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Victoire des catalans ? plus compliqué que ça !

Posté par jacques LAUPIES le 30 septembre 2015

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Un évènement chasse l’autre avec une vitesse incroyable.

Pour faire vite je dirai qu’étant un fervent partisan d’une gouvernance mondiale, et de tous les regroupements qui peuvent y conduire en rapprochant les nations, mais en même temps, ce qui n’est pas contradictoire, que l’administration des choses et des hommes soient les plus décentralisées possible, je ne vois rien d’intéressant à construire en favorisant des indépendances régionales remettant en cause l’unité de nations !

L’on sait que ,si chacune des nouvelles entités indépendantes se dote de pouvoirs financiers, économiques militaires, le retour au « féodal » est garanti avec des affrontements prévisibles. D’autant que ces indépendantismes sont très souvent revendiqués à partir d’intérêts de classes dominantes (ou pour le moins les intégrant dans les revendications d’autonomie)

Non merci, je préfère et de loin notre jacobinisme (aménagé certes) et je recommanderai à ceux qui veulent s’extraire de leur nation de se contenter dans son cadre, de mieux gérer leur économies et mettant en priorité des préoccupation de partage et de solidarité dans leur pays et dans leur province.

Farandoles, Sardanes, Bourrée et danses bretonnes ne s’en porteront que mieux.

 

 

 

 

Catalogne : victoire des indépendantistes

Dimanche, 27 Septembre, 2015
Humanite.fr

 

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Victoire des catalans ? plus compliqué que ça ! dans POLITIQUE

Une banderole « Adieu l’Espagne » est brandie le 11 septembre 2015 dans le cortège des manifestants pour l’indépendance de la Catalogne, à Barcelone
AFP/JOSEP LAGO
Les partis favorables à l’indépendance de la Catalogne vont prendre le contrôle du parlement régional à l’issue des élections de dimanche en Catalogne, ils obtiennent la majorité absolue (72 sièges sur 135) : 62 sièges vont à la coalition Junts Pel Si, 10 au petit parti indépendantiste de gauche radicale CUP. 
Le leader des indépendantistes Artur Mas, revendique la victoire : « nous avons gagné ». « A l’Etat espagnol, sans rancoeur, adieu », a tweeté le leader du CUP Antonio Banos. Selon leur programme, ils devraient déclarer l’indépendance de la région d’ici à 18 mois.
Une situation inédite dans l’histoire de l’Espagne, et que la constitution ne prévoit pas. Le gouvernement de Madrid est farouchement contre.
Les séparatistes visaient la majorité des sièges au parlement catalan afin d’engager la riche région du nord-est de l’Espagne sur la voie de l’indépendance, malgré la ferme opposition du gouvernement central de Madrid.
Ils espèrent parvenir à l’indépendance d’ici dix-huit mois.
Les cinq millions et demi d’électeurs catalans étaient appelés à élire les 135 membres du parlement régional pour les quatre prochaines années et les séparatistes ont donné à cette élection une allure de référendum sur la sécession. 
Les indépendantistes, dont la figure de proue est le président sortant de la région, Artur Mas, ont transformé ce scrutin en plébiscite, promettant qu’en cas de victoire ils mèneraient la Catalogne vers l’indépendance, en 2017 au plus tard.
« Nous verrons qui gagne (…). Mais la démocratie l’a emporté en Catalogne », a soutenu M. Mas, après avoir voté. Evoquant les manifestations massives réclamant depuis 2012 à Barcelone « le droit de décider » comme « nation », il a conclu: « Finalement, les urnes sont là », « il y a un plébiscite, politiquement parlant, sur l’avenir de la Catalogne ».
 
Depuis trois ans, il n’avait cessé de réclamer un référendum d’autodétermination semblable à celui organisé en Ecosse il y a un an, où le non l’avait emporté. Mais Madrid a toujours refusé, arguant de son inconstitutionnalité.
Le chef du gouvernement conservateur espagnol, Mariano Rajoy, s’est impliqué personnellement dans la campagne, jusqu’au dernier moment, plaidant pour une « Espagne unie », et dressant la liste des catastrophes qui, selon lui, guettent les Catalans en cas d’indépendance: exclusion de l’UE, explosion du chômage, effondrement des retraites.

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Ou se fait la vraie politique gouvernementale ?

Posté par jacques LAUPIES le 29 septembre 2015

 

Hier soir je regardais l’émission consacrée à l’Elysée et mettant en scène l’entourage du Président de la République présenté sous sa facette pépère.

Certains ont trouvé cela très sympathique et réaliste ! Bigre ce n’est pas mon cas même si la bonhomie des uns et des unes et les grimaces des autres, parfois l’air soucieux du chargé de communication,  pouvaient faire bon effet d’une ruche en plein travail pour notre devenir de français.

Il faut des talents et surtout des soutiens « extérieurs » pour accéder à la fonction présidentielle : un groupe d’amis politiques proche, un parti bien en main mais aussi celui (le plus important) de ceux que l’on ne voit guère, les milieux occultes de l’industrie, de la finance, qu’évidemment on n’affiche pas pendant les campagnes électorales. Après évidemment on peut se permettre quelques révélations par ministres interposés !

Si les électeurs socialistes étaient un peu perspicaces, ce dont je doute vraiment parfois, ils se poseraient des questions. Pour ne prendre que l’exemple de la Syrie, affaire dans laquelle la France se fait truander, qui peut imaginer que les positions prises ne relèvent pas d’intérêts économiques et financiers. Comment oser se permettre une intervention militaire hors des décisions de l’ONU. Comment oser jouer les vierges effarouchées face au délinquant Bachar El Assad et lui faire endosser la responsabilité du merdier moyen oriental ? Car ce sont bien les américains qui ont déclenché la guerre en Irak et le malotru Sarkosy qui a foutu le bordel en Lybie.

Mon langage est cru direz vous et j’épargne le Président actuel, bien que son attitude et celles de ceux qui le conseillent nous ridiculisent.

Les bateaux sont invendus à celui qui semble être le seul à défendre une solution soutenable et l’on refile des rafales à ceux qui ne sont pas étrangers à la situation désastreuse en Syrie et puis on nous explique que celui qui pour l’instant est le premier confronté à des fous de Dieu bien armés par d’autres fous de Dieu, mais sans doute pas seulement, serait l’ennemi numéro un !

Monsieur le Président, faut m’expliquer, je ne comprends pas et vos allées et venues manches retroussées (ou presque) comme un modeste dirigeant de PME dans les couloirs du Palais hérité des Princes ne me convainquent pas.

Ce n’est pas là que se fait votre vraie politique. Et si tant est que cela soit le cas elle n’est pas dictée par le souci de redonner à la France un prestige qu’elle est en train de perdre. Certains à droite, Villepin notamment,  ne se privent pas de vous le rappeler ce qui ne les exonère d’être à l’origine du désastre.

 

 

Syrie : Obama ouvre des pistes, Hollande à nouveau pris à contre-pied

Pierre Barbancey
Mardi, 29 Septembre, 2015
L’Humanité

 

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Ou se fait la vraie politique gouvernementale ? dans POLITIQUE

photo : Alain Jocard/AFP
Barack Obama s’est dit hier prêt à coopérer avec la Russie et l’Iran pour résoudre la crise syrienne. Vladimir Poutine propose une résolution pour combattre Daech. François Hollande tente depuis deux jours de trouver une place pour la France mais reste collé à la stratégie internationale de l’Otan.

Nations unies (New York), 
envoyé spécial.

L’Assemblée générale des Nations unies qui s’est ouverte hier, à New York, est peut-être l’une des plus importantes de ces dernières années. Pas seulement parce qu’elle a été précédée d’une conférence sur les objectifs du développement durable. L’instabilité du monde, les confl its en cours, le développement de la pauvreté, l’affl ux de migrants sur le continent européen et la fi xation du confl it en Syrie, où se développe le cancer Daech parti d’Irak, sont lourds d’inquiétude pour l’avenir. Barack Obama, qui a pris la parole hier, savait qu’il lui fallait tout à la fois conforter la position des États-Unis sur la scène internationale et montrer son rôle constructif. Un exercice pas toujours facile ! Il a néanmoins adopté le ton docte qui est le sien généralement, presque donneur de leçons, parsemant son discours d’annonces importantes qui montrent dans le même temps que la puissance américaine doit aujourd’hui composer avec les pays en développement, une Russie qui fait son retour sur la scène internationale et un pays, l’Iran, qui joue un rôle de plus en plus majeur au Moyen-Orient et incontournable pour le règlement de la crise syrienne. Enfin, Barack Obama a été applaudi par l’Assemblée générale lorsqu’il a appelé à lever l’embargo qui frappe Cuba. Raul Castro a alors souri.

Sur les différentes questions que le président américain a abordées, celle concernant la Syrie a été particulièrement écoutée. De fait, la stratégie occidentale s’est avérée un échec. Non seulement le pouvoir syrien n’a pas été déstabilisé mais de plus les djihadistes ne cessent de progresser. Alors que les positions semblaient bloquées, l’accord trouvé sur le dossier du nucléaire iranien a justement permis de nouvelles discussions entre toutes les parties engagées d’une manière ou d’une autre dans le volet syrien. Obama a accusé Bachar Al Assad d’être un « tyran » qui « massacre des enfants innocents » et a dénoncé, dans une référence implicite à Moscou, la logique consistant à soutenir « des tyrans comme Bachar Al Assad » sous prétexte que l’alternative « serait pire ». Il a néanmoins dit, à la tribune de l’ONU, que « les États-Unis sont prêts à travailler avec tous les pays, y compris la Russie et l’Iran, pour résoudre le conflit » en Syrie. « Mais nous devons reconnaître qu’après tant de sang versé et de carnages, il ne peut y avoir un retour au statu quo d’avant la guerre. » Cependant, il est resté évasif sur un point, que certains voudraient central dans les discussions à venir : la place qui pourrait être accordée au président syrien dans un éventuel processus de transition politique.

 

Priorité : lutter contre les djihadistes du groupe « État islamique »

La Russie et l’Iran affirment que la priorité à l’heure actuelle est de lutter contre les djihadistes du groupe « État islamique » qui contrôlent la moitié de la Syrie, et non à un changement de régime à Damas. Alors qu’hier après-midi se tenait un sommet de lutte contre le terrorisme se pose aujourd’hui le type de coopération qui pourrait être mis en place pour combattre l’organisation de l’« État islamique » (Daech). Comme l’a rappelé Vladimir Poutine à cette même tribune quelque temps plus tard, « il serait irresponsable de dénoncer le terrorisme international sans tenir compte des réseaux financiers qui les alimentent ». La Russie qui a d’ores et déjà proposé la mise sur pied d’une coalition pour combattre les djihadistes sans, pour le moment, avoir obtenu de véritables réponses de la part des occidentaux. Barack Obama peut bien dire que les États-Unis « ne souhaitent pas un retour à la guerre froide » avec la Russie, malgré les sanctions imposées à Moscou pour son intervention en Ukraine, les positionnements de part et d’autre y ressemblent étrangement. Vladimir Poutine a proposé l’adoption d’une résolution des Nations unies pour combattre Daech.

La France pourrait, dans ce cadre, faire entendre une autre voix et approuver une telle résolution qui redonnerait tout son sens aux Nations unies. Mais cela ne semble pas être le cas. Deux jours après avoir annoncé que des frappes avaient eu lieu en Syrie, François Hollande espérait bien être au centre de toutes les attentions diplomatiques. Il est clair en tout cas qu’il entendait profiter de cette occasion pour tenter de rallier le peloton des pays incontournables pour résoudre la crise syrienne. Il n’est pas certain qu’il y parvienne. D’abord parce que la politique internationale de Hollande est basée sur un paramètre essentiel : l’appartenance à l’Otan, instrument s’il en est de la guerre froide.

 

Les contorsions 
du président Hollande

Le président français s’est exprimé hier après-midi, trop tard pour cette édition. Mais les déclarations faites les jours précédents à New York laissaient peu de doutes sur l’orientation française. Empêtrée dans ces relations régionales notamment avec la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar, soucieuse de prendre une place, au Proche et Moyen-Orient, qu’elle n’a plus, elle s’est, jusque-là, comportée non pas comme une puissance constructive mais, au contraire, comme une opposante à toute solution pacifique. D’où les contorsions actuelles du président français, en partie isolé, qui dit : « Nous sommes prêts à discuter avec toutes les parties concernées » mais se dit d’accord avec une transition « au terme de laquelle il n’y aura plus Bachar Al Assad ». En oubliant au passage, que les combattants kurdes, notamment à Kobané, sont restés bien isolés dans leur combat contre Daech, certainement pour ne pas déplaire à Ankara (qui par ailleurs réprime les Kurdes de Turquie), alors que la France arme les peshmergas d’Irak. Comprenne qui pourra ! Une France qui a également abdiqué toute initiative concernant le « conflit » israélo-palestinien, visiblement à cause du manque de soutien des États-Unis. Barack Obama n’a d’ailleurs eu que des phrases banales concernant le drame des Palestiniens qui vivent sous occupation. Laurent Fabius a laissé échapper son désarroi en évoquant un « processus de paix. Mais je ne vois pas de processus et je ne vois pas de paix ».

Sans passer en revue toutes les régions du monde, on s’aperçoit cependant qu’en faisant vivre une politique indépendante des États-Unis, en étant à l’initiative sur des questions clés dans un respect des équilibres et non pas en jouant un camp contre l’autre, la France retrouve la place historique qui est la sienne. Paris devrait ainsi faire partie des voix mondiales pour la levée au plus vite du blocus américain contre Cuba. Après tout, même Obama le demande !

 

Corbyn craint « une guerre par procuration » en Syrie

Le chef de l’opposition britannique, Jeremy Corbyn, a appelé dimanche à une « solution politique » impliquant l’Iran. « Le danger est que nous nous retrouvions avec une guerre par procuration entre la Russie et d’autres », a dit le nouveau patron du Labour. « Il doit y avoir une solution politique qui doit impliquer l’Iran 
et tous les pays voisins », a-t-il ajouté. Le sujet de frappes en Syrie fait débat 
au sein du Parti travailliste, dont certains membres influents seraient prêts 
à défier leur leader en votant pour de telles frappes, si l’actuel premier ministre conservateur, David Cameron, ramenait le sujet devant la Chambre des communes.

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Les régionales : s’unir et aller au devant de la population.

Posté par jacques LAUPIES le 29 septembre 2015

 

 

 

Les communistes de Tarascon et du Nord des Bouches du Rhône – territoire du nouveau canton – se sont prononcés à l’unanimité des votants pour les candidatures qui étaient proposées par la Conférence Régionale du PCF.

Bien entendu, non sans une discussion préalable de laquelle surgissent des interrogations.

Globalement ils ont cependant estimé que ce choix résultait de la volonté indéfectible de rassembler tous ceux qui à gauche (et pourquoi pas au delà ?) s’opposent à la politique d’austérité gouvernementale et les alliances réalisée notamment avec EELV allaient dans ce sens. Si se pose la question d’aller à la bataille des régionales en mettant en avant l’identité de chacun il est clair que le souci de cohésion doit également s’imposer.

Une cohésion qui doit permettre aux électeurs de trouver une force nouvelle pour que la région dont le rôle va être renforcé, échappe autant que faire se peut à ce social libéralisme qu’incarne le duo, Valls et Macron.

Sans doute restent encore à surmonter les effets que peuvent avoir, comme nous le soulignons souvent ici, des divergences pouvant exister entre les composantes de cette gauche taxée de radicale. Des divergences plus de forme que de fond diront certains. C’est sans doute vrai mais chacun sait qu »il est difficile de dissocier les deux. 

Mais à la veille d’un affrontement électoral il ne faut pas être timoré mais considérer au contraire que tout combat peut-être rassembleur et l’est généralement, pour peu que se mobilisent militants et sympathisants des diverses forces de gauche. Ces forces qui s’unissant et ce sera le cas pour ces élections régionales, auront à affronter non seulement ceux qui, au Parti Socialiste, s’obstinent dans une politique libérale, sous couvert d’une méthode plus douce, mais également ceux qui à droite et à son extrême, cultivent les divisions entre différentes catégories de la population pour une politique encore plus libérale !

Donc à tous ceux qui sont conscients des enjeux et de la justesse de nos propositions, de nos arguments nous ne pouvons que demander de s’informer, de se mobiliser, de nous rejoindre pour que ces élections régionales créent le conditions d’une nouvelle orientation politique à gauche.

C’est possible mais nous devons être plus nombreux sur le terrain pour mettre en déroute les manipulations médiatiques auxquelles nous allons, comme à l’habitude, être confrontés !

Jean-Marc Coppola. « Pour que gagne une gauche nouvelle »

 

 

Jean-Marc Coppola. « Pour que gagne une gauche nouvelle »

 

Vendredi et samedi, les communistes étaient consultés sur la liste pour les élections régionales. Candidat, l’élu fait le point sur le scrutin.

A l’approche des élections régionales, les communistes lancent une consultation dans tous les départements de la Région Paca. Les militants devaient s’exprimer pour ou contre la composition d’une liste d’ouverture bien à gauche, dans le cadre d’un pacte permettant de faire grandir les exigences populaires face à l’austérité. La possibilité d’une liste conjointement conduite par Jean-Marc Coppola (PCF) et Sophie Camard (EELV) est sur les rails.

La Marseillaise. Les votes clos, que ressort-il de ces scrutins ?

Jean-Marc Coppola. Cette consultation des communistes portait sur les noms des candidats communistes et leur place dans la liste de rassemblement à gauche. Il en ressort que 9 électeurs sur 10 se sont prononcés en faveur de cet accord avec nos partenaires EELV, P.G. et Ensemble !. Ce vote va donc sceller le démarrage de la campagne mardi prochain.

La Marseillaise. Vous conduisez une liste en binôme avec l’élue EELV Sophie Camard ?Que faut-il comprendre par cet accord ?

Jean-Marc Coppola. C’est un des aspects de cet accord que de conduire en binôme EELV et PCF. Il faut lire à travers cette association, une volonté de lisibilité dans chaque département de créer un large rassemblement à gauche pour porter une vraie politique de gauche, construire une gauche nouvelle, réellement libérée des politiques d’austérité et libérales de tout crin. Nous voulons une politique utile à la vie des gens. Cette construction est inédite.

La Marseillaise. Quelles sont vos priorités de campagne ?

Jean-Marc Coppola. L’idée est de déjouer les scénarios qui se sont établis à droite à travers des déclarations médiatisées où droite et extrême-droite se font concurrence en attisant les peurs. Or, la gauche, avec ses forces progressistes, n’est absolument pas hors jeu et envisage sérieusement d’aller chercher les abstentionnistes de gauche déçus par la feuille de route du gouvernement Hollande.

La Marseillaise. D’autres candidats semblent avoir pris de l’avance, quand entendez-vous présenter vos listes ?

Jean-Marc Coppola. Il reste encore un peu de temps avant le début novembre. Mais nous comptons régler tout ça d’ici le courant du mois d’octobre, sur l’axe d’une région coopérative, solidaire et écologique.

La Marseillaise. Partout en France, les tentatives de rassemblements piétinent. Vous vous lancez dans une démarche inédite en Paca. Cet accord peut-il à votre sens avoir un retentissement national ?

Jean-Marc Coppola. Nous voulons créer les conditions de gagne d’une nouvelle gauche et en fonction du résultat cette démarche peut donner quelques perspectives alternatives. Car l’esprit de gauche ne peut être associé au mot libéralisme. Nous voulons construire l’avenir autour d’un projet alternatif fortement inspiré du pacte régional proposé par les communistes aux citoyens de Paca.

Propos recueillis par La Marseillaise, le 28 septembre 2015

http://13.pcf.fr/22245

 

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Une histoire de moutons et de ravin !

Posté par jacques LAUPIES le 28 septembre 2015

Rien n’est plus préoccupant de voir que son pays se mêle des conflits existant au sein d’autres nations autrement que par des actions politiques, voire économiques. D’autres ont utilisé la force des armes, le font  comme nous et chaque fois cela conduit dans une impasse.  Notamment sur le plan diplomatique parce que d’autres interventions ont lieu chacune avec des objectifs différents (Turquie, Russie sans oublier les USA) sous des formes différentes : économiques (Arabie Saoudite), sans compter ceux qui par des appuis humanitaires ou pseudo humanitaires sont impliqués.

Le rapport des forces entre ces opposants à DAESH, avec des intentions différentes, ne parait pas devoir être sensiblement modifié sur le terrain par des frappes militaires dont l’objectif réel est purement géopolitique  comme le sont ou le seraient celles d’autres intervenants.

Si effectivement une solution existe elle ne peut être obtenue que par une négociation générale, une sorte de conférence présidée par l’ONU (dont personne ne parle ou si peu) mettant autour d’une table tous les acteurs, y compris Bachar El Assad les Saoudiens, les Iraniens et les occidentaux qui sont d’une manière générale à l’origine des désordres et la Russie qui est impliquée historiquement dans le soutien à des régimes qui avaient dans le passé bénéficié de son appui ou en tout cas leur avait évité de subir les pressions occidentales.

Si l’on ne raisonne pas en terme d’économie, de rapports sociaux existants, donc en ignorant des forme de lutte de classes, tout revient à placer le phénomène religieux au premier plan.

Bien réels, les conflits religieux sont toujours le paravent des conflits d’intérêts économiques et les formes qu’ils prennent, les mise en avant d’extrémismes, sont une conséquence, pas une cause des affrontements en cours. Pas plus que ne le sont les discours larmoyants sur les droits de l’homme, excellente pilule pour faire admettre la frénésie guerrière, un faux patriotisme. N’importe quoi ?

On ne peut être insensible au drame que vivent les populations mais ceux là même qui sont responsables de leur manipulation ne sont, comme toujours, pas capable d’assumer jusqu’au bout leurs méprisables politiques. Et nous voilà appelés par les uns à accueillir des réfugiés et par les autres à les refouler.

Les uns font un « commerce » avec de l’humanitaire en prétexte et les autres un « commerce »  opposé, le tout pour sa gueule ! Tous parlent de République, de droits fondamentaux, de solidarité mais la République sans le respect de la démocratie, de la loi, de la justice tout court,  sociale en particulier, sans l’impôt juste dans sa perception comme dans sa redistribution, tout n’est que bavardage intoxiquant !

Nous sommes dans la soupe populaire (aujourd’hui les resto du cœur) alors que nous avons le moyens du droit au logement, à la nourriture, à l’éducation et à la culture.

Et cela parce que nous n’avons pas encore trouvé le sens de l’équilibre de nos vies en commun, parce que nous élisons les plus hauts responsables placés sous surveillance d’une classe dominante avec ses seigneurs, ses vassaux et ses valets. Pour compenser notre aveuglement nous passons nos vies à nous droguer d’inutilités, pire que ces moutons qui préoccupés de brouter leur herbe suivent celui qui se jette dans le ravin qu’ils n’ont pas aperçu tant ils baissent leur tête.

L’agression légitimée, programmée depuis des décades, provoquée, pérennisée, devient soudain, pour ceux qui nous gouvernent, de la légitime défense. N’importe quoi ?

Des victimes ont été choisies, ciblées parmi ceux qui, crayon ou plume en main ont dénoncé, caricaturé, pas seulement les fous de Dieu mais aussi les fanatiques de la finances, des affaires. Ces sacrifiés ont été utilisés, instrumentalisées  comme prétexte à cette légitime défense. A tel point que l’on serait tenter de se demander qui sont les exécutants, les commanditaires et les instigateurs !

Les moutons ont affaire à de dangereux bergers et des chiens qui les pilotent vers le ravin !

 

 

 

Les avions français bombardent la Syrie

Dimanche, 27 Septembre, 2015
Humanite.fr

 

Après deux semaines de vols de reconnaissance menés par l’armée de l’air, la France a réalisé ses premières frappes aériennes en Syrie contre le groupe Etat islamique, annonce l’Elysée dans un communiqué, dimanche 27 septembre.

Les frappes ont été décidés « sur la base de renseignements collectés au cours des opérations aériennes engagées depuis plus de deux semaines, dans le respect de notre autonomie d’action, en coordination avec nos partenaires de la coalition », écrit la présidence de la République. L’annonce de ces premières frappes intervient alors que François Hollande est à New York, dimanche et lundi, pour la 70e Assemblée générale de l’ONU.

Le président français avait ouvert la voie à des frappes françaises en Syrie contre l’EI, le 7 septembre, tout en excluant une intervention terrestre. Considérant cependant que « le chaos syrien doit trouver une réponse globale » et que « les populations civiles doivent être protégées contre toutes les formes de violences, celles de Daech et des autres groupes terroristes, mais aussi contre les bombardements meurtriers de Bachar el Assad », l’Elysée estime que « plus que jamais, l’urgence est à la mise en place d’une transition politique ».

L’exécutif a martelé encore dimanche sa détermination à « lutter contre le menace terroriste que constitue Daech ». « Nous frapperons à chaque fois que notre sécurité nationale sera en jeu », a prévenu la présidence française, alors que l’exécutif avait invoqué la légitime défense pour justifier son intention de mener des frappes aériennes en Syrie contre le groupe El,tout en excluant une intervention terrestre.
Jusqu’alors, la France s’était interdit d’intervenir militairement en Syrie au motif qu’elle craignait que cela ne serve les intérêts du président syrien Bachar al-Assad dont Paris réclame le départ, le jugeant principal responsable de la guerre dans son pays.
Mais « la donne a changé et nous ne pouvons plus nous permettre de laisser la Syrie, principal repaire de Daech, demeurer un angle mort de notre politique au Levant », a argumenté le 14 septembre le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, pour justifier ce changement stratégique.
La France souhaite travailler activement à la réalisation de cette transition, avec l’ensemble des acteurs impliqués. Elle associerait notamment « des éléments du régime et de l’opposition modérée« , poursuit le communiqué.

 

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Je dois le dire…

Posté par jacques LAUPIES le 27 septembre 2015

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Une société qui se pare de grilles

Je dois le dire, parfois je ne reconnais plus nombre de gens qui m’entourent. L’âge n’y est certes pas pour rien et il est bien connu qu’il tend à nous éloigner des réalités présentes. Phénomène naturel puisque tout change, tout bouge, dans l’espace et dans le temps.

L’examen du passé est la seule chose concrète que l’on peut faire pour l’avoir connu. Et encore, chacun le fait selon l’évolution d’une vie. Il ne retient pas nécessairement les mêmes faits, il interprète à sa manière les attitudes qu’il a pu avoir et, à fortiori, celles des autres face aux évènements qui ont marqué sa vie : affective, familiale, au sein de groupes (de catégorie ou de classe) en évolution et en transformation. L’examen du passé ne garantit pas nos facultés d’analyse.

Les déceptions et les joies vécues, dans le travail, dans la vie la plus intimes (amour et sexe) nous bousculent, avec cependant un évident constat de banalité, comme pour la plupart des gens.

Notre vision du monde, et bien souvent la traduction politique que nous avons pu lui donner, nous ont enfermé dans des discours sans cesse répétés, malgré les doutes et les ignorances que nous refoulons par commodité. Les milieux intellectuels dès lors que nous les « interrogeons » par les livres, le cinéma et parfois la télévision, confirment cette ignorance. En compensation nous nous gargarisons d’un savoir que nous opposons à de flagrantes imbécilités qui nous entourent et que nous impose la plupart des interlocuteurs possibles. Piètre compensation !

Tout cela nous conduit à une certaine schizophrénie qui, même contrôlée, nous catégorise, nous enfonce dans le nombrilisme, et pire nous fait taxer de ringard par les plus ringards à nos yeux.

Nous avons beau espérer en un soutien de la jeunesse, celle qui émerge de l’adolescence et parfois de l’adolescence elle-même, à peine polluée par le débordement des idées reçues où les manipulations médiatiques, son indifférence, peut-être même ses peurs, nous blessent malgré les lueurs de réalisme que l’âge leur accorde.

Il faut bien le dire, cette jeunesse a toutes les raisons de sombrer dans l’inquiétude et elle doit à son état « naturel » d’espérance de ne pas se révolter contre le sort collectif que lui réservent les pouvoirs en place.

Voilà une vision bien pessimiste penserez-vous sauf que je crois encore qu’un pas en arrière peut-être suivi de deux pas en avant. Car au fond c’est à ce prix que se construisent les sociétés et l’humanité. A condition tout de même de ne pas renoncer à marcher. Et tant pis s’il en est que l’on ne reconnaît pas dans nos parcours, dans nos stratégies…

 

 PARU DANS L’HUMA

 

Le coeur, le droit et la paix
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La crise est d’ampleur. Les images sont impressionnantes et poignantes. Il convient, en même temps, de replacer ces mouvements à leur juste mesure. Les réfugiés sur le continent européen ne représentent que 0,1% de la population totale. Les pays qui accueillent le plus de réfugiés syriens et irakiens sont le Liban, la Jordanie et la Turquie. Quant aux migrations africaines, c’est vers l’Afrique qu’elles se tournent. On est loin des fantasmes d’invasion véhiculés par une partie de la droite et de l’extrême-droite. L’Union européenne a largement les moyens de faire face à cette crise. Notre France a, par le passé, su accueillir des populations massives contraintes à l’exil. Son prestige, son économie et sa place dans le concert des nations s’en sont trouvés renforcés.
Aujourd’hui, la petite musique xénophobe servie par une partie des dirigeants européens et de la droite française cherche à séduire une opinion très fragilisée par la crise économique et sociale. Alors que chaque être humain   devrait être l’égal de l’autre, l’organisation de leur division est un moyen d’asseoir la domination des puissants. Comment pourrait-il y avoir des « étrangers » sur notre terre commune ? Comment concevoir que l’Union européenne, qui se réclame des droits de l’homme et de la protection des minorités, laisse en son sein des gouvernements et des hommes d’Etat proférer des discours de haine, appelant ici à trier les réfugiés en fonction de leur religion, ou là, à partir de leur niveau de qualification, pour renvoyer les autres dans l’enfer des guerres ?

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La religion, la richesse et le pouvoir…

Posté par jacques LAUPIES le 26 septembre 2015

 

Je respecte les gens qui croient en Dieu mais quand ce Dieu est pour certains d’entre eux un prétexte pour faire accepter leur richesse acquise sur le dos d’un peuple, de s’octroyer des pouvoirs tyranniques, de disposer au nom de ce Dieu d’un droit de vie ou de mort sur ces sujets, quel respect leur accorder ?

La peine de mort est le symbole d’une incapacité des sociétés qui l’utilisent pour punir, à construire des êtres libres, équilibrés, solidaires et coopératifs entre eux. Elles sont directement responsables parce qu’incapables de se prémunir des transgressions, les corriger. Plus même elles en arrivent elles mêmes à établir des lois qui transgressent les droits de l’homme et en leur nom brisent toute résistance légitime à leur application en tuant.

Ces sociétés ne font que s’auto mutiler en privant de vie ceux qui ne respectent pas leurs règles.

Quel que soit le délit commis, celui qui applique la loi du talion se hisse au niveau du criminel. L’article ci dessous permet de mieux comprendre la signification de l’acte barbare qui se prépare si l’opinion mondiale ne s’y oppose pas avec force !

 

Il faut sauver Ali Nimr  de la décapitation

Hassane Zerrouky
Vendredi, 25 Septembre, 2015
L’Humanité

 

En voulant le décapiter et le crucifier, Riyad souhaite en faire un exemple 
pour faire taire toute contestation dans le royaume.

Au pays de la décapitation en série – 134 exécutions depuis le début de l’année –, il ne fait pas bon être chiite et s’opposer à l’emprise du wahhabisme sur la vie sociopolitique et intellectuelle. C’est le cas du jeune Ali Mohammed Al Nimr, 20 ans, condamné à mort en mai 2014, qui devra être incessamment décapité et crucifié. Il est accusé d’avoir participé, en février 2012, à des manifestations de la communauté chiite contre le régime théocratique à Qatif, dans l’est du royaume, région majoritairement chiite et surtout regorgeant de pétrole. À l’époque, il n’avait que 17 ans et était encore lycéen. Quant aux charges pesant sur 
lui – cambriolage, attaque contre les forces de l’ordre et jets de cocktails Molotov –, elles lui ont été arrachées sous la torture. Qui plus est – cela a sans doute pesé dans la décision du juge –, le jeune Ali Mohammed Al Nimr est le neveu du dignitaire chiite Cheikh Nimr Al Nimr, l’un des animateurs du « printemps saoudien » dont l’est du royaume a été le théâtre en 2011 et « printemps » étouffé dans le sang (plusieurs dizaines de morts). Lui également a été condamné à mort, le 15 octobre 2014, pour désobéissance au souverain et port d’arme !

Un avertissement à l’adresse de la minorité chiite saoudienne

La condamnation à la peine capitale, qui sera suivie de la crucifixion publique du jeune Ali, intervient dans un contexte de tensions régionales – intervention saoudienne en Syrie, au Yémen –, contexte exacerbé par le retour en force de l’Iran, consécutivement à l’accord de Vienne sur le nucléaire. Aussi est-il permis de penser que la crucifixion du corps d’Ali Nimr, si jamais il était décapité, doit servir d’exemple et d’avertissement à l’adresse de la minorité chiite saoudienne. Mais aussi de mise en garde à l’adresse de ces jeunes Saoudiens, de plus en plus nombreux, issus des couches moyennes, qui militent pour la fin du carcan wahhabite. Pour ne l’avoir pas compris, Raif Badawi, qui tenait un site en ligne critique sur le régime saoudien, a vu sa peine de mort commuée en prison à perpétuité, 
mais assortie d’une condamnation à 1 000 coups de fouet à raison de 50 par semaine (voir l’Humanité du 1er juin 2015).

Le châtiment barbare qui vise Ali Mohammed Al Nimr suscite de nombreuses réactions. En France, François Hollande, dont la position ne s’était pas illustrée par sa force sur l’affaire Badawi et qui s’était tu sur les cinq décapitations ayant eu lieu le jour même de son arrivée à Riyad (voir l’Humanité du 5 mai 2015), est, cette fois-ci, intervenu. Il a demandé à « l’Arabie saoudite de renoncer à l’exécution du jeune Ali Al Nimr au nom de ce principe essentiel que la peine de mort doit être abolie et que les exécutions doivent être empêchées », et que « tout doit être fait pour faire cesser ces exécutions partout, et notamment en Arabie saoudite ». Plus fermement, dans une lettre adressée hier par Éliane Assassi, présidente du groupe communiste et républicain au Sénat, et André Chassaigne, président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, au ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, « les parlementaires communistes, républicains et citoyens (…) ont lancé un appel fort, urgent, en faveur du jeune Ali Al Nimr, menacé de décapitation et de crucifixion par le régime autocratique d’Arabie saoudite » et « victime, comme de nombreux autres manifestants, opposants politiques ou religieux, de la violence d’un pouvoir qui se croit tout permis de par sa puissance financière ». Quant à l’ONG Ensemble contre la peine de mort, elle appelle « le roi de l’Arabie saoudite, Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, à la clémence » et « sollicite également le gouvernement français pour qu’il s’engage en urgence et pèse de tout son poids auprès des autorités saoudiennes, l’un de ses partenaires privilégiés dans le Moyen-Orient, afin de stopper l’exécution d’Ali Al Nimr ». Sur les réseaux sociaux, la mobilisation s’intensifie pour sauver le jeune Saoudien.

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Et si Tartarin devenait humanitaire…

Posté par jacques LAUPIES le 25 septembre 2015

 

 

 

Un ami de Tarascon, proche du PS, m’indiquait qu’il s’était livré à un petit calcul dont le résultat aboutissait au fait que pour contribuer à l’accueil des réfugiés la ville de Tarascon devrait en héberger huit.

 

Je me suis livré sommairement à vérification et il apparaît que la simple règle de trois : nombre de réfugiés prévus nationalement  divisé par la population française et multiplié par celle de Tarascon soit 32000×15000/60 000 000 donnait effectivement le chiffre 8.

 

Cette méthode de calcul un peu rudimentaire est cependant juste et significative. Autrement dit si nous accueillons deux familles de quatre personnes, quatre adultes et deux enfants il nous en couterait pendant un temps, si nous étions vraiment soucieux de leur accorder le minimum nécessaire, avant que ces familles ne soient prises en charge comme le prévoient les textes : deux loyers d’environ 700 €, 700 € par adulte (le minimum accordé à une personne âgée) soit au total soit 4200 € par mois, avec bien entendu les charges scolaires, les soins en cas de besoin, autant d’éléments prévus par le législateur.

 

Voila de quoi faire frémir deux tarasconnais sur  trois qui votent droite et extrême droite, réfléchir le troisième qui s’éparpille à gauche. De braves gens qui pour beaucoup ouvriraient leur porte (pas tous certes, mais j’en connais qui n’hésiteraient pas, pour peu qu’on les y encourage) … Que nos élus s’en préoccupent et on verra !

 

Dégager 5000 € par mois et mettre à contribution quelques services sociaux, le temps nécessaire pour permettre  à huit personnes chassées de leur pays ou le fuyant,  de trouver un travail et peut-être de pouvoir retourner chez eux prochainement  si, à défaut d’aller bombarder leurs territoires ou d’y envoyer des fantassins, une solution négociée est acquise grâce à nos « éminents » dirigeants américains, anglais et français et russes (ne les oublions pas) en particulier (de droite notamment et pas seulement) nous sommes capables de trouver d’autres solutions politiques que celle de la bombarde qu’ils ont estimé jusqu’ici la meilleure !

 

Vous allez me dire : « c’est encore nous qui devrons payer, et nos SDF, et nos « réfugiés économiques » qu’est ce qu’on en fait ? Ils sont déjà si nombreux à cueillir les tomates, les haricots, les salades, les pêches, les abricots, les pommes et les poires, à les vendre sur les marchés, qu’on en a presque honte d’imaginer que sans eux nos assiettes  seraient vides « 

 

Vous avez tout à fait raison ! le PCF déconne, Amnesty international déconne, la CGT déconne, le communiste que je suis aussi, même le Pape François perd la boule en appelant à la solidarité !

 

Le Maire de Beaucaire qui s’épuise en bonnes paroles parce qu’il a été fustigé par ses confrères lors d’une rencontre nationale sur le sujet est dans la vérité. Il craint l’invasion le bougre. Pitoyable mais vrai !

 

Eloigné quelques jours je ne sais ce qu’en pensent les autres notables de la région ! Je vais me renseigner rapidement mais j’ai hâte d’être informé de leur sens humanitaire !

 

A suivre

 

 

 

 

Oui, la France a les moyens d’accueillir dignement les réfugiés!

Mercredi, 23 Septembre, 2015
L’Humanité

 

Contrairement aux arguments agités par les droites xénophobes, la France et son système de protection sociale ne sont pas menacés par l’accueil des réfugiés. En revanche, ils ont beaucoup plus à craindre des politiques d’austérité qui détruisent la solidarité et des multinationales de la sécurité qui spéculent sur les drames humains.

Alors qu’il aura fallu la mort d’un enfant, l’image d’une humanité naufragée sur une plage turque, pour que se soulève un grand mouvement de solidarité, les Le Pen, Sarkozy et consorts continuent de s’agripper à l’Europe forteresse qu’ils ont construite, jouant sur les peurs et les divisions, au risque de nourrir une xénophobie toujours plus dangereuse. Depuis quinze jours, droite et extrême droite se succèdent en e€ et dans les médias pour diviser les plus démunis, arguant que la France n’aurait pas les moyens d’accueillir les migrants. La « c rise des migrants » est devenue une véritable aubaine pour les libéraux et xénophobes, qui allient rejet de l’étranger et attaque d’égalité. Or la France – et son système de protection sociale – n’est en rien menacée par l’accueil des réfugiés, comme le démontre notre dossier. Elle a bien plus à craindre des politiques d’austérité qui détruisent la solidarité nationale. L’argent existe pour accueillir dignement bien plus que les 31 750 personnes que la France envisage de recevoir dans les prochaines années. La réponse sécuritaire prônée par le Front national fait surtout le bonheur des multinationales de la sécurité, qui continuent de spéculer sur les drames humains.

5 décembre 2014

Le réfugié bénéficie d’un statut protecteur. Il se voit reconnaître des droits, en particulier sociaux.


I. Le statut juridique

Le réfugié statutaire bénéficie d’un récépissé de 3 mois renouvelable portant la mention « reconnu réfugié » (article R. 742-5 du CESEDA), puis d’une carte de résident d’une validité de 10 ans, renouvelable de plein droit (article L. 314-11 8° du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, CESEDA), qui lui confère un statut très protecteur.

Il signe le contrat d’accueil et d’intégration (CAI) prévu à l’article L. 311-9 du CESEDA mais n’est pas soumis aux sanctions qui peuvent y être associées en cas de non-respect des stipulations du contrat.

Ses droits à la réunification familiale sont ouverts sans conditions de ressources et de logement.

Son accès à la nationalité française est facilité.

II. L’accès aux droits sociaux

Les réfugiés bénéficient de droits sociaux équivalents à ceux des nationaux.

Les réfugiés suivent une formation civique ainsi que, le cas échéant, une formation linguistique, une session d’information sur la vie en France et un bilan de compétences professionnelles.

Les réfugiés peuvent accéder au marché du travail dès l’obtention du récépissé portant la mention « reconnu réfugié ».

Les réfugiés de plus de 25 ans peuvent bénéficier du revenu de solidarité active (RSA) dès l’obtention du statut, sans condition de résidence de 5 ans en France (article L. 262-4 du code de l’action sociale et des familles, CASF).

Les réfugiés peuvent bénéficier des prestations familiales dès l’obtention du récépissé portant la mention « reconnu réfugié » (articles L. 512-2 et D. 512-1 du code de la sécurité sociale).

Les demandeurs d’asile admis au séjour au titre de l’asile sont affiliés à la couverture maladie universelle (CMU) de base dès les premières démarches de demande d’asile. Cette affiliation est ensuite conservée aux réfugiés. Lorsqu’ils accèdent à un emploi, ils sont affiliés au régime général de la sécurité sociale.

Les réfugiés peuvent avoir accès au logement social sous réserve de la production du récépissé portant la mention « reconnu réfugié » et sous condition de ressources. Les aides personnelles au logement peuvent être obtenues selon les mêmes modalités que les prestations familiales. Par ailleurs, les réfugiés bénéficient des prestations liées au droit au logement opposable. Enfin, ils peuvent, dans certaines situations de vulnérabilité particulières, accéder aux centres provisoires d’hébergement (CPH).

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Le capitalisme : tumeur maligne des sociétés

Posté par jacques LAUPIES le 24 septembre 2015

 

A moins qu’ici quelqu’un vienne me démontrer le contraire, Marx qui ne fait certes pas l’unanimité parmi les économistes, nous explique que pour le capitaliste, disposer le plus longtemps possible de la force de travail du salarié,est la meilleure arme pour permettre de créer, plus de cette plus value, dont une grande part est consacrée à rémunérer son investissement. Un investissement réalisé précisément avec le capital en sa possession qui n’est autre que du surtravail déjà accumulé par lui et qui résulte du simple fait que l’entreprise, la terre lui appartient !

On pourra toujours arguer qu’il prend des risques – notons avec la richesse produite par d’autres – que l’appât du gain le motive et le rend intelligent et donc utile à la collectivité - ce que démentent les mauvaises gestions, les placements financiers qu’il fait et les fermetures d’entreprise qu’il provoque – les faits sont là : la fortune se polarise d’un côté et la pauvreté (relative ou absolue) de l’autre.

Résultat : une planète avec des centaines de millions de pauvres, des tensions dans les pays riches comme pauvres entre diverses classes et catégories sociales et bien entendu entre nations riches et nations pauvres (maintenues comme telles malgré leurs ressources)

Soumis ou en état de révolte, les peuples sont manipulés, tout simplement parce que l’origine de leur souffrance provient de ce système qui permet à une poignée (on dit un pour cent) de disposer de quatre vingt dix neuf pour cent de la richesse. Tout simplement aussi et surtout parce que ces peuples n’ont pas conscience de cette réalité (et) ou ne se donnent pas les moyens de la transformer.

L’affaire ne date pas d’aujourd’hui, les pyramides, les cathédrales, les palais témoignent symboliquement des vies sacrifiées dans la soumission ou parfois la révolte. Même de nos jours l’humanité en marche témoigne de son génie avec d’immenses inventions, mais voila elle est toujours à la merci d’un cancer que provoquent des tumeurs malignes qui font que sont sacrifiées ces cellules créatrices que constituent les êtres humains.

Ces tumeurs, les concentrations capitalistiques, doivent être combattues, éradiquées, neutralisées sans quoi la maladie va se généraliser et devenir fatale. Pour la stopper la thérapie est simple : il faut identifier les tumeurs, leur ôter le pouvoir  de détruire les cellules saines. Comme dans toute thérapie il faut préserver, rétablir le système immunitaire, se prémunir des effets secondaires, mais avant tout détruire la cause essentielle du mal, en l’occurrence en finir avec l’aliénation du travail. Sans doute faudra-t-il du temps et des étapes pour cela !

L’une d’elle sera de maîtriser la durée du travail  Une nécessité pour chacune des sociétés de la planète étant entendu que leur état de développement est inégal et que leur mise en concurrence à l’échelle mondiale est source de déséquilibre dans les échanges ce qui revient à envisager des solutions dans la concertation, la coopération et non dans la recherche du profit. Parallèlement l’harmonisation des droits sociaux devra être généralisée vers le haut dans un monde ou se développent de manière exponentielle les forces productives.

 

Partout où la richesse produite le permet ou encore, partout où existe une inégalité de son partage, le temps de travail doit lui aussi être partagé !

 

 

Il y a 120 ans, naissait la CGT

Mercredi, 23 Septembre, 2015
L’Humanité,

 

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Patrick Nussbaum
Le jour de ses 120 ans, la CGT appelle à défendre les droits syndicaux. La journée d’action sera suivie d’une autre, le 8 octobre, pour les 32 heures et les salaires. Une CGT « à contre-courant de Macron et Gattaz, mais pas des salariés », affirme son secrétaire général, Philippe Martinez.

Cent-vingt ans après son congrès fondateur, le syndicalisme de lutte qui caractérise la Confédération générale du travail s’exprime aujourd’hui à nouveau dans la rue. La journée est organisée pour dénoncer les nombreuses atteintes aux libertés syndicales dont font l’objet ses adhérents et élus. Une CGT « à contrecourant d’Emmanuel Macron et de Pierre Gattaz, c’est vrai, mais pas à contre-courant des salariés », explique son secrétaire général, Philippe Martinez, dans un entretien à l’Humanité. Une CGT « en action », qui montre son opposition au démantèlement du Code du travail, à « cette société divisée en deux ». Face au chômage de masse, Philippe Martinez promeut les 32 heures de travail et les hausses de salaire. Ces propositions alternatives seront portées lors d’une nouvelle journée de mobilisation, le 8 octobre. « Si nous n’o rons pas de perspectives, les luttes ne se développeront pas », prévient le syndicaliste.

Lire l’entretien avec le secrétaire général de la CGT : Philippe Martinez « Seule la réduction du temps de travail a créé de l’emploi »

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Révolutionnaires d’un soir…

Posté par jacques LAUPIES le 23 septembre 2015

Dans les commentaires quotidiens des articles de l’Huma, plus particulièrement ceux qui concernent l’approche qu’à globalement le PCF mais aussi le journal, il y deux ou trois habitués qui se veulent les champions de la critique d’un pseudo réformisme qui hanterait la Direction de ce parti et du quotidien !

Je me demande parfois s’il ne faudrait pas remercier ces jusqu’au-boutiste car ils nous rappellent l’existence de ces extrêmes qu’il faudrait inviter à un peu plus de modestie et qui, hélas, traduisent un courant de pensée très minoritaire, mais réel cependant, qui incarne dans l’histoire et le présent ce gauchisme qu’il faut combattre.

Employer le mot combattre concernant des personnages qui ont prétendument les mêmes objectifs que nous : faire d’une société d’exploitation d’une majorité par une infime minorité, une société de coopération et de partage équitable des richesses, ne parait pas approprié. Et pourtant ces « révolutionnaires » comme le fait d’ailleurs dans un registre « contre révolutionnaire » l’extrême droite, réussissent parfois à convaincre nombre de révoltés et à les conduire dans des voies de garage que ne manquent pas de leur offrir les classes dominantes, soucieuses de réduire les contestations dérangeantes pour leur maintien au pouvoir.

Mais affirmer n’est pas prouver. Encore faut-il étayer sa démonstration d’exemples. Plus même, et c’est mieux, faut-il avoir pratiqué ces adeptes du grand soir : dans un conflit social, dans un affrontement électoral, dans la conduite d’une gestion d’entreprise, où il faut savoir user intelligemment du compromis.

Pour avoir rencontré très jeune militant ces partisans de la fuite en avant : ceux qui en 1946 voulaient ressortir les fusils, en 1956 porter la lutte armée des algériens sur le sol national, en 1968 pensaient que la révolution était possible et qui, au fil des ans dépités, n’ont eu de cesse de répéter que le Parti Communiste était noyé dans le réformisme !

Non pas d’ailleurs que ce parti n’ait été fréquenté par des opportunistes qui comme on dit ont quitté le navire à la première trouée dans la coque. C’est hélas le lot, bien que l’on puisse s’en défendre, d’un parti soumis à un effet populiste et qui se voit contraint de ne pas pouvoir tenir ses promesses d’hier ou d’avant-hier.

Mais  est ce une raison pour l’abandonner, ou le fustiger en permanence lui, dont le passé atteste qu’il a toujours su utiliser au mieux le fruit de sa popularité malgré des inadaptations, des erreurs d’appréciations portées sur le mouvement communiste international.

Et pour être franc, plus par ignorance, par pesanteurs idéologiques,  que par tout autre calcul (alimentaire ou de frustration d’égo) combien ont du subir cette souffrance due précisément à une perte de bataille idéologique qui finalement nous conduit depuis plus d’un siècle à être confrontés aux mêmes grandes questions qui voient fuser les plaies de la division qui vont du dogmatisme de gauche à l’extrémisme de droite en passant par l’opportunisme triomphant. Autant d’égarements qui ont leur source dans des transformations de nos individualités  soumises à des modifications à caractère économique, social et sociétal.

On peut être affecté par la difficulté d’un combat, mais il y a quelque inconséquence à s’en prendre toujours à ceux qui sont en première ligne…

 

 

La gauche européenne se prépare à un combat de longue haleine

Gaël De Santis
Mardi, 22 Septembre, 2015
L’Humanité

 

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Révolutionnaires d'un soir... dans POLITIQUE

Giannis Koulis
La victoire de Syriza offre des perspectives à la gauche européenne de transformation 
et constitue un appel à bousculer les rapports de forces dans tous les pays 
de l’Union européenne. 

Cette fois-ci, ils n’ont pas réussi. Les valets des puissances d’argent, la Banque centrale européenne et les gouvernements de la zone euro ne sont pas parvenus à faire plier la résistance grecque. C’est un exploit inédit. Pour la première fois, une force de gauche alternative parvient à se faire réélire. Une victoire à mettre sur le compte de la détermination du gouvernement à se battre pour les intérêts de son peuple, malgré un rapport de forces défavorable du fait d’une faible population et d’une position de demandeur d’aide. Une attitude qui contraste avec celle du président français, le socialiste François Hollande, qui avait promis dans sa campagne de renégocier le traité sur la stabilité et la gouvernance en Europe (TSCG) et qui y a renoncé peu après son élection. La Grèce le montre, la résistance paie. Elle a gagné, une nouvelle fois dans les urnes, dimanche.

Ce combat sera long, avec ses hauts et ses bas. La ténacité des Grecs constitue un encouragement pour ceux qui souhaitent que la gauche prenne une autre voie que les renoncements sociaux-libéraux en Europe et se renforce. Face à cette nouvelle situation et la crainte qu’une alternative prenne corps, certains socialistes et sociauxdémocrates européens lançaient dimanche et hier, une opération de récupération du résultat de Syriza. 

François Hollande, qui ne s’est pas illustré ces derniers mois par un soutien à l’exécutif hellène, a vu dans la victoire de Syriza « un message important pour la gauche européenne » qui confirmerait « que son avenir est dans l’affirmation de ses valeurs de principe, le progrès, la croissance, mais aussi le réalisme ». Martin Schulz, président du Parlement européen, a invité Alexis Tsipras à « rejoindre la famille sociale-démocrate à laquelle idéologiquement il appartient », tout en regrettant l’absence d’alliance avec le Pasok, l’ancien parti de Georges Papandréou, qui a mené la Grèce au bord du gouffre en 2012… et qui est encore aujourd’hui président de l’Internationale socialiste.

Les dirigeants sociaux-démocrates soulignent le « réalisme » de Syriza, pour mieux disqualifier les forces de gauche alternatives qui ne se résignent pas à l’austérité. Ils veulent faire oublier que, même dans des conditions difficiles, Alexis Tsipras poursuit le même combat qu’il menait quand il était candidat à la présidence de la Commission au nom du Parti de la gauche européenne (PGE), en 2014. Vendredi soir, au meeting de fin de campagne, ce sont Pierre Laurent, le leader espagnol de Podemos, Pablo Iglesias, la vice-présidente des Verts au Parlement européen, Ska Keller, et Gregor Gysi, président du groupe die Linke au Bundestag, qui entouraient Tsipras : un spectre qui reflète la diversité de la gauche européenne, mais dans lequel ne veulent pas apparaître les sociaux-démocrates.

Et c’est à ce spectre toujours plus large, avec les prises de position en faveur du respect des Grecs adoptées par des forces syndicales (la Confédération européenne des syndicats, la DGB allemande) ou des Verts, longtemps alliés des socialistes, qu’est posé un défi : celui de la responsabilité, et de l’action dans le temps long, pour reconquérir la souveraineté des peuples. Dès dimanche soir, le président du Parti de la gauche européenne (PGE), Pierre Laurent, appelait à « prendre le relais ».

 

« Les intérêts des plus pauvres 
au centre des politiques de Syriza »

« Face aux créditeurs, Tsipras (…) a mis les intérêts des plus pauvres et plus vulnérables au centre des politiques de Syriza. Le résultat de l’élection montre clairement que le peuple grec lui fait confiance pour faire face aux défis à venir. Ensemble avec Syriza, nous continuerons à nous battre pour une Union européenne sociale et démocratique. Une UE par et pour le peuple, non pour les banques », a réagi Gabi Zimmer, présidente du groupe de la Gauche unitaire européenne au Parlement européen. Le coprésident de die Linke Bernd Riexinger, lui, a rappelé que « Tsipras l’a emporté contre les élites et les faiseurs d’opinion de l’UE ». « Syriza a gagné amplement en Grèce (…) Nous travaillons pour qu’en Espagne nous aidions à changer l’Europe », a salué Alberto Garzon, dirigeant d’Izquierda Unida en Espagne, où l’on s’attend à une progression des forces de gauche lors du scrutin de décembre.

En début d’année, Syriza avait déjà signifié que le meilleur moyen d’être « solidaire avec les Grecs » était de bousculer les rapports de forces chez soi. Pas si simple, même si les choses évoluent. « Plutôt que de fuir (le chef du gouvernement) Mariano Rajoy, nous pouvons l’éjecter du pouvoir. De la même manière, plutôt que de fuir la troïka, nous pouvons mettre en échec ses vice-rois pays par pays, et construire une nouvelle Europe. C’est ce que signifie Podemos en Espagne, Jeremy Corbin au Royaume-Uni ou Alexis Tsipras en Grèce. La conviction est que seuls, nous ne pouvons pas mais avec des amis, oui », a réagi Pablo Echenique, parlementaire européen de Podemos, formation en troisième position dans les sondages, mais qui fait cavalier seul, refusant encore de s’allier à une partie des forces de gauche. En Irlande, Gerry Adams, leader du Sinn Féin positionné en troisième position dans les sondages avec plus de 16 %, a salué un succès « remarquable, vu le traitement du gouvernement par l’Union européenne et la Banque centrale européenne ». Au Royaume-Uni, l’élection à la tête du Parti travailliste de Jeremy Corbyn, qui a dit tout le bien qu’il pensait de Syriza ou de Podemos, change la donne : sa formation pourrait être un débouché aux fortes mobilisations sociales contre l’austérité, et faire taire le dicton selon lequel on gagne les élections au centre en mobilisant les abstentionnistes déçus du Nouveau Labour de Tony Blair. En Europe, une partie des Verts a salué la victoire, à l’instar de l’un des dirigeants des Verts allemands, Omid Nouripour, qui voit dans la victoire grecque « une chance ».

Il reste que la victoire de Syriza, Tsipras ne règle pas tous les débats stratégiques au sein des forces de gauche et que toutes ne se reconnaissent plus en cette expérience. Le mémorandum du 13 juillet, accepté par le gouvernement grec alors que les comptes des Grecs étaient menacés par la fermeture des banques du pays orchestrée par la BCE a laissé des traces. Au nom du Parti communiste portugais, principale force à la gauche du PS de son pays, où sont organisées des élections début octobre Joao Ferreira se montre dur avec les « abdications » du gouvernement grec et « exige une libération du pays des contraintes et des instruments de domination de l’Union européenne, de l’euro, du traité budgétaire, de la gouvernance économique, des politiques communes ». En France, le Parti de gauche, qui a soutenu Unité populaire, a vu dans ce résultat le fait que Tsipras « bénéficiait d’une assise populaire forte pour une politique de rupture » et « appelle à la nécessité de travailler à un plan B pour l’autre gauche ».

 

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Grèce : bonne stratégie, il faut s’en inspirer…

Posté par jacques LAUPIES le 22 septembre 2015

 

Tsipras et ses compagnons viennent de faire preuve d’une grande finesse politique et stratégique.

Une stratégie qui réussit mais qui n’en serait pas moins bonne si la victoire électorale n’était pas là. Une victoire qui bien sur laisse présager des moments difficiles et des luttes importantes à mener par ce gouvernement futur qui doit appliquer – mais n’en a guère le désir – des réformes contraires à sa manière de voir et à l’intérêt du peuple grec !

Comment les contournera t  il face à ce Bruxelles entre les mains des libéraux donc des banques et des marchés financiers ? Comment pourra t il garder la confiance des grecs qui viennent de démontrer qu’ils avaient bien compris de quoi il retourne ? Si l’on en juge ce qui vient de se passer bien que la partie soit difficile ce gouvernement va disposer d’un majorité déterminée à défendre l’intérêt national et à s’appuyer sur la démocratie.

D’autres l’ont fait de par le monde et ont souvent été déstabilisé, comme en Amérique latine. Mais nous sommes en Europe et les grecs ne sont pas seuls à défendre des orientations qui gagnent certains pays et pas des moindres, des orientations qui consistent à dénoncer l’inanité des dettes et des politiques d’austérités dont elles sont le prétexte.

Sans vouloir calquer des situations très différentes, nous sommes en France confrontés aux mêmes logiques engendrées par ces politiques d’austérité et avons affaire à des forces quasi identiques pour les encenser ou les combattre :  réformismes de droite et de gauche pour les faire perdurer de les aggraver mais aussi extrême droite pour faire diversion avec garantie de les  aggraver aussi et puis ces petites entraves des « plus royalistes que le roi » à l’extrême gauche qui ne se guérissent pas de la maladie infantile bien connue !

C’est à cet effet qu’il faut construire, voire réhabiliter une grande force politique cohérente, capable d’intégrer, DANS LEUR DIVERSITE, tous ceux qui à la base, hors des circuits médiatiques, des coups d’annonce, des spéculations sur les égos, seront capables de réflexion, de propositions et d’action pour qu’enfin les français retrouvent cette UNION POPULAIRE sans laquelle rien ne peut se faire, où règnera une démocratie vivante élargie, non pour troubler, spéculer mais bien pour décider en connaissance de cause.

Ce ne sera pas sans difficultés intérieures dans un contexte de conscience de classe élevée parmi les exploités, les laissés pour compte, face à ce noyau de  possédants qui dicte sa loi et formate des dirigeants politiques (des Sarkozy, des Juppé, des Valls, des Maccron, des Philippot, des Placé et que sais-je encore pour ce qui concerne la France…La liste serait bien trop longue à publier !)

Quant aux difficultés extérieures, venant du monde et de l’Europe, il nous faudra aussi les vaincre mais ce qui vient de se passer en Grèce et ce qui  se déroule ailleurs sur notre planète, prouve que le monde ne cesse de se frayer des chemins prometteurs de progrès. Non sans luttes opiniâtres bien entendu !

 

 

 

 

 

La leçon d’Athènes

Jean-Paul Piérot
Lundi, 21 Septembre, 2015
L’Humanité

 

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Photo : Louisa Gouliamaki/AFP

Alexis Tsipras après sa victoire aux législatives, dimanche 20 septembre.
Photo : Louisa Gouliamaki/AFP
L’éditorial par Jean-Paul Piérot. « Le peuple grec n’en finit donc pas de donner à l’Europe une leçon de maturité politique. »

Le peuple grec n’en finit donc pas de donner à l’Europe une leçon de maturité politique. En renouvelant sa confiance à Syriza, il a douché les espoirs de la droite et des dirigeants de l’UE d’assister à la fin de ce qu’ils appelaient la « parenthèse Tsipras ». Une victoire de Nea Demokratia, même obtenue par défaut, sur fond de désespérance, aurait été interprétée comme un triomphe d’Angela Merkel et de Wolfgang Schäuble, et de tous ceux qui s’étaient acharnés à humilier le peuple grec. Une défaite d’Alexis Tsipras, c’eût été, quelles que fussent les raisons du mécontentement dans l’électorat de gauche, une sorte de légitimation du coup d’État financier aux yeux de ceux qui l’avaient fomenté. Imaginait-on l’asphyxie organisée par la BCE, la fermeture des banques a posteriori approuvée par les électeurs précisément parce qu’ils voulaient sanctionner leur gouvernement pour n’avoir pu s’opposer au diktat du sommet des pays de la zone euro du 13 juillet ? C’était faire peu de cas de l’expérience de la dévastation humanitaire et sociale vécue par les familles modestes, les retraités, des jeunes privés d’emploi sous la tutelle de la troïka avant 
le 25 janvier, qui vit la victoire de la gauche anti-austérité.

Alexis Tsipras s’est heurté pendant cinq mois de négociations avec les dirigeants européens à une réalité impitoyable : l’aversion pour les consultations démocratiques. Non seulement ils ne tinrent pas compte du référendum du 5 juillet, mais ils se sont livrés à une politique de représailles. Syriza lui-même n’est pas sorti indemne du traumatisme subi par le pays. Dès lors, le retour vers les électeurs s’avérait le meilleur moyen de clarifier la situation, de mesurer la volonté du peuple grec de continuer sa résistance. Ce fut un choix courageux, honnête, apprécié par les électeurs qui ont compris que derrière leur acharnement à propos de la dette, les dirigeants de l’UE n’avaient finalement qu’un objectif : provoquer la chute du gouvernement. Et ont déjoué leurs manœuvres.

Commentaires

 

jagle

Lundi, 21 Septembre, 2015 – 10:37
Ils ont voulu renouveler le coup de Chypre qui a mis la droite au pouvoir. Ils ont perdu !!! Le ton piteux de Hollande qui essaie de récupérer à son profit cette victoire fait de lui ce qu’il est: le coucou de l’ Elysée. Lui qui a ignoré Tsipras se précipite vers lui maintenant. Comique !!!!! Cette victoire conforte les espoirs en Irlande, en Espagne, au Portugal, en Grande-Bretagne pour Corbyn et peut-être en France. Qui sait ?

Empedocle

Lundi, 21 Septembre, 2015 – 12:30
Vous avez raison: la victoire de la social-démocratie et la défaite de la gauche démago sont une bonne nouvelle pour l’Europe.

 

oxy

Lundi, 21 Septembre, 2015 – 11:16
Une victoire certes mais avec combien de personnes qui ne sont pas allées voter ? ce qui fait que seulement 15 % environ des inscrits ce sont exprimés en faveur de A. Tsipras. Les autres, les abstentionnistes, vont surement donner du fil à retordre à Tsipras car l’austérité qu’il va faire subir au peuple grec en contradiction énorme avec sa position initiale ne sera pas acceptée sans broncher. De plus il donne, par la signature du mémorandum qu’on lui a imposé et qu’il semble vouloir appliquer à la lettre, quelque part raison à tous ces sociaux démocrates et tenant du libéralisme qu’il n’y a pas d’autre alternative que leur politique et donc que Tsipras fait sien le « réalisme » politique. Alors je suis bien pessimiste sur la suite, ils n’ont pas réussi à remettre la droite au pouvoir en Grèce mais ils ont réussi à mettre au gouvernement de Tsipras le cadeau empoisonné des milliards d’euros en échange de ce mémorandum assassin.

 

NAVETEUR

Lundi, 21 Septembre, 2015 – 11:16
A JAGLE : En mai 2017 tu pourras dire :  »Ils ont voulu renouveler le coup de Sarkozy … Ils ont perdu ! La victoire de Hollande conforte les espoirs en Grêce, Espagne etc…etc…

 

rody

Lundi, 21 Septembre, 2015 – 11:26
Grèce : des miettes et des pleurs De fait, c’est la ligne ordolibérale (la commission européenne) et européisme ( l’euro comme fin en soi) qui vient de remporter les élections en Grèce. La gauche radicale  emmenée par la présidente du parlement Zoé Konstantopoulou, qui prônait de ne pas rembourser la dette du pays est laminée avec 2,85 % des voix. Cette gauche qui avait su faire front en allant jusqu’au bout de son engagement ne sera plus représentée au parlement. C’est en ce sens que Tsipras avec plus de 35 % des voix a gagné son pari : éliminer cette gauche-là. Avec près de 40 % abstention dans un pays ou le vote est pourtant obligataire, les Grecs ont décidé bon gré mal gré de rester dans l’euro et les contraintes qui vont avec, c’est-à-dire de l’austérité pour les décennies à venir. C’est aussi et surtout la victoire de la troïka qui a obtenu ce qu’elle voulait, un blanc-seing pour continuer sa politique de pillage de l’économie grecque. Hollande et les principaux responsables européens ne s’y sont pas trompés puisqu’ils ont tous chaleureusement félicité le vainqueur. Hollande s’est même permis un raccourci saisissant en commentant cette victoire de Syriza comme la défaite de la gauche radicale en France qui n’aurait d’autre alternative que de rallier le camp de l’austérité. Le nouveau parlement élu n’aura n’aura qu’un pouvoir celui d’ apposer sa signature sur la totalité des projets de lois fabriqués par la Commission européenne, c’est-à-dire ailleurs qu’en Grèce. De fait, le pays est sous tutelle de l’ordolibéralisme. Les autorités ne sont utiles que pour mettre en œuvre les décisions contenues dans les divers mémorandums qui ce sont succédé. Tout le reste n’est que fumisterie. On veut nous faire croire que tant en France qu’en Grèce que les marges de manœuvre existent, qu’il serait possible de faire une politique de gauche alors que toutes les futures décisions à venir iront dans le sens contraire : privatisation, augmentation de la TVA, réduction des retraites, augmentation des prix, licenciement encore plus facile… C’est un jeu de dupes. La Grèce ne pourra que s’enfoncer un peu plus dans la récession, le chômage de masse, l’austérité renforcée, la misère pour de nombreux salariés et retraités. La gauche transformatrice sait que rien ne se fera avec le carcan de l’Euro. L’Allemagne veille, le capital aussi. Tout reste à faire en Grèce comme dans le reste de l’Europe.

Clau

Lundi, 21 Septembre, 2015 – 11:55
Vous êtes trop pessimiste ! Le KKE a obtenu 14 sièges et montre qu’il n’y avait pas volonté de Tsipras de supprimer plus « radical » que lui. Par ailleurs, Die Linke en Allemagne était prêt à gouverner à la place de Merkel si des alliances inattendues ne s’étaient pas portées au secours du CDU. C’est le comportement de certains leaders qu’il faut arriver à changer en Europe (je pense à la France surtout) par une plus grande mobilisation à la base, quitte à leur faire prendre une claque lorsque leurs magouilles de couloir est contre nature !

Empedocle

Lundi, 21 Septembre, 2015 – 12:34
Mais ça n’est pas avec le très réactionnaire KKE que Tsipras va gouverner . Il préfère le parti de droite des Grecs indépendants.

 

jgueret

Lundi, 21 Septembre, 2015 – 12:55
Très bonne analyse, je suis tout à fait d’accord avec toi, les allemands ont déjà racheter les aérodromes, les chinois les ports maritimes et maintenant a qui le tour???.

 

Clau

Lundi, 21 Septembre, 2015 – 11:39
Bien d’accord avec Jagle ! Tout le monde en Europe sait que Tsipras a agi compte tenu d’un rapport de forces très défavorable et un revolver braqué sur la tempe. Syrisa a bataillé durant 7 mois alors que Hollande, avec le poids que représente la France, a baissé sa culotte en moins de 24 heures ! L’article montre bien les marges de manœuvre dont Tsipras dispose qui, sans être une victoire anti-austéritaire, permettent aux grecs de souffler. Cependant, je reste très pessimiste en ce qui concerne la France dans le futur des gauches où nos notables persistent dans leur stratégie du strapontin et de l’égo destructrice d’espoir : j’ai envie de crier mon désespoir quand je vois la manière de faire les listes pour les régionales !

Empedocle

Lundi, 21 Septembre, 2015 – 12:36
Sur que les mélanchonnistes de tout poil ont du souci à se faire: les électeurs n’en veulent pas.

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