« Evitons de leur ressembler » … Mais faisons la même chose ?

Posté par jacques LAUPIES le 31 août 2016

 

D’évidence Jean Luc Mélenchon spécule sur le résultat électoral obtenu en 2012 avec sa candidature soutenue par le Front de Gauche. C’est son droit de considérer que ce potentiel est devenu sa propriété d’autant que les sondages semblent lui donner raison présentement !

Mais il est du droit des électeurs, dont je suis, de dire qu’il n’aura pas ma voix s’il persiste dans cette idée très mitterrandienne qu’il va, ainsi, rouler les communistes et leur piquer ce qu’ils ont d’électorat dont tout laisse penser que si le PCF devait aller à une bataille électorale seul il en conserverait un volume appréciable. Car une campagne électorale mettrait les choses au clair. Malgré le concours des médias qui ont tendance à le présenter comme le quatrième homme. Savoureux son « évitons de leur ressembler »

Mais nous n’en sommes pas là et il est nécessaire de mener le combat pour le rassemblement et pas seulement au niveau des « états-majors » et ce n’est pas un vain combat si l’on mesure le poids de la masse de français réfugiés dans l’abstention notamment sympathisants de gauche découragés, déçus, sans omettre ceux qui se perdent dans un vote d’extrême droite !

Parce qu’il considère qu’il existe pour défendre, sur des positions de classe, l’intérêt des français et non pour lui même le Parti Communiste en appelle à la raison qui doit le conduire à user de son influence et de sa capacité militante à travailler pour établir un programme commun (plateforme) en ne se privant pas d’afficher sa spécificité.

Quand on met en cause un adversaire politique il est ridicule d’ignorer les partenaires possibles dotés de valeurs et d’objectifs partiellement ou pleinement semblables aux nôtres pour le combattre et qui peuvent eux aussi trouver dans l’union . De plus la constitution et son système électoral nous impose de ne pas nous enfermer dans un isolement mortifère dans l’immédiat et qui aurait des conséquences que l’on ne peut mesurer. Cela bien sur ne nous dispense pas d’exiger des garanties et une certaine rigueur « morale »

Dans nos combats à tous les niveaux (local, régional, national) les démarches politiciennes, les ambitions personnelles et les replis sectaires  sont des obstacles qu’il faut franchir et donc l’union ne dépend pas que de nous.  les électeurs ont le droit de savoir et d’être informé des positions de chacun !

Le prof d’histoire ne devrait pas manquer un rendez-vous avec l’histoire. Il lui suffirait de se rallier à une plate forme commune et d’accepter une confrontation pour la défendre !

 

 

 

Jean-Luc Mélenchon « Si on veut les vaincre, évitons de leur ressembler »

Bruno Vincens
Lundi, 29 Août, 2016
L’Humanité

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Photo Lahcène Habib

La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a fait sa rentrée hier à Toulouse, s’inquiétant des « guerres de religion » que la droite voudrait déclencher. Il a préféré développer sa vision du monde que détailler sa stratégie.

Drôle d’endroit pour un meeting, les jardins de l’Observatoire à Toulouse. Jean-Luc Mélenchon aurait préféré la Cité de l’espace. Le candidat de La France insoumise vise haut. Il monte à la tribune, décontracté, à l’image des deux mille cinq cents « insoumises et insoumis » recensés par les organisateurs dimanche. Sur la tribune circulaire, le public autour, le député européen déambule pendant toute la durée d’une allocution aux allures de causerie. Il ne fait qu’ébaucher son programme – « derrière le programme, une vision du monde » –, mais donne des indications sur le déroulé de sa campagne, annonçant un « rendez-vous » le 18 mars à la Bastille.

Jean-Luc Mélenchon réitère son refus catégorique de participer à la « primaire de la gauche » mais n’en dit pas plus sur sa stratégie de campagne, les modalités du rassemblement, les alliances éventuelles. Pas un mot sur le PCF ni sur le Front de gauche. « Je n’ai jamais dit que j’étais contre les partis, j’ai été membre d’un parti toute ma vie, mais nous nous situons hors du cadre d’un parti », précise-t-il cependant. Il jette un peu un froid dans l’assemblée quand il informe ne posséder à ce jour que deux cents parrainages pour sa candidature. « La marche reste haute. »

Pendant une heure et quinze minutes, Jean-Luc Mélenchon décline de nombreux thèmes : l’école, les sciences, l’environnement… « Si la civilisation humaine ne s’éteint pas avant, elle a de magnifiques perspectives », estime-t-il avant d’enchaîner. Sur la pauvreté : « Il faut que quelqu’un dans cette élection parle des pauvres. La pauvreté est inacceptable quand la richesse s’accumule à un autre pôle. » Ou encore sur la loi travail : « Si je suis élu, elle sera abolie. »

Le candidat de La France insoumise évoque aussi la religion, la laïcité et le pseudo-débat sur le burkini. Se réjouissant de la décision du Conseil d’État suspendant les arrêtés municipaux d’interdiction, Jean-Luc Mélenchon brocarde ceux qui jouent avec le feu : « Il est facile de déclencher des guerres de religion, il est difficile d’y mettre fin. » Sarkozy et Hollande ? « Des hypocrites ! » En cas d’élection à la présidence de la République, il interdira tout financement public pour la construction d’édifices religieux, abrogera le concordat en Alsace-Moselle et… refusera d’être nommé chanoine de Latran par le pape. « Ne vous résignez pas », lance-t-il avant de conclure en citant l’empereur Marc Aurèle : « Si on veut les vaincre, évitons de leur ressembler. »

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Ne pas aller au rassemblement est suicidaire. Comment ? Voici une suggestion probablement largement partagée…

Posté par jacques LAUPIES le 30 août 2016

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La question est clairement posée et les français, particulièrement attachés aux « valeurs » de gauche doivent s’en emparer.

Quant aux leaders politiques concernés ils doivent faire preuve d’une responsabilité qui ne peut échapper à l’élaboration d’un programme commun (baptisé plate-forme par le PCF et d’autres partenaires) qui devra déboucher sur un choix de candidat lequel ne pourra échapper à mon sens à une consultation primaire.

Sans cela pas d’autre issue pour le PCF, avec les risques que cela semble présenter et pour ce parti,  et bien entendu pour notre peuple, que de présenter un candidat en ordre dispersé avec d’autres émanant d’autres forces politiques.

Avancer cette dernière idée parait pour beaucoup d’entre nous prématuré. Mais si une réflexion politique devait reposer sur des choses non dites, où irions nous ?

Evoquer des hypothèses sans les porter à la connaissance des électeurs et en particulier ce ceux qui veulent renoncer à ce droit en s’abstenant  est, en l’état, extrêmement dangereux car cela dispenserait les français d’un élément de réflexion et donnerait du crédit à ceux qui tout en se déclarant opposé à l’élection du Président au suffrage universel s’inscrivent dans sa préparation en utilisant toute la perversité  du système !

J’ai pu considérer que les primaires étaient un élément de négation du rôle des partis dans la mesure ou il incombe à ces derniers, force de réflexion, de proposition et d’action de faire ce que le citoyen lambda, isolé et soumis aux pressions médiatiques, donc à l’idéologie dominante, ne peut toujours valablement accomplir, sauf à avoir un parcours intellectuel bien armé.

A l’écoute ce que j’ai pu entendre notamment  lors de cette dernière université d’été du PCF, force est de faire un constat : la situation exige de créer dans le pays une véritable force de gauche rassemblant des courants de pensée d’accord sur l’essentiel pour définir des axes politiques pour de véritables transformations sociales (cela d’ailleurs est conforme au décisions du 37ème Congrès)

Là où il y a désaccord il suffirait de s’en remettre à un débat démocratique ultérieur suffisamment ample pour  permettre,  en définitive, au peuple de prendre la décisions finale (avec le référendum notamment)

En attendant pour aborder avec une chance de succès l’élection présidentielle, une fois établie et adoptée la plateforme commune, une élection pourrait permettre  de choisir parmi les candidats des différents partis, ou courants de pensée, concernés, le candidats jugé le mieux placé ?  

Chaque force politique étant en droit d’avoir son candidat pour ne pas réduire la nécessité pour chacun d’eux de mener la bataille  en mettant en évidence ses capacités pour prétendre être choisi. Ainsi pas de frustration pour personne et l’efficacité derrière !

Ainsi pourrait-on, avec des garanties contre toute spéculation de candidature isolée prolonger et amplifier  la démarche entreprise avec le Front de Gauche. Ce n’est pas la un processus facile à réaliser mais probablement le seul qui puisse donner à la gauche (la vraie) une possibilité concrète de victoire.

 

 

 

Encore dispersée, la gauche retrouve des couleurs

Lundi, 29 Août, 2016
L’Humanité

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 dans POLITIQUE

Photos AFP

Communistes, verts, socialistes critiques et soutiens de Jean-luc mélenchon ont fait leur rentrée.

Du jamais-vu à La Rochelle depuis vingt-trois ans. Pour ce dernier week-end du mois d’août, aucun convoi de ministres ou de députés maires n’est venu troubler la quiétude du port. À Nantes non plus, où ils avaient été un temps annoncés, le château d’Anne n’a rien vu venir. La direction du PS ayant annulé son raout annuel pour un plus petit, passé quasi inaperçu à Paris, ce n’est pas Manuel Valls qui a occupé le haut de l’affiche à gauche en dépit de ses efforts, mais les voix multiples des opposants à sa politique, couvrant toute la palette du rouge au rose et au vert. Une éclipse du social-libéralisme bienvenue, dont les semaines à venir diront si elle était ou non momentanée.

C’est tout l’enjeu qui se pose aux militants des différentes sensibilités réunis ce week-end en France, en ordre encore dispersé. « Il est temps de décider de construire un chemin commun, c’est encore possible », les a invités Pierre Laurent, samedi, depuis Angers, devant 800 communistes. Le secrétaire national du PCF a demandé aux candidats « déclarés ou potentiels » à la présidentielle de « ne pas brader la grande ambition collective de changer les choses (…) (pour de) moins grandes ambitions, personnelles ou partisanes ». C’est aussi ce que réclament à leur façon les hommes et femmes croisés à Malo-les-Bains pour la sortie à la mer des communistes du Nord. Lire la suite ici demain

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La France met en garde Ankara contre la « tentation » de régler la question kurde en Syrie Samedi, 27 Août, 2016

Posté par jacques LAUPIES le 29 août 2016

 

Humanite.fr

La France met en garde Ankara contre la

Photo AFP

Bien timidement, le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault, a mis en garde la Turquie, samedi, contre « une éventuelle tentation »  de « traiter » la question des Kurdes de Syrie derrière sa nouvelle l’implication dans la lutte contre le groupe Etat islamique en Syrie.  Pendant ce temps des avions de combat turcs ont bombardé samedi des habitations civiles et des positions alliées aux Forces démocratiques syriennes (FDS) dans une ville située au sud de Djarablous.

« C’est une bonne chose que la Turquie s’implique franchement dans la lutte contre Daech (ndlr, acronyme arabe de l’EI), qui la frappe durement », a déclaré M. Ayrault dans une interview au quotidien Le Monde.  »Il est aussi légitime que la Turquie assure la sécurité de sa frontière. Mais attention à l’engrenage de la violence et à une éventuelle tentation de vouloir traiter en Syrie une partie de la question kurde », a-t-il averti.
L’armée turque a lancé mercredi l’opération « Bouclier de l’Euphrate » sur le territoire syrien visant à la fois à chasser l’EI de la zone et à contrer l’avancée des milices kurdes, désireuses selon elle de former un corridor le long de la frontière. Ankara considère les forces kurdes en Syrie comme une émanation du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), organisation « terroriste » en Turquie. Selon des experts, l’intervention de la Turquie en Syrie vise à éviter la création d’un « Kurdistan autonome syrien ».
« Nous condamnons le PKK et les attentats qu’il commet en Turquie », a déclaré M. Ayrault. Mais « en Syrie, des forces militaires kurdes combattent Daech efficacement », a-t-il souligné. Les forces kurdes en Syrie sont soutenues par les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, qui les considèrent comme les meilleurs combattants contre les jihadistes. 
Des avions de combat turcs ont bombardé samedi des habitations civiles et des positions d’un groupe rebelle allié aux Forces démocratiques syriennes (FDS) dans une ville située au sud de Djarablous, ont annoncé les insurgés dans un communiqué.
 
Or, le conseil militaire de Djarablous, composante des FDS, un mouvement armé soutenu par les Kurdes, indique que le bombardement a fait plusieurs victimes civiles et a qualifié l’opération « d’escalade dangereuse qui menace la région ». Les autorités turques n’ont pas réagi à ces informations. Le village en question, Al Amarna, se trouve à dix kilomètres au sud de Djarablous, ville prise cette semaine aux djihadistes de l’Etat islamique (EI) par des insurgés syriens soutenus par Ankara. Le conseil militaire de Djarablous a été formé dans le but avoué de reconquérir cette ville à l’EI. Dans son communiqué, il taxe les bombardements turcs de samedi de provocation. « Nous confirmons notre aptitude à nous défendre nous-même », dit-il.
 
M. Ayrault a par ailleurs exhorté Moscou à condamner le régime de Damas à l’ONU et à « arrêter de bombarder » en Syrie pour soutenir les forces du régime.
Une enquête de l’ONU a conclu cette semaine que le régime était responsable de deux attaques à l’arme chimique en 2014 et 2015, et les Occidentaux souhaitent une résolution du conseil de sécurité pour sanctionner les responsables. L’EI a également été mis en cause pour une attaque dans ce rapport.

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Journée chargée à l’université d’été du PCF

Posté par jacques LAUPIES le 28 août 2016

 

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Pierre Laurent a développé sa vision d la stratégie du PCF c0nfronté à une situations dont selon lu on ne peut sortir sans réussir un rassemblement de forces populaires opposées aux politique de droite et des tendances gouvernementales social libérale.

Le débat n’a pas manqué de susciter des réactions mettant en évidence les risques encourus  avec des partenaires potentiels qui ne semblent pas vouloir s’inscrire dans cette démarche unitaire. J’ai eu l’occasion de donner mon point de vue sur ce blog.

L’un des arguments émis par le Secrétaire National est que, quelle que soit l’issue de notre démarche elle sera retenue par les français qui aspirent à trouver une solution avec un véritable changement de politique, face à celle conduite par le gouvernement actuel et celle que propose une droite qui ne manque pas d’exprimer ses vues réactionnaires.

 

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Première journée de l’Université d’été du PCF

Posté par jacques LAUPIES le 27 août 2016

 

Pour se rendre de Tarascon à  Angers il faut moins de  sept heures dont une heure d’attente à Nîmes et autant pour le  transfert à Paris entre gare de Lyon et gare Montparnasse.  Avec des rames TGV dont le confort a été amélioré au fil des années  la canicule et de légers retards à chaque étape du parcours, il faut reconnaître que nous disposons avec la SNCF (pour les grands  axes notamment) d’une belle entreprise de transport nationale à préserver et sans doute à améliorer, ce qui évidemment fait l’objet de luttes bien justifiées de la part des cheminots.

Des luttes il devrait en être question dans les débats abordés durant ces trois jours pendant lesquels nous sommes accueillis dans l’enceinte de la faculté des lettres d’Angers où nous avons constaté que les étudiants disposaient d’installations appropriées que l’on voudrait bien vouloir se multiplier dans ce pays où tant de jeunes sont privés encore de formation.

Je suis évidemment enchanté de découvrir des lieux faits pour étudier dans des conditions excellentes et dont une partie de la jeunesse peut bénéficier mais en même temps cela me ramène à tous ceux que je peux côtoyer au quotidien et qui sont privés de tout cela. L’une des raisons étant l’absence de ressources dans les familles les plus modestes qui non seulement ne bénéficient pas de moyens suffisants mais ne peuvent pour des raisons culturelles transmettre  à leurs enfants les bases nécessaires pour prendre goût aux études et au savoir !

C’est précisément un peu de cela qu’il a été question dans le premiers débat, plus large, consacré au « revenu universel »

Une aspiration pas si nouvelle que cela et qu’il faut, je suppose, après tout ce que j’ai pu entendre, approfondir et dont les communistes veulent et doivent impérativement se saisir.

D’ailleurs comme je l’ai souvent souligné dans ce blog cela a à voir avec l’allocation d’autonomie pour les jeunes qui doit, selon moi, pour eux comme pour d’autres catégories compléter des acquis sociaux tels que les aides au transport, au logement et à la nourriture, à l’accès à la culture, etc. Un revenu, comme cela a été souvent souligné ne doit pas conduire à remettre en cause les formes actuelles de sécurité sociale et la base de leur financement à la source, dans l’entreprise.

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Rentrée scolaire. Le SNES appelle les enseignants à la résistance pédagogique

Vendredi, 26 Août, 2016
Humanite.fr

Le Snes-FSU appelle à la grève dès le 8 septembre contre la réforme du collège et invitant les enseignants à la « résistance pédagogique ».

Il y a « une espèce d’incertitude qui plane sur cette rentrée », a déclaré Frédérique Rolet, secrétaire général du Snes-FSU, le premier syndicat du secondaire, lors de sa conférence de presse de rentrée.
Elle est « due à la mise en place notamment d’une réforme du collège qui se veut « hollistique » parce qu’elle concerne tout: le renouvellement des programmes sur quatre niveaux d’un seul coup, la mise en place de l’accompagnement personnalisé, les Enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI), le livret scolaire unique numérique, à la fin de l’année un nouveau Diplôme national du brevet », a-t-elle énuméré.
Frédérique Rolet a évoqué « un état d’esprit des enseignants marqué par beaucoup de lassitude devant l’empilement des réformes » et « un sentiment de gâchis » en cette dernière rentrée du quinquennat. Depuis la loi de refondation de l’école de 2013, « on a l’impression que très vite le soufflé est retombé, la mise en oeuvre ne suivait pas », a-t-elle jugé, doutant que l’objectif des 60.000 créations de postes soit atteint. Mme Rolet a dénoncé « un fossé qui s’est creusé entre le gouvernement et les enseignants », avec « une perte de sens du métier ». « Les professeurs sont très désorientés, ils ne savent plus ce qu’on leur demande ».
Elle a critiqué « beaucoup de mesures extrêmement chronophages », comme la mise en oeuvre pour la première fois en même temps des programmes de la 6ème à la 3ème, nécessitant de refaire toutes les préparations de cours.
Les enseignants sont « mécontents de leur salaire et leurs conditions de travail ». Le plan de revalorisation progressif de leurs salaires, échelonné au-delà de l’élection présidentielle, « vient trop tard ». Elle a pointé une « volonté du gouvernement de raccrocher le vivier électoral que constituent les enseignants », mais « beaucoup considèrent que ça ne lève pas le contentieux sur les questions de métier ». Le Snes appelle à la grève contre la réforme du collège et les conditions de rentrée, au sein d’une intersyndicale qui inclut FO, la GCT et Sud. Elle appelle aussi à organiser des assemblées générales dans les établissements le 31 août, jour de la pré-rentrée des enseignants, afin de « faire remonter les principaux problèmes rencontrés ».

 

 

 

 

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Après les jeux place aux mauvais coups de la bourgeoisie brésilienne contre un centre gauche qui ne répond pas à ses exigences

Posté par jacques LAUPIES le 26 août 2016

 

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La lutte des classes revêt des formes différentes d’un pays à l’autre en fonction de l’organisation des forces populaires. Mais les classes possédantes ont toujours le même objectif : garantir et accroitre leurs profits. Même un pouvoir de gauche à dominante social démocrate mais soutenu par les forces progressistes devient un obstacle et provoque la mise en œuvre  d’une sorte de complot. C’est ce qui se passe au Brésil !

On n’est jamais si bien servi que par soi-même dit on et comme en France et ailleurs le capitalisme préfère recourir à ses formations et hommes politiques pure laine réactionnaire.

Pas la peine de vous en dire plus, puisque vous voyez la télé et le cirque médiatique  qui alterne avec les clowns.

Seulement voilà les voir, les entendre, ne pas les croire, rire ou être attristé de leurs numéros, ne suffit pas il faut les combattre !

 

Dilma Rousseff affronte des putschistes en col blanc

 

Cathy Ceïbe
Jeudi, 25 Août, 2016
L’Humanité

 

le 23 Août à São Paulo. Dilma Rousseff lors d’un rassemblement avec ses partisans contre le coup d’état. PHOTO Miguel Schincariol/AFP<br /><br /><br />
 
 
le 23 Août à São Paulo. Dilma Rousseff lors d’un rassemblement avec ses partisans contre le coup d’état. PHOTO Miguel Schincariol/AFP
AFP

C’est aujourd’hui que s’ouvre à Brasilia, au sein du Sénat, le procès pour destitution de la présidente de gauche, qui assurera sa défense lundi. Pour les forces démocratiques, la vacuité des accusations à l’origine de son éviction temporaire est la preuve d’un coup d’État institutionnel. Verdict le 31 août.

Dilma Rousseff ne craint pas l’affrontement. « Je n’ai jamais eu peur de cela. J’ai enduré des tensions bien pires dans ma vie. C’est un exercice de la démocratie. » Il y a un demi-siècle, l’ancienne guérillera, emprisonnée et torturée durant la dictature (1964-1985), avait affronté ses bourreaux sans vaciller. Aujourd’hui, le contexte est tout autre mais l’adversité n’en est pas moins terrible. C’est aujourd’hui que s’ouvre à Brasilia, au sein du Sénat, le procès très politique pour destitution de la cheffe de l’État, après des mois de crise institutionnelle qui ont parfois viré à une grotesque pantalonnade. La présidente se défendra lundi devant une chambre haute qui, le 12 mai, l’a déjà écartée de manière temporaire du palais du Planalto. Mais quelle est la crédibilité de ces parlementaires dont la plupart ont maille à partir avec la justice pour des affaires de corruption ? L’opposition de droite cherche à évincer la gauche en usant de tous les prétextes, faute d’y être parvenue dans les urnes depuis quatorze ans.

Dilma Rousseff connaîtra-t-elle le même sort que les présidents hondurien Manuel Zelaya et paraguayen Fernando Lugo, victimes de coups d’État parlementaires en 2009 et 2012 ? Tour à tour, détracteurs et partisans de la dirigeante du Parti des travailleurs (PT – gauche) se succéderont à partir d’aujourd’hui à la tribune du Sénat transformée pour l’occasion en un tribunal présidé par la Cour suprême. La cheffe de l’État a indiqué qu’elle assurera elle-même, lundi, sa défense lors de son procès pour destitution, dont le verdict est attendu le 31 août. Un procès très politique, inédit dans l’histoire de ce pays continent. « Résistons tous ensemble », a exhorté mardi la présidente devant des militants réunis à São Paulo. « J’ai lutté toute ma vie : contre la torture, contre un cancer… Et je vais me battre maintenant contre toute injustice », a-t-elle assuré.

Quelques heures plus tard, la Cour suprême opposait une fin de non-recevoir au recours déposé par ses avocats visant à annuler le vote des sénateurs du 10 août, qui a ouvert la voie à son jugement, après l’avoir suspendue deux mois auparavant de sa fonction. « Ce que nous avons appris avec tout cela, c’est que la démocratie n’est pas garantie, comme nous le pensions, nous devons toujours être en alerte pour ne pas perdre ce que nous avons gagné », a-t-elle commenté, en allusion à la fragilité du régime, dont les institutions parlementaires sont minées par la corruption. À maintes reprises, elle a qualifié son éviction de coup d’État institutionnel.

Rien n’a été épargné à l’ex-guérillera, élue en 2010 à la tête de la huitième puissance économique mondiale et réélue haut la main à l’automne 2014. L’opposition, qui n’a eu de cesse de contester son leadership sans parvenir à ses fins, s’est lancée dans une entreprise de discrédit. Dans un premier temps, les forces de droite ont cherché à l’impliquer dans le vaste scandale de corruption du géant pétrolier Petrobras, qui éclabousse des dirigeants politiques, toutes couleurs confondues.

Aucune preuve de corruption contre la cheffe de l’État n’a été présentée

Ce n’est pas la première fois que la réaction se livre à ce genre de machination. « À chaque essai de réduction des inégalités sociales entre riches et pauvres, les classes dominantes ont réagi de manière violente. Dans les années 1950, des accusations de corruption ont mené le président Getulio Vargas au suicide (…) avant d’être démenties après sa mort. Outre les dizaines de lois que Vargas avait approuvées en faveur des travailleurs, les capitalistes brésiliens ne lui ont pas pardonné la création de Petrobras et l’institution du monopole étatique, rappelle l’universitaire João Oliveira, spécialiste du Brésil. En 1964, dans un contexte semblable à celui qui secoue le pays actuellement, les militaires ont réussi à destituer le président João Goulart, accusé de corruption. (…) En réalité, les conservateurs n’avaient jamais apprécié l’augmentation de 100 % du salaire minimum proposée en 1954 par Goulart, alors qu’il était ministre du Travail de Vargas. »

Jusqu’ici, aucune preuve compromettant la cheffe de l’État n’a été présentée. Mais l’idée a gagné du terrain grâce aux campagnes des grands monopoles médiatiques. La droite, mais surtout les anciens alliés gouvernementaux du PT comme le Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB) de Michel Temer, qui assure désormais la présidence par intérim, ont entrepris d’achever Dilma Rousseff, en l’accusant de « crime de responsabilité ». Ils lui reprochent un « pédalage fiscal », jonglage budgétaire auquel elle se serait livrée en 2014 en transférant de l’argent d’un ministère à un autre afin que les dépenses publiques apparaissent équilibrées. Cette irrégularité ne relève en rien d’un crime de responsabilité, d’après de nombreux juristes. Un rapport rédigé en juin par trois experts du Sénat pour le compte de la commission spéciale chargée du processus de destitution de Rousseff souligne d’ailleurs que la présidente ne serait pas responsable, de manière directe ni même indirecte, du « pédalage fiscal » qui lui est reproché. Ses prédécesseurs qui ont eu recours à ce mécanisme comptable n’ont jamais été inquiétés par la justice. Pas plus que les onze gouverneurs actuellement en exercice familiers de cette pratique, comme Antonio Anastasia, de l’État du Minas Gerais et ­rapporteur de la commission sénatoriale à charge contre la dirigeante de gauche. Tout sent la cabale politique contre Dilma Rousseff et à travers elle, contre la gauche. Quarante-huit députés se sont déjà déclarés favorables à sa destitution. Dix-neuf autres défendent son maintien. Pour qu’elle soit définitivement écartée du pouvoir, 54 voix seront nécessaires au sein d’une chambre haute dominée par l’opposition.

Dès le début de la crise politique, la présidente brésilienne a reçu le soutien de la plupart de ses homologues latino-américains. À Paris, en revanche, toujours aucune réaction. Le 29 juillet dernier, des parlementaires de gauche adressaient au chef de la diplomatie, Jean-Marc Ayrault, une lettre demandant à la France de « soutenir les forces démocratiques afin d’éviter que ce pays ne replonge dans des années noires qui ont tant fait souffrir le peuple brésilien ». Le silence reste assourdissant.

 

L’Organisation des États Américains demande des comptes aux sénateurs brésiliens

La validité, ou non d’ailleurs, du processus de destitution à l’encontre de la présidente Dilma Rousseff est scrutée à la loupe par l’Organisation des États américains (OEA). Cet organisme que l’on ne peut accuser d’accointances avec la gauche de ce continent a demandé des garanties au Congrès. Il a exigé des sénateurs à l’origine de l’éventuelle éviction de la cheffe de l’État, par le truchement de la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), de vérifier si le mécanisme respectait les textes constitutionnels. Le Congrès a aussitôt répliqué que la Constitution était respectée, mais sans autre détail

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Interdiction du burkini : stupidité dans tous les sens…

Posté par jacques LAUPIES le 25 août 2016

Ah si nous en restions à nos premiers émois...

Ah si nous en restions à nos premiers émois…

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j’ai pas l’origine mais bon c’est évocateur

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elle est pas mignonne tout habillée

 

La beauté ? Une addiction négligée

La beauté ? Une addiction négligée

 

Interdiction du burkini : stupidité dans tous les sens... dans POLITIQUE 9329024276_b4aba9a311_z

« L’appareil psychique individuel résulte de l’intériorisation de la vie groupale dont le sujet fait l’expérience dans sa famille puis ailleurs » (Freud)

 

 

 

Il y aurait de quoi rire si les faits finalement n’étaient pas aussi graves : interdire à une personne sur une plage, lieu public où chacun est libre de se baigner dans la tenue qui lui plait sauf à contrevenir aux « bonnes mœurs » bien entendu ! Les bonnes mœurs ça se discute mais plutôt dans le sens de celui qui ne respecte pas la tradition judéo-chrétienne en exhibant ses atouts sexuels (svp donnez moi la liste !)

Et voila qu’au nom de cette tradition laïcisée par des laïques de mes deux on punit celui qui étend la dissimulation à l’ensemble du corps tentant ainsi de se protéger de tout voyeurisme susceptible de provoquer le désir des mâles qui seraient censés bander en découvrant la rondeur d’une cuisse ou la douceur d’une aisselle. Alors que l’on devrait féliciter en bon chrétien « traditionaliste » ou en réformiste puritain de cette opération cache tout !

Mon grand père me disait (le coquin) que lorsqu’il avait vingt ans et que ma grand mère lorsqu’elle montrait inopinément sa cheville au bal, cela provoquait en lui un émoi inattendu. C’était en 1909 !

Cette sorte « d’accident » face à une relative dissimulation de l’objet du désir est probablement si fréquente (et si démesurée) de nos jours que nombre de minettes qui dévoilent toutes fières les rondeurs secrètes  de leur fessier ou des jeunes males qui se plaisent à exhiber leur buste nu et parfois leur proéminences au dessous de la ceinture devaient, si l’on exerçait la censure, être l’objet d’un procès verbal pour atteinte à la pudeur par les mêmes qui veulent interdire de s’habiller sur une plage.

A moins qu’ils ne se  soient ralliés à reconnaître  les mérites du naturisme encore soumis à s’exercer dans des ghettos. Sauf lorsqu’ils s’en cachent avec leur habituelle hypocrisie !

Intolérance dans un sens ou dans l’autre c’est toujours de l’intolérance et ce n’est pas en l’exerçant qu’on rend les individus plus libres.

« Zavez » pas autre chose à faire, maires ou députés de notre république laïque  qui vous adonnez à vouloir interdire tout ce qui peut contrarier vos espoirs électoraux.

Vous savez que vous commencez à m’emmerder sérieusement…Et ça ne date pas d’aujourd’hui ! Et je ne dis pas cela pour soutenir ceux qui voudraient nous priver de voir et d’être vus, qu’ils sachent que de toutes façon, tout est dans le regard. C’est sans doute pour cela que les plus extrêmes en ont peur

 

 

Un racisme sans voile (Fabienne Haloui)

 

Point de vue du PCF

Un racisme sans voile (Fabienne Haloui)

 

Deux femmes viennent de subir une opération policière anti–burkini. La première, Siam, devant ses enfants, à Cannes, a dû choisir entre quitter la plage ou être verbalisée car elle portait un foulard. La deuxième sur une plage niçoise, a été sommée de se dévêtir, de quitter sa tunique, à la demande de 4 policiers.

En prétendant assurer les bonnes mœurs et l’ordre public, lutter contre l’oppression patriarcale, les racistes, les islamophobes se lâchent : ils humilient, attentent aux droits fondamentaux de la personne, portent gravement atteinte au principe de laïcité.

La droite, l’extrême droite mais aussi le Premier ministre portent une terrible responsabilité dans ces dérives racistes, malsaines et dangereuses. Il est urgent de se ressaisir et de ne pas tomber dans le piège de la haine et de la division tendu par les extrémistes et les fanatiques.

Fabienne Haloui, responsable de la lutte contre le racisme et pour l’égalité des droits au PCF

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Pierre Laurent dénonce « l’overdose médiatique » autour de la candidature de Nicolas Sarkozy Mardi, 23 Août, 2016

Posté par jacques LAUPIES le 24 août 2016

Humanite.fr
Le secrétaire national du Parti communiste (PCF) Pierre Laurent a dénonce ce matin sur iTélé « l’overdose médiatique » autour de l’annonce de la candidature de Nicolas Sarkozy, dont les propositions sont « très graves ».
« Ce qui me choque depuis hier, c’est l’overdose médiatique à laquelle on assiste. Il n’y a aucune surprise dans son annonce, ça fait deux ans que l’on sait qu’il va être candidat à l’élection présidentielle », a réagi ce matin, Pierre Laurent sur iTELE.
« On parle assez peu de ses propositions qui en grande partie sont très graves» , a poursuivi le secrétaire national du PCF. « Nicolas Sarkozy propose visiblement dans son livre de multiplier par deux le CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi). On a déjà donné 40 mds aux entreprises sans aucun résultat et Nicolas Sarkozy propose d’en donner 34 mds de plus. Pourquoi ? Pour rien en matière d’emploi ».
L’ancien président « propose de supprimer l’ISF. Il y a les producteurs de lait qui sont en lutte en ce moment contre Lactalis. Le PDG de Lactalis fait partie du hit parade des fortunes françaises. Et bien Nicolas Sarkozy propose que cet homme-là ne paie plus d’impôt sur la fortune, alors que les producteurs de lait demandent qu’on paie leur travail à juste prix », a dénoncé Pierre Laurent.
La suspension, prônée par M. Sarkozy, du regroupement familial en attendant la signature d’un « nouveau Schengen », « c’est une mesure qui est contraire au droit international. Le regroupement familial, la possibilité pour les enfants de vivre avec leurs parents, c’est un droit reconnu par le droit international. C’est donc une mesure totalement régressive », a jugé le sénateur de Paris. Donc M. Sarkozy n’a pas changé ? « Il s’est plutôt aggravé » a insisté Pierre Laurent.
 

Pierre Laurent: « François Hollande ne rassemble… par ITELE

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Prenez aux Césars ce qui nous appartient…

Posté par jacques LAUPIES le 24 août 2016

Que dire de ces compatriotes qui passent leur temps à se plaindre, avec cette croyance largement répandue, qu’ils sont victimes de ces profiteurs qui traversent les mers pour venir travailler chez nous et qui s’agglutinent dans des « jungles » en attendant de trouver un passage pour rejoindre nos chers voisins anglais.

Que les possédants de la planète leur piquent des milliards, avec lesquels on pourrait en finir avec la fin de la faim dans le monde et dont une seule minuscule petite goutte suffirait à rendre heureux enfants, femmes et hommes condamnés à survivre dans la boue  de campements de fortune ou dans la misère au fin fond de l’Afrique, objet de toutes les convoitises des bourgeoisies du monde et de leur propre bourgeoisie, cela ne les émeut pas !

Ceux qui depuis des décades gouvernent la France impunément, délestés de l’opposition seul grand parti  qui les conduisait à modérer parfois leurs ardeurs réactionnaires, savent pourtant ce qu’il en est. Ils préfèrent le silence à l’indignation sachant qu’il en faudrait peu pour que leurs ouailles et leurs prêtres (disons électeurs et élus) aient un peu plus le sens de l’intérêt public et se laissent entrainer dans cette égalité, élément premier de la triade, trop souvent oublié si ce n’est pour quelque parade de circonstance.

Il n’y a qu’un pouvoir pour les détrôner c’est celui des peuples en colère à condition qu’il s’exerce au bon endroit, au bon moment et dans la durée ce qui implique un bon ciblage des coupables, le passage à l’action quand se rassemblent les consciences et que nait une nouvelle démocratie. Une démocratie vraie condition de garantie contre les récidives ou la naissance de nouveaux coupables s’auréolant de la révolution populaire pour revenir à d’autres errements.

Chemin difficile et plein d’embûches à ôter mais incontournable  ! « Il faut prendre à César ce qui ne lui appartient pas » (Paul Eluard)

 

L’Aquarius, un navire chargé d’humanité

Émilien Urbach
Mardi, 23 Août, 2016
Prenez aux Césars ce qui nous appartient... dans POLITIQUE

Ce week-end, le bateau de SOS Méditerranée et Médecins sans frontières, financé grâce au dons des citoyens européens, a participé au sauvetage de plus de 1 200 exilés en détresse sur des embarcations de fortune. L’Humanité était à bord.

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La France, médaille de bronze de la finance

Clotilde Mathieu
Lundi, 22 Août, 2016
Humanite.fr
En 2016, les actionnaires devraient se partager quelque 1 028 milliards d’euros, soit la moitié de la richesse produite dans l’Hexagone. Championne d’Europe, la France se distingue.
Nausée matinale, après la publication des dividendes versés dans le monde au cours du deuxième trimestre de cette année. Selon Henderson Global Investors, les actionnaires des 1 200 plus grosses entreprises du monde se sont partagés entre avril et juin 372 milliards d’euros. 8,6 milliards de plus qu’au deuxième trimestre 2015 (+ 2,3 %). Si bien que l’année en cours devrait rapporter au total quelque 1 028 milliards d’euros de dividendes partout dans le monde, soit près de la moitié des richesses produites en France. Un chiffre toutefois décevant pour ce cabinet, qui tablait sur des dividendes atteignant 1 046 milliards d’euros en 2016. Pourtant, aucune Pamela Anderson à l’horizon pour dénoncer le gavage.
Les actionnaires se goinfrent en toute impunité. Infâme quant on sait que 239 milliards d’euros par an d’investissement pendant les quinze prochaines années permettrait d’éliminer la faim dans le monde d’ici à 2030, dixit l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et qu’en 2015, 700 millions de personnes vivaient avec moins de 1,70 euro par jour. Dans son rapport publié en début d’année, l’ONG Oxfam démontrait que seules 62 personnes détiennent autant que la moitié de la population, alors qu’en 2010 ils étaient 388. De telle sorte que la moitié la plus pauvre a bénéficié de moins d’1% de l’augmentation totale des richesses mondiales depuis 2000.
 
Et, une fois n’est pas coutume, c’est en Europe que les actionnaires se goinfrent le plus avec 124,1 milliards d’euros accumulés en seulement trois mois, en hausse 4,1 % par rapport au deuxième trimestre 2015. Un pays se distingue particulièrement, celui où la finance n’a plus rien à craindre : les dividendes français « ont augmenté de 11,2 %, pour atteindre 40 milliards de dollars (35 milliards d’euros – NDLR), un résultat que seuls les Pays-Bas et la Corée du Sud ont réussi à surpasser, même si la contribution de ces derniers au total général mondial a toutefois été bien inférieure à celle de la France », affirme Henderson Global Investors.

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Soutien aux médecins mais en retour soutiens des médecins aux assurés sociaux ?

Posté par jacques LAUPIES le 23 août 2016

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ruelle de Fontvieille

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Placette de Fontvieille

 

 

Les médecins ont à faire face à des charges importantes pour la gestion de leur cabinet, les dépenses de formation. Pour exercer leurs consultations ils doivent disposer du temps nécessaire qui évidemment évolue en fonction de la nature de l’examen du patient. Il est donc parfaitement logique que leur rémunération soit appropriée à ces contraintes.

Cela étant les médecins doivent  contribuer à soutenir les assurés sociaux dont généralement ils perçoivent les difficultés financières quand elles existent. Le meilleur moyen pour cela est le remboursement intégral des consultation par les caisses de Sécurité Sociale et que cessent les dépassements d’honoraires pratiqués de plus en plus fréquemment dans les établissements de soins. Leur opposition au tiers payant généralisé est encore fréquente dans la profession et cela est particulièrement incompréhensible.

Sortir vingt cinq euros pour une consultation n’est pas anodin dans certains foyers et même si certains médecins se vantent de discerner les cas extrêmes qui les conduisent parfois à des attitudes de « compréhension » à l’égard des malades désargentés, cela ne peut constituer une réponse sérieuse qui ne peut que reposer sur le droit et non sur une forme de charité.

De plus il est important de ne pas se satisfaire d’une situation de sous médicalisation que tout le monde reconnaît en progression inquiétante et les professions médicales ne devaient pas s’en accomoder.

Notre ville et sa population en subissent les conséquences comme de nombreuses autres villes du pays. Pour remédier à tous ces inconvénients, la réponse est toujours la même : elle dépend d’une prise de conscience de ladite population et de mobilisations pour s’y opposer.

J’arrête mon commentaire pour suivre mieux l’excellente émission ayant pour titre « Le village métamorphosé » sur la chaine 3 (non sans lien avec ce qui précède)

 

Prix de la consultation de médecine générale, les vraies questions…

 

Un projet d’accord se dessine autour du montant de la consultation à 25 euros pour la médecine générale. Cette situation nous amène plusieurs commentaires.

Tout d’abord il est indispensable que le montant de la rémunération des médecins comme des professionnels paramédicaux soient déterminée par un accord majoritaire à l’issue d’une négociation avec les organisations représentatives.

La demande de revalorisation est légitime au vu de la durée de formation et des responsabilités.

En complément, nous portons une proposition de remboursement à 100% par la Sécurité sociale ce qui induit une convention unique et la suppression des dépassements d’honoraires. Enfin, il est indispensable d’augmenter de manière sensible et durable le nombre de médecins et de paramédicaux en formation…

 Ce sont les réponses positives à ces propositions qui construisent une politique réellement de gauche.

 

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