Guerre de civilisation ! Et la lutte des classes dans tout ça ?

Posté par jacques LAUPIES le 30 juin 2015

 

L’obsédé que je suis de vouloir mettre la lutte des classes à toutes les sauces, se trouve une fois de plus ramené à ce qui effectivement devient mon idée fixe ! Comme disent beaucoup de mes proches et amis parlant de moi : « A son âge on ne le changera pas ! »

A voir ? Mais enfin comme dans la plupart des cas je pourrais penser d’eux la même chose je les pardonne, bien à tort car, leur changement selon moi a généralement plus à voir avec la régression qu’avec l’évolution.

Bref mon propos n’est pas là puisque je voudrais simplement rappeler qu’en ramenant la plupart des conflits à des affrontements de classe on a une explication plus rationnelle  de leur véritable nature.

Au lieu de s’embourber dans des débats sibyllins sur ce qu’est une civilisation : ensemble cohérent de société ou de cultures (selon le Larousse) en parlant de guerre de civilisation à propos de ce qui se passe dans l’ensemble des pays arabes et parfois au delà qui conduit aux interventions des pays occidentaux, nos responsables politiques ( de droite et de gauche) feraient mieux de parler d’affrontement d’intérêts économiques et géopolitique qui sont essentiellement à la base des conflits.

Mais ces intérêts résultent avant tout de la domination qu’exercent certaines classes et catégories dans tous les pays concernés qu’il s’agisse des pays d’Amériques, d’Europe, d’Afrique ou du proche et moyen orient, les conduisent a des difficultés - de maintien de ces intérêts – face aux ambitions d’opposants internes et externes à leur territoire.

Et surtout, ce que l’on oublie très souvent, face à des peuples en souffrance, dont les divisions d’ordre religieux, parfois tribal, parfois nationales, deviennent prétexte et sont instrumentalisés.

Qu’ensuite naissent des violences dont certaines atteignent des degrés de barbarie innommable n’est que le résultat de ce processus qui peut conduire effectivement à justifier des guerres civiles, coloniales mondiales mêmes où l’horreur n’est finalement qu’un épiphénomène que personne ne niera.

Quand Bush, ce bandit de grand chemin, a trompé son opinion et le monde entier pour justifier l’intervention en Irak il agissait en leader du complexe militaro industriel américain, pour défendre des intérêts pétroliers et cela contre les peuples arabes et un peuple américain bafoué. Il a déclenché ainsi le désastre que nous connaissons.

Ce n’était pas un conflit de civilisation et cela ne l’est pas pour autant devenu en 2015 parce que nous assistons  partout dans le monde à des crimes qui hélas nous rappellent que dans notre propre civilisation il en été commis de pire.

Et si en France certains se sentent une âme de redresseurs de torts au nom de valeurs qu’ils prétendent défendre qu’ils sachent bien que nous ne sommes pas dupes et pour paraphraser Anatole France, nous ne feront pas la guerre pour les industriels en croyant la faire pour la patrie.

Que les jeunes méditent bien sur la question et se gardent bien de prendre aux sérieux des politiques et des hommes d’état qui nous font le coup de la défense de notre civilisation. Qu’ils n’oublient pas, ces jeunes, que demain ils seront (si tout va bien) des travailleurs salariés avant tout dépendant de ceux qui les feront travailler pour en tirer un profit ! A moins qu’ils les maintienne toute une vie au chômage !

 

 

Manuel Valls parle de « guerre de civilisation »

Aurélien Soucheyre
Dimanche, 28 Juin, 2015
Humanite.fr

 

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Guerre de civilisation ! Et la lutte des classes dans tout ça ? dans POLITIQUE

AFP
L’expression, connotée très à droite et régulièrement vilipendée par le PS, a été utilisée pour la première fois par Manuel Valls, dimanche 28 juin.

« Nous devons aux Français d’être vigilants quant aux mots que nous employons » avait lancé Manuel Valls le 13 janvier dernier, lors de son discours devant l’Assemblée nationale en hommage aux victimes des attentats. Dimanche 28 juin, lors d’une prise de parole après ce nouvel attentat qui a frappé la France dans l’Isère, le premier ministre a pour la toute première fois choisi d’utiliser l’expression très connotée à droite de « guerre de civilisation », jusqu’à présent honnie à gauche et au parti socialiste. « Non, nous ne pouvons pas perdre cette guerre. Parce que c’est au fond une guerre de civilisation. C’est notre société, notre civilisation, nos valeurs, que nous défendons » a-t-il lancé au sujet de la « lutte contre le terrorisme, le djihadisme et l’islamisme radical. »

Le chef du gouvernement a de suite ajouté que « ce n’est pas une guerre entre l’Occident et l’Islam, mais une guerre au nom même des valeurs qui sont les nôtres et que nous partageons au-delà même de l’Europe. » Cette « bataille » a-t-il précisé, se situe « aussi, et c’est très important de le dire, au sein de l’islam. Entre d’un côté un islam aux valeurs humanistes, universelles, et de l’autre un islamisme obscurantiste et totalitaire qui veut imposer sa vision à la société. (…) Et je rappelle et je rappellerai toujours que les premières victimes de ce terrorisme sont les musulmans. »

Manuel Valls avait déjà parlé de « guerre » le 13 janvier 2015 : « il faut toujours dire les choses clairement : oui, la France est en guerre contre le terrorisme, le djihadisme et l’islamisme radical. La France n’est pas en guerre contre une religion. La France n’est pas en guerre contre l’islam et les Musulmans. » Mais c’est la première fois que l’hôte de Matignon parle de « guerre de civilisation ». Un terme souvent utilisé par George W. Bush, et par Nicolas Sarkozy, qui avait subi une levée de boucliers en l’appliquant au 21 janvier dernier, justement au sujet des attentats en France. La gauche avait condamné l’usage du terme, ainsi qu’une partie de la droite, dont Dominique de Villepin, François Fillon et Rachida Dati, qui avait déclaré : « De quelle civilisation parle-t-on ? Daesh, c’est une civilisation ? La barbarie, c’est une civilisation ? L’horreur, l’inacceptable, c’est une civilisation ? (…) Non ! On est en guerre contre des barbares. »

L’ancien ministre de l’intérieur, toujours soucieux de prouver qu’il peut incarner l’ordre et la sécurité, reprend donc des mots de la droite, ce que n’ont pas manqué de souligner de nombreuses figures des « Républicains », Eric Ciotti et Christian Estrosi en tête. Il met surtout pour la première fois à l’honneur, dans son camp et entre les lignes, la thèse du « Choc des civilisations », du nom de l’essai de l’américain Samuel Huntington, souvent utilisée par George W. Bush pour accréditer ses guerres en Afghanistan et en Irak. Un ouvrage bancal et dangereux, qui polarise le monde en différente aires de civilisations maladroitement définies, et amenées à entrer en conflit les unes contre les autres. Manuel Valls, en parlant de « bataille » au sein de l’islam, reprend d’ailleurs l’un des points soulignés dans ce pamphlet réactionnaire. Mais il s’en écarte aussi grandement en déclarant : « ce n’est pas une guerre entre l’Occident et l’Islam, mais une guerre au nom même des valeurs qui sont les nôtres et que nous partageons au-delà même de l’Europe », rejetant par là même l’idée de pôles antinomiques et très difficilement réconciliables d’Huntington.

Au final, en dépit de ses mises en garde contre un « bloc réactionnaire », Manuel Valls, dans cette sortie, occupe une nouvelle fois le terrain de la droite.

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DIRECT. Tsipras ferme les banques et redemande à l’UE une prolongation du plan d’aides

Posté par jacques LAUPIES le 29 juin 2015

Mais il a affirmé que rien ne pourra empêcher la tenue d’un référendum dimanche 5 juillet sur l’offre des créanciers.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras lors d'un discours devant le Parlement à Athènes, le 27 juin 2015. 
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras lors d’un discours devant le Parlement à Athènes, le 27 juin 2015.  (DIMITRI MESSINIS / AFP)
DIRECT. Tsipras ferme les banques et redemande à l'UE une prolongation du plan d'aides dans POLITIQUE francetv.info Par Vincent Daniel, Pierre GodonMis à jour le 28/06/2015 | 22:43 , publié le 28/06/2015 | 10:14

Il « attend leur réponse immédiate ». Lors d’une allocution télévisée, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé, dimanche 28 juin, avoir redemandé à l’UE et à la BCE une prolongation du programme d’aides au pays. Mais il a affirmé que rien ne pourra empêcher la tenue d’un référendum dimanche 5 juillet sur l’offre des créanciers d’une aide de 15,5 milliards d’euros en échange d’une hausse des impôts et une réduction des dépenses. Alexis Tsipras a personnellement appelé à voter  »non » à cette consultation référendaire.

• Les banques fermées et les capitaux contrôlés. Alors que la saison touristique démarre en Grèce, les banques du pays n’ouvriront pas leurs portes de façon temporaire, a confirmé Alexis Tsipras. Le Premier ministre grec a également annoncé la mise en place d’un contrôle des capitaux. « L’épargne des citoyens, les salaires et les retraites sont garantis », a-t-il assuré. Selon une source financière, la bourse d’Athènes n’ouvrira pas non plus ses portes lundi.

• Le FMI « prêt à apporter » son aide. « Les prochains jours vont être importants (…) Le FMI va (…) continuer à surveiller la situation en Grèce et dans les pays voisins et se tient prêt à apporter son assistance en cas de besoin », a indiqué la patronne du Fonds monétaire international, Christine Lagarde. Selon elle, « la zone euro a les moyens de faire face à la crise grecque ».

• Varoufakis en appelle à Merkel. Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis en appelle, dimanche 28 juin, à la chancelière Angela Merkel. Il a ainsi estimé dans un entretien au tabloïd allemand Bild que la chancellière  »détient la clé » pour dénouer cette crise, qui pourrait conduire la Grèce à sortir de la zone euro.

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Anne Sabourin : « La solidarité politique doit se doubler d’une solidarité concrète avec les Grecs »

Posté par jacques LAUPIES le 29 juin 2015

 

Entretien réalisé par Vadim Kamenka
Vendredi, 26 Juin, 2015
Humanite.fr

 

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Anne Sabourin :

Photo Patrick Nussbaum
Représentante du PCF à la direction du parti de la gauche européenne (PGE) et coordinatrice du Forum européen des alternatives, qui s’est tenu à paris, Anne Sabourin revient sur le coup de force que les dirigeants européens et les institutions financières tentent d’imposer au gouvernement dirigé par Alexis Tsipras.
HD. Peut-on empêcher le crime contre la grèce ?
ANNE SABOURIN. Heureusement, la Grèce bouge encore. Il faut donc empêcher cette tentative. Les peuples européens l’ont clairement démontré, ces dernières semaines, en se mobilisant massivement contre cette politique libérale. Pour la stopper, il faut au plus vite une solution politique qui permette la stabilité financière de la Grèce. Il faut en finir avec la stratégie d’asphyxie. L’accord qui sera trouvé doit respecter les lignes rouges fixées par le gouvernement grec. Pour cela, il faut que les créanciers acceptent un certain nombre de points proposés par Alexis Tsipras: pas de nouvelles mesures d’austérité, une restructuration de la dette publique grecque et des solutions durables. Il faut donc laisser au gouvernement grec une marge de manœuvre pour relancer son économie. Cela passe par une baisse des exigences en termes d’excédent budgétaire et un plan d’investissement dans l’économie grecque. Pour Athènes, ce sont les bases d’un futur accord que les dirigeants européens, la Commission et la BCE doivent accepter. Cette solution politique doit être portée par l’ensemble des forces progressistes.
HD.comment aider le gouvernement grec dans sa bataille contre les créanciers ?
A. S. Actuellement, le rapport de forces n’est pas en faveur de la Grèce. Il faut donc mobiliser les opinions publiques pour éviter de laisser les autorités grecques dans le seul cadre des discussions, qui ne sont même pas publiques. La pression populaire sur nos gouvernements est incontournable. L’appel que nous avons adressé à François Hollande pour que la France soit aux côtés du peuple grec a fonctionné. Le président a admis, lorsque nous l’avons rencontré, le 22 juin, le caractère inacceptable des mesures. Il nous a donné un signal positif sur le rôle qu’entendait jouer la France. Maintenant, nous attendons des autorités françaises qu’elles agissent en ce sens lors du sommet européen des 25 et 26 juin.
HD. l’exemple de la grèce démontre que l’europe semble se diriger vers plus de libéralisme et moins de démocratie.
A. S. Lors de ces négociations, Alexis Tsipras a soulevé un point fondamental: l’avenir de l’Europe. Pour que cela fonctionne, il faut remettre le politique et la démocratie au cœur du projet. Nous devons tous porter cette revendication. La construction européenne doit remettre en cause la place laissée à la troïka, aux institutions dites indépendantes et à la finance. Que vient faire, par exemple, le FMI dans des négociations entre États européens ? Dans la zone euro, les États doivent pouvoir mener la politique économique et sociale qu’ils souhaitent. Sinon, nous allons vers encore plus d’autoritarisme. Une forte mobilisation populaire est nécessaire pour arriver à ces réformes et construire un nouveau projet. En ce moment, la plupart des pays ne soutiennent pas forcément la Grèce. Car plusieurs gouvernements sont clairement dominés par des intégristes libéraux. Au Portugal et en Espagne, la droite craint un effet domino de l’alternative que représente la Grèce.
HD. La France peut-elle jouer un rôle clé ?
A. S. L’évolution de l’opinion publique française est positive. Et je pense que la France peut jouer un rôle déterminant dans ce bras de fer entre la Grèce et ses créanciers. Une majorité de Français se prononcent contre le grexit. 10 ans après le « non », les défenseurs d’une autre Europe sont majoritaires. Forcément, Tsipras bénéficie d’un élan de sympathie de la part de l’opinion publique en France car il fait face à ce même bloc libéral, emmené par les institutions et les dirigeantseuropéens.
HD. Comment aider concrètement le peuple grec et son gouvernement à ne pas subir un coup de force ?
A. S. La semaine de mobilisations européennes doit se poursuivre.
Des initiatives publiques doivent être prises pour notamment informer sur la situation en Grèce. L’ offensive contre le gouvernement dirigé par Alexis Tsipras est largement relayée par les médias. Les gens ont clairement l’impression d’être désinformés. À nous de mener la bataille médiatique pour informer sur les réalisations du gouvernement grec, la nature des négociations, les contre­propositions. Il faut maintenir la pression sur les autorités françaises en mobilisant avec les réseaux sociaux, des pétitions, des initiatives symboliques, contre les institutions européennes.
« JUMELAGES, ENVOIS DE MÉDICAMENTS ET D’APPAREILS DE SOINS, RÉCOLTES FINANCIÈRES, ÉCHANGES CULTURELS, TOURISME SOCIAL… UNE SOLIDARITÉ SE MET EN MARCHE. »
Nous devons mener une campagne internationale de soutien aux côtés du gouvernement grec. Cette bataille doit être durable. Les élections régionales doivent aussi permettre de porter la question de la coopération avec des régions grecques. Mais nous devons aussi mener une campagne de solidarité concrète: jumelages de villes, collectes de médicaments et d’appareils médicaux, échanges culturels, récoltes financières, financements participatifs, tourisme social … Cette solidarité se met en marche. Les fonds nous permettent aussi d’aider des associations, comme Solidarité pour tous, qui jouent un rôle social important en Grèce. Bien évidemment, pour que cette démarche soit victorieuse, c’est au gouvernement, aux associations et au peuple grec de nous dire aussi leurs besoins et leurs attentes. La santé est au cœur de leurs préoccupations. Car tout leur système de soin et de protection est ravagé. Ce qui explique une hausse des cas de syphilis et de tuberculose, mais aussi un recul de la lutte contre le cancer ou le sida. Des structures existent déjà, comme le collectif de solidarité France­Grèce (1).

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Le FMI et les autres : de quoi ont ils peurs ?

Posté par jacques LAUPIES le 28 juin 2015

 

Nous y voilà : les grecs vont avoir à décider eux-mêmes ! Ce n’est sans doute pas aussi simple qu’il n’y parait car en fonction de la réponse qu’il fera le peuple grec devra sans doute assumer des moments difficile.

Nous le disions il y a quelques jours, il est bien difficile de décider quand l’on ne tient pas les cordons de la bourse. Et en l’occurrence la bourse est ailleurs et ceux qui la détiennent bien que s’en étant illicitement emparés ne sont pas prêts à la délier.

Aller expliquer cette simple chose aux citoyens grecs et à fortiori à tous les européens endormis par les friqués de la planète sans même s’en rendre compte, n’est pas une mince affaire. Mais que se passera t il si par un heureux hasard le bon sens l’emporte et que les grecs préfèrent tenir bon et en finir avec les usuriers. Ils n’auront de salut que dans ceux qui impunément depuis des années ont fait de ces usuriers les maitres du monde ! Ceux qui ont succédé aux Reagan, Thatcher, Giscard afin de rendre les états dépendants de créanciers maitres du jeu économique, que sont les systèmes bancaires.

Leurs propres créanciers. Cela me rappelle ma banque (au statut mutualiste, mais dont les activités et les filiales ont une tout autre vocation) qui tout au long de ma vie a encaissé mes modestes revenus (qu’elle ne s’est surement pas privé de les rentabiliser) et qui, lorsque j’ai eu besoins de ses services m’a royalement dit d’aller voir ailleurs ! Ce dont évidemment je ne me suis pas privé…N’ayant ni le pouvoir de changer les règles du jeu, prisonnier de quelques créances dont le banquier refusait l’étalement, il a bien fallu que je me débrouille autrement.

Rien de comparable me direz-vous ?

Sauf que parfois lorsqu’il y a des problèmes existe aussi des solutions. A condition d’en avoir la volonté !

En l’occurrence elle dépend de celle du peuple grec !

 

Référendum en Grèce: Rendons à l’Europe le sens de la démocratie!

Marie-Laure Koucoutsi
Samedi, 27 Juin, 2015
Humanite.fr

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Le FMI et les autres : de quoi ont ils peurs ? dans POLITIQUE

AFP
Le peuple grec se prononcera dimanche 5 juillet lors d’un referendum portant sur la question «Oui ou Non à l’accord proposé par les créanciers.» Athènes, correspondance.

Le Premier ministre Alexis Tsipras est rentré en urgence à Athènes vendredi soir, interrompant les négociations de Bruxelles, après avoir dénoncé la proposition « d’une austérité humiliante, étouffante, antidémocratique » faite par les partenaires-créanciers, chefs d’état et technocrates de l’Eurogroupe, du FMI et de la Banque Centrale Européenne. « Elle piétine la souveraineté de la Grèce ainsi que les principes d’humanisme et de solidarité qui ont inspiré création de l’édifice européen. »

Alexis Tsipras a convoqué immédiatement un Conseil de crise, transformé vers 23h30 en Conseil des Ministres exceptionnel. Le Premier Ministre grec a ensuite prononcé une déclaration officielle invoquant l’âpreté et la durée des négociations, mais aussi la dignité du peuple grec et sa souveraineté nationale remises en jeu par la proposition des créanciers. « L’avenir de la jeunesse grecque est compromis par les mesures d’austérité proposées par les autorités de Bruxelles. » Il a conclu enfin que n’ayant pas de mandat électoral pour sortir de l’Union monétaire, il avait décidé avec l’unanimité de son Conseil de poser la question au peuple grec en referendum : accepter ou non l’accord des créanciers et ses conditions léonines, bien qu’il mette définitivement en péril la survie même du pays en violant les droits humains élémentaires. Tsipras s’est engagé à respecter la décision populaire pour donner ainsi l’exemple de la démocratie à cette Europe qui en a perdu le sens. « Nous prendrons cette décision de manière démocratique, pour nous, pour nos enfants, pour la dignité et la souveraineté de notre peuple.» Tsipras a annoncé qu’il allait demander aux institutions de prolonger encore quelques jours le pays, pour que les banques du pays fonctionnent jusqu’aux élections « et éviter une pression intolérable sur le droit du peuple grec à un choix démocratique ».

S’étant clairement déclaré pour un NON sonore, Tsipras est rentré préparer la journée de samedi qui s’annonce chargée.

L’un après l’autre, les ministres ont déclaré aux caméras de la chaîne publique ERT qu’ils appelaient à voter pour le non, les conditions inacceptables faites par l’Eurogroupe et les créanciers ne laissant pas d’autre choix.

L’agence Bloomberg a aussitôt fait savoir que les banques grecques resteraient ouvertes lundi. De fait, les distributeurs sont déserts.

Les bureaux du FMI avaient annoncé hier soir qu’un retard du remboursement de 1,7 milliard d’Euros au FMI mardi prochain « ne signifierait rien d’autre qu’un retard de paiement » et non une faillite, démentant l’annonce faite précédemment par Mme Lagarde.

Pour les Grecs, le NON est le symbole de la résistance populaire du pays au fascisme, puisque c’est cette réponse opposée à Mussolini le 28 octobre 1940, qui constitue le moto central de l’une des deux fêtes nationales. « Je suis sûr que votre réponse honorera l’histoire de notre pays. Rappelons ensemble à l’Europe qu’elle est la maison des peuples, qui nous appartient comme nous lui appartenons. Pour la souveraineté et la dignité de notre peuple ! » Tsipras, vendredi 26 juin 2015.

 

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L’arrogance des puissants n’a qu’un temps !

Posté par jacques LAUPIES le 27 juin 2015

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L’arrogance de Lagarde que ma voisine, qui a tendance à transférer sur le physique des personnes dont elle ne partage pas le point de vue, attribue à la patronne du FMI, est en la circonstance tout à fait évidente !

Mais les gestes paternels de Junker envers Tsypras, les allures rondouillardes de Hollande et celles de Merkel ne contribuent pas pour autant à rendre plus sympathique les uns et les autres qui préparent un enterrement de première classe pour le gouvernement grec pour l’instant fidèle à ses principaux engagements.

Mais si ces braves gens ont des intentions morbides plus ou moins avouées, par delà leur apparence sèche ou débonnaire, on peut aisément en comprendre la raison qui tient dans leur raisonnement très calculateur même si l’histoire peut leur réserver encore bien des surprises.

Qui peut penser qu’un jour ces serviteurs zélés de la finance et du capital n’auront pas de compte à rendre à ce prestigieux peuple grec qui porte en lui un des berceaux de notre civilisation, qui peut penser que dans la patrie de Goethe, dans celle Rousseau, dans celle de Shakespeare, des voix ne s’élèveront un jour assez fort pour dire non aux trafiquants exploiteurs maitre des marchés financiers qu’à des degrés divers les chefs d’états actuels représentent.

Même s’ils se prévalent d’élections démocratiques, le simple fait de ne pas respecter, chaque fois que cela les contrarie les expressions populaires (non respect du rejet de la constitution européenne, comme aujourd’hui non respect de l’élection de Syriza en Grèce) auquel s’ajoute les tripotages médiatiques qui en font de pseudos représentants du peuple, les dévalueront, les rendront responsables des poussées fascisantes et extrémistes qui se manifestent.

Des expressions de révolte et de colère manipulées dont ils ne pourront continuer à se servir comme d’un bouclier pour parer des opinions publiques contenues dans la passivité.

 

Le PCF déclare le FMI « hors de la zone euro »

Sébastien Crépel
Vendredi, 26 Juin, 2015
Humanite.fr

 

Un rassemblement s’est tenu, vendredi, devant les locaux parisiens de l’institution qui cherche à faire capoter tout accord avec la Grèce respectant le mandat du gouvernement Tsipras.
Les militants communistes sont ulcérés par l’attitude du Fonds monétaire international (FMI) dans les négociations avec le gouvernement grec, et ils ont décidé de le faire savoir à la première intéressée, sa directrice générale. Vendredi midi, une centaine d’entre eux ont débarqué devant les locaux français de l’institution, situés avenue d’Iéna à Paris, pour dire ses vérités à Christine Lagarde.
Depuis l’arrivée du gouvernement Tsipras, le FMI joue les jusqu’au-boutistes avec Athènes, en refusant les propositions visant à faire payer les riches plutôt que les salariés et les retraités dans la recherche d’un accord avec les créanciers pour permettre le déblocage de la dernière tranche d’aide due à la Grèce. Les communistes n’ont pas pris de gants, à l’instar de l’ancienne ministre sarkozyste qui n’en prend pas davantage avec le gouvernement d’Alexis Tsipras : « FMI, dégage ! » ont scandé les manifestants munis de grandes pancartes, devant les portes du bâtiment restées closes.
Le rassemblement visait à réaffirmer la solidarité des communistes français avec le choix démocratique d’un pays qui « toute sa place » dans l’Union européenne. « Vous êtes copropriétaire de l’Europe ; ce n’est pas à la Grèce de sortir de la zone euro, c’est au FMI de sortir de notre Europe », a lancé Anne Sabourin, représentante du PCF au Parti de la gauche européenne (PGE), dont est membre le parti du premier ministre grec, Syriza.
Puis, à l’adresse de François Hollande : « Où est la France dans ces négociations et dans la bataille publique pour le respect d’un peuple et de ses revendications légitimes ? » a demandé la responsable communiste, pour qui les gouvernements de l’UE jouent « les irresponsables » par « crainte de l’effet contagion » de la volonté du peuple grec de tourner la page de l’austérité, en cas de succès du gouvernement Tsipras.
Pour Vangelis Goulas, représentant de Syriza Paris, présent à ses côtés, les autres gouvernements et la Commission européenne se rendent complices d’« un coup d’Etat silencieux, un coup d’Etat financier », en laissant le FMI « saccager l’économie d’un pays ». « Ils sont en train de créer les conditions pour renverser le gouvernement Tsipras, appuie Didier Le Reste, conseiller de Paris PCF-Front de gauche. Samaras (l’ancien premier ministre grec conservateur, battu aux élections du 25 janvier – NDLR) oeuvre en Grèce avec le soutien ostensible de l’Union européenne pour un gouvernement d’union nationale qui pourrait comprendre, peut-être, des représentants d’Aube dorée », le parti néonazi.
Un dessein politique, seul à même d’expliquer l’intransigeance du FMI, tant celle-ci est « contradictoire avec sa propre doctrine », expose à l’Humanité l’économiste communiste Denis Durand. « Ses dernières études montrent que les inégalités sont mauvaises pour la croissance et l’emploi, et donc pour faire baisser la dette. Le FMI sait que pour faire repartir l’économie grecque, il faut des investissements publics financés par l’emprunt que pourrait consentir la Banque centrale européenne, et qu’il ne faut pas exiger des taux d’excédents primaires (la partie du budget de l’Etat grec, hors remboursement de la dette, que le gouvernement devra dégager sans avoir le droit de la dépenser – NDLR) qui obligeraient à tailler dans les dépenses sociales », poursuit l’économiste.
Pourquoi, alors, la France n’interviendra pas plus fermement pour faire cesser cet acharnement, si même les arguments économiques font défaut, de l’aveu même du FMI ? Pour la sénatrice PCF et conseillère régionale d’Île-de-France, Laurence Cohen, cela s’explique par « le fait que François Hollande, à la différence d’Alexis Tsipras, a renié ses engagements de campagne. Que le premier ministre grec parvienne à les tenir le mettra en difficulté devant les Français », analyse l’élue.

Attentats : Contre l’abject, la fraternité !

Vendredi, 26 Juin, 2015
Humanite.fr

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 dans POLITIQUE

AFP
C’est un vendredi noir du terrorisme. La France et la Tunisie sont à nouveau frappées par l’horreur, et les réactions sont unanimes.
  • Déclaration de Patrick Le Hyaric. Directeur de l’Humanité, Député au Parlement européen Contre l’abject, la fraternité ! C’est avec effroi que nous avons appris l’attentat perpétré contre une usine chimique de Saint-Quentin Fallavier. Ce crime est doublé d’une mise en scène abjecte. Une nouvelle fois, la France est confrontée à l’horreur. La Tunisie, là où sont nées les révolutions arabes pour la justice et la liberté, a subi une seconde attaque à Sousse où 27 personnes ont trouvé la mort. Aucune excuse, aucune complaisance ne sont acceptables face aux fanatiques de la mort et à tous les porteurs de haine. Face à la barbarie, opposons les moyens nécessaires pour garantir la sécurité, donner des moyens à l’éducation, à la culture et l’accès à l’emploi, les mains tendues pour vivre ensemble et pour que vivent vraiment les valeurs de la République
  • François Hollande et le président tunisien Béji Caïd Essebsi ont exprimé vendredi « leur solidarité face au terrorisme ». Lors d’un entretien téléphonique, « les deux présidents ont exprimé leur solidarité face au terrorisme et leur intention de poursuivre et intensifier leur coopération dans la lutte contre ce fléau ». François  Hollande a fait part à son homologue « du soutien de la France dans l’épreuve que connaît la Tunisie ».
  • Manuel Valls, premier ministre : « Cette attaque au scénario abject, exposition d’une tête décapitée, puis percutage d’une bouteille de gaz avec un véhicule, avec la volonté de faire mal, de tuer, démontre que la menace djihadiste demeure toujours extrêmement élevée. Elle pèse lourdement sur notre pays. Nous ne cessons de le répéter avec le président de la République et le ministre de l’Intérieur. Face à ce défi majeur, nous ne devons à aucun moment baisser la garde. […] La France est une nation forte et solidaire et elle ne cèdera jamais à la peur. Il ne peut y avoir la moindre faiblesse. Nous sommes engagés dans une lutte et une lutte de longue haleine, contre le terrorisme, sur notre sol et à l’extérieur ».
  • François Bayrou, président du MoDem: « Devant toutes ces horreurs en Isère et en Tunisie il faut comprendre ce que ces terroristes cherchent à obtenir. En France, ils cherchent notre affolement dont la peur deviendrait la cause. En Tunisie, ils cherchent à obtenir la misère pour le peuple par l’effondrement du tourisme causé par la peur. En face de tout cela, notre réponse doit être d’abord le calme, ensuite la solidarité, enfin la lutte implacable. »
  • Lydia Guirous, porte-parole des Républicains: « La menace terroriste en France a franchi un cran supplémentaire dans l’escalade du mal et de la violence. Aujourd’hui, comme en janvier, la France est attaquée dans sa chair. Nous sommes en guerre contre la barbarie. Une riposte forte et sans concession doit être adressée et plus aucun arrangement ne doit être fait face à la montée de l’islamisme mortifère. »
  • Kamel Kabtane, le recteur de la Grande mosquée de Lyon, a déclaré: « La France vient de vivre son second choc en moins de six mois ». Un « attentat diabolique perpétré en plein mois de Ramadan ». « Nous ne pouvons tolérer ce que ces messagers de la haine font au nom de l’islam. »
  • Dalil Boubakeur, président de l’institution représentative de l’islam de France : « Le CFCM condamne avec la plus grande vigueur l’attentat terroriste qui a visé l’usine Air Products de Saint-Quentin-Flavier en Isère ». « Le CFCM tient à exprimer sa plus profonde indignation devant ces actes inqualifiables qui ne peuvent se réclamer d’une quelconque religion ou d’une quelconque cause et appelle l’ensemble de la communauté nationale à la vigilance, à l’unité et à la solidarité ».
  • Le président de l’Observatoire national contre l’islamophobie, Abdallah Zekri, a de son côté « condamné avec force ce terrorisme barbare et aveugle qui se proclame d’un projet religieux mais qui est en totale contradiction avec les valeurs de l’islam et encore plus particulièrement en ce mois de ramadan, mois de piété, de fraternité et de partage ». « Une décapitation en Isère! Le sommet de l’abject et de l’abomination a été atteint. Il est temps que les grandes puissances réagissent de manière efficace et se désolidarisent des pays qui financent en sous-main ce terrorisme ».
  • L’Allemagne et l’Espagne ont également condamné l’attentat, fustigeant une « haine aveugle » et s’affirmant unis contre « la barbarie ». « Je condamne fermement l’attentat » commis en France. « Les démocrates feront toujours front contre la barbarie », a écrit Mariano Rajoy sur son compte twitter.L’Allemagne et la France sont « unies contre la haine aveugle du terrorisme », a de son côté déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier. « Nous condamnons dans les termes les plus durs cet acte de terrorisme et de fanatisme », a ajouté M. Steinmeier, dans un communiqué diffusé par ses services.
  • Le Secrétaire Général du Conseil de l’europe Thorbjørn Jagland. « Les attaques meurtrières perpétrées aujourd’hui en Tunisie et en France sont d’une horreur absolue. Nos pensées vont à nos amis tunisiens et à la France, notre État membre et pays hôte. Nous sommes tous sous le choc et éprouvons une peine immense pour les victimes. L’Europe et ses voisins devront travailler encore plus étroitement ensemble pour combattre la menace commune que représentent le terrorisme et l’extrémisme. »
  • Les faits : Attentat en Isère: « L’attaque est de nature terroriste » déclare François Hollande Violente attaque en Tunisie contre un Hôtel touristique

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L’Élysée à portée d’oreilles de la NSA

Posté par jacques LAUPIES le 26 juin 2015

Un commentateur indiquait en substance à la télé : tout le monde espionne tout le monde, il suffit de ne pas se faire prendre.

Cet homme a probablement raison sauf que lorsque l’on prend les espions la main dans le sac on ne peut laisser passer l’évènement sans rien dire !

Il est bien probable que l’évolution fulgurante des nouvelles techniques de communication ne pourra guère nous épargner les espionnages généralisés, dussent-ils au niveau des états ou à celui du simple citoyen qui aimerait bien qu’on lui foute la paix sur sa vie privée.

Bien entendu, comme à l’habitude ce sont ceux qui disposent des moyens les plus conséquents qui profiteront de cet acte de vilénie.

Alors que reste t il pour éviter cela ? Sans doute une société ou la vérité et la transparence ne ferait peur à personne.

Le chemin risque d’être long pour y parvenir. On peut toujours en rêver !

 

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L’Élysée à portée d’oreilles de la NSA

Bruno Odent

Jeudi, 25 Juin, 2015

L’Humanité

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AP

Paris juge « inacceptable » l’espionnage sur les trois derniers chefs de l’État français mais se contente de réclamer le respect d’engagements antérieurs de Washington. Il appelle en même temps à « la mesure ».

Les téléphones des trois derniers présidents français ont été placés sur écoute par les services de la NSA, l’Agence nationale de sécurité des États-Unis. Les documents émanant du site WikiLeaks du lanceur d’alerte Julian Assange, publiés hier par le quotidien Libération, sont sans appel. Aucune des démarches des trois chefs d’État, y compris celles qu’ils auraient souhaitées les plus confi dentielles, n’a échappé aux grandes oreilles de Washington.

Après une série de scandales du même type, ces révélations prennent, cette fois, une dimension encore plus explosive et concrète. La preuve est apportée d’actes de barbouzerie systématiques au sommet de l’État par une puissance réputée alliée. « Inacceptable » , a dit le Conseil de défense réuni hier par le président français qui se contente toutefois de s’en remettre à un entretien téléphonique avec Barack Obama pour « rappeler que des engagements avaient été pris » par Washington, en 2013, après de premières révélations sur l’espionnage des télécommunications des Français. Trop graves, des conséquences doivent être tirées immédiatement d’un tel comportement. À commencer par « stopper toutes les négociations sur le traité de libreéchange transatlantique », a déclaré hier André Chassaigne, chef de fi le des députés PCF/Front de gauche à l’Assemblée.

Paris en appelle au respect des engagements pris par Washington en 2013 quand une première vague de révélations de WikiLeaks avait dévoilé l’ampleur du système d’espionnage des télécommunications des Français par la NSA. Dans le communiqué publié à l’époque, François Hollande et Barack Obama avaient souligné : « Les opérations de collecte de renseignements doivent être encadrées, notamment dans un cadre bilatéral, pour servir efficacement la seule lutte qui vaille, c’est-à-dire la lutte contre le terrorisme. » Sauf à considérer comme légitime de porter des soupçons de terrorisme sur leur personne, l’espionnage des trois derniers chefs de l’État français est en complète contradiction avec cette déclaration solennelle. Jane Hartley, la locataire de l’ambassade des États-Unis, dont le toit semble truffé des instruments d’écoutes les plus sophistiqués derrière un grossier dispositif de camouflage, a été convoquée. Il ne semble surtout pas question pour autant d’en tirer des conséquences plus tangibles. « Il faut qu’on garde la mesure », a aussitôt tempéré hier le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, invoquant « les liens historiques entre les deux pays » et, une fois encore, « le combat commun contre la menace terroriste… »

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Le nerf de la guerre

Posté par jacques LAUPIES le 25 juin 2015

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Comme un air de reproche…

 

L’argent qui matérialise en quelque sorte le travail humain permet, qu’on le veuille ou non, pour celui ou ceux qui en disposent, d’exercer un pouvoir exorbitant sur ceux qui en sont démunis.

Ainsi il ne faut surtout pas pour ces derniers laisser les premiers en disposer à leur guise.

C’est cependant ce qui se produit quand des banques privées et les possédants des richesses de ce monde : terres, entreprises et outils de production, nous imposent non seulement dans la perspective de créer de nouvelles richesses pour s’en accaparer un peu plus, mais également en prêtant aux collectivités et états censés gérer le bien commun, le service public, à  leur avantage.

L’argent entre les mains des états afin de favoriser les choix politiques en faveur de ceux qui produisent, donc quasiment l’immense majorité du peuple présenterait-il un risque pour le développement de l’humanité ? C’est cependant l’idée qui prévaut dans l’esprit de nombre de citoyens pour qui les dirigeants politiques élus du peuple ne valent pas mieux que les propriétaires à titre privé ! Au mieux disent certains on peut se contenter d’accepter cette dernière formule et contrôler l’usage que font les riches de l’argent des autres !

L’idée est très répandue, selon laquelle il y a plus de raison, de sérieux, d’efficacité chez celui qui possède un bien que chez celui qui en a simplement la gestion que d’autres lui ont confiée.

Cela peut faire sourire mais depuis ma plus tendre enfance j’entends cet argument : tu soignes mieux ta maison, ta voiture (quand ce n’est pas ta femme ou tes enfants) si tu en possèdes la propriété. Et l’argument selon lequel le travail a fait naitre l’excédent que nombre de civilisations ont transformé en une accumulation de biens accaparés arbitrairement, défendus bec et ongles avec une violence séculaire, marquant ainsi cette « perversité » de la nature humaine, cette idée est loin d’être en voie d’extinction.

D’autant que naissent constamment sous des formes nouvelles des systèmes d’appropriation qui impliquent des masses importantes d’individus (classes et couches sociales) donnant l’impression d’une avancée et d’un meilleur partage alors que l’inverse se produit.

L’idée communiste a dans ces conditions de la peine à se généraliser et cependant tout tend à l’imposer devant les réalités. Tel est sans doute le paradoxe de notre temps. Mais elle a besoin pour cela, elle aussi, d’une maitrise de l’argent…Ce que semblent oublier certains rêveurs qui pensent qu’envahir les rues un beau soir peut suffire !

A moins que ce ne soit le prélude à la récupération de ce qui nous a été volé  : la propriété des banques.

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Un projet commun à élaborer

Posté par jacques LAUPIES le 24 juin 2015


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Ep. 28 -- La France en commun por CN-PCF

 

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Aider l’Huma doi-être une priorité pour tous les militants et sympathisants communistes

Posté par jacques LAUPIES le 24 juin 2015

 

Il y a deux niveaux incontournables où doit se porter l’aide du militant : celui où se fait l’information et l’analyse politique des évènements et dont me semble t-il l’Humanité est le support essentiel, irremplaçable et indispensable, celui ou se retransmet le message  qui doit en résulter, à l’initiative du militants, en fonction de son environnement social, de ses possibilités de contacts.

Bien sur chacun fait à sa mesure et selon ses moyens car cela à toujours un cout, demande du temps, celui de l’élaboration et de la diffusion du message. Mais comment résister à la désinformation ou simplement à l’omission d’un évènement politique important par les plus grands médias si nous ne sommes plus nombreux, au quotidien à avoir cette préoccupation.

J’enrage ici dans ce blog très souvent contre un entourage soumis à des journaux télévisés, radiodiffusés, écrits qui accédant à l’info le matin ne choisissent pas le sujet à débattre, s’autorisent à émettre un point de vue qu’astucieusement leur ont soufflé quelques journalistes ayant eux-mêmes puisé leur inspiration dans le vent dominant des pouvoirs en place.

Ainsi au sujet de l’affaire grecque le commentateur politique de la deuxième chaine nous informait, alors que le bras de fer commençait entre Tsipras et la célèbre troïka, que les français allaient devoir payer la note puis, au fil des jours, après un silence étonnant de la dite chaine, le sujet était un peu plus développé avec malgré quelques témoignages de citoyens grecs triés sur le volet pour faire peur.

Le sérieux de la confrontation était exposé avec quelques arguments plus sérieux concernant le positionnement du gouvernement grec face à l’Europe. Totalement ignorée bien sur les manifestations de solidarité de la gauche européenne laquelle voyait ses représentants conduits par Pierre Laurent reçus à l’Elysée. Avec un progrès notable concernant la position de François Hollande.

Autant sur le fond que sur la forme l’Huma a pu traiter l’évolution des discussions et mis en avant la position du gouvernement grec qui va certes au compromis, mais ne semble en aucun cas se mettre à genoux, ni vouloir provoquer une crise fatale pour les européens ou pour eux-mêmes.

Tout cela démontre que la bataille de l’information est cruciale et que nous devons nos seulement, comme nous le faisons ici modestement,  recentrer les informations essentielles mais également prendre des dispositions pour ne pas laisser ceux qui n’accèdent pas à nos commentaires avec le web, livrés aux seuls médias tels qu’ils fonctionnent actuellement.

Pour cela nous avons besoin d’une presse quotidienne et de revues théoriques spécialisées. Encore faut-il les faire connaître et les utiliser !

 

Aider l'Huma doi-être une priorité pour tous les militants et sympathisants communistes dans POLITIQUE

 

Un appel de Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité

SOUSCRIPTION
Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité
Mardi, 23 Juin, 2015
L’Humanité

 

Nous partageons la conviction que nous ne pourrons surmonter les obstacles qu’ensemble et que c’est possible parce que nous mesurons ce que représente une presse comme la nôtre, au service des mouvements sociaux et des forces progressistes.

La situation financière de l’Humanité est très préoccupante. Les coûts de production et de distribution augmentent, les recettes publicitaires régressent et celles de diffusion connaissent un léger recul.

D’autres quotidiens et hebdomadaires connaissent des difficultés dans une crise de mutation qui affecte l’ensemble de la presse écrite, en France et à l’étranger. Mais, contrairement à la plupart de nos confrères, nous ne pouvons pas espérer le soutien financier de puissants groupes. Nous ne pouvons compter que sur nous et sur vous, les lectrices et lecteurs, les amis de nos journaux.

Pour la part qui nous revient, nous avons engagé un plan d’économie très sérieux qui demande des efforts à celles et ceux qui écrivent, diffusent et gèrent nos journaux. De votre côté, vous avez dû supporter certaines augmentations de nos tarifs.

Vous êtes près de 13 000 à avoir versé à la souscription exceptionnelle que nous avons été contraints de lancer, pour un montant de 1,8 million d’euros. Ce ballon d’oxygène a permis jusque-là d’éviter le pire et, du fond du cœur, j’en remercie tous les souscripteurs. Mais, éviter le pire ne nous sort pas de la zone dangereuse, celle des difficultés de trésorerie qui peuvent nous empêcher de respecter les échéances diverses qui nous assaillent.

Nous poursuivons donc cette campagne de souscription.

Télécharger le formulaire de don et de prêt

D’autre part l’amplification de la diffusion et le règlement rapide d’un grand nombre de « bons de soutien », donnant droit à l’entrée à la Fête de l’Humanité, nous permettront de disposer des ressources nécessaires à la construction des installations sur le terrain du parc G. Valbon à La Courneuve, dès la mi-août. Une diffusion et des règlements d’un niveau insuffisant aggraveraient d’autant plus nos difficultés de trésorerie qu’en dépit de nos démarches, les banques nous refusent, même provisoirement, la moindre ligne de crédit. Placer des bons de soutien donne donc tout son sens à ce que fut l’origine de la Fête de l’Humanité, conçue pour contribuer à faire vivre notre journal. Raison de plus pour s’y atteler sans attendre, en voyant large, très large.

Enfin, nous voudrions solliciter un prêt de celles et ceux d’entre vous qui le peuvent, personnes, collectifs, associations ou organisations. Un prêt bien entendu remboursable pour sortir du rouge et voir venir, comme on dit. Nous nous engageons à restituer les sommes versées au 31 mai 2016. Chaque prêteur recevra, à réception de son engagement, une attestation à faire valoir au moment du remboursement.

Par les temps qui courent, j’ai conscience de demander beaucoup mais je sais aussi d’expérience qu’on ne fait jamais appel en vain à votre engagement. Nous partageons la conviction que nous ne pourrons surmonter les obstacles qu’ensemble et que c’est possible parce que nous mesurons ce que représente une presse comme la nôtre, au service des mouvements sociaux et des forces progressistes. Ils en ont bien besoin tant est puissant le courant de régression sociale, économique, écologique, politique, morale et éthique que connaissent la France et l’Europe.

Je suis persuadé que nombre de nos amis et lecteurs vont une nouvelle fois s’engager pour que vive l’Humanité.

En vous remerciant par avance.

Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité

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Les spécialistes de l’enfûmage

Posté par jacques LAUPIES le 23 juin 2015

 

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Ravi de savoir qu’une Ministre du Gouvernement Valls pense comme moi. Hyper flatté, mon égo ne peut résister au besoin d’en rajouter.

Cette idée, selon laquelle notre société confrontée au développement des sciences et des techniques doit se préoccuper de partager sérieusement le travail, qu’il ne peut être envisagé sérieusement d’en augmenter la durée pour une partie des producteurs de marchandises, pendant que nécessairement une autre partie tomberait dans l’inactivité, fut-elle assistée, me parait tellement évidente et juste que j’avoue ne pas comprendre que des énarques puissent encore soutenir que ce n’est pas possible.

Il est vrai que lesdits énarques ont la culture de l’étude quasi permanente et que peut-être leur intelligence s’en trouve affectée. Travailler 3200 heures à 100 n’est ce pas mieux que de travailler 3200 heures à 91 ?

Ce qui, naturellement,  conduit nos élites à nous rétorquer :  oui mais à condition de réduire les salaires en conséquence pour ne pas renchérir la valeur de la marchandise et rester compétitif. Car ces élites pour la plupart ignorent que la production engendre un profit, né d’une plus-value, dont le salarié ne voit généralement pas la couleur et qu’empochent les actionnaires. Ils ignorent tout autant que ceux qui produisent consomment et que réduire leur pouvoir d’achat serait mortifère.

Donc pas d’autre issue pour qui se dit défenseur du peuple (très majoritairement salarié) que de prendre une position de classe : celle des exploités. Comme je suppose que notre premier Ministre et ses acolytes ne sont pas tout à fait idiots et qu’ils connaissent parfaitement cette logique, j’en déduit qu’ils ont choisi leur camp, celui des exploiteurs, en toute connaissance de cause !

Rien de bien original que de faire ce constat, mais tout de même, voir si peu de gens autour de moi se poser la question m’interpelle. A tel point que j’ose espérer que la revendication des 32 heures par semaine sans perte de salaire va prendre de l’ampleur !

Osez Camarades, de gauche et même de droite, il y a là de quoi foutre dedans toute cette bande d’énarques et autres élites qui nous saoulent à longueur d’antenne avec la complainte de la dette, en martelant que le chômage n’aura d’issue positive que dans la, réduction de la durée du travail et dans l’augmentation des salaires.

 

 

 

 

Taubira, un obstacle de plus  sur la route libérale de Valls

Frédéric Durand
Lundi, 22 Juin, 2015
L’Humanité

 

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Photo : Bertrand Guay/AFP

Jeudi, à l’Assemblée nationale, après l’examen de la motion de censure déposée par la droite. Contrairement à Emmanuel Macron, Christiane Taubira rêve d’un monde où l’on pourrait travailler 32 heures par semaine et se reposer le week-end.
Photo : Bertrand Guay/AFP
Dans un contexte déjà très tendu en interne pour le Parti socialiste, les déclarations de la garde des Sceaux, marquant ses distances 
avec la politique d’accueil des migrants et certains principes de la loi Macron, irrite le premier ministre, qui en appelle au « pragmatisme ».

C’est bien connu, il y a les réalistes et les rêveurs. Manuel Valls se revendique sans broncher du premier camp, même si sa politique ne porte pas en germe la moindre réussite sur le plan économique et social. 600 000 chômeurs de plus depuis le début du quinquennat ne le découragent pas et il n’a de cesse – ce fut le cas encore vendredi – d’appeler son gouvernement à « être pragmatique » et à « sortir des dogmes ». Une réponse abrupte aux déclarations, un peu plus tôt, de sa ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui avouait rêver « d’un monde où l’on pourrait travailler 32 heures par semaine » afin de préserver « la vie personnelle et la vie familiale ». Et pour marquer ses distances avec la loi Macron, passée en force à l’Assemblée nationale en début de semaine grâce au 49.3, la garde des Sceaux a poursuivi : « Je rêve d’un monde où le samedi et le dimanche on ne travaille pas. »

L’utilisation du 49.3 vécue 
comme une provocation

Mais ce n’est pas tout : Christiane Taubira s’est aussi démarquée de la politique du gouvernement sur l’accueil des migrants en préconisant « humanité et ouverture ». « Il ne va pas de soi de s’occuper des victimes d’ailleurs, mais pour le pays, pour la puissance publique, il faudra instaurer ce changement culturel, il nous faudra rester humains », expliquait-elle, vendredi, lors des Assises nationales de l’aide aux victimes à Noisiel, en Seine-et-Marne.

De quoi irriter Matignon. D’autant que la ministre en question, qui menace désormais à demi-mots de quitter le gouvernement si sa réforme sur la justice des mineurs ne se fait pas, est difficilement congédiable : c’est le dernier atout qui permette au gouvernement d’afficher un semblant d’élargissement dans une majorité qui s’est considérablement rétrécie, ces derniers mois. Notamment avec l’éviction, à la sortie de l’été 2014, de trois ministres « critiques » : Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti.

Mais aussi à cause de tensions internes que le congrès de Poitiers n’a pas su désamorcer. L’utilisation du 49.3, à peine les documents du congrès rangés dans les armoires, a été vécue comme une provocation par l’aile gauche du PS et les frondeurs : « Au moment même où le premier secrétaire (Jean-Christophe Cambadélis – NDLR) s’adressait aux députés pour esquisser quelques initiatives, tombait l’annonce de l’emploi de l’article 49-3. Je ne sais si le premier secrétaire l’a regretté ; pour ma part, je considère que c’est un camouflet terrible pour le PS », expliquait le meneur de la fronde, Christian Paul, lors du Conseil national du Parti socialiste qui se tenait à huis clos, samedi, à Paris. « Il est inconcevable, impardonnable que, trois jours après le congrès, le gouvernement annonce une mesure inédite, demandée depuis trois ans par les syndicats patronaux : le plafonnement des indemnités que perçoivent les salariés en cas de licenciement abusif », 
a insisté le député de la Nièvre.

Pour Jean-Christophe Cambadélis, l’utilisation du 49.3 n’est que la réponse au refus des frondeurs de signer l’« adresse aux Français », qui devait clore, sur une note de rassemblement, le congrès de Poitiers.

Constituer un second groupe, dissident, une idée qui circule

Reste que les prises de position de Christiane Taubira s’inscrivent dans un contexte de crispation et de dispersion internes inédit. Si bien que l’idée, pour les contestataires socialistes, de constituer un second groupe, dissident, à l’Assemblée nationale, circule de plus en plus ouvertement dans les couloirs.

Plus ennuyeux pour le gouvernement, c’est la clé de voûte de sa politique qui pourrait céder, dès la rentrée, si le budget 2016 n’est pas voté. « La prochaine occasion, c’est le budget pour 2016 et la réorientation des 15 milliards, au moins, du pacte de responsabilité, vers l’investissement privé et public », prévenait samedi Christian Paul. Une promesse de la motion majoritaire portée par le premier secrétaire qui avait permis de rallier Martine Aubry à sa cause, mais qui ne s’imposera sans doute pas dans les faits. Au risque de « nourrir une nouvelle fois la déception et le procès en trahison », comme le redoutent les frondeurs. Lesquels, confinés dans une minorité de laquelle ils n’ont pas réussi à s’extirper, peinent à incarner l’espoir au sein de leur parti. Autant que pour le reste de la gauche, qui semblait espérer des gestes de rupture plus marqués avec la politique jugée libérale du gouvernement. Si l’alternative peine à se construire, cela ne règle en rien les soucis d’un François Hollande qui voit s’approcher à grands pas 2017, alors que la confusion règne dans son camp.

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