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Ne pas juger trop vite les juges…

Posté par jacques LAUPIES le 31 janvier 2016

 

 

La première fois que j’ai entendu une interview de ce juge je me suis dis : en voilà un qui raisonne en réactionnaire !

Je ne me souviens que de mon impression et non des paroles qui ont pu la déterminer. Je ne pense pas à ce moment là avoir fait preuve vraiment de mauvaise foi mais en tout cas le personnage ne m’avait pas enthousiasmé. Puis est venue sa présence dans une l’émission littéraire  »La grande Librairie » ou les propos de l’écrivain – juge m’ont sensibilisé sur un certain nombre de questions abordées concernant son livre et celui des invités (étaient présents notamment et de mémoire Jean d’Ormesson et Edouard Louis) m’ont interpellé sur sa vision de la société.

L’interview ci dessous, paru dans l’Humanité, confirme de nombreux point d’accord avec ce que dit ce nouvel auteur dont je m’efforcerai de lire le livre tout comme j’espère lire  « Histoire de la violence » d’Edouard Louis.

Pour avoir eu quelques fois affaire avec des magistrats je me garderai bien  de considérer cette profession homogène quant à l’idée que je peux me faire des juges d’instruction autant que celle de ceux qui siègent et, à fortiori, des magistrats du parquet.

Concernant les procès que j’ai pu suivre, parce qu’ils étaient médiatisés, il est au travers de la presse notamment, très difficile de se positionner comme le font tant de « braves gens » qui ne prennent même pas le temps d’attendre que la justice soit rendue pour condamner l’accusé, rarement l’acquitter.

La première réaction raisonnable est de faire confiance aux juges sachant qu’ils sont porteurs d’une culture, de valeurs qui ne les exonèreront pas de commettre des erreurs : d’instruire à charge, de juger sous la pression médiatique, etc.

Il apparaît, comme dans ce verdict condamnant une femme qui a tué pour se libérer de la violence de son compagnon, que l’on ne doit pas oublier que notre justice, fort heureusement, juge en tenant compte de chaque accusé en tant que personne et non par des mécanismes prononçant automatiquement la peine, notamment sur des critères de récidive et d’un code pénal interprété  uniquement en terme de sévérité maximum.

Mais , pour en revenir à l’interview de Marc Trévidic, la justice ne peut être rendue sans la prise en compte de tous ces déterminants que sont les conditions matérielles de vie des intéressés, des pressions culturelles du milieu dans lequel ils vivent avec précisément l’absence d’éducation et de culture dont sont frappées des familles entières.

Je connais nombre de jeunes, et point n’est besoin d’une connaissance approfondie de chaque cas, pour constater à quel point, alors que des pans entiers de la population sont concernés, que ne sont pas prises en compte leurs souffrances.

 Mais voilà la jeunesse a de la fierté et dans ses comportements d’apparence les plus asociaux, les plus révoltés, elle dissimule ces souffrances notamment dans son repli dans le groupe, la bande, ou quelque amitié, quant elle ne sombre pas dans une sorte schizophrénie individuelle ou collective !

Alors de grâce même si nous sommes impuissants, hors l’action politique, à résoudre les problèmes de la jeunesse, ne nous perdons dans  des  classements car, pas plus le jeune qui « réussit »‘  dans ses études ou son travail que celui qui est à la « dérive », n’est à l’abri des conséquences de l’indifférence de certains de ceux qui nous gouvernent ou prétendent le faire demain.

Comment accepter cette société qui fait des enfants, ne leur garantit pas un travail, une formation et les conditionne aujourd’hui à une violence instrumentalisée, demain à des guerres admises ou imposées ?

C’est sur cela que les juges, dans leur vie citoyens à part entière doivent aussi se prononcer !

C’est sur cette base que doit émerger une force politique assez influente pour mobiliser la jeunesse, la sensibiliser aux luttes nécessaires qu’elle doit entreprendre pour s’émanciper et obtenir des droits nouveaux à la formation, à l’indemnisation par la collectivité quel eu soit le statut familial.

Une société qui ignore cela est purement criminelle !

 

PARU DANS L’HUMANITE

Entretien réalisé par Marie Barbier et Mehdi Fikri
Vendredi, 29 Janvier, 2016
L’Humanité

 

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Ne pas juger trop vite les juges... dans POLITIQUE

« La question est de savoir comment ce qui est récolté par les renseignements va pouvoir être utilisé par le judiciaire. »
Photo : Olivier Touron/Divergence-images

L’ancien juge antiterroriste Marc Trévidic, aujourd’hui muté à Lille, plaide pour une synergie entre services de renseignements et judiciaires. Et dénonce l’inutilité des débats sur l’état d’urgence et la déchéance de nationalité quand il y a, pourtant, urgence à agir.

Déjà très médiatisé, Marc Trévidic l’est encore plus depuis la sortie, il y a quelques jours, de son premier roman (1). L’ancien patron du pôle antiterroriste y met en scène une confrontation entre les arts et le fanatisme religieux dans la Tunisie de la révolution de jasmin. Une première tentative de fiction plutôt réussie. Après une journée d’audience au tribunal de Lille, où il officie désormais comme juge aux affaires familiales, rencontre avec un accro de l’antiterrorisme.

Dans votre livre, vous décrivez précisément les processus de radicalisation. Comment les contrer ?

Marc Trévidic Avant de parler des jeunes radicalisés, il faudrait parler de ceux qui ne le sont pas encore mais pourraient le devenir. On peut raisonner par analogie avec la prévention de la drogue, par exemple. Le jeune qui n’est pas encore dedans doit être mis en garde grâce à des livres, des films, etc. tout ce qui peut casser la propagande, combattre l’idéologie par des idées. Car une idéologie ne se combat pas par le Code pénal. Plein d’idées germent, des structures et des associations se mettent en place, mais elles ciblent davantage les radicalisés, or il faut vraiment faire passer des messages aux jeunes de douze ans pour leur donner des barrières intellectuelles.

Concernant la déradicalisation, gardons-nous de considérer que tout le monde est au même niveau. Il y a des gens très divers dans cette population. D’où ma méfiance envers toute mesure globale, comme le regroupement des mis en examen pour terrorisme à la maison d’arrêt de Fresnes. Les mettre ensemble, c’est risquer que les plus aguerris finissent le boulot… Dans mon livre, j’ai choisi un jeune intellectuel. Il ne se radicalise pas de la même façon et ne pourra pas être déradicalisé comme un jeune qui part faire la guerre.

Comment expliquer que la France soit le premier pays fournisseur de djihadistes ?

Marc TrévidiC Si la France avait mieux intégré les enfants issus de l’immigration, il y aurait clairement moins de jeunes Français à Racca (bastion de « l’État islamique » en Syrie – NDLR). Outre le chômage massif, le problème du traitement de plusieurs générations d’immigrés en France facilite le travail des recruteurs de « l’État islamique ». Ce qui les attire avant tout, c’est de laisser leur vie et leurs emmerdes derrière eux. Aujourd’hui, c’est facile, un avion pour la Turquie coûte 230 euros. Cette facilité a favorisé l’explosion du nombre. Le religieux n’est qu’une partie des motivations. Si vous regardez l’Aqmi au Mali, les populations locales recrutées ne le sont pas sur des motifs religieux. C’est le jeune de Tombouctou qui n’a rien à faire, rien à bouffer. Ils lui offrent un beau pick-up, une belle kalach’ et un peu d’argent. Il n’a pas besoin d’avoir lu le Coran pour dire oui !

Lors de mes activités au pôle antiterroriste, j’ai constaté que de nombreux jeunes sont en fait tangents. Ils hésitent, à la frontière de la radicalisation. À ce niveau-là, l’institution judiciaire doit se demander si son action entrave l’action de Daech, ou au contraire pousse des jeunes dans les bras des djihadistes. Quand on assigne à résidence quelqu’un qui hésite, il perd son travail, se retrouve cloîtré et montré du doigt. Le choix est alors fait pour lui : il part en Syrie. C’est de la matière humaine, il faut faire très attention.

Dès l’affaire Merah, des voix se sont élevées contre les effets néfastes de la fusion des services et de la création de la DGSI, décidée sous Sarkozy. Qu’en pensez-vous ?

Marc Trévidic Lors de la fusion entre la direction de la surveillance du territoire (DST) et les renseignements généraux (RG), c’est la logique de la DST qui a prévalu. Un renseignement pyramidal et très centralisé, où tout passe par Levallois-Perret (siège de la DGSI – NDLR). On y a effectivement beaucoup perdu, notamment en termes de renseignement local et de maillage du territoire. La question est de savoir comment ce qui est récolté par les renseignements va pouvoir être utilisé par le judiciaire. Pour mettre en place des mesures utiles, il faut avoir une vue claire du passé du jeune, de son profil, de son évolution. En 2000, à mes débuts au parquet antiterroriste, on surveillait pendant un an ceux qui revenaient d’Afghanistan. Ça nous permettait de séparer le bon grain de l’ivraie et de ne pas interpeller ceux qui s’étaient rangés. L’enquête elle-même apportait des critères objectifs pour estimer le danger. Aujourd’hui, il n’y a plus d’enquêteurs. Résultat, on s’est déjà retrouvé avec des jeunes mis dans l’avion en Turquie pour les ramener en France alors qu’on ne savait même pas qu’ils étaient partis…

La loi sur le renseignement n’a pas aidé…

Marc Trévidic Améliorer la synergie entre les services secrets et la justice est un enjeu de démocratie. Le maximum doit être donné à la justice pour que les terroristes arrêtent de nuire, c’est le but du jeu… Or je ne vois rien là-dessus dans la loi sur le renseignement. Rien, pas un seul passage, sur la transmission des renseignements aux services judiciaires. Quand vous mettez un micro dans un appartement dans le cadre de la loi sur le renseignement, vous ne pouvez pas vous en servir comme preuve, puisqu’il n’y a pas eu de contrôle d’un juge. Si vous surveillez quelqu’un pendant des lustres mais que ça ne sert à rien, quelle est l’efficacité ? Il y a une masse de renseignements perdus… Dans l’affaire Merah, on s’était retrouvé avec une configuration ubuesque, où le parquet n’avait jamais eu le dossier des renseignements. Pointés du doigt pour cet échec, les services secrets sont ensuite venus nous apporter vingt dossiers de mecs comme Merah pour les judiciariser…

Que pensez-vous de la prolongation de l’état d’urgence ?

Marc Trévidic C’est la même logique : se passer du judiciaire. Où ira-t-on demain ? On autorisera les services à agir sans preuve ? L’état d’urgence est un instrument très dangereux, qui peut facilement être retourné contre des opposants politiques. Si vous lisez la loi, vous verrez qu’il n’est pas question de « terrorisme », mais d’un « péril imminent ». Un terme à l’acception très large, qui permet d’assigner des militants écologistes à résidence. Et qu’on ne me parle pas des juges administratifs ! Ils travaillent a posteriori, ce n’est pas du tout le même rôle que celui du juge judiciaire, qui contrôle a priori. Je le répète, l’état d’urgence est une arme dangereuse si elle est mise entre de mauvaises mains. Une fois dans la Constitution, cette loi permettra au pouvoir exécutif de faire ce qu’il veut. La démocratie est un système de contre-pouvoirs. Tout ce qui permet de mettre de côté le juge judiciaire, garant de nos libertés individuelles, est dangereux. Nous nous imaginons que la France sera une démocratie jusqu’à la fin des temps. Soyons sérieux et regardons le monde autour de nous… J’ai rencontré beaucoup de victimes d’attentats, j’en ai surtout vu beaucoup dont on ne s’occupait plus du dossier. Un attentat est passé de mode très vite. Je refuse l’idée qu’on aille saloper la Constitution au nom des victimes. On ne fera pas revivre ceux qui sont morts. Les terroristes nous menacent encore, il y aura d’autres attentats. La seule question est : « Jusqu’où irons-nous ? » Pas en Irak ou en Syrie, mais ici, sur le territoire français. Est-ce qu’au prochain attentat lourd, on créera un extra-état d’urgence ?

Vous avez déclaré qu’en matière d’antiterrorisme, il est « très difficile de rendre la justice et de juger une personne pour ce qu’elle est, sans affabulation ». Pouvez-vous nous en dire plus ?

Marc Trévidic L’exercice de la justice antiterroriste touche directement aux intérêts diplomatiques et à la politique sécuritaire d’un pays. Je l’ai constaté en travaillant au Rwanda, sur l’assassinat du président Habyarimana, ou sur l’affaire des moines de Tibhirine en Algérie. Quand on doit enquêter à l’étranger, sans le soutien des autorités locales et sans le soutien de la diplomatie française, cela devient très difficile. Le politique a le réflexe de vouloir peser sur le judiciaire. C’était flagrant avec le terrorisme corse. L’État oscillait entre répression et négociation. Et l’exécutif s’attendait à ce que le judiciaire suive ce mouvement. Pour forcer la main de la justice, les moyens sont simples. Les juges voient soudain diminuer le nombre d’enquêteurs mis à leur disposition, ou des demandes d’accès à des informations classifiées refusées.

Que pensez-vous de la déchéance de nationalité ?

Marc Trévidic Non, mais sérieusement, quel est l’intérêt de ce truc ? La déchéance de nationalité est une peine pour faire plaisir au bourreau. Or, la philosophie de la peine doit être de punir, pas de faire plaisir à celui qui l’inflige. La déchéance de nationalité est une mesure qui vise à contenter l’opinion publique et à exorciser notre mauvaise conscience. Son sous-texte revient à dire : « C’est tellement dégueu ce qu’ils ont fait, ils ne peuvent pas être français. » Or, ils le sont. Et puis, qu’on y réfléchisse une minute, que se passera-t-il si les autres pays commencent à faire la même chose ? On commencera alors à se refiler les djihadistes d’un pays à l’autre ? Cela n’a aucun sens. C’est le complexe de Guantanamo : une fois que l’on s’engage sur cette voie, il est très difficile d’en revenir. Les débats sur cette question sont une perte de temps… La question est de savoir comment un Français peut arriver à commettre des actes de terrorisme et à tel point détester la France. Ça, c’est une question fondamentale, qu’on ne résoudra pas en disant : « C’est pas grave, il n’est plus français. » Ça n’est pas sérieux. Il faut être responsable de nos jeunes Français criminels. Poussons plus loin : un tueur en série ou un grand trafiquant de drogue n’est pas très sympathique non plus…

Atteint par la limite des dix ans d’activité dans les mêmes fonctions, vous avez quitté le pôle antiterroriste en septembre 2015. Vous semblez pourtant toujours bien accro à ce dossier…

Marc Trévidic La matière me manque, mais si je dis que j’aimerais bien revenir, on va dire que je me crois irremplaçable ! La loi s’applique, dont acte. Ça aurait été facile pour moi de décrocher s’il n’y avait pas eu le 13 novembre… Il faudrait mieux profiler les carrières des juges. Ou alors ne pas leur demander de se spécialiser… Le problème aussi, c’est que je n’ai pas le profil, finalement. C’est quand même plus facile une justice où personne ne sort du panier, où personne n’ouvre sa gueule, le pouvoir exécutif tient mieux les rênes.

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Le secrétaire national du parti communiste français est l’invité des 4 Vérités. Il s’exprime sur la gauche après la démission de Christiane Taubira.

Posté par jacques LAUPIES le 30 janvier 2016

http://www.francetvinfo.fr/politique/christiane-taubira/4-verites-il-faut-un-nouveau-projet-de-gauche-martele-pierre-laurent_1290901.html

 

Ce vendredi 29 janvier, Pierre Laurent est l’invité des 4 Vérités sur France 2. Le secrétaire national du parti communiste français observe les grèves qui agitent le pays cette semaine, et notamment le conflit taxis-VTC. « Qu’on organise mieux les choses ! Les chauffeurs de taxi ne demandent que ça : qu’on réglemente la profession, qu’on l’organise davantage », déclare celui qui regrette qu’« on organise la guerre de tous contre tous ». Pour Pierre Laurent, le départ de Christiane Taubira du gouvernement « marque une étape ». « Tous ceux qui sont à gauche sont hors du gouvernement », constate-t-il. Il lance un appel aux communistes, aux socialistes déçus, aux écologistes et au Front de gauche : « Ces forces de gauche doivent maintenant se rassembler pour essayer de créer une alternative ». Il ajoute : « Il faut un nouveau projet de gauche ».

Contre la déchéance de nationalité

Le secrétaire national du PC se dit favorable au dialogue et à une primaire à gauche. Il souhaite l’émergence d’« une candidature qui soit en rupture avec cette politique qui échoue sur toute la ligne ». Pierre Laurent indique que les communistes ne voteront pas la loi sur la déchéance de la nationalité pour les binationaux. Il conclut sur la question de la demande de grâce présidentielle de Jacqueline Sauvage : « La violence contre les femmes est un fléau extrêmement grave. Ce serait un beau symbole de gracier Jacqueline Sauvage ».

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Les 4 vérités

Posté par jacques LAUPIES le 29 janvier 2016

 

 

http://www.francetvinfo.fr/politique/christiane-taubira/4-verites-il-faut-un-nouveau-projet-de-gauche-martele-pierre-laurent_1290901.html

 

 

 

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Si le coeur vous en dit et si vous avez la chance d’être à Paris !

Posté par jacques LAUPIES le 29 janvier 2016

 http://www.humanite.fr/ne-peut-pas-laisser-faire-597521
Bonjour,
Je mets à votre disposition cette semaine le compte-rendu de la session du Parlement européen qui s’est tenue du 18 au 21 janvier.
Mon éditorial de l’Humanité Dimanche cette semaine « On ne peut pas laisser faire ! » porte sur cet insupportable scandale qui fait que 1% des plus riches de la planète possèdent autant que 99% des autres. 62 personnes possèdent autant que trois milliards cinq cent millions d’habitants. Comment accepter que tout débat, toute autre analyse, toute proposition soient tus pour qu’aucune autre alternative n’existe face à cette domination de l’argent ?
Demain, samedi 30 janvier, aura lieu la prochaine Agora de l’Humanité à l’Université Paris VIII de Saint-Denis sur le thème : « Etat d’urgence, déchéance de nationalité, citoyenneté menacée ? ». Nous vous invitons à venir écouter, de 9h à 13h, Anicet Le Pors - ancien ministre – conseiller d’Etat honoraire ; Dominique Rousseau - professeur de droit constitutionnel à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ancien membre du Conseil supérieur de la magistrature ; Jean-Paul Jouary - Agrégé et docteur en philosophie, professeur en classes préparatoires aux grandes écoles à Paris, essayiste ; Vanessa Codaccioni - Maîtresse de conférences en science politique à l’université Paris VIII.
Retrouvez ici toutes les informations sur cette journée ainsi que les inscriptions.
Lors de la dernière session du Parlement européen j’ai donné une courte interview à « Toute l’Europe » où j’explique la nécessité de sortir des politiques de rationnement budgétaire qui provoquent dans toute l’Europe de l’austérité. J’explique également combien il est important de donner plus d’ampleur au principe de garantie jeunesse et l’urgence de réviser la directive sur les travailleurs détachés.
Je vous souhaite une bonne fin de semaine,
Fraternellement,
Restant à votre disposition,
Patrick Le Hyaric
Pour me contacter :
L’Humanité-Secrétariat du directeur, 5 rue Pleyel, Immeuble Calliope, 93200 Saint-Denis

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Débat : où en sont les relations franco-cubaines ?

Posté par jacques LAUPIES le 29 janvier 2016

De temps à autre nous abordons dans ce blog les sujets de politique internationale.

Comment effectivement ne pas les aborder dans une économie mondialisée et placée sous la tutelle des marchés financiers dont l’objectif, dans une économie libérale est avant tout de déplacer les capitaux en investissant la ou l’exploitation des travailleurs est la plus accentuée, en gros la ou le travail coute moins cher.

On pourrait considérer que dans un tel contexte il n’y a d’autre solution que d’entrer dans la logique du système : permettre aux possédants de faire des profits pour réinvestir et faire encore des profits. Il n’y aurait d’autre possibilité pour l’immense majorité de ceux qui le subissent – le système – que d’accepter. Comme si cette majorité n’avait aucun recours. Or il se trouve que dans tous les pays du monde, à des degrés divers les peuples résistent mais tous n’ont pu accéder à une réelle souveraineté.

Cuba au prix de grands sacrifices a su préserver sa révolution bien que confronté à l’écrasante machine que constituent l’économie et la puissance politique et militaire des Etats-Unis.

La France s’honore quand elle n’entre pas dans le jeu des classes dominantes de la première puissance du monde.

 

PARU DANS L’HUMANITE

Jeudi, 28 Janvier, 2016
Humanite.fr

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A l’occasion de la visite officielle du président cubain Raul Castro en France les 1er et 2 février, l’Humanité des Débats du week-end publie, dès ce vendredi, un entretien croisé avec Matthias Fekl, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, à la promotion du tourisme et des Français à l’étranger et Hector Igarza, Ambassadeur de la République de Cuba en France. Extraits.

 « Nos relations sont historiques (…) La France s’est toujours positionnée en faveur de la levée du blocus des Etats-Unis contre Cuba (…) Nous comptons une trentaine d’entreprises établies à Cuba. Cette présence est importante parce qu’elle constitue un défi au blocus », rappelle le diplomate cubain de concert avec le ministre. Ces derniers font valoir l’originalité des accords commerciaux existants dans les domaines du tourisme, de la construction, des transports et des énergies ou encore les coopérations dans le secteur de la biotechnologie. Des partenariats à l’heure où « Cuba est engagée dans un mouvement de modernisation de son modèle économique. Ce pays souhaite donner plus de marges à l’initiative individuelle, tout en gardant des objectifs d’intérêt général », fait valoir Matthias Fekl.

Face aux interrogations que soulèvent l’ouverture de l’économie cubaine dans un contexte régional chamboulé suite au rétablissement des relations diplomatiques entre La Havane et Washington, Hector Igarza déclare que  « la loi sur les investissements étrangers n’est pas contradictoire avec l’objectif d’un socialisme juste, soutenable, équitable et prospère ». Signe du renforcement des liens entre la France et Cuba, entre « deux Etats souverains dans leurs choix » : les deux pays sont parvenus en décembre à un accord sur le remboursement du montant de la dette cubaine de 2,6 milliards dollars et l’annulation de 8,5 milliards d’arriérés de retard.

Cet accord facilitera l’accès aux financements pour la Grande île. Quant à la « Position commune » de l’Union européenne concernant les sanctions diplomatiques à l’encontre de La Havane, elle « appartient au passé et disparaitra formellement lorsque nous serons en mesure d’annoncer la conclusion de l’accord UE-Cuba », déclare Matthias Fekl.

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