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Les produits français dans le piège de l’import-export

Posté par jacques LAUPIES le 31 juillet 2015

Entretien réalisé par 
Marie-Noëlle Bertrand

Mardi, 28 Juillet, 2015
L’Humanité

 

Pour Victor Pereira, animateur du pôle élevage de la Confédération paysanne, la difficile promotion des produits français puise ses racines dans un système visant lui-même les marchés mondiaux.

Qu’est-ce qui freine le « consommez français » ?

VICTOR PEREIRA D’abord, un problème d’adéquation entre la production et la demande. Exemple avec la viande bovine : en France, nous consommons essentiellement des femelles (à 75 %) et peu de bœuf. Or, nous produisons un tiers de jeunes bovins. Résultat, nous importons un quart de notre viande, tandis que nous exportons broutards et taurillons vers l’Italie ou l’Espagne. Pourquoi s’obstine-t-on dans ce choix ? D’autant que nos débouchés traditionnels saturent. Cela nous oblige à viser du côté de la Grèce, de l’Égypte ou de la Turquie… autant de marchés instables à faible pouvoir d’achat, qui ne permettent pas une revalorisation du prix des produits français. En outre, il faut choisir : on ne peut pas plaider pour le « consommez français », tout en cherchant à développer les marchés à l’export. Peut-on refuser la concurrence des autres pays, tout en cherchant à imposer la nôtre ?

 

Le ministre de l’Agriculture rétorque la même chose aux agriculteurs qui bloquent les camions étrangers…

VICTOR PEREIRA Sauf que Stéphane Le Foll est lui-même responsable de ce discours, quand il prône le développement des exportations, même dans des filières comme le porc, où nous ne produisons pas suffisamment pour répondre à notre demande, singulièrement dans la charcuterie salaison. Porté par les politiques publiques, ce discours offre un cap aux agriculteurs. On leur dit : grandissez pour être compétitifs ! Ils grandissent. Avec ce paradoxe : ce sont les plus grosses fermes, celles qui ont fait de lourds investissements, qui ont le plus besoin d’aide. Les éleveurs herbagés, qui n’ont pas surinvesti dans leurs structures et dont l’alimentation des bêtes coûte peu, sont moins affectés par la crise. Avec cet autre fait, aussi : s’agrandir s’opère forcément au détriment des autres. Beaucoup d’éleveurs suivent, en 
espérant être parmi les 25 000 éleveurs laitiers qui existeront encore dans dix ans (contre 60 000 aujourd’hui – NDLR).

Mais beaucoup voient le marché à l’export comme une planche de salut…

VICTOR PEREIRA Il est difficile de résister au discours sur la compétitivité, la restructuration, la modernisation, le rééquilibrage de la balance commerciale… Mais regardons les choses en face : depuis vingt ans, les exportations agroalimentaires françaises ont quadruplé. Les paysans vivent-ils mieux ? L’Allemagne, elle, est portée comme un exemple à suivre. Pourtant sa balance commerciale affiche 12 milliards d’euros de déficit. Autrement dit, elle importe plus qu’elle n’exporte. Celle de la France, pour l’heure, est excédentaire.

 

Quelle est la part de responsabilité de la grande distribution dans la mise en concurrence des produits français et étrangers ?

VICTOR PEREIRA Autant que les industriels, elle profite du système et d’un marché européen où la concurrence est exacerbée. Certes, les grandes enseignes alimentent la guerre des prix. Mais elles ne font pas toute la mécanique. On peut toujours les enjoindre à valoriser les produits français : cela restera de l’incantation. Pour qu’une enseigne renonce à acheter au moins coûtant, il faut que toutes jouent le jeu. Et pourquoi le feraient-elles ? Les agriculteurs eux-mêmes le savent : quand un tracteur est moins cher en Italie, ils l’achètent en Italie. Soit on l’accepte, soit on remet en cause tout le système de libéralisation. Mais cela, ni le gouvernement, ni les syndicats agricoles majoritaires ne le font.

L’homme qui tape sur l’épaule des paysans avant de leur pisser dessus

Gérard Le Puill
Mercredi, 29 Juillet, 2015
Humanite.fr

 

Collaborateur de l’hebdomadaire La France Agricole et auteur de points de vue sur les crises agricoles dans le quotidien  Les Echos, Nicolas-Jean Brehon se veut sympathique avec ses lecteurs paysans mais les méprise profondément quand il s’adresse au patronat pour parler d’eux .

Collaborateur de l’hebdomadaire La France Agricole et auteur de points de vue sur les crises agricoles dans le quotidien  Les Echos, Nicolas-Jean Brehon se veut sympathique avec ses lecteurs paysans mais les méprise profondément quand il s’adresse au patronat pour parler d’eux .

 

L’homme n’est pas connu des lecteurs de l’Humanité. Il se nomme Nicolas-Jean Brehon et n’affiche aucun titre professionnel quand il écrit une chronique dans La France agricole sous le logo « En coulisses à Bruxelles ». Mais il rédige aussi un « Point de vue » de temps à autre dans le quotidien Les Echos. Le journal  préféré des milieux d’affaires le présente alors comme « professeur à l’IDREHEA, institut  de hautes études de droit rural et d’économie agricole ».

Dans l’hebdomadaire que lisent de nombreux paysans, Nicolas-Jean Brehon écrit en marchant  sur des œufs, sans doute avec le souci de ne pas faire perdre des lecteurs au journal qui le paie. Il explique un jour que ce n’est pas simple de simplifier la Politique agricole commune (PAC). Il dit un autre jour que les Appellation d’Origine Protégées (AOP) sont un atout à valoriser pour la production laitière et fromagère française. Il dit aussi  que l’organisation des producteurs de lait a du mal à s’imposer face aux firmes privées auxquelles ils livrent leur production. Il serait donc du côté des éleveurs ce Nicolas-Jean Brehon. Mais pas trop quand même.

Car une autre facette du même homme s’exprime dans «Les Echos», comme en témoignent ses propos dans l’édition du  28 juillet 2015. A 30 centimes  le litre de lait, il concède que les producteurs « ont raison de se plaindre. Mais ils se plaignent   pour de mauvaises raisons», ajoute-t-il. Car  la fin des quotas a été annoncée « il y a…seize ans ». Et puis, «ce n’est pas en France que le lait est le moins cher. Même si ce fut vrai. Sur le douze derniers mois, le prix français a été en dessous du prix allemand pendant quatre mois avec un écart maximal sur le prix de base de 1 centime. Mieux, c’est en France que la baisse des prix a été la plus faible  des grands pays laitiers,  moins 14% en France sur un an contre moins 21% en Allemagne et  moins 27% aux Pays Bas ».

Alors, ce qu’il faut en France « c’est juste passer de la lutte à la négociation. C’est aussi simple que ça », affirme  Brehon. Encore faut-il trouver des interlocuteurs pour «ça», ce que notre chantre du libéralisme oublie de dire. Pour le reste, l’avenir serait aux fermes à 1.000 vaches et plus. Car « dans les zones de déprise laitière, qui sont les plus fragiles, la grande ferme permet au collecteur d’aller chercher le lait des autres fermes », dans celle qui a regroupé tous les animaux. « C’est aussi simple que ça», dit encore Brehon. Il a juste oublié qu’il faut aussi nourrir les vaches concentrées sur un seul site. Et que le transport de nourriture du bétail sur de longues distances pollue plus et coûte aussi  plus cher que l’économie réalisée  sur la collecte du lait. Mais ce n’est pas l’industriel collecteur de lait  qui va payer le surcoût  dans ce cas précis. C’est aussi simple que ça, pourrait-on ajouter.

Pour le reste, « quand les Français doutent encore du fameux potentiel du marché chinois  et ne savent pas ce qu’ils font faire, les concurrents se préparent. C’est aussi simple que ça », ajoute une fois de plus  Nicolas-Jean Brehon avant de conclure doctement : « La profession a moins besoin  de prix que d’un cap. C’est aussi simple que ça»!

Ainsi donc, quand il s’adresse aux paysans dans La France agricole, Nicolas-Jean Brehon leur tape amicalement sur l’épaule. Quand ses propos dans Les Echos s’adressent  au patronat et aux spéculateurs pour parler des éleveurs, ces derniers se font pisser dessus!

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Faut pas rêver ?

Posté par jacques LAUPIES le 30 juillet 2015

 

Nous ne sommes plus au temps de l’Union Soviétique et de la solidarité entre le camp socialiste envers les luttes d’indépendances nationales.  De nos jours on ne prête qu’aux riches et à ceux qui se soumettent à eux.

Ce qui n’empêche les riches de se chamailler entre eux. Mais, c’est bien connu, ces derniers ne donnent rien contre rien ! La charité tout au plus, laissée aux bons soins de ceux qui apportent leur bénédiction à leur cupidité.

Quant à ceux qui prônent la liberté, la démocratie, le partage, s’ils ont les caisses vides qu’ils se démerdent ! Au pire on les enfoncera un peu plus car ils sont un mauvais exemples pour les possédants.

Mais au fait qui peut donner contre rien ?

Ainsi va le monde libéral, le monde capitaliste. Pourquoi donnerait il à ceux qui veulent réfréner leurs appétits, et même parfois les voir disparaître ?

Alors dans ces conditions il ne reste que deux solutions pour les pauvres : tout prendre et instaurer le partage ou bien végéter et gérer leur pauvreté dans leur coin. 

Oui je sais c’est bien plus compliqué que ça, car chaque nation a ses pauvres et ses riches, son niveau de développement. Les nations riches comme les nations pauvres. C’est pourquoi les pauvres ne doivent pas perdre ça de vue. En plus les pauvretés sont relatives : un pauvre français est différent d’un pauvre de Madagascar.

Peuples et Prolétaires de tous les pays y a du boulot  !

 

Grece : l’introuvable plan  « B », comme Brics

Rosa Moussaoui
Mardi, 28 Juillet, 2015
L’Humanité

 

Le ralentissement économique des pays émergents a privé la Grèce 
des nouvelles coopérations économiques sur lesquelles comptait Syriza.

Est-ce l’extravagance de l’accord extorqué sous la menace au premier ministre grec, le 13 juillet, à Bruxelles, qui débride l’imagination des journalistes de To Vima ? Le quotidien de droite affirmait, il y a quelques jours, que le président russe, Vladimir 
Poutine, aurait, le 5 juillet dernier, jour de la victoire du « non » au référendum, opposé une fin de non-recevoir à la sollicitation d’Alexis Tsipras, demandeur d’un prêt de 10 milliards de dollars pour financer un Grexit et « imprimer des drachmes ». L’histoire paraît peu crédible, surtout venant d’un titre ayant mené une campagne acharnée pour le « oui », présenté comme la seule garantie de maintien dans l’euro. Elle évoque toutefois l’échec d’un introuvable « plan B » dans lequel les pays émergents, Russie en tête, auraient pu jouer un rôle de pivot.

La Russie n’est pas prête à s’engager plus avant sur le terrain grec

Avant même la tenue des élections législatives anticipées, on évoquait ouvertement à Syriza la nécessité, pour une Grèce ancrée dans l’Union européenne, d’élargir l’éventail de ses coopérations économiques et de ses relations diplomatiques. Au mois de décembre 2014, alors que la chute du gouvernement Samaras était devenue inévitable, l’économiste Yannis Tolios, membre du comité central de Syriza, évoquait le projet de « renégocier la politique extérieure grecque ». « Les Chinois prêtent de l’argent aux États-Unis, une grande partie de la dette américaine est détenue par Pékin, remarquait-il. Pourquoi ne pourrions-nous pas nous tourner vers les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), nouer avec ces pays de nouveaux partenariats économiques ? »

Perspective d’autant plus rationnelle qu’Athènes entretient déjà des liens étroits avec les pays émergents et en développement, qui concentrent 53 % du total des exportations grecques de biens (33,5 milliards de dollars) et 51 % des importations (63,5 milliards de dollars). Principal partenaire commercial et premier fournisseur de pétrole et de gaz, la Russie a multiplié les échanges bilatéraux avec le gouvernement Tsipras, jusqu’à la signature en juin d’un accord sur le transit du gazoduc South Stream à travers la Grèce. Ces derniers jours, Athènes et Moscou ont trouvé la formule pour contourner l’embargo et permettre l’exportation de denrées agricoles grecques vers la Russie, via des compagnies russo-grecques de droit russe.

Au plan symbolique, le Kremlin ne manque jamais une occasion d’exalter les « liens spirituels et culturels » unissant les deux pays, majoritairement orthodoxes. Mais Poutine, avec une économie en récession, fragilisée par la chute des cours des hydrocarbures, ne semble pas prêt à s’engager plus avant sur le terrain grec. « Moscou n’est pas favorable à un Grexit, par crainte des conséquences systémiques. Les Russes recherchent avant tout la stabilité de leurs intérêts. Ils sont prêts à aider la Grèce, mais selon les scénarios qui les arrangeront », remarque-t-on à la direction de Syriza. Les obstacles économiques se conjuguent avec les préventions diplomatiques et géopolitiques, les Russes, déjà impliqués sur le front ukrainien, ne souhaitant pas allumer d’autres contentieux avec l’Union européenne.

Pékin affiche la même prudence. D’autant que les investissements chinois sont loin d’être désintéressés : avec le géant du fret maritime Cosco, concessionnaire de deux terminaux à containers au Pirée, la Chine cherchait surtout à se garantir une porte d’entrée vers l’Europe… et la zone euro. « Nous n’en sommes qu’aux balbutiements de cette relation avec les Brics. Or, il n’est pas du tout certain que celle-ci puisse s’épanouir à l’avenir si nous ne clarifions pas notre relation avec l’UE et la zone euro, remarque Dimitris Sérémétis, professeur d’économie à l’université de la mer Égée. Pour l’instant, nous en sommes à stabiliser nos affaires avec l’UE et, jusqu’ici, chaque pas en direction des Brics, et de la Russie en particulier, était scruté d’un mauvais œil à Bruxelles. » Surveillance sans doute renforcée à l’avenir, avec la tutelle restaurée par le mal nommé « accord » du 13 juillet.

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En me balladant : conversation avec un électeur FN en présence de témoin curieux !

Posté par jacques LAUPIES le 29 juillet 2015

 

 

Comme ne manquent pas de le susurrer quelques bobos gauchisants par ci par là, tout autant que des prolos confirmés vieillissant mais en panne d’analyse marxiste et sombrant dans les troubles visions sarkolépéniste quand ce n’est pas dans les brumes du social libéralisme hollandinien, il pourrait m’arriver de ne plus croire au socialisme marqué du sceau de l’espérance d’un communisme inéluctable.

En lisant l’artiche ci dessous, signé Jean Ortiz, je me dis que nous sommes au moins cependant encore quelques « égarés » dans cette « croyance ».

Fort heureusement mes pérégrinations quotidiennes, qui me font transiter, depuis mon domicile rue Monge, point de départ et de retour, par la rue du jeu de Paume et de la révolution, par le Boulevard Victor Hugo, par les rues Eugène Pellatan, Blanqui , Proudhon (raccourcie par la volonté d’un Conseil Municipal droitiste)  que croise la rue Emile Zola, toutes aux noms prestigieux, m’offrent des rencontres surprenantes comme celles d’avant hier qui prouvent que notre ringardise est plus appréciée qu’on ne le dit, par la génération de trentenaires qui émergent de l’océan des incertitudes médiatiquement entretenues.

Les faits sont là pour prouver que les jeunes commencent à réagir contre la défaillance d’octogénaires et autres qui dans ma bonne ville votent à 90 % pour un conservatisme de droite et de gauche !

Alors que m’efforçais de convaincre un voisin du vote communiste, celui-ci autrefois admirateur de Georges Marchais, me déclara avoir eu toutes les  sympathies pour ce dernier mais au fil de la conversation se mit à vanter les mérites de Mussolini, ce qui évidemment suscita mon étonnement ! Et celle d’un jeune homme de la trentaine qui passant par là se joignit à notre conversation.

Nous apprenions ainsi que le  père de notre interlocuteur, immigré italien des années 40, semblait ne pas avoir véritablement fui pour des raisons politiques mais plutôt alimentaires, au lendemain de l’armistice signée par Pétain. Il est vrai que l’immigration économique italienne du début du siècle, parfois violemment contestée par des travailleurs autochtones, fut suivie par celle des anti fascistes qui durent quitter la péninsule pour fuir les sbires du Duce dans les années trente, et ensuite par celle de ceux qui furent un peu trop acoquinés avec les chemises noires et vinrent s’installer dans notre région au lendemain de la guerre. Dans le cas précis de mon voisin il s’agit semble-il d’une immigration encore différente suite à une démobilisation de soldat italien livré aux besoins de main-d’œuvre lors de l’installation du régime vichyste.

Des immigrations différentes, parfois très repérables à partir des dates mais aussi de comportements liés aux origines sociales des intéressés et qui souvent ont aussi un lien avec les relations familiales, notamment les ascendants (père ou grand-père)

Je découvre ce retraité, au demeurant fort sympathique avec qui j’ai toujours entretenu dans le passé d’excellentes relations de candidat à électeur me tenir un discours imbibé des thèses du FN dont les campagnes locales anti immigrés ont atteint les sommets de l’instrumentalisation. Au point de transformer les humiliations subie par un père, sans attaches politiques particulières mais victime de son statut d’ennemi de la France en 1939 et arrêté par Vichy, en une contestation du fils qui ajoute à la confusion des faits sur le plan politique, un révisionnisme préoccupant faisant de Mussolini un dictateur social et généreux !

Il ne s’agit là que d’un cas particulier me direz vous mais si j’en avais le temps je pourrais évoquer d’autres qui ont pour fondement la difficulté matérielle et trouvent leur justification dans des discours et contestations à caractère idéologique que sournoisement développe l’extrême droite omni présente sous différentes facettes !

Et j’en viens au jeune témoin d’une discussion qui devenait surréaliste. Ce dernier, jeune homme de la trentaine, visiblement curieux par  l’échange auquel il assistait, percevait , peut-être aidé par mon propos, l’incohérente démarche de cet ancien travailleur du bâtiment qui tentait de justifier son vote d’extrême droite.

Hélas cette argumentation, prenant appui sur une interprétation fantaisiste de la période mussolinienne, de fait structure ainsi un réflexe de mécontentement social, teinté de xénophobie, par une acceptation du fascisme historique. Ce genre de comportement de militants ou sympathisants du FN étant tout aussi fréquent, s’agissant de l’action du nazisme hitlérien ou du pétainisme qu’ils osent parfois valoriser. Sans omettre, à l’inverse  leur mise en cause du Front Populaire en prenant appui sur quelques politiciens issus de la gauche, individus isolés ayant pris fait et cause pour la collaboration avec l’ennemi. Une façon pour le FN de se donner des certificats de Résistance. Ou encore la négation des luttes de 68, certes plus récente et dont la réalité est plus difficile à contester.

Une attitude plus que gênante pour la faction FN à la recherche d’un compromis idéologique et que symbolise le conflit père-fille dont s’abreuvent les médias, oubliant que la scission envisagée ne peut-être qu’aléatoire et ne met nullement en cause le libéralisme économique de ce parti, pas plus que le poids, dans sa construction, de ses origines extrémiste de droite !

Mais, nous sommes là au cœur du problème qui nous est posé : comment en finir avec un égarement politique se traduisant par l’abstention, le vote FN et le recours aux réformismes (UMPS) qui ne peuvent être la solution à nos difficultés ?

J’ai tenté d’expliquer au témoin trentenaire, curieux  de la conversation avec mon voisin qu’il n’ y avait d’autre solution que l’adhésion au PCF. Sans pour autant renoncer à mettre en garde l’autre interprète fantaisiste d’une histoire avec un grand H troublé par les pérégrinations migratoires des siens !

 

 

En me balladant : conversation avec un électeur FN en présence de témoin curieux ! dans POLITIQUE

DR
Jean Ortiz
Lundi, 27 Juillet, 2015 – 09:22

Essayer d’être communiste

Je suis paraît-il rétro-ringard-archaïque ! Oui je crois en la révolution (ce gros mot), je crois - encore - au communisme.

Est morte une perversion du « vieux rêve qui bouge », pas l’idée communiste elle-même. Le certificat de décès est celui d’une caricature de nos valeurs ; les aspirations qui sous-tendent notre engagement n’ont pas été invalidées par le fiasco historique. L’idée communiste continue à travailler le monde malgré la débâcle du « socialisme réel » : les crimes, les camps, les baillons, l’arbitraire, le parti-Etat, mais aussi une certaine égalité sociale, du travail pour tous, la santé et l’éducation gratuites, les services publics… Si la perversion est morte et enterrée (paix à son âme !), le deuil sera long. Très long. Il va peser longtemps encore contre les révolutionnaires. « Changer la vie » a produit le meilleur et le pire… Mais l’alternative reste bien encore et toujours : « socialisme ou barbarie ».

Pensons à Rosa, à tous ceux qui « se levèrent avant l’aube » pour contribuer à ce « monde meilleur », à nos libertés, à nos acquis sociaux… pensons à ces morts qui ne meurent jamais, anonymes ou célèbres, communards, mineurs et vignerons insurgés, résistants de la première heure, FTPF, MOI-istes, militants anticolonialistes, métallos grévistes, syndicalistes réprimés, assassinés, internationalistes altruistes, Brigadistes d’une patrie d’idéal, « passeurs » antifranquistes, martyrs de Charonne, de « l’Affiche rouge », communistes solidaires de l’Algérie, du Vietnam, de Lumumba, de Cuba, du Chili, de Mandela, des Palestiniens… Leurs doigts montraient la lutte… Regardons la lutte. Inscrivons nos pas dans le chemin, à la fois à poursuivre et à inventer, ENSEMBLE. Avec lucidité, enthousiasme, et sans nostalgie de ce qui a échoué… même si la vraie nostalgie peut être un rêve d’avenir.

La chute du mur de Berlin n’a pas invalidé notre idéal, cet horizon d’humanité réhumanisée, l’exigence du bien commun, des biens communs, du partage, du collectif, de la socialisation, du bonheur individuel et collectif, « de l’horizon d’un homme à l’horizon de tous » (Paul Eluard). La « question sociale », essentielle, reste à résoudre. Elle est désormais imbriquée, intrinsèquement liée, à la « question écologique ». On ne résoudra pas l’une sans l’autre… « Socialisme (écosocialisme) ou barbarie ». Le capitalisme porte en lui un ordre prédateur et cannibale de l’homme et de l’environnement, de la nature, des écosystèmes, un mode suicidaire de produire, de consommer, de croître… L’ordre injuste et violent du monde est délibérément, volontairement organisé par les classes dominantes. Il ne constitue pas un état naturel à subir, donné à tout jamais, intouchable. 1% de la richesse de 229 familles les plus riches de la planète suffirait à assurer l’eau potable à chaque être humain. Question de volonté politique…

Alors repolitisons tout, réapproprions-nous notre histoire, notre « identité », vivante, à la fois héritage et création permanente, n’abandonnons pas la colère à d’autres, ne nous laissons pas assimiler au « système » par des pratiques politiciennes, trop électoralistes, faisons FRONT, entrons en résistance, en révolte politique, éthique, humaine, contre cet ordre sauvage qui fabrique des monstres, et qui s’en sert, qui saigne des millions de « pauvres » (assis sur des trônes de pétrole) ; qui standardise, lobotomise, mercantilise, affame afin d’amasser des fortunes kolossales, kkollossalles, pour une poignée de vampires assoiffés de profits, qui répand la peur et la haine de l’autre, qui fait le plein de vacuité… Et le pire empire chaque jour. Alors : « Socialisme ou barbarie ».

Revalorisons tout ce que le néolibéralisme dévalorise, détruit : la justice sociale, l’humain, le vivre ensemble, le lien social, le travail, la souveraineté nationale, le métissage, l’interculturalité, l’eau, le vent, les forêts, l’amour, le désir, l’art, la philosophie… Rendons désirable l’alternative civilisationnelle communiste…

Oui je crois -encore- en l’utopie sociale et politique. Les réalités d’aujourd’hui sont tellement têtues qu’elles peuvent devenir le monde nouveau de demain. Les maîtres du monde veulent nous empêcher de rêver : empêchons-les de dormir ! (paraphrase)   Donnons un horizon révolutionnaire à nos actes, et nommons-le. Nommons-le. Soyons nous-mêmes et ouvrons toutes grandes portes et fenêtres. « Etre ne suffit plus à l’homme, il lui faut être autre ; ainsi s’exerce le gouvernement de l’esprit » (Louis Aragon)

Soyons donc nous-mêmes et autres à la fois; révolutionnons-nous, ensemble, pour être pleinement nous mêmes. « Sans les autres, personne ne serait autre chose que rien » (Mafalda). Bien vu !! Donnons du sens à tout. Atout sens, et « désormais le mot révolution sera le nom de la civilisation » (Victor Hugo)

« L’archaïsme » a donc de l’avenir. La révolution commence aujourd’hui. Si nous le voulons.

Ici et maintenant. Par de petits matins, des espaces à libérer, des solidarités à construire, des idées à combattre, de nouvelles façons de faire de la politique… ON LACHE RIEN ! Dehors il fait lourd.

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Le nouvel âge européen

Posté par jacques LAUPIES le 28 juillet 2015

 

 

Posté le 22 juillet 2015 par admin17 Réactions  

                                                 

tsipras2              

 
 

Par  Patrick Le Hyaric

 

La démocratie naissait à Athènes quand Solon, l’un des sept sages de la Grèce, décida d’annuler les dettes des pauvres envers les riches. Il y a quelques jours, derrière les portes blindées de leurs salles climatisées, les mandataires européens de l’oligarchie ont fait tout le contraire ! Au nom d’une prétendue impérieuse nécessité de rembourser une dette dont le peuple n’est en rien responsable, ils ont encore plus serré le garrot qui étouffe la démocratie.

 

L’ «a-démocratie », le profond mal qui ronge chaque jour un peu plus l’actuel projet européen, dérive vers l’euro-dictature. Oh, certes, point de chars dans les rues, aucune troupe qui vous pourchasse. Tout est présenté comme légal à partir de traités européens écrits dans les antichambres de Bruxelles, recopiant des textes faxés de Berlin. Ils appellent cela le droit européen. Et quand il advient que ces textes sont rejetés par une majorité d’électeurs, soit on les oblige à revoter jusqu’à ce qu’ils disent « oui », soit, comme en France et aux Pays Bas, on ne prend même pas la peine d’y mettre les formes. On applique ce qui a été rejeté.

 

Les serviteurs des intérêts particuliers de l’oligarchie ont franchi dans la nuit du 13 au 14 juillet dernier un pas supplémentaire dans le piétinement de la démocratie et de la souveraineté populaire. Le gouvernement grec, issu d’une nouvelle majorité parlementaire démocratiquement élue, avec le double mandat de rester dans la zone euro et de mettre en œuvre une autre politique que celle qui, jusque-là, détruisait la Grèce et plaçait la population dans une insupportable crise humanitaire. Ce mandat a été bafoué, non pas par Alexis Tsipras, mais par les dirigeants européens qui ont exercé un odieux chantage à l’exclusion de la Grèce de la zone euro. Aucun chef d’Etat, quelle que soit sa sensibilité politique, ne s’y est opposé, dans la pure tradition du consensus droite-social-démocratie qui préside depuis l’origine à la construction européenne. Ce dictat était assorti d’une attaque financière sans précédent, d’une fermeture étanche des robinets du crédit par la Banque Centrale Européenne, d’une menace d’effondrement du système bancaire et de l’économie grecque, avec pour première conséquence, l’incapacité de verser les salaires des fonctionnaires et les pensions de retraites. Soumis à ce véritable « commandement à exécution » n’offrant comme seule perspective que le chaos, Alexis Tsipras a été contraint d’accepter une mise sous tutelle de son pays, accompagnée d’un catalogue de cruautés, et de vols ; des  disciplines d’austérité pire que celles qui avaient conduit le pays au bord du gouffre. Contraint de les accepter mais pas de les approuver, les jugeant « mauvaises » car sachant pertinemment qu’elles ne pourraient que tout aggraver.

 

Le mémorandum imposé avec cette violence inouïe fixe en effet des objectifs que les plus libéraux des économistes jugent inatteignables. Même ceux qui l’ont rédigé n’attendent sans doute pas qu’ils le soient. Leur ambition essentielle est de dissuader les populations de tous les états européens de s’engager dans une autre voie que celle de l’austérité à perte de vue et d’un autre type de construction européenne. Avec la Grèce, c’est un exemple qu’ils veulent faire pour que, du nord au sud de l’Europe, les populations courbent l’échine. Pour y parvenir, peu importe de sacrifier la démocratie et les libertés individuelles et collectives. Peu importe de bafouer les principes de solidarité, de souveraineté populaire qui ont présidé à la création de l’Union européenne. Peu importe, pour eux, de leur substituer, dans les consciences, les venins de la xénophobie, du nationalisme, du racisme et de l’antisémitisme. En ce sens, ils jouent avec le pire, celui qui consiste à opposer la population de tel Etat à celles de ses voisins. Ce sont de dangereux aventuriers qu’Alexis Tsipras, Syriza et une majorité de grecs ont eu le courage d’affronter. Plus que jamais, nous leur devons reconnaissance et solidarité.  Etant absolument opposé au mémorandum qui n’est qu’un mandat de colonisation du pays par les institutions européennes, je me garderai bien de leur donner des leçons en « changements progressistes ». Je laisserai aux grecs eux-mêmes, à mes amis de  Syriza le soin de trouver, avec leur population, les meilleures voies possibles pour continuer à avancer. Il convient toujours de se méfier des leçons que nous pourrions donner d’ici, loin de l’inconfort absolu des feux de l’action et des lourdes chenilles des pressions politiques et économiques. Au vrai, avons-nous nous-mêmes fait tout ce qu’il fallait depuis le 25 janvier dernier pour contribuer à créer un mouvement donnant de la force au gouvernement Syriza ? Les mêmes institutions européennes contaminées par la doxa ultralibérale de la grande coalition allemande attendent que nous brulions A. Tsipras et ce qu’il incarne sur le bûcher qu’elles ont elles-mêmes érigé. Ne leur faisons pas ce cadeau qui ouvrirait encore plus grandes les portes aux extrêmes- droites européennes. Pour l’heure, nous devrions concentrer beaucoup d’efforts à la solidarité concrète avec le peuple Grec en agissant pour que la Banque Centrale Européenne alimente le réseau bancaire hellène sans condition, réclamer les fonds européens nécessaires permettant à la Grèce de faire face à ses obligations pour le premier accueil des migrants en Europe, le déblocage des fonds structurels européens qui lui est dû, amplifier la bataille qui prend désormais une nouvelle ampleur pour une restructuration de l’insoutenable dette, aider à la création d’un vrai fonds pour le développement et l’investissement productif ouvrant la voie au recul du chômage et de la misère ; organiser la solidarité active pour la démocratie et le respect de la souveraineté populaire.

 

Mais notre solidarité doit aussi prendre la forme d’un travail profond et persévérant, indispensable pour répondre aux lourdes questions qui se posent aux partis et mouvements progressistes de toute l’Europe !

 

En effet, non seulement la crise de l’actuelle construction européenne atteint son paroxysme, mais l’idée même de construire un projet commun européen est désormais sérieusement atteinte. Ceci alors que, plus que jamais l’unité des nations et des peuples, leurs interventions, sont indispensables pour faire face aux puissants et inquiétants défis communs de l’époque. Qu’il s’agisse des tourmentes mondiales de la finance, du surarmement et des guerres, qu’il s’agisse des migrations forcées par la misère, les guerres et le terrorisme, des défis de l’environnement et du climat, ou de créer les conditions de la transformation des institutions internationales et des enjeux de progrès humains.

 

Les dirigeants européens, installés sous la coupe de la coalition allemande, n’ont que faire de ces défis. Pire, puisqu’en stimulant les antagonismes entre les différents peuples, ils ne font qu’alimenter ce qui pourrait les pousser à s’affronter, pas seulement au plan économique.  La Grèce sert ainsi de laboratoire. Cela concerne chaque famille, chaque citoyen vivant en Europe qu’il soit grec ou irlandais, portugais ou italien, français, allemand, danois ou slovaque. Il s’agit, pour les partisans de cette Union européenne, conçue pour faire vivre le capitalisme à son stade actuel, de savoir jusqu’où les populations pourraient accepter la destruction des droits sociaux, économiques, démocratiques, leur culture et de leur environnement. Le grand capital allemand, celui de « la grande Allemagne », a déjà mis sous protectorat les pays les plus proches, ceux issus de l’effondrement soviétique.   Il est en contradiction et en compétition avec d’autres sphères de capitaux nationaux français ou italiens ou encore de pays accueillant des mastodontes nord-américains exonérés de fiscalité. Quant aux populations des différentes nations – à ne jamais confondre avec les oligarques qui mènent la danse -, elles sont considérées comme des variables d’ajustement de cette guerre économique.

 

La preuve en a été cyniquement administrée avec cette tentative de créer un prétendu fonds destiné à recueillir 50 milliards d’actifs issus de la vente de biens publics grecs, que M. Schäuble  voulait installer au Luxembourg, précisément dans la structure financière dont il est lui-même le président et qui a déjà servi à la privatisation des biens public de la RDA ! Son rapatriement en Grèce, sous contrôle des institutions européennes, n’empêchera pas le pillage organisé des biens du pays, objectif pour lequel il a été créé.

 

Ces derniers événements européens posent avec une acuité nouvelle et dans des conditions inédites la question d’une transformation radicale de la construction européenne pour aller vers une union de nations et de peuples solidaires et associés. Les puissances financières ne l’ignorent pas et réclament, à la faveur de cette crise, une intégration capitaliste encore plus poussée, avec de nouveaux reculs de la démocratie. Les forces progressistes européennes, par leurs capacités d’innovation et de rassemblement, sauront-elles se hisser à la hauteur de cette offensive de très grande ampleur et des évolutions qu’elle provoque dans les opinions publiques des différents Etats ? Tel pourrait bien être l’enjeu majeur de la période historique qui s’ouvre. Il reste beaucoup à faire pour pouvoir l’affronter avec des chances de succès. En avoir conscience et y travailler jusqu’à se doter des outils nécessaires, en terme de projet et de propositions, de démarche et d’actes politiques à l’échelle du continent, permettrait de reprendre l’initiative pour une Europe solidaire du travail, de la création et de l’émancipation humaine.

 

Il y va aussi de la crédibilité d’une autre politique pour sortir de l’austérité perpétuelle et, plus fondamentalement, d’une politique de transformation sociale et écologique. Questions essentielles posées à tout militant progressistes de bonne foi. Constater le tournant historique à l’œuvre nous oblige à vérifier sérieusement si nos propositions, nos stratégies sont opérantes, c’est-à-dire susceptibles de créer un mouvement majoritaire tel qu’il puisse faire plier les tenants de l’Europe de l’argent et des marchands. La violence de l’affrontement politique et social contre le monde du travail et de la création, contre tout choix émis souverainement par les électrices et électeurs de telle ou telle nation,  appelle à poser, hors de tous les dogmes, avec patience, courage et détermination, les questions des niveaux et de la qualité du rapport de force social, politique, idéologique, culturel à créer dans chaque pays et, indissociablement, à l’échelle du continent. Et nous avons à le faire en créant les conditions des rassemblements les plus larges, les plus conscients face à une infime minorité de privilégiés qui aujourd’hui dicte sa loi à l’immense majorité. Tout doit être fait pour éviter la division des peuples et la mise en concurrence des travailleurs. La transformation-refondation de l’Europe ne viendra pas de l’addition de petits changements. Elle devra être partie intégrante d’un mouvement politique d’ampleur européenne dans lequel ce qui se passe à Paris ou à Madrid nourrit et s’enrichit de ce qui bouge à Rome, à Londres ou à Berlin. Comment s’y prendre pour le préparer sinon par un travail profond sur nous même, mêlant débats, rencontres, confrontations, associant les forces sociales, politiques et écologiques pour des élaborations inédites, avec l’objectif qu’elles puissent devenir des forces matérielles susceptibles de changer la donne. Les forces anti-austérité et celles qui souhaitent une autre construction européenne doivent se rencontrer et se souder face à l’offensive des tenants de l’austérité, du chômage et du recul de la démocratie, pour inventer ce chemin nouveau de la transformation structurelle de nos sociétés et de l’Europe. Il devient urgent que ce débat s’ouvre et que cet important travail commence. C’est une grande responsabilité des mouvements progressistes et transformateurs dans notre pays.  La France, trait d’union entre l’Europe du nord et du sud, deuxième puissance européenne, a un rôle majeur à jouer pour contrer les objectifs néocoloniaux et austéritaires de l’oligarchie européenne, dans une situation devenue très dangereuse. Les nationalismes et les droites extrémistes sont désormais en embuscade. Des tensions nouvelles apparaissent. Les contradictions à l’œuvre menacent du pire. Comment faire que leur résolution apporte le meilleur pour tous ? Sûrement pas en acceptant aujourd’hui le sacrifice, sur l’autel de la rapacité des banques et des dettes, des sociétés grecque, irlandaise, italienne, portugaise ou espagnole, la nôtre demain et allemande, après-demain. L’un des enjeux du combat immédiat est d’agir pour obtenir une conférence européenne sur l’allègement des dettes et que les mille milliards  de création monétaire de la Banque Centrale Européenne servent a alléger les souffrances des peuples et mettre en œuvre  un plan audacieux  d’investissement créateur d’emploi, et de formation adapté aux nécessités de la transition environnementale.

 

Que tous ces débats irriguent la prochaine Fête de l’Humanité et lui confèrent le rôle de déclencheur, d’amorce de renouveau et d’espoir, tel est aujourd’hui mon vœu le plus cher.

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Moyen orient : situation complexe pour le profane ?

Posté par jacques LAUPIES le 27 juillet 2015

Comment en effet s’y retrouver dans les méandres des alliances et des mésalliances qui animent les différents protagonistes du moyen orient ?

Pour qui tente de se tenir au courant de l’évolution des situations dans chacun de ces pays, en conflit un jour, alliées le lendemain il y a fort à faire et il ne faut pas s’étonner que le « grand public » comme on dit s’y perde un peu.

D’autant que l’objectivité des médias n’étant pas garantie et soumise à des intérêts évidemment pas explicités, présentent toujours l’évènement présent et se garde bien d’établir les liens politiques véritables révélateurs.

Les Etats-Unis ont toujours tenté de contrôler politiquement depuis l’assassinant d’un certain Docteur Mossadegh (qui nationalisa le pétrole) en 1953 ils ont   contribué, avec les anglais, à rétablir la dictature monarchique du Shah. Ce dernier chassé par la révolution a vu le pouvoir tomber entre les mains des religieux. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Iran) La suite on la connait avec l’utilisation de Saddam Hussein pour tenter de déstabiliser le régime iranien pour devenir ensuite l’élément à abattre.

C’est l’intervention américaine en Irak qui a déclenché, notamment en exacerbant les tensions religieuses dans ce pays, le désordre actuel lequel sur fond de recherche de la maitrise des ressources pétrolières aboutit  à renforcer les appétits des uns et des autres ou chacun manœuvre devant la naissance de l’extrémisme islamiste, ou surgissent les revendications kurdes, ou ont été remis en cause les régimes nationalistes (Syrie,  Lybie et Egypte) La France n’étant pas exemptée de participation pour défendre les intérêts de ses groupes pétrolier, de ses influences en Afrique subsaharienne notamment.

S’ajoutent à cela le conflit israélo-palestinien, le comportement des émirats arabes, du Qatar, de la Turquie, les problèmes auxquels est confrontée la Tunisie (dans sa démarche démocratique) ou dans ces pays pèsent le passé colonial, la situation en Afghanistan.

Le merdier est immense et les peuples souffrent car soumis à tous ces conflits nous rappellent les dangers de laisser les oligarchies financières tirer les marrons du feu. C’est là,  la véritable cause du mal. Le fait religieux, les extrémismes de toutes sortes, nationalistes ou autres, ne servent qu’à servir les intérêts des classes dominantes et sont instrumentalisés dangereusement.

Il n’y a qu’une prise de conscience populaire au sein des nations concernées et leur action comme remède ! Nous ne sommes !

 

Accord sur le nucléaire iranien : les gagnants et les perdants

Marc de Miramon
Vendredi, 24 Juillet, 2015
Humanité Dimanche

 

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Photo : Reuters

John Kerry, chef de la diplomatie de Washington, et Javad Zarif, ministre des Affaires étrangères iranien (à droite) en pleine discussion sur l’accord nucléaire, qui rentrera dans l’histoire… si le Congrès américain le valide.
Photo : Reuters
Au-delà de bouleversements prévisibles sur la scène moyen-orientale, l’accord sur le nucléaire remet en cause la rhétorique de l’OTAN, qui utilisait la menace iranienne pour justifier son expansion vers la zone d’influence russe.
  • IRAN

Depuis l’exil du chah en 1979 et le triomphe, quelques mois plus tard, de la révolution théocratique de l’ayatollah Khomeyni, les puissances occidentales et leurs alliés sunnites n’ont cessé de tenter d’obtenir la chute de la République islamique d’Iran. En armant l’Irak de Saddam Hussein, en finançant massivement l’opposition en exil des Moudjahidin du peuple, puis en imposant des sanctions économiques censées étrangler le pays et pousser sa population à la révolte.

L’accord sur le nucléaire et la levée progressive du blocus économique constituent donc une victoire indéniable pour le successeur de Khomeyni, le guide suprême de la révolution Ali Khamenei. Si ce dernier a averti le 18 juillet dernier que la politique iranienne ne « changera pas face au gouvernement arrogant américain », dont les orientations sont opposées « à 180 degrés à celles de la République d’Iran », personne n’est dupe: ces déclarations accueillies par les traditionnels « Mort à l’Amérique et à Israël » sont essentiellement destinées à rassurer les conservateurs et les gardiens de la révolution, ces vétérans de la guerre Iran-Irak qui ont profité de l’isolement du pays pour mettre la main sur l’appareil sécuritaire et la plupart des leviers économiques.

  • ÉTATS-UNIS

Jusqu’à l’arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche, le déclenchement d’une campagne de bombardements sur les infrastructures nucléaires iraniennes semblait inéluctable. Décidés à renverser un par un les régimes d’un improbable « axe du mal », les néoconservateurs envisageaient même l’emploi d’armes nucléaires tactiques face à la rhétorique incendiaire de l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Mais dès 2007 et le lancement de la campagne électorale, Barack Obama promet le dialogue sur la question de l’atome iranien et s’engage à résoudre l’une des plus graves crises diplomatiques depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. En ce sens, l’accord obtenu s’impose comme le succès majeur d’un président des États-Unis dont le prix Nobel de la paix obtenu en 2009 demeurait jusqu’à présent en partie usurpé.

Les multinationales américaines devraient sans difficulté se tailler la part du lion dans un marché colossal de plus de 80 millions d’habitants, à moins que le Congrès, dominé par les républicains, et qui dispose de 60 jours pour examiner les termes de l’accord, ne décide de s’y opposer. Dans ce cas, la suspension des sanctions états-uniennes serait probablement remise en cause, et la normalisation potentiellement compromise.

  • SYRIE

Sans l’Iran et son aide militaire, économique et énergétique, jamais la Syrie de Bachar Al Assad n’aurait tenu 4 ans d’une guerre civile alimentée par la Turquie, le Qatar, l’Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis. Le dégel des avoirs iraniens bloqués à l’étranger, et évalués à plus d’une centaine de milliards d’euros, devrait permettre à l’Iran de poursuivre son aide logistique et politique à Damas, tandis que son retour « officiel » sur la scène diplomatique facilitera l’application des accords de défense qui unissent les deux pays.

« La République islamique d’Iran ne renoncera pas à soutenir ses amis dans la région, les peuples opprimés de Palestine, du Yémen, les peuples et gouvernements syriens et irakiens, le peuple opprimé de Bahreïn et les combattants sincères de la résistance au Liban et en Palestine », a encore déclaré Ali Khamenei. Les armes livrées par l’Iran à la résistance libanaise du Hezbollah, principal levier de dissuasion vis-à-vis d’Israël, transitent d’ailleurs toujours par le territoire syrien …

  • RUSSIE

Alliée stratégique de l’Iran, la Russie devrait obtenir la consolidation de juteux contrats, qu’il s’agisse de livraisons d’armes, de la construction de centrales nucléaires civiles, ou encore d’investissements dans le très prometteur secteur gazier. À moyen terme, l’Iran pourra représenter une alternative énergétique à une Europe qui tente de diversifier ses approvisionnements pour priver Moscou d’un de ses principaux leviers de pression. Mais l’accord sur le nucléaire et la détente politique enclenchée avec l’Europe et les États-Unis, si elle se confirme, offriront une autre compensation à Vladimir Poutine: présenté par la propagande de l’OTAN comme un rempart contre la menace iranienne, le système de bouclier antimissile que les États-Unis tentent de déployer autour de la Russie risque de perdre sa raison d’être officielle. Même si les tensions en Ukraine et les peurs d’une attaque militaire russe agitées par la Pologne ou encore les pays Baltes pourront toujours servir de prétexte de substitution.

  • FRANCE

Les sanctions économiques adoptées par l’Union européenne avaient coûté très cher aux entreprises françaises, notamment au pétrolier Total ou aux constructeurs d’automobiles Renault et PSA. Ces deux dernières entreprises françaises, qui détenaient près de 40 % du marché automobile iranien, affichent leur intention de revenir en force, même si elles vont devoir composer avec une nouvelle concurrence étatsunienne. General Motors s’est ainsi offert des campagnes publicitaires dans la presse iranienne, et le PDG de PSA, Carlos Tavares, s’attend à « être attaqué (…) par le fait que (PSA) les a abandonnés pendant la période difficile». Néanmoins, les dirigeants de la République islamique ne devraient pas exercer de rétentions particulières à l’égard des entreprises françaises, malgré l’intransigeance affichée par François Hollande et Laurent Fabius (ce dernier doit se rendre en Iran le 29 juillet) au cours des négociations sur le nucléaire iranien.

  • ISRAËL

Jamais les intérêts stratégiques entre les États-Unis et Israël n’auront autant divergé que sur la résolution de la crise du nucléaire iranien. L’actuel premier ministre de l’État hébreu, Benyamin Netanyahou, avait fait de l’isolement du régime des mollahs, voire du bombardement de l’Iran, sa croisade personnelle, et n’a cessé de s’ingérer dans les négociations dans le but avoué de les faire échouer. « Les 80 prochains jours promettent d’être fascinants », annonçait le journal israélien « Yediot Aharonot » il y a quelques jours, à propos de l’examen de l’accord au Congrès américain. Netanyahou et ses puissants relais aux États-Unis vont s’évertuer à convaincre les parlementaires de s’opposer frontalement à la diplomatie de Barack Obama, tout en poursuivant leur lobbying sur les futurs candidats à la Maison-Blanche. La démocrate Hillary Clinton a d’ailleurs déjà pris ses distances avec la substance de l’accord …

  • ARABIE SAOUDITE

La monarchie wahhabite demeure la grande perdante de l’accord sur le nucléaire. Tétanisés par leur voisin chiite, les Saoud craignent de perdre leur légitimité de gardiens des Lieux saints de l’islam, et considèrent toujours la République islamique comme un insupportable contre-modèle à une gérontocratie où le pouvoir s’est jusqu’à présent transmis de frère en frère. Cependant, la course au nucléaire agitée par les Occidentaux, et qui menaçait de gagner l’Égypte en faillite et les pétromonarchies du Golfe, n’a que peu de chance de se concrétiser. À moins que l’Arabie saoudite, hypothèse peu probable, ne parvienne à « acheter » des bombes nucléaires à son allié pakistanais.

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