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Entendre la parole des autres…

Posté par jacques LAUPIES le 4 août 2016

Que le pape emmerde la caste politico-pseudo-chrétienne de notre pays ne fait aucun doute car ce pape supposé comme ses prédécesseurs  gardien des écritures et en relation particulière avec Dieu condamne l’utilisation et le règne de l’argent qui pour beaucoup de ses adeptes  nombreux au sein de son église, est une plaie qui mine la société. Dire cela n’est pas rien quand on sait que l’église catholique n’a pas été la dernière à thésauriser pour des usages pas toujours très catholiques. Et si l’on en croit Coppola dans le film « Le parrain » les affaires l’ont conduite à des « coopérations » plutôt compromettantes.

Certes ce pape n’entre pas dans la « nuance » qui peut faire distinguer l’argent en tant que monnaie utile aux échanges, depuis la nuit des temps, de son utilisation comme moyen de d’accumuler du capital provenant tout simplement du profit réalisé avec  la force du travail, marchandise exceptionnelle qui produit plus que nécessaire à son renuvellement.  Mais dans ce monde il est assez courant d’éluder les causes et de ne retenir que les effets. Et le pape n’est pas un théoricien marxiste, mais oserai-on dire qu’il ignore Marx ? D’évidence il sait de quoi il parle !

Avec ou sans référence à Marx on s’en fou, c’est déjà un pas de géant pour ce Saint Père que j’inscrirai volontiers dans la liste de ces grands bonhommes que notre humanité produit. Car là où il est on ne peut ignorer l’impact et l’efficacité de ses paroles.

Comme nous le disons aux jeunes en soulignant  la difficulté que représente l’insuffisance des organisations et partis communistes dans le combat pour la transformation de la société et bien que considérant qu’elles sont indispensables, il faut aussi prendre en compte qu’existe des forces politiques, syndicales, religieuses, humanitaires, qui ne peuvent rester insensibles aux maux provoqués par le libéralisme économique et s’en accommodent de moins en moins. De telle sorte qu’elles mènent des actions que l’on pourrait parfois qualifier de marche vers une société communiste

Au fond des volontés imprégnées d’humanisme et reflet des souffrances insupportables naissent parfois des messages que nous devons prendre en compte d’où qu’ils viennent !

Le premier terrorisme est celui du dieu argent

Rosa Moussaoui
Mardi, 2 Août, 2016
L’Humanité

Entendre la parole des autres... dans POLITIQUE
REUTERS

Le pape met en cause les fondamentalismes,récusant toute confusion entre islam et terrorisme.

«On ne peut pas dire, ce n’est pas vrai et ce n’est pas juste, que l’islam soit terroriste. » Ce propos papal de bon sens a fait pousser des cris d’orfraie à un éditorialiste du Figaro, volontiers incendiaire et bruyamment nostalgique de l’ultra-conservatisme de Benoît XVI. Dans l’avion qui le ramenait de Cracovie, en Pologne, au terme des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), le pape François a exposé devant la presse sa vision de la violence terroriste et des façons de la combattre.

Le terreau de la désespérance, une source de violence

Quelques jours seulement après l’ignoble ­assassinat du père Jacques Hamel en pleine messe, dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), par des djihadistes se réclamant de Daech, pas le moindre accent de vindicte ou de haine dans les mots du pape, qui rejette toute stigmatisation des musulmans, toute assimilation de l’islam au terrorisme.

« Une chose est vraie : je crois qu’il y a presque toujours dans toutes les religions un petit groupe de fondamentalistes. Nous en avons (…), a-t-il expliqué. Je crois qu’il n’est pas juste d’identifier l’islam avec la violence, ce n’est pas juste et ce n’est pas vrai. J’ai eu un long dialogue avec le grand imam de l’université de Al Azhar et je sais ce qu’ils pensent. Ils cherchent la paix, la rencontre. » Le pape a évoqué, surtout, le terreau de désespérance sur lequel prospèrent, partout dans le monde, l’intégrisme et la violence : « Il y a des petits groupes fondamentalistes. Et je me demande, c’est une question : combien de jeunes, nous, Européens, avons-nous laissés, vides d’idéal, qui n’ont pas de travail (…) ? Ils vont là-bas et ils s’enrôlent dans les groupes fondamentalistes. »

Une religion, pourtant, est nommément mise en cause par François : celle du profit à tout prix, qui hisse l’argent au-dessus des êtres humains. « Le terrorisme est aussi… je ne sais pas si je peux le dire car c’est un peu dangereux, mais le terrorisme grandit lorsqu’il n’y a pas d’autre option. Et au centre de l’économie mondiale, il y a le dieu argent, et non la personne, l’homme et la femme, voilà le premier terrorisme. (…) Ceci est un terrorisme de base, contre toute l’humanité. Nous devons y réfléchir. »

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

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