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Il ne suffirait plus de participer, il faut gagner à tout prix !

Posté par jacques LAUPIES le 9 août 2016

Les vacances mais aussi la hantise des attentas terroriste entretenue par les médias, les problèmes du quotidien qu’il faut bien gérer sans omettre l’épuisement de la planète font que la lassitude peut gagner. Chacun réagit en fonction de ses convictions à tout cela avec plus ou moins de résignation rarement de l’espérance.

Comment peut il en être autrement avec chaque jour une annonce catastrophe qui fait la une de la presse et des journaux télévisés. Heureusement (si on peut dire) pour certains  il y a le sport ! Cette année nous avons été gâtés avec l’Euro du Foot,  le tour de France habituel, et à présent les JO.

De quoi orienter les discussions de bistrot où, aidé par le pastis qui coule à flot, on tente de refaire le monde dans le sens de la dégradation, à moins que ce ne soit plus sobrement avec le café qui donne droit d’usage à des terrasses fréquentées par des touristes,  plus ou moins appréciés, qui doivent s’interroger sur nos mœurs d’autochtone  souvent de courte date et de courte vue.

Enfin le sport par télé interposée est bien là ! Et l’on peut se régaler de voir des athlètes nous donner un image autre que celles que nous offrent des corps déjà empâtés à 2o ans, parfois obèses à 12 et frappés d’énormes dégâts quand vient le temps. Les spécialistes du corps l’affirment :  la réussite physique s’accompagne généralement de beaucoup d’efforts et va de pair avec l’intellect et vice versa !

Comme nous tous je suis en admiration devant les performances sportives sauf que je suis un peu dérangé avec le fait que si on n’est pas le meilleur on ne vaut pas grand chose. On ne s’imagine pas les dégâts que fait cette vision élitiste du sport.

Bien sur que les meilleurs font exemple et sont utiles, à tel point que ceux qui ne le sont pas – les meilleurs – en viennent à considérer qu’ils sont bon a rien ou que les autres trichent !

Voyez même le sport peut nous rendre triste comme ces champions de natation qui ne sont plus les meilleurs. Dommage que l’effet ne soit pas le même avec certains hommes politiques qui ne perdent pas le sourire ! Normal : ce que nous considérons être leur échec est pour eux une réussite…  

La loi travail promulguée hier  est un bel exemple. Dans le combat de classe le bonheur des uns fait toujours le malheur des autres. Même si on triche !

François Hollande tente de se réinventer pour 2017

Aurélien Soucheyre avec Nada Danac
Lundi, 8 Août, 2016
Humanite.fr

En avion, le temps suspend parfois son vol. Il n’en fallait pas plus à François Hollande pour se réinventer complètement en vue de la présidentielle de 2017. Le président de la République s’est ainsi laissé aller à quelques confidences qui en disent long, lors de son retour depuis Rio de Janeiro, où il était allé défendre la candidature de Paris pour les Jeux Olympiques de 2024. Retour sur trois points soulevés par l’hôte de l’Elysée samedi dernier devant les journalistes, dont la presse s’est fait l’écho dimanche et lundi.

1 – Inverser la courbe du chômage n’est plus une condition sine qua non à sa candidature…

Pour la toute première fois depuis le début du quinquennat, le président de la République a balayé d’un revers de main sa promesse de ne pas se représenter s’il ne parvenait pas à faire baisser le chômage. Il y a peu, François Hollande promettait encore : « S’il n’y a pas de baisse de chômage, je l’ai dit plusieurs fois, je ne serai pas candidat ». Cette condition sine qua non s’est semble-t-il subitement envolée. C’est sans doute que la situation du pays l’oblige à repartir pour un tour, selon un air bien connu… Ainsi, le président a testé un nouvel habit pour la présidentielle de 2017, déclarant : « Si on n’a pas les résultats, tout paraît prétexte, mais ça ne suffit pas pour autant. L’élection se jouera sur cette question : dans quel pays veut-on vivre ? » François Hollande fait ici passer la question du chômage au second plan, avant de se poser en défenseur de la démocratie face à « la tentation autoritaire qui est un phénomène mondial ».

2 – La démocratie érigée en valeur repère tout en méprisant le Parlement et les mobilisations citoyennes…

En dépit d’attaques contre les libertés publiques (état d’urgence interminable, loi Renseignement…), François Hollande a souligné que : « Ce n’est pas la politique qu’il faut changer, c’est le rapport à la démocratie, les modes d’expression. Il faut changer la démocratie, pas la restreindre ».
Autre phrase sidérante : « Il y a une déconnexion entre le temps parlementaire, exagérément long, et le temps participatif citoyen, exagérément court ». S’il est assez significatif d’entendre un président opposer ces deux temps, dont la complémentarité doit être renforcée, il est surtout frappant de le voir à nouveau taper sur un Parlement qui a déjà été privé de débat sur la loi Travail cette année, les députés ayant été interdits de vote suite à l’usage répété du 49-3. Le « temps participatif citoyen » a pour sa part lui aussi été copieusement méprisé par François Hollande tout au long de l’année, le président ignorant totalement le grand mouvement qui s’est inscrit dans la durée contre la loi El Khomri, sans oublier les tentatives d’interdiction de manifester défendues par l’Elysée…

3 – La « synthèse » et le respect des sensibilités de gauche de nouveau brandies après quatre ans de renoncements…

Enfin, François Hollande a estimé que « L’électorat de gauche est dispersé par définition. Il n’y a pas une sensibilité qui doit prendre le dessus sur une autre. Il faut faire une synthèse ! ». A la bonne heure, venant de l’un des principaux responsables du clivage au sein des différentes familles de gauche. Quand à la synthèse, qu’il s’évertue à rendre impossible avec les communistes, les autres composantes du Front de gauche et toutes les forces alternatives et progressistes, François Hollande a bien montré qu’il n’avait jamais eu l’intention de la faire avec les écologistes, tournant le dos à nombre de leurs projets et caporalisant leurs troupes jusqu’à faire éclater le groupe écologiste à l’Assemblée nationale.
Enfin, François Hollande, quand il défend qu’aucune « sensibilité » ne « doit prendre le dessus sur une autre » feint d’ignorer qu’en ce qui concerne uniquement le PS, la sensibilité vallsiste, néo-libérale et néo-réactionnaire a clairement pris le dessus dans son action et dans son bilan, alors même qu’elle était largement minoritaire lors des primaires de 2012, son premier ministre Manuel Valls ayant à l’époque péniblement atteint les 5%…
La synthèse prônée ici a bon dos, puisqu’il est largement possible d’estimer, sans tomber dans la caricature, que François Hollande a jusqu’à présent beaucoup plus recherché la synthèse très loin sur sa droite plutôt que sur sa gauche.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

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