les principes universels. Ceux qui persistaient à la nommer « la Gueuse » se situaient à l’extérieur de son périmètre.
 
Ainsi, la République peut-elle être réactionnaire, autoritaire ou coloniale, mais aussi sociale, laïque et démocratique. En se déclarant très à droite par rapport à l’histoire de la droite depuis la Libération, en insistant sur le rôle supérieur « du curé ou du pasteur » sur l’instituteur, en menant campagne sur l’opposition entre l’identité française et d’autres fantasmées ou en opposant la démocratie à la République – l’une étant le régime du laisser-faire, l’autre celui de l’ordre et de l’autorité –, M. Sarkozy joue avec les limites du cadre républicain, intimement mêlé à la laïcité, à l’école publique, à la démocratie, aux services publics, à l’égalité des droits.
Ajoutons qu’à travers cette manœuvre, M. Sarkozy, qui n’a jamais caché sa fascination pour le modèle américain, cherche à en transposer ici ses caractéristiques politiques afin de fédérer, à l’image du Parti républicain, l’ensemble des composantes de la droite et d’une bonne partie de son extrême sur une orientation particulièrement dure: prédominance de la loi de l’argent et du religieux, ultralibéralisme, négation du principe d’égalité, néoconservatisme. Tout un programme pour notre pays!
 
M. SARKOZY QUI AVAIT DÉJÀ PRIS GUY MÔQUET ET JEAN JAURÈS EN OTAGE VEUT RIPOLINER SON PARTI ET CAPTURER CE MOT POUR SA SEULE MACHINE DE GUERRE ÉLECTORALE.
 
Ainsi, cherche-t-il avec opportunisme à réduire la République à une vision étroite qui flirte avec ses limites, une version rabougrie de la République, césarienne, antidémocratique, soumise aux grands vents de la finance mondialisée.
La République ne dit pas tout mais elle dit beaucoup. La République française n’existe que si elle appartient à chacune et chacun de ses citoyens, de droite comme de gauche. Elle est le bien commun de tous les Français, le cadre bordé par les principes de liberté, d’égalité et de fraternité. Vouloir se l’approprier sur une orientation politique qui en nie les principes fondamentaux relève du vol pur et simple et d’un profond mépris pour l’ensemble et la diversité de ses citoyens.
Nous persistons à penser, avec Jaurès, que « sans la République, le socialisme est impuissant, sans le socialisme, la République est vide », que la République poussée jusqu’au bout, logique avec elle-même, qui ne trahit pas ses principes fondamentaux, qui n’est pas en porte-à-faux avec sa devise, pose les jalons d’une société du bien commun, de la propriété collective, de la démocratie, de la solidarité humaine et de la défense de l’environnement. Bref, l’opposé de celle que propose M. Sarkozy!
Car, au fond, est-ce défendre la fraternité que d’appeler « assistanat » les principes de solidarité qui régissent nos systèmes de sécurité sociale, de retraite et d’assurance chômage ? Est-ce défendre la liberté que d’encourager la toute-puissance du capital sur la vie quotidienne de millions de salariés, d’empêcher tout pouvoir décisionnel au monde du travail dans l’entreprise et sur la production ? Est-ce défendre l’égalité que de justifier en permanence le règne de la compétition de tous contre tous ou de stigmatiser une partie de nos concitoyens en raison de leur religion ? Est-ce enfin « républicain » que de manier le fameux « ni-ni » en renvoyant dos à dos l’extrême droite et les partis républicains ?
Répondre à ces questions c’est prendre conscience que la République, bien plus qu’un ordre figé, est un combat permanent pour que se réalisent aujourd’hui, dans le monde réel, ses principes universels. Que tous les républicains fassent que M. Sarkozy en soit pour ses frais !

 

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Serions nous tous des assassins ?

Posté par jacques LAUPIES le 27 avril 2015

Ce titre de film « Nous sommes tous des assassins » est, depuis qu’adolescent je l’ai découvert, ayant entendu autour de moi dans un milieu peu intellectualisé, pour ne pas dire pas du tout, est resté gravé dans ma mémoire.

J’ai du voir le film à sa sortie. J’avais le privilège de ne pas payer ma place de cinéma, gracieusement offerte par les tenants du « Majestic » à Nîmes, cinéma où travaillait ma mère. Cette salle était exploitée par la famille Pezet d’Avignon et projetait dans les année 50 les meilleurs films produits à l’époque du style « Le salaire de la peur » ou encore « Les portes de la nuit » où, plus rares, sortis pendant la guerre comme par exemple « Les enfants du paradis »

Je me souviens avoir très tôt entendu le débat entre ceux qui considéraient qu’on ne pouvait accepter la thèse de la responsabilité généralisée dans le comportements criminels des individus constituant la société et celle de ceux qui imputent cette responsabilité aux seuls individus qui acceptent les règles de cette société et ne veulent pas la transformer.

Cela conduisait évidemment à devoir répondre à la question : Comment les humains que nous sommes peuvent-ils rester indifférents  lorsque la société n’accomplit pas son devoir d’éducation, de transmission du savoir, de solidarité envers ses semblables ? En ont-t-ils le droit ?

On ne peut répondre négativement à cette question autrement que par une réflexion philosophique appropriée ou une conviction religieuse basée sur une foi inébranlable en un Dieu bon et généreux.

Qu’importe l’origine de l’inspiration ! Mais quand des millions d’hommes meurent il y a bien des coupables quelque part et quelque chose à faire pour les neutraliser ?

Et certains d’entre eux vont être élus ou réélus par « un peuple infâme d’araignées » comme dit Baudelaire…

 

La « guerre mondiale contre le terrorisme » a tué au moins 1,3 million de civils

Révélations Humanité
MARC DE MIRAMON
Vendredi, 24 Avril, 2015
Humanité Dimanche
Serions nous tous des assassins ? dans POLITIQUE

AFP
Révélations Humanité. Un rapport publié par un groupe de médecins lauréats du prix Nobel de la paix révèle qu’un million de civils irakiens, 220 000 Afghans et 80 000 Pakistanais ont péri, au nom du combat mené par l’Occident contre « la terreur».

« Je crois que la perception causée par les pertes civiles constitue l’un des plus dangereux ennemis auxquels nous sommes confrontés », déclarait en juin 2009 le général états-unien Stanley McCrystal, lors de son discours inaugural comme commandant de la Force internationale d’assistance à la sécurité en Afghanistan (ISAF). Cette phrase, mise en exergue du rapport tout juste publié par l’Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IP- PNW), lauréate du prix Nobel de la paix en 1985, illustre l’importance et l’impact potentiel du travail effectué par cette équipe de scientifiques qui tente d’établir un décompte des victimes civiles de la « guerre contre le terrorisme » en Irak, en Afghanistan et au Pakistan.

« LES FAITS SONT TÊTUS »

Pour introduire ce travail globalement ignoré des médias francophones, l’ex-coordinateur humanitaire pour l’ONU en Irak Hans von Sponeck écrit: « Les forces multinationales dirigées par les États-Unis en Irak, l’ISAF en Afghanistan (…) ont méthodiquement tenu les comptes de leurs propres pertes. (…) Celles qui concernent les combattants ennemis et les civils sont (par contre) officiellement ignorées. Ceci, bien sûr, ne constitue pas une surprise. Il s’agit d’une omission délibérée. » Comptabiliser ces morts aurait « détruit les arguments selon lesquels la libération d’une dictature en Irak par la force militaire, le fait de chasser al-Qaida d’Afghanistan ou d’éliminer des repaires terroristes dans les zones tribales au Pakistan ont permis d’empêcher le terrorisme d’ atteindre le sol états-unien, d’améliorer la sécurité globale et permis aux droits humains d’avancer, le tout à des coûts “ défendables ”». Cependant, « les faits sont têtus », poursuit-il. « Les gouvernements et la société civile savent que toutes ces assertions sont absurdement fausses. Les batailles militaires ont été gagnées en Irak et en Afghanistan mais à des coûts énormes pour la sécurité des hommes et la confiance entre les nations. » Bien sûr, la responsabilité des morts civils incombe également aux « escadrons de la mort » et au « sectarisme » qui portait les germes de l’actuelle guerre chiitesunnite, souligne l’ancien secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld dans ses mémoires (« Know and Unknown », Penguin Books, 2011). Mais comme le rappelle le docteur Robert Gould (du Centre médical de l’université de Californie), l’un des auteurs du rapport, « la volonté des gouvernements de cacher le tableau complet des interventions militaires et des guerres n’a rien de nouveau. Concernant les États- Unis, l’histoire de la guerre au Vietnam est emblématique. Le coût immense pour l’ensemble de l’Asie du Sud-Est, incluant la mort estimée d’au moins 2 millions de Vietnamiens non combattants, et l’impact à long terme sur la santé et l’environnement d’herbicides comme l’agent orange, ne sont pas encore pleinement reconnus par la majorité du peuple américain». Et Robert Gould d’établir un autre parallèle entre la sauvagerie des Khmers rouges, qui émergeront d’un Cambodge dévasté par les bombardements, et la récente déstabilisation « post-guerre » de l’Irak et de ses voisins, laquelle a rendu possible la montée en puissance du groupe terroriste dit « État islamique »

TOTAL ESTIMÉ À 3 MILLIONS

Bien loin des chiffres jusqu’à présent admis, comme les 110 000 morts avancés par l’une des références en la matière, l’« Iraq Body Count » (IBC), qui inclut dans une base de données les morts civils confirmés par au moins deux sources journalistiques, le rapport confirme la tendance établie par la revue médicale « Lancet », laquelle avait estimé le nombre de morts irakiens à 655 000 entre 2003 et 2006. Depuis le déclenchement de la guerre par George W. Bush, l’étude de l’IPPN aboutit au chiffre vertigineux d’au moins 1 million de morts civils en Irak, 220 000 en Afghanistan, et 80 000 au Pakistan. Si l’on ajoute, concernant l’ancienne Mésopotamie, le bilan de la première guerre du Golfe (200 000 morts), et ceux du cruel embargo infligé par les États-Unis (entre 500 000 et 1,7 million de morts), ce sont presque 3 millions de morts qui sont directement imputables aux politiques occidentales, le tout au nom des droits de l’homme et de la démocratie. En conclusion du rapport, les auteurs citent le rapporteur spécial des Nations unies de 2004 à 2010 sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires: selon Philip Alston, qui s’exprimait en octobre 2009, les investigations sur la réalité des attaques de drones (lire encadré) étaient presque impossibles à mener, à cause de l’absence totale de transparence et le refus des autorités états-uniennes de coopérer. Puis il ajoutait, après avoir insisté sur le caractère illégal au regard du droit international de ces assassinats ciblés, que « la position des États-Unis était intenable». Trois semaines plus tard, Barack Obama recevait le prix Nobel de la paix …

PENDANT CE TEMPS-LÀ, EN IRAK, EN AFGHANISTAN, AU PAKISTAN… Le 20 avril dernier, la « coalition antidjihadistes » dirigée par les États-Unis indiquait dans un communiqué avoir mené en 24 heures 36 raids aériens contre des positions du groupe « État islamique », dont 13 dans la province d’Al-Anbar, à l’ouest de Bagdad. Combien de « dommages collatéraux » civils dans cette région, l’une des plus touchées par les violences depuis l’invasion de l’Irak en 2003 ? Les communiqués militaires demeurent systématiquement muets sur cette question, alors que plus de 3 200 « frappes » aériennes, selon la novlangue moderne, ont été effectuées depuis le mois d’août 2014 et la prise de Mossoul par l ’« État islamique». Le 18 avril, c’est un attentat-suicide, « technique » de combat inconnue en Afghanistan avant le 11 septembre 2001, qui faisait 33 morts près de la frontière pakistanaise. À la fin du mois de mars, des sources sécuritaires pakistanaises faisaient état de 13 « djihadistes » liés aux talibans tués lors d’une attaque d’un drone états-unien. Près de 10 000 soldats américains sont toujours stationnés en Afghanistan.

 

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De quoi s’inquiéter !

Posté par jacques LAUPIES le 26 avril 2015

Racisme, xénophobie, refus des différences, recherche du bouc émissaire, ne cessent de prendre corps parmi la population. A peine contenues haine et violence se développent dans les esprits. De quoi s’inquiéter ! Et le Front !National qui en fait son commerce n’est pas le seul responsable.

Aucune couche sociale n’est épargnée par ce phénomène qu’entretiennent les partis politiques les plus influents : ceux qui au pouvoir n’osent s’attaquer  de manière frontale à la pauvreté qui se développe (de ce point de vue la responsabilité du PS est grande, lourde de conséquences) ceux qui depuis des décades, à droite se sont inscrits dans des politiques libérales, mettant l’état sous tutelle des marchés financiers en prenant appui sur l’Europe qui n’a de cesse que de les servir, de s’inscrire dans une mondialisation où règne la loi du capital et donc du profit.

Cette politique libérale, généralisée, est destructrice dans nos propres frontières, car basée sur une consommation anarchique, complétement dominée par la création de besoins inessentiels au détriment de la santé, du logement, de la protection sociale, de l’éducation et de la culture. Ce qui accélère les abandons de secteurs industriels déjà largement bradés pour cause de profits insuffisants que seule peut faire renaitre la recherche d’une force de travail moins chère, plus docile. 

D’où l’exploitation accrue de cette force de travail  à l’échelle mondiale, dans des pays écrasés par le colonialisme ou soumis à des retards de développement historiques qui les rendent vulnérables. Hier la chemise  était fabriqué à Roubaix, puis en Italie, puis au Maroc puis en Chine, puis en Inde, maintenant en Éthiopie. Idem par exemple pour la fabrication de la chaussure ou de l’automobile connaissant le même sort. Déjà l’avion, le train ou encore les armes sont soumis aux mêmes règles.

Qu’est ce qui détermine cela si ce n’est le prix de cette marchandise qu’est la force de travail qu’elle intègre, qui a la qualité de pouvoir produire plus qu’il n’est nécessaire à sa propre reproduction. Cette loi subsiste quels que soient les aménagements que l’on veuille apporter au système sauf à rendre aux hommes et aux femmes qui la vendent le droit de décider de l’usage de la richesse qu’ils produisent ainsi et qui actuellement est manipulée par une classe extrêmement minoritaire : 1 % possède la moitié de cette richesse.

Restons dans cette logique actuelle et ce ne sont pas, ce qui est trop, des milliers d’émigrants au fond de la mer, des centaines de milliers de civils ou de soldats s’entretuant, des millions, voire des milliards d’affamés et de pauvres qui seront seulement victimes, ce sera nous avec notre égoïsme et notre incompréhension, nos accusations réciproques ou de notre propre culpabilisation.

Quand je dis nous, je parle de l’humanité en général sachant pertinemment  que cette humanité est soumise à des forces internes, réactionnaires ou de progrès, qui se heurtent, se combattent parfois durement et qu’il n’est pas évident d’aller de l’avant, que les reculs et les retours en arrière peuvent être et sont possibles malgré le développement de ces forces productives dont notre espèce est l’élément déterminant.

Tout simplement parce que le passage de l’exploitation à la coopération ne se fait pas autant que devrait le permettre la socialisation du travail s’accompagnant de la socialisation des appareils de production à une échelle planétaire suffisante, pour que disparaissent précisément les antagonismes résultat de l’instrumentalisation des différences d’origine, de religion, de culture et de conditions de vie.

Jean Ziegler s’insurge et manifeste sa colère dans l’article qui suit. Au stade ou en sont les comportements de certains hommes politiques au pouvoir dans le monde et en France, cette accusation forte se justifie.

 

 

 

« L’Union européenne commet un crime contre l’humanité »

Par Jean Ziegler, vice-président du comité consultatif des droits de l’homme des Nations Unies.

Propos recueillis par Vadim Kamenka
Vendredi, 24 Avril, 2015
Humanité Dimanche

 

De quoi s'inquiéter ! dans POLITIQUE

AFP
Par Jean Ziegler. Pour le sociologue et auteur du livre « retournez les fusils! choisir son camp », c’est la notion même de « droit d’asile » que l’Europe est en train de détruire. il plaide pour un retour de la mission « mare nostrum », un changement radical de politique.

L’Union européenne refuse d’appliquer le droit d’asile. Cette politique relève du crime contre l’humanité. Les Nations unies, dans leur convention sur les réfugiés de 1952, ont créé un droit de l’homme nouveau: le droit à l’asile. Ce droit est universel. Tout être humain persécuté dans son pays d’origine pour des raisons ethniques, religieuses ou politiques a le droit de chercher accueil et protection dans un autre pays. Les 28 membres de l’Union européenne ont tous, sans exception, signée cette convention.

Pourtant, Frontex, l’organisation militaire, semi-clandestine, de protection de la forteresse Europe, assume une politique qui viole de manière flagrante le droit international et la convention sur les réfugiés. Au lieu d’organiser l’accueil et la sécurité des persécutés, Frontex met en œuvre un appareil de contraintes qui les empêche d’atteindre la forteresse, et donc d’y déposer une demande d’asile. Empêcher quelqu’un de remettre une demande d’asile est une violation de la convention. Toutefois, il faut être précis.

Chaque État reste souverain et possède le droit d’étudier cette demande pour déterminer si elle est justifiée ou non. Cela lui confère le droit de la rejeter. Mais ce qui est totalement inadmissible, c’est d’empêcher les réfugiés d’atteindre le pays d’accueil, donc de faire valoir ce droit d’asile. Les guerres en Libye, Syrie, Afghanistan, Irak et la misère extrême qui règne dans de nombreux pays au sud du Sahara poussent des dizaines de milliers de personnes, dans le désespoir le plus total, à trouver refuge en Europe.

Qu’une partie des habitants de la planète doivent encourir de tels dangers confirme que nous vivons sous un ordre cannibale du monde, totalement absurde. On assiste à une extrême concentration des richesses entre les mains de quelques-uns. Le rapport OXFAM de 2014 indique que 1 % de la population mondiale détient autant de valeurs patrimoniales que les 99 % restants. En même temps, la pyramide de martyrs dans les pays du Sud ne cesse de croître.

Le droit international et la plus élémentaire humanité exigent un changement radical de cette politique hypocrite et inhumaine de l’Europe. Il faut revenir au système mis en place et maintenu par le gouvernement italien jusqu’en novembre 2014 (opération « Marée Nostrum ») et mettre en œuvre, avec l’appui de toute l’Union européenne, une opération de sauvetage dans les eaux internationales en Méditerranée et Atlantique Sud. L’opération « Triton », qui a remplacé « Marée Nostrum », autorise le secours dans les seules eaux territoriales et refuse d’intervenir dans les eaux internationales, là où 99 % des naufrages ont pourtant lieu.

L’établissement d’une organisation qui donne la priorité au sauvetage en mer ne dispensera pas l’Union européenne de mener partout dans le monde un combat impitoyable contre les cartels du crime organisé. Cartels du crime organisé dont font partie ces fameux passeurs, qui gagnent des millions d’euros sur le désespoir, la misère et l’angoisse des persécutés. L’honneur de l’Europe est à ce prix. L’opinion publique européenne doit imposer aux tristes bureaucrates de Bruxelles un changement radical de leur politique et du refus d’asile dont sont victimes des dizaines de milliers de personnes chaque année.

Combien de tragédies et de milliers de morts nous faudra-t-il supporter ? Car leur seul tort est de vouloir faire appliquer un droit humain fondamental. Il est intolérable que cela continue! Comme il est intolérable que, toutes les 5 secondes, un enfant de moins de 10 ans meure de faim, ou de ses suites immédiates. Près d’un milliard de personnes sont en permanence gravement sous-alimentées alors que l’agriculture mondiale pourrait nourrir normalement 12 milliards d’êtres humains (presque le double de l’humanité). Il faut abattre cet ordre cannibale du monde qui écrase la planète.

propos recueillis par vadim kamenka (1) « Retournez les fusils! Choisir son camp », de Jean Ziegler, aux éditions du Seuil.

 

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Le Front national, xénophobe à souhait et antisocial à sang froid

Posté par jacques LAUPIES le 25 avril 2015

 

Posté le 25 avril 2015 par jacques LAUPIES dans Non classé

 

Je sais, le texte ci dessous ne va pas convaincre les 50 % de tarasconnais et tarasconnaise qui ont voté FN, en supposant, ce qui bien improbable, qu’ils puissent y accéder. Mais après tout si parmi les lecteurs de cet article paru dans le site de l’Humanité, quelques uns de mes lecteurs y trouvent des arguments cela sera toujours ça de gagné…

Pris par le temps je ne commenterai pas plus !

Mais est ce bien nécessaire ?

Olivier Morin, Gérald Rossi  et Aurélien Soucheyre
Mardi, 21 Avril, 2015
L’Humanité

 

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Photo : Jeff Pachoud/ AFP

Photo : Jeff Pachoud/ AFP
Aux antipodes de celui du PCF, le programme économique et social du Front national, masqué derrière un discours faussement antilibéral, dévoile à bien y regarder sa véritable nature fasciste et anti-ouvrière.

Au-delà des valeurs morales, dont sa défense de la peine de mort, le Front national souhaite déployer tout un arsenal de mesures économiques et ­sociales qui le place à milles lieues du PCF. Retour sur des points clés du programme frontiste actuel qui révèle son opposition aux fondamentaux antilibéraux de la gauche dont il se pare.

1. ennemi des travailleurs 
et des luttes sociales

Malgré un vernis social tenace, le Front national ne prône pas autre chose que la collaboration de classe à même de diviser le salariat. C’est tout l’objet de sa proposition de « réserve légale de titres », qui consiste à « reconnaître au personnel une part de propriété, sans droit de vote, mais permettant le versement de dividendes ». Tordant sans vergogne le principe de propriété collective des moyens de production, ce dispositif a pour conséquence de pourrir les luttes en entretenant l’illusion d’une participation aux décisions de l’entreprise (inexistante de fait par la non-reconnaissance du droit de vote à l’assemblée générale des actionnaires). Dans le même esprit de division, il s’agit de différencier la situation des fonctionnaires par la mise en place d’un système « permettant une modulation du point d’indice ». Une individualisation des parcours propre à décrédibiliser la lutte collective, comme le rappelle la CGT. Organisation syndicale de lutte que le parti frontiste veut supprimer au profit de syndicats « moins tentés de recourir à un rapport de forces ».

2. L’ami des patrons 
et du système capitaliste

Le FN veut s’attaquer à la fraude. Mais à celle supposée des citoyens, pas à celle des capitalistes. Feignant de vouloir soutenir la Sécurité sociale, il prétend « lutter sans merci contre les abus ». S’appesantissant avec force détail sur les « arrêts de confort » et « les cartes Vitale en surnombre ». Mais il ne dit rien des fraudes aux cotisations sociales dont se rendent coupables les employeurs et qui compteraient pour 20 à 24 milliards d’euros (contre 2 à 3 milliards pour les premières). Dans un chapitre nommé « L’allégement du coût du travail », le parti extrême montre qu’il est bien à droite puisqu’il propose une diminution des cotisations sociales salariales afin d’augmenter les salaires en net. Au final, il prend d’une main le salaire socialisé (mettant en danger le système de retraite) et le redonne de l’autre au travailleur. Permettant ainsi au patronat d’augmenter sa plus-value. Tout en marmonnant en une ligne que « la condamnation de la fraude fiscale sera renforcée », histoire de ratisser large. Il revendique en outre la simplification du bulletin de salaire, une place plus importante à l’esprit d’entreprise dans les programmes scolaires et l’apprentissage dès quatorze ans. Comme aurait pu le faire le CNPF (Conseil national du patronat français, ancêtre du Medef) dans les années 1970.

3. Priorité nationale, poison présenté comme vertu

Le FN, qui veut un « État fort », propose « la mise en place d’un ministère de l’Intérieur, de l’Immigration et de la Laïcité ». Curieux attelage qui ne fait guère mystère de la philosophie constante de ce parti, dont l’historien Nicolas Lebourg rappelait récemment dans le Monde la nature « altérophobe, c’est-à-dire qu’il vit dans la peur de la différence, de l’autre ». De fait, le FN dénonce « une immigration massive (qui) met mal à l’aise notre identité nationale et amène avec elle une islamisation de plus en plus visible, avec son cortège de revendications ». Ce qui le conduit à promouvoir « l’application de la priorité nationale ». Il envisage par exemple une loi qui « contraindra Pôle emploi à proposer toujours à compétences égales les emplois disponibles aux demandeurs d’emploi français ». Cécile Alduy, professeure de français à l’université de Stanford (Californie), note que le programme du FN propose non seulement de renégocier la Convention européenne des droits de l’homme, mais aussi, encore plus fort, d’inscrire le principe de la « préférence nationale » dans le préambule de la Constitution française. Dans la foulée, le FN, qui imagine abroger diverses lois comme celles sanctionnant les discriminations et propos racistes (lois Pleven de 1972 et Gayssot de 1990), se propose également de réformer « en profondeur le Code de la nationalité française », et dans la même veine, parle de la « suppression des pompes aspirantes de l’immigration clandestine, telle que l’aide médicale d’État » destinée, on le sait, aux plus démunis… Et parce que le diable se niche, dit-on, dans les détails, les élus du FN tentent çà et là de mettre en pratique leurs théories. Comme le maire des 13e et 14e arrondissements de Marseille, qui voulait réclamer une carte nationale d’identité aux familles souhaitant assister au spectacle de fin d’année de la mairie.

4. Défenseur d’une austérité 
à la française…

Les immigrés seraient les premiers touchés si le FN parvenait un jour au pouvoir en France. Comme exposé plus haut, ceux qui ne disposent pas de la nationalité française se verraient relégués en termes de droits généraux, mais aussi d’accès aux soins, au logement social, etc. Si le FN explique vouloir « restaurer l’équilibre des comptes sociaux en donnant la priorité aux Français », il doit bien se douter quelque part que cela ne suffira pas, à moins qu’il ne se soit autoconvaincu de son mensonge comptable à force de diversions xénophobes. D’autres mesures économiques pour redresser la France sont ainsi consignées dans son programme. Elles préparent à n’en pas douter une cure d’austérité que ne renieraient ni l’UMP ni l’actuel gouvernement dit socialiste. Pour commencer, le FN entend « rationaliser le fonctionnement des services publics marchands » pour assurer, dit-il, leur « rétablissement (…) dans la mesure où la situation budgétaire le permettra ». Voilà qui est bien vague… Plus concrètement, le FN entend imposer aux collectivités territoriales de « maîtriser leurs effectifs » via un « plan de réduction ou de stabilisation » soumis chaque année aux préfets. En parallèle, les départements et les régions se verraient perdre 2 % de dotations d’État « dès la première année du mandat », soit une ponction de quasiment 10 milliards d’euros en cumulé à l’échelle d’un septennat (dont le FN souhaite le retour), à condition que cette baisse initiale de 2 % ne soit pas aggravée par la suite… Le FN prévoit également, comme il l’a déjà fait dans les quelques villes conquises en 2014, de s’attaquer à la vie associative, qui connaît selon lui « un développement non contrôlé (…) nourrissant aussi des veaux gras dont l’adéquation avec les attentes des Français n’est pas toujours évidente ».

5…et d’une austérité 
à la sauce européenne

Mais la mesure austéritaire la plus emblématique de toutes prônée par le FN est celle de l’instauration de la fameuse règle d’or. Dans son programme, le parti d’extrême droite explique que « la maîtrise dans la durée de l’endettement public sera inscrite dans une loi-cadre qui instaurera à terme l’obligation d’un déficit structurel égal à zéro afin qu’aucune mesure budgétaire ne soit gagée par la croissance ». À quoi bon dénoncer l’austérité de Bruxelles et d’Angela Merkel, si c’est pour au final défendre ce qu’elle appelle de ses vœux avec Nicolas Sarkozy ? À quoi bon parler d’un renouveau économique, alors que cette règle (appliquée avec 0,5 % de tolérance en France) corsette les politiques publiques et grève les budgets en obligeant la France à réaliser des économies radicales ? Le FN, avec cette règle, serait dans l’impossibilité de réduire l’austérité. Son programme ne serait donc que mensonges ? Bernard Monot l’avoue ouvertement. Le député européen et stratège économique au FN se définit lui-même comme « libertarien économiquement ». C’est-à-dire qu’il rejette toute intervention de l’État dans l’économie. Le FN, quand il prône de possibles nationalisations et un État interventionniste, ne fait donc rien d’autre que jouer les partis antisystème sans l’être.

(1) Marine Le Pen prise aux mots, de Cécile Alduy et Stéphane Wahnich. Le Seuil, 2015.

Attention, présence d’édulcorants de synthèse.  S’il est une chose qui a changé au FN, ce sont les mots. Attiré par le pouvoir comme les papillons par 
la lumière, le parti d’extrême droite a normalisé son discours. En tout cas, par 
la voix de la fille Le Pen. 
Et les immigrés, dénoncés 
par le père, se muent 
en « mondialisme ». 
Le féminisme est un thème nouveau, dévoilant un opportunisme intrinsèque 
à l’extrême droite historique. « Le fait d’être une femme 
la rendant plus crédible sur le droit des femmes », analysent Cécile Alduy et Stéphane Wahnich dans Marine 
Le Pen prise aux mots (1). Cet édulcorant indigeste ne cache pas longtemps l’aversion 
du parti pour l’avortement 
et son désintéressement pour l’égalité salariale. Usant de la figure elliptique, les termes de minorités, communautarisme et le principe de laïcité 
sont invoqués pour éviter 
de pointer trop visiblement 
du doigt les musulmans.

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Comment les falsificateurs verront l’histoire en 2050 ?

Posté par jacques LAUPIES le 24 avril 2015

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Dans 40 ans il se trouvera bien quelque abruti pour dire que les communistes français ne se préoccupaient pas en 2015 des risques que font encourir au monde les politiques libérales suivie par la gauche française. Et les pseudos historiens français du genre Courtois (nom peu approprié à l’individu) se livreront à leurs falsifications habituelles.  

Ils pourront même se livrer à des amalgames faciles avec le Front National qui ne se prive pas de nos jours de jeter de temps à autre des propos que l’on peut aisément retrouver dans l’Humanité ! Il suffira d’aller piocher dans les archives quelques déclarations de Philippot particulièrement doué dans l’entreprise de récupération !

Ils ne parleront pas des alertes et du combat que nous menons pour une politique internationale, basée sur la coopération et le développement des pays plongés, à peine sortis du colonialismes, dans des régimes totalitaires soutenus par les  « démocratie occidentales ». Jusqu’à ce que la gourmandise des capitalismes se heurte à des intérêts nationalistes animés par des bourgeoisies naissante de ces pays.

Et parfois même de leurs peuples !

Les gouvernements occidentaux  jouent avec tous les aspects économiques, sociaux, religieux qui émergent dans ces pays, stigmatisant un jour l’un, le soutenant le lendemain. Tant que l’Union Soviétique était présente qu’elle appuyait les nationalismes plus pour des motifs géo politiques et dans le cadre d’une stratégie révolutionnaire de classe à l’échelle internationale, les champs d’affrontements étaient limités.

Après la période précédée par la symboliques chute du mur de Berlin, les Etats Unis, grand bouledogue et par la suite d’autres pays petits roquets se sont cru les maîtres et nous ont plongé dans les désordres que nous connaissons actuellement.

Cette réalité sera t-elle énoncée en 2050. On peut en douter si la société n’est pas transformée d’ici là et si continue à dominer un régime et des forces politiques soumises à une poignée de multinationales qui assujettissent un libéralisme cependant au bout de ses contradictions.

Faut il renoncer ? Certainement pas mais la voie à prendre reste encore à être mieux tracée ! Et elle ne pourra faire l’économie du Parti Révolutionnaire.

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Séance tenante

Maurice Ulrich
Jeudi, 23 Avril, 2015
L’Humanité

 

Éditorial par Maurice Ulrich : « On attend de l’Europe autre chose que des surenchères sécuritaires aux abords des côtes »

La première chose que l’on veut, que l’on doit attendre de la réunion aujourd’hui des chefs d’État de l’Union européenne, c’est que séance tenante des navires prennent la mer pour sauver des hommes, des femmes, des enfants. La seconde c’est que soient mises en place, dans tous les pays de l’Union et par tous les pays de l’Union solidairement avec l’Italie, c’est-à-dire avec des moyens et de l’argent, des conditions d’accueil des migrants conformes à la dignité de celles et ceux qui ont dû fuir la guerre, la misère, parfois l’oppression et la torture.

L’Europe et les États-Unis jouent dans le monde les professeurs de morale et de droits de l’homme mais ce sont les pays limitrophes de la Syrie qui accueillent aujourd’hui quatre millions de réfugiés, quand les autorités européennes et françaises tordent le nez dès qu’il est question de quelques milliers de personnes. Ne soyons pas naïfs et ne faisons pas mine d’ignorer, en même temps, que l’opinion est aussi traversée par des sentiments délétères et les tentations du repli, de la fermeture, entretenues par celles et ceux qui entendent prospérer sur les souffrances des damnés de la terre.

Raison de plus pour être clairs. Non, jamais l’Europe, jamais la France ne pourront se fermer aux malheurs du monde, quand bien même elles le voudraient. Mais il y a plus. Les grands pays développés ne peuvent pas occulter leurs responsabilités, que ce soit en Syrie, en Libye, en Afrique. Ils ont joué avec les peuples comme avec les pantins de leur géostratégie et de leurs intérêts. Le rançonnement de l’Afrique par la spéculation sur les matières premières, la pression des plans d’ajustements structurels barrent l’accès à l’éducation, à la santé et au travail de ses peuples. On attend de l’Europe autre chose que des surenchères sécuritaires aux abords des côtes, arrosées de quelques larmes de crocodile : l’ouverture, la coopération, le développement, autrement dit le choix de l’humanité et de la justice contre l’égoïsme continental et marchand.

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Un mercredi dont je ne dirai pas tout ! Mais j’en garde pour demain…

Posté par jacques LAUPIES le 23 avril 2015

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A une bonne question ils répondront toujours avec l’argument du patron, un peu comme Hollande

 

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Il y aussi le divertissement, un tantinet parisianiste, malgré des propos amusants…Parfois ! « On ne choisit pas sa famille » mais, cela a été dit, « on peut l’aimer ». Heureusement ! On a beaucoup parlé dans cette émission des divergences politiques familiales, des transferts affectifs vers les animaux. Un conseil : que cela vous concerne ou non, ne vous emmerdez pas trop avec ça…

C’était hier soir sur la 5 et puis la 2

 

Pas de cadeaux à Hollande SVP

On voudrait ne pas polémiquer avec les dirigeants du PS qui se fourvoient dans des politiques de droite et de surcroit en viennent à des argumentations du genre de celle que nous a servi François Hollande.

J’ai dit hier ce que je pensais de notre position à l’égard de l’immigration dans le contexte où Georges Marchais voulait stopper celle ci. Que la droite et l’extrême droite tentent d’exploiter et de manipuler les déclarations du Secrétaire Général du PCF, ce n’est pas très honnête mais de bonne guerre pour tenter de récupérer une fraction de l’électorat communiste. Et je ne suis pas de ceux qui contesteront que, dans des proportions sans doute limitées, que cela ait été et  soit encore possible. Mais venant des socialistes c’est carrément contre productif.

La campagne du premier tour des départementales nous a démontré que cela était une stratégie parfois bien relayée puisque le candidat Dufour, soutenu par le PS, dépité de ne pas nous voir s’allier avec lui et cautionner ainsi le PS, ne s’est pas privé de nous faire le procès de faire le jeu de la droite. Comme si ce n’était pas la politique suivie par le gouvernement  qui précisément fait ce jeu !

A moins d’être un sacré hypocrite je ne vois pas comment on pourrait dissimuler quelque glissement vers le FN, de certaines catégories sociales issues de la classe ouvrière ou des couches moyennes qui nous portaient, nous communistes, comme force déterminante dans notre ville et reviennent pour des raisons essentiellement due au mécontentement et à la déception face à la politique d’une gauche dont ils considèrent que nous sommes une composante.

Ajouté au glissement bien plus conséquent de l’électorat de droite vers le FN,  accompagnant ainsi une parcelle d’électeurs socialistes dont d’évidence une autre partie a rejoint sinon la droite mais ce que l’on pourrait appeler le centre droit et gauche (idem)

D’évidence peut on rejeter l’idée que l’électorat communiste, après 1981 et durant deux décades, à rejoint quant à lui peu  à peu le PS et des nouvelles formations comme les verts ou de plus traditionnelles à l’extrême gauche.

Mais cela relève d’un comportement d’électorats qu’affecte la situation économique et sociale, doublée d’une pressions de l’idéologie dominante. Il conviendrait aussi de tenir compte des aspects générationnels, des mouvements de population, des phénomènes liés à l’immigration avec des apports culturels différents, etc.

Mais tout cela n’exonère pas les partis politiques de leurs responsabilités et donc des choix concernant les objectifs et les stratégies de leurs dirigeants qui ne peuvent à tout moment rester sourds à des « bases » qui ont souvent le mérite de devoir confronter « le dogme » à la réalité. Ce qui devrait inciter lesdits dirigeants à un peu plus de sagesse.

Et cela ne vaut pas que pour Hollande ! Cela vaut pour nous aussi ! Une des réponses n’est elle pas à une démocratie réelle mais qui doit savoir être cohérente et disciplinée !

 

 

Lettre ouverte à mon collègue François Hollande

Tribune
Frédéric Dutoit
Mardi, 21 Avril, 2015
Humanite.fr

 

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Un mercredi dont je ne dirai pas tout ! Mais j'en garde pour demain... dans POLITIQUE

http://www.dutoitfreeblog.com/
Frédéric Dutoit
Par Frédéric Dutoit, ancien député-maire du 8e secteur de Marseille, communiste. « Non seulement tu as blessé le militant que je suis, mais en plus tu fais un faute politique majeure. Tu sais très bien qu’entre les communistes et les militants d’extrême droite il y a le sang de l’histoire. »

« Cher François, Hier, invité du Supplément de Canal +, tu as déclaré : « Madame Le Pen parle comme un tract du Parti communiste des années 1970. En pensant qu’on peut fermer les frontières, qu’on peut nationaliser les industries, qu’on peut sortir un certain nombre de capitaux de notre pays sans risque ». Et pour tempérer tes propos, tu as rajouté : « Sauf que le Parti communiste il ne demandait pas qu’on chasse les étrangers, qu’on fasse la chasse aux pauvres… » Te connaissant un peu – nous avons été quelques années côte à côte sur les bancs de l’assemblée nationale – je dois t’avouer que je ne croyais pas que tu puisses te rabaisser à ce point dans l’expression de tes opinions sur des partenaires de gauches comme les communistes. C’est indigne de ta part. Non seulement tu as blessé le militant que je suis, mais en plus tu fais un faute politique majeure. Tu sais très bien qu’entre les communistes et les militants d’extrême droite il y a le sang de l’histoire.

Mais plus grave encore, par cette formulation tu réhabilites le Front National en le plaçant au même rang que les partis « républicains » dans notre pays. Tu donnes ainsi un sacré coup de pouce à Marine Le Pen pour 2017. Tu connais sa volonté de dédiaboliser son mouvement pour crédibiliser plus encore ses chances de prendre le pouvoir en 2017. Je sais, qu’en fin politique, tu joues la carte de l’affrontement avec la présidente du FN au deuxième tour de l’élection présidentielle, ce qui assurerait ta réélection au plus hautes charges de l’état. Mais là tu as offensé une grande partie de ton électorat potentiel. N’oublies jamais que pour gagner en 2017, tu auras besoin de rassembler toute la gauche au deuxième tour et surtout tu auras besoin d’arriver en première, ou au pire, en deuxième posture au premier tour. Enfin, qu’elle caricature de la position des communistes que de proclamer qu’ils veulent « fermer les frontières, … nationaliser les industries, … sortir un certain nombre de capitaux de notre pays sans risque ». Tu manques, pour le moins, de discernement à ce sujet. Nous pouvons être en désaccord politique, ce qui est visiblement le cas, sur la politique à mener sans tomber dans la caricature de la position de ses partenaires.

Cordialement, Frédéric Dutoit

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La dernière fleur de Hollande, c’est pas le muguet de mai, même pas la rose, cela devient la chrysanthème

Posté par jacques LAUPIES le 22 avril 2015

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Le passé on l’assume à sa façon et en fonction de son expérience ! Lorsque dans les années 70 les jeunes de ma ville se voyaient inscrits au chômage parce que l’entreprise locale de conserverie accueillait massivement la main-d’œuvre espagnole, que des pères de famille avec qui je travaillais voyaient leurs enfants menacés de chômage et de précarité, ne trouvaient même pas un emploi dans l’agriculture tournée vers la main d’œuvre affluant du Maroc, peut-être y avait-il une réponse à leur donner.

Tout ça parce que cette main-d’oeuvre était plus docile et coutait moins cher. Et nous payons encore le prix de l’instrumentalisation dont elle a fait l’objet. Dans tous les sens !

Mais pour autant nous nous battions pour qu’ils soient défendus au même titre que les travailleurs nés sur le territoire national.

Cela ne nous a pas empêché de soutenir le regroupement familial qu’il aurait été inhumain de ne pas instaurer.

Etait-il cependant raisonnable et sérieux de prêcher au nom de je ne sais quel humanisme ou internationalisme de bobos, l’ouverture des frontières. J’ai entendu cela en des lieux de réputation très marxisante et parfois gauchisante.

N’en déplaise à certains, communistes ou pas, il est absurde de mettre en parallèle 40 ans après les attitudes vis à vis de l’immigration,  compte tenu des origines de celle-ci, du contexte économique et social en France, de la situation internationale notamment dans les pays d’Afrique et du Moyen-Orient, etc.

Si « l’attraction du territoire », comme disaient les économistes dans un débat l’autre soir à la télé, est une raison (qui à sa cause essentielle dans la recherche pour le capital du travail pas cher) s’y ajoutent aujourd’hui la misère et les menaces engendrées par la déstabilisation dans le continent africain, notamment et dans les pays du Maghreb et du moyen orient, des interventions militaires occidentales.

D’un fondement économique  essentiel avec ses conséquences dans l’évolution et  la diversité de formes de  lutte des classes, dans leurs aspects nationaux et internationaux, voici que surgit une question humanitaire qui apparaît et appelle deux réponses d’urgence : accueillir et protéger ces flots d’immigrants en péril et engranger une aide internationale au développement des territoires et populations dont ils sont issus.

Alors, qu’un Président de la république aussi malin que stupide (choisissez !), pour des raisons de politique intérieure, et précisément pour poursuivre celle qui finalement contribue à créer les conditions de cette « misère du monde » se permette de juger faussement les communistes sur leur politique d’immigration à une certaine époque, nous révèle ainsi qu’il est devenu le pantin de la grande bourgeoisie, qu’il se fout totalement de son avenir politique, à moins qu’il ait quelques craintes avant terme à l’intérieur de son parti, des retours de son comportement suicidaire.

Sachant au demeurant qu’après lui la droite reviendra plus dure encore le temps que celui, de sa famille et lourdement préparé revienne avec les mêmes objectifs jouer le premier rôle.

Et le Secrétaire National de son Parti pendant ce temps appelle au rassemblement à gauche pour 2017. Ferait bien de filer un coup de fil à son pote Hollande qui vraiment n’en crée pas les conditions. Preuve que ce dernier n’en veut pas du tout !

Mais ni l’un ni l’autre n’en décideront. Alors qui ? Ben vous !

 

http://www.humanite.fr/diaporamas/politique/ca-ressemble-quoi-un-tract-du-pcf-dans-les-annees-70-571792

 

Pierre Laurent : « Ce sont les renoncements qui mènent au FN »

entretien
Propos recueillis par 
Julia Hamlaoui
Mardi, 21 Avril, 2015
L’Humanité

 

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Photo : Patrick Nussbaum

Photo : Patrick Nussbaum
Pour le secrétaire national du PCF, la comparaison entre le FN et le Parti communiste des années 1970 opérée par le chef de l’État est une façon 
de jeter le discrédit sur une politique de gauche qu’il a trahie.

François Hollande a comparé ­dimanche le FN de Marine Le Pen et le PCF des années 1970, pourquoi parlez-vous à la fois de propos « scandaleux » et d’un « aveu » du président sur ses propres renoncements ?

Pierre Laurent J’ai demandé des excuses publiques à François Hollande parce que cette déclaration est scandaleuse. C’est, malgré quelques précautions, une caricature inacceptable de ce qu’était le combat du PCF dans les années 1970. J’ai grandi comme militant pendant cette période, nous défilions avec comme mot d’ordre : “Français – immigrés, même patron, même combat”. Ces principes-là sont restés constants au Parti communiste. Les quelques déclarations qui s’en sont écartées n’ont jamais constitué une orientation de congrès. François ­Hollande ne peut pas réécrire l’histoire. Au-delà des communistes, je suis certain que les socialistes choqués par ces déclarations sont nombreux. Car le président n’y montre pas seulement du doigt le PCF mais toute la gauche des années 1970 engagée par un programme commun. Ce processus, même avec ses contradictions, a débouché sur la victoire de la gauche en 1981 et l’élection de François Mitterrand. Quatre ministres communistes ont participé au gouvernement qui en est issu et l’ont quitté trois ans plus tard quand le retournement libéral s’est affirmé. Un retournement qui n’a pas cessé depuis. C’est toute cette période que François Hollande montre du doigt pour justifier, en vérité, ses renoncements d’aujourd’hui.

 

Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, a signifié hier matin le refus du président de la République de présenter des excuses arguant de la « continuité » d’un « vote protestataire qui est celui du Front national et qui a été incarné à un moment par le Parti communiste ». Cela vous paraît-il valable ?

Pierre Laurent C’est incroyable que Stéphane Le Foll emploie l’argument de cette prétendue « continuité » alors même que François Hollande était interrogé à ce moment de l’émission par des électeurs ­socialistes de 2012 qui disaient leur désarroi devant les renoncements du président. C’est donc bien sa politique qui provoque le basculement d’un certain nombre d’électeurs. En renvoyer la responsabilité au PCF qui, lui, continue le combat pour promouvoir des solutions de gauche, c’est non seulement une faute politique mais c’est une démission face aux interpellations de ses électeurs. Le président de la République s’est comporté dimanche comme s’il avait tiré un trait sur ces électeurs, comme s’il les avait inexorablement condamnés soit à l’abstention soit au vote FN. Nous ne nous résignons pas et nous continuerons d’aller au-devant des attentes ­populaires. Si les orientations du président ne peuvent que continuer à diviser la gauche, pour ce qui nous concerne, rien ne nous fera renoncer au rassemblement de ceux qui à gauche souhaitent retrouver un projet conforme à leurs valeurs.

 

Une telle déclaration contribue-t-elle à la stratégie de dédiabolisation du FN ?

Pierre Laurent Je n’ose pas croire que c’est une stratégie délibérée. Mais force est de constater qu’à la volonté de mettre en permanence le Front national au cœur du débat politique et d’assimiler toute alternative à quelque chose qui lui ressemblerait de près ou de loin, s’ajoute une campagne de promotion permanente dans les médias du FN qui ne compte plus ses invitations. La banalisation permanente, plus ou moins consciente, du Front national est une ­dimension inquiétante de la situation ­politique actuelle. De ce point de vue, la déclaration de François Hollande est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

 

La droite a déjà procédé à cet amalgame à plusieurs reprises. Qu’un président socialiste l’emploie à son tour ajoute-t-il à la confusion ?

Pierre Laurent Ces assimilations viennent, en France comme dans de très nombreux pays européens, de toutes les forces qui ont un seul credo : “Il n’y a qu’une seule politique possible.” C’est une manière de sans cesse discréditer la possibilité d’une alternative de gauche. Ces arguments ont aussi été employés contre Syriza en Grèce, contre ceux qui veulent faire émerger une nouvelle solution de gauche en Espagne, en Italie, au Portugal ou en Allemagne. Ces campagnes nourrissent la crise politique parce qu’elles tentent de justifier des ­politiques massivement rejetées par les peuples européens. Je donne rendez-vous à tous ceux qui tiennent ces discours les 30 et 31 mai prochains au Forum européen des alternatives que nous organisons place de la République, à Paris. Ils pourront y constater que non seulement une alternative de gauche à leur politique libérale et d’austérité existe mais qu’elle est indispensable pour éviter la percée des forces de l’extrême droite populiste et xénophobe qui prospèrent un peu partout.

 

 

 

 

 

 

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Les pouvoirs socio démocrates se suivent…Et se ressemblent ?

Posté par jacques LAUPIES le 21 avril 2015

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Quoi de mieux pour illustrer les propos qui suivent cette image de Vittorio Gassman (jeune avocat dont une forme de faiblesse liée à des difficultés matérielles conduit à se mettre au service d’un patron sans scrupule) dans « Nous nous sommes tant aimés » film réalisé en hommage à Vittorio de Sica par Ettore Scola. Une merveille de ce Cinéma italien (néo réaliste) que j’adore tant ! Et que la 2ème chaîne nous offrait dans son émission « ciné club ».

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=27995.html

 

Mon grand-père qui me racontait comment il se battait sur les carreaux de mines, au sein même des piquets de grèves dans la première décade du vingtième siècle, évoquant Jaurès et son appartenance au Parti Socialiste n’était pas, au lendemain de la libération, particulièrement tendre avec ce parti qu’il avait quitté lors de la scission du Congrès de Tours.

Il ne m’a jamais parlé de social démocratie, ni de social libéralisme ! Pour lui les socialistes trahissaient et son explication était toute simple : il avait à affronter dans les débats familiaux des beaux frères qui faisaient partie de la maitrise dans les entreprises de Tamaris (Gard) et qui évidemment avaient des positions syndicales et politiques plutôt axées sur la collaboration de classe. Cela  dans une période où, mon aïeul retraité, était un spectateur engagé, assistant à la répression féroce organisée par Jules Moch contre les mineurs.

Une répression dont j’ai gardé un souvenir marquant car, de là ou nous habitions, nous pouvions vérifier les allées et venues des garde mobiles affrontant les grévistes  et cela n’avait rien de tendre.

Marqué par ces positions avec cette confiance inébranlable au socialisme qu’incarnait, avec ma naïve vision de gamin, Staline et Maurice Thorez, je percevais cependant qu’il y avait là quelque réflexion à avoir.

Mais par la suite la guerre d’Indochine, puis la guerre d’Algérie n’étant, de fait, remise en cause que par les communistes, le simple fait d’avoir une SFIO compromise dans le non règlement de ces conflits ne m’a pas conduit à trouver une quelconque sympathie en faveur des militants socialistes.

Cependant, à mes vingt ans, après avoir un peu cru en Guy Mollet (Président du Conseil socialiste) qui se proposait de mettre un terme à la guerre d’Algérie avec le soutien des communistes, je me tournais vers De Gaulle (dès 1958), face à une gauche décrédibilisée. Un temps très court car en 1959 après 27 mois d’armée je retrouvais l’entreprise et la clarté de la lutte de classe, avec le syndicat et  ensuite le PCF.

La candidature de Mitterrand en 1965 me fit à nouveau espérer en cette gauche à deux pattes mais, dès 1968 et ensuite en 1969  la candidature Deferre/Mendes-France et celle de Duclos pour le PCF eurent le mérite de me rappeler, comme à nombre de français, qu’il y a deux visions à avoir de la gauche et qu’il n’est pas mauvais d’en avoir conscience.

La suite hélas ne contribua pas, en 1974, puis en 1981 avec le programme commun, avec la candidature unique de la gauche, à faire la différence entre communistes et socialistes, même si cela conduisit les socialistes au pouvoir. Plus même cela a pu déclencher l’idée du vote utile pour les socialistes. Idée mortifère pour le PCF qui essuya des reculs historique en 1988, 1995 et 2002 et 2007.

Il est cependant autant nuisible de prétendre que la gauche au pouvoir avec des ministres communistes a fait une politique dénué de tout aspect positif en matière économique et sociale et de prétendre que la droite « aux affaires » a pu marquer quelque progrès économique et social substantiel.

Mais une chose est sûre, dès que le PS est seul au pouvoir il exerce une dangereuse politique droitière. Qu’il en assume donc la responsabilité, avec les effets que cela peut avoir pour la progression de la droite et de l’extrême droite ! L’histoire (en 1938 et en 1958) nous indique où cela peut conduire.

 

 

 

Démocratolâtre(s)

 

Vendredi, 17 Avril, 2015
L’Humanité

 

Photo : Patrick Kovarik/AFP

Photo : Patrick Kovarik/AFP
Depuis mai 2012 et l’élection de Normal 1er, environ 100 000 socialistes ont déserté le PS. Selon certaines sources, il n’y aurait même plus que 60 000 adhérents à jour de leurs cotisations
Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin.  » Le but 
des sociaux-libéraux ? 
Rayer le mot «socialiste» et créer un parti démocrate. »

Rêve. « La victoire aux élections ? Oui, tant mieux. Et puis après ? Préparer un autre avenir, c’est aussi engager les leçons du passé. » C’était il y a trois ans, trois ans déjà. Le philosophe et médiologue Régis Debray publiait le tonitruant Rêverie de gauche (Flammarion) et prévenait ceux qui sav(ai)ent encore lire que rien de mécanique ne dicte l’action politique, surtout quand elle est structurée par les arrière-pensées de ceux qui prétendent la mettre en œuvre. Plus qu’une épreuve ou un plaisir, rouvrir ce magistral livre nous apparaissait aujourd’hui comme une envie, sinon une nécessité, en tant qu’illustration durable de ce qu’il convient parfois d’anticiper pour ne pas feindre l’étonnement. Les premières phrases de Régis Debray étaient les suivantes : « Les urnes sont des boîtes à double fond, électoral et funéraire ; elles recueillent, avec un léger décalage, nos rêves et nos cendres. » Et les toutes dernières résonnaient telle une prophétie inversée : « Rêvasser n’est pas toujours délirer. Ce ne sont pas des chimères qui émergent de ces moments à la Jean-Jacques où “on laisse sa tête entièrement libre, et ses idées suivre leur pente sans résistance et sans gêne”, mais aussi des rappels, ou des espoirs, ou les deux. Et je continue de croire possible la présence au forum d’hommes et de femmes épris de justice, capables de rester fidèles à leur intégrité, leur langue, leur histoire et leur quant-à-soi – bref, à leur raison d’être. » Nous savons depuis ce qu’il est advenu du rêve un peu fou de croire en une gauche sociale-libérale si peu fidèle à son histoire et si peu intègre avec ses manières de nouvelle riche qu’elle a bazardées aussi vite qu’annoncées les rares promesses « sociales » consenties le temps d’un discours resté célèbre, hélas, pour ce qu’il laissait croire et non ce qu’il disait…

Dérive. Ainsi faudrait-il se résigner à mesurer l’écart des actions publiques entre ce que nous voulons (à condition de vouloir quelque chose de sacré) et ce que nous pouvons, entre le but visé (sauf à ne pas s’en fixer vraiment) et le but atteint, comme si le temps déviait nécessairement toutes les trajectoires… Depuis mai 2012 et l’élection de Normal 1er, environ 100 000 socialistes ont déserté le PS. Selon certaines sources, il n’y aurait même plus que 60 000 adhérents à jour de leurs cotisations. Ébranlés par l’orientation libérale de l’exécutif, les militants et un grand nombre d’élus locaux – pour ce qu’il en reste(ra) – affichent une grande lucidité et désespèrent d’assister à l’émergence d’un néo-rooseveltisme pouvant encore sauver l’honneur. Eux savent qu’il ne sera plus envisageable de refaire le coup de 2012 : ne gagner qu’avec une posture de gauche. L’escroquerie est démasquée. Le cœur des abstentionnistes, constitué pour beaucoup d’électeurs socialistes, est désormais orphelin. Et comment Valls entend-il répondre à cette errance ? En misant sur le libéralisme assumé, en lorgnant sur la droite de l’échiquier politique. Or pour gagner au centre, il lui manque une structure politique d’un type « blairiste » non négociable. Pour comprendre le cheminement, souvenons-nous du péché originel que constitua la commande par Normal 1er du rapport Gallois, immédiatement suivi du tournant vers « l’offre » et la rigueur, adossé aux critères de la Commission européenne. La nomination de Valls, qui n’avait obtenu que 5 % des suffrages lors de la primaire, n’était qu’une suite logique. Leur prochaine étape ? Rayer le mot « socialiste » et créer un parti démocrate, peu importe qu’il soit à l’italienne ou à l’américaine. La dérive aussi stupide qu’affligeante semble programmée. D’un côté l’UMP transformée en parti « Républicains ». De l’autre un PS virant parti « démocrate ».

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