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Plus que jamais construire le Parti Communiste fort et influent dont la France a besoin

Posté par jacques LAUPIES le 30 novembre 2015

La situation créée par les attentats et l’état d’urgence décrété par le gouvernement et adopté par le parlement ne vont pas être sans incidences sur les luttes indispensables pour lutter contre l’austérité. Les luttes politiques pour de nouvelles orientations dans les choix gouvernementaux risquent d’en subir les conséquences.

Tout simplement parce que l’attention des travailleurs et de leurs familles, autrement dit l’immense majorité de la population est détournée non seulement sur le plan revendicatif mais aussi dans sa prise de conscience politique.

Nous avons toujours dit qu’il était nécessaire de s’opposer aux idées développées depuis des années dans notre pays, idées qui consistent à rendre présenter nécessaires les atteintes aux droits sociaux, qui donnent une interprétation libérales (capitalistes) des conduites économiques à tenir, qui préconisent des politiques étrangères recourant à des interventions militaires et que tout cela pouvait conduire à la violence sur notre sol et pire la guerre.

Ce ne serait pas possible si d’autres perspectives qui sont proposées recueillaient le soutien populaire.

Mais voilà les classes dominantes, comme dans d’autres nations, disposent de considérables moyens de diffusion de leurs analyses lesquelles n’ont d’autre vocation que d’interpréter la réalité en faveur du maintien de leurs privilèges et de s’octroyer les pouvoirs nécessaires. Il bénéficient à cet effet d’appuis médiatiques qu’ils contrôlent.

Est-ce à dire que nous ne pouvons rien faire pour nous y opposer ? Surtout pas car la réalité, la vérité sur les contradictions qu’ils tentent d’entretenir, peuvent-être déjouées. On ne peut faire taire des intellectuels, des militants d’organisations, syndicales, écologiques, sociétales, ou autres qui alertent la population. Même les journalistes chargés de nous informer sont conduits à relater des faits justifiant nos résistances.

Il faut s’emparer de cela, en débattre, élaborer nos propres analyses et les diffuser.

Cela nécessité de la méthode, du débat et de l’action de terrain. Disons le cela exige un parti révolutionnaire dont l’objectif est avec des étapes à la mesure de la volonté des populations mais qui à chacune d’elles élèvent le degré de conscience.

Ce Parti nous l’avons et il s’appelle le Parti Communiste Français. Il pourrait être nommé autrement mais l’histoire dans laquelle il s’est inscrit, dans notre France l’a voulu et c’est bien ainsi !

Mais il lui faut trouver de nouvelles incarnations et cela appartient à la jeunesse de les réaliser.

Une réunion pour débattre de la situation politique en lien avec les conséquences des attentats de Paris et la campagne pour les élections régionales.

Nous espérons votre présence :

SALLE RICHELIEU

Boulevard Victor Hugo à 18 H 00

MARDI 1ER DECEMBRE

ORGANISEE PAR LA SECTION DE TARASCON DU PARTI COMMUNISTE

 

 

 

Philippe Martinez: « Pas de trêve sociale pendant l’état d’urgence »

Secrétaire général de la CGT
Cyprien Boganda et Pierre-Henry Lab
Vendredi, 27 Novembre, 2015
Humanité Dimanche

 

Patrick Nussbaum
Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, brocarde une tentative de restriction des libertés sous couvert de lutte contre le terrorisme. Évoquant Air France, il dénonce une recrudescence de la répression sociale. Il accuse le gouvernement de n’accepter aucune divergence d’opinion et appelle les salariés à se mobiliser contre la violence sociale le 2 décembre.

HD. 130 morts, plusieurs centaines de blessés, un peuple meurtri : comment réagissez-vous à ce bilan dramatique ?

PHILIPPE MARTINEZ. Comme n’importe quel citoyen, j’ai été profondément marqué par l’horreur des attentats. Ces attaques ne visaient pas des personnalités, ou la liberté d’expression comme cela a été le cas pour « Charlie Hebdo » en janvier, mais des lieux de vie, de culture, d’événements sportifs, bref, tout ce qui fait la richesse de notre quotidien. Comme d’autres, la CGT a été frappée en son coeur : trois de ses membres sont décédés, dont la dirigeante d’une structure territoriale, qui avait une histoire particulière puisqu’elle était arrivée en France pour fuir la dictature chilienne. Cela dit, je pense qu’il faut souligner le réflexe citoyen de la population au moment du drame. Beaucoup de gens ont spontanément ouvert leurs portes pour recueillir des blessés chez eux, venir en aide aux victimes. La solidarité a fonctionné. Il faut également saluer le travail des personnels de la sécurité et des services publics tels que la santé, pourtant mise à mal par les coupes budgétaires. De nombreux professionnels sont retournés au boulot ce soir-là, parce qu’ils savaient que la gravité de la situation l’exigeait.

HD. Êtes-vous favorable à la prolongation de l’état d’urgence ?

P. M. Il y a évidemment besoin d’unsurcroît de sécurité, ce qui implique des moyens supplémentaires pour la police et la gendarmerie. Mais cela ne suffit pas. Il ne faut pas confondre renforcement de la sécurité, lois sécuritaires et restrictions des libertés. C’est pourtant ce qui semble se dessiner, lorsqu’on nous parle de multiplier les perquisitions à toute heure et en tout lieu, d’interdire les manifestations, d’étendre les assignations à résidence ou de renforcer les écoutes.

HD. Vous avez dit il y a quelques jours que l’intégration par le travail était un instrument de lutte contre le terrorisme. Que voulez-vous dire?

P. M. C’est l’un des moyens, pas leseul. Mais nous pensons que le travail ­ pour ceux qui en ont un ­ est un lieu où se forgent des valeurs de solidarité, de vivre-ensemble. Malheureusement, ces repères collectifs sont mis à mal par une individualisation croissante des tâches, qui livre le travailleur à lui-même. Les temps de pause (pause-café, repas du midi, etc.) sont des espaces de socialisation qui sont remis en cause.

  • Retrouvez l’intégralité de l’entretien sur 4 pages avec Philippe Martinez dans l’Humanité Dimanche de cette semaine, ou ici, dans sa version payante.

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Les pollueurs de la vie economique et sociale sont aussi les pollueurs de la nature

Posté par jacques LAUPIES le 30 novembre 2015

 

 

COP 21 – Le capitalisme se fout de la planète

 

 

►Climat, plus possible de reculer. Il est urgent de prendre des décision pour réduire le réchauffement climatique.

►Agir pour préserver le climat, c’est agir pour construire un monde solidaire dans une approche nouvelle de la mondialisation qui place en son cœur le développement humain durable, la coopération et la paix. Nous devons inventer, ensemble, un nouveau mode de développement responsable, respectueux de la nature en dehors du libre-échange mondialisé qui est une catastrophe sociale et écologique

►Alors que 1% les plus riches détiennent la moitié du patrimoine mondial (soit près de 130.000 milliards de $), ce n’est pas aux peuples de payer. Les chefs d’Etats réunis doivent se hisser à la hauteur des enjeux et décider d’un plan contraignant.

 

COP 21 / Sommet climat : le capitalisme se fout de la planète

195 chefs d’État et l’Union européenne se réunissent au Bourget du 30 novembre au 11 décembre afin de négocier un accord pour limiter le réchauffement de la planète à 2°C au plus.

Plus possible de reculer

Avec cette conférence internationale sur le climat, présidée par la France, sous l’égide de l’ONU, « le genre humain a une nouvelle fois rendez-vous avec son avenir » souligne à juste raison Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. En effet, un échec supplémentaire comme celui de Copenhague en 2009, serait désastreux. Tout retard pris serait catastrophique pour le quotidien de milliards de personnes dans le monde et celles des futures générations. Or, on le sait, les propositions de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) formulées par les chefs d’État, à l’heure actuelle, conduisent à un réchauffement de 3°C. Si cela devait être confirmé la vie deviendrait rapidement insoutenable. Il est donc urgent de réduire fortement l’utilisation des énergies carbonées (gaz, pétrole, charbon) qui émettent les GES responsables du réchauffement climatique.

Face à cet enjeu, nous ne pouvons pas laisser les chefs d’État décider seuls car trop d’intérêts sont en jeu pour nos vies. L’égoïsme des grandes puissances, des pays industrialisés et pétroliers, risque de nous conduire à l’impasse climatique planétaire et aux renforcement des inégalités sociales comme environnementales.

Ce n’est pas aux peuples de payer !

Suite aux odieux et lâches actes terroristes de Paris et Saint-Denis, le gouvernement a décidé d’annuler, pour raison de sécurité, la grande marche citoyenne pour le climat initialement prévue le 29 novembre qui s’annonçait importante dans sa participation. Notre détermination à peser sur le cours des choses doit rester intacte. Agir pour préserver le climat c’est agir pour construire un monde solidaire dans une approche nouvelle de la mondialisation qui place en son cœur le développement humain durable, la coopération et la paix. Dans un monde meurtrit par les guerres où les inégalités ne cessent pas de se creuser et nourrissent tous les fanatismes, un autre partage des richesses s’impose. Comment admettre que 1 % de la population détiennent 50 % des richesses mondiales alors que des centaines de millions d’êtres humains souffrent de faim, de maladies pourtant guérissables, que l’accès aux énergies modernes leur est refusé, que le chômage partout sévit,… Selon l’ONU, si rien de sérieux n’est décidé lors de la COP 21, 250 millions de réfugiés climatiques quitteront leurs terres en 2050. C’est insoutenable !

Un nouveau mode de développement

Nous devons l’inventer ensemble, responsable, respectueux de la nature en dehors du libre-échange mondialisé qui est une catastrophe sociale et écologique. Impossible d’imaginer cette ambition dans le cadre du système capitaliste et productiviste. Pour préserver le climat, ce qu’il faut changer, c’est ce système.

Les chefs d’États doivent se hisser à la hauteur de la situation. Faisons entendre la voix des peuples qui exigent :

 

  • L’obtention d’un accord ambitieux de réduction des émissions de GES . L’accord doit être juridiquement contraignant, vérifiable avec des sanctions si nécessaire et différencié selon le niveau de développement de chaque pays, sur la base de principes de solidarité et d’équité.
  • Les pays riches, ceux du G20 en particulier, doivent tenir leur promesse de Copenhague de verser 100 milliards de dollars, par an, à partir de 2020, aux pays en développement et certains pays émergents afin qu’ils puissent s’adapter au réchauffement climatique et ainsi protéger leurs populations.

 

Rendez-vous : 5 et 6 décembre à Montreuil  Sommet citoyen pour le climat à Montreui l- du 7 au 11 décembre à Paris au 104 rue d’Aubervillers  Zone d’Action pour le Climat – Coalition climat21 – 4-décembre 18h30 au siège du PCF Paris, place du Colonel Fabien :rencontre des peuples de notre Amérique pour la défense de la Terre mère et la justice sociale, les communistes de Paris et le Réseau pour les peuples de notre Amérique

Pour en savoir plus : Planète Humanité et les n° spécial Climat de l’Humanité, la Revue du Projet et Progressistes www.pcf.fr ou renseignements : jyoudom@pcf.fr

 

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Une histoire de drapeau et d’hymne national !

Posté par jacques LAUPIES le 29 novembre 2015

 

Vous en faites pas les amis, ce n’est qu’un début. Comme ça pas de problème pour ceux qui appliquent le dispositif « d’état d’urgence » A coups de communiqués abondants ils ont la parole rassurante ou inquiétante selon le cas ! Une parole qui fait grimper dans les sondages ceux qui en ont besoin. Ils s’en tireront bien.  Enfin ceux qui sont optimistes le croient !

Quant aux autres qui grimpent aussi, qui rêvent de gouverner demain avec autorité, l’exemple est donné : ils trouveront bien quelques terroristes pour plus de sévérité quand il le faudra ! De quoi faire chanter des Marseillaises et agiter des drapeaux tricolores.

Mon grand père m’a toujours dit que cela on ne le fait pas n’importe ou et avec n’importe qui.

Pour preuve combien d’américains ont chanté leur hymne national sur les cercueils des morts en Irak, en Afghanistan et bien avant au Viet Nam, eux qui mettent des drapeaux étoilés un peu partout. Piètre fierté pour des causes coloniales et impérialistes…

De grâce ne les imitons pas et s’il faut abattre Daech, ce fascisme des temps modernes, ce ne peut être que l’affaire des Nations Unies et pas d’un ou deux ou trois pays qui vont la bas, guerroyer pour défendre des intérêts non de leurs peuples mais d’une classe…

J’ai eu ce privilège (si l’on peut dire) de connaître la libération et de voir aux fenêtres de la ville où j’habitais, côte à côte les drapeaux des vainqueurs alliés : américains, anglais, russes et français. Tous les drapeaux des pays vainqueurs n’y étaient pas. Je me souviens même qu’évidemment il était plus facile pour nous de nous procurer le rouge et le tricolore mais ce n’était qu’une affaire de circonstances locales. 

Gamin j’étais imprégné du sens de cette guerre gagnée, et j’avais une petite idée de grâce à qui et pourquoi ? Enfin autant que la culture du milieu ouvrier et mineur ou j’évoluais le permettait. Un roman à faire pour décrire cela !

Qu’est ce qu’un gamin pense aujourd’hui, je me le demande ? En tout cas je ne peux que souhaiter qu’il entonne La Marseillaise quand les porteurs de haine seront battus par tous les drapeaux des peuples du monde.

Je n’avais pas de drapeau tricolore. Il n’y a dans mon débarras que des drapeaux rouge et un drapeau arc en ciel. Cela aurait fait un peu désordre si je les avais sortis. Aussi je me suis rallié si l’on me pose la question à répondre par le même geste de mon voisin qui, se tournant vers moi la main sur le cœur, m’a dit à propos des victimes : c’est là !

 

 

L’état d’urgence met en joug la démocratie climatique

Marie-Noëlle Bertrand
Samedi, 28 Novembre, 2015
Humanite.fr

 

D’abord, l’interdiction de manifester. Maintenant, des assignations de militants… le mouvement climat, et plus globalement les militants écolos de tout poils semblent être devenus une cible comme une autre pour les orchestrateurs de l’état d’urgence.

A l’avant veille de l’ouverture de la COP21, le décompte est désormais officiel : les 40 marches pour le climat prévues ce week-end à travers toute la France, et dont beaucoup avaient été confirmées par les maires, sont dorénavant toutes annulées. Interdites, celle de Marseille, celle de Rouen ou encore celle de Lyon, où devaient converger plusieurs centaines de personnes qui entendaient exprimer leur exigence de plus de justice climatique. Interdites, de la même manière, celles de Besançon, de Jaujac ou encore de Strasbourg… Les ordres sont tombés du Ministère de l’Intérieur, relayés, selon les cas, par les préfectures. Raison de sécurité, invoquent les autorités, dont la sentence aura parfois attendu le tout dernier moment pour être administrée. Déni de démocratie, affirment désormais les 130 organisations de la société civile – ONG, associations ou syndicats – impliquées dans la Coalition climat 21, et qui dénoncent, dans un communiqué furibard, des abus allant bien au-delà de la seule interdiction de manifester.

Alors que les  collectifs locaux à l’origine des marches initialement prévues « ont pour nombre d’entre eux proposé des formes alternatives de mobilisation – chaînes humaines, points d’informations, ou autres… – « certains militants ont été convoqués au poste de Police pour se faire rappeler la stricte interdiction d’organiser tout type de mobilisation en extérieur », relève la Coalition. Le cas s’est vu pas plus tard que ce samedi, à Rouen.

« Les restrictions aux libertés de réunion et de mouvement croissent depuis la mise en place de l’état d’urgence », reprend le communiqué. Et de citer le cas de l’Université Paris 7, dont la présidence aurait ainsi fermé ses portes « aux étudiants qui souhaitent organiser des rencontres autour du climat tout au long du week-end ».

Ce n’est pas tout. « Des militants engagés dans des initiatives artistiques ou protestataires liées à la tenue de la COP21 à Paris sont directement visés. Au cours des dernières 48 heures, des perquisitions musclées ont eu lieu dans des lieux de vie et de travail collectif de la proche banlieue parisienne. » Des échos font par ailleurs état de perquisitions dans des squattes d’artistes à Paris intra muros.

« Au moins deux personnes sont assignées à résidence », reprend la Coalition climat 21 (d’autres sources parlent de 24 assignations, lire par ailleurs sur le site), « d’autres sont interdites d’entrée en Ile-de-France. Du matériel informatique ou photo/vidéo a été saisi sans explication. D’autres personnes, au motif qu’elles ont dans le passé participé à des manifestations ou qu’elles sont membres de groupes estimés “radicaux”, font l’objet de perquisitions brutales et de confiscation de biens personnels. »

Jeudi, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) avait déjà dénoncé une assignation à résidence visant un membre de l’équipe juridique des mouvements citoyens – entre autre la Coalition climat. Alors que les contrôles aux frontières ont été renforcés, plusieurs groupes étrangers, « venant de Belgique et d’Espagne, qui organisent des déplacements collectifs en bus et à vélo afin de rallier Paris, se sont vus notifier la garantie d’être empêchés d’entrer sur le territoire français », poursuit celle-ci dans son communiqué.

Excessif ? Pire, dangereux, affirment les ONG. « Nous, organisations de la société civile sommes convaincues que nous ne parviendrons pas à endiguer le réchauffement climatique en renonçant à nos libertés et à nos droits fondamentaux », insistent les membres de la Coalition climat 21. « Nous affirmons donc notre solidarité avec toutes les personnes, militants du climat ou non, victimes de ces abus manifestes de la situation d’état d’urgence, et demandons au gouvernement et au Président de la République d’y mettre immédiatement un terme. »

François Hollande se sera contenté, ce samedi, à l’occasion d’une rencontre avec 14 des ONG impliquées dans le lutte climatique, de souhaiter que les « multiples évènements prévus pendant la COP21 puissent bien se tenir, dans les meilleures conditions. » Pas plus de précision quant à la vague de censure constatée par les organisations..

Dès le 16 décembre, Manuel Valls avait confirmé l’interdiction, pour des raisons de sécurité, de la grande marche pour le climat initialement prévue à Paris le dimanche 29 novembre. Etaient menacés, aussi, à travers les propos du Premier ministre, la quarantaine de marches prévues en régions, sans que rien, alors, ne soit précisé d’une quelconque façon.

Immédiatement, plusieurs organisations avaient alerté sur le fait que ces interdictions de manifester sur la voie publique étaient loin d’être équitable dans le choix de leur cibles. « Si les règles avaient été appliquées de façon non discriminatoire, l’interdiction des marches pour le climat aurait pu se justifier », notait ainsi Maxime Combes, responsable d’Attac. « Or, force est de constater que ce n’est pas le cas. » Les rendez-vous commerciaux – grandes surfaces et autres marchés de Noël, où convergent des dizaines de milliers de personnes – n’ont à ce jour, connu aucune forme de censures. Pas plus que les match de foot professionnels.

Le 17 novembre, 120 personnalités lançaient un appel au maintien des initiatives citoyennes prévues dans le cadre de la COP21. Près de 20 000 personnes l’ont à ce jour signé. Il est toujours en ligne : https://alternatiba.eu/appel-pour-le-maintien-des-mobilisations-citoyenn…

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mardi 1er decembre salle richelieu à Tarascon

Posté par jacques LAUPIES le 28 novembre 2015

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Une réunion pour débattre de la situation politique en lien avec les conséquences des attentats de Paris et la campagne pour les élections régionales.

Nous espérons votre présence : Boulevard Victor Hugo à 18 H 00

ORGANISEE PAR LA SECTION DE TARASCON DU PARTI COMMUNISTE

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On pleure pour la même raison mais nos larmes ont d’autres sources

Posté par jacques LAUPIES le 27 novembre 2015

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Car penser avant les autres ou à la suite de ses compagnons n’a rien à voir avec l’exactitude de cette pensée même si des faits viennent corroborer ce que nous croyons avoir découvert les premiers !

Les évènements actuels nous en offrent une illustration.

Ainsi par exemple, ma voisine imbibée de la pensée d’extrême droite (issue d’un pan de famille pétainiste) depuis son plus jeune âge, cependant éveillée par le retour aux valeurs de la république et de la laïcité par une maitresse d’école,  au lendemain d’une guerre vécue dans un milieu de soumission à souffrances limitées a, comme beaucoup de ses semblables, flirté avec les idées communistes. Ce qui n’a pas été sans conséquence pour son « confort » matériel qui  na été cependant que le résultat d’une prolétarisation dans la précarité. Mais voila que surgit une question : quelles réponses ont été donnée à ce statut qu’elle et la génération qui a suivi ont connu ?

Elle s’est donc trouvée soudainement sans références, à l’issue des trente glorieuses, plongée dans les affres d’une crise économique, politique et disons le morale,  dans un combat de classe auquel elle n’avait souscrit que par une sorte de d’empathie  de circonstance sans réellement en approfondir le sens. Cependant cette crise, par définition, ne l’a pas  frappée seule, en tant qu’individualité et elle en a souffert, pour les autres où à cause d’eux, dans sa famille certes, mais aussi par l’image de ce monde d’injustices et d’inégalités qui interpelle. Un monde qui fait de nous à la fois des victimes et des coupables.

A défaut de culpabilisation à laquelle nous sommes enclin à résister, nous sombrons facilement au statut de victimes et donc il nous faut bien trouver par ci par la des coupables nous exonérant de nos responsabilités. Et ainsi s’amorce ce processus qui nous conduit vers les boucs émissaires et leur variété : les proches sont tout indiqués pour jouer ce rôle mais il y a ceux que l’on désigne, que l’on instrumentalise à souhait pour en faire de parfaits responsables de nos frustrations. Et s’explique ne serait-ce que partiellement le retour aux sources de l’enfance et l’effacement d’espoirs passés que l’on vit sinon en cauchemars mais en mauvais et faux rêves.

Sauf à nous perdre dans une paranoïa teintée de masochisme, il y a bien des responsabilités a découvrir  dans le mal vivre  refoulé qui nous étreint ou quand survient un évènement extrême qui évoque la mort, et donc notre propre mort à venir, bien sur pensée à travers celle qui frappe les autres et plus particulièrement nos semblables.

C’est là que naissent des périls : celui de la haine et de la vengeance pour qui ne retient que l’évènement dans sa cruauté, celui de la colère qui peut produire une révolte contenue à la suite de prédictions superficielles découlant de récentes et imparfaites analyses, enfin celui de l’indifférence et de la résignation du au rejet global de la politique.

Alors ne faut-il pas s’interroger sur ces nombreuses manifestations où nécessairement se dissimule une mise en scène issue de démarches politiques spéculant à la fois sur la colère, la révolte et le sentiment de fatalité, enveloppé d’un cérémonial toujours destiné à susciter l’émotion.

Je me demande si cette soudaine apparition de La Marseillaises et de Drapeaux tricolores n’est pas excessive et trompeuse. En tout cas elle peut conduire à une osmose dans la tristesse, dans les pleurs, mais passé ce cap de pleurs des morts et de la compassion pour les proches ne faut-il pas admettre que nos approches sont différentes quand aux origines et aux causes ? Que cela nous rappelle au combat, pas le même que celui que l’on nous propose dans des célébration et discours, non dénués parfois d’un certain flou, mais bien un combat de classe à tous les niveaux, de la nation, des continents et de la planète. Avec des cibles et des stratégies bien différentes de celles que l’on nous à proposé et qui ne manquerons pas de ressurgir !

Et ce combat qui est le nôtre à nous communistes, lequel suscite la réflexion qui précède, tend à être remplacé, si nous n’y prenons gare à ce qu’il y a d’insupportable et que l’on tente de banaliser : la guerre !

Passé le temps des larmes vient celui de la raison ! Et la raison, j’en suis désolé n’est pas dans les pleurs avoués de ma voisine, ni dans celui qui dit : passez y a rien à voir !

 

Vous avez dit tricolore ?

Par Patrick Apel-Muller
Vendredi, 27 Novembre, 2015
L’Humanité

 

L’éditorial de Patrick Apel-Muller. Jaurès poursuit ce sillon et promeut « la pensée ouvrière complète », qui allie « l’Internationale et la nation », non pas comme un mariage de raison mais comme l’aboutissement de l’un et de l’autre. La nation, comme la République, devient alors une ambition de démocratie et de progrès social, un partage.

L’appel aux Français à pavoiser leurs habitations vendredi, lancé par le président de la République en hommage aux victimes des tueries de Paris, suscite des sentiments mitigés. L’injonction rappelle des images des États-Unis et certains estiment qu’il n’y a qu’un pas du patriotisme au Patriot Act, qui a placé les libertés sous clef outre-Atlantique. De fait, le drapeau tricolore a souvent été brandi par ceux qui voudraient effacer le bleu et le rouge – qui incarnent l’irruption du peuple de Paris au premier rang de la scène politique à l’aube de la Révolution française – pour ne garder que le blanc, souvenir de la monarchie. Bien sûr, ses couleurs ont couvert parfois les menées haineuses du nationalisme, les conquêtes sanglantes du colonialisme, l’atroce boucherie de la Première Guerre mondiale ou les répressions de la contestation. Pour autant, ces dernières effacent-elles ces Marseillaise chantées et la bannière brandie sur les barricades des révolutions du XIXe siècle – notamment sur celles de la Commune –, les brassards des FFI, l’élan formidable du Front populaire quand les couleurs nationales mêlent leurs plis à ceux du drapeau rouge ? Ne faut-il pas plutôt répliquer avec Alexandre Dumas : « Et le drapeau, morbleu ! Il ne faut pas laisser un drapeau aux mains de l’ennemi, même quand ce drapeau ne serait qu’une serviette ! » L’ambiguïté naît aujourd’hui de la rhétorique guerrière que brandit le pouvoir, d’une dérive sécuritaire qui évoque « l’ennemi intérieur » et juge secondaires les libertés, d’un culte d’une identité fermée qui oublie l’égalité, des tentations d’amalgames qui minent la fraternité.

« Vive la nation ! »

Un débat sous-tend les réactions de malaise, celui qui fait rage autour de l’idée de nation. L’extrême droite la conçoit comme un espace fermé, figé dans une histoire ancienne, défini par une référence chrétienne, lieu d’opposition et de résistance au vaste monde hostile. À droite, on n’en est pas si loin, sacralisant une notion réduite à une culture ou à des modes de vie.

Si l’idée de nation chemine au long cours, avec ses esquisses moyenâgeuses, ses premières incarnations (Jeanne d’Arc, par exemple), c’est en 1792 et 1793 qu’elle se refonde spectaculairement. Le « Vive la nation ! » proclamé à Valmy par des citoyens soldats opposés à des mercenaires affirme l’irruption de la souveraineté populaire sur un territoire et un destin. Elle témoigne qu’un nouveau contrat social s’échafaude ; elle est un projet et une communauté. Loin de rejeter l’étranger, elle trouve aussi ses sources dans la déclaration de paix au monde proclamée en 1790, dans un esprit qui destine à tous la liberté et l’émancipation. Cette république accueillante allait, grâce au droit du sol, définir les règles les plus démocratiques de l’accès de tous à la citoyenneté. L’écrivain allemand Goethe ressent immédiatement cet élan et voit « l’aube d’une nouvelle ère pour l’humanité ».

Jaurès poursuit ce sillon et promeut « la pensée ouvrière complète », qui allie « l’Internationale et la nation », non pas comme un mariage de raison mais comme l’aboutissement de l’un et de l’autre. La nation, comme la République, devient alors une ambition de démocratie et de progrès social, un partage. Elle n’est pas l’enclos privatif mais l’ouverture à l’autre. En trouve-t-on une trace dans le bréviaire libéral d’Emmanuel Macron ? Est-ce cela que les discours de François Hollande et, pire encore, de Manuel Valls ont mis en avant depuis le carnage du 13 novembre ? Poser la question, c’est y répondre.

Liberté-Égalité-Fraternité

Que les dispositifs de protection des populations soient améliorés au plus vite est une exigence. Doit-elle passer par une obsession sécuritaire qui menacera plus sûrement les libertés que le terrorisme ? Tout ce qui ampute la devise républicaine sème la division et affaiblit dans les chaos du monde. Que fait-on de l’égalité quand les discriminations persistent, les stigmatisations fleurissent, les écarts de richesse bondissent ? À droite, et cette petite musique séduit dans certains rangs socialistes, on préfère se pencher sur « l’identité », celle que meurtrirait et bafouerait l’arrivée d’étrangers, selon la glose de Marine Le Pen. Il s’agirait en quelque sorte de réagir à l’injustice par l’exclusion des plus pauvres. Quant à la fraternité, elle est réduite au plus proche, selon le catéchisme du FN, ou limitée à une fraternité d’armes dans une guerre des civilisations, elle n’est plus un horizon mais un cachot ou un mot creux.

Penser plus loin que 
la gâchette

La rengaine était entonnée à droite et voilà que Manuel Valls reprend le refrain de « la culture de l’excuse ». Comme si quiconque, et notamment parmi les progressistes, excusait de quelque façon que ce soit le parcours sanguinaire des tueurs de Daech ! La formule a la vocation d’un sens interdit : interdit de chercher qui furent les premiers parrains de Daech (à la CIA, notamment) ; interdit de constater que les guerres de civilisation ou les guerres au terrorisme ont semé le pire en Irak, en Libye, en Syrie ; interdit de pointer combien les injustices en France et dans le monde sont un terreau propice aux désespoirs fanatiques ; interdit de constater que l’empire américain a partout mis le feu et qu’il est temps que l’ONU prenne les affaires en main en respectant les peuples ; interdit de dire qu’il est temps que les couleurs du drapeau tricolore soient ravivées afin que tous, d’ici ou d’ailleurs, recherchent ses plis. Excusez-moi, mais dans ces colonnes, nous essaierons toujours de penser plus loin que la gâchette ou les poses martiales.

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