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Au jeune amateur de tauromachie, entre autres !

Posté par jacques LAUPIES le 31 juillet 2016

Lascaux : taureaux.

La préhistoire : déjà le taureau

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Les grecs ne sont pas en reste

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Guernica de Pablo Picasso : le taureau incarne diront certains, la brutalité fasciste !

 

Tu rêves de « toros » de corridas et même tu veux devenir matador. Tes pères ont gardé de cette Espagne si flamboyante de vie une saveur qu’ils te communiquent.

Hier je reproduisais un article d’une mère, militante inquiète pour l’avenir des jeunes que toi-même tu côtoies tous les jours au collège ou dans ton quartier en cette période de vacances d’été.

Hier encore tu étais obnubilé par ton désir de ne pas manquer les festivités beaucairoises que  le Maire (comme le font tous maires de cette ville depuis des décades) prend soin d’organiser. 

Tu n’as pas manqué cette manifestation qui s’ajoute à d’autres célébrant le taureau dans une région ou les hommes ont (r)établi des mythes (des traditions) pour servir une économie.

Ici comme dans d’autres endroits du monde celui du taureau, que l’on combat ou avec lequel on joue, a très certainement pour origine la célébration de la dure lutte pour la vie, la nourriture. Le sujet est vaste  et je te laisse le soin de consulter les anthropologues pour en savoir plus !

Je me contenterai de faire un constat !

Chacun instrumentalise l’engouement que suscite cet animal à des besoins particuliers : les éleveurs pour asseoir  leur élevage et le commerce qu’ils en font, les amateurs de spectacle taurins pour satisfaire ce besoin de fête dont leur enfance, leur adolescence ont été imprégnées avec le besoin de se retrouver, de se rencontrer, d’être mais aussi de paraître, les politiques par opportunisme pour ne pas décevoir un électorat trop attaché à tout ce qui entoure la présence de la bête.

Au plus lointain de nos origines sociales il est l’animal que l’on chasse pour se nourrir. Fort et féroce il faut l’intelligence de l’homme pour le vaincre, l’abattre. Rien d’étonnant que l’on célèbre ce combat, que l’on valorise le courage de celui qui doit donner le dernier coup mais aussi de la horde (humaine) qui organise sa chute. Les civilisations le fixent un peu partout, à toutes époques, par la représentation dessinée, par la sculpture, par l’écriture,  Et voila que cela devient un spectacle vivant au fil des temps avec la mise   à mort.

Certains voudraient l’interdire non pas parce que l’homme y prend des risques mais parce qu’avec « son intelligence » il conduit à faire de la souffrance de l’animal une vaillance de la part de ce dernier !

Après tout, se disent ces contestataires de cette violence ciblée, choisie, pas trop compromettante : « les amateurs de corridas et même parfois de course libre s’amusent de l’animal et le torturent ». Celui-ci n’est pas en capacité en rentrant dans l’arène de se coucher et de leur dire : « allez vous faire foutre, je n’entre pas dans votre jeu ». Il est stupide, tout aussi stupide que nous qui sommes incapables quand on nous met sur un champ de bataille de jeter notre fusil. D’ailleurs comment lui ou nous pourrions faire autrement puis que l’on vient nous chercher dans le pré avant de nous mettre dans l’arène, après nous avoir jeté quelques ballots de paille.

Dès lors plus moyen d’échapper à la brutalité de l’autre. Fallait y penser avant Monsieur le taureau mais évidemment vous êtes sous domination et incapable de penser avant, tout juste une peu d’appréhension quand on vous conduit à l’abattoir.

Et vous Monsieur le toréador, vous qui pensez, que cherchez vous : le coup de corne fatal ? La gloire, l’argent, une vie meilleure ? Au  risque de la mort avec ou sans garantie de paradis ? Bonne question par les temps qui courent !

N’auriez-vous pas mieux à faire ? Construire quelque chose qui respecte la terre, les animaux et surtout les humains !

 

 

http://dp.mariottini.free.fr/weekend/madrid/photos/guernica-picassos-pablo.htm

https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_L%C3%A9vi-Strauss

 

Au jeune amateur de tauromachie, entre autres ! dans POLITIQUE

AFP
Jean Ortiz
Samedi, 30 Juillet, 2016 – 08:55

Les raisons de la Guerre d’Espagne

La Guerre d’Espagne ne fut pas une « guerre civile », mais bien une guerre de classe. Le témoignage post mortem d’Enrique O. Milla, tiré de notre « Rouges vies », en ce 80e anniversaire, nous paraît aussi significatif et révélateur que de longs discours. Enrique nous a beaucoup parlé. Il a raconté, raconté, raconté…

« Je suis né pauvre dans une pauvre bourgade de la Mancha, sans moulins ni avant ni après, et dont je me rappelle toujours le nom, facile à retenir : la Gineta, du nom de ce gros chat sauvage tacheté de noir : la genette. La Gineta et son clocher vigie, entourés d’une platitude infinie qui était la nôtre. A en perdre la vue. L’ennemi étant dans le village, le clocher ne servait qu’à donner les heures, toutes les mêmes, toujours les mêmes, les heures d’une exploitation immuable.

Mon grand-père, le Juanillo, gagnait sa chienne de vie avec son âne « Borrico », esclave de petits boulots éreintants. Il devait payer un droit, comme mon père Joaquín, pour arracher les « tocones », les souches des chênes déjà coupés par d’autres plus fortunés, et les vendre au village comme bois de chauffage. Déterrer ces souches relevait des travaux forcés… Les souches, c’est ce qu’il restait quand les riches avaient tout pris. Le Juanillo payait pour glaner les restes du festin forestier des propriétaires.

La Gineta était un village riche peuplé de pauvres, une sorte de mendiant assis sur un trône de céréales, de blé, et puis de lentilles, de safran, l’or de la région. La terre appartenait à ceux qui la possédaient de génération en génération, à une poignée de « terratenientes », à « don Arturo », aux « Alonso », à « don Tomas », des « dons » comme des sons de cloche et des propriétés en centaines et milliers d’hectares. Ici on comptait en « fanegas ». Leurs troupeaux de brebis et de mules avaient plus de droits que nous, les « jornaleros », les ouvriers agricoles… En effet, la plupart de ceux qui travaillaient la terre ne la possédaient pas.

Nous, ceux d’en bas, nous étions soumis à ces « don Fils de pute » et devions voter pour eux. Lors des élections, les « don Dinero » (messieurs Fric) distribuaient de porte en porte quelques billets de banque pour acheter les votes des ouvriers agricoles. Ils faisaient le chantage à l’embauche, menaçaient, promettaient… La droite organisait de grandes « cuervas » (sorte de sangria), des beuveries afin que le peuple, joyeux, « vote bien ». Les pauvres s’y saoulaient la veille des élections, mangeaient quatre « tortas de manteca » (des galettes au saindoux). Le jour des élections, les « esbiros » (hommes de main des riches) donnaient à chacun la bonne « papeleta », le bon bulletin, à l’entrée du bureau de vote. Ils appelaient cela « democracia ». « Una gran mierda ».

Ils m’ont fait devenir communiste à « latigazos » (coups de fouet). Je devais avoir à peine dix ans lorsque mes parents me placèrent à la « aldea » (la ferme « La Castra »), chez « don Rios », à 5 km du village, puis chez le richissime Juan Lozano, grand propriétaire et patron de la Banque d’Albacete, puis à La Grajuela, de riche en riche. De négrier en négrier. J’étais « gorrinero », expert en surveillance animale, mention porcine, jeunes mules, etc. Par temps de pluie, la « trapera » (une couverture) devait d’abord protéger les mules, puis nous.

Le « capataz » (« contremaître ») préparait le « gaspacho manchego » et les « migas ». Le tout mal préparé, tellement mal qu’on aurait dit une merde à laquelle les cochons ne goûtaient même pas.

La nuit, nous les gamins, nous dormions dans l’étable, sur un sac de paille, derrière les pattes des mules. Elles nous piétinaient et nous couvraient d’excréments.

Les ouvriers agricoles, eux, dormaient dans des « camastros », des lits-hamacs surélevés. Nous, nous étions le sous-lumpen prolétariat rural !

A cinq heures du matin, je me levais pour allumer le feu. Si je passais l’heure, bastonnade à volonté ! La volonté « del amo » (du patron) faisait office de code du travail . L’humiliation était notre pain quotidien.

Gamins, nous mangions dans un coin, en dernier, ce qui restait, le plus souvent du pain et un morceau de lard. Nous gardions les troupeaux de « sol a sol », du lever au coucher du soleil. Avec un bout de pain et une orange. Sans rétribution aucune. « Don Hijoputa » nous nourrissait et nous payait à base de coups de pied au cul. Lorsque les cochons ou les dindons, les jeunes mules, les chèvres, nous échappaient et allaient se régaler dans les blés, les gardes chiourmes, contremaîtres à cheval, nous tapaient dessus avec une longue perche en bois d’olivier. Comme des picadors saignent un taureau. Nous servions de chiens de troupeaux. Notre vie était pire que celle des animaux dont nous avions la charge. « Vida de perro » (vie de chien).

Chaque trois semaines, le patron nous autorisait à rentrer à pied, au village, chez nous, pour changer de linge. Nous étions couverts de poux. En chemin, j’avais peur de l’orage…

En 1931, lorsqu’est arrivé le moment de commencer à briser nos chaînes, nous étions prêts à mourir plutôt que de continuer à supporter une vie de paria, la faim au ventre et juste le droit de se taire. »

D’après Enrique O. Milla, in « Rouges vies », ed. Librairie des Territoires, Sarrant (Gers).

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Des propositions pour eviter le pire

Posté par jacques LAUPIES le 30 juillet 2016

Aborder la question des jeunes et plus particulièrement celle des 13 / 14 ans dans les milieux populaires n’est pas sans intérêt eu égard à ce qui se prépare si des mesures urgentes ne sont pas prises pour enrayer leur embrigadement  dans le pire en  l’absence d’offre  de perspectives positives pour leur avenir.

Je reproduis ci-dessous des propositions pour lutter contre le terrorisme publiées dans l’Humanité qui se distinguent des discours et commentaires médiatiques

Relevé sur MSN : peut-on cacher une catastrophe?

Pour la présidente de l’association « La Brigade des mères », le religieux a pris « toute la place » dans les quartiers en France.Terrorisme : "les 13-14 ans qui arrivent, ce sont des bombes à retardement"© Fournis par Lagardère Active Digital Terrorisme : « les 13-14 ans qui arrivent, ce sont des bombes à retardement »« Je voulais tirer la sonnette d’alarme ». Nadia Remadna est la présidente de « La Brigade des mères », une association qui lutte contre la radicalisation dans les quartiers et qui aide les parents à y faire face. « Tout le monde a une mère, et quelle qu’elle soit, on la respecte », assure-t-elle sur Europe 1 vendredi matin.« Le religieux est partout » Dans sa ville de Sevran, en Seine-Saint-Denis, Nadia Remadna a vu au fil des années la radicalisation gagner du terrain. « Dans les quartiers malheureusement, le religieux a pris la place, il est partout », constate la mère de famille. « C’est le religieux qui emmène en vacances, c’est le religieux qui fait le CV… Et les élus font appel aux religieux dès qu’il y a un problème. Mais on ne fait jamais appel aux mères. Pourtant, elles sont les premières concernées », déplore-t-elle. Dans ce contexte, mère de famille se dit « très pessimiste ».  »Les enfants de 13-14 ans qui arrivent, ce sont des bombes à retardement, parce qu’ils n’ont rien à côté ».La difficulté d’alerter

 Selon elle, l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray « aurait pu être évité » si on avait écouté la famille d’Adel K., qui a alerté sur la radicalisation de son enfant. « Quand on alerte, on nous dit que le salafisme n’est pas un délit« , témoigne-t-elle. Nadia Remadna dénonce par ailleurs les dissimulations malhonnêtes de certains mentors radicaux. « Tout le monde sait que, sous couvert d’associations – par exemple des cours d’arabe – ce sont en fait des cours coraniques », atteste celle qui se considère comme « une lanceuse d’alerte ». 

Des menaces contre ses enfants

 A cause de son combat contre la radicalisation dans les quartiers, Nadia Remadna est menacée au quotidien, tout comme ses enfants. Pour autant, elle ne bénéficie « d’aucune protection policière ». « J’ai dû arrêter de travailler, je n’ai plus de ressources, je n’ai pas le droit au RSA », raconte-t-elle.

Nadia Remadna est l’auteure de l’ouvrage Avant, on craignait que nos enfants tombent dans la délinquance. Maintenant on a peur qu’ils deviennent des terroristes. Comment j’ai sauvé mes enfants

       

DES PROPOSITIONS

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Refuser le choc des civilisations et la guerre des religions

adrien rouchaleaou
Jeudi, 28 Juillet, 2016
L’Humanité

«Il est urgent de réaffirmer nos principes républicains, laïques et démocratiques »

Jusqu’ici, tout le monde s’accordait à dire qu’au-delà de quelques sorties de route nauséabondes, la société française avait plutôt bien réagi à la suite d’attentats qui a frappé le pays, cherchant l’union et l’apaisement plutôt que la tension et la vengeance. Avec l’attaque de Nice, puis celle de Saint-Étienne-du-Rouvray, quelque chose s’est cassé dans une fraction importante de la société française, et notamment dans tout un pan de sa représentation politique. Au-delà de la polémique sur le dispositif policier à Nice, certains responsables politiques jouent avec le feu, laissant entendre que ce serait un choc des cultures (pour ne pas dire des civilisations), voire une guerre de religions qui se jouerait.

On a pu ces dernières heures lire le député LR Éric Ciotti condamner les appels à refuser les amalgames entre islam et terrorisme, Nicolas Sarkozy estimant qu’en s’en prenant à l’Église catholique, ce serait « l’âme de la France » qui serait « touchée » (Marine Le Pen dit la même chose presque mot pour mot), et même Bernard Cazeneuve, ministre socialiste de l’Intérieur envisager en Conseil des ministres un concordat avec l’islam, laissant craindre un contrôle de l’État sur le culte musulman.

« Les attentats, assassinats et actes de barbarie qui se succèdent sont perpétrés pour diviser notre société et pour diffuser la peur, la haine et le rejet de l’autre », analyse le député communiste du Nord Jean-Jacques Candelier. « Ces barbares tentent de nous emmener dans une guerre civile, prévient-il. Il est donc urgent de réaffirmer nos principes républicains, laïques et démocratiques. » Un point de vue qui rejoint celui du député non inscrit Pouria Amirshahi, pour qui « la société française est disponible pour prendre sa part dans l’effort (…) Mais quand vous figez par un discours de peur une société qui est déjà traversée de multiples fractures cela complique la tâche ». À l’inverse, l’élu préconise de « très vite sortir des discours de tribune parlant de nos banlieues pour mettre dès maintenant autant de créations de postes nouveaux pour les politiques publiques de la ville, de l’action sociale, de l’éducation que nous en mettons dans la police et l’armée – sans regarder jamais à la dépense, comme si c’était plus important ».

Renforcer les moyens de la justice, pas l’arsenal judiciaire

Florent Le du
Jeudi, 28 Juillet, 2016
L’Humanité

«Il faut augmenter les mesures éducatives»

L’assassinat du prêtre Jacques Hamel a donné lieu, à droite, à une nouvelle course à l’échalote sécuritaire, avec en point de mire un nouveau renforcement de l’arsenal judiciaire en matière de lutte antiterroriste. Pourtant, selon la grande majorité des magistrats, la législation en la matière est déjà suffisamment fournie. « Depuis 1986, elle est renforcée tous les ans et à tous les niveaux, détaille Serge Portelli, président de chambre à la cour d’appel de Versailles. Oser dire que cet arsenal est insuffisant est une erreur historique et juridique. On ne peut pas aller plus loin, à moins de sortir de l’État de droit… »

Selon les professionnels, le problème se situe ailleurs. Les moyens alloués à cette justice, conséquents en matière terroriste, sont bien trop insuffisants pour enrayer la mécanique de la délinquance, terreau fertile de la radicalisation. « Il faut prendre le problème en amont, dès les petits délits, considère Pascale Loué-Williaume, secrétaire nationale de l’Union syndicale des magistrats. Nos moyens ne permettent pas de réel suivi et empêchent une bonne réinsertion dans la société. » Pour la magistrate, c’est notamment en matière d’assistance éducative, décidée par le juge des enfants, que le manque de personnel se fait sentir. « Pour prévenir la radicalisation, il faut augmenter les mesures éducatives, insiste-t-elle. Mais il y a une telle pénurie d’éducateurs que le suivi des jeunes ne suffit pas à les réhabiliter. » Le manque de places en foyers est également pointé du doigt : « Certains ados doivent attendre plusieurs mois avant d’être placés, explique Pascale Loué-Williaume. En attendant, ils sont souvent livrés à eux-mêmes… »

La réinsertion, chez les adultes, notamment en prison, manque également de moyens. « Les agents de probation et d’insertion qui en sont chargés sont beaucoup trop rares, ce qui est incompréhensible étant donné l’importance de leur mission », souligne Serge Portelli. Chaque agent suit, en moyenne, 120 personnes en France, contre 60 en Allemagne et 30 au Canada. « Comment pourraient-ils être efficaces dans ces conditions ? » interroge Pascale Loué-Williaume. Pour rappel, malgré les efforts de ces dernières années, la France se situe au 37e rang européen (sur 45 pays), en termes de budget alloué à la justice par habitant.

 

Impulser une politique d’égalitéau Proche et au Moyen-Orient

Gaël De Santis
Jeudi, 28 Juillet, 2016
L’Humanité

Accorder une place à tous

L’organisation de l’« État islamique » (EI) doit être combattue sur deux fronts : en Europe, mais surtout au Moyen-Orient, où il faut revenir à une politique de paix. Car, dans cette région, les grandes puissances ont joué un rôle néfaste quand elles ont provoqué l’effondrement de certains États (l’Afghanistan en 2001 en tentant de chasser les talibans, l’Irak en 2003 en démettant le président Saddam Hussein, la Syrie en soutenant la rébellion armée à partir de 2011).

L’heure est aujourd’hui à la reconquête du territoire conquis en 2014 par Daech (acronyme arabe de l’»EI»). L’armée irakienne a repris Falouja, ville située à 50 kilomètres de Bagdad. Et l’offensive sur Mossoul se prépare. Elle est « en vue » selon Brett McGurk, représentant américain au sein de la coalition internationale. François Hollande vient d’annoncer que la France enverrait de l’artillerie et des conseillers.

Pour autant, les politiques de domination ne semblent pas révolues. Les puissances occidentales, avec des pays de la région (Arabie saoudite, Qatar, Turquie) semblent continuer à envisager un redécoupage de la carte moyen-orientale. Dans un entretien à l’Humanité, le 21 juin dernier, le dirigeant du Parti communiste irakien, Raid Fahmi, dénonçait des réunions de forces sunnites iraniennes à Doha au Qatar, et même à Paris. Des initiatives critiquées par le pouvoir irakien.

La question est, dans cette région, de parvenir à sortir de la logique d’opposition d’une communauté contre une autre. En d’autres termes, une politique de paix devrait contribuer à dépasser le clivage entre chiites et sunnites, deux branches de l’islam instrumentalisées par les puissances régionales. Cette exigence semble être de plus en plus prise en compte par les chancelleries, mais la tentation reste grande de perpétrer les politiques de division.

Car il faut rappeler que c’est en appuyant sur le clivage sunnites-chiites que l’« EI» s’est implanté dans les zones sunnites de l’Irak, où le pouvoir central irakien – et singulièrement son premier ministre Nouri Al Maliki installé par les Américains – menait une politique de répression. Les puissances occidentales ne sont pas les seules à devoir changer de politique. Les États de la région également doivent trouver les modalités pour accorder une place à tous leurs citoyens, dans leur diversité.

Redonner du sens et de la force à la cohésion sociale

Kareen Janselme et Laurent Mouloud
Jeudi, 28 Juillet, 2016
L’Humanité

Un chantier toujours grand ouvert

Ne pas répondre avec la démagogie du tout-sécuritaire, triste reflet d’une impuissance, mais apporter au contraire de la sécurité à travers la protection sociale, la santé, l’éducation, la culture, la justice… « Il n’y a pas de raccourcis magiques : le sécuritaire ne l’est pas. Il ne protège pas, estime le sociologue Willy Pelletier, coordinateur général de la Fondation Copernic. La guerre et le sécuritaire, en France, ne peuvent se faire qu’au détriment des politiques sociales. Alors que c’est, pour une bonne part, la casse des protections sociales qui produit la possibilité des crimes du “djihad de l’intérieur”. »

Suivi psychiatrique, exclusion scolaire, difficulté d’insertion : le parcours d’Adel Kermiche, le jeune homme de 19 ans responsable du terrible assassinat à Saint-Étienne-du-Rouvray, a été particulièrement accidenté. « Le djihad semble une transcendance qui transmue en dignité par le meurtre l’indignité sociale qui a socialement tué certains jeunes pauvres parmi les plus gravement fragilisés », explique Willy Pelletier. Les services publics sont partout empêchés d’aider, de lutter contre le chacun-pour-soi. Or, il faut recréer la cohésion en intégrant dans l’école, en garantissant un même accès pour tous au logement, à l’emploi, aux transports pour désenclaver. Relier et non isoler. Redonner l’existence à la communauté nationale, combattre le chacun-pour-soi.

« Un des défis à relever, estime le sociologue Michel Wieviorka, est de parvenir à réhumaniser la société civile. On doit s’interroger sur les raisons qui ont fait que cette société a pu enfanter ou accueillir des personnes en rupture aussi radicale, qui ont le sentiment que leur existence n’est pas prise compte, si ce n’est en effectuant ces meurtres abominables. » La question des discriminations, à la fois sociales, territoriales et raciales, reste un chantier toujours grand ouvert. « Débattre de ce qu’il s’est passé dans la France depuis les années 1960 vis-à-vis des populations immigrés est essentiel. Une société qui n’arrive pas à projeter son passé ne peut pas se projeter dans l’avenir, estime Michel Wieviorka. Mais pour ça, il faut que notre pays, trop présidentiel, réapprenne à débattre, à transformer nos crises profondes en “conflit institutionnalisable”. »

Médias : « anonymiser » les auteurs d’attentat

Jeudi, 28 Juillet, 2016
L’Humanité

Les victimes des précédents attentats avaient regretté que les médias accordent une trop grande place aux bourreaux

Lors des travaux de la commission d’enquête parlementaire de lutte contre le terrorisme, des victimes des précédents attentats avaient regretté que les médias accordent une trop grande place aux bourreaux. Après l’attentat de Nice, une pétition a été lancée pour demander de ne plus diffuser l’identité des auteurs d’attentat pour éviter d’ « en faire des héros ». Hier, plusieurs médias leur ont emboîté le pas en ne diffusant plus que de façon parcellaire les identités des terroristes et en s’abstenant de publier des images d’eux.

 

 

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Sur la piste des solutions contre le terrorisme

Posté par jacques LAUPIES le 29 juillet 2016

Jeudi, 28 Juillet, 2016
L’Humanité

La recrudescence des attentats ravive les polémiques sur les moyens d’enrayer le fléau du terrorisme mais, bien souvent, seules les réponses touchant à la sécurité intérieure sont mises en avant. Elles ne suffiront pas.

Au lendemain de l’assassinat par deux djihadistes du père Jacques Hamel, les habitants de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) se pressaient hier à la cellule psychologique de la mairie. Ce réflexe humain témoigne du besoin de trouver les moyens d’évacuer la peur et un tenace sentiment d’insécurité qui s’infiltre maintenant dans l’intimité de chacun. Dans ce climat très anxiogène, les réponses sont multiples. Elles touchent aux valeurs de la République et à la conception du vivre-ensemble. Elles concernent les efforts diplomatiques pour bâtir un monde de paix et trouver des solutions politiques au Moyen-Orient. Elles interrogent les buts de guerre. Elles questionnent les politiques d’inégalités sociales, de discriminations et les ratés de l’intégration. Autant de sujets qu’il devient urgent de mettre en débat.

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L’héritière du tonton para veut s’engager…(n’en rions pas)

Posté par jacques LAUPIES le 28 juillet 2016

 Comme je rencontre un certain nombre de personnes qui semblent vénérer l’héritière du tonton fondateur je ne peux rester muet (si ce n’est abasourdi),  après l’avoir entendue au sujet des attentats, sur BFM ce matin. Mais en cela elle rejoint la cohorte de politiques et de journalistes qui enfoncent le clou pour nous faire croire que les abominations commises par des pauvres types détraqués ou des jeunes à peine sorti de l’adolescence et soumis au lavage de cerveau des islamistes, ont pour origine leur seul embrigadement au nom de leur Dieu avec la volonté d’exterminer les mécréants !

Donc? d’après  la Député FN, devant cette invasion barbare préparons notre jeunesse à entrer gaiement dans une guerre qui ressemblerait étrangement à quelque guerre de religion ou de civilisation sans trop nous préoccuper de ses origines profondes économiques et sociales.

Ainsi on doit se  préparer à s’étriper chacun au nom de son Dieu ou de ses valeurs républicaines (très particulières en l’occurrence) sans trop se poser de questions. Et la Jeanne d’Arc des années 2010 qui  entend les même voix que son mentor Jean Marie se prépare pour battre non pas les anglais mais les mauvais musulmans (car de temps à autre son parti nous dit qu’il y en a de « bons ») et d’une manière générale barrer la route aux frères de ceux qui envahissent nos équipes de football espérant naïvement qu’ils ne finiront pas balayeurs de rue.

Mais des voix il y en a d’autres et qui ne viennent pas du ciel. De celles là, on n’en parle pas tant elles sont banalisées. Et cela depuis des décades. Ce sont les voix de la finance internationale et hélas de tous ceux qui reçoivent les miettes du festin colonialiste, néo colonialistes, nationalistes et de tout l’arsenal des régimes d’exploitation y compris ceux qui se parent de démocratie et de liberté.

Notre guerrière n’en dit mot si ce n’est de temps à autre, comme la plupart de ses frères d’armes, dans un but de récupération des quelques électeurs qui font confiance à  l’idéal progressiste et à ce qu’il reste – plus nombreux qu’on ne le dit – d’attachés comme nous à la lutte contre le libéralisme économique pour  une république sociale 

Un libéralisme dont les traductions politiques, quelque peu différentes de la sienne, génèrent et ont généré cette « guerre » que nous livrent les porteurs d’un drapeau noir islamiste

Comme dans le passé le firent les représentants politiques des bourgeoisies européennes, confrontées à une Allemagne dont le peuple était appelé à payer les dégâts du massacre, ont généré de fait la croix gammée.

Les peuples dans la souffrance appellent au secours. Mais ne discernent pas toujours les intentions des vrais secouristes de celle des pseudos secouristes ! Marion Maréchal parée de la tenue d’infirmière politique nous fait le coup du projet d’engagement sous uniforme militaire. Pas si innocente que cela pour ceux qui pensent, et j’en suis, que toute défense passe par l’armée du peuple et non par des engagements nécessairement sélectifs et pouvant desservir la république plutôt que la servir !

Qu’espère-t-elle  :  mobiliser par un symbole un électorat dans une démarche guerrière dont il est encore éloigné et dépasser une droite qui fait de la surenchère dans un combat contre le terrorisme dont les socialistes ne vont pas se dépêtrer aisément.

Tout cela sent bien mauvais et il ne suffira pas, même si c’est une bonne chose, de rassembler les « chefs religieux ». La population doit aspirer à autre chose : au rassemblement populaire pour en finir avec ces processus qui insidieusement, peu à peu, laissent entendre que les armes sont la seule issue.

Les paroles de paix et de tolérance de nombreux catholiques mais aussi au delà, notre propre volonté de na pas sombrer dans la provocation doivent l’emporter sur l’appel aux divisions, à l’embrigadement  d’une partie de la jeunesse rejoignant en cela le comportement de l’ennemi fascisant. 

http://www.humanite.fr/roland-gori-face-la-terreur-le-defi-est-de-donner-des-raisons-desperer-de-penser-lavenir-612737

 

Après les attentats, Marion Le Pen annonce vouloir rejoindre la réserve militaire

BFMTVBFMTV

IVIl y a 16 heures
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Pourquoi l’un des auteurs de l’attentat avait été remis en liberté?

La députée FN du Vaucluse a annoncé mardi sur Twitter son intention de rejoindre la réserve militaire. Après l’égorgement d’un prêtre dans une église près de Rouen, la benjamine de l’Assemblée nationale « invite tous les jeunes patriotes à faire de même. »Marion Maréchal-Le Pen avait déjà, en début de journée, réagi à cette attaque. Elle avait déclaré: « Ils tuent nos enfants, assassinent nos policiers et égorgent nos prêtres. Réveillez-vous! », toujours sur le réseau social Twitter. « En Occident comme en Orient, les chrétiens doivent se lever pour résister à l’islamisme! » a-t-elle encore tweeté plus tard dans l’après-midi.Coup de com’ ou réel engagement? Si la députée souhaite rejoindre la réserve, elle doit remplir quelques conditions. En France, la réserve militaire est composée de volontaires – issus de la société civile avec ou sans expérience militaire – qui signent un engagement d’une durée de 1 à 4 ans. Selon le ministère de la Défense, pour rejoindre cette force de réserve, il faut être de nationalité française, avoir au moins 17 ans, être en règle au regard des obligations du service national, ne pas avoir été condamné soit à la perte de ses droits civiques ou à l’interdiction d’exercer un emploi public et posséder l’ensemble des aptitudes requises et notamment physiques.Une fois ces conditions réunies, les réservistes reçoivent une formation, intègrent une des trois armées et peuvent bénéficier d’un contrat rémunéré

Nationalité, financement des imams : les intox de Marion Maréchal-Le Pen

Le MondeLe Monde

Samuel LaurentIl y a 2 heures
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La députée FN du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen, à Nice le 18 juillet.© VALERY HACHE / AFP La députée FN du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen, à Nice le 18 juillet.Après un nouvel attentat, l’assassinat d’un prêtre à Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, mardi, Marion Maréchal-Le Pen était invitée de BFM-TV mercredi 27 juillet. La députée FN du Vaucluse a évidemment beaucoup évoqué la lutte contre le terrorisme djihadiste. Et aligné les contre-vérités.Première intox: l’affirmation que la majorité des djihadistes ayant frappé la France seraient binationaux.

Depuis 2012, la France a connu une dizaine d’attaques terroristes, commises par une vingtaine de djihadistes. Et «dans l’immense majorité des cas», ils étaient… français ou étrangers. Mais pas binationaux.

C’est le cas des deux frères Abdeslam et des deux frères Kouachi, d’Amedy Coulibaly, du tueur de Magnanville, Larossi Abballa, de celui de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), ou des deux auteurs d’un attentat manqué en2015 à Toulon

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Dans d’autres cas, les djihadistes étaient étrangers. Sid Ahmed Glam, meurtrier présumé d’Aurélie Chatelain et auteur d’un projet d’attentat avorté à Villejuif, est algérien. Ayoub El-Khazzani, auteur de la tentative d’attaque dans le Thalys en août2015, est marocain, tandis que l’auteur de la tuerie de Nice, Mohammed Lahouaiej Bouhlel, était tunisien.

Parmi les complices présumés de Lahouaiej Bouhlel, on compte deux binationaux, Mohammed G. et Ramzi A. Le logisticien des attentats du 13novembre 2015, Abdelhamid Abaaoud, était binational, mais non français: né en Belgique, il avait les nationalités belge et marocaine. Mohamed Merah était franco-algérien, tout comme Adel Kermiche, auteur du meurtre du Père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray.

En résumé, on compte quatre binationaux (cinq en ajoutant le Belgo-Marocain Abaaoud) parmi les djihadistes ayant frappé la France. Ce qui est donc bien loin d’être une «immense majorité».

Seconde intox de Mme Maréchal-Le Pen: elle assure que les deux tiers des imams en France sont financés par l’étranger.

Là encore, l’affirmation est aussi péremptoire qu’erronée. La France ne finance pas les ministres du culte, à l’exception du cas particulier du concordat alsacien. Ce sont donc aux fidèles de payer les imams, quand ces derniers n’ont pas un travail en plus de leur ministère.

Il arrive, dans quelques cas, que des imams soient envoyés en France depuis l’étranger. Ils ont alors un statut public dans leur pays d’origine (Maroc, Algérie, Turquie), qui les rémunère. Enfin, parfois, les mosquées font appel à des fonds étrangers.

Selon un rapport sénatorial de 2016, on compte, sur environ 2500lieux de culte musulman en France, 800imams bénévoles (travaillant généralement par ailleurs) et 301payés par des Etats étrangers. Les imams rémunérés le sont généralement faiblement, la moitié d’entre eux déclarant gagner moins de 1000euros par mois.

Enfin, la venue d’imams étrangers se fait dans le cadre de conventions et d’échanges sous contrôle de l’Etat. Si on prend le chiffre de 301 imams étrangers, et qu’on le rapporte à 2500mosquées, le ratio est donc de 12%. Loin des deux tiers.

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Marion Maréchal-Le Pen: « Je suis prête à me mettre sous les drapeaux« 

Le contraste

Par Jean-Emmanuel Ducoin
Jeudi, 28 Juillet, 2016
L’Humanité

L’éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin : « l’attitude du maire de Saint-Étienne-du-Rouvray, Hubert Wulfranc, nous a impressionnés par son émotion simple et tremblante, sans jamais se départir du sens de notre humanité, mais également par ses mots qui résument tout et résonneront longtemps en nous : « Soyons les derniers à pleurer, à être debout contre la barbarie, dans le respect de tous. » « 

Le temps est maintenant venu d’affirmer les choses clairement, avec le mépris qui sied aux circonstances. Ceux qui continuent de surfer sur les drames, sur les peurs, sur la surenchère, sur les pires pulsions réactionnaires qui tentent d’atomiser toute idée d’intelligence intime et collective, sont indignes de la France. Oui, indignes de cette France dont ils n’ont que le nom à la bouche, la main sur le cœur, et dont ils trahissent l’esprit à chacune de leurs sorties médiatiques, quand s’exprime le vice appuyé sur le bras de la haine. Nous n’avons pas de mots assez durs pour qualifier les postures mortifères des Sarkozy et consorts, des Le Pen et de la fachosphère, et même de certains pseudo-journalistes, qui en oublient le sens premier de leurs responsabilités impérieuses par temps de crises successives. Tous ces braves gens agissent comme s’ils se tenaient à l’affût depuis toujours. Mais que proposent-ils, sinon une rupture bonapartiste ou pétainiste avec notre corpus républicain ? Leur modèle de société ressemble aux pompes funèbres. Ils sont des receleurs de la mort au profit de leurs succursales idéologiques.

Quel contraste éloquent, n’est-ce pas, avec l’attitude du maire de Saint-Étienne-du-Rouvray, Hubert Wulfranc, qui nous a impressionnés par son émotion simple et tremblante, sans jamais se départir du sens de notre humanité, mais également par ses mots qui résument tout et résonneront longtemps en nous : « Soyons les derniers à pleurer, à être debout contre la barbarie, dans le respect de tous. » Et puis il y a les autres, la masse des citoyens, desquels nous nous sentons si proches, eux qui refusent de céder à la peur et aux pièges tendus par les terroristes et leurs cliques d’idiots utiles constitués à droite et à son extrême. En son for intérieur, notre société – pourtant très abîmée – refuse la théorie morbide dite de la « guerre de civilisations ». Vaincre le terrorisme et vivre en sécurité ne réclame pas des coups de menton, des claquements de talons sécuritaires et des discours guerriers, mais plus de République, donc plus de droits, plus de justice, plus de démocratie, plus de culture et surtout plus d’égalité, notamment pour que les héritiers de l’immigration se sentent des citoyens à part entière.

 

 

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Proportionnelle

Posté par jacques LAUPIES le 27 juillet 2016

Parce qu’ils craignent, disent-ils, le règne des partis, les réactionnaires combattent tout idée de proportionnelle. A défaut pour les pires il faudrait retourner à l’ancien régime. En attendant, avec de grands airs de républicains, ils magouillent et tripotent les systèmes électoraux pour dégager pouvoir et majorité qui leur sont nécessaires.

Ainsi la France des droits de l’homme, de la liberté et de la démocratie, a fini sous leur pression par adopter une constitution qui fait roi un Président de la République pendant au moins cinq ans lui donnant des pouvoirs exorbitants et bien entendu généralement une assemblée à sa botte. Œuvre des gaullistes, rectifiée avec la mandat de 5 ans par un gouvernement de gauche (auquel participaient des communistes) la tromperie perdure !

N’étant pas naïf nous savons bien que  l’exercice du pouvoir peut, sujet à des magouilles politiciennes, être exposé à des « complots » ou alliances de toutes sortes.  Sauf à avoir des règles de démocratie parfaites, nous pouvons de ce fait penser que l’expression et la mise en œuvre des idées majoritaires implique de donner à ceux qui en ont mandat des pouvoirs réel et incontestable ! Mais quels pouvoirs ? Un pouvoir qui régit tous les autres ou des pouvoirs partagés ?

Soumettre au suffrage universel l’élection d’un homme ou d’une femme pour effacer une contestation permanente  au sein de sa propre majorité et à fortiori dans l’opposition n’a de sens que si cet homme se positionne en véritable arbitre et n’exerce pas directement de pouvoir exécutif et de plus respecte la volonté parlementaire.

Ce n’est pas le cas dans le cadre de notre constitution qui donne au  président le pouvoir exécutif. De plus le mandat de cinq ans rend l’élection des députés tributaires de l’élection présidentielle et les soumets tout au long de leur mandat à une dépendance à l’égard de cet exécutif incarné par le Président et un gouvernement qui peut – être choisi à contre courant de la majorité parlementaire. On voit où cela conduit avec la loi travail avec le recours au 49.3

Il importe donc au plus vite de mettre en place un pouvoir exécutif sous contrôle du parlement. Pour cela il faut instituer une proportionnelle intégrale permettant un rapprochement avec le peuple pour lui rendre ainsi sa souveraineté. Ceux qui objectent le risque de domination des partis acceptent aujourd’hui que des partis soient relégués au second plan au profit de partis surévalués (grâce au scrutin à deux tours) car en réalité non majoritaires, au profit des pouvoirs économiques qui « jouent » avec une représentation politique ainsi faussée comme nous venons de le voir.

Mais notre France a besoin de plus que cela car la démocratie ne saurait s’exercer que dans un seul domaine qui régit tout. Elle doit s’installer partout, au travail, dans la vie locale, et dégager des pouvoirs qui allégeront ceux d’un état qui à tout vouloir maitriser et se mettre au service d’une classe prépare sa perte…Et la nôtre ! Mais cela peut il avoir lieu sans que soit dépossédée cette classe inutile et parasitaire, cette classe qui fait travailler, inévitablement pour son profit !

 

Alexis Tsipras avance sur la proportionnelle

Thomas Lemahieu
Mardi, 26 Juillet, 2016
L’Humanité

La Vouli a modifié la loi électorale la semaine dernière. Les jeunes pourront voter dès 17 ans et le parti arrivé en tête n’aura plus la « prime » de cinquante députés supplémentaires.

Après le coup d’État rampant qui, orchestré par les créanciers, a asphyxié la Grèce l’été dernier et contraint le gouvernement d’Alexis Tsipras à battre en retraite, malgré la victoire écrasante du camp anti-austérité lors du référendum du 5 juillet 2015, il ne reste, depuis des mois, plus grand-chose du programme initial de Syriza dans la politique appliquée à Athènes sous la dictée tatillonne de la Commission européenne, du Fonds monétaire international, de l’Eurogroupe et de la Banque centrale européenne. En fin de semaine, le Parlement grec a amendé, de manière conséquente, la loi électorale instaurant, comme Alexis Tsipras s’y était engagé lors des dernières campagnes, le droit de vote pour les jeunes Grecs dès 17 ans (et non plus 18 ans) et surtout une forme de proportionnelle intégrale.

Le nouveau mode de scrutin ne s’appliquera pas aux prochaines élections

Accordée jusqu’ici au parti arrivé en tête lors des scrutins, la prime de cinquante sièges a été supprimée par une majorité des députés de la Vouli, l’Assemblée grecque. Les élus Syriza et ceux de la formation de droite souverainiste Anel, alliés au gouvernement, ont voté pour cette suppression d’un mécanisme accusé de favoriser la « corruption » et le « clientélisme ». Les communistes orthodoxes du KKE ont également adopté une bonne partie de cette réforme de la loi électorale — ils n’ont juste pas approuvé le seuil maintenu à 3 % pour qu’un parti puisse faire son entrée au Parlement. Mais Dimitris Koutsoumbas, leur secrétaire général, n’a pas manqué de dénoncer un projet faisant diversion par rapport aux enjeux de la réforme du marché du travail. En revanche, la droite (Nouvelle Démocratie et To Potami) ainsi que les sociaux-démocrates du Pasok se sont opposés à cette réforme.

Faute d’une majorité des deux tiers du Parlement, le passage à la proportionnelle intégrale ne pourra pas intervenir dès les prochaines élections, prévues en 2019. Il n’entrera en application que pour les suivantes, si, évidemment, une nouvelle majorité ne l’abroge pas. Dirigeant de la Nouvelle Démocratie (ND) qui, dans les sondages, devance désormais Syriza, Kyriakos Mitsotakis dénonce le « cynisme » d’Alexis Tsipras. « Vous allez continuer de naviguer sur un bateau ivre jusqu’aux prochaines élections, et c’est pourquoi vous voulez priver ND du pouvoir… » Pour le premier ministre grec, il s’agit plutôt de « favoriser les gouvernements de coalition, une culture politique connue dans de nombreux pays européens mais dont la Grèce n’a eu l’expérience que sous la pression de la crise économique ».

 

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La CFDT de toujours ?

Posté par jacques LAUPIES le 26 juillet 2016

Le peu de relation que j’ai eu avec des militants de la CFDT peut-être ainsi résumé:

- un adhérent de la CGT qui il y a très longtemps vient me trouver alors que j’étais Secrétaire de l’Union Locale CGT dans les années 70 et me dire : « Dans l’entreprise ou je travaille il n’y a que la CFDT, j’ai donc adhéré chez eux ? » Je me rappelle lui avoir répondu : « Pourquoi pas cela vaut mieux que de rester inorganisé ! »

- un responsable local de la CFDT des cheminots de Tarascon, au demeurant très actif sur le plan politique pour la défense du programme commun de la gauche, et qui n’a cessé de me faire part de son amitié pour le militant communiste que j’étais et de sa sympathie malgré quelque distance sur le plan politique. Et c’est avec le plus grand plaisir que nous évoquons à chacune de nos rencontres cette période de fortes mobilisation sur le plan syndical autant que politique.

- un responsable CFDT, auprès de qui je militais sur le plan départemental dans le mouvement mutualiste, qui de tous nos combats pour défendre la Sécurité Sociale me donnait une image positive de ce syndicat fortement influencé par des attaches avec les milieux chrétiens.

- un responsable d’un syndicat national CFDT avec qui je fus conduit à une rencontre pour son intégration dans une Conseil d’administration d’une mutuelle nationale et qui visiblement était surtout préoccupé de son statut personnel mais, il n’était pas le seul et son homologue de la CGT n’avait guère de meilleures intentions (ces militants héritiers de structures syndicales issues de la libération avaient quelques peu perdu le souffle de leurs aînés)

- mes dernières rencontres avec des militants de la CFDT trop récentes pour que je dévoile les sentiments qu’elles m’inspirent. Mais ou il est aisé de déceler les pesanteurs des dirigeants de cette organisation qui pèsent sur des militants souvent mal à l’aise face à des compromis (loi travail notamment)

Une chose est certaine rien n’est parfait dans le comportement des militants syndicaux car ils sont confrontés au dur combat de classe, qu’ils en soient conscients ou non.

J’ai eu la chance, au sein de la CGT, dans les années cinquante, soixante et soixante dix de rencontrer beaucoup de générosité, d’engagement fort et sans faille pour défendre leurs semblables. A la base d’autres issus de FO et de la CFDT étaient dans la logique des orientations de ces organisations et comme il se doit toujours sensibles à des démarches au prétexte anticommuniste.

Fort heureusement des mutations s’opèrent à l’intérieur des syndicats. Cela pour autant n’est pas acquis  parmi les salariés en permanence soumis au dénigrement des luttes.

A suivre donc !

 

 

 

 

 

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Attentat de Nice. Estrosi-Cazeneuve, l’indigne bras de fer

Posté par jacques LAUPIES le 25 juillet 2016

Le feuilleton Caseneuve – Estrosi sent de plus en plus mauvais pour une opinion que chacun veut gagner. Comme toujours en pareille circonstance chacun choisira son camp non pas en fonction des faits (ben difficiles à discerner) mais de ses préjugés. Mais cette opinion restera éloignée des vraies solutions au terrorisme bien qu’en subissant les inquiétudes et les peurs qu’il génère.
Ainsi va ce monde superficiel qui ne sait pas ce qui l’attend devant tant de préoccupations politiciennes d’une droite et d’une social démocratie elle-même victime de son éloignement  des seules forces populaires de gauche dont elle ne veut pas reconnaître la justesse d’analyse qui la précipite dans les bras des offres de collaboration de classe.
Alexandre Fache
Lundi, 25 Juillet, 2016
L’Humanité

Le ministre de l’Intérieur dit vouloir porter plainte pour « diffamation » contre la policière municipale ayant accusé ses services de « pressions ». Une charge téléguidée par « certains élus de Nice », suggère Bernard Cazeneuve.

C’est un indécent feuilleton qui accompagne le deuil des familles des 84 victimes de l’attaque du 14 Juillet à Nice (Alpes-Maritimes). Chaque jour ou presque depuis le drame apporte sa révélation sur les failles éventuelles du dispositif de sécurité (lire notre édition du 22 juillet), la prétendue volonté du gouvernement de les étouffer, ou encore celle des autorités locales de se dédouaner de toute responsabilité. Après la demande, mercredi, de la sous-direction antiterroriste d’un « effacement complet » des bandes de vidéosurveillance montrant la promenade des Anglais le soir de l’attaque, afin de réduire le risque de fuite de ces images, c’est un nouveau témoignage à charge contre le ministère de l’Intérieur qui est venu, hier, dans les colonnes du Journal du dimanche, envenimer encore un plus les relations entre la Place Beauvau et la mairie de Nice.

« Harcelée pendant une heure »

Sandra Bertin, la policière municipale en charge du centre de supervision urbain (CSU) de la ville, en poste le soir du 14 Juillet, assure avoir reçu des pressions du ministère pour indiquer que la police nationale était bien présente aux points prévus dans le dispositif. « Le lendemain des attentats, raconte-t-elle, le cabinet du ministre de l’Intérieur a envoyé un commissaire au CSU qui m’a mise en ligne avec la Place Beauvau. J’ai alors eu affaire à une personne pressée qui m’a demandé un compte rendu signalant des points de présence de la police municipale, les barrières, et de bien préciser que l’on voyait aussi la police nationale sur deux points dans le dispositif de sécurité. Je lui ai répondu que je n’écrirais que ce que j’avais vu. »

Celle qui est aussi secrétaire générale du Syndicat autonome de la fonction publique territoriale de Nice et cosignataire d’une lettre ouverte à Manuel Valls déplorant le manque de considération du gouvernement pour la police municipale, ajoute qu’on lui a demandé « d’envoyer par e-mail une version modifiable du rapport » et assure avoir « été harcelée pendant une heure » pour désigner « des positions spécifiques de la police nationale que je (n’avais) pas vues à l’écran ». « À tel point que j’ai dû physiquement renvoyer du CSU l’émissaire du ministère ! » témoigne Sandra Bertin, qui rappelle dans le même entretien sa « revendication » d’un armement des policiers municipaux.

Estrosi avait zappé les réunions

Comment interpréter cette nouvelle saillie médiatique ? Le résultat d’injustifiables pressions de la Place Beauvau ? Ou une sortie télécommandée par le supérieur hiérarchique de cette policière municipale, l’omniprésent Christian Estrosi, ex-maire (LR) de la ville mais toujours premier adjoint en charge de la sécurité, qui n’a cessé, depuis une semaine, d’attaquer le gouvernement, peut-être pour mieux faire oublier ses propres responsabilités ? Le président de la région Paca a reconnu, hier, sur Twitter, n’avoir participé à aucune des trois réunions préparatoires aux festivités du 14 Juillet, arguant qu’il ne s’agissait là que de « réunions d’experts », desquelles le préfet lui-même était absent. Il n’est pas revenu en revanche sur les multiples repérages effectués entre les 11 et 14 juillet par Mohamed Lahouaiej Bouhlel, dans son 19 tonnes, sur la promenade des Anglais, alors que la circulation d’un camion de ce type sur cette artère est interdite par arrêté municipal.

Reste que Bernard Cazeneuve n’a que peu goûté cette nouvelle attaque. Évoquant des « accusations indignes », proférées « dans la suite des polémiques » alimentées par « certains élus de Nice », il a indiqué hier qu’il allait porter plainte pour « diffamation » contre la policière municipale Sandra Bertin

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Lutter contre le terrorisme exige une autre stratégie

Posté par jacques LAUPIES le 25 juillet 2016

A lire en complément de mon commentaire d’hier plutôt mal rédigé ce dont je m’excuse…

 

DIEGO CHAUVET ET VADIM KAMENKA
Jeudi, 21 Juillet, 2016
Humanité Dimanche

Lutter contre le terrorisme exige une autre stratégie dans POLITIQUE

afp

Depuis les attentats de janvier 2015, le pouvoir oppose le même discours sécuritaire et guerrier au terrorisme. Ce qui n’a pas empêché la tuerie de Nice. Quelques voix s’élèvent pourtant pour proposer d’autres pistes de sortie de ce piège, que ce soit en termes de politique intérieure ou de politique étrangère.

Sans les dizaines de victimes et la gravité de l’acte, les réactions des politiques à l’attentat de Nice pourraient presque paraître lassantes. Depuis le 14 Juillet, c’est une sorte de mauvais cauchemar qui s’est rejoué sous nos yeux. Avec les mêmes postures, les mêmes discours, les mêmes gesticulations et les mêmes fausses solutions. Le président de la République, le premier ministre ont, à l’unisson, rejoué la partition de l’état d’urgence, de la France en guerre, de la fatalité quant à la possibilité de nouveaux attentats et d’une action militaire accrue de la France en Syrie… La droite, en face, a joué dans la surenchère, oubliant cette fois toute union nationale pour charger l’exécutif.

UNE FUITE EN AVANT

Pourtant, ce nouveau massacre est en soi la démonstration de l’échec de la politique française en matière de lutte contre le terrorisme. Quelques voix, au milieu du concert sécuritaire et guerrier du week-end dernier, ont tenté de faire entendre autre chose. « La France est en guerre contre l’ « État islamique », soit », écrivait ainsi dans « Libération » l’écrivain marocain-néerlandais Fouad Laroui, « mais ce n’est pas une raison pour tout voir par le prisme de cette guerre-là ». Avant même la revendication publiée par DAECH, tous les politiques, tous les commentateurs médiatiques ont affirmé voir la main de l’« État islamique » derrière l’attentat de Nice. Il y a, certes, quelques raisons objectives de le penser… Pour autant, l’enquête n’a toujours pas établi de lien entre le passage à l’acte de l’auteur de cette tuerie et l’organisation « État islamique ». Le communiqué de revendication est luimême peu explicité en la matière, ainsi que le rappelle l’islamologue Gilles Kepel : « On n’est même pas sûr qu’il y ait eu un lien ou des instructions », rappelle-t-il dans « Ouest-France ».
Cessons de tout voir à travers le prisme d’une guerre contre DaeCh. De sacrifier les libertés à la sécurité.
« D’une certaine façon, c’est terrible. Cela fait naître du soupçon partout. Cela montre que les instruments de l’État, làdessus, sont inefficients. » De ce fait, le discours officiel du pouvoir n’est-il pas plus dangereux qu’autre chose ? Dans « Libération », le politologue Jean-François Bayart estime que le « tout-sécuritaire sert ceux qui nous frappent ». « Il serait temps de suspendre cette fuite en avant, affirme-t-il. De réviser la politique étrangère qui nous a conduits là où nous en sommes, et dont les choix stratégiques tantôt ont enclenché la machine infernale,
tantôt empêchent de la désamorcer. De renoncer aux politiques néolibérales qui ont déchiré le tissu social et au discours culturaliste qui a communautarisé le pays, sous prétexte d’en exalter l’identité nationale. Et, dans l’immédiat, d’en revenir à une police de renseignement, de proximité et d’infiltration, dès lors que la très dispendieuse surveillance numérique s’avère vaine. » Pour la Ligue des droits de l’homme (LDH), il faut refuser cette logique qui restreint les libertés au nom de la sécurité : « Alors que les pouvoirs publics ont fait voter des dispositions extrêmement graves pour les libertés au prétexte qu’il fallait organiser une sorte d’état d’urgence sans l’état d’urgence, voici qu’ils conjuguent ces textes répressifs et l’état d’urgence. Une telle attitude, à laquelle s’ajoutent les propos démagogiques d’une grande partie de l’opposition, ne permet nullement de lutter efficacement contre les actes de terrorisme, mais porte atteinte à tous les ressorts de la vie démocratique. » Le sociologue Farhad Khosrokhavar, spécialiste de l’islam et de la radicalisation, laisse même entendre que l’environnement créé par les attentats de masse (et donc la réaction des autorités et des politiques) pourrait favoriser le passage à l’acte de déséquilibrés dont DAECH ne serait que la couverture. « Son cas relève de la psychiatrie, pas de l’idéologie », dit-il à propos du tueur de Nice. « C’est une radicalisation par mimétisme : il imite ce qu’il se passe car il est psychologiquement instable. S’il avait vécu en Grande-Bretagne, où aucun attentat majeur n’a été commis depuis 2005, il aurait peutêtre agi autrement », estime le chercheur dans « l’Express ».

OPÉRATIONS MILITAIRES

La politique étrangère de la France, qui répond donc par la guerre en dehors de son territoire, alimente ce climat. Sur le plan diplomatique, les discours martiaux de la majorité des élus et dirigeants politiques laissent peu de doute sur la volonté de mener des opérations militaires en Irak et en Syrie. Depuis le mandat de Nicolas Sarkozy, une ligne néoconservatrice s’est imposée sur la diplomatie française et notamment au Quai d’Orsay pour se rapprocher des États-Unis. L’intervention en Libye a dévoilé cette rupture. « La France a fait à son échelle ce que Bush avait fait en Irak, c’est-à-dire détruire un régime et laisser derrière elle un chaos qu’elle n’a aucune capacité à gérer », analyse Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense, dans le quotidien suisse « le Temps ».
Un professeur de psychopathologie, Fethi Benslama, proposait dans « le Monde » d’autres pistes : « Il faut aujourd’hui recourir aux forces de l’intelligence collective en France, sur le plan de la recherche en sciences humaines, sur le plan de l’action sociale, dans l’éducation, au niveau de la politique locale, pour retisser des liens défaits. » La dislocation de la société, c’est ce que recherche DAECH en revendiquant la tuerie de Nice, deux jours après. Et les responsables politiques prêtent le flanc à cette stratégie.

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Joutes à Beaucaire ce samedi

Posté par jacques LAUPIES le 24 juillet 2016

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Déséquilibrés les terroristes, tous le sont mais ils ne sont pas seuls ! Pourquoi et avec qui ?

Posté par jacques LAUPIES le 24 juillet 2016

 

 

A chaque attentat il est procédé de manière prioritaire à une identification du ou des auteurs.  Ce qui bien entendu doit permettre de connaître les éventuels maitre d’œuvre à l’origine de ces actes criminels. Ainsi est faite une distinction entre l’acte d’un déséquilibré et celui de l’autre qui en conclusion serait celui de personnes équilibrées, que l »on ne va pas taxer tout de même de combattant. A juste titre probablement car un combattant en principe combat un adversaire qui lui est identique.

Alors comment qualifier les auteurs qui s’inspirent cependant d’une cause (des intérêts) à défendre et veulent éliminer ceux qui ne l’acceptent pas ? Des terroristes ? Cela les qualifie par rapport au but qu’ils se donnent : tuer et faire peur !

Une chose est certaine ils sont tous des tueurs que génère une société donnée laquelle qu’on le veuille ou non a créé les conditions de leur folie. Une société qui fait naitre des contradictions poussées à leur paroxysme fusse en entretenant un embrigadement « idéologique » et en banalisant la violence comme seule réponse à un malaise social préexistant

Mais d’une manière ou d’une autre la démarche de l’auteur repose sur l’état psychologique dans lequel il se trouve par delà son niveau d’éducation. Tous les auteurs d’attentats ont nécessairement un compte à régler, ce qui bien sur ne signifie pas que tous ceux qui ont des comptes à régler vont passer à l’acte. Mais plus s’aggravent les raisons de leurs difficultés d’ordre économique et social, plus prennent de l’importance dans leur détermination les éléments sociétaux, culturels, idéologiques, notamment véhiculés par les médias, pour peu que cela corresponde à justifier leur propre vision.

C’est pourquoi la responsabilité est grande au plus haut niveau des hommes et femmes politiques, de ne pas s’en prendre aux causes de la contradiction qui a pour fondement le non partage des richesses produites et leur utilisation a des fins de développement opposé à l’intérêt général. Ce qui est à l’origine des crises sociales et met les individus en situation de détresse psychologique.

Objectivement tout homme politique qui n’agit pas contre la spoliation, par une classe de possédants, de son peuple ou des autres peuples et, à fortiori, qui l’organise et la soutien est coupable.

L’exemple le plus criant de cette spoliation est le pillage du pétrole lequel matière première de l’énergie des sociétés modernes est devenu propriété d’oligarchies qui dictent leur volonté et déclenchent les guerres

Déséquilibré, terroriste : Bush l’est autant qu’Abdeslam essayez de faire la différence ?

Bon courage ! Et si vous comptabilisez les victimes, Abdeslam est un gamin par rapport à l’autre !

Que valent dans ces conditions les agitateurs qui tentent de nous amuser avec les coups bas qu’ils se distribuent pour tenter de nous faire croire qu’ils sont de petits saints pour gouverner demain ?

 

Munich. Le tueur s’est inspiré du tueur norvégien Breivik

eugenie barbezat avec agences
Samedi, 23 Juillet, 2016
Humanite.fr

Déséquilibrés les terroristes, tous le sont mais ils ne sont pas seuls ! Pourquoi et avec qui ? dans POLITIQUE

DR

La fusillade qui a ensanglanté Munich est l’œuvre d’un jeune forcené souffrant de problèmes psychologiques, sans lien avec le jihadisme, qui a voulu établir un lien avec le massacre il y a tout juste cinq ans d’Anders Behring Breivik. Il a probablement tendu un piège à un certain nombre des victimes en « piratant » un compte Facebook, afin de les attirer sur les lieux de la tuerie.

Après avoir perquisitionné le domicile du tueur, les enquêteurs ont établi un lien entre l’attaque commise vendredi soir dans un centre commercial de Munich par un jeune de 18 ans et le tueur norvégien Anders Behring Breivik, a annoncé samedi le chef de la police de Munich, Hubertus Andrâ :  »Le lien est évident », a-t-il dit lors d’une conférence de presse alors que la fusillade qui fait neuf morts a été commise cinq ans jour pour jour après le massacre de 77 personnes par l’extrémiste de droite Breivik.
« Nous partons du principe qu’il s’agit dans cette affaire d’un acte classique d’un forcené » qui a agit manifestement sans motivation politique, a déclaré samedi à la presse le procureur de Munich Thomas Steinkraus-Koch, au lendemain de la tuerie.  »Il n’y a pas d’autres raisons » à cet acte qui a fait 9 morts et 16 blessés, a-t-il ajouté; précisant :  »Il n’y a absolument aucun lien avec l’Etat islamique »
 
Des éléments montrant qu’il se préoccupait des questions liés aux forcenés auteurs de tueries, notamment des livres et des articles de journaux, ont été trouvés chez le tueur, un Germano-Iranien de 18 ans, né à Munich qui fréquentait une école de la ville. Vendredi soir, il a ouvert le feu sur des passants vendredi soir à proximité et dans un centre commercial. Après avoir tué les neuf personnes, de jeunes gens pour la plupart, et blessé 16 autres, il s’est donné la mort.
Le meurtrier, fils d’un chauffeur de taxi et né en Allemagne, souffrait « d’une forme de dépression », a souligné le procureur.  »Il s’agit ici d’une maladie, d’une forme de dépression », a-t-il dit invitant dans le même temps à se montrer prudent sur les informations selon lesquelles il aurait suivi un traitement psychiatrique.
Détenteur de la double nationalité allemande et iranienne,il n’était pas connu des services de police et fréquentait une école de la ville. Il a agi seul et a probablement tendu un piège à un certain nombre des victimes en « piratant » un compte Facebook, afin de les attirer sur les lieux de la tuerie.
La police avait indiqué vendredi soir dans un premier temps « soupçonner un acte terroriste », avant de se montrer par la suite beaucoup plus prudente.
Samedi à l’aube, les forces de l’ordre ont effectué une perquisition dans la chambre occupée par le jeune homme qui a dissipé tout lien avec un acte lié à l’EI.
Sur une courte vidéo amateur largement diffusée sur les réseaux sociaux vendredi soir peu après la tuerie, et authentifiée par la police, on voit un riverain agonir d’injure l’auteur de la tuerie, vêtu de noir et un pistolet à la main.  »Sale métèque », lui lance-t-il. Une voix qui semble être celle de l’assaillant lui répond: « Je suis Allemand, je suis né ici. Dans un quartier de Hartz IV », le nom de l’allocation chômage longue durée, synonyme en allemand de quartier défavorisé, avant de lancer : « J’étais en traitement hospitalier ».
 
Pour rappel, Munich s’est retrouvée en état de siège pendant plusieurs heures vendredi lors de la fusillade car la police a craint pendant longtemps que plusieurs auteurs soient à l’oeuvre et en fuite dans la ville.
Les transports en commun ont été interrompus, la gare fermée et les habitants invités à rester chez eux, tandis que plus de 2.000 policiers étaient déployés. Au final, il s’est avéré que l’auteur avait agi seul et s’était donné la mort peu après les faits.
 
Ce samedi l’Allemagne reste sous le choc: cette tuerie est intervenue quatre jours seulement après une attaque à la hache dans un train régional également en Bavière commise par un jeune demandeur d’asile de 17 ans qui a revendiqué son geste au nom du groupe Etat islamique (EI). Et selon le chef de la police de Munich, des éléments ont été découvert montrant que le Germano-Iranien avait suivi de près l’attaque à la hache.
 
A Berlin, la chancelière devrait s’exprimer en début d’après-midi après avoir réuni en milieu de journée ses principaux ministres. Certains d’entre eux ont interrompu leurs vacances après cette fusillade.
Dans tout le pays, les drapeaux ont été mis en berne en hommage aux victimes. Sept ressortissants étrangers – trois Kosovars, trois Turcs et un Grec – font partie des neuf personnes tuées vendredi soir par le forcené qui a semé la mort dans un centre commercial de Munich, ont annoncé samedi les autorités des pays concernés.

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