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Victoire des catalans ? plus compliqué que ça !

Posté par jacques LAUPIES le 30 septembre 2015

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Un évènement chasse l’autre avec une vitesse incroyable.

Pour faire vite je dirai qu’étant un fervent partisan d’une gouvernance mondiale, et de tous les regroupements qui peuvent y conduire en rapprochant les nations, mais en même temps, ce qui n’est pas contradictoire, que l’administration des choses et des hommes soient les plus décentralisées possible, je ne vois rien d’intéressant à construire en favorisant des indépendances régionales remettant en cause l’unité de nations !

L’on sait que ,si chacune des nouvelles entités indépendantes se dote de pouvoirs financiers, économiques militaires, le retour au « féodal » est garanti avec des affrontements prévisibles. D’autant que ces indépendantismes sont très souvent revendiqués à partir d’intérêts de classes dominantes (ou pour le moins les intégrant dans les revendications d’autonomie)

Non merci, je préfère et de loin notre jacobinisme (aménagé certes) et je recommanderai à ceux qui veulent s’extraire de leur nation de se contenter dans son cadre, de mieux gérer leur économies et mettant en priorité des préoccupation de partage et de solidarité dans leur pays et dans leur province.

Farandoles, Sardanes, Bourrée et danses bretonnes ne s’en porteront que mieux.

 

 

 

 

Catalogne : victoire des indépendantistes

Dimanche, 27 Septembre, 2015
Humanite.fr

 

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Victoire des catalans ? plus compliqué que ça ! dans POLITIQUE

Une banderole « Adieu l’Espagne » est brandie le 11 septembre 2015 dans le cortège des manifestants pour l’indépendance de la Catalogne, à Barcelone
AFP/JOSEP LAGO
Les partis favorables à l’indépendance de la Catalogne vont prendre le contrôle du parlement régional à l’issue des élections de dimanche en Catalogne, ils obtiennent la majorité absolue (72 sièges sur 135) : 62 sièges vont à la coalition Junts Pel Si, 10 au petit parti indépendantiste de gauche radicale CUP. 
Le leader des indépendantistes Artur Mas, revendique la victoire : « nous avons gagné ». « A l’Etat espagnol, sans rancoeur, adieu », a tweeté le leader du CUP Antonio Banos. Selon leur programme, ils devraient déclarer l’indépendance de la région d’ici à 18 mois.
Une situation inédite dans l’histoire de l’Espagne, et que la constitution ne prévoit pas. Le gouvernement de Madrid est farouchement contre.
Les séparatistes visaient la majorité des sièges au parlement catalan afin d’engager la riche région du nord-est de l’Espagne sur la voie de l’indépendance, malgré la ferme opposition du gouvernement central de Madrid.
Ils espèrent parvenir à l’indépendance d’ici dix-huit mois.
Les cinq millions et demi d’électeurs catalans étaient appelés à élire les 135 membres du parlement régional pour les quatre prochaines années et les séparatistes ont donné à cette élection une allure de référendum sur la sécession. 
Les indépendantistes, dont la figure de proue est le président sortant de la région, Artur Mas, ont transformé ce scrutin en plébiscite, promettant qu’en cas de victoire ils mèneraient la Catalogne vers l’indépendance, en 2017 au plus tard.
« Nous verrons qui gagne (…). Mais la démocratie l’a emporté en Catalogne », a soutenu M. Mas, après avoir voté. Evoquant les manifestations massives réclamant depuis 2012 à Barcelone « le droit de décider » comme « nation », il a conclu: « Finalement, les urnes sont là », « il y a un plébiscite, politiquement parlant, sur l’avenir de la Catalogne ».
 
Depuis trois ans, il n’avait cessé de réclamer un référendum d’autodétermination semblable à celui organisé en Ecosse il y a un an, où le non l’avait emporté. Mais Madrid a toujours refusé, arguant de son inconstitutionnalité.
Le chef du gouvernement conservateur espagnol, Mariano Rajoy, s’est impliqué personnellement dans la campagne, jusqu’au dernier moment, plaidant pour une « Espagne unie », et dressant la liste des catastrophes qui, selon lui, guettent les Catalans en cas d’indépendance: exclusion de l’UE, explosion du chômage, effondrement des retraites.

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Ou se fait la vraie politique gouvernementale ?

Posté par jacques LAUPIES le 29 septembre 2015

 

Hier soir je regardais l’émission consacrée à l’Elysée et mettant en scène l’entourage du Président de la République présenté sous sa facette pépère.

Certains ont trouvé cela très sympathique et réaliste ! Bigre ce n’est pas mon cas même si la bonhomie des uns et des unes et les grimaces des autres, parfois l’air soucieux du chargé de communication,  pouvaient faire bon effet d’une ruche en plein travail pour notre devenir de français.

Il faut des talents et surtout des soutiens « extérieurs » pour accéder à la fonction présidentielle : un groupe d’amis politiques proche, un parti bien en main mais aussi celui (le plus important) de ceux que l’on ne voit guère, les milieux occultes de l’industrie, de la finance, qu’évidemment on n’affiche pas pendant les campagnes électorales. Après évidemment on peut se permettre quelques révélations par ministres interposés !

Si les électeurs socialistes étaient un peu perspicaces, ce dont je doute vraiment parfois, ils se poseraient des questions. Pour ne prendre que l’exemple de la Syrie, affaire dans laquelle la France se fait truander, qui peut imaginer que les positions prises ne relèvent pas d’intérêts économiques et financiers. Comment oser se permettre une intervention militaire hors des décisions de l’ONU. Comment oser jouer les vierges effarouchées face au délinquant Bachar El Assad et lui faire endosser la responsabilité du merdier moyen oriental ? Car ce sont bien les américains qui ont déclenché la guerre en Irak et le malotru Sarkosy qui a foutu le bordel en Lybie.

Mon langage est cru direz vous et j’épargne le Président actuel, bien que son attitude et celles de ceux qui le conseillent nous ridiculisent.

Les bateaux sont invendus à celui qui semble être le seul à défendre une solution soutenable et l’on refile des rafales à ceux qui ne sont pas étrangers à la situation désastreuse en Syrie et puis on nous explique que celui qui pour l’instant est le premier confronté à des fous de Dieu bien armés par d’autres fous de Dieu, mais sans doute pas seulement, serait l’ennemi numéro un !

Monsieur le Président, faut m’expliquer, je ne comprends pas et vos allées et venues manches retroussées (ou presque) comme un modeste dirigeant de PME dans les couloirs du Palais hérité des Princes ne me convainquent pas.

Ce n’est pas là que se fait votre vraie politique. Et si tant est que cela soit le cas elle n’est pas dictée par le souci de redonner à la France un prestige qu’elle est en train de perdre. Certains à droite, Villepin notamment,  ne se privent pas de vous le rappeler ce qui ne les exonère d’être à l’origine du désastre.

 

 

Syrie : Obama ouvre des pistes, Hollande à nouveau pris à contre-pied

Pierre Barbancey
Mardi, 29 Septembre, 2015
L’Humanité

 

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Ou se fait la vraie politique gouvernementale ? dans POLITIQUE

photo : Alain Jocard/AFP
Barack Obama s’est dit hier prêt à coopérer avec la Russie et l’Iran pour résoudre la crise syrienne. Vladimir Poutine propose une résolution pour combattre Daech. François Hollande tente depuis deux jours de trouver une place pour la France mais reste collé à la stratégie internationale de l’Otan.

Nations unies (New York), 
envoyé spécial.

L’Assemblée générale des Nations unies qui s’est ouverte hier, à New York, est peut-être l’une des plus importantes de ces dernières années. Pas seulement parce qu’elle a été précédée d’une conférence sur les objectifs du développement durable. L’instabilité du monde, les confl its en cours, le développement de la pauvreté, l’affl ux de migrants sur le continent européen et la fi xation du confl it en Syrie, où se développe le cancer Daech parti d’Irak, sont lourds d’inquiétude pour l’avenir. Barack Obama, qui a pris la parole hier, savait qu’il lui fallait tout à la fois conforter la position des États-Unis sur la scène internationale et montrer son rôle constructif. Un exercice pas toujours facile ! Il a néanmoins adopté le ton docte qui est le sien généralement, presque donneur de leçons, parsemant son discours d’annonces importantes qui montrent dans le même temps que la puissance américaine doit aujourd’hui composer avec les pays en développement, une Russie qui fait son retour sur la scène internationale et un pays, l’Iran, qui joue un rôle de plus en plus majeur au Moyen-Orient et incontournable pour le règlement de la crise syrienne. Enfin, Barack Obama a été applaudi par l’Assemblée générale lorsqu’il a appelé à lever l’embargo qui frappe Cuba. Raul Castro a alors souri.

Sur les différentes questions que le président américain a abordées, celle concernant la Syrie a été particulièrement écoutée. De fait, la stratégie occidentale s’est avérée un échec. Non seulement le pouvoir syrien n’a pas été déstabilisé mais de plus les djihadistes ne cessent de progresser. Alors que les positions semblaient bloquées, l’accord trouvé sur le dossier du nucléaire iranien a justement permis de nouvelles discussions entre toutes les parties engagées d’une manière ou d’une autre dans le volet syrien. Obama a accusé Bachar Al Assad d’être un « tyran » qui « massacre des enfants innocents » et a dénoncé, dans une référence implicite à Moscou, la logique consistant à soutenir « des tyrans comme Bachar Al Assad » sous prétexte que l’alternative « serait pire ». Il a néanmoins dit, à la tribune de l’ONU, que « les États-Unis sont prêts à travailler avec tous les pays, y compris la Russie et l’Iran, pour résoudre le conflit » en Syrie. « Mais nous devons reconnaître qu’après tant de sang versé et de carnages, il ne peut y avoir un retour au statu quo d’avant la guerre. » Cependant, il est resté évasif sur un point, que certains voudraient central dans les discussions à venir : la place qui pourrait être accordée au président syrien dans un éventuel processus de transition politique.

 

Priorité : lutter contre les djihadistes du groupe « État islamique »

La Russie et l’Iran affirment que la priorité à l’heure actuelle est de lutter contre les djihadistes du groupe « État islamique » qui contrôlent la moitié de la Syrie, et non à un changement de régime à Damas. Alors qu’hier après-midi se tenait un sommet de lutte contre le terrorisme se pose aujourd’hui le type de coopération qui pourrait être mis en place pour combattre l’organisation de l’« État islamique » (Daech). Comme l’a rappelé Vladimir Poutine à cette même tribune quelque temps plus tard, « il serait irresponsable de dénoncer le terrorisme international sans tenir compte des réseaux financiers qui les alimentent ». La Russie qui a d’ores et déjà proposé la mise sur pied d’une coalition pour combattre les djihadistes sans, pour le moment, avoir obtenu de véritables réponses de la part des occidentaux. Barack Obama peut bien dire que les États-Unis « ne souhaitent pas un retour à la guerre froide » avec la Russie, malgré les sanctions imposées à Moscou pour son intervention en Ukraine, les positionnements de part et d’autre y ressemblent étrangement. Vladimir Poutine a proposé l’adoption d’une résolution des Nations unies pour combattre Daech.

La France pourrait, dans ce cadre, faire entendre une autre voix et approuver une telle résolution qui redonnerait tout son sens aux Nations unies. Mais cela ne semble pas être le cas. Deux jours après avoir annoncé que des frappes avaient eu lieu en Syrie, François Hollande espérait bien être au centre de toutes les attentions diplomatiques. Il est clair en tout cas qu’il entendait profiter de cette occasion pour tenter de rallier le peloton des pays incontournables pour résoudre la crise syrienne. Il n’est pas certain qu’il y parvienne. D’abord parce que la politique internationale de Hollande est basée sur un paramètre essentiel : l’appartenance à l’Otan, instrument s’il en est de la guerre froide.

 

Les contorsions 
du président Hollande

Le président français s’est exprimé hier après-midi, trop tard pour cette édition. Mais les déclarations faites les jours précédents à New York laissaient peu de doutes sur l’orientation française. Empêtrée dans ces relations régionales notamment avec la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar, soucieuse de prendre une place, au Proche et Moyen-Orient, qu’elle n’a plus, elle s’est, jusque-là, comportée non pas comme une puissance constructive mais, au contraire, comme une opposante à toute solution pacifique. D’où les contorsions actuelles du président français, en partie isolé, qui dit : « Nous sommes prêts à discuter avec toutes les parties concernées » mais se dit d’accord avec une transition « au terme de laquelle il n’y aura plus Bachar Al Assad ». En oubliant au passage, que les combattants kurdes, notamment à Kobané, sont restés bien isolés dans leur combat contre Daech, certainement pour ne pas déplaire à Ankara (qui par ailleurs réprime les Kurdes de Turquie), alors que la France arme les peshmergas d’Irak. Comprenne qui pourra ! Une France qui a également abdiqué toute initiative concernant le « conflit » israélo-palestinien, visiblement à cause du manque de soutien des États-Unis. Barack Obama n’a d’ailleurs eu que des phrases banales concernant le drame des Palestiniens qui vivent sous occupation. Laurent Fabius a laissé échapper son désarroi en évoquant un « processus de paix. Mais je ne vois pas de processus et je ne vois pas de paix ».

Sans passer en revue toutes les régions du monde, on s’aperçoit cependant qu’en faisant vivre une politique indépendante des États-Unis, en étant à l’initiative sur des questions clés dans un respect des équilibres et non pas en jouant un camp contre l’autre, la France retrouve la place historique qui est la sienne. Paris devrait ainsi faire partie des voix mondiales pour la levée au plus vite du blocus américain contre Cuba. Après tout, même Obama le demande !

 

Corbyn craint « une guerre par procuration » en Syrie

Le chef de l’opposition britannique, Jeremy Corbyn, a appelé dimanche à une « solution politique » impliquant l’Iran. « Le danger est que nous nous retrouvions avec une guerre par procuration entre la Russie et d’autres », a dit le nouveau patron du Labour. « Il doit y avoir une solution politique qui doit impliquer l’Iran 
et tous les pays voisins », a-t-il ajouté. Le sujet de frappes en Syrie fait débat 
au sein du Parti travailliste, dont certains membres influents seraient prêts 
à défier leur leader en votant pour de telles frappes, si l’actuel premier ministre conservateur, David Cameron, ramenait le sujet devant la Chambre des communes.

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Les régionales : s’unir et aller au devant de la population.

Posté par jacques LAUPIES le 29 septembre 2015

 

 

 

Les communistes de Tarascon et du Nord des Bouches du Rhône – territoire du nouveau canton – se sont prononcés à l’unanimité des votants pour les candidatures qui étaient proposées par la Conférence Régionale du PCF.

Bien entendu, non sans une discussion préalable de laquelle surgissent des interrogations.

Globalement ils ont cependant estimé que ce choix résultait de la volonté indéfectible de rassembler tous ceux qui à gauche (et pourquoi pas au delà ?) s’opposent à la politique d’austérité gouvernementale et les alliances réalisée notamment avec EELV allaient dans ce sens. Si se pose la question d’aller à la bataille des régionales en mettant en avant l’identité de chacun il est clair que le souci de cohésion doit également s’imposer.

Une cohésion qui doit permettre aux électeurs de trouver une force nouvelle pour que la région dont le rôle va être renforcé, échappe autant que faire se peut à ce social libéralisme qu’incarne le duo, Valls et Macron.

Sans doute restent encore à surmonter les effets que peuvent avoir, comme nous le soulignons souvent ici, des divergences pouvant exister entre les composantes de cette gauche taxée de radicale. Des divergences plus de forme que de fond diront certains. C’est sans doute vrai mais chacun sait qu »il est difficile de dissocier les deux. 

Mais à la veille d’un affrontement électoral il ne faut pas être timoré mais considérer au contraire que tout combat peut-être rassembleur et l’est généralement, pour peu que se mobilisent militants et sympathisants des diverses forces de gauche. Ces forces qui s’unissant et ce sera le cas pour ces élections régionales, auront à affronter non seulement ceux qui, au Parti Socialiste, s’obstinent dans une politique libérale, sous couvert d’une méthode plus douce, mais également ceux qui à droite et à son extrême, cultivent les divisions entre différentes catégories de la population pour une politique encore plus libérale !

Donc à tous ceux qui sont conscients des enjeux et de la justesse de nos propositions, de nos arguments nous ne pouvons que demander de s’informer, de se mobiliser, de nous rejoindre pour que ces élections régionales créent le conditions d’une nouvelle orientation politique à gauche.

C’est possible mais nous devons être plus nombreux sur le terrain pour mettre en déroute les manipulations médiatiques auxquelles nous allons, comme à l’habitude, être confrontés !

Jean-Marc Coppola. « Pour que gagne une gauche nouvelle »

 

 

Jean-Marc Coppola. « Pour que gagne une gauche nouvelle »

 

Vendredi et samedi, les communistes étaient consultés sur la liste pour les élections régionales. Candidat, l’élu fait le point sur le scrutin.

A l’approche des élections régionales, les communistes lancent une consultation dans tous les départements de la Région Paca. Les militants devaient s’exprimer pour ou contre la composition d’une liste d’ouverture bien à gauche, dans le cadre d’un pacte permettant de faire grandir les exigences populaires face à l’austérité. La possibilité d’une liste conjointement conduite par Jean-Marc Coppola (PCF) et Sophie Camard (EELV) est sur les rails.

La Marseillaise. Les votes clos, que ressort-il de ces scrutins ?

Jean-Marc Coppola. Cette consultation des communistes portait sur les noms des candidats communistes et leur place dans la liste de rassemblement à gauche. Il en ressort que 9 électeurs sur 10 se sont prononcés en faveur de cet accord avec nos partenaires EELV, P.G. et Ensemble !. Ce vote va donc sceller le démarrage de la campagne mardi prochain.

La Marseillaise. Vous conduisez une liste en binôme avec l’élue EELV Sophie Camard ?Que faut-il comprendre par cet accord ?

Jean-Marc Coppola. C’est un des aspects de cet accord que de conduire en binôme EELV et PCF. Il faut lire à travers cette association, une volonté de lisibilité dans chaque département de créer un large rassemblement à gauche pour porter une vraie politique de gauche, construire une gauche nouvelle, réellement libérée des politiques d’austérité et libérales de tout crin. Nous voulons une politique utile à la vie des gens. Cette construction est inédite.

La Marseillaise. Quelles sont vos priorités de campagne ?

Jean-Marc Coppola. L’idée est de déjouer les scénarios qui se sont établis à droite à travers des déclarations médiatisées où droite et extrême-droite se font concurrence en attisant les peurs. Or, la gauche, avec ses forces progressistes, n’est absolument pas hors jeu et envisage sérieusement d’aller chercher les abstentionnistes de gauche déçus par la feuille de route du gouvernement Hollande.

La Marseillaise. D’autres candidats semblent avoir pris de l’avance, quand entendez-vous présenter vos listes ?

Jean-Marc Coppola. Il reste encore un peu de temps avant le début novembre. Mais nous comptons régler tout ça d’ici le courant du mois d’octobre, sur l’axe d’une région coopérative, solidaire et écologique.

La Marseillaise. Partout en France, les tentatives de rassemblements piétinent. Vous vous lancez dans une démarche inédite en Paca. Cet accord peut-il à votre sens avoir un retentissement national ?

Jean-Marc Coppola. Nous voulons créer les conditions de gagne d’une nouvelle gauche et en fonction du résultat cette démarche peut donner quelques perspectives alternatives. Car l’esprit de gauche ne peut être associé au mot libéralisme. Nous voulons construire l’avenir autour d’un projet alternatif fortement inspiré du pacte régional proposé par les communistes aux citoyens de Paca.

Propos recueillis par La Marseillaise, le 28 septembre 2015

http://13.pcf.fr/22245

 

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Une histoire de moutons et de ravin !

Posté par jacques LAUPIES le 28 septembre 2015

Rien n’est plus préoccupant de voir que son pays se mêle des conflits existant au sein d’autres nations autrement que par des actions politiques, voire économiques. D’autres ont utilisé la force des armes, le font  comme nous et chaque fois cela conduit dans une impasse.  Notamment sur le plan diplomatique parce que d’autres interventions ont lieu chacune avec des objectifs différents (Turquie, Russie sans oublier les USA) sous des formes différentes : économiques (Arabie Saoudite), sans compter ceux qui par des appuis humanitaires ou pseudo humanitaires sont impliqués.

Le rapport des forces entre ces opposants à DAESH, avec des intentions différentes, ne parait pas devoir être sensiblement modifié sur le terrain par des frappes militaires dont l’objectif réel est purement géopolitique  comme le sont ou le seraient celles d’autres intervenants.

Si effectivement une solution existe elle ne peut être obtenue que par une négociation générale, une sorte de conférence présidée par l’ONU (dont personne ne parle ou si peu) mettant autour d’une table tous les acteurs, y compris Bachar El Assad les Saoudiens, les Iraniens et les occidentaux qui sont d’une manière générale à l’origine des désordres et la Russie qui est impliquée historiquement dans le soutien à des régimes qui avaient dans le passé bénéficié de son appui ou en tout cas leur avait évité de subir les pressions occidentales.

Si l’on ne raisonne pas en terme d’économie, de rapports sociaux existants, donc en ignorant des forme de lutte de classes, tout revient à placer le phénomène religieux au premier plan.

Bien réels, les conflits religieux sont toujours le paravent des conflits d’intérêts économiques et les formes qu’ils prennent, les mise en avant d’extrémismes, sont une conséquence, pas une cause des affrontements en cours. Pas plus que ne le sont les discours larmoyants sur les droits de l’homme, excellente pilule pour faire admettre la frénésie guerrière, un faux patriotisme. N’importe quoi ?

On ne peut être insensible au drame que vivent les populations mais ceux là même qui sont responsables de leur manipulation ne sont, comme toujours, pas capable d’assumer jusqu’au bout leurs méprisables politiques. Et nous voilà appelés par les uns à accueillir des réfugiés et par les autres à les refouler.

Les uns font un « commerce » avec de l’humanitaire en prétexte et les autres un « commerce »  opposé, le tout pour sa gueule ! Tous parlent de République, de droits fondamentaux, de solidarité mais la République sans le respect de la démocratie, de la loi, de la justice tout court,  sociale en particulier, sans l’impôt juste dans sa perception comme dans sa redistribution, tout n’est que bavardage intoxiquant !

Nous sommes dans la soupe populaire (aujourd’hui les resto du cœur) alors que nous avons le moyens du droit au logement, à la nourriture, à l’éducation et à la culture.

Et cela parce que nous n’avons pas encore trouvé le sens de l’équilibre de nos vies en commun, parce que nous élisons les plus hauts responsables placés sous surveillance d’une classe dominante avec ses seigneurs, ses vassaux et ses valets. Pour compenser notre aveuglement nous passons nos vies à nous droguer d’inutilités, pire que ces moutons qui préoccupés de brouter leur herbe suivent celui qui se jette dans le ravin qu’ils n’ont pas aperçu tant ils baissent leur tête.

L’agression légitimée, programmée depuis des décades, provoquée, pérennisée, devient soudain, pour ceux qui nous gouvernent, de la légitime défense. N’importe quoi ?

Des victimes ont été choisies, ciblées parmi ceux qui, crayon ou plume en main ont dénoncé, caricaturé, pas seulement les fous de Dieu mais aussi les fanatiques de la finances, des affaires. Ces sacrifiés ont été utilisés, instrumentalisées  comme prétexte à cette légitime défense. A tel point que l’on serait tenter de se demander qui sont les exécutants, les commanditaires et les instigateurs !

Les moutons ont affaire à de dangereux bergers et des chiens qui les pilotent vers le ravin !

 

 

 

Les avions français bombardent la Syrie

Dimanche, 27 Septembre, 2015
Humanite.fr

 

Après deux semaines de vols de reconnaissance menés par l’armée de l’air, la France a réalisé ses premières frappes aériennes en Syrie contre le groupe Etat islamique, annonce l’Elysée dans un communiqué, dimanche 27 septembre.

Les frappes ont été décidés « sur la base de renseignements collectés au cours des opérations aériennes engagées depuis plus de deux semaines, dans le respect de notre autonomie d’action, en coordination avec nos partenaires de la coalition », écrit la présidence de la République. L’annonce de ces premières frappes intervient alors que François Hollande est à New York, dimanche et lundi, pour la 70e Assemblée générale de l’ONU.

Le président français avait ouvert la voie à des frappes françaises en Syrie contre l’EI, le 7 septembre, tout en excluant une intervention terrestre. Considérant cependant que « le chaos syrien doit trouver une réponse globale » et que « les populations civiles doivent être protégées contre toutes les formes de violences, celles de Daech et des autres groupes terroristes, mais aussi contre les bombardements meurtriers de Bachar el Assad », l’Elysée estime que « plus que jamais, l’urgence est à la mise en place d’une transition politique ».

L’exécutif a martelé encore dimanche sa détermination à « lutter contre le menace terroriste que constitue Daech ». « Nous frapperons à chaque fois que notre sécurité nationale sera en jeu », a prévenu la présidence française, alors que l’exécutif avait invoqué la légitime défense pour justifier son intention de mener des frappes aériennes en Syrie contre le groupe El,tout en excluant une intervention terrestre.
Jusqu’alors, la France s’était interdit d’intervenir militairement en Syrie au motif qu’elle craignait que cela ne serve les intérêts du président syrien Bachar al-Assad dont Paris réclame le départ, le jugeant principal responsable de la guerre dans son pays.
Mais « la donne a changé et nous ne pouvons plus nous permettre de laisser la Syrie, principal repaire de Daech, demeurer un angle mort de notre politique au Levant », a argumenté le 14 septembre le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, pour justifier ce changement stratégique.
La France souhaite travailler activement à la réalisation de cette transition, avec l’ensemble des acteurs impliqués. Elle associerait notamment « des éléments du régime et de l’opposition modérée« , poursuit le communiqué.

 

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Je dois le dire…

Posté par jacques LAUPIES le 27 septembre 2015

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Une société qui se pare de grilles

Je dois le dire, parfois je ne reconnais plus nombre de gens qui m’entourent. L’âge n’y est certes pas pour rien et il est bien connu qu’il tend à nous éloigner des réalités présentes. Phénomène naturel puisque tout change, tout bouge, dans l’espace et dans le temps.

L’examen du passé est la seule chose concrète que l’on peut faire pour l’avoir connu. Et encore, chacun le fait selon l’évolution d’une vie. Il ne retient pas nécessairement les mêmes faits, il interprète à sa manière les attitudes qu’il a pu avoir et, à fortiori, celles des autres face aux évènements qui ont marqué sa vie : affective, familiale, au sein de groupes (de catégorie ou de classe) en évolution et en transformation. L’examen du passé ne garantit pas nos facultés d’analyse.

Les déceptions et les joies vécues, dans le travail, dans la vie la plus intimes (amour et sexe) nous bousculent, avec cependant un évident constat de banalité, comme pour la plupart des gens.

Notre vision du monde, et bien souvent la traduction politique que nous avons pu lui donner, nous ont enfermé dans des discours sans cesse répétés, malgré les doutes et les ignorances que nous refoulons par commodité. Les milieux intellectuels dès lors que nous les « interrogeons » par les livres, le cinéma et parfois la télévision, confirment cette ignorance. En compensation nous nous gargarisons d’un savoir que nous opposons à de flagrantes imbécilités qui nous entourent et que nous impose la plupart des interlocuteurs possibles. Piètre compensation !

Tout cela nous conduit à une certaine schizophrénie qui, même contrôlée, nous catégorise, nous enfonce dans le nombrilisme, et pire nous fait taxer de ringard par les plus ringards à nos yeux.

Nous avons beau espérer en un soutien de la jeunesse, celle qui émerge de l’adolescence et parfois de l’adolescence elle-même, à peine polluée par le débordement des idées reçues où les manipulations médiatiques, son indifférence, peut-être même ses peurs, nous blessent malgré les lueurs de réalisme que l’âge leur accorde.

Il faut bien le dire, cette jeunesse a toutes les raisons de sombrer dans l’inquiétude et elle doit à son état « naturel » d’espérance de ne pas se révolter contre le sort collectif que lui réservent les pouvoirs en place.

Voilà une vision bien pessimiste penserez-vous sauf que je crois encore qu’un pas en arrière peut-être suivi de deux pas en avant. Car au fond c’est à ce prix que se construisent les sociétés et l’humanité. A condition tout de même de ne pas renoncer à marcher. Et tant pis s’il en est que l’on ne reconnaît pas dans nos parcours, dans nos stratégies…

 

 PARU DANS L’HUMA

 

Le coeur, le droit et la paix
Je dois le dire... dans POLITIQUE 497r_migrants_3
La crise est d’ampleur. Les images sont impressionnantes et poignantes. Il convient, en même temps, de replacer ces mouvements à leur juste mesure. Les réfugiés sur le continent européen ne représentent que 0,1% de la population totale. Les pays qui accueillent le plus de réfugiés syriens et irakiens sont le Liban, la Jordanie et la Turquie. Quant aux migrations africaines, c’est vers l’Afrique qu’elles se tournent. On est loin des fantasmes d’invasion véhiculés par une partie de la droite et de l’extrême-droite. L’Union européenne a largement les moyens de faire face à cette crise. Notre France a, par le passé, su accueillir des populations massives contraintes à l’exil. Son prestige, son économie et sa place dans le concert des nations s’en sont trouvés renforcés.
Aujourd’hui, la petite musique xénophobe servie par une partie des dirigeants européens et de la droite française cherche à séduire une opinion très fragilisée par la crise économique et sociale. Alors que chaque être humain   devrait être l’égal de l’autre, l’organisation de leur division est un moyen d’asseoir la domination des puissants. Comment pourrait-il y avoir des « étrangers » sur notre terre commune ? Comment concevoir que l’Union européenne, qui se réclame des droits de l’homme et de la protection des minorités, laisse en son sein des gouvernements et des hommes d’Etat proférer des discours de haine, appelant ici à trier les réfugiés en fonction de leur religion, ou là, à partir de leur niveau de qualification, pour renvoyer les autres dans l’enfer des guerres ?

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