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Quand le fantôme de Mouammar Kadhafi perturbe la troisième campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy

Posté par jacques LAUPIES le 30 septembre 2016

Gérard Le Puill
Jeudi, 29 Septembre, 2016
Humanite.f
Quand le fantôme de Mouammar Kadhafi perturbe la troisième campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy dans POLITIQUE

Photo AFP

La lecture des informations fournies cette semaine par Médiapart sur les notes retrouvées dans les carnets de l’ancien ministre du pétrole libyen Choukri Ghalem fait remonter des souvenirs chez quiconque à l’habitude de suivre de près l’actualité politique en France et dans le monde. A ces révélations s’ajoutent celles de son ex conseiller Patrick Buisson à l’occasion de la sortie de son livre et celles qui seront produites ce soir sur France 2 par « Envoyé Spécial » présenté par Elise Lucet à propos de l’affaire Bygmalion, relative au financement de sa campagne présidentielle en 2012. 

On se souvient qu’à la fin de mois de juillet 2007- alors que le couple formé par Nicolas Sarkozy et Cécilia Ciganer n’était pas au mieux- l’épouse du tout nouveau président de la République était propulsée comme héroïne sur le devant de la scène médiatique pour avoir sorti de leur prison libyenne les infirmières bulgares détenues depuis des années. Le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant agissait alors en coulisse. Et se posait déjà une question : comment la France, non concernée directement par cette affaire, avait-elle pu obtenir ce qui n’avait pas été possible ailleurs, y compris en faisant intervenir la diplomatie via l’ONU se demandait-on alors ?
 
En décembre de la même année, le colonel Kadhafi effectuait une visite de plusieurs jours en France et se voyait autorisé à poser sa tente de bédouin dans les jardins de l’hôtel Marigny à deux pas de l’Elysée. Il se murmurait alors que la possible signature de contrats pouvant atteindre 10 milliards d’euros d’exportations pour la France valait bien la satisfaction à Paris d’un tel caprice voulu par le guide de la révolution libyenne.
Plus tard, les relations franco-libyennes allaient se gâter. En août 2011, avec l’aide de l’OTAN, Nicolas Sarkozy et le premier ministre britannique David Cameron bombardaient la Libye et aidaient les « insurgés » libyens à capturer Kadhafi à le pistant dans sa fuite grâce à leur surveillance aérienne. Lors de sa capture, les images d’une vidéo de l’ONG Human Right Watch montraient un colonel malmené par la foule alors qu’il semblait déjà à moitié mort et qu’on le chargeait dans une ambulance. Khalid Ahmed Raid, un commandant de la brigade de milice à Misrata racontait alors : « quand nous avons capturé Kadhafi, c’était une grande pagaille. Il y avait des combattants partout. Il était en vie quand je l’ai vu, donc il a dû être tué plus tard, pas quand nous l’avons vu. Mais c’était une scène violente, il a été jeté à l’avant d’une camionnette qui a essayé de l’emmener loin de là et il est tombé.
C’était très confus. Des gens lui tiraient les cheveux, le battaient. Nous comprenions qu’il lui fallait un procès, mais nous ne pouvions contrôler personne… ». 
 
L’article que publient cette semaine Fabrice Arfi et Karl Laske dans Médiapart commence ainsi: « L’ancien ministre du pétrole libyen Choukri Ghanem, retrouvé noyé dans le Danube en avril 2012, a laissé derrière lui un carnet de notes actuellement exploité par la justice. L’ancien dirigeant y a détaillé, le 29 avril 2007, une série de trois versements destinés à la campagne présidentielle de l’ancien chef de l’Etat ». La somme de 6,5 millions d’euros est avancée et les deux auteurs rappellent que la justice française enquête sur cette affaire d’un possible financement de la campagne électorale de 2007 de Sarkozy par la Libye, avant de faire ce commentaire : « Ce que plusieurs dirigeant libyens , Mouammar Kadhafi en tête, avaient publiquement affirmé peu avant l’offensive militaire occidentale de 2011. Cette affaire vaut déjà une mise en examen pour « blanchiment et fraude fiscale», « faux » et « usage de faux » à son plus proche collaborateur d’alors, Claude Guéant, mis en cause pour avoir reçu 500.000 euros d’un des gestionnaires des comptes offshore de l’Etat libyen».
A propos de la mort de Choukri Ghanem, « retrouvé sans vie le 29 avril 2012 , flottant dans le Danube , à Vienne (…) La police autrichienne, qui n’avait pas exclu la piste de l’assassinat dans un premier temps, a conclu à une noyage accidentelle au petit matin consécutive à une crise cardiaque (…) La veille de la mort de Ghanem , Médiapart avait rendu public un document officiel libyen, daté de décembre 2006, évoquant l’accord de principe des autorités pour financer à hauteur de 50 millions d’euros, la campagne électorale du président de l’UMP ».
 
Sans prétendre tirer une conclusion définitive de cette affaire, relevons encore ce commentaire de Fabrice Arfi et Karl Laske : »La note libyenne révélée par Médiapart en 2012 – taxée de « faux grossier » par l’ancien président, mais désormais authentifiée par les expertises techniques ordonnées par la justice- ne portait que sur un accord de financement de la campagne de 2007. Le carnet de Ghanem , pour la première fois, montre que des versements ont bien eu lieu , conformément au témoignage de l’ancien chef de cabinet de Saïf al-Islam, un certain Mohamed Ismail, qui avait décrit des circuits bancaires ayant notamment transité par le Liban, l’Allemagne et la Suisse ».
Voilà qui semble monter que la justice à encore du pain sur la planche comme on dit.

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Les réhabilitations : mieux vaut tard que jamais !

Posté par jacques LAUPIES le 30 septembre 2016

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La paix d’une ruelle de Provence

Les familles de ces soldats de la première guerre mondiale humiliés pour avoir été considérés comme traitre à leur pays, mis à mort pour l’exemple, ont eu droit à la repentance de l’état à leur égard  bien tardivement.

Il en va ainsi pour tous ceux qui ont osé s’insurger contre un ordre établi, les oppressions, et des pratiques de mœurs minoritaires, que le temps et les luttes effacent et rendent parfois désuètes aux yeux des nouvelles générations.

Mais parfois le phénomène inverse se produit et ressurgissent les plus vils défaut qui ont prévalu dans le passé : les poussées de haines et de violences qui engendrent la méfiance, la peur et parfois la délation.

Tout cela parce que l’histoire est interprétée, révisée ou simplement oubliée.

Entrant dans l’âge c’est un peu le sentiment qui nous anime !

Mais il est tellement plus rassurant (et juste) de garder l’espoir !

« Quand ça veut lutter un homme, ça peut lutter »

Kareen Janselme
Jeudi, 29 Septembre, 2016
Humanite.fr

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Les réhabilitations : mieux vaut tard que jamais ! dans POLITIQUE

Photo AFP

Les mineurs de 1948 ont retrouvé leurs grades militaires plus de soixante après en avoir été spoliés pour fait de grève.

C’est Christiane Taubira qui a ouvert la cérémonie. « Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers… », citant Jean Ferrat, Louis Aragon, Paul Eluard, l’ancienne Garde des Sceaux a rendu hommage aux mineurs grévistes de 1948, chargés par les CRS, spoliés de leurs droits, dégradés militairement, et à leurs femmes elles-aussi victimes. « Quand ça veut lutter un homme, ça peut lutter » a-t-elle conclu en regardant tête haute François Hollande.
 
C’est le président de la République qui a « souhaité que cette cérémonie soit ouverte par Christiane Taubira ». C’est bien elle qui a relancé le début de la réhabilitation des mineurs alors que la cour de cassation s’était prononcée contre leurs indemnisations aux Prud’hommes, bloquant une procédure entamée en 2007. Fin 2014, la ministre de la justice introduisait dans la loi de finances une indemnisation forfaitaire des mineurs et leurs ayant-droit, affirmant que « La République française reconnaît le caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève des mineurs grévistes en 1948 et 1952 ». A ce jour 33 dossiers ont été indemnisés et 1 million 460 000 euros versés par l’Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM). Bien peu par rapport aux 1342 condamnés à la prison ferme en 1948. Et des sommes bien faibles (30 000 euros pour les mineurs, 5000 euros pour leurs enfants) pour ceux qui ont tout perdu après avoir été licencié : le logement, le chauffage, le médecin gratuit, les bourses d’étude pour les enfants, la retraite, le salaire…
 
« Les salariés d’Air France ne sont pas des voyous. Les travailleurs perdent les pédales lorsque toute une vie va être brisée. C’est rien comme violence d’arracher une chemise à côté de celle qui peut arracher toute une vie » Norbert Gilmez
 
Mais ce mercredi, sous les ors de l’Elysée, une nouvelle injustice a été réparée avec la récupération des grades militaires des mineurs grévistes. « Jamais je n’avais eu à réaliser cette acte : la réintégration ». François Hollande a restitué titres et grades militaires à quatre gueules noires, à titre posthume, évoquant « quatre destins qui avaient pu être brisés et qui ici retrouvent l’honneur ». « C’est un message d’espoir (…) pour ceux frappés de décisions arbitraires et injustes » a assuré le président de la République, qui a ensuite embrassé tour à tour chaque descendant de mineur. « Je ne peux être qu’ému, a réagit Pierre Rebouillait, fils de François Rebouillat qui retrouvait enfin son titre de caporal. C’est une reconnaissance merveilleuse de remettre mon père dans son grade. » Nombreux ont été ces mineurs, fiers d’avoir fait grève pour sauvegarder leurs salaires et leur statut, mais honteux d’avoir été dégradés et qui turent cette infamie à leur famille. Ainsi Norbert Gilmez, employé de bureau dans les Houillères en 1948 et gréviste, travailla 20 ans avec Aimable Duhamel et « jamais il ne me l’avait dit ». « Et pour le docteur Versquel, je n’ai appris qu’en 1978 qu’il avait été dégradé et radié un an de l’ordre des médecins . » Tous deux ont retrouvé ce mercredi 28 septembre 2016 leur honneur. Mais la lutte n’est pas terminée. Pour Norbert Gilmez, vaillant combattant pour la réhabilitation des mineurs, il reste encore des indemnités à obtenir : « Il faut faire appliquer la deuxième partie de l’article de loi de Madame Taubira, en reconstituant les carrières et en incluant la perte du chauffage, du logement, du salaire, de la retraite complémentaire que j’aurais dû avoir ». Et tout simplement, debout sur l’estrade, aux côtés de ses camarades recevant médailles, il n’a pu s’empêcher d’en glisser un mot au chef de l’Etat. L’histoire des mineurs de 1948 n’est pas finie.

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Décès Shimon Pérès

Posté par jacques LAUPIES le 29 septembre 2016

Décès Shimon Pérès :

 

Si l’on considère que Shimon Pérès est un social démocrate de par son appartenance au Parti Travailliste israélien on a là un parfait modèle de ce qu’une telle étiquette symbolise dans l’action politique que peuvent mener ses semblables dans son pays ou encore ailleurs sur la planète.

La défense des opprimés n’est pas leur tasse de thé et au moment ou l’on rappelle la répression des grèves de mineurs par un certain Jules Moch, ministre socialiste en 1948 (pardonnez ce rapprochement qui peut paraître un peu incongru), décède à l’autre bout de la méditerranée un homme qui a fait massacrer des palestiniens, chassés de leurs terres avec le regard bienveillant de ses homologues occidentaux. Et surtout du sionisme et des fabricants d’armes (pas du tout sioniste eux)

Certes Shimon Perez eu un prix Nobel de la paix pour avoir contribué à un accord qui n’a jamais vraiment été respecté. Mais Obama a lui aussi reçu cette distinction pour s’être prononcé pour l’apaisement des conflits au Moyen Orient et le succès n’est pas meilleur.

On pourrait établir une longue liste de ces réformateurs qui baignent dans l’inefficacité et pire mettent parfois leur étiquette de démocrate, social ou pas, au service des classes dominantes.

Tiens, tiens cela ne vous rappelles l’actualité politique française ? Allez je ne citerai personne, ce sera une devinette !

 

« L’homme des rendez-vous manqués avec la paix et la solution à deux Etats »

 

Shimon Pérès, ancien président de la République d’Israël, ancien ministre de la Défense et plusieurs fois premier ministre, est décédé ce 28 septembre à l’âge 93 ans.

Ancien co-récipiendaire du prix Nobel de la Paix (1994) pour les accords d’Oslo, Shimon Pérès aura néanmoins, après l’assassinat d’Yitzhak Rabin en 1995, accompagné leur lente agonie. Malgré les lourdes concessions palestiniennes, ces accords n’ont jamais été respectés par la partie israélienne et auront ouvert la voie à la prise du pouvoir des colons extrémistes sous les mandats de Benyamin Netanyahu.

En 2009, alors président de la République, Shimon Pérès approuvait sans état d’âme les bombardements israéliens sur Gaza (opération « Plomb durci »); en 2014, après avoir quitté ses fonctions, il en appelait au contraire à mettre un terme à l’ « opération Bordure protectrice » : Shimon Pérès aura entretenu les ambiguïtés comme l’illustre la fin du parcours politique qui fut marquée par son départ du Parti Travailliste et son ralliement à Ariel Sharon et à son parti, Kadima (droite dite centriste), dont il devint l’une des figures de proue.

C’est que Shimon Pérès sans avoir jamais fait de carrière militaire fut l’un des principaux artisans de la puissance militaire israélienne, et en particulier — avec l’appui de la France et des Etats-Unis — de sa capacité nucléaire  puissance nucléaire qu’il tenait pour principal moyen de garantir la pérennité de l’Etat d’Israël.

Au fond, Shimon Pérès aura été l’homme des rendez-vous manqués avec la paix et la solution à deux Etats dans le respect des conventions et résolutions de l’ONU.

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Justice de classe ?

Posté par jacques LAUPIES le 28 septembre 2016

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Rencontre dans les jardins de la Fontaine à Nîmes

 

La justice peut-elle échapper au rapport de force existant entre les différentes classes de la société ? Question à laquelle on ne peut répondre positivement car la justice est là pour appliquer la loi, tout comme la police est là pour la faire respecter et donc tout dépend du législateur émanation en principe d’une volonté populaire. Mais la volonté populaire est le résultat d’un rapport de force entre classes.

La justice comme la police sont elles-mêmes traversées par les influences culturelles  émanant pour une bonne part de la position sociale des personnes en charge d’appliquer la loi.  Est aussi à prendre en compte l’opinion publique sous tutelle des traditions et des mœurs, des systèmes d’enseignement et des médias.

Les partis politiques qui doivent produire les faiseurs de loi, organiser le fonctionnement de la justice, de la police, de l’éducation nationale n’échappent pas à toutes ces contradictions et contraintes et se comportent en fonction des classes qu’ils représentent par delà la diversité de leurs composantes sociologiques.

Dans un pays où le parlement est essentiellement choisi à partir d’un système privé de représentation proportionnelle, sous le poids d’une idéologie dominante, la justice est précisément expression des intérêts des classes dominantes. Dès que se manifeste la moindre prise en compte des intérêts des classes dominées (sous l’impulsion simples des valeurs républicaines) on voit la répression l’emporter sur la prévention des transgressions.

Les propositions de durcissement de la répression par exemple hier les tentatives de Sarkozy de mettre en cause l’individualisation des peines pour sanctionner la récidive, aujourd’hui un ministre de gouvernement socialiste n’a d’autre réponse pour mettre un terme au surbooking des prisons que de proposer d’en construire d’autres. Tous avec en tête l’extrême droite réclament la punition stupide !

Même moderne la prison est la prison. Elle est avilissante et ne règle rien surtout pour les petits délits. Bien au contraire ! Comme ce fut le cas pour l’abolition de la peine de mort, il faut oser aller à l’encontre d’idées reçues sur son efficacité.

Sans doute s’il est un domaine ou le principe de classe doit s’alimenter d’une forte réflexion empreinte d’humanisme, de la prise en compte des sciences humaines, c’est bien celui de la justice. Y compris quand il s’agit de sanctions à l’encontre de militants agissant pour l’intérêt collectif contre l’intérêt privé de quelques actionnaires.

 

La justice : encore un domaine qui peut durement souffrir des tentatives de mettre les électeurs en voie de garage  une fois de plus. Prenez le temps de prendre connaissance des propositions des communistes.

 

 

 

Air France : l’action syndicale en procès pour une chemise…

Mardi, 27 Septembre, 2016
L’Humanité

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Justice de classe ? dans POLITIQUE

Photo Patrick Nussbaum

Près d’un an après l’épisode de la chemise arrachée, quinze salariés ou ex-salariés de la compagnie, presque tous syndiqués à la CGT, comparaissent devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour violences ou dégradations en réunion. Un procès hautement politique. Lire la suite

«Je sais ce que j’ai fait, ce que je n’ai pas fait, je suis droit dans mes bottes. Ce procès, je suis pressé d’y être, pressé d’entendre ce que va demander le procureur », expliquait Vincent Martinez, la semaine dernière, à quelques jours de l’audience qui s’ouvre ce matin devant le tribunal correctionnel de Bobigny.

L’ex-magasinier d’Air France et délégué CGT, licencié fin août par la compagnie avec l’aval du ministère du Travail, tente de croire en la justice : « Il me tarde de voir comment les juges vont nous percevoir : comme des voyous ou comme de simples citoyens ? Est-ce qu’ils vont se baser sur les faits ou arriver avec l’envie de nous savater parce qu’on est d’anciens délégués CGT ?

» Questions cruciales qui taraudent tout autant ses ex-collègues d’Air France qui comparaissent à ses côtés pour les faits survenus lors de ce fameux comité central d’entreprise (CCE) du 5 octobre 2015 qui a vu deux dirigeants de la compagnie aérienne bousculés et dépouillés de leur chemise. Au total, cinq salariés, licenciés depuis, sont poursuivis pour « violences en réunion », tandis que dix autres, qui ont écopé de mises à pied de quinze jours, sont accusés de « dégradations en réunion » pour avoir forcé la grille qui empêchait les manifestants d’accéder au bâtiment où se tenait le CCE. Sur les quinze prévenus, quatorze sont syndiqués à la CGT, un à Force ouvrière. Lire la suite

 

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Français n’allez pas à la pêche aux moules, méfiez vous des prédateurs et prédatrices déguisés en séducteurs

Posté par jacques LAUPIES le 27 septembre 2016

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Il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages. En tous cas y en a qui s’y essaient !

Le festival médiatique qui consiste à exhiber les candidats aux primaires (ou pas) en vue de la prochaine élection présidentielle a pour effet de dégouter un peu plus les français de la politique. Qu’il s’agisse de relayer les intentions semi cachées de François Hollande, de l’opération Macron, des règlements de compte au sein de la droite et du « centre » ou encore du jeu malsain qui consiste à donner un peu trop la parole au FN.

S’y ajoute bien entendu le comportement de ceux qui à gauche se déclarent opposés à la politique gouvernementale et essaient de se positionner pour récolter le leadership d’une politique vraiment à gauche. Ce sont les verts avec Duflot, le parti de gauche et le mouvement  »insoumis » de Mélenchon, les « Frondeurs » du PS avec Hamon, Lienemann, Filoche, se ralliant à la primaire socialiste pour défendre leurs idées et leur stratégie, d’autres (Montebourg notamment) ne se prononçant pas et entrent en campagne attendant de voir ou souffle le vent ou là ,pour défendre leur vision et leur stratégie.

Le Parti Communiste prêche le rassemblement et d’évidence fait preuve de plus responsabilité dans la mesure où il le veut défendant un projet commun !

Mais aller expliquer tout cela à « l’électeur moyen » à six mois du scrutin relève du défi car chacun à ses problèmes et ses difficultés et a d’autres chats à fouetter. Sans pour autant perdre de vue qu’il faut du travail et de la formation pour tous, une santé et une éducation adaptée, une sécurité garantie, des revenus assurés à tous (salariés, agriculteurs, petits et moyens entrepreneurs, etc.), une laïcité faite à la fois de clarté et de tolérance, la paix et donc une politique internationale de règlement par la négociation des conflit en cours. Car cela tout le monde le veut ! Mais en l’état beaucoup de citoyens n’y croient pas nécessairement pour les raisons évoquées ci dessus.

Quelles que soient les attaches politiques de chacun, abstentionniste ou pas, cette volonté existe mais la confiance s’estompe chez les anciens et le doute et l’indifférence gagne du terrain parmi la jeunesse devant le show des politiques, transformés en politiciens qui fondent leur démarche sur l’opportunisme* et le populisme* manquent d’inventivité, pendant que les profiteurs du système organisent cette profusion de prétendants au trône !

Comme le dit la chanson :

« A la pêche des moules, Je ne veux plus aller, maman ; A la pêche des moules, Je ne veux plus aller.

J’aurais pas dû ben croire A tous leurs serments, maman ; J’aurais pas dû ben croire A tous leurs serments. »

 

Quelques définitions proposées pour les profanes en politique.

 * opportunisme » : Ligne de conduite politique dans laquelle la tactique se détermine d’après les circonstances, en transigeant, si nécessaire, avec les principes. La querelle stérile de l’opportunisme et du radicalisme (Jaurès,Armée nouv., 1911, p.350):

. Plus de principes, rien qui soit juste ou injuste, avec la doctrine de l’opportunisme. À quatre heures, le gouvernement trouve que les coquins sont indignes de tout pardon; à onze heures du soir, ces coquins sont dignes de toutes les miséricordes. Et de la politique, l’opportunisme descendra bientôt dans la pratique de la vie, et il y aura de l’opportunisme dans l’honneur, dans la morale, etc. Goncourt,Journal, 1880, p.77
« populisme » :  Tout mouvement, toute doctrine faisant appel exclusivement ou préférentiellement au peuple en tant qu’entité indifférenciée. Populisme libéral. Le populisme est dénoncé comme l’idéologie du «petit producteur» utopiste et réactionnaire, il nie la lutte de classes et substitue au matérialisme historique/dialectique une sociologie «subjectiviste» (Marxisme, 1982, p.704).V. ouvriérisme A ex.

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