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Médias. Le 4e pouvoir aux mains du CAC 40

Posté par jacques LAUPIES le 2 août 2016

Quand j vous le disais ! Me croyiez vous  ?

Les opérations de rachat de titres de presse, de chaînes de radio ou de télévision par de grands groupes financiers font florès depuis quelques décennies. Le quotidien que vous tenez entre les mains est un ovni dans cette galaxie.

Médias. Le 4e pouvoir aux mains du CAC 40 dans POLITIQUE
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Patrick Drahi, un poulpe médiatique

Pierre-Yves Baillet
Vendredi, 29 Juillet, 2016
L’Humanité

L’insatiable homme d’affaires continue d’étirer ses tentacules sur les médias et les marchés des télécoms. Une fois ses problèmes de dettes réglés, il compte s’introduire davantage aux États-Unis.

Patrick Drahi a su rapidement bâtir son empire médiatique. Il est le président-fondateur et actionnaire majoritaire du groupe Altice, une multinationale spécialisée dans les télécommunications et les réseaux câblés. Par l’intermédiaire de son consortium, l’homme d’affaires franco-israélien étend ses tentacules sur d’autres opérateurs tels que Numericable-SFR, Virgin Mobile, Portugal Telecom, Orange Dominicana, l’américain Suddenlink ou encore de l’israélien Hot.

Après avoir ingurgité certains de ses congénères, cet animal à l’appétit gargantuesque s’est tourné vers les médias. À la suite du « sauvetage » du journal Libération en 2014, le groupe Altice s’est renforcé dans la presse magazine avec le rachat pour 50 millions d’euros du groupe Express Roularta, qui possède notamment des titres comme l’Express, l’Étudiant, Côté Sud… Les ventouses de Patrick Drahi ont même réussi à s’agripper à la presse professionnelle avec, par exemple, le groupe NewsCo (la Revue des collectivités locales), puis, fin 2015, il prend le contrôle de Stratégies, Coiffure de Paris et Cosmétiquemag. Du côté de l’audiovisuel, un accord stratégique permet à SFR de détenir 49 % du groupe NextRadioTV, qu’il pourra racheter complètement en 2019. Par cette appropriation, l’octopode contrôle désormais, en plus de sa chaîne israélienne i24news, la radio RMC et les chaînes de télé BFMTV, BFM Business et RMC Découverte.

L’opération vise une optimisation fiscale du groupe SFR

L’opérateur SFR a intégré la presse à ses offres télécoms. Depuis le mois de mai, la plupart des utilisateurs ont pu découvrir le pack « SFR Presse ». Pour 19,90 euros par mois, cette offre permet d’accéder en illimité aux versions numériques de Libération, l’Express, l’Expansion, etc. Au total, il s’agit de dix-sept titres que possède SFR, auxquels s’ajouteront de nouvelles chaînes de sport, d’information locale, elles aussi propriété de l’opérateur français. Lors de la Commission des affaires économiques du Sénat, Patrick Drahi a assuré sans honte que son modèle « pouvait sauver la presse ». Ce trust à la Rupert Murdoch est loin pourtant d’être en adéquation avec le modèle pluraliste de la presse…

Plus qu’une histoire d’accumulation, l’opération vise surtout une optimisation fiscale du groupe SFR. Un plan relativement simple, qui prévoit des offres combinées « Forfait plus presse », permet à l’opérateur de bénéficier du taux de TVA de la presse (2,1 %) au lieu du taux normal de 20 %. Selon le site Internet Next Inpact, cela permet au groupe de télécoms de gagner 1,62 euro brut sur un abonnement de 24,99 euros. Un gain mensuel multiplié par 18 millions de clients potentiels. Ce qui permettra encore à la dixième fortune de France d’augmenter ses profits déjà conséquents.

La pieuvre des télécoms lorgne déjà sur son prochain repas

La « convergence », voilà le mot d’ordre du céphalopode multimilliardaire ! Selon le patron de SFR, Michel Combes, « la convergence globale, les clients en rêvent ». Sous ce terme, Patrick Drahi cherche surtout à contrôler à la fois la production de contenus et leur diffusion. La pieuvre des télécoms lorgne déjà sur son prochain repas. Lors d’une rencontre informelle (rapportée toutefois par les Échos), l’homme d’affaires a révélé à des journalistes new-yorkais qu’il espérait figurer parmi les trois premiers acteurs du câble américain dans les cinq années à venir. Actuellement quatrième, cela laisserait supposer qu’il souhaite dévorer le numéro trois, Cox Communications. Il avoue cependant que « ce n’est pas un sujet pour 2016 ».

Une question reste dans sa propre bouche : « Combien de temps va-t-il falloir pour réduire notre endettement ? » La réduction de la dette est peut-être l’objectif qui se cache derrière l’annonce de la suppression d’un tiers des effectifs chez SFR. N’oublions pas que, en 2015, Numericable a emprunté 1,6 milliard d’euros, tout en puisant 900 millions dans sa trésorerie afin d’offrir un dividende de 2,5 milliards à ses actionnaires… dont fait partie Patrick Drahi lui-même. Une chose est sûre, cette multinationale tentaculaire fera encore couler beaucoup d’encre.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

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