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A trois contre un…

Posté par jacques LAUPIES le 13 août 2016

Après avoir foutu la merde dans le règlement de compte avec Kadhafi et déclenché l’ouverture d’un « front » supplémentaire par DAESH notre ancien Président veut élever le niveau de la guerre pour résoudre la question.

On sait où mènent de telles stratégies : de nouveaux embrasements, des peuples meurtris et la France enclenchée dans des conflits qu’elle n’a même pas la possibilité de maitriser.

Le compère Hollande ne fait pas mieux en subissant cette politique étrangère qui reste du domaine camouflé d’une forme de néo colonialisme.

Le Front National compte les points, expression d’une fraction de la bourgeoisie qui attend son heure et ne cesse de faire dans la démagogie qui obtient hélas des résultats électoraux en sa faveur dans les milieux populaires (de droite ou de gauche)

Le Parti Communiste affaiblie en influence  reste le seul ancrage possible car  maintenant l’analyse de classe il préconise la négociation, le recours à l’ONU, et l’avenir dans la coopération avec les pays d’Afrique et du Moyen Orient. Beaucoup de français et bien plus qu’on le croit partagent ce point de vue mais peinent pour diverses raisons (notamment le poids médiatique en faveur des trois autres composantes (PS-FN-LR) présentées comme seules alternatives possibles.

Mais ne nous faisons pas d’illusions, s’il veut créer cette quatrième force capable d’inverser la situation et d’entrainer les républicains de progrès dans une alternative de paix et de justice sociale il lui faut lui-même se renforcer et accroitre une influence qui demeure profonde. L’enjeu est à trois contre un.

 Nicolas Sarkozy, entre farce et tragédie

Aurélien Soucheyre
Vendredi, 12 Août, 2016
L’Humanité

A trois contre un... dans POLITIQUE

AFP

L’ex-président de la République s’est quasiment déclaré candidat dans Valeurs actuelles. En pleine fuite en avant virile et binaire, il vend « la guerre partout », tance le voile, les cantines scolaires et le droit du sol.

Le visage de Nicolas Sarkozy occupe totalement l’espace de la une de Valeurs actuelles du 11 août, avec ce titre : « Confidences avant la bataille ». Sans surprise, les propos tenus dans l’entretien accordé sont avant tout ceux d’un futur candidat à la candidature pour « Les Républicains », capable du pire pour exister en vue de la présidentielle de 2017, jusqu’à naviguer dans des eaux troubles où la droite ferait bien de ne jamais retourner car elle s’y est toujours perdue.

L’ancien hôte de l’Élysée y déclare : « Je sens la République suffoquer », mais ne propose par la suite rien d’autre que toujours plus de kérosène sur le feu. « En vingt mois, il y a eu 237 Français assassinés. Ils le sont parce que les barbares qui nous attaquent croient que nous sommes faibles. Voilà la vérité. Et donc ils se déchaînent. Cette situation est insupportable », lance-t-il, lors d’un long passage consacré au terrorisme. Considérant que « la France vulnérable, ce n’est pas la France », il s’enfonce dans une posture virile et guerrière : « La guerre nous a été déclarée. La guerre. La France doit être impitoyable, elle doit faire changer la peur de côté. »

Puis vient le dérapage, tellement à la mode chez les candidats, en France comme outre-Atlantique : « La guerre devra être menée par la République, partout, tout le temps, avec une détermination totale », assène-t-il. Partout ? Tout le temps ? Quel beau programme. Nicolas Sarkozy affirme qu’il y a « une guerre extérieure et une guerre intérieure ». « Pour gagner la guerre extérieure, il faudra se réconcilier avec les Russes, et convaincre nos partenaires arabes d’envoyer des troupes au sol, car une guerre ne se gagne pas seulement à 10 000 mètres d’altitude. Sur le front intérieur, enfin, il faut une reprise en main. Il doit y avoir une réponse politique qui dépasse l’indispensable riposte pénale et les mesures de sécurité à mettre en place. »

Une réponse politique ? Du fond ? Des propositions concrètes qui élèvent le débat ? Suspense. Selon le candidat, la réponse politique « doit obéir à une stratégie simple : la République ne reculera plus sur rien ». Nicolas Sarkozy souhaite-t-il rassembler dans la liberté, l’égalité, la fraternité, panser les plaies, développer la justice sociale, le vivre-ensemble et prévenir, travailler en amont pour s’attaquer à toutes les origines du terrorisme ? En aucune façon. Quand il parle de ne plus reculer, voici son développement : « Cela implique d’interdire les expressions communautaires dans les entreprises, le voile à l’université comme dans l’entreprise et les menus de substitution dans les cantines scolaires. » Le voile et les cantines scolaires… La réponse politique face au terrorisme, pour Nicolas Sarkozy, c’est donc de cibler grossièrement l’islam, d’amalgamer les musulmans au terrorisme et de développer des solutions bêtes et méchantes. En bref, la stratégie du grand fourre-tout, puis du grand détournement en agitant les craintes sans proposer aucune solution concrète.

Le problème avec Sarkozy, c’est toujours l’autre…

Autre exemple dans le genre ridicule et dangereux ? Nicolas Sarkozy souhaite une « modification assez substantielle » du droit du sol. « Je veux qu’on le garde, mais pas de manière automatique. Il faudra créer une présomption de nationalité, permettant de ne pas attribuer la nationalité à quelqu’un qui aurait un casier judiciaire à sa majorité, ou dont on pourrait prouver que ses parents étaient en situation irrégulière au moment de la naissance. » Comme si l’obtention de la nationalité était un des problèmes numéro un en France, comme si ceux qui ne l’ont pas par le sang pouvaient en être indignes…Le problème avec Nicolas Sarkozy, c’est toujours l’autre. La réponse, c’est toujours la stigmatisation et la pseudo-force. Tout est si simple et si binaire dans ce monde imaginaire que ça en devient terriblement idiot, injuste et nocif. Mais, une chose est sûre, la campagne va puer sévère. Elle pue déjà

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

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