Le discours de cloture de l’université d’été du PCF

Posté par jacques LAUPIES le 31 août 2015

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Université d’été : suite et fin

Posté par jacques LAUPIES le 31 août 2015

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Dans un décors paradisiaque un Pierre Laurent très combattif et qui a été très applaudi en clôturant trois journées de travail, consacrées à la recherche de solutions politiques pour le bien notre peuple pendant que d’autres s’étripent et cherchent à se placer pour obtenir une « grande carrière » C’est le moins que peuvent espérer les « petits » de ce monde des « grands » que le Secrétaire national du PCF a un tantinet fustigé.

Et il a eu bien raison de le faire. Et si les communistes doivent comme il l’a souligné être des rassembleurs, ils faut qu’ils le soient par le bas car les français sont fatigués de tous ces guignols qui pavanent dans des médias, curieusement absents à cette fête culturelle  qu’a été cette université d’été.

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Université d’éte aux Karellis (suite)

Posté par jacques LAUPIES le 30 août 2015

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La table ronde « Changer l’Europe, changer le monde » était visiblement attendue avec la présence du philosophe  Etienne Balibar et celle Pierre Laurent  et des représentant de diverses organisations de gauche, Ensemble, le MRC, le Parti de Gauche.

Quoique chacun ait exprimé son point de vue les exposés assez dense n’ont pas toujours passionné notamment des jeunes auditeurs qui souhaiteraient plus de simplification dans les idées et un vocabulaire plus accessible.

Néanmoins sont apparues des différences d’appréciation sur les positionnement par rapport à l’Europe, l’Euro, chacun mesurant bien les dégâts causés par la domination des libéraux, les dangers des nationalismes d’extrême droite qui spéculent sur les conséquences désastreuse de cette domination. Au plan européen apparaissent comme au plan national la difficulté à se rassembler et à trouver un axe de travail commun.

Pierre Laurent précisément a renouvelé en tant que Président du Parti de la gauche européenne la nécessité de se rassembler dénonçant en particulier le comportement des dirigeants européens dans la question de la Grèce.

 

 

 

 

 

 

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Deuxième jour de l’Université d’été du PCF aux Karellis

Posté par jacques LAUPIES le 30 août 2015

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Journée chargée en propositions d’ateliers, de conférences et de colloques. Des choix difficiles sur des sujets divers mais présentant tous un intérêt, mais il faut bien en sélectionner certains au détriment des autres !

Toujours curieux des différentes approches que l’on peut avoir sur les religions je me suis laissé tenter par le thème : « Signification, effets et porté des initiatives du pape François » Je n’ai évidemment pas regretté de choix, déjà moi-même sensibilisé par les actes et déclarations de ce pape qui comme l’ expliqué René Nouailhat, historien et professeur honoraire des universités dans un débat dont Claude Gindin, Directeur da la revue La pensée assurait l’animation.

Partant d’une histoire de la papauté dont la naissance émane des siècles qui ont suivi la « prise de contrôle » de la chrétienté par l’empereur Constantin, le conférencier nous parle des différentes phase qui ont conduit ce pouvoir à se substituer progressivement à la parole de Jésus avec des périodes alternant entre pratiques dogmatiques et ouverture vers le monde, etc. Et il finit sur un portrait de François ce pape qui étonne jusqu’à surprendre le monde des fidèles catholiques par des prises de position contre la curie de Rome et plus fort encore contre le capitalisme lui-même, dénonçant l’exploitation du travail, se prononçant en faveur des pays du sud, etc.

Nous reviendrons su ce sujet !

 

Autre thème celui des scop : « les reprises d’entreprises par leurs salariés »

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Benoit Borrits et Chantal Delmas

 

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Université d’été du PCF au Karellis (Savoie)

Posté par jacques LAUPIES le 29 août 2015

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André Chassaigne, Président du groupe GDR, Député communiste est venu présenter un exposé sur le thème « Quelles nouvelles pratiques politiques pour l’intervention citoyenne » 

 

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La lutte des classes passe par la utte syndicale… Et la lutte politique !

Posté par jacques LAUPIES le 28 août 2015

Marx insistait sur le rôle déterminant de la classe ouvrière dans l’émancipation de l’ensemble des salariés dont le statut repose sur la vente de leur force de travail pour créer une valeur qui au bout du compte leur échappe, ne leur laissant qu’une part pour reconstituer cette force, dans des conditions historiques données. Mais les effectifs de ces salariés autant que ceux de leur composante ouvrière ont bien changé depuis. Globalement le salariat concerne 90 % de la population ce qui évidemment était différent au XIXème siècle.

Sur le plan politique cela a toujours provoqué des débats et eu une incidence dans les stratégies de lutte adoptées au fil des années. De même sur le plan syndical, domaine où il s’agit de défendre les intérêts matériels (et moraux dit on parfois) des adhérents. Cela étant les influences philosophiques et politiques ont toujours pesé dans la recherche de la meilleure stratégie et efficacité.

Les uns limitant le rôle du syndicat à ne pas modifier les rapports sociaux, basés de fait sur l’exploitation du travail, entre salariés et employeurs et à s’en tenir à la pure revendication économique, estimant dans le meilleur des cas que celle-ci contribuait à la prise de conscience de la nécessité de réguler sous des formes de participation, voire de cogestion ces rapports dans le sens de plus de justice sociale.

D’autres estimant qu’il fallait tout simplement abolir le salariat en restituant au travailleurs la propriété de leur entreprise et établir donc une socialisation des moyens de production gérés par la collectivité effaçant du coup la contradiction exploiteur/exploité dont les effets conduisent à l’accumulation du capital et, avec la recherche du profit le plus élevé, à des dérives financières spéculatives qui provoquent l’anarchie dans la production, la mauvaise répartition de la richesse produite, la financiarisation de l’économie, le durcissement de l’exploitation du travail, le chômage et la précarité.

Plus que jamais cette dernière vision s’avère la plus juste. Mais elle nécessite de modifier un ordre établi, des usages, des habitudes de pensée et d’action, qui nécessitent pour être dépassées une lutte idéologique et politique intense de ceux là même qui sont au cœur de la production et des mécanismes de la gestion capitalistes (ouvriers, employés, techniciens cadres, etc.) contre un patronat et son armada de collaborateurs, souvent appuyé par des classes moyennes (non salariés : commerce et artisanat, professions libérales, paysannerie)

Tous les salariés ont un intérêt commun à ce que les rapports dans l’entreprise changent tout autant que dans la société en général. Il faut les en dissuader et cela conduit la classe capitaliste dominante à prendre des mesures fortes en protégeant ses pouvoirs séculaires (dans l’entreprise mais aussi dans toutes les strates de la société et plus particulièrement dans les lieux et assemblées ou s’exerce le pouvoir politique. Elle va donc se doter d’institutions, de partis politiques agissant en sa  faveur. Pour elle c’est relativement simple : elle en a les moyens économiques et donc elle y met le prix. C’est la condition de sa survie. Ainsi à l’aide des médias qu’elle contrôle, de différentes instrumentalisations de tout ce qui a un lien avec les idéologies (éducation, formation, vie religieuse, culture, etc.)

Mais en même temps la classe capitaliste ne doit son existence qu’au labeur des classes dont elle retire profit. Et la réalité de la vie économique et sociale met en évidence son rôle parasitaire aux yeux des salariés. D’où les travailleurs salariés bénéficient d’un force considérable. encore faut-il qu’ils en aient conscience et s’organisent à cet effet.

Le regroupement en syndicats est la forme la plus efficace qui soit car elle se situe au cœur même du combat de classe. Bien entendu elle est parfois compliquée par le fait, souvent,  de l’éloignement de l’actionnariat qui revêt des formes de plus en plus complexe et anonyme, par la soumission ou au mieux la neutralité de l’encadrement, par des méthodes paternalistes de gestion du personnel ou à l’inverse par une répression impitoyable des syndicalistes.

Mais les salariés sont aussi des citoyens et à ce titre ont à dire sur la manière dont est appréhendée par le pouvoir politique la défense légale de leurs intérêts. D’où l’utilité  d’une organisation politique sur le lieu de travail qui établisse un lien nécessaire avec une force (un parti) capable d’élaboration, de proposition et d’action politique ayant pour finalité de libérer ces salariés de l’emprise d’un système qui n’a d’autre finalité que d’aliéner le travail.

Les uns jouissant d’une indépendance totale à l’égard des autres !

 

 

Huit meetings de rentrée pour la CGT

Gérard Le Puill
Mercredi, 26 Août, 2015
Humanite.fr

 

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Photo : Stéphane de Sakutin/AFP

Photo : Stéphane de Sakutin/AFP
La CGT tiendra huit meetings entre le 3 et le 10 septembre dans huit des plus grandes villes de France afin de faire le point avec ses militants et syndiqués dans le cadre de la rentrée sociale. Bordeaux, Rennes, Nancy, Lille, Toulouse, Paris-Mutualité Lyon et Marseille sont au programme
L’annonce a été faite ce mercredi par Philippe Martinez, le secrétaire général du syndicat au cours d’une conférence de presse qui succédait à l’assemblée générale tenue la veille au siège du syndicat à Montreuil. Ces assemblées de rentrées, destinées à faire le point sur les questions économiques et sociales, arrivent après plus 800 de visites de syndicats d’entreprises et d’Unions départementales et locales effectuées par les principaux dirigeants de la CGT dans tout le pays depuis le mois de mars.
Après avoir « souligné la situation dramatique que vivent des milliers de migrants aux portes de l’Europe ou même au sein de notre continent » et fait état d’une « nécessaire réponse collective européenne », Philippe Martinez a aussi dénoncé l’attitude des « gouvernements de la zone euro (qui) ont déployé beaucoup d’énergie dans la période estivale pour essayer d’imposer leurs nouvelles mesures d’austérité aux citoyens grecs », parlant à ce propos de« déni de démocratie face aux exigences exprimées à plusieurs reprises par le peuple grec».
Relevant quelques succès dans les luttes revendicatives menées en France cet été, le secrétaire général de la CGT mis en exergue le succès des salariés chez Manpower concernant la régularisation de certains travailleurs clandestins, ce qui s’est aussi traduit aussi par plus de 400 adhésions à la CGT. Ceux d’Euronex ont mis en échec un plan de licenciement tandis que lui-même ira vendredi 28 août chez les ex salariés de Fralib dans les Bouches du Rhône « pour le lancement d’une nouvelle marque de thé d’infusion, le millésime 1 336 comme le nombre de jours qu’il aura fallu pour obtenir ce résultat ».
Les questions de journalistes ont ensuite porté sur le fait de savoir si la CGT préférait tel ou tel nom pour remplacer au ministère du Travail un François Rebsamen qui devait, dans la soirée , faire son ultime commentaire de ministre du chômage après avoir pris connaissance de l’évolution de l’emploi en juillet. Pour Philippe Martinez, peu importe le nom du ministre, « ce qui compte c’est la politique qu’il met en œuvre ». Il a, à ce propos, dénoncé l’attitude du gouvernement de Manuel Valls qui n’en finit pas de faire des concessions au patronat ajoutant à propos de la tribune du Premier ministre dans Les Echos d‘hier que ce dernier disait : « nous voulons poursuivre les réformes. On sait ce que le mot réforme veut dire quand c’est lui qui le dit ».
Répondant à une question sur le bilan à tirer des rencontres des dirigeants de la CGT avec les syndicalistes et les salariés des entreprises ces derniers mois, le secrétaire général a indiqué qu’il y avait chez les militants et les syndiqués « une réelle satisfaction d’avoir des échanges fraternels et sans concessions dans la culture du débat qui est la notre. La nécessité d’améliorer notre vie syndicale fait débat partout. Quand on invite nos adhérents à parler de la situation de leur entreprise et des leurs conditions de travail, ils sont parfois surpris au départ, mais une fois lancés ils ne veulent plus s’arrêter tant ils ont des choses à dire sur ce que vivent les travailleurs, sur l’inquiétude de génèrent l’influence de l’Europe et la situation de l’économie mondialisée parmi les salariés. Je considère donc que la CGT a des efforts à faire dans ce domaine pour mieux prendre en compte ce que vivent les salariés. Je pense qu’on ne le fait pas assez dans nos syndicats.»
Interrogé enfin sur les accusations que formulerait l’ancien secrétaire général Thierry Lepaon à l’encontre de certains membres de l’ancien bureau confédéral dans un livre à paraître prochainement, Philippe Martinez a déclaré : « je n’ai pas lu le livre. Ce ne sont que des déclarations individuelles qui n’engagent que celui qui les a tenus et pas la direction de la CGT. Cette dernière n’a pas à faire de commentaires sur ce sujet et le livre ne fait pas partie de plan de travail de la CGT pour la rentrée sociale».

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La grèce : « il y a compromis et compromis »

Posté par jacques LAUPIES le 27 août 2015

 

Des deux alternatives :  laisser  la droite revenir au pouvoir, notamment en s’engageant dans une hypothétique voie d’opposition au gouvernement de Tsipras ou, au contraire, soutenir ce dernier dans la voie difficile d’un pouvoir privé de moyens garantissant une possibilité de progression vers les engagements pris, une minorité au sein de Syriza a choisi la première hypothèse. Au fond la situation en Grèce reflète les éternelles contradictions qui traversent les courants progressistes soumis aux difficultés de l’exercice du pouvoir au lendemain d’une victoire électorale, arrachée grâce à l’union de forces populaires, issue d’un mécontentement à l’égard des politiques de droite et social démocrate.

Le pouvoir politique lorsque le peuple l’octroie ne se rend pas, il faut le garder et ne point renoncer aux objectifs, à court et long terme qu’impose la situation. Encore faut-il dans le contexte donné ne pas se couper des appuis populaires, en être en permanence la fidèle expression en suscitant les réflexions, les propositions et les mobilisations populaires.

Les réactionnaires qui sont prompts à balayer la volonté des électeurs tout en leur faisant un procès d’antidémocratisme  ou, selon le cas, celui d’un usage abusif des consultations électorales (ce que ne manquent pas d’invoquer les  opposants à Tsipras démissionnaire et provoquant une consultation pour tenter d’obtenir une majorité qui lui soit favorable)

Le fait est que personne ne peut reprocher à un gouvernement contraint,  sous la menace, de se voir couper les vivres,  de  se dédire vis à vis du peuple qui l’a élu, de retourner vers lui avec un projet adapté à la nouvelle situation dans lequel il va  intégrer probablement des mesures de nature à, comme vient de le déclarer Georges Katrougalos (voir article ci-dessous) à  « neutraliser les mesures néo libérales… »

Ceux qui à gauche en redemandent plus (et en France il en sommeille quelques uns qui ne manqueraient pas en pareille circonstance de le faire) sont probablement prêts demain à crier au voleur et à freiner une éventuelle accélération des réformes  devenues possibles genre « aujourd’hui je suis contre ce qui est pour et demain de serai pour ce qui est contre. »

Et n’allez pas croire que je fais dans la psychologie. Ces comportement sont liés à des appartenances de classes et de catégories globalement bien repérables !

Pour conclure on peut citer cet extraits de « La maladie infantile du communisme (le gauchisme) »  qui pourrait faire réfléchir sur le bien fondé de l’attitude de Tsipras face aux représentants de la grande bourgeoisie européenne et au delà ! Bien que cela fut écrit dans un contexte différent, la valeur  de ces phrases demeure !

« Il y a compromis et compromis.

Il faut savoir analyser la situation et les conditions concrètes de chaque compromis ou de chaque variété de compromis.

Il faut apprendre à distinguer entre l’homme qui a donné aux bandits de l’argent et des armes pour diminuer le mal causé par ces bandits et faciliter leur capture et leur exécution, et l’homme qui donne aux bandits de l’argent et des armes afin de participer au partage de leur butin.

En politique, la chose est loin d’être toujours aussi facile que dans mon exemple d’une simplicité enfantine. Mais celui qui s’aviserait d’imaginer pour les ouvriers une recette offrant d’avance des solutions toutes prêtes pour toutes les circonstances de la vie, ou qui assurerait que dans la politique du prolétariat révolutionnaire il ne se rencontrera jamais de difficultés ni de situations embrouillées, celui-là ne serait qu’un charlatan. »

http://marxiste.fr/lenine/lenine3.pdf

 

Georges Katrougalos « Nous pouvons neutraliser les mesures néolibérales de l’accord »

Grèce
Entretien réalisé par 
Thomas Lemahieu
Mercredi, 26 Août, 2015
L’Humanité

 

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George Panagakis / Pacific Press
Le ministre du Travail Georges Katrougalos détaille, pour l’Humanité,</i> les marges de manœuvre qui demeurent pour le gouvernement Tsipras, même après le mémorandum extorqué par la troïka le 13 juillet. C’est pour les exploiter que, à ses yeux, la gauche grecque doit, avec Syriza, garder le pouvoir.

Athènes (Grèce), envoyé spécial.  Après l’accord extorqué le 13 juillet à Bruxelles par les institutions, et que le gouvernement grec doit mettre en application, avez-vous encore les moyens de mener les politiques que vous entendez ?

Georges Katrougalos C’est tout l’enjeu de cette période. La situation est beaucoup plus compliquée qu’auparavant, cela ne fait pas de doute, car nous avons les nouvelles contraintes émanant du mémorandum. Mais il faut voir une chose : la formulation de l’accord offre encore des marges de négociation dans la phase d’application. J’estime dès lors que l’application de cet accord sera un champ de bataille, comme la négociation l’a été. Pour vous donner un exemple, j’ai dans mon portefeuille ministériel les grandes questions de droit du travail et de protection des travailleurs, et l’obligation qui nous est faite, c’est de légiférer pour établir en Grèce les « meilleures pratiques européennes ». Pour nous, les « meilleures pratiques européennes » sont celles du modèle social européen. Ce n’est pas révolutionnaire, mais il s’agit de s’appuyer sur le dialogue social, sur les négociations collectives, etc. Pour eux, au moins pour le Fonds monétaire international (FMI), « meilleures pratiques européennes », cela signifie la dernière vague de dérégulation, comme la loi Macron en France. Dans ces conditions, notre stratégie est de démontrer la dimension européenne de ce qui se joue aujourd’hui en Grèce. Nous demandons aujourd’hui que le Parlement européen soit saisi du suivi de la mise en œuvre du mémorandum. Dans mon domaine, j’ai demandé à la commission Emploi et Affaires sociales de surveiller les négociations sur le travail et sur les retraites.

Qu’attendez-vous de ce regard du Parlement européen ?

Georges Katrougalos Cela est intéressant à plusieurs titres : d’une part, assurer la transparence dans les discussions et, d’autre part, établir, comme je le pense, que la Grèce est bel et bien le laboratoire de l’avenir de l’Europe. Si les « meilleures pratiques européennes » en matière de travail sont celles qui imposent la dérégulation sociale, cela ne s’arrêtera pas à la Grèce… Après, ce sera le tour de la France, de l’Allemagne, etc. Pour réussir à neutraliser les mesures néolibérales qui existent dans le mémorandum, comme nous entendons le faire, cela dépend de deux facteurs : l’européanisation des négociations et le mouvement social en Grèce.

 

Vous parlez de neutraliser les mesures néolibérales de l’accord, mais ça n’était pas possible de le faire dans la négociation ?

Georges Katrougalos Nous avons sous-estimé la volonté des cercles néolibéraux extrêmes de l’Union européenne, ils étaient prêts à la destruction totale de l’économie grecque afin d’extorquer cet accord. Ou alors nous avons surestimé le degré de démocratie qui existe à l’échelle de l’Union européenne. Au niveau national, la démocratie a fonctionné. On a eu le référendum, on avait l’expression de la volonté populaire. Mais le premier ministre s’est trouvé devant un dilemme impossible, une alternative infernale. On risquait la destruction totale de l’économie réelle avec la fermeture des banques à durée illimitée. Cela a été un coup d’État financier. La Banque centrale européenne (BCE) a décidé de nous asphyxier en limitant l’accès aux liquidités pour les banques grecques, et ça, c’était une arme politique contre nous. Nous avons été obligés de signer cet accord. Maintenant, nous devons essayer de mener une politique de gauche. Cela ne sera pas facile, c’est sûr. Mais l’alternative, c’est de cesser de gouverner et de rendre le pouvoir aux partis de l’ancien système qui ont conduit la Grèce où elle est aujourd’hui. Et, à cet égard, il faut souligner qu’on n’a pas seulement le problème de nos relations avec les institutions européennes ; ici, en Grèce, on a également le problème de la démocratisation et de la rupture avec le pouvoir des oligarques. Pour moi, il n’est pas concevable de rendre le pouvoir aux partis politiques de cet ancien système, il faut essayer de mener une politique de gauche, même si c’est très difficile…

 

Quel programme entendez-vous défendre dans la campagne ?

Georges Katrougalos Nous voulons lutter contre l’oligarchie et la fraude fiscale. C’est à nous de le faire ! Ce ne sera pas facile car les services fiscaux sont en sous-effectifs. Mais il s’agit d’un point sur lequel nous sommes d’accord avec les institutions. Elles veulent également combattre la fraude fiscale. Pour nous, l’objectif est d’avoir une justice sociale dans la répartition de la charge fiscale…

 

Mais quand il s’agit de mesures de redistribution, à chaque fois, les institutions européennes biffent vos propositions…

Georges Katrougalos C’est vrai, ils ont toujours été très hostiles sur la justice sociale et la redistribution fiscale… L’exemple le plus éclatant, c’est quand nous avons proposé une taxe spéciale sur les citoyens ayant un revenu supérieur à 500 000 euros par an !

 

Avec ou malgré l’accord, l’économie grecque peut-elle se relever ?

Georges Katrougalos L’économie reste très fragile. On ne sait pas encore si on pourra neutraliser les nombreux éléments de récession que contient le mémorandum. Cela dépend aussi de l’obtention du financement promis de 35 milliards d’euros, et de notre capacité à appliquer les autres éléments de notre politique. C’est un grand enjeu : c’est loin d’être gagné, mais rien n’est perdu.

 

Dans la gauche européenne, qui a suivi avec une grande attention votre lutte contre l’austérité, il y a aujourd’hui une part de désarroi devant le mur auquel vous vous êtes heurtés. Quel message lui adressez-vous ?

Georges Katrougalos La solidarité est très importante. C’est très bien de mesurer que ce qui se passe en Grèce concerne toute l’Europe. Il ne faut pas être déçu, ou dans le désarroi. Nous restons fidèles à nos idéaux. Mais il faut aussi comprendre la complexité de la situation. Si nous remportons ces élections, comme je l’espère, on aura une deuxième chance, pour la Grèce et pour l’Europe.

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Tractations à gauche…

Posté par jacques LAUPIES le 26 août 2015

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Quand se pose le besoin d’alliances : savent-ils sur quel pied danser ? Les verts reçoivent le PS !

 

Les opportunistes de la « gauche radicale »

 

Les opportunistes s’agitent face aux évènements qui secouent la Grèce elle même mais aussi du coup, l’Europe. Et dans cette Europe il y a une France qui ne peut échapper à la secousse.

Au sein du Parti Socialiste évidemment il y a Montebourg qui peut de ce fait retrouver une crédibilité de gauche et il ne s’en prive pas. Inviter Varoufakis qui probablement n’est pas tout à fait sur la longueur d’onde politique de l’ancien ministre de Hollande et confirme, par son comportement, ce qu’il avoue lui même, qu’il n’est pas une homme vraiment politique.

Ce qui mériterait un développement et nécessiterait des précisions à savoir qu’est ce qu’un « politique ».

Question idiote car nous sommes tous des politiques, au sens ou nous avons des aspirations, des volontés de changement ou de conservatisme dans une société qui bouge et par définition ne peut nous satisfaire pleinement.

Alors nous dira t on  très justement : il y a des degrés dans l’engagement qui à tout moment appelle le compromis donc l’évaluation des rapports de forces. Ce qui semblerait être le seul aspect – péjoratif – de la politique alors qu’il n’en est qu’une phase obligatoire et incontournable de sa pratique. Qu’on l’accepte ou pas, qu’on nous l’impose ou que nous le décidions nous même, le compromis est une nécessité. Mais ils aussi possible et légitime de le refuser et ce n’en est pas moins une attitude politique !

Et l’opportunisme peut résulter aussi de ce refus car il peut y avoir dans une position extrême la préoccupation électoraliste, de recherche d’un leadership, de fuite et d’abandon également.

Un positionnement qui peut être utile à des hommes ou femmes politiques ne bénéficiant pas d’un soutien structuré, d’appuis fruits d’une synthèse collective. Le système médiatique aidant ces personnages qui ne représentent qu’eux mêmes et font rarement référence au travail politique collectif finissent par occuper une position disproportionnée dans la vie politique du pays d’autant que cela sert bien évidemment la classe dirigeante, une bourgeoisie  qui trouve ainsi le moyen de diviser et de troubler l’opinion. Laquelle finalement préfère les discours brefs de leaders de partis parlant d’une seule voix. Fussent-ils populistes et démagogiques. A plus forte raison s’ils le sont si l’on se réfère à la progression de l’extrême droite !

Une considération à prendre en compte si l’on veut limiter les dégâts causés par certains hommes politiques de la gauche française qui consiste à se démarquer en permanence d’une stratégie unitaire, au cœur de laquelle soit dit en passant on a toujours trouvé le Parti Communiste. Une attitude qui fait oublier les résultats électoraux, les motivations populaires qu’ils expriment, les rapports de force  qui ne s’examinent pas seulement à l’interne mais aussi au niveau de l’Europe entre les forces du capital et celles du travail.

La médiatisation outrancière de personnages politiques qui ne représentent qu’eux mêmes ou des cercles très limités, au détriment de celle des représentants des partis politiques, ne contribue pas à l’expression de ces partis et favorise l’instrumentalisation d’une opinion qui se voit incitée cautionner, à postériori,  le discours de ces personnages !

 

Les élections anticipées en Grèce ravivent les débats à gauche

Europe
Frédéric Durand
Mardi, 25 Août, 2015
L’Humanité

 

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REUTERS
Les dissensions dans la gauche française sur les orientations politiques et économiques que doit prendre l’Europe ont refait surface après l’annonce de la démission d’Alexis Tsipras. La crise grecque se révèle une crise européenne pour de nombreux responsables.

Sur l’Europe, « je ne vois pas la vision de François Hollande », a lâché, lundi matin sur France Inter, l’ancien ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis. La veille, il avait déclaré dans le JDD : « À l’intérieur des sommets européens, à l’intérieur de l’Eurogroupe, j’ai senti que le gouvernement français n’avait pas l’autorité nécessaire pour défendre ou même simplement présenter son point de vue… » Un constat cinglant pour ce qu’il atteste de la faiblesse de l’exécutif français. Mais pas seulement. La crise grecque agit depuis des mois comme un révélateur des profondes divergences à gauche. Les rebondissements de ces derniers jours, avec l’annonce, jeudi dernier, de la démission d’Alexis Tsipras et l’organisation de nouvelles élections pour le 20 septembre, réactivent les débats.

« Vous votez pour la gauche française et vous vous retrouvez avec le programme de la droite allemande au pouvoir ! » a lancé Arnaud Montebourg lors de sa fête de Frangy-en-Bresse, ajoutant que « l’échec des socialistes à nous sortir de la crise peut conduire au succès du Front national ». « Je ne peux pas croire qu’Arnaud Montebourg soit resté dans un gouvernement pendant près de deux ans qui appliquait le programme de la droite allemande (…) Je le connais, c’est un garçon proche de ses idées, il aurait démissionné », rétorquait, ironique, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, hier matin au micro de RTL.

« Pousser à l’organisation d’une conférence sur les dettes en Europe »

Mais la contestation du modèle défendu par le gouvernement ne s’arrête pas à l’ancien ministre. Pour Jean-Luc Mélenchon (lire page 7), « l’idée, c’est de faire une conférence européenne du “plan B”. Puisque les Allemands ont un “plan A” – ficher dehors tous ceux qui ne sont pas d’accord avec eux –, eh bien, nous, nous allons avoir un “plan B”, c’est ce qu’on fait dans ce cas-là ».

Selon Christian Paul, député frondeur de la Nièvre, il faut « pousser à l’organisation d’une conférence sur les dettes en Europe ». Le leader de la motion B à Poitiers estime qu’il faut « tirer une leçon de cette crise d’une immense brutalité pour la Grèce et pour nous : l’absence de démocratie et de représentation de la zone euro exige une réécriture des traités », explique-t-il dans un entretien, lundi, dans Libération.

Et les chiffres lui donnent plutôt raison. Après cinq ans de cure d’austérité, la Grèce a perdu 25 % de son PIB et compte un quart de sa population au chômage ; dire que les privatisations à marche forcée, la réduction drastique des services publics et de l’aide aux plus démunis sont des recettes qui ne fonctionnent pas relève de l’euphémisme. C’est pourtant cette voie que la troïka et l’Eurogroupe ont à nouveau imposé à Athènes dans le plan d’aide signé le 13 juillet dernier. Pourtant, le gouvernement socialiste français ne trouve à redire.

À croire que, pour une large partie de la social-démocratie européenne, l’idée même d’ouvrir une alternative à l’ordre libéral sonnerait comme un désaveu de sa propre action et, in fine, condamnerait sa conversion au modèle dominant.

Le plan d’aide à la Grèce est un « plan conçu pour réussir », expliquait ainsi, le 14 août dernier, le ministre des Finances de François Hollande, Michel Sapin. Hier encore, c’est le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui enfonçait le clou : « Les accords qui ont été passés sont difficiles mais je pense qu’ils étaient indispensables. »

Pourtant, faute d’alternative en Europe, la Grèce se retrouve devant un choix redoutable : accepter sans broncher les mesures d’austérité imposées par l’Eurogroupe, sans quoi elle se voit privée de liquidités, ou sortir de l’euro. Raison pour laquelle Alexis Tsipras a fait le choix de retourner devant les électeurs : « Je vais être honnête avec vous : nous n’avons pas obtenu l’accord que nous voulions avant les élections de janvier (…) Je ressens profondément la responsabilité morale et politique de remettre à votre jugement tout ce que j’ai fait, mes réussites comme mes échecs », expliquait alors le premier ministre grec. « On est loin d’un renoncement et d’une trahison, mais bien dans un combat politique âpre », analysait le PCF à l’issue de cette annonce.

« Nous sommes plutôt au début de la lutte qu’à la fin », expliquait hier dans nos colonnes la ministre des Affaires européennes du gouvernement grec, Sia Anagnostopoulou. Les débats sur l’Europe au sein de la gauche française ne sont pas clos non plus.

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Les actes, les créations humaines ça se comprend, ça s’explique, cela ne se détruit pas.

Posté par jacques LAUPIES le 25 août 2015

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Expo dans la rue des Halles : Alain Montoir – j’aime !

 

Quelle qu’en soit l’origine, quels qu’en soient les bâtisseurs, tous les monuments appartenant à une époque nous appartiennent  sont, en tout état de cause, le témoignage de l’évolution de l’humanité, souvent de souffrances endurées par les peuples pour satisfaire des tyrans paranoïaques. Mais ils traduisent avant tout le génie humain à un moment de son histoire. Par delà les croyances, les obscurantismes qui ont pu susciter la construction de palais de temples ou d’églises il y a la main de l’homme de celui qui, sans nul doute pour vivre, se nourrir, se vêtir et s’abriter, accomplit une tâche en donnant le meilleur de lui-même, héritier du savoir faire de ceux qui l’ont précédé.

Tout édifice, toute œuvre d’art, tout objet le plus simple de la vie courante doit-être respecté. Même lorsqu’il s’agit du plus insignifiant, de ce qui est considéré comme médiocre et sans valeur sa destruction devrait être marqué de regret et pouvoir être laissée au temps et protégé, des pires aléas de la nature.

Mais, délibérément effacer, le témoignage d’une évolution, d’une civilisation est un acte criminel. Il en va ainsi des coutumes, des usages, des religions qui doivent être étudiés, compris, même s’ils ont été un obstacle à notre émancipation. nous devons savoir d’où ils viennent, comment ils sont nés, comment ils sont devenus nuisibles et caduques. Ne jamais condamner sans comprendre !

Tout ce qui nous rappelle le passé, le triomphe de la vérité comme celui de l’erreur a droit à mémorisation !

Il ne semble pas que cela soit toujours le cas quand la peur s’installe, génératrice d’imbécilité, d’appauvrissement intellectuel. Et le danger n’est parfois pas où on l’imagine !

 

L’EI fait exploser des vestiges de Palmyre et exécute un grand archéologue

Lundi, 24 Août, 2015
Humanite.fr

 

Les djihadistes de l’autoproclamée « Etat Islamique » s’en sont à nouveau pris au patrimoine mondial de l’humanité, faisant exploser un célèbre temple. Ils ont également exécuté et mutilé un éminent archéologue en cherchant à piller les vestiges du site.

Les djihadistes se sont emparés de l’antique cité de Palmyre, surnommée « la perle du désert », en mai dernier. Ce weekend, les destructions à la bombe ont commencé. « Daech a placé aujourd’hui une grande quantité d’explosifs dans le temple de Baalshamin avant de le faire exploser. Le bâtiment est en grande partie détruit », a déploré ce dimanche Maamoun Abdulkarim le directeur général des Antiquités et des musées de Syrie. Le temple de Baalshamin a commencé à être érigé en l’an 17 puis a été agrandi et embelli par l’empereur romain Hadrien en 130. Baalshamin est le dieu du ciel phénicien.

Selon Maamoun Abdulkarim, le directeur général des Antiquités et des musées de Syrie, les djihadistes « ont commis des exécutions dans le théâtre antique, ils ont détruit en juillet la fameuse statue du Lion d’Athéna, qui se trouvait à l’entrée du musée de Palmyre, et ont transformé le musée en tribunal et en prison ». Des statues et bustes funéraires antiques, considérés comme de « l’idolâtrie » par les djihadistes, ont était détruits en place publique, devant des foules convoquées pour assister au saccage.

Un archéologue décapité

Durant plusieurs semaines, les djihadistes ont pillé le site, avant de commencer à le détruire. Ils avaient sous bonne garde l’archéologue Khaled Asaad, âgé de 82 ans, grand spécialiste de Palmyre, site sur lequel il avait travaillé pendant plus de 50 ans. Pendant de longues semaines, il a été interrogé sur la valeur et l’emplacement des objets et vestiges que Daesh a pillés. Avant d’être exécuté sauvagement. « Des habitants de la ville m’ont dit que le groupe de l’EI avait découpé en morceaux le corps de mon père après l’avoir accroché durant un jour à un poteau », a rapporté Mohammad, l’un des fils de l’éminent archéologue. « Mon père répétait souvent +je mourrai debout comme les palmiers de Palmyre+ ». « Ils l’ont tué parce qu’il n’a pas trahi son profond engagement en faveur du site de Palmyre » a condamné la Directrice générale de l’Unesco. « Il a dédié sa vie à ce site, dévoilant et interprétant l’histoire riche de Palmyre, pour que nous puissions apprendre de cette ville remarquable, qui fut  un carrefour de l’Antiquité. Son œuvre restera hors d’atteinte de ces extrémistes. Ils ont assassiné un grand homme mais ils ne feront jamais taire l’histoire. » Plus de 300 sites historiques syriens ont été endommagés, détruits ou pillés au cours du conflit débuté il y a plus de quatre ans, selon l’ONU.

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On ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre (Jean JAURES)

Posté par jacques LAUPIES le 24 août 2015

J’évoquais hier  cette idée que l’état de guerre que certains évoquent à propos du conflit qui nous oppose au terrorisme international serait plutôt un processus de violence qui, bien réel, constitue surtout une mise en condition pour nous faire accepter et imposer par les forces les plus irresponsables de la bourgeoisie française et internationale, ce qui peut devenir une vraie guerre généralisée.

Tout simplement parce que ces bourgeoisies conduites à subir, sous la pression populaire d’une part, mais aussi d’autre part venant de leurs homologues présents dans chaque nation qui ne cessent de se disputer des zones d’influences géo politiques  pour se partager les ressources de la planète?

Un démarche qui est coutumières aux classes dominantes depuis l’antiquité à nos jours, non pour le bien des peuples mais pour accroitre en priorité leurs profits et leurs pouvoirs.

Il faut en finir avec cette illusion selon laquelle les tyrans, les conquérants, les prophètes et leurs émules guerriers ont pu agir, construire ou détruire, motivés par de simples vocations humanitaires. D’Alexandre le Grand ou César jusqu’à Napoléon en passant par Charles Quint. et bien d’autres Ils n’ont été que les produits de systèmes d’exploitation.

Et de nos jours fussent-ils inspirés par des lobbies militaro industriels aux USA, des oligarques des richesses minières en Russie, des castes en Inde ou des souverains issus de régimes d’inspiration féodales au moyen orient ou de nationalismes d’inspiration militaire et religieuse, sans omettre les corrompus politico économique de la Chine, tous manipulent deviennent des parasites polluant les peuples et la planète. Des peuples qui inventent, créent avec leurs scientifiques, leurs nouvelles technologies, leurs prolétaires, les uns insérés dans la chaine des productions, d’autres laissés pour compte, de plus en plus nombreux, surexploités et exclus,

La preuve est faite que nos institutions républicaines ne nous mettent pas à l’abri des appétits auxquels le libéralisme économique donne naissance nous conduisant ainsi à subir quelques velléités guerrières. Nous sommes les héritiers chantant La Marseillaise, glorifiant notre passé, arrangé dans le colis du présent lequel  enveloppé des rubans de l’égalité, de la liberté, des droits de l’homme, des charités et autres démarches pseudo humanitaires, qui nous fait pisser d’orgueil mais dans lequel pénètre, s’insinue l’explosif qu’y glissent les prédateurs.

Alors qu’avons nous à faire de brandir des chars hors de nos frontières, d’envoyer nos soldats (même de carrière et professionnels) guerroyer aux quatre coins la planète ? Cela ne fait qu’empirer le risque de guerre plus généralisé.

Aucune guerre ne peut-être nôtre sauf celle qui consisterait, si nous y étions contraints,  à abattre et mettre hors d’état de nuire ceux qui s’en prendraient  en nous agressant à  notre volonté de défendre cette liberté, cette égalité qui ne peuvent avoir de sens que dans une société de partage, possédant et maitre de ses outils production, des instruments de coopérations : économiques, financières, sociales et culturelles, nationales et internationales.

Une société encore à construire. Première préoccupation avant que d’entrer dans le jeu d’un système qui aujourd’hui menace l’humanité et sa progression, un système capitaliste dont il importe que rapidement nous l’éliminions !

 

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