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Ne pas juger trop vite les juges…

Posté par jacques LAUPIES le 31 janvier 2016

 

 

La première fois que j’ai entendu une interview de ce juge je me suis dis : en voilà un qui raisonne en réactionnaire !

Je ne me souviens que de mon impression et non des paroles qui ont pu la déterminer. Je ne pense pas à ce moment là avoir fait preuve vraiment de mauvaise foi mais en tout cas le personnage ne m’avait pas enthousiasmé. Puis est venue sa présence dans une l’émission littéraire  »La grande Librairie » ou les propos de l’écrivain – juge m’ont sensibilisé sur un certain nombre de questions abordées concernant son livre et celui des invités (étaient présents notamment et de mémoire Jean d’Ormesson et Edouard Louis) m’ont interpellé sur sa vision de la société.

L’interview ci dessous, paru dans l’Humanité, confirme de nombreux point d’accord avec ce que dit ce nouvel auteur dont je m’efforcerai de lire le livre tout comme j’espère lire  « Histoire de la violence » d’Edouard Louis.

Pour avoir eu quelques fois affaire avec des magistrats je me garderai bien  de considérer cette profession homogène quant à l’idée que je peux me faire des juges d’instruction autant que celle de ceux qui siègent et, à fortiori, des magistrats du parquet.

Concernant les procès que j’ai pu suivre, parce qu’ils étaient médiatisés, il est au travers de la presse notamment, très difficile de se positionner comme le font tant de « braves gens » qui ne prennent même pas le temps d’attendre que la justice soit rendue pour condamner l’accusé, rarement l’acquitter.

La première réaction raisonnable est de faire confiance aux juges sachant qu’ils sont porteurs d’une culture, de valeurs qui ne les exonèreront pas de commettre des erreurs : d’instruire à charge, de juger sous la pression médiatique, etc.

Il apparaît, comme dans ce verdict condamnant une femme qui a tué pour se libérer de la violence de son compagnon, que l’on ne doit pas oublier que notre justice, fort heureusement, juge en tenant compte de chaque accusé en tant que personne et non par des mécanismes prononçant automatiquement la peine, notamment sur des critères de récidive et d’un code pénal interprété  uniquement en terme de sévérité maximum.

Mais , pour en revenir à l’interview de Marc Trévidic, la justice ne peut être rendue sans la prise en compte de tous ces déterminants que sont les conditions matérielles de vie des intéressés, des pressions culturelles du milieu dans lequel ils vivent avec précisément l’absence d’éducation et de culture dont sont frappées des familles entières.

Je connais nombre de jeunes, et point n’est besoin d’une connaissance approfondie de chaque cas, pour constater à quel point, alors que des pans entiers de la population sont concernés, que ne sont pas prises en compte leurs souffrances.

 Mais voilà la jeunesse a de la fierté et dans ses comportements d’apparence les plus asociaux, les plus révoltés, elle dissimule ces souffrances notamment dans son repli dans le groupe, la bande, ou quelque amitié, quant elle ne sombre pas dans une sorte schizophrénie individuelle ou collective !

Alors de grâce même si nous sommes impuissants, hors l’action politique, à résoudre les problèmes de la jeunesse, ne nous perdons dans  des  classements car, pas plus le jeune qui « réussit »‘  dans ses études ou son travail que celui qui est à la « dérive », n’est à l’abri des conséquences de l’indifférence de certains de ceux qui nous gouvernent ou prétendent le faire demain.

Comment accepter cette société qui fait des enfants, ne leur garantit pas un travail, une formation et les conditionne aujourd’hui à une violence instrumentalisée, demain à des guerres admises ou imposées ?

C’est sur cela que les juges, dans leur vie citoyens à part entière doivent aussi se prononcer !

C’est sur cette base que doit émerger une force politique assez influente pour mobiliser la jeunesse, la sensibiliser aux luttes nécessaires qu’elle doit entreprendre pour s’émanciper et obtenir des droits nouveaux à la formation, à l’indemnisation par la collectivité quel eu soit le statut familial.

Une société qui ignore cela est purement criminelle !

 

PARU DANS L’HUMANITE

Entretien réalisé par Marie Barbier et Mehdi Fikri
Vendredi, 29 Janvier, 2016
L’Humanité

 

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Ne pas juger trop vite les juges... dans POLITIQUE

« La question est de savoir comment ce qui est récolté par les renseignements va pouvoir être utilisé par le judiciaire. »
Photo : Olivier Touron/Divergence-images

L’ancien juge antiterroriste Marc Trévidic, aujourd’hui muté à Lille, plaide pour une synergie entre services de renseignements et judiciaires. Et dénonce l’inutilité des débats sur l’état d’urgence et la déchéance de nationalité quand il y a, pourtant, urgence à agir.

Déjà très médiatisé, Marc Trévidic l’est encore plus depuis la sortie, il y a quelques jours, de son premier roman (1). L’ancien patron du pôle antiterroriste y met en scène une confrontation entre les arts et le fanatisme religieux dans la Tunisie de la révolution de jasmin. Une première tentative de fiction plutôt réussie. Après une journée d’audience au tribunal de Lille, où il officie désormais comme juge aux affaires familiales, rencontre avec un accro de l’antiterrorisme.

Dans votre livre, vous décrivez précisément les processus de radicalisation. Comment les contrer ?

Marc Trévidic Avant de parler des jeunes radicalisés, il faudrait parler de ceux qui ne le sont pas encore mais pourraient le devenir. On peut raisonner par analogie avec la prévention de la drogue, par exemple. Le jeune qui n’est pas encore dedans doit être mis en garde grâce à des livres, des films, etc. tout ce qui peut casser la propagande, combattre l’idéologie par des idées. Car une idéologie ne se combat pas par le Code pénal. Plein d’idées germent, des structures et des associations se mettent en place, mais elles ciblent davantage les radicalisés, or il faut vraiment faire passer des messages aux jeunes de douze ans pour leur donner des barrières intellectuelles.

Concernant la déradicalisation, gardons-nous de considérer que tout le monde est au même niveau. Il y a des gens très divers dans cette population. D’où ma méfiance envers toute mesure globale, comme le regroupement des mis en examen pour terrorisme à la maison d’arrêt de Fresnes. Les mettre ensemble, c’est risquer que les plus aguerris finissent le boulot… Dans mon livre, j’ai choisi un jeune intellectuel. Il ne se radicalise pas de la même façon et ne pourra pas être déradicalisé comme un jeune qui part faire la guerre.

Comment expliquer que la France soit le premier pays fournisseur de djihadistes ?

Marc TrévidiC Si la France avait mieux intégré les enfants issus de l’immigration, il y aurait clairement moins de jeunes Français à Racca (bastion de « l’État islamique » en Syrie – NDLR). Outre le chômage massif, le problème du traitement de plusieurs générations d’immigrés en France facilite le travail des recruteurs de « l’État islamique ». Ce qui les attire avant tout, c’est de laisser leur vie et leurs emmerdes derrière eux. Aujourd’hui, c’est facile, un avion pour la Turquie coûte 230 euros. Cette facilité a favorisé l’explosion du nombre. Le religieux n’est qu’une partie des motivations. Si vous regardez l’Aqmi au Mali, les populations locales recrutées ne le sont pas sur des motifs religieux. C’est le jeune de Tombouctou qui n’a rien à faire, rien à bouffer. Ils lui offrent un beau pick-up, une belle kalach’ et un peu d’argent. Il n’a pas besoin d’avoir lu le Coran pour dire oui !

Lors de mes activités au pôle antiterroriste, j’ai constaté que de nombreux jeunes sont en fait tangents. Ils hésitent, à la frontière de la radicalisation. À ce niveau-là, l’institution judiciaire doit se demander si son action entrave l’action de Daech, ou au contraire pousse des jeunes dans les bras des djihadistes. Quand on assigne à résidence quelqu’un qui hésite, il perd son travail, se retrouve cloîtré et montré du doigt. Le choix est alors fait pour lui : il part en Syrie. C’est de la matière humaine, il faut faire très attention.

Dès l’affaire Merah, des voix se sont élevées contre les effets néfastes de la fusion des services et de la création de la DGSI, décidée sous Sarkozy. Qu’en pensez-vous ?

Marc Trévidic Lors de la fusion entre la direction de la surveillance du territoire (DST) et les renseignements généraux (RG), c’est la logique de la DST qui a prévalu. Un renseignement pyramidal et très centralisé, où tout passe par Levallois-Perret (siège de la DGSI – NDLR). On y a effectivement beaucoup perdu, notamment en termes de renseignement local et de maillage du territoire. La question est de savoir comment ce qui est récolté par les renseignements va pouvoir être utilisé par le judiciaire. Pour mettre en place des mesures utiles, il faut avoir une vue claire du passé du jeune, de son profil, de son évolution. En 2000, à mes débuts au parquet antiterroriste, on surveillait pendant un an ceux qui revenaient d’Afghanistan. Ça nous permettait de séparer le bon grain de l’ivraie et de ne pas interpeller ceux qui s’étaient rangés. L’enquête elle-même apportait des critères objectifs pour estimer le danger. Aujourd’hui, il n’y a plus d’enquêteurs. Résultat, on s’est déjà retrouvé avec des jeunes mis dans l’avion en Turquie pour les ramener en France alors qu’on ne savait même pas qu’ils étaient partis…

La loi sur le renseignement n’a pas aidé…

Marc Trévidic Améliorer la synergie entre les services secrets et la justice est un enjeu de démocratie. Le maximum doit être donné à la justice pour que les terroristes arrêtent de nuire, c’est le but du jeu… Or je ne vois rien là-dessus dans la loi sur le renseignement. Rien, pas un seul passage, sur la transmission des renseignements aux services judiciaires. Quand vous mettez un micro dans un appartement dans le cadre de la loi sur le renseignement, vous ne pouvez pas vous en servir comme preuve, puisqu’il n’y a pas eu de contrôle d’un juge. Si vous surveillez quelqu’un pendant des lustres mais que ça ne sert à rien, quelle est l’efficacité ? Il y a une masse de renseignements perdus… Dans l’affaire Merah, on s’était retrouvé avec une configuration ubuesque, où le parquet n’avait jamais eu le dossier des renseignements. Pointés du doigt pour cet échec, les services secrets sont ensuite venus nous apporter vingt dossiers de mecs comme Merah pour les judiciariser…

Que pensez-vous de la prolongation de l’état d’urgence ?

Marc Trévidic C’est la même logique : se passer du judiciaire. Où ira-t-on demain ? On autorisera les services à agir sans preuve ? L’état d’urgence est un instrument très dangereux, qui peut facilement être retourné contre des opposants politiques. Si vous lisez la loi, vous verrez qu’il n’est pas question de « terrorisme », mais d’un « péril imminent ». Un terme à l’acception très large, qui permet d’assigner des militants écologistes à résidence. Et qu’on ne me parle pas des juges administratifs ! Ils travaillent a posteriori, ce n’est pas du tout le même rôle que celui du juge judiciaire, qui contrôle a priori. Je le répète, l’état d’urgence est une arme dangereuse si elle est mise entre de mauvaises mains. Une fois dans la Constitution, cette loi permettra au pouvoir exécutif de faire ce qu’il veut. La démocratie est un système de contre-pouvoirs. Tout ce qui permet de mettre de côté le juge judiciaire, garant de nos libertés individuelles, est dangereux. Nous nous imaginons que la France sera une démocratie jusqu’à la fin des temps. Soyons sérieux et regardons le monde autour de nous… J’ai rencontré beaucoup de victimes d’attentats, j’en ai surtout vu beaucoup dont on ne s’occupait plus du dossier. Un attentat est passé de mode très vite. Je refuse l’idée qu’on aille saloper la Constitution au nom des victimes. On ne fera pas revivre ceux qui sont morts. Les terroristes nous menacent encore, il y aura d’autres attentats. La seule question est : « Jusqu’où irons-nous ? » Pas en Irak ou en Syrie, mais ici, sur le territoire français. Est-ce qu’au prochain attentat lourd, on créera un extra-état d’urgence ?

Vous avez déclaré qu’en matière d’antiterrorisme, il est « très difficile de rendre la justice et de juger une personne pour ce qu’elle est, sans affabulation ». Pouvez-vous nous en dire plus ?

Marc Trévidic L’exercice de la justice antiterroriste touche directement aux intérêts diplomatiques et à la politique sécuritaire d’un pays. Je l’ai constaté en travaillant au Rwanda, sur l’assassinat du président Habyarimana, ou sur l’affaire des moines de Tibhirine en Algérie. Quand on doit enquêter à l’étranger, sans le soutien des autorités locales et sans le soutien de la diplomatie française, cela devient très difficile. Le politique a le réflexe de vouloir peser sur le judiciaire. C’était flagrant avec le terrorisme corse. L’État oscillait entre répression et négociation. Et l’exécutif s’attendait à ce que le judiciaire suive ce mouvement. Pour forcer la main de la justice, les moyens sont simples. Les juges voient soudain diminuer le nombre d’enquêteurs mis à leur disposition, ou des demandes d’accès à des informations classifiées refusées.

Que pensez-vous de la déchéance de nationalité ?

Marc Trévidic Non, mais sérieusement, quel est l’intérêt de ce truc ? La déchéance de nationalité est une peine pour faire plaisir au bourreau. Or, la philosophie de la peine doit être de punir, pas de faire plaisir à celui qui l’inflige. La déchéance de nationalité est une mesure qui vise à contenter l’opinion publique et à exorciser notre mauvaise conscience. Son sous-texte revient à dire : « C’est tellement dégueu ce qu’ils ont fait, ils ne peuvent pas être français. » Or, ils le sont. Et puis, qu’on y réfléchisse une minute, que se passera-t-il si les autres pays commencent à faire la même chose ? On commencera alors à se refiler les djihadistes d’un pays à l’autre ? Cela n’a aucun sens. C’est le complexe de Guantanamo : une fois que l’on s’engage sur cette voie, il est très difficile d’en revenir. Les débats sur cette question sont une perte de temps… La question est de savoir comment un Français peut arriver à commettre des actes de terrorisme et à tel point détester la France. Ça, c’est une question fondamentale, qu’on ne résoudra pas en disant : « C’est pas grave, il n’est plus français. » Ça n’est pas sérieux. Il faut être responsable de nos jeunes Français criminels. Poussons plus loin : un tueur en série ou un grand trafiquant de drogue n’est pas très sympathique non plus…

Atteint par la limite des dix ans d’activité dans les mêmes fonctions, vous avez quitté le pôle antiterroriste en septembre 2015. Vous semblez pourtant toujours bien accro à ce dossier…

Marc Trévidic La matière me manque, mais si je dis que j’aimerais bien revenir, on va dire que je me crois irremplaçable ! La loi s’applique, dont acte. Ça aurait été facile pour moi de décrocher s’il n’y avait pas eu le 13 novembre… Il faudrait mieux profiler les carrières des juges. Ou alors ne pas leur demander de se spécialiser… Le problème aussi, c’est que je n’ai pas le profil, finalement. C’est quand même plus facile une justice où personne ne sort du panier, où personne n’ouvre sa gueule, le pouvoir exécutif tient mieux les rênes.

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Le secrétaire national du parti communiste français est l’invité des 4 Vérités. Il s’exprime sur la gauche après la démission de Christiane Taubira.

Posté par jacques LAUPIES le 30 janvier 2016

http://www.francetvinfo.fr/politique/christiane-taubira/4-verites-il-faut-un-nouveau-projet-de-gauche-martele-pierre-laurent_1290901.html

 

Ce vendredi 29 janvier, Pierre Laurent est l’invité des 4 Vérités sur France 2. Le secrétaire national du parti communiste français observe les grèves qui agitent le pays cette semaine, et notamment le conflit taxis-VTC. « Qu’on organise mieux les choses ! Les chauffeurs de taxi ne demandent que ça : qu’on réglemente la profession, qu’on l’organise davantage », déclare celui qui regrette qu’« on organise la guerre de tous contre tous ». Pour Pierre Laurent, le départ de Christiane Taubira du gouvernement « marque une étape ». « Tous ceux qui sont à gauche sont hors du gouvernement », constate-t-il. Il lance un appel aux communistes, aux socialistes déçus, aux écologistes et au Front de gauche : « Ces forces de gauche doivent maintenant se rassembler pour essayer de créer une alternative ». Il ajoute : « Il faut un nouveau projet de gauche ».

Contre la déchéance de nationalité

Le secrétaire national du PC se dit favorable au dialogue et à une primaire à gauche. Il souhaite l’émergence d’« une candidature qui soit en rupture avec cette politique qui échoue sur toute la ligne ». Pierre Laurent indique que les communistes ne voteront pas la loi sur la déchéance de la nationalité pour les binationaux. Il conclut sur la question de la demande de grâce présidentielle de Jacqueline Sauvage : « La violence contre les femmes est un fléau extrêmement grave. Ce serait un beau symbole de gracier Jacqueline Sauvage ».

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Les 4 vérités

Posté par jacques LAUPIES le 29 janvier 2016

 

 

http://www.francetvinfo.fr/politique/christiane-taubira/4-verites-il-faut-un-nouveau-projet-de-gauche-martele-pierre-laurent_1290901.html

 

 

 

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Si le coeur vous en dit et si vous avez la chance d’être à Paris !

Posté par jacques LAUPIES le 29 janvier 2016

 http://www.humanite.fr/ne-peut-pas-laisser-faire-597521
Bonjour,
Je mets à votre disposition cette semaine le compte-rendu de la session du Parlement européen qui s’est tenue du 18 au 21 janvier.
Mon éditorial de l’Humanité Dimanche cette semaine « On ne peut pas laisser faire ! » porte sur cet insupportable scandale qui fait que 1% des plus riches de la planète possèdent autant que 99% des autres. 62 personnes possèdent autant que trois milliards cinq cent millions d’habitants. Comment accepter que tout débat, toute autre analyse, toute proposition soient tus pour qu’aucune autre alternative n’existe face à cette domination de l’argent ?
Demain, samedi 30 janvier, aura lieu la prochaine Agora de l’Humanité à l’Université Paris VIII de Saint-Denis sur le thème : « Etat d’urgence, déchéance de nationalité, citoyenneté menacée ? ». Nous vous invitons à venir écouter, de 9h à 13h, Anicet Le Pors - ancien ministre – conseiller d’Etat honoraire ; Dominique Rousseau - professeur de droit constitutionnel à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ancien membre du Conseil supérieur de la magistrature ; Jean-Paul Jouary - Agrégé et docteur en philosophie, professeur en classes préparatoires aux grandes écoles à Paris, essayiste ; Vanessa Codaccioni - Maîtresse de conférences en science politique à l’université Paris VIII.
Retrouvez ici toutes les informations sur cette journée ainsi que les inscriptions.
Lors de la dernière session du Parlement européen j’ai donné une courte interview à « Toute l’Europe » où j’explique la nécessité de sortir des politiques de rationnement budgétaire qui provoquent dans toute l’Europe de l’austérité. J’explique également combien il est important de donner plus d’ampleur au principe de garantie jeunesse et l’urgence de réviser la directive sur les travailleurs détachés.
Je vous souhaite une bonne fin de semaine,
Fraternellement,
Restant à votre disposition,
Patrick Le Hyaric
Pour me contacter :
L’Humanité-Secrétariat du directeur, 5 rue Pleyel, Immeuble Calliope, 93200 Saint-Denis

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Débat : où en sont les relations franco-cubaines ?

Posté par jacques LAUPIES le 29 janvier 2016

De temps à autre nous abordons dans ce blog les sujets de politique internationale.

Comment effectivement ne pas les aborder dans une économie mondialisée et placée sous la tutelle des marchés financiers dont l’objectif, dans une économie libérale est avant tout de déplacer les capitaux en investissant la ou l’exploitation des travailleurs est la plus accentuée, en gros la ou le travail coute moins cher.

On pourrait considérer que dans un tel contexte il n’y a d’autre solution que d’entrer dans la logique du système : permettre aux possédants de faire des profits pour réinvestir et faire encore des profits. Il n’y aurait d’autre possibilité pour l’immense majorité de ceux qui le subissent – le système – que d’accepter. Comme si cette majorité n’avait aucun recours. Or il se trouve que dans tous les pays du monde, à des degrés divers les peuples résistent mais tous n’ont pu accéder à une réelle souveraineté.

Cuba au prix de grands sacrifices a su préserver sa révolution bien que confronté à l’écrasante machine que constituent l’économie et la puissance politique et militaire des Etats-Unis.

La France s’honore quand elle n’entre pas dans le jeu des classes dominantes de la première puissance du monde.

 

PARU DANS L’HUMANITE

Jeudi, 28 Janvier, 2016
Humanite.fr

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A l’occasion de la visite officielle du président cubain Raul Castro en France les 1er et 2 février, l’Humanité des Débats du week-end publie, dès ce vendredi, un entretien croisé avec Matthias Fekl, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, à la promotion du tourisme et des Français à l’étranger et Hector Igarza, Ambassadeur de la République de Cuba en France. Extraits.

 « Nos relations sont historiques (…) La France s’est toujours positionnée en faveur de la levée du blocus des Etats-Unis contre Cuba (…) Nous comptons une trentaine d’entreprises établies à Cuba. Cette présence est importante parce qu’elle constitue un défi au blocus », rappelle le diplomate cubain de concert avec le ministre. Ces derniers font valoir l’originalité des accords commerciaux existants dans les domaines du tourisme, de la construction, des transports et des énergies ou encore les coopérations dans le secteur de la biotechnologie. Des partenariats à l’heure où « Cuba est engagée dans un mouvement de modernisation de son modèle économique. Ce pays souhaite donner plus de marges à l’initiative individuelle, tout en gardant des objectifs d’intérêt général », fait valoir Matthias Fekl.

Face aux interrogations que soulèvent l’ouverture de l’économie cubaine dans un contexte régional chamboulé suite au rétablissement des relations diplomatiques entre La Havane et Washington, Hector Igarza déclare que  « la loi sur les investissements étrangers n’est pas contradictoire avec l’objectif d’un socialisme juste, soutenable, équitable et prospère ». Signe du renforcement des liens entre la France et Cuba, entre « deux Etats souverains dans leurs choix » : les deux pays sont parvenus en décembre à un accord sur le remboursement du montant de la dette cubaine de 2,6 milliards dollars et l’annulation de 8,5 milliards d’arriérés de retard.

Cet accord facilitera l’accès aux financements pour la Grande île. Quant à la « Position commune » de l’Union européenne concernant les sanctions diplomatiques à l’encontre de La Havane, elle « appartient au passé et disparaitra formellement lorsque nous serons en mesure d’annoncer la conclusion de l’accord UE-Cuba », déclare Matthias Fekl.

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La démission de Taubira fait-elle naître des espoirs ?

Posté par jacques LAUPIES le 28 janvier 2016

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Avant qu’ils ne se ressaisissent les médias, animés parfois par quelques journalistes pas très futés se livrent à des spéculations. Ils n’ont pas eu encore connaissance des orientations des grands décideurs maitres de l’économie, lesquels en général tracent la voie à suivre par les politiques.

Il en résulte  des  commentaires hâtifs, souvent révélateurs de certaines réalités, qui prouvent que n’est pas venu le temps de se lancer dans la diversion et l’auto censure dirigée.

Mais comme les auteurs de ces commentaires ne sont pas du tout imbéciles ils ont compris que la démission de Madame TAUBIRA mettait au grand jour les difficulté que va rencontrer Hollande et tous ceux qui soutiennent sa dérive à droite.

Les spéculations vont bon train concernant évidemment la présidentielle de 2017. Bien qu’omettant de citer les communistes appelant au rassemblement d’une vraie gauche, ce que n’a pas manqué de rappeler Pierre Laurent dans un communiqué concernant la démission de la ministre, les 5 partenaires de l’émission « C dans l’air » de ce mercredi se sont livrés à de petits calculs très hypothétiques mais que ne manqueront pas d’évoquer les français.

« Hollande risque d’être confronté à une candidature émanant de la gauche de la gauche », réflexion entendue qui tient parfaitement la route sauf qu’actuellement on n’en est pas là et que si Madame Taubira  faisait acte de candidature elle risquerait de ne pas être seule. Du coup on ne parle pas sur quel programme. Le politologue de service rappelant au passage très justement que l’on ne connaît pas le positionnement de Madame Taubira sur les questions économiques.

A voir la tête des participants à ce plateau on se rend bien compte qu’une certaine inquiétude se manifeste. Une inquiétude qui bouscule et la droite et la social démocratie libérale car, même si le tripartisme de fait qui s’annonce les préoccupe. Il va de soi que si se manifeste, quel que soit son candidat, une quatrième force bien ancrée à gauche, il y a une nouvelle donne.

Qui peut-être prometteuse pour le peuple de France !

Raison de plus de venir débattre avec nous.

J. Laupies

 

Taubira claque la porte aux dérives droitières

Adrien Rouchaleou et Julia Hamlaoui
Jeudi, 28 Janvier, 2016
L’Humanité

 

La garde des Sceaux, en poste depuis 2012, a remis sa démission au président de la République, hier. Tout un symbole, au jour du début de l’examen à l’Assemblée du projet de révision constitutionnelle qu’elle conteste. Jean-Jacques Urvoas, proche de Manuel Valls, la remplace.

Ça devait finir par arriver. Christiane Taubira, emblématique garde des Sceaux depuis le début du quinquennat de François Hollande, a présenté hier, jour du Conseil des ministres, sa démission au chef de l’État. La ministre de la Justice et le président de la République « ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale, aujourd’hui, en commission des Lois », acte sobrement le communiqué de l’Élysée.

La décision aurait été prise dès samedi, mais son annonce a été différée au retour du président de son voyage officiel en Inde. Une rencontre à l’Élysée aurait mené « à la conclusion commune et partagée que la cohérence devait conduire à son départ du gouvernement », selon une source élyséenne rapportée par le site France Soir. Cette issue était devenue inéluctable. « Je quitte le gouvernement sur un désaccord politique majeur. Je choisis d’être fidèle à moi-même, à mes engagements, à mes combats, à mon rapport aux autres. Je suis fidèle à nous », a ainsi confirmé la sortante, lors d’une courte conférence de presse juste avant la passation de pouvoir avec son successeur, Jean-Jacques Urvoas, qui présidait jusqu’alors la commission des Lois de l’Assemblée nationale.

C’est bien sûr la question de la déchéance de nationalité qui aura cristallisé le conflit. Depuis l’affirmation de la volonté de Manuel Valls et de François Hollande de l’inclure dans la révision constitutionnelle, qui est depuis hier examinée en commission à l’Assemblée, elle a ostensiblement fait connaître son désaccord. Mais c’est finalement une goutte d’eau – certes un peu plus grosse que les autres – dans le vase déjà bien rempli des frustrations (comme sa réforme de la justice des mineurs à laquelle elle tient et que Matignon a fait traîner au point qu’elle n’est toujours pas programmée à l’agenda parlementaire) et des arbitrages perdus. Il faut se souvenir qu’à ce poste depuis le début du quinquennat, ses premiers mois avaient été marqués par un bras de fer acharné sur la réforme pénale entre la place Vendôme et la place Beauvau, occupée à l’époque par… Manuel Valls.

À ceux, nombreux, qui ne comprenaient pas qu’elle reste dans un gouvernement dont elle ne partageait visiblement pas la ligne, Christiane Taubira laissait entendre qu’elle résistait de l’intérieur. Elle n’hésitait pas à rendre visite aux frondeurs lors de l’université d’été du PS ou à critiquer la loi Macron par une tribune dans le Monde… sans remporter de victoire. « Parfois résister c’est rester, parfois résister c’est partir », actait la ministre démissionnaire, hier, sur Twitter.

La preuve, s’il en fallait encore, du glissement sécuritaire de l’exécutif

François Hollande perd la dernière personnalité de son gouvernement capable de s’adresser à toute la gauche. Après la démission d’Aurélie Filippetti, ministre de la Culture en 2014, celle de Cécile Duflot à l’arrivée de Manuel Valls à Matignon, puis celles forcées d’Arnaud Montebourg (Redressement productif) et Benoît Hamon (Éducation nationale) à la suite d’un week-end d’encanaillement à Frangy-en-Bresse, elle restait la seule représentante d’une « aile gauche », certes atrophiée, mais hautement symbolique.

Ce « recentrage » est parfaitement assumé par le couple exécutif. En désignant Jean-Jacques Urvoas en remplacement de Christiane Taubira, ce n’est pas seulement un juriste expérimenté qui est choisi, mais aussi un fidèle marqué sur une ligne dure proche de Valls et plutôt pro-police. Celui qui siégera désormais place Beauvau proposait par exemple en 2011 la fusion des ministères de l’Intérieur et de la Justice (lire page 7). Aux côtés de Jean-Yves Le Drian à la Défense, Bernard Cazeneuve à l’Intérieur ou Michel Sapin aux Finances, Urvoas vient aujourd’hui refermer les ministères régaliens autour d’une tendance droitière, minoritaire au sein de la gauche.

Entre la déchéance de nationalité et Christiane Taubira, François Hollande a donc fait son choix. Preuve, s’il en fallait encore, du glissement sécuritaire du gouvernement, qui assume par ailleurs pleinement son virage libéral. Grandes gagnantes de ce renoncement présidentiel sur le terrain des idées, la droite et l’extrême droite s’en sont donné à cœur joie, se félicitant plus au moins ouvertement d’une double victoire en une seule journée : l’annonce des derniers arbitrages sur la réforme constitutionnelle par Manuel Valls qui élargissent encore le champ de la déchéance de nationalité (lire page 7) et, de ce fait, le départ de celle dont ils demandaient la tête depuis 2012.

Le Front national, défenseur de la première heure de cette mesure décriée à gauche, a multiplié les interventions. Marine Le Pen donnant très vite le ton et fanfaronnant : « Comme nous l’avions demandé, Mme Taubira a donc enfin démissionné, François Hollande n’ayant pas d’autre choix que d’accepter cette démission qu’il aurait dû presser il y a bien longtemps déjà. »

« Les Républicains » ont également poussé l’avantage, à l’instar de leur porte-parole, Guillaume Larrivé : « Maintenant qu’elle quitte le gouvernement, nous appelons François Hollande à changer complètement de politique pénale et pénitentiaire pour mieux protéger les Français. » Cependant il s’agit de ne pas laisser Hollande se saisir des éventuels fruits d’une recomposition sur sa droite.

Privés du bouc émissaire qui lui permettait d’embrasser pleinement son rôle d’opposition, s’époumonant sur « le laxisme » (sic) de la garde des Sceaux, certains à droite se sont vite essayés à trouver la parade : « Les méfaits de sa politique sont là : la loi sur le mariage pour tous mais aussi la politique pénale. Il y aura, pour la justice et pour notre société, beaucoup à rattraper », a tenté le député Hervé Mariton sur France Info.

À gauche, le changement « d’équilibre », le « rétrécissement » de la majorité n’ont pas manqué d’être soulignés. Certains espérant encore que le couple exécutif qui en est pourtant le promoteur s’en émeuve : « Sa démission va déséquilibrer le centre de gravité du gouvernement, qui devient de plus en plus social-libéral » et « il va y avoir à terme un problème d’équilibre » dont il « faudra vraiment que le président et le premier ministre tiennent compte », a déclaré le député PS frondeur Yann Galut, sur France Info.

Mais la démission pour cause de « désaccord politique majeure » de la ministre de la Justice peut surtout renforcer les rangs de ceux qui à gauche contestent la politique suivie par le gouvernement. Nombre d’entre eux ont hier salué sa décision. « Le geste de la garde des Sceaux confirme que l’attachement aux valeurs de gauche ne peut s’accommoder des orientations politiques de François Hollande et Manuel Valls », a souligné le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, tandis que Cécile Duflot (Europe Écologie-les Verts) estimait que « la fidélité à nos valeurs est une force ».

« Nous avons besoin d’une gauche qui agit pour le bien commun »

Reste à savoir quelle attitude adoptera celle qui dans la foulée de sa démission a évoqué, sur Twitter, sa volonté de « résister ». Le débat est d’ores et déjà ouvert à gauche, via notamment les propositions de primaires aux périmètres variés, sur l’issue à construire pour éviter le piège d’une élection présidentielle réduite à trois possibilités (Hollande, Sarkozy, Le Pen) dans laquelle l’ensemble de la gauche serait appelée à se rallier derrière la ligne libérale de l’exécutif.

Certains ont, dès hier, invité l’ex-ministre à y prendre sa part. « Je souhaite que ce soit un commencement, le commencement d’un travail politique collectif avec une femme comme Christiane et avec d’autres qu’on connaît à gauche, qui ne sont pas seulement au Parti socialiste », a déclaré sur RMC l’ancien ministre socialiste Benoît Hamon.

Même tonalité du côté du PCF : « Nous avons besoin d’une gauche qui repense l’avenir et agit pour le bien commun, non pas d’un pouvoir qui courre après la droite et l’extrême droite. (…) Je souhaite que Madame Taubira puisse retrouver toute sa place dans l’indispensable travail de reconstruction », a plaidé Pierre Laurent, invitant l’ex-garde des Sceaux à participer aux débats « Porte ouverte sur 2017 », qu’il organise toutes les semaines à partir de lundi prochain. Pour l’heure, Christiane Taubira n’a soufflé mot de ses intentions

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Démission de Christiane Taubira : « Je salue le geste de la Garde des Sceaux » (Pierre Laurent)

Posté par jacques LAUPIES le 27 janvier 2016

La démission de Madame Christiane Taubira du gouvernement éclaire un peu plus encore la gravité du projet de révision constitutionnelle que le gouvernement s’acharne à vouloir imposer. Je salue le geste de la Garde des Sceaux qui confirme que l’attachement aux valeurs de gauche ne peut s’accommoder des orientations politiques de François Hollande et Manuel Valls.

Nous avons besoin d’une Gauche qui repense l’avenir et agit pour le bien commun, non pas d’un pouvoir qui court après la droite et l’extrême droite. Le geste de Madame Taubira remet en perspective la recherche d’une Gauche qui ne se renie pas. Je souhaite que Christiane Taubira puisse retrouver toute sa place dans l’indispensable travail de reconstruction auquel je veux contribuer avec les  « lundis de gauche – porte ouverte pour 2017  », qui s’organisent à partir du lundi 1er février sous la coupole de la place du Colonel Fabien. Je l’invite à y participer.

La nomination de Monsieur Urvoas comme Ministre de la Justice n’est pas une bonne nouvelle. Proche de Manuel Valls, il était président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, à ce titre il s’était publiquement opposé à plusieurs reprises aux députés communistes et à Madame Taubira.

Au nom de l’éthique, des valeurs de la République, les communistes appellent toutes et tous à mettre en échec les projets gouvernementaux sécuritaires. Les démocrates ont rendez-vous samedi 30 janvier dans les rues de France, notamment à Paris à 14h30, place de la République, pour exprimer leur refus de la réforme constitutionnelle et leur exigence de la levée de l’état d’urgence.

 

Pierre Laurent

 

Christiane Taubira « Je quitte le gouvernement sur un désaccord politique majeur »

Mercredi, 27 Janvier, 2016
Humanite.fr

 

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Démission de Christiane Taubira :

BFM Copie d’écran

Lors d’une brève allocution avant la passation de pouvoir au ministère de la justice, Christiane Taubira, a dressé le bilan de son action et expliqué les raisons de sa démission.

Christiane Taubira a longuement remercié les personnels du ministère de la justice, les magistrats, les fonctionnaires… sur l’ensemble du terriotoire lors d’une brève alloctution au ministère de la Justice une heure avant la passation de pouvoir avec Jean-Jacques Urvoas, nommé ministre de la Justice ce matin.  Après avoir rappelé les différents aspects de son action et les 25 textes de loi en 3 ans et demi dont l’emblématique loi sur le mariage pour tous,
Christiane Taubira a exprimé les raisons de sa démission pour « un désaccord politique majeur » sur la déchéance de la nationalité et la révision constitutionnelle sur l’état d’urgence ».
Évoquant le « péril terroriste », Christiane Taubira a appelé à ne « concéder aucune victoire, ni militaire, ni diplomatique, ni politique, ni symbolique ».
« Je choisis d’être fidèle à moi-même, à mes engagements, mes combats et à mon rapport aux autres. Fidèle à nous, à tels que je nous comprends », a-t-elle ajouté, avant de conclure par ses mot d’Aimé Césaire : « nous ne livrerons pas  le monde aux assassins d’aube ».

 

Tous les lundis depuis des mois le communistes de Tarascon donnent rendez vous à ceux qui veulent débattre de la situation politique, au 35 rue Monge à Tarascon à partir de 17 h 30

 

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Après Montebourg, Hamon et Fillipetti (PS) Taubira (MRG)

Posté par jacques LAUPIES le 27 janvier 2016

 

Personnellement j’ai toujours de la sympathie pour cette dame qui au regard des médias m’est apparue comme sincère dans ses convictions (excusez le pléonasme mais par les temps qui courent ce n’est pas une faute d’y recourir)

Que l’opposition de droite  (jusqu’à quand ?) à Hollande, Valls et consort s’en trouve soulagée mais pas grandie, eu égard à des déchainements de haines dont la Ministre fut l’objet, que la Direction des socialistes libéraux, manœuvriers et  tentés d’exploiter les peurs dans ce pays tout en prétendant défendre la nation qu’ils mettent en danger, se réjouissent ou s’inquiète de ce limogeage inévitable, il n’en demeure pas moins que se polarise sur sa gauche un mécontentement qui dépasse de loin le monde politicien.

La question qui se pose est de savoir si les distances prises par les personnalités socialiste ou comme Madame Taubira issue des courant radicaux, va enfin se décider à rejoindre cette gauche que nous voulons reconstituer ou être un futur faire valoir pour les socio libéraux du PS et d’ailleurs

Comme nous le disions hier cela n’est pas sans lien avec le renforcement du Parti Communiste dont dépendront les ralliements futurs à ses propositions !

Christiane Taubira a démissionné du gouvernement

Mercredi, 27 Janvier, 2016
Humanite.fr

 

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Photo : Loic Venance/AFP

Photo : Loic Venance/AFP
La Garde des Sceaux Christiane Taubira a remis sa démission à François Hollande, qui a nommé aussitot le député du Finistère Jean-Jacques Urvoas pour la remplacer ce mercredi matin. « Parfois résister c’est rester, parfois résister c’est partir. » a-t-elle twitté.

La Garde des Sceaux, Christinae Taubiara a remis sa démission ce matin au Président de la République, « qui l’a accepté » annonce l’Elysée dans un communiqué. « Ils ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat  sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblé nationale aujourd’hui, en commission des lois. Proche de Manuel Valls, Jean-Jacques Urvoas a été nommé Garde des Sceaux et ministre de la Justice. Actuel président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, Il était à ce titre chargé d’une mission pour trouver une solution à la réforme constitutionnelle de la déchéance de nationalité, à laquelle Christiane Taubira s’était publiquement opposée à plusieurs reprises.

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la chose est simple…Et on la complique

Posté par jacques LAUPIES le 27 janvier 2016

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Qu’il y ait des divergences au sein du Front de Gauche, tout autant qu’avec les Verts et l’aile gauche du PS personne ne le niera. Qu’il y ait entre ces formations des points de convergences suffisants pour construire un programme commun – que l’on se plaira à baptiser autrement comme s’il fallait à tout prix ne pas rappeler le passé – cela parait évident. Les bases de cette quatrième force politique cohérente et unie pour l’application d’un projet commun partagé, pour employer un mot à la mode, existent bien au travers de cette kyrielle de Partis, de mini cartels ou de tendances de parti (PS et Verts) et du PCF. Du moins en pratiquant une arithmétique qui ne fait pas toujours ses preuves en matière de politique.

Il fut un temps où le Parti Communiste à lui seul incarnait cette quatrième force qui se cherche. Il faut reconnaître que si cette force était encore présente les Hollande, Valls, Macron qui jouent beaucoup plus facilement, avec les autres formations de gauche et avec leur propre parti, le jeu de la grande et moyenne bourgeoisie patronale, auraient beaucoup moins d’arrogance à nous infliger des politiques d’austérité à l’intérieur et se presseraient de trouver des solutions politiques à la crise au moyen orient.

Peut-il à lui seul se reconstruire, ce Parti Communiste, que l’on voudrait parfois voir disparaître ou pour le moins oublier grâce au système présidentiel ? Un système que l’on dénonce mais qui au fond est devenu le moyen de garantir la réalisation de leur ambition de minorité et d’enterrer définitivement cet ancien premier parti de France à qui les travailleurs de ce pays doivent tant ?

Et cela avec une cohorte de révolutionnaires baladeurs qui ne parviennent pas à s’émanciper tantôt d’un confort intellectuel petit bourgeois, tantôt d’une trouille chronique du bolchevisme, si lointain qu’ils n’en reconnaissent pas le mérite tant on leur a dit que c’était le règne d’une populace de rustres et de voleurs, tantôt de la défaite du social démocrate Kerenski fuyant la terreur rouge. Et je ne parle pas de ceux qui s’identifient à la noble caste tsariste héritiers impénitents des anciens régimes à la splendeur tachée de sang tant vantés par nos émissions pseudo historiques. Il est vrai que nombre de révolutions ont leur phase de terreur et que cela efface l’immense humanité de leurs plus grandes figures (de Robespierre à Lénine)

Ah certes, la lutte des classes n’est pas un long fleuve tranquille. Elle a ses rapides, ses chûtes mais aussi des rochers et des ravins  que le courant doit traverser pour s’épanouir dans les plaines paisibles et fertiles !

Caractérisé par la maitrise, par les citoyens des grands moyens de production et d’échange, leur contribution effective à la vie  des collectivités publiques le socialisme ne doit pas être seulement être un mot figurant dans l’appellation d’un parti.

Le communisme basée sur l’abondance permettant à chacun de consommer selon ses besoins, ne saurait être considéré de la même manière, comme une utopie, un dogme, alors que des prémisses de son existence, dans une société de classes,  permettent d’en envisager la généralisation dans une société sans classe.

Qui peut croire qu’une humanité soumise pendant des millénaires, aux restrictions, aux privations accentuées par des dominations de clans, de castes et de classes,  soumise à la loi des plus forts, considérée comme étant dans la nature et l’ordre des choses, puisse s’émanciper sans combats dont la seule garantie, pour qu’ils ne soient pas meurtriers, est que le peuple qui veut en bénéficier soit uni, surmonte ses contradictions interne. Seule une connaissance approfondie de toutes ces contradictions, leur dépassement par la maitrise de l’histoire, de la philosophie et des sciences en général, donc par un enseignement approprié peuvent le permettre.

Cela pour aboutir à des consciences de classe élevées condition d’une mobilisation permanente.

Et vous voulez réaliser cela sans un Parti révolutionnaire ? Un parti révolutionnaire gardien du temple de la fraternité de l’égalité et de la liberté parmi d’autres sans doute mais assez fort pour opposer une résistance et conquérir celui des marchands et se substituer à lui.

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Présidentielle. La gauche à la recherche d’une issue

Julia Hamlaoui
Mardi, 26 Janvier, 2016
L’Humanité

 

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la chose est simple...Et on la complique dans POLITIQUE

La réflexion va se poursuivre au PCF jusqu’à son congrès de juin. Ici Pierre Laurent avec Jean-Luc Mélenchon lors de la présentation de ses vœux au siège du PCF.
Photo : Patrick Nussbaum

Après les appels à la tenue d’une primaire, ceux qui, à gauche, ne partagent pas la politique de l’exécutif, poursuivent leurs échanges, tentant d’éviter le piège tendu par l’élection phare de la Ve République.

La question de 2017 occupe la gauche, en particulier celle qui cherche à éviter de voir se jouer un match à trois ­(Hollande, Sarkozy, Le Pen) lors de l’élection présidentielle. Après l’appel paru dans Libération pour une primaire « des gauches et des écologistes » le 11 janvier, et avant le lancement dimanche dernier d’un « comité d’organisation » (lire encadré), des personnalités et responsables politiques du Front de gauche, dont Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon, de l’aile gauche du PS, d’EELV, mais aussi du mouvement social se sont réunis jeudi soir pour un échange « informel ». Un « tour d’horizon » des positions des uns et des autres qui devrait donner lieu à une nouvelle rencontre mi-février.

« Ouvrir le débat »

« On a au moins un point commun : la critique radicale de la politique du gouvernement », constate Éric Coquerel, le coordinateur du Parti de gauche, qui voit dans la candidature de Jean-Luc Mélenchon « la meilleure solution ». « On n’a plus beaucoup d’atouts dans notre manche, vu qu’on s’est débrouillé pour dilapider en partie le potentiel de 2012 », fait-il valoir, estimant que les lignes doivent bouger au-delà de 2017, quitte à fonder un mouvement susceptible d’effacer les frontières actuelles des partis. En attendant, le PG, hostile à la primaire, en souligne « l’ambiguïté », notamment sur son périmètre (certains incluant et d’autres excluant Hollande, Valls ou Macron). Pas de doute, en revanche, pour Julien Bayou, porte-parole d’Europe Écologie-les Verts, signataire du « comité d’organisation » d’une telle primaire lancé dimanche dernier : « Son bilan disqualifie François Hollande. Il s’agit avec cette démarche de rompre avec la politique menée autour de trois piliers : l’orientation économique, un big bang démocratique et un projet pour l’Europe », précise-t-il. Son parti, lui, ne devrait pas trancher la question avant fin mai lors de son congrès. La réflexion devrait également se poursuivre au PCF jusqu’à son congrès de juin. « On ne veut ni de Hollande ni d’une candidature rendue marginale par l’argument du vote utile. Nous voulons trouver le moyen d’ouvrir le débat, et de mener bataille sur le projet », explique Marie-Pierre Vieu. D’ici là, Pierre Laurent, son secrétaire national, lance « à partir du 1er février, “les lundis de la gauche – portes ouvertes sur 2017” qui, chaque semaine, permettront la rencontre et l’échange pour une dynamique et un projet de gauche », a fait savoir le PCF, hier.

Le PS enterre la primaire

L’aile gauche du PS, quant à elle, devrait se prononcer dès samedi prochain sur l’opportunité d’une primaire, alors que la porte-parole du parti, Juliette Méadel, a déjà enterré le projet : « À partir du moment où toute la gauche ne souhaite pas s’engager dans une primaire, ça veut dire que finalement cet appel, pour l’instant, a fait flop », a-t-elle déclaré, hier, sur LCP, faisant mine d’ignorer que cela pourrait arranger le « candidat naturel du PS ». Mais « si tout notre courant (porteur de la motion B lors du dernier congrès – NDLR) se prononce samedi pour des primaires, c’est 30 % du PS qui s’engagent pour une autre candidature et un autre programme que ceux de François Hollande », explique le député Pouria Amirshahi. L’hypothèse d’une primaire demeure cependant « fragile », selon l’élu, les obstacles étant nombreux, à commencer par l’absence de candidats déclarés. « Il y a une impasse dans laquelle on avance à marche forcée », estime-t-il, jugeant que l’urgence est à ouvrir une « perspective positive qui refait cause commune entre les citoyens ».

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L’histoire qui interroge

Posté par jacques LAUPIES le 26 janvier 2016

Hier soir j’ai revu ce téléfilm « L’orange de  Noël »  qui date de 1996.

Ce téléfilm n’est pas avare de situations et de scènes qui ne manquent pas de signification politique. L’usage qu’en fait le réalisateur au travers notamment des personnages et de leur comportement est édifiant.

Depuis le curé traditionnaliste jusqu’au paysan rustre et réactionnaire en passant par la bigote soumise à tout d’une part, l’inspecteur d’académie bon bougre mais un tantinet calculateur (pour la bonne cause) et l’institutrice, héroïne dévouée corps et âme à la vocation laïque en passant à l’enseignante du privée réaliste et consciente de la nécessité de rénover l’enseignement qu’elle pratique sous la contrainte, tous nous rappellent les difficultés auxquelles était confrontée l’école de la République.

Même le socialiste fervent jaurésien, d’évidence communiste avant l’heure, plus anarchiste que réformiste, nous est offert, un peu péjorativement, comme symbole un poil négatif des contestations d’essence révolutionnaire et pacifiste dont l’héroïne rejette la méthode à la veille de la grande guerre.

Au crédit de ce dernier, pourchassé par les gendarmes pour objection de conscience, la dernière scène nous présente un « fleur au fusil » surexcité à l’idée d’aller en découdre avec les méchants allemands.

Quand l’on sait ce que provoqua l’union sacrée dans laquelle se sont perdus les socialistes, après l’assassinat de Jaurès l’émergence d’un Clémenceau qui du coup obtint la réputation du véritable « Chef de Guerre » on ne peut s’empêcher de faire des parallèles avec nos chers gouvernants d’aujourd’hui.

Je passe sur l’entente cordiale naissante entre une école confessionnelle dite « libre » et l’école publique dite « laïque » que symbolise la rencontre entre les deux institutrices. Image réjouissante qui n’est pas dénuée de bonnes intentions et qui au fil du temps a fait son chemin mais dont chacun tirera les enseignements qui lui plairont.

Bref avec plus de cent ans qui nous séparent du déroulement de cette fiction, bien des similitudes nous en rapprochent. Mais est ce bien perçu par notre jeunesse sur cette question qui soulève la difficultés rencontrées par la lutte pour la laïcité ?

La dernière tenue du Conseil National du PCF nous invite à créer une nouvelle gauche, un quatrième force politique pour sortir du trio infernal PS/LR et leur faire valoir FN. SVP regardons notre histoire ? Quand le PCF constituait à lui seul cette quatrième force, la France se portait bien mieux, alors n’est ce pas cela qu’il faut privilégier comme objectif ? Sans fermer aucune porte mais en ouvrant surtout celle de l’adhésion populaire !

Même une série télévisée nous en rappelle le besoin. Fut ce sans le vouloir !

 

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