Les lycéens de Tarascon s’auto organisent contre la loi EL Khomri

Posté par jacques LAUPIES le 31 mars 2016

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En petits groupes

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un trio rigolo

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parfois plus intme

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mais tous ensemble avec ce mot d’ordre à l’entrée du lycée Alphonse Daudet et une organisation avec utilisation de « Facebook »

Faut le faire : justifier les licenciements faciles pour mieux embaucher, mettre le patron en capacité d’organiser des référendums (contre les syndicats) si des organisations syndicales représentant 30 % des salariés le demandent pour modifier salaires et durée du travail, une durée qui pourrait atteindre 48 h par semaine avec réduction de la majoration des heures supplémentaires, assouplissement des critères de licenciement économique, surveillance médicale des salariés réduite, etc.

Hollande, Valls et Khomri ont un sacré culot d’hommes et de femmes soi disant de gauche.

Autrement des acquis résultant d’années de lutte des anciens remis en cause sous prétexte de vouloir rendre plus compétitive les entreprises.

Le patronat et ses organisations syndicales (MEDEF) ainsi que leurs traditionnels soutiens de droite sont prêts à voter une  loi émanant de la tendance social libérale du PS au gouvernement.

Les jeunes lycéens de Tarascon n’ont pas hésité à se lancer dans la grève et sont, sagement mais fermement et joyeusement restés devant le lycée ce matin ou nous avons pu les retrouver. La CGT est venue les soutenir, comme nous l’avons fait par notre présence en distribuant pour le Parti Communiste un tract appelant au retrait de la loi et en leur donnant notre appui, dans le respect bien entendu de la conduite de leur action qui nous a paru exemplaire et a du normalement dissiper les inquiétudes de l’administration, ou parfois du scepticisme de certains enseignants dont l’un d’eux semblait douter de la conscience contestataire des élèves.

En oubliant sans doute que par son attitude le gouvernement est en train de favoriser cette prise de conscience face à une loi qui va leur ôter des droits alors que c’est le contraire qu’un gouvernement de gauche devrait faire.

Une prise de conscience qui doit dans le méli-mélo politique entretenu par les médias plus particulièrement les télés publiques, déboucher sur ne prise de conscience politique car comme j’ai eu l’occasion de le rappeler dans une discussion avec ces jeunes : votre action revendicative est absolument indispensable mais vous devez doter demain les assemblées et notamment le parlement (Sénat et Assemblée Nationale) d’élus qui comme ceux du groupe communiste défendent sans relâche depuis des décades les droits des salariés.

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Dans l’hémicycle les élus communistes demandent le retrait de la loi

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Avec Calvi le soumis dans « C dans l’air » émission de la 5, des commentateurs aux service des socio libéraux ou de la droite mais surement pas des travailleurs et des jeunes en lutte ! Y a qu’à les entendre ces fantômes de la télé : lamentable

 

 

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Contre la loi travail

Posté par jacques LAUPIES le 31 mars 2016

 

Contre la loi travail, une mobilisation massive dans les rues de France

Jeudi, 31 Mars, 2016
Humanite.fr

 

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Mobilisation à Boulogne-Sur-Mer
Twitter

La mobilisation est d’ores et déjà un succès. Les dizaines de manifestations contre le projet de réforme du Code du travail qui ont lieu ce jeudi ont rassemblé au-delà des prévisions.

« Il y a une très forte mobilisation. (…) ça va au-delà de ce qu’on avait prévu », s’est réjoui le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. « Il faut que le gouvernement prenne en compte ce qu’il se passe dans la rue. » « Les premières manifestations sont beaucoup plus importantes que le 9 mars. Le gouvernement doit ouvrir les yeux », a réagi sur Twitter son homologue de FO, Jean-Claude Mailly. Et en effet, les chiffres de mobilisation des premières manifestations impressionnent. 120 000 à Marseille, 100 000 à Toulouse, 30 000 à Bordeaux, 15000 au Hâvre, à Caen, à Montpelier… Au moins 250 lycées sont mobilisés en France et les mouvements de grève sont plutôt suivis.

Les syndicats ont d’ores et déjà prévu une nouvelle journée d’action le samedi 9 avril. « Il est important d’avoir la semaine prochaine une forte mobilisation. On sait que les salariés qui rejettent massivement le texte ne seront pas là aujourd’hui. Le samedi 9 avril sera l’occasion pour eux de montrer la force du mouvement », a ainsi expliqué Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, avant le départ de la mobilisation parisienne.  « On a prévu une autre mobilisation samedi 9 avril, sauf si le projet est retiré », a confirmé Philippe Martinez.  « On est rentré dans un bras de fer », avait déclaré un peu plus tôt le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, évoquant « une grande mobilisation sur tout le territoire le 9 avril ».  Une réunion intersyndicale des sept organisations à l’origine des manifestations de ce jeudi doit confirmer cette initiative dans la soirée. Une autre journée d’action à l’appel des organisations de jeunes pourrait avoir lieu le 5 avril.

 

 

 

 

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Manifestez ce jeudi 31 mars à Arles à 10 h 30

Posté par jacques LAUPIES le 31 mars 2016

Philippe Martinez : « Ce texte n’est pas amendable, il faut le retirer »

Entretien réalisé par Clotilde Mathieu
Mercredi, 30 Mars, 2016
L’Humanité

 

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Manifestez ce jeudi 31 mars à Arles à 10 h 30 dans POLITIQUE

Philippe Martinez : « Les jeunes ne sont pas dupes, la précarité, ce sont eux qui la connaissent le mieux. Ils ont bien compris que tout ce que propose le gouvernement, au nom du modernisme, est un retour en arrière. ce nouveau Code du travail ne créerait pas d’emploi, comme nous le martelons depuis des mois.
Photo : Guillaume Clément

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, fort de la mobilisation qui s’annonce demain, envisage une accélération et une amplification du mouvement.

Vous annoncez une grande journée d’action pour le 31 mars. Quel est l’état de la mobilisation dans les entreprises ?

Philippe Martinez Il y aura énormément de monde demain dans les rues, j’en suis persuadé. Tous les salariés se sentent et sont directement concernés par la loi travail. Si bien que 70 % des Français considèrent que ce texte est mauvais. Nous continuons de recevoir beaucoup d’appels de salariés de petites entreprises non organisés pour savoir comment faire grève et où se trouvent les manifestations. La mobilisation du 9 mars a déjà eu un effet, puisque le gouvernement a dû rencontrer les organisations syndicales. Il doit désormais revoir l’ensemble de sa copie. C’est pour cela que nous avons travaillé à amplifier le mouvement afin de permettre le rassemblement des salariés, bien au-delà de nos cercles traditionnels. Mais cette journée cristallise aussi un certain nombre de mécontentements et de revendications. Comme l’amertume chez les fonctionnaires, les questions d’organisation du temps de travail avec la journée d’action de l’AP-HP, mais aussi les questions salariales dans les entreprises, qui sont insupportables au vu des scandaleuses rémunérations des frères Carlos (Ghosn et Tavares, les PDG respectifs de Renault et PSA – NDLR).

Hier justement, Pierre Gattaz saluait le patron de PSA pour sa réussite, n’hésitant pas à le qualifier de héros. Un des principes de la loi travail est d’ajuster le « marché du travail » à l’activité de l’entreprise. Comment réagissez-vous à cela ?

Philippe Martinez Le Medef est dans sa logique. Les accords de compétitivité ont été mis en place par les constructeurs automobiles uniquement pour améliorer les performances financières pour les actionnaires en imposant aux salariés un gel des salaires, une détérioration des conditions de travail et une hausse de la précarité. Chez Renault, ce sont 760 millions d’euros de dividendes qui ont été versés cette année. Les actionnaires n’ont fait que remercier ces PDG. Dans les deux cas, les représentants de l’État ont voté contre ces rémunérations. Ce gouvernement, qui a soutenu les accords de compétitivité et les a même encouragés, peut toujours s’indigner. Le mal est fait.

Les 9, 17, 24 mars, les jeunes se sont fortement mobilisés. Face à la précarité tout au long de la vie, la CGT propose la sécurité sociale professionnelle. À l’heure où l’argent public manque pour le financement de l’assurance chômage et de la protection sociale, est-ce une alternative crédible ?

Philippe Martinez Nous sommes assez fiers de proposer autre chose. Les jeunes ne sont pas dupes, la précarité, ce sont eux qui la connaissent le mieux. Ils ont bien compris que tout ce que propose le gouvernement, au nom du modernisme, est un retour en arrière. Si nous devons continuer à affûter nos arguments, tout démontre que des richesses existent dans ce pays et plus globalement sur la planète. Combien d’entreprises, très importantes, pratiquent l’évasion fiscale pour ne pas payer d’impôt ? Ce n’est pas un problème d’argent c’est avant tout un problème de répartition des richesses. Il y a besoin de s’attaquer au monde de la finance, à ces multinationales non citoyennes, pour financer des mesures sociales qui ne remettront pas en cause la bonne marche des entreprises. En 2015, les groupes français seront les champions des dividendes versés aux actionnaires. Nous sommes au cœur de choix politiques. L’exécutif prend des décisions mais elles ne vont pas dans le sens du progrès social.

Beaucoup de violences ont eu lieu en marge de ces manifestations. Est-ce une des conséquences de l’état d’urgence ?

Philippe Martinez Pour une part oui. J’admets que nous sommes dans une situation particulière. Mais nous avons beaucoup de problèmes avec les préfets pour maintenir les manifestations, pour en assurer les parcours. Et en même temps, il y a une volonté que nous avons connue sous d’autres gouvernements de réprimer toute forme de contestation. Nous le voyons également dans les entreprises avec la répression antisyndicale.

Vous exigez le retrait du texte quand d’autres pensent que le débat parlementaire permettra d’en supprimer les éléments négatifs. Pourquoi estimez-vous que cette stratégie est une impasse ?

Philippe Martinez Ce texte n’est pas amendable, puisqu’il change complètement les règles de la loi. Le droit du travail, c’est la loi et elle doit être la même pour tout le monde. Or, si ce projet passe, il y aura un Code du travail différent dans chaque entreprise. Il faut repartir d’une feuille blanche. Cela ne veut pas dire que nous sommes pour un statu quo. Ne pas admettre que la CGT ne se contente pas de refuser ce texte mais propose un autre projet, c’est de la malhonnêteté intellectuelle. Les parlementaires s’interrogent aussi, y compris ceux qui portent le texte. Ce qui est un comble. Ils viennent de comprendre que ce nouveau Code du travail ne créerait pas d’emploi, comme nous le martelons depuis des mois. Un gouvernement qui se dit à l’écoute de l’opinion doit retirer son texte. Ce n’est jamais perdre la face que de savoir écouter le peuple.

Alors qu’elles n’appellent pas à la mobilisation, vous portez beaucoup de revendications communes avec l’Unsa et la CFE-CGC, qui sont par exemple opposées au référendum dans l’entreprise, contrairement à la CFDT. Cette division syndicale est-elle inéluctable ?

Philippe Martinez Nous avons essayé de travailler avec tout le monde et la CGT a été à l’initiative de cette réflexion en commun. Il se trouve qu’en cours de route, pour des raisons de posture, quatre confédérations ont décidé de ne plus discuter avec les autres pour échanger et faire l’analyse de ce projet de loi. Ce que je constate, c’est que jeudi prochain des fédérations entières de ces confédérations seront présentes dans la rue. Il y a des appels clairs et précis, à l’échelle de professions ou d’entreprises.

Quelles suites pensez-vous donner au 31 mars ?

Philippe Martinez Nous allons réagir en fonction des réponses, ou plus vraisemblablement des non-réponses du gouvernement. Nous aurons une intersyndicale, mais la CGT a mis sur la table des propositions avec des nouvelles mobilisations à l’échelle interprofessionnelle. Il est vraisemblable que nous en accélérerons le rythme. La CGT est là pour proposer, pour rythmer, elle prend ses responsabilités. Mais ce sont aux salariés de décider. D’ailleurs, je reste persuadé que dès demain, il y aura des AG dans les entreprises où les salariés décideront des suites du mouvement.

À trois semaines de son congrès, la CGT se retrouve au centre de ce printemps social. A-t-elle dépassé sa crise interne ?

Philippe Martinez Depuis un an, nous avons retravaillé notre rapport aux salariés. Les travaux pratiques nous donnent raison. Les visites de syndicats me confirment que nous sommes sur la bonne voie, même si la CGT a encore du boulot pour devenir le syndicat de tous les salariés, et particulièrement celui des privés d’emploi, des précaires, des jeunes. Cette CGT intéresse. D’ailleurs depuis quinze jours, le nombre d’adhésions a été multiplié par quatre. Le congrès doit permettre de valider et surtout de mettre en œuvre un certain nombre de décisions. C’est indispensable.

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Philippe Martinez : « Ce texte n’est pas amendable, il faut le retirer »

Posté par jacques LAUPIES le 30 mars 2016

Entretien réalisé par Clotilde Mathieu
Mercredi, 30 Mars, 2016

 

Philippe Martinez : « Ce texte n’est pas amendable, il faut le retirer » dans POLITIQUE

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, fort de la mobilisation qui s’annonce demain, envisage une accélération et une amplification du mouvement.

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Les Secrets d’histoire mortifères

Posté par jacques LAUPIES le 29 mars 2016

 

Toujours intéressant de découvrir l’histoire ! Mais il est vrai que la  série « secrets d’histoire » - où l’on nous ferait presque oublier son vrai moteur l’affrontement de classe à l’interne et les oppositions de différents impérialismes en Europe pour y substituer la psychologie des hommes au pouvoir (rois, empereurs et autres présidents de quelque république) – contribue qu’on le veuille ou non, à détourner une partie de la population, peu avertie de l’histoire réelle qui marque la vraie vie politique d’une nation.

Les références  aux liens qu’entretenaient les souverains européens entre eux, tout autant que ceux qu’ils avaient avec les ministres (dans les monarchies constitutionnelles) sont bien sur révélateurs de l’éloignement qui les séparaient de leurs peuples. Elles permettent d’en tirer des conclusions intéressantes mais aussi parfois fantaisistes à cause de l‘interprétation de leur vie privée présentée comme la cause de grands faits historiques. Des faits et leurs causes qui n’ont rien à voir avec l’intimité des protagonistes royaux ou impériaux.

De là à en conclure que l’incarnation du pouvoir par un seul homme, de par ses qualités ou ses défauts, son bon sens ou sa folie, explique tout, il y a un pas que les enfants à l’école, comme les adultes devant leur télé, risquent de franchir.

Irresponsables sont ceux qui prenant parfois prétexte sur des nécessités pédagogiques commencent leur cours ou leur discours d’histoire en usant de cette facilité. Et il y en a hélas beaucoup !  Alors que l’heure semble venue de ramener l’exercice du pouvoir plutôt aux assemblées élues qu’à des solitaires séduits par le pouvoir personnel, judicieusement entourés pour devenir des instruments des puissances financières er économiques.

Les Secrets d'histoire mortifères dans POLITIQUE 1024px-Castle_Neuschwanstein

Luchino Visconti : En réali­sant Ludwig, le crépus­cule des dieux, avec un Helmut Berger incan­des­cent de beauté et de folie, en 1972, soit quatre ans avant sa mort, le cinéaste italien n’a pas seule­ment signé le biopic le plus baroque sur le « roi fou ». Il s’est peut-être aussi offert un auto­por­trait fantasmé. Passionné par les chevaux et l’opéra, tout comme Louis II dont Richard Wagner fut le protégé, Visconti se tourna, après un projet de mariage échoué, vers des amours exclu­si­ve­ment mascu­lines, tout comme Louis II qui fut rejeté par le père de sa cousine Sophie-Char­lotte. Chez les deux hommes, élevés dans la rigueur et le faste de l’aris­to­cra­tie, ferveur reli­gieuse et atti­rance sexuelle furent diffi­ciles à récon­ci­lier, entraî­nant une certaine mystique de la déchéance.

 

 

Patrice Bessac interpelle l’élysée

Gérald Rossi
Vendredi, 25 Mars, 2016
L’Humanité

 

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 dans POLITIQUE

Photo : Gilles Delbos

Dans une lettre à François Hollande, le maire (PCF) de Montreuil dénonce le désengagement financier de l’État et souligne combien les villes devraient être moteurs de la relance économique et de l’emploi.

Leurs poches sont vides. La décision de réduire de plus de 10 milliards d’euros les dotations de l’État aux collectivités locales entre 2015 et 2017 plonge la plupart d’entre elles dans des situations économiques inextricables. Ainsi Montreuil, une des principales villes de Seine-Saint-Denis, en région parisienne, dont le maire communiste, Patrice Bessac, vient d’écrire au président de la République. « Nous partageons la volonté d’être économes des deniers de nos concitoyens. Notre règle veut que chaque euro engagé pour la dépense publique soit indispensable et socialement performant », explique l’édile. Puis, il pointe deux difficultés, à ses yeux essentielles aujourd’hui : « L’augmentation des charges qui nous sont imposées », ainsi que « la réduction des dotations que l’État doit aux communes ».

Le maire de Montreuil ouvre des pistes concrètes

Entre 2015 et 2017, les collectivités locales, dans le cadre du plan d’économies de 50 milliards décidé par le gouvernement, sont soumises à une ponction de près de 11 milliards. Jeudi, Bercy a été amené à démentir une rumeur sur l’arrêt de la baisse des dotations en 2017. « Renoncer à 3,7 milliards d’euros dans la situation actuelle n’est pas envisageable au regard de la situation budgétaire et des montants en jeu », a même précisé le cabinet du ministre. Seul Jean-Michel Baylet, désormais en charge de l’aménagement du territoire, a reconnu, en début de semaine, la « forte pression » des élus, n’excluant pas « un arbitrage ». Ce qui fait dire à André Laignel, le vice-président de l’Association des maires de France (AMF), que « ce serait une divine surprise », tout en disant rester « extrêmement prudent ».

En revanche, dans son courrier particulièrement argumenté, Patrice Bessac ouvre des pistes concrètes. « Des centaines de milliards d’aides et de subventions sont accordées chaque année et sans contrôle des dépenses aux dirigeants des entreprises pour satisfaire ces objectifs. Les résultats positifs ne sont pas au rendez-vous. En restituant une partie de cette manne énorme aux communes, que se passerait-il ? » s’interroge le maire de Montreuil. Sa réponse : « L’argent ne sera pas joué en Bourse, il n’assurera pas artificiellement des marges pour garantir des dividendes à des actionnaires déjà bien pourvus. » En outre, pointe l’élu avec sérieux, « les milliards d’euros attribués sous contrôle aux communes permettront la construction et l’entretien d’écoles, de crèches, de piscines, de stades, de centres culturels, de zones d’activité commerciale ou industrielle ».

L’AMF qui, sur son site Internet, propose à ses adhérents de cliquer sur une fenêtre « pour estimer la baisse de (leur) DGF », est aussi remontée au créneau cette semaine, après l’annonce de l’augmentation du salaire des fonctionnaires, et elle demande « au premier ministre, l’ouverture très rapidement d’une négociation globale afin de compenser l’impact financier de ces mesures sur les budgets locaux déjà soumis à de très fortes contraintes ». De son côté, Bruno Cavagné, président de la Fédération nationale des travaux publics, a indiqué jeudi matin, chez nos confrères d’Europe 1, que « les collectivités locales sont nos premiers clients », qui, faute de moyens, ont réduit leurs commandes, entraînant « la perte de 12 000 emplois en 2015, nous allons en perdre 8 000 en 2016 »… Des dégâts qui pourraient être évités, car comme le dit encore Patrice Bessac, « nos communes sont en capacité d’être des bases nouvelles et efficaces de la relance ».

 

Les maires de France préparent leur congrès 

Le 99e congrès de l’Association des maires de France se tiendra du 31 mai au 2 juin, porte de Versailles, à Paris. Il sera un temps fort de débats et de mobilisation pour les élus locaux, confrontés à des baisses de ressources remettant en cause à la fois leurs engagements devant leurs électeurs et les projets de développement.

Télécharger la lettre du maire de Montreuil au Président de la République

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