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Sortir de la confusion, être clairs sur les objectifs, et trouver le meilleur compromis avec les républicains et démocrates de notre pays

Posté par jacques LAUPIES le 22 août 2016

 

 

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 suis pas content, ça se voit non ?

La constitution de notre pays et le système électoral qui l’accompagne conduit à chaque nouvelle élection à un déni de démocratie encore plus prononcé en ce sens qu’il ouvre la porte à de véritables mascarades qui piègent. les électeurs des grands courants politiques qui se sont affirmés tout aussi arbitrairement au lendemain de la précédente consultation..

Ainsi la droite globalement battue en 2012 se trouve dans la position inconfortable de son ex leader Sarkozy qui peinant à s’imposer pourrait comme son compère Hollande bénéficier de la présence d’une pléiade de concurrents lors des primaires qu’ils organise, ce qui les placerait tous deux en prétendants à la magistrature suprême bien que  finalement ultra minoritaires. Un excellent moyen de contourner la poussée populiste de l’extrême droite qui sera forcément isolée grâce au système. Une poussée qui en fait une force de réserve considérable pour défendre les intérêts de la bourgeoisie. Force  pour l’instant en voie de garage.

Quant à la contestation par une véritable politique de gauche, elle-même dispersée, elle risque bien de se trouver paralysée et dans l’obligation de recourir à une primaire seul moyen de canaliser ses forces potentielles. Des forces  qui existent cependant dans un électorat regroupé dans le passé au sein du Front de Gauche auquel il faut ajouter ceux qui se sont réfugiés dans l’abstention mais qui seront privés de l’apport du courant que représentent les frondeurs, savamment englués par les sortants et la direction du PS dans la primaire organisée par ces derniers.

Et si les efforts de rassemblement du Parti communiste que s’appliquent à ignorer des médias sous manipulation constante, n’aboutissent pas il est à craindre que la campagne pour les présidentielles déjà amorcée conduisent ce parti (et ses éventuels alliés) à mener une bataille qui devrait avoir pour objectif d’éclairer les français sur :

- la nécessité de changer de constitution et d’un retour à la proportionnelle intégrale pour en finir avec la déliquescence de la 5ème République,

- un programme clair pour une politique économique et sociale conditionnée par la maitrise publique des grands secteurs de l’économie et de la finance, la réduction de la durée du travail et un rétablissement des droits en matière d’éducation, de santé, de culture. de sécurité dans le respect rigoureux des principes républicains

- une politique étrangère radicalement tournée vers le règlement des conflits en cours, l’arrêt des interventions militaires décrétées sans accord ni contrôle de l’ONU, le désengagement de l’OTAN, une grande politique de coopération économique avec les peuples en état de sous développement en les incitant à l’action pour leur protection sociale.

Y a t il dans le cadre constitutionnel actuel qui s’impose possibilité de développer ces trois axes essentiels pour que le moment venu, les électeurs s’étant prononcés, le compromis acceptable devienne possible pour écarter la droite laquelle la prestation socialiste terminée, nous promet un recul social jamais réalisé et qu’elle espère ? 

 

 

 

 

L’aile gauche du PS, entre appel à l’unité et dispersion

primaire socialiste
Julia Hamlaoui
Jeudi, 18 Août, 2016
L’Humanité

Benoît Hamon est le troisième membre de l’aile gauche du PS à se lancer dans la course à la primaire, tandis que l’annonce de la candidature d’Arnaud Montebourg est attendue ce dimanche, à Frangy-en-Bresse. De quoi susciter des inquiétudes quant à un éparpillement qui pourrait servir Hollande.

Ça se bouscule pour la rentrée du côté de l’aile gauche du PS. S’ils partagent l’idée qu’une alternative à la politique gouvernementale est nécessaire, il est loin d’être sûr que les différents courants socialistes au cœur de la fronde de ces derniers mois se présentent sous une même bannière en janvier à la primaire du PS. Après Marie-Noëlle Lienemann et Gérard Filoche avant l’été, c’est Benoît Hamon qui a amorcé la reprise en se déclarant candidat à cette primaire, mardi soir sur France 2, quelques jours avant le rendez-vous d’Arnaud Montebourg à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), où ce dernier devrait lui aussi annoncer qu’il se présente.

Un signe sans doute que le débat n’est pas aussi bien verrouillé qu’auraient pu l’espérer François Hollande et Jean-Christophe Cambadélis lorsqu’ils ont concédé l’organisation de ce scrutin. Une faille sur laquelle insistent d’ailleurs les différents postulants. « Il n’y a pas déjà de candidat naturel pour succéder à Hollande, même pas lui-même », a déclaré ainsi Benoît Hamon. En écho, peu après, François Kalfon, porte-parole de l’ancien ministre du Redressement productif, insistait à son tour sur RMC : « Arnaud Montebourg se présente pour constituer une alternative à François Hollande, qui est le candidat officiel mais qui n’arrive pas à s’imposer comme candidat naturel », a-t-il dit, levant par là même le demi-suspense entretenu par son candidat depuis son discours au mont Beuvray en mai dernier.

Après la sénatrice de Paris, qui a présenté ses propositions début août, les deux anciens ministres tentent pour l’heure de mettre en avant leur programme. Le « Projet France » de Montebourg sera présenté à Frangy-en-Bresse ce dimanche. Le « Rassemblement pour gagner en 2017 » de Hamon sera décliné le week-end suivant à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Toutefois, si l’entrée en course de ce dernier (qui a au passage invité un Montebourg non encore officiellement déclaré à le rejoindre) est vue comme un « challenge positif » par François Kalfon, tout le monde, à la gauche du PS, ne voit pas la multiplication des candidatures de l’aile gauche d’un bon œil. Le risque, « c’est donner à François Hollande une chance un peu inespérée de gagner », relève Laurent Baumel, l’un des soutiens de Montebourg, estimant que « les nuances mises en avant sur le fond ne justifient pas une dispersion qui rendrait l’alternative impossible ». Reste l’éventuel reproche d’une participation des deux candidats les plus médiatisés aux gouvernements Ayrault puis Valls. « Pour ma part, dès le début du quinquennat, j’en ai appelé au rassemblement de la gauche, à une politique de relance et à une autre orientation, beaucoup d’autres chemin faisant ont adopté cette même posture », relève Marie-Noëlle Lienemann, tout en refusant de « casser du sucre sur le dos du voisin puisque pour gagner tout le monde devra se retrouver ». Une unité que défend également le député Christian Paul : « Notre objectif est de construire une candidature unique pour représenter à la primaire tous ceux qui veulent un changement », continuait-il d’affirmer dans le Monde en début de semaine, au nom des « frondeurs », qui organisent un rendez-vous le deuxième week-end de septembre à La Rochelle. Mais, à en croire Laurent Baumel, « la question de la candidature ne se réglera pas là » mais plutôt d’ici le dépôt officiel des candidatures, en décembre.

Martine Aubry se présentera-t-elle ?

D’ici là, qui pèsera le plus ? Telle est la bataille qui s’annonce. Benoît Hamon, qui avait soutenu Martine Aubry lors de la primaire de 2011, semble compter sur un renvoi d’ascenseur. « On verra… Ses proches (d’Aubry – NDLR) ne nous envoient pas de signaux négatifs », confie le député Régis Juanico, l’un de ses soutiens, à Libération. Les intentions de la maire de Lille demeurent cependant bien gardées : se présentera-t-elle ? Soutiendra-t-elle un candidat de l’aile gauche ou, comme au dernier congrès, ralliera-t-elle les pro-gouvernement pour tenter de peser sur cette ligne ? Après l’annulation de son rendez-vous de rentrée à Montpellier, ses lieutenants jurent que celui-ci n’est que « reporté à l’automne ». De quoi voir venir. Pour certains alliés de Montebourg, cependant, Aubry ou pas, « ce n’est pas un congrès, la logique ne consiste pas à aligner les soutiens mais à résonner dans l’opinion ». En attendant, l’échec d’un rassemblement avant le premier tour de la primaire est d’ores et déjà envisagé : « Les conditions du rassemblement pourront se poser le cas échéant au second tour », a indiqué Benoît Hamon tout en laissant la porte ouverte : « Si demain il doit y avoir des rassemblements, pourquoi pas. »

 

Au tour  de Montebourg d’avancer ses ambitions présidentielles

Humanite.fr

 dans POLITIQUE

AFP / PHILIPPE DESMAZES

Comme prévu, l’ancien ministre Arnaud Montebourg a annoncé ce dimanche à Frangy-en-Bresse, au cours de la Fête de la rose annuelle rebaptisée pour l’occasion Fête Populaire, sa candidature à l’élection présidentielle. Il a donné les grandes lignes de son programme axé sur la relance économique et une réforme des institutions.

« Si je suis candidat au rassemblement d’une majorité de Français, c’est d’abord parce qu’il m’est impossible, comme à des millions de Français, de soutenir l’actuel président de la République », a lancé Arnaud Montebourg dans son discours de candidature. Il a aussi invité François Hollande à « bien réfléchir à sa décision » de se représenter ou non, « en prenant en compte l’intérêt supérieur du pays ».
Et les primaires au sein du PS? Aucune mention. Celui qui a pourtant milité pour l’instauration d’un tel processus de nomination laisse planer le doute, au moins le silence. « Je suis candidat à la présidence de la République française » s’est-il contenté d’affirmer. Un des proches du candidat interrogé sur France Info ce dimanche matin a avancé qu’il était, pour l’instant, encore question que Montebourg se plie à l’exercice.

Le candidat s’est entouré de groupes d’experts et de députés frondeurs comme Laurent Baumel pour développer les grandes lignes de son programme, baptisé prosaïquement Projet France. Le candidat a également cédé aux sirènes du participatif, puisque selon lui 7000 citoyens ont déposé des propositions, validées ou écartées par 200.000 votants. Et en premier lieu, ces propositions concerne la relance économique. Montebourg promet de s’affranchir de l’austérité et du dogme des 3 % pour proposer une politique de relance et d’aide envers les PME. Il entend aussi proposer d’importantes réformes constitutionnelles avec notamment une réforme complète du Sénat et l’introduction de la proportionnelle intégrale.

Quelques propositions concrètes

  • Annulation pour les classes moyennes et populaires de toutes les hausses d’impôts décidées ces cinq dernières années.
  • Aide à l’acquisition de leur logement pour les 4,5 millions de locataires de logement sociaux, à 50 % en dessous des prix du marché
  • Rétablissement d’un service militaire ou civil obligatoire de 6 mois
  • 80 % des marchés publics attribués aux PME travaillant sur le sol national
  • Création d’une banque nationale qui garantirait 80 % des crédits contractés par les PME
  • 10 à 20 % de l’épargne nationale sera attribué au financement des PME
  • Réforme totale du sénat composé de citoyens tirés au sort, avec de nouvelles missions
  • Proportionnelle intégrale aux législatives avec baisse du nombre de député
  • Démission automatique de la haute administration en cas d’alternance politique

 

 

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